salem libres penseurs
connaissez-vous l’affaire de l’institutrice Gillian Gibbons au Soudan : ce pays, qui applique la Charria et condamne à ce titre les femmes adultères et les homosexuels à la lapidation, ne plaisante pas sur le respect du nom du « prophète ». Elle fut arrêtée par les autorités soudanaises, sous le chef d’accusation de « blasphème envers l’islam », pour avoir permis à ses élèves de nommer un ours en peluche « Muhammad ». Un garçon de la classe, nommé lui aussi Muhammad, affirma plus tard que l'ours avait été nommé ainsi pour lui faire plaisir. Le 28 novembre 2007 elle fut inculpée formellement, en application de la section 125 du code soudanais d'instruction criminelle, d'avoir « insulté la religion, incité à la haine et montré du mépris pour les croyances religieuses », risquant la prison ferme et 40 coups de fouets. Elle fut condamnée le lendemain, par un juge clément, à seulement 15 jours de prison suivis de l’expulsion du pays. Mais le Conseil musulman de Grande-Bretagne, se déclarant consterné par la légèreté de la peine, demanda au gouvernement soudanais d’intervenir, le 30 novembre une foule nombreuse convoquée par les médias descendit dans les rues de Khartoum, certains brandissant des épées, pour demander la mise à mort de la blasphématrice, que des imams avaient réclamée pendant la prière du vendredi. Elle ne fut finalement libérée que le 3 décembre, sauvant sa peau de justesse grâce à l’intervention de l’ambassade britannique.
Cette histoire, qui serait justement relatée comme monstrueuse dans les démocraties modernes, n’est en pays musulman qu’illustration des effets calamiteux de la manipulation des masses par les médias, l'emprise du lobby musulman sur ceux-ci est sans partage. Dans cette affaire pas d’antithèse, en une journée toute une machinerie s’est mise en place, des textes édités, journaux écris ou télévisés mobilisés, tous dans un seul sens, à nul moment la vague possibilité d’un contrepoint ne fut diffusée.





