bonjour jena
je propose pour répondre à tes interrogations ce post qui analyse la sourate II verset 223
où l'idée même de nature différente selon les gens, idée en vigueur il y a 14 siècles, rend le coran intrinsèquement contraire aux droits de l'homme et aux principes de l'humanisme moderne
quelques musulmans ont essayé d'y répondre, mais à court d'argument, ils ont quitté le débat
je reprends à partir de la réponse de l'un d'eux, dont tu pourras juger de la faiblesse conceptuelle
sourate II, verset 223 :
« Vos épouses sont pour vous un champ de labour; allez à votre champ comme [et quand] vous le voulez… »
Charmant n’est-ce pas ? Toutes les féministes et les disciples de Simone de Beauvoir, tous les humanistes, peuvent-ils considérer ce verset autrement que comme l’expression humiliante de la déconsidération de la femme, de l’affirmation sans nuance de son infériorité, de sa nécessaire soumission à l’homme, créé à l’image de Dieu ?
Un labour, quelle horreur ! Pas même un animal, une chose ! Un objet de jouissance à disposition de l’homme.
Mais là aussi le musulman a la parade, toujours la même :
« C’est une mauvaise traduction… »
Vous aurez beau lui objecter que c’est la traduction du site de l'UOIF (Union des Organisations Islamiques de France) ou celle du meilleur arabophone du monde, pusse-t-il être docteur en arabe de l’université la plus renommée qui soit -alors que la plupart du temps votre contempteur ne parle qu’un dialecte très éloigné de l’arabe littéraire et serait bien incapable de lire le coran dans le texte- peut importe, c’est faux ! Il ne peut en être autrement car Dieu parle arabe, le coran est donc parfait, toute traduction est une trahison.
L’argument est bien rôdé, chaque fidèle le connaît : vous n’êtes en définitive qu’un mécréant, inapte à saisir le sens caché du texte. La comparaison de la femme à un champ de labour, femme n’ayant pas son mot à dire au « labourage » de son homme, est finalement transmuée en une poésie flatteuse pour la gente féminine, du reste la musulmane, la vraie musulmane ne s’y trompe pas et prend cela pour un compliment, voire un hommage.
Là une question se pose, sommes-nous en face de la mauvaise foi la plus flagrante ou simplement confrontés à de la bêtise ? Les deux ne sont pas à exclure tant paraît impossible l’idée que cette comparaison ignoble puisse être prise autrement que comme une insulte à la femme.
Mais bêtise et mauvaise foi sont en fait comme gommées par l’acte de croire qui plonge le musulman dans la schizophrénie quotidienne que décrit Claude Lévi-Strauss. D’un côté on vénère la femme, on l’adule, elle est l’objet de toutes les pensées, la source des poèmes les plus magnifiques, on loue sans cesse sa beauté (étant entendu que la femme musulmane est encore plus belle que les autres, bien sûr) de l’autre on la guigne, on la traite comme une chose, on lui dénie l’égalité des droits, on affirme son infériorité, inscrite dans maintes sourates et imposée au quotidien dans tous les domaines de la vie.
super le coran hein?
la réponse de fi11222 était la suivante
"Du point de vue du Coran, la situation est très claire:
- Les hommes et les femmes sont égaux devant le jugement de Dieu (9:71, 47:19, etc.)
- Les femmes sont subordonnées hiérarchiquement aux hommes (4:34)
C'est la raison pour laquelle elles recoivent moins dans les héritages etc.
En d'autres termes, c'est comme dans l'armée: tout le monde est égal en tant qu'être humains mais il y a des différences de grade."tout le monde appréciera la faiblesse insigne de cette réponse, on ne naît pas soldat ou général, c'est en fonction de nos mérites qu'il existe des différences de grade, rien à voir avec le fait de naître homme ou femme!
le coran institue une inégalité de droit de naissance entre homme et femme, c'est de l'apartheid, ce sont des manières de penser moyennageuses, archaïques.
il est immonde qu'une femme, du simple fait qu'elle soit femme, recoive moins dans les héritages, se voit interdit d'épouser un non musulman
ce seul point suffit à démontrer que le coran est un système de pensée archaïque et contraire aux droits de l'homme







