de abdelbouddha » 01 Sep 2010, 00:05
bonjour les libres penseurs
moi je me prélasse en sifflant ma hinano, à propos du ramadan j'ai
glané dans "le temps d'algérie" d'hier, un article intéressant sur les contraintes du ramadan, et sur le traitement des étrangers, notamment les chinois.
ce qui m'étonne c'est que le ton est critique mais il ne semble pas venir à l'esprit de l'auteur que le mieux serait dabandonner sa religion pour résoudre ses problèmes.
(quelqu'un peut me dire ce qu'est la "wilaya"?)
"A chaque mois de Ramadhan, les restaurants d'Algérie mettent la clé sous le paillasson. Certains propriétaires profitent de cette période pour réaménager ou repeindre le magasin. D'autres changent carrément d'activité.
La restauration en Algérie est une activité très prisée. Les Algériens sont devenus accros du sandwich et de la restauration rapide, du coup ce secteur commercial est très lucratif. Mais les pertes enregistrés pendant le mois de ramadhan ne sont pas des moindres. Une virée à travers les restos de la capitale nous a permis de donner la parole aux différents acteurs. Ils en parlent.
Cherif est un jeune restaurateur qui gère une pizzeria en plein cœur d'Alger. Il déplore le fait que l'Etat n'ait pas institué un allégement des impôts par rapport à ce mois de «chômage forcé». «Sincèrement, si on me laisse travailler pendant le mois de jeûne je le ferai. Il faut savoir qu'il y a beaucoup de malades qui sont dispensés du jeûne et ils n'ont rien à se mettre sous la dent pendant la journée. Sans parler des ressortissants étrangers non musulmans, notamment les Chinois.»
A propos de ces ouvriers justement, Cherif regrette une perte importante pour ce mois rien qu'avec ces ouvriers. «Je travaille avec eux depuis l'installation du chantier de la rue Hassiba Ben Bouali et je peux vous dire que pas moins de 60 ouvriers mangent chez moi quotidiennement.» Salah, lui aussi propriétaire d'une pizzeria juxtaposant l'hôpital Mustapha Pacha à Alger, n'est pas allé par mille chemins pour exprimer ses pensées. «Nous sommes un peuple hypocrite.
Moi j'observe le mois de ramadhan depuis l'âge de 13 ans. Je suis libre de mon choix et j'assume. Mais des personnes atteintes de maladies chroniques doivent manger, et chez moi elles sont servies», tient-il à dire. Le jeune Salah, visiblement touché par ce sujet, ajoute : «Je prépare de la pizza et des soufflets pour les malades et ils viennent déjeuner chez moi à midi. Les travailleurs des alentours sont également servis. Ils apprécient vraiment ce geste.»
«Nous sommes une société hypocrite»
En plus de cette forme d'exclusion dont sont victimes les malades et les non-musulmans, Salah a soulevé un autre souci, celui de la perte chiffrée à quelque 40 000 DA rien que pour le mois de ramadhan.
«Je paye mon loyer normalement, les impôts et toutes les charges, sans oublier la mise au chômage malgré moi de deux de mes employés quand ceux-là ne veulent pas prendre leur congé annuel pendant cette période», a noté le jeune restaurateur avant que Sid Ali, l'employé, n’intervienne :
«Nous sommes une société hypocrite. On veut imposer notre croyance ailleurs en Europe et on ne fait rien pour les étrangers vivant en Algérie. Il faut savoir que mes deux collègues sont au chômage et vous savez c'est quoi être sans travail en plein mois de ramadhan.» Ces jeunes travailleurs ne sont pas déclarés à la sécurité sociale.
Ils n'ont pas droit en plus à un chômage technique pendant un mois chaque année. Sid Ali demande à l'Etat de prendre exemple sur les pays voisins, notamment la Tunisie et le Maroc qui ne ferment pas les restaurants, cafés et pizzerias durant le mois sacré.
Les restaurants des hôtels restent ouverts
Dans l'un des hôtels les plus chics de la capitale, très fréquenté par les étrangers, le service habituel de restauration est maintenu sans changement à l'occasion du ramadhan.
Arrivés à 12h30, l’odeur de poisson fumé chatouillait nos narines. Nous avons demandé aux serveurs du restaurant pour déjeuner, tout en parlant en arabe, un agent nous conduit sans problème. Seulement, le prix du plat est de 7600 DA la personne !
Les places étaient pratiquement toutes prises, selon un chef de rang de l'hôtel, avouant que «beaucoup de personnes, même algériennes, ne jeûnent pas. Elles viennent ici pour manger dans la discrétion totale. Mais parce que les autres restaurants d'Alger sont tous fermés durant cette période», affirme-t-il.
Les restaurants des hôtels sont tous ouverts et sont autorisés à exercer pendant les journées du jeûne, mais les pizzerias et les fast-foods sont interdits d'exercer, à l'exception de ceux ayant une autorisation pour se convertir dans le commerce des gâteaux et des sucreries.
Là aussi, il y a de vrais problèmes. A la rue Didouche Mourad, à Alger, le restaurant Zizou attend toujours son autorisation pour la vente de brioches, kalb ellouz, z’labia et autres tartes et boissons. «Cela nous permet de faire face aux charges. Mais cette année, les services de la wilaya ne nous ont pas accordé de visa pour la plupart de ceux que je connais», a confié Noureddine.
Et d'ajouter : «Les grands restaurants et ceux des hôtels assurent un service normal et nous on nous prive de travailler. Nous sommes pris entre le marteau de l'Etat et l'enclume des islamistes. Personnellement, je vais vendre de la brioche et autres confiseries sans attendre l'autorisation de la wilaya. Je ne peux pas rester pendant un mois sans rien faire. C'est un coup fatal.»
Elias Melbouci
Abdelbouddha