• Au total il y a 0 utilisateur en ligne :: 0 enregistré, 0 invisible et 0 invité (basées sur les utilisateurs actifs des 15 dernières minutes)
  • Le record du nombre d’utilisateurs en ligne est de 521, le 25 Juil 2012, 11:45
  • Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités

Politique et Economie

Elections en Egypte

Actualités dans le monde, Débats politiques et économiques intérieurs et internationaux - Opposition - Partis politiques - Leaders politique - Pouvoirs économiques.

Re: Elections en Egypte

Message non lude Mitou » 13 Fév 2012, 18:52

cela renforce les propos de Claude GUEANT sur les civilisations. Celle qui se base sur l'individu, comme être capable de décider par lui-même... par rapport à l'autre où la liberté de penser, de critiquer, de décider n'existe pas ! N'y a-t-il pas une grande civilisation, humaine et une autre moins grande... basée sur la domination de l'autre.
"A l'origine de toute action, il y a une pensée" - Ralph Emerson
Avatar de l’utilisateur
Mitou
Soldat Virtuel 1ere
Soldat Virtuel 1ere
 
Messages: 82
Inscription: 14 Jan 2012, 00:23
Êtes vous un robot ?: NON

Re: Elections en Egypte

Message non lude Yi Sun-sin » 19 Fév 2012, 03:26

L'erreur de Guéant, clairement, c'est d'avoir utilisé civilisation. Au lieux d'idées, ou mode de vie, ou quelque chose comme ça.
Avatar de l’utilisateur
Yi Sun-sin
Sergent Virtuel
Sergent Virtuel
 
Messages: 479
Inscription: 15 Juil 2010, 19:16

Re: Elections en Egypte

Message non lude maried » 19 Fév 2012, 15:40

La civilisation des pharaons a été terrassé par la barbarie de l'islam
depuis aucune Cléopatre aucune Nefertiti que des emburquées
Recherche
"Qui n'empêche pas le mal le favorise"
Cicéron.
_______________________________________________________________
ImageImageImageImageImageImageImageImageImage
Avatar de l’utilisateur
maried
Commandant Virtuel
Commandant Virtuel
 
Messages: 3758
Inscription: 02 Sep 2009, 14:19

Re: Elections en Egypte

Message non lude Yacoub » 19 Fév 2012, 18:22

Quand Nasser discutait avec les Frères Musulmans

Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau.
Gérard Zwang
Avatar de l’utilisateur
Yacoub
Général de division Virtuel
Général de division Virtuel
 
Messages: 7717
Inscription: 10 Nov 2005, 08:00

Re: Elections en Egypte

Message non lude Yacoub » 22 Fév 2012, 21:59

Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau.
Gérard Zwang
Avatar de l’utilisateur
Yacoub
Général de division Virtuel
Général de division Virtuel
 
Messages: 7717
Inscription: 10 Nov 2005, 08:00

Re: Elections en Egypte

Message non lude Yacoub » 20 Mai 2012, 18:55

    Egypte: salafistes et libéraux votent pour lui
    Le favori de la présidentielle égyptienne est un fascinant caméléon politique. Mais est-il assez populaire pour remporter les élections?

    En janvier, Abdel Moneim Aboul Fotouh avait peu de chances de devenir le prochain président d’Égypte. Quand je suis arrivé dans le local en sous-sol du candidat islamiste dans une banlieue éloignée du Caire—servant de quartier général «de renfort»—j’ai pensé aux premiers jours d’insurgés de la campagne de Barack Obama, quand Hillary Clinton était encore la candidate présumée des démocrates. Les grandes pièces de ce sous-sol regorgeaient de jeunes volontaires. L’ambiance y était chaotique et agitée. Les supporters d’Aboul Fotouh avaient beau venir d’horizons radicalement différents, ils avaient par-dessus tout foi en leur candidat. Ils voulaient transcender les vieilles lignes de bataille entre «islamistes» et «libéraux» et réinventer la politique égyptienne au passage.
    De l'ancien chef des Frères musulmans au leader des jeunes libéraux

    La portée pratique de ces grandes ambitions est parfois confuse. Maintenant qu’Aboul Fotouh s’est élevé à la place de favori dans la première élection présidentielle concurrentielle de l’histoire de l’Égypte, il est devenu le test de Rorschach de la politique égyptienne. Les libéraux le croient plus libéral qu’il ne l’est réellement. Et les conservateurs l’espèrent plus conservateur.

    C’est peu dire que la campagne d’Aboul Fotouh est un mouvement fourre-tout. Ancien chef des Frères musulmans et, pendant des décennies, l’une des personnalités islamistes les plus éminentes d’Égypte, il est devenu le porte-étendard de nombre de jeunes libéraux qui ont dirigé la révolution égyptienne—notamment, Wael Ghonim, le cadre de Google. Il est aussi, cependant, le candidat favori des groupes salafistes purs et durs du pays, notamment du parti al-Nour et de son organisation affiliée al-Dawa al-Salafiya, l’un des plus grands mouvements religieux égyptiens. C’est d’autant plus impressionnant quand on sait que, contrairement aux États-Unis ou à la plupart des pays européens, le principal clivage politique en Égypte a bien plus de rapport avec la religion qu’avec l’économie.

    Le succès d’Aboul Fotouh provient en partie de sa capacité à combler ce fossé religieux. Un de ses messages—qui en appelle autant aux libéraux qu’aux islamistes radicaux—est le suivant: nous sommes tous, dans les faits, des islamistes, alors pourquoi nous affronter sur le sujet? Comme il l’a expliqué à une chaîne de télévision salafiste en février dernier,

    «aujourd’hui ceux qui se qualifient de libéraux ou de gauchistes, ce n’est qu’un nom politique qu’ils se donnent, mais la plupart comprennent et respectent les valeurs islamiques. Ils soutiennent la charia et n’y sont plus opposés.»

    Dans une innovante tentative de redéfinition, Aboul Fotouh a souligné que tous les musulmans sont, par définition, salafistes, dans le sens où ils sont loyaux au Salaf, les premières générations de musulmans, les plus pieuses.
    Aboul Fotouh, l'islamiste libéral

    C’est la personnalité d’Aboul Fotouh qui le rend capable d’avancer un tel argument et de le rendre convaincant. C’est l’un des rares personnages à avoir été, à divers points de sa carrière, salafiste, frère musulman, et, aujourd’hui, «islamiste libéral» à la turque. Dans les années 1970, il s’est fait connaître comme chef et fondateur d’al-Gamaa al-Islamiya, le mouvement religieux qui a arraché la gestion des universités aux cercles de gauche autrefois dominants.

    Dans ses mémoires, Aboul Fotouh se rappelle l’influence salafiste première sur ses idées: lui et ses camarades étudiants faisaient de façon agressive la promotion de la ségrégation des sexes sur le campus. À un moment, ils essayèrent de «prouver» au chef des Frères musulmans de l’époque, Umar al-Tilmisani, que la musique était haram, c’est-à-dire interdite par l’islam.

    En dix ans, Aboul Fotouh a développé une relation étroite avec ceux qui allaient devenir les éclaireurs de la pensée salafiste. Après la révolution de 2011, Aboul Fotouh, alors en pleine rupture avec les Frères musulmans, a été l’un des rares politiciens à prendre les salafistes au sérieux. Le fait qu’il les connaisse lui fut d’un grand secours. Alors que les Frères musulmans avaient tendance à considérer les salafistes comme des petits frères immatures de la famille islamique, Aboul Fotouh exagéra leurs pouvoirs—il prétendit un jour que pour un frère musulman, on comptait vingt salafistes—et s’engagea à rechercher leurs voix. Il se trouve que le respect peut faire bien plus que la proximité idéologique.
    Il n'est pas un vestige du régime Moubarak

    Mais les tensions idéologiques à l’intérieur du camp islamiste persistent, même si le message d’Aboul Fotouh a tendance à les dissimuler. À l’en croire, tous les islamistes s’accordent sur les usul (les «fondamentaux») mais diffèrent sur les furu (les «détails») de la pratique religieuse. Dans son entretien de février à la télévision salafiste, il a estimé, ce qui paraît peu vraisemblable, que les islamistes s’accordaient sur 99% des sujets.

    Pour l’instant, ses supporters libéraux ont éludé ce genre de commentaires ou leur ont trouvé une justification. En grande partie par manque d’alternative. L’autre favori, l’ancien ministre des Affaires étrangères Amr Moussa, est vu comme un felool, terme péjoratif qui désigne les «vestiges» de l’ancien régime. Il n’en reste pas moins qu’ils semblent vraiment croire qu’Aboul Fotouh est celui qu’ils ont envie qu’il soit.

    Bien qu’Aboul Fotouh soit résolument islamiste, il a aussi rompu avec son ancienne organisation, celle des Frères musulmans, et avec d’autres islamistes sur des sujets clés. L’année dernière, par exemple, il a affirmé qu’un musulman avait le droit de se convertir au christianisme—position particulièrement polémique pour un candidat présidentiel quand on sait que la plupart des érudits sunnites maintiennent que l’apostasie doit être punie de mort.
    Fervent défenseur de la laïcité

    Aboul Fotouh a souvent insisté sur les dangers de mélanger prêche et partis politiques, position qui séduit les libéraux et certains islamistes. Quand je l’ai rencontré en 2010 à l’apogée de la répression du régime de Moubarak—et quelques mois à peine avant les élections au parlement égyptien les plus truquées de l’histoire égyptienne—il a longuement évoqué la nécessité de séparer les deux. Les Frères musulmans, assurait-il, peuvent gérer les problèmes politiques mais devraient laisser aux partis la lutte pour le pouvoir.

    «Placer la religion et l’autorité politique dans la même main est très dangereux. C’est ce qu’il s’est passé en Iran» m’a-t-il confié, parsemant son arabe mesuré de mots anglais choisis pour leur donner plus de poids. «Historiquement, les prédicateurs célèbres ne faisaient pas partie de la structure du pouvoir. Ce sont ces régimes (autocratiques) qui ont associé les deux—qui ont placé al-Azhar (centre dominant d’enseignement islamique) sous le contrôle de l’État.»

    Aboul Fotouh a toujours privilégié l’œuvre sociale et évangélique des Frères musulmans plutôt que l’accumulation du pouvoir politique. En juillet 2008, je lui ai demandé ce qu’il se passerait si le régime d’Hosni Moubarak interdisait aux Frères musulmans d’entrer au Parlement. Il sembla étonnamment calme à l’idée d’une intensification de la répression. «Les Frères musulmans sont avant tout un mouvement social. Leur présence au parlement est utile et bonne, mais l’absence de représentation parlementaire n’a pas d’effet existentiel sur eux. De 1970 à 1984, nous n’étions pas au parlement, et ce furent les 14 années les plus actives pour l’œuvre de prédication et d’instruction des Frères musulmans.»

    Sous cet angle, Aboul Fotouh est un islamiste de la vieille école, qui se voit comme un héritier fidèle du fondateur des Frères musulmans Hassan al-Banna. Selon ses règlements, l’objectif original du groupe était «d’élever une génération de musulmans qui comprendraient l’islam correctement et agiraient selon ses enseignements.» Jusqu’en 1934, les règlements interdisaient l’action politique directe. Des décennies plus tard, le guide général Tilmisani, craignant que la politique des partis ne corrompe l’âme des Frères musulmans, empêcherait l’organisation de se présenter aux élections législatives pendant de nombreuses années.
    Dictature de la majorité

    Il existe une tension cependant entre les déclarations parfois libérales d’Aboul Fotouh et son idée de la démocratie, qui s’appuie essentiellement sur le jugement majoritaire. Quand je me suis pour la première fois assis en face d’Aboul Fotouh à l’été 2006, je voulais comprendre sa philosophie de gouvernement, dans la mesure où il en avait une. Il a souligné à maintes reprises que le peuple, représenté par un parlement librement élu, était la source de l’autorité.

    Cependant, il éluda l’épineuse question de ce que feraient les islamistes si le parlement votait une loi «non-islamique»: «Le parlement n’accordera pas de droits aux gays parce que cela irait contre la culture qui prévaut dans la société, et si (des députés) le faisaient, ils perdraient les élections suivantes» expliqua-t-il. «Que vous soyez communiste, socialiste ou autre chose, vous ne pouvez pas aller contre la culture dominante. Il existe déjà un respect inné pour la charia.»

    Cette idée remonte à loin dans la pensée islamique: le prophète Mahomet aurait dit: «Mon ummah (communauté) ne s’accordera pas sur une erreur.» De même, Aboul Fotouh est confiant dans l’idée qu’une fois la société égyptienne libérée, les meilleures idées remonteront au sommet. Il est donc peu nécessaire de réguler la société en partant d’en haut. Tout seuls, sans que le gouvernement ne s’interpose trop, les Égyptiens feront les bons choix. Ce qui aidera inévitablement l’islam. «Que se passe-t-il dans une société libre?» continua Aboul Fotouh. «J’organise des conférences et diffuse mes idées par les journaux et la télévision afin de rapprocher l’opinion public de la mienne.… Nous avons confiance en ce à quoi nous croyons.»

    Si l’on cherche un fil conducteur à la pensée d’Aboul Fotouh, voilà ce que l’on trouve: l’islam a déjà remporté la partie et continuera à le faire. L’islam est une source d’unité et de force nationale plutôt que de division. Selon où exactement se placent les électeurs égyptiens, c’est soit rassurant et quelque peu banal, soit un tantinet effrayant, en particulier pour la minorité chrétienne du pays.

    Il s’agit d’une idée dont on trouve des analogies ailleurs dans la région, notamment en Turquie et en Tunisie, où les islamistes «modérés» sont arrivés au pouvoir en puisant dans un courant religieux dominant qui avait perdu la foi dans le projet laïque des décennies précédentes. Le Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan, par exemple, a utilisé la démocratisation pour consolider la place de l’islam dans la vie publique. Il a adopté la cause des négociations d’adhésion à l’Union européenne en sachant pertinemment que les réformes libérales requises affaibliraient l’influence de l’armée et donneraient davantage de pouvoir aux courants islamiques dans un pays où le droit à exprimer ses valeurs religieuses a été gravement restreint. En Tunisie, Rached Ghannouchi et son parti Ennahda ont renoncé à exiger que la loi islamique soit incluse dans la constitution tunisienne, en se disant peut-être que l’islamisation de la société tunisienne était déjà bien avancée, quoi que dise la constitution du pays.
    «Nous avons besoin de quelqu’un»

    D’ailleurs, les mêmes attaques dirigées contre les homologues d’Aboul Fotouh en Turquie et en Tunisie seront utilisées contre lui: il lui sera reproché de proposer une «islamisation furtive» et de rester fidèle à son idée d’appliquer la charia. Les critiques ont peut-être raison. Si Aboul Fotouh devient président, il y aura un conflit—entre ses supporters révolutionnaires et libéraux et ses soutiens islamistes—sur la direction que devra prendre sa présidence. Maintenant qu’il a l’appui des principales organisations salafistes, elles auront sans doute une influence significative dans son administration, et pousseront sa présidence vers la droite sur les questions sociales et morales.

    Mais bien que les salafistes soient un bloc de soutien critique pour la campagne d’Aboul Fotouh, ils ne sont pas très présents dans le cercle d’intimes du président, ni dans l’organisation de la campagne, dont l’équipe est principalement composée d’anciens membres des Frères musulmans, de libéraux et de jeunes révolutionnaires. Rabab El-Mahdi, l’une des plus proches conseillères d’Aboul Fotouh et professeur de sciences politiques marxiste, explique que son «plus grand projet» est de combler le fossé islamiste-laïque et de se concentrer sur les problèmes matériels qui comptent vraiment dans la vie des gens. Autre membre de son équipe, Ali El-Bahnasawy, 30 ans, qui se définit comme un libéral, est le conseiller médias d’Aboul Fotouh.

    Il m’a confié que l’appui des salafistes était «incroyable» et leur reconnaît le mérite de s’être rendus compte que «l’Égypte a besoin de mettre un terme à la polarisation dans le pays aujourd’hui.» Pour lui, c’est la quintessence de l’attrait exercé par Aboul Fotouh. «Nous avons besoin de quelqu’un» explique Bahnasawy, «qui puisse parler aux islamistes et parler leur langue, et parler aux libéraux et gagner également leur confiance.»

    La popularité de la campagne d’Aboul Fotouh est en partie une réaction à la polarisation croissante en Égypte, où abondent les craintes d’un «scénario à l’algérienne» avec son cortège d’élections annulées, de parlements dissouts et de coups d’État militaires. Mais tout comme les grands espoirs de la campagne d’Obama avaient été écrasés par les compromis politiques inhérents au gouvernement, une administration Aboul Fotouh pourrait trouver difficile de transcender les réalités de base de la vie politique égyptienne. S’il gagne, ses supporters trouveront rapidement que les divisions entre les courants politiques égyptiens opposés mettent du temps à se dissiper, voire ne se dissipent pas du tout.

    Il est peut-être parlant que l’émergence d’Aboul Fotouh se produise juste au moment où la foi religieuse est devenu un substitut facile au vrai débat sur la reprise économique, la réforme du secteur de la sécurité ou la manière de combattre l’inégalité de revenus. Pour la grande majorité des Égyptiens, le débat sur la charia est complètement à côté de la plaque. C’est un débat élitiste et, d’une certaine façon, artificiel.
    La charia est devenue «l’espoir et le changement»

    Comme Aboul Fotouh sera le premier à le dire, toutes les grandes forces politiques soutiennent l’article 2 de la constitution égyptienne, qui déclare que «les principes de la charia islamique sont les premières sources de la loi.» Même le parti le plus «laïque»—le parti des Égyptiens libres—a mené campagne dans les zones rurales avec des bannières proclamant: «Le coran est notre constitution.» Et ce sont les salafistes, et non les Frères musulmans plus modérés, qui ont entamé de sérieuses négociations pour former une coalition parlementaire avec les partis libéraux. Comme me l’a confié un jour un haut responsable du parti salafiste al-Nour, «Ici en Égypte, même les libéraux sont conservateurs.»

    La charia est devenue «l’espoir et le changement» de la politique égyptienne—tous disent l’aimer, mais personne ne sait exactement ce qu’elle veut dire. En tant qu’homme le plus puissant d’Égypte bénéficiant d’une tribune à la hauteur de ses ambitions, le premier président révolutionnaire égyptien aura une brève opportunité de redéfinir la signification de l’islam dans la vie publique.

    Dans l’introduction de son programme électoral, le candidat Aboul Fotouh souscrit à l’application de la charia. Mais avec un bémol: «Le principe de la mise en application de la loi islamique ne consiste pas, comme le pensent certains, à appliquer les punitions hudud (comme couper la main des voleurs)» peut-on y lire. «Dans son acceptation complète, la loi islamique concerne la prise de conscience des besoins essentiels et urgents de l’humanité.» Le programme se poursuit et cite le combat contre la pauvreté et contre la corruption comme étant les deux composantes fondamentales de l’application de la loi islamique. Pour Aboul Fotouh, la charia est à la fois tout et rien. Pour l’instant en tout cas, il semble que ce soit exactement ce qu’il en attend.

    SHADI HAMID [Traduit par Bérengère Viennot]

    Shadi Hamid est directeur de recherches au Brookings Doha Center.

    A lire aussi

    Pourquoi le torchon brûle entre l'Egypte et Israël

    Les Frères musulmans n'ont pas dit leur dernier mot

    Egypte: la société civile de danger

    Egypte: premier débat présidentiel de l'histoire du monde arabe
Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau.
Gérard Zwang
Avatar de l’utilisateur
Yacoub
Général de division Virtuel
Général de division Virtuel
 
Messages: 7717
Inscription: 10 Nov 2005, 08:00

Re: Elections en Egypte

Message non lude Yacoub » 01 Juin 2012, 18:57

    Printemps arabe : « Une catastrophe dont seuls les islamistes vont tirer profit », selon Boualem Sansal

    – Il a été l’un des chantres du Printemps arabe. Aujourd’hui, il déchante. L’écrivain algérien, Boualem Sansal (de profil sur la photo), qualifié fin 2010 par Le Magazine littéraire d’« écrivain solidaire du printemps arabe », estime aujourd’hui que le Printemps arabe est « une erreur ». Dans une interview publiée par Global Post le 29 mai, le lauréat 2011 du prix de la Paix des Libraires allemands, estime que les révolutions arabes représentent « une catastrophe dont seuls les islamistes vont tirer profit ».

    Un auteur qui n’a pas hésité par le passé à comparer l’islam au national-socialisme, soulignant au passage les points communs entre cette religion et les nazis : « Il y a des similitudes énormes. Le concept de la conquête des âmes, mais aussi des territoires. Il y a aussi le concept d’extermination de tous ceux qui ne se soumettent pas à l’idéologie de l’Islam ».

    Il y a deux ans, Boualem Sansal saluait le Printemps arabe comme une « révolution mondiale», en ajoutant : « Les gens veulent une démocratie universelle, authentique, sans frontières ni tabous. Ils rejettent les dictateurs, l’extrémisme, le pouvoir des marchés, l’emprise étouffante de la religion ». Aujourd’hui, c’est l’inverse : l’islam impose sa loi en Tunisie, en Egypte, en Libye et peut-être bientôt en Syrie. Le nouvel « espace vital » islamique ?

Image
Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau.
Gérard Zwang
Avatar de l’utilisateur
Yacoub
Général de division Virtuel
Général de division Virtuel
 
Messages: 7717
Inscription: 10 Nov 2005, 08:00

Re: Elections en Egypte

Message non lude Yacoub » 18 Juin 2012, 17:33

    Le leader d'Al Qaeda, al-Zawahari , demande à l' Egypte d'annuler le traité de paix signé avec Israël et d'instaurer en urgence la charia – loi islamique – dans le pays.

    [Al Zawari, leader d'Al Qaeda] Le message, une vidéo de 47 minutes, a été posté sur différents sites djihadistes, le canal traditionnel de diffusion des messages d'Al Qeada.

    Il s'agit du 10è message enregistré par al-Zawahari depuis qu'il a pris la tête de la nébuleuse terroriste, à la suite de la mort d'Oussama Ben Laden.

    Accusant le Conseil Suprême des forces armées égyptien d'être "inféodé et de prendre ses ordres aux Etats-Unis", il déclare qu'un des buts d'Al Qaeda est désormais d'empêcher que "Jérusalem ne devienne une ville juive".

    Le leader d'Al Qaeda demande à l'Egypte d'annuler le traité de paix avec Israël
    par Gerard Fredj
    Le leader d'Al Qaeda, al-Zawahari , demande à l' Egypte d'annuler le traité de paix signé avec Israël et d'instaurer en urgence la charia – loi islamique – dans le pays.

    Le message, une vidéo de 47 minutes, a été posté sur différents sites djihadistes, le canal traditionnel de diffusion des messages d'Al Qeada.

    Il s'agit du 10è message enregistré par al-Zawahari depuis qu'il a pris la tête de la nébuleuse terroriste, à la suite de la mort d'Oussama Ben Laden.

    Accusant le Conseil Suprême des forces armées égyptien d'être "inféodé et de prendre ses ordres aux Etats-Unis", il déclare qu'un des buts d'Al Qaeda est désormais d'empêcher que "Jérusalem ne devienne une ville juive".

Image
Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau.
Gérard Zwang
Avatar de l’utilisateur
Yacoub
Général de division Virtuel
Général de division Virtuel
 
Messages: 7717
Inscription: 10 Nov 2005, 08:00

Re: Elections en Egypte

Message non lude Yacoub » 25 Juin 2012, 17:23

http://www.lepoint.fr/monde/mohamed-mor ... 097_24.php

    Égypte : Morsi, islamiste mais pas trop?


    Le Frère musulman Mohamed Morsi, vainqueur de la première présidentielle en Égypte depuis la chute d'Hosni Moubarak, a cherché durant sa campagne à gommer son image d'apparatchik islamiste pour se poser en champion du changement et du rassemblement au-delà de sa confrérie. Promesses de préserver les acquis de la "révolution", de garantir les droits de la minorité chrétienne et de ne pas forcer les femmes à porter le voile : Mohamed Morsi a multiplié les assurances pour séduire au-delà des islamistes. Il s'est engagé dans une récente allocution à travailler "main dans la main avec les Égyptiens pour un avenir meilleur, pour la liberté, la démocratie et la paix". Il a aussi promis de "servir tous les Égyptiens", quelle que soit leur obédience politique ou religieuse.

    Ingénieur diplômé d'une université américaine, Mohamed Morsi, 60 ans, avait été surnommé la "roue de secours", car il avait remplacé au pied levé le premier choix de la confrérie, Khaïrat al-Chater, dont la candidature a été invalidée en raison d'une condamnation dont il a été l'objet du temps du président Moubarak. Peu charismatique, il pose en costume bleu avec un regard timide sur ses affiches qui le montrent aux côtés d'Égyptiens, dont une femme en niqab (voile intégral), une autre portant le foulard et une non voilée, ou encore un membre de l'Église copte. Sur la défensive lors de ses premières apparitions publiques, il n'avait, aux yeux de nombreux experts, pas le profil d'un favori. Mais au fil de la campagne, il a pris de l'assurance et du mordant, bénéficiant en outre de l'immense réseau militant des Frères musulmans.
    "Le seul candidat avec un programme islamiste"

    Depuis des décennies, les Frères musulmans sont très actifs au plan social et caritatif, ainsi que dans les syndicats professionnels. Et la chute du régime Moubarak leur a permis de sortir de la semi-clandestinité politique. "Nous avons contré la campagne négative des médias en rencontrant personnellement les gens", a expliqué Essam al-Eriane, vice-président de la vitrine politique des Frères, le Parti de la liberté et de la justice (PLJ). Le PLJ, dirigé par Mohamed Morsi, a raflé près de la moitié des sièges de députés lors des législatives cet hiver. Le scrutin a toutefois été invalidé à la mi-juin par la Cour constitutionnelle au motif d'irrégularités dans la loi électorale.

    Mohamed Morsi s'est présenté comme le "seul candidat avec un programme islamiste", partisan d'un "projet de renaissance" fondé sur les principes de l'islam. Il souhaite des relations "plus équilibrées" avec Washington et menace de revoir le traité de paix avec Israël si les États-Unis bloquent leur aide à l'Égypte. Né dans le gouvernorat de Charqiya, dans le delta du Nil, Mohamed Morsi est diplômé d'ingénierie de l'université du Caire en 1975 et il a obtenu en 1982 un doctorat de l'université de Caroline du Sud, aux États-Unis. Il est marié et père de cinq enfants. Militant du Comité de résistance au sionisme, un groupe anti-israélien, il a consacré le plus clair de son activité aux Frères musulmans.

    Il a été élu député en 2000, puis réélu en 2005, avant d'être emprisonné durant sept mois pour avoir participé à une manifestation de soutien à des magistrats réformistes. En 2010, il est devenu porte-parole de la confrérie et membre de son bureau politique. Il a été de nouveau brièvement emprisonné le 28 janvier 2011, trois jours après le début de la révolte populaire qui a provoqué la chute d'Hosni Moubarak. Il a qualifié de "farce" le procès d'Hosni Moubarak, qui a abouti au début du mois de juin à une condamnation à la perpétuité pour l'ancien président, mais à l'acquittement de plusieurs hauts responsables de la police mis en cause dans la répression de la révolte de l'an dernier.
Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau.
Gérard Zwang
Avatar de l’utilisateur
Yacoub
Général de division Virtuel
Général de division Virtuel
 
Messages: 7717
Inscription: 10 Nov 2005, 08:00

Re: Elections en Egypte

Message non lude Yacoub » 26 Juin 2012, 19:21

    Egypte/Vidéo : les Frères musulmans au pouvoir, quelles perspectives pour Israël


    Officiellement, les Frères musulmans et leur candidat élu, Mohamed Morsi, ont affirmé qu’ils ne reviendraient pas sur le Traité de paix entre l’Egypte et Israël. Ils ont affirmé aussi le renforcement des relations avec la république islamique d’Iran, avec l’objectif annoncé de « créer un nouvel équilibre stratégique de la région ».

    Programme

    La devise des Frères musulmans:

    «Allah est notre but, le prophète notre chef, le Coran notre constitution, le djihad notre voie, le martyr notre plus grande espérance.» et maintenant Jérusalem capitale du califat !!!

    par Gerard Fredj

    Officiellement, les Frères musulmans et leur candidat élu, Mohamed Morsi, ont affirmé qu’ils ne reviendraient pas sur le Traité de paix entre l’Egypte et Israël. Ils ont affirmé aussi le renforcement des relations avec la république islamique d’Iran, avec l’objectif annoncé de « créer un nouvel équilibre stratégique de la région ».

    Et cela, même si dans les médias arabes et les meetings de la Confrérie, le leader spirituel du mouvement, Mohamed Badie appelle à l’éradication de l’état hébreu (voir notre article ).

    Certes Morsi dans les premiers mois de son mandant, va avoir d’autres chats à fouetter que la relation avec Israël, à commencer par une situation économique désastreuse, qui n’a cessé de se dégrader depuis la chute d’Hosni Moubarak.

    Les investisseurs ont fui le pays, l’économie tourne au ralenti, l’industrie touristique poursuit sa chute libre et le déficit budgétaire a enflé.
    Ce qui renforce d’autant la dépendance de l’Egypte à l’aide extérieure, notamment américaine et européenne, qui feront pression pour le maintien de la paix avec Israël en échange de leur soutien.

    La vraie question pour la sécurité d’Israël est ce qui va advenir de la péninsule du Sinaï, qui, sous le « règne » des militaires du Conseil supérieur des forces armées (CSFA), est devenu un des centres du terrorisme proche oriental et la principale menace terroriste à laquelle doit faire face l’état hébreu.

    Morsi agira-t-il pour ramener le calme dans le Sinaï ou laissera-t-il la situation se dégrader – une façon indirecte d’entamer un affrontement avec Israël?

    Personne dans l’establishment militaire israélien n’envisage sérieusement la possibilité d’une guerre avec l’Egypte, d’autant que le CSFA, en dissolvant l’assemblée législative, a aussi privé le Président élu d’un certain nombre de ses prérogatives, dont celles de déclarer la guerre.

    Mais depuis la chute de l’ancien Raïs, l’armée israélienne se prépare à un conflit avec l’Egypte. Pas dans un mois, pas dans six mois, mais pour la prochaine décennie.

    Et la tâche est énorme car depuis 30 ans, avec une frontière stable, l’armée s’est concentrée sur le front nord et des menaces occasionnelles dans d’autres régions.
    Au sud, tout l’appareil de défense est à reconstruire, des unités à reconstituer, la collecte d’informations et de renseignements à réorganiser.

    Dès févier, en prenant ses fonctions de chef d’Etat-major, Benny Gantz est arrivé avec un plan en plusieurs points qui prévoyait notamment la reconstitution immédiate de nouvelles unités dans le sud et le renforcement de l’action de la marine militaire en mer rouge.

    Le second plan, choisi par Gantz, était plus retenu, et partait du principe que si l’Egypte prenait l’initiative d’un conflit avec Israël, cela lui prendrait du temps, comme les six années qui ont conduit à la guerre de Kippour depuis la défaite égyptienne de la guerre des six jours, en 1967.

    Pour l’instant, Israël est plus préoccupé par ce qui pourrait constituer des étapes intermédiaires ».

    Les Frères musulmans, par exemple, affirment ne pas vouloir annuler le Traité de paix, ils veulent cependant en renégocier certaines dispositions.
    A commencer par celle qui prévoit la démilitarisation du Sinaï, qu’ils considèrent « humiliante » pour leur pays.

    Que fera Israël si Morsi décide de déployer, sans concertation, des troupes dans la péninsule – en violation du traité entre les deux pays – ou même de leur faire mener des exercices d’entrainement?

    Le Hamas – indéfectiblement lié aux Frères musulmans -, le Djihad islamique et les groupes radicaux terroristes de Gaza semblent avoir choisi une nouvelle stratégie : des attaques sont lancées depuis Gaza, -et de plus en plus souvent depuis la péninsule du Sinaï-, puis s’enfuient en Egypte (c’est ce qui s’est passé lundi dernier dans l’attaque terroriste qui a couté la vie à un arabe israélien), limitant ainsi les possibilités de représailles israéliennes, qui s’exercent alors sur la bande de Gaza.
    En cas de crise aigüe, comme en mars dernier, l’escalade avec le Hamas conduira-t-elle à une crise avec le Caire?

    Enfin, dernière interrogation : que fera une Egypte dans la main des Frères musulmans en cas d’attaque israélienne sur les installations nucléaires iraniennes? Rien, peut-être.
    Mais si l’Egypte – qui annonce le renforcement de ses liens avec l’Iran – entend se solidariser avec Téhéran, elle ouvrira un large front qui obligera les forces israéliennes à se disperser, sans écarter le risque de « prise en tenaille » avec de possibles tirs du Hezbollah au nord, et du Hamas au sud.

    On trouvera cependant plus inquiet qu’Israël dimanche soir : l’autorité palestinienne a félicité Mohamed Morsi espérant que son élection « ouvrira une nouvelle ère pour les droits des palestiniens, et contribuera aux rapprochements entre Hamas et Fatah ».

    Sans illusion du côté du Président palestinien Mahmoud Abbas: le lien ténu entre l’organisation islamiste et les Frères musulmans laisse présager d’un soutien sans faille du nouveau pouvoir égyptien au Hamas.

    Lire aussi : Egypte :Morsi, le president islamiste veut renforcer ses liens avec l’Iran

    Mohamed Morsi ramène l’Iran sur l’échiquier géopolitique proche-oriental

    A peine élu, la première déclaration de Mohamed Morsi risque de bouleverser l’équilibre géopolitique régional.

    Le Frère musulman qui occupe désormais le poste de chef de l’Etat en Egypte, le pays le plus peuplé du la région (80 millions d’habitants), vient d’annoncer le renforcement des relations avec la république islamique d’Iran, avec l’objectif annoncé de « créer un nouvel équilibre stratégique de la région ».

    Les relations diplomatiques étaient rompues entre les deux pays depuis 1980 mais les discussions en coulisse entre la Confrérie et Téhéran battaient leur plein depuis plusieurs mois sur le sujet.

    L’Egypte, sous perfusion économique américaine, prend donc à contrepied la diplomatie américaine qui travaille, avec les européens à l’isolement de l’Iran au sujet de sa filière nucléaire.
    Ainsi donc se dessine entre le plus important pays du monde sunnite, et le leader incontesté du monde islamique chiite.

    L’Iran, qui se retrouvait isolé sur l’échiquier politique proche oriental, en raison notamment de sa rivalité avec l’Arabie saoudite et de son soutien au régime de Bashar Al Assad, reprend pied dans la région et retrouve un allié diplomatique de choix – qui pourrait bien constituer un ballon d’oxygène pour le président syrien.
    Par sur que la rue égyptienne apprécie, elle qui soutien l’opposition au régime syrien.

    Mais cette annonce va également peser sur les pressions qu’Israël entretient sur l’Iran en laissant suspendue la menace d’une intervention militaire : elle devient plus improbable avec le risque de l’ouverture d’un nouveau front sud au nom de la « solidarité islamique ».

    De même, l’annonce du « respect des traités internationaux », tempéré par l’affirmation de la nécessité d’une « renégociation des accords avec Israël » signalent de futurs nages.
    On voit – voir notre article de ce jour – que la renégociation de ce traité portera essentiellement sur son volet militaire; que se passera-t-il si aucun accord n’est trouvé?

    Le dernier volet de ces changements concerne la proximité idéologique étroite avec le Hamas : il est fort probable que cette faction palestinienne – qui pratique le terrorisme et prône la destruction d’Israël – sera fortement avantagée, au détriment de l’Autorité palestinienne.
    Il signifie aussi probablement la fin de l’isolement de la bande de Gaza (jusqu’alors étroitement surveillée par les militaires égyptiens) et un possible abondement des livraisons d’armes iraniennes.

    Israël aurait tout intérêt à anticiper ce mouvement.

    Mohamed Morsi, candidat des Frères musulmans à l’élection présidentielle égyptienne a été proclamé Président par la commission électorale dimanche après midi.

    Morsi a recueilli plus de 13 millions de voix contre 12 000 pour Ahmed Chafiq, ancien Premier ministre d’Hosni Moubarak à qui il était opposé.
    A peine plus de la moitié des égyptiens se sont rendus aux urnes, la participation s’établissant à 51% des électeurs inscrits.

    Selon Mahmoud Zahar, un des principaux dirigeants du Hamas, la victoire de Mohamed Morsi »est un revers pour le programme de normalisation et la coopération sécuritaire avec l’ennemi israélien ».
    Des cris de joie, accompagnés de rafales d’armes automatiques ont éclaté à Gaza après l’annonce de la victoire du candidat des Frères musulmans.

    Par Gerard Fredj - .israel-infos

    Rappel Le 1er mai dernier, la chaîne de télévision égyptienne Al-Nas TV a diffusé l’inauguration de la campagne électorale présidentielle des Frères musulmans.

    Au cours de ce rassemblement en présence du candidat présidentiel de la confrérie islamiste, Mohamed Mursi, le cheikh Safwat Higazi a martelé que l’objectif des Frères musulmans et de Mursi était de rétablir le califat avec Jérusalem pour capitale, tandis que des milliers de partisans de la confrérie scandaient “Des millions de martyrs marchent vers Jérusalem”.

    On ne le répétera sans doute jamais assez: le conflit israélo-arabe ne porte pas sur les frontières de l’État juif, mais sur son existence.


    source
    http://www.israel-flash.com/2012/06/egy ... z1yvR2p0Qd

Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau.
Gérard Zwang
Avatar de l’utilisateur
Yacoub
Général de division Virtuel
Général de division Virtuel
 
Messages: 7717
Inscription: 10 Nov 2005, 08:00

Re: Elections en Egypte

Message non lude Yacoub » 01 Juil 2012, 13:57

    Egypte: l'analyse de François Burgat sur la victoire d'un Frère musulman
    le 30. juin 2012 - 4:03

    Un entretien avec François Burgat, chercheur arabisant au CNRS, paru le 26 juin dans le quotidien Le Soir.


    Un entretien avec François Burgat, chercheur arabisant au CNRS, paru le 26 juin dans le quotidien « Le Soir »

    D'aucuns s'effraient en Egypte - et d'autres en Occident - de la victoire d'un Frère musulman; doit-on s'attendre à une islamisation exacerbée de la législation égyptienne? les femmes, les chrétiens doivent-ils s'inquiéter?...

    On convient souvent que le régime d’Hosni Moubarak, pour contrer la superficie oppositionnelle des Frères Musulmans, leur a fait dans le domaine de l’islamisation sociétale, peu coûteux pour son pouvoir, de larges concessions. Je vois donc mal où s’opérerait une radicalisation significative de la législation ou des pratiques sur ces questions essentielles.

    Pour la politique extérieure, on pense à Israël, au Hamas à Gaza, proche des FM, s'attend-on à une (r)évolution?

    Il est difficile de penser qu’un président dont la marge de manœuvre est particulièrement faible va - à court terme - franchir le rubicon d’une remise en cause du traité de paix avec Israel. Pour le reste, c’est une évidence, la position égyptienne ira en se durcissant. Mais ce n’est pas là une attente spécifique de l’électorat des Frères. 90 % de la population égyptienne n’a jamais accepté les concessions faites par Moubarak à la paix israélo-américaine.

    Les FM n'ont-ils pas été trop gourmands en ne se contentant pas de leur majorité au Parlement? Ils avaient d'abord promis de ne pas présenter de candidat à la présidentielle...

    Indiscutablement, ils ont pris le risque de devoir gérer le pays dans une conjoncture particulièrement difficile.

    Le Conseil supérieur des forces armées, a entériné un "coup d'Etat constitutionnel" (la dissolution du parlement) et pris l'essentiel des pouvoirs, que peut faire le président Morsi ?

    Il va sans doute devoir évaluer réalistement le rapport des forces et s’employer à faire bouger les lignes qui, pour l’heure, le cantonnent dans le rôle d’une sorte de mini « président de la place Tahrir ». Dans ce combat, la qualité des liens qu’il parviendra à établir avec la partie de l’opposition qui n’a pas voté pour lui au premier tour sera décisive.

    Le CSFA et les FM se sont-ils entendus, vont-ils s'entendre? Pour la confection de la constitution, par exemple.

    L’une des innombrables façons de discréditer ces vilains Frères, qui ont eu une fois de plus l’impertinence de ne pas respecter les souhaits et les analyses de l’establishment académico-médiatique occidental, consiste à leur attribuer une sorte de propension particulière à « trahir la révolution » en s’alliant avec les militaires.

    Il faut une bonne dose de mauvaise foi ou d’ignorance pour penser que ceux qui ont été les premières victimes des militaires ne rêvent aujourd’hui que de prolonger leur règne. Cela étant dit, il y aura nécessairement une transaction entre le pouvoir élu et les détenteurs des armes. Ses termes dépendront du rapport de force qui est en train de s’instaurer. Mais cette nécessité de trouver un modus vivendi réaliste avec l’armée n’est pas inhérente à l’élection des Frères. L’opposition libérale aurait fait de même.

    Les "acquis" de la révolution sont-ils menacés?

    Oui bien sur ! et sans doute encore pour longtemps ! Mais ils le sont bien davantage à mes yeux par …« la peste militaire » que par « le choléra islamique » . La composante non islamiste de l’opposition n’est en tous les cas pas la seule à pouvoir se prévaloir de la défense de ces « acquis de la révolution ». L’ouverture démocratique est une revendication assumée de longue date et de façon tout à fait crédible par les Frères. Il est devenu urgent de sortir de l’ornière de ce vieux contresens analytique.

    François BURGAT pour « Le Soir » (Bruxelles) 26 juin 2012

    Propos recueillis par Baudouin Loos
Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau.
Gérard Zwang
Avatar de l’utilisateur
Yacoub
Général de division Virtuel
Général de division Virtuel
 
Messages: 7717
Inscription: 10 Nov 2005, 08:00

Re: Elections en Egypte

Message non lude Yacoub » 01 Juil 2012, 14:40

Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau.
Gérard Zwang
Avatar de l’utilisateur
Yacoub
Général de division Virtuel
Général de division Virtuel
 
Messages: 7717
Inscription: 10 Nov 2005, 08:00

Re: Elections en Egypte

Message non lude Yacoub » 03 Juil 2012, 21:03

L’image de ces femmes sur une plage en Égypte nous montre une réalité barbare.

Pourquoi l’islam modéré ou laïc en Occident semble accepter, voire défendre l’inacceptable ?

Réflexe contre un racisme perçu ou réel ?

Réaction identitaire ? Peur des radicaux ? Un peu tout ça ? Les musulmans parmi nous ont le devoir de dénoncer ce qui est inacceptable d’un point de vue des droits de la personne dans une société comme la nôtre.


Image

la suite
Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau.
Gérard Zwang
Avatar de l’utilisateur
Yacoub
Général de division Virtuel
Général de division Virtuel
 
Messages: 7717
Inscription: 10 Nov 2005, 08:00

Re: Elections en Egypte

Message non lude Krinou » 03 Juil 2012, 21:20

C'est inadmissible de voir des choses pareilles à notre époque !
Sur l'instant, j'ai cru que c'était des roches polluées par le pétrole !
On ne me fera jamais croire que ces femmes profitent de ces quelques moments passés sur la plage.
Leur bourka toute mouillée doit être lourde et collante sur la peau.
Peuvent-elles seulement respirer convenablement ?
Ça me donne envie de pleurer... vraiment...
Dans un monde débordant de haine, nous devons oser espérer.
Dans un monde débordant de colère, nous devons oser réconforter.
Dans un monde débordant de désespoir, nous devons oser rêver.
Dans un monde débordant de méfiance, nous ne devons jamais cesser de croire.

Michael JacksonImage
Avatar de l’utilisateur
Krinou
Sous-lieutenant Virtuel
Sous-lieutenant Virtuel
 
Messages: 2962
Inscription: 28 Déc 2011, 23:18
Localisation: Suresne
Êtes vous un robot ?: NON

Re: Elections en Egypte

Message non lude Papayou » 03 Juil 2012, 21:25

On dirait des pauvres méduses abandonnées c'est pathétique ! Et les mecs qui les accompagnent doivent se prendre pour des grands libertaires, ben oui quoi, ils les autorisent à prendre l'air :( c'est terrible de passer sa courte vie enfermée dans des murs, sous des draps et dans un schéma de pensée qui sont des carcans :(
et si Dieu était un sous-chef et qu'il n'ait rien dit à son patron ? Gustave Parking
Avatar de l’utilisateur
Papayou
Adjudant Virtuel
Adjudant Virtuel
 
Messages: 1036
Inscription: 10 Fév 2012, 17:47
Êtes vous un robot ?: NON

PrécédenteSuivante

Retourner vers Politique et Economie

Connexion