Bonjour/Bonsoir, je suis une jeune fille de 16 ans, j'habite en France, d’origine Kabyle (A dire vrai Kabyle/Algérienne, Kabyle de part mon père et Algérienne de part ma mère, mais je me sens plus proche de mes origines Kabyle et de cette culture que celle de ma mère) mes parents sont musulmans et pratiquant. Mon père m'a avoué qu'à son adolescence il faisait le Ramadan plus par tradition qu'autre chose, mais à un peu plus de 40 ans il a commencé la prière à la mort de ma grand mère (le choc de la mort d'un être cher que l'on voudrait toute sa vie à ses cotés nous oblige à remettre en cause notre vision de la vie consciemment ou inconsciemment, ainsi que la peur de sa propre fin augmente les chances de se retourner vers une issue possible aussi déraisonné soit elle) depuis sa foi envers l'Islam augmente de jour en jour. Ma mère elle j’ai l’impression ne vit que pour sa religion, croit dur comme fer à celle-ci et n’accepte aucune autre façon de pensée, elle pense que toute personne qui ne suit pas cette religion est vouée à l’enfer, sont des gens mauvais (limite des fils du diable) et son niveau de tolérance est approximativement proche de zéro. Très dogmatique quand elle n'est pas entrain de choisir ce que Dieu punit et ne punit pas dans nos (moi et mes frères) actes ou quand elle n'est pas entrain de me rappeler la sacro sainte importance de l'hymen et du mariage, sa perte qui causerait une vague d’humiliation qui toucherait mon père, mon grand père, le cousin de la cadette de ma tante au troisième degrés par alliance (A vrai dire c'est limite une litote...). Même si je n'arrive pas à lui en vouloir pour cet obscurantisme, il est juste le fruit de l'endoctrinement qu'elle a subit dès toute petite, ma mère étant né en Algérie un an après « l'indépendance » de celle ci avec le retour du religieux sévère dans les maisons, et la haine de ce qui n'est pas musulman inculquait à l'école.
Pour ma part, je suis plus ou moins proche du déisme, c'est-à-dire que je crois en un Dieu (en tant qu'entité matérielle ou immatérielle incompréhensible pour l’Homme) démiurge, qui dans un système de causalité serait la cause première absolue. Mais je rejette catégoriquement cette idée anthropomorphique des religions qui consiste à prêter à cette cause absolue des qualités humaines et une personnalité qui pour moi s’approche d’une forme d’idolâtrie plutôt qu’un éveil spirituel, en somme un Dieu qui répondrait aux désirs des hommes, et qui ne s'occuperait que d'eux alors que ces hommes représentes qu'un tas de molécules négligeable comparés à ceux que contiennent les Univers. Je considère tout de même que si l'envie vient à l'Homme d'approcher cette entité Divine il doit tenter de l'approcher dans la contemplation, la pensée rationnelle et scientifique. En somme, je ne crois pas non plus à une quelconque révélation qui de mon point de vue est une institution créée par les hommes à but politique de crée une communauté, une cohésion sociale ou de toute simplement installé une nouvelle famille au pouvoir. J'ai d'ailleurs « toujours » cru que la religion était un obstacle face au progrès de l'Humanité, au lieu d'inculquer la solidarité et l'envie d'aider entre toute l'humanité, elle partageait celle ci injustement, bien que je lui reconnaissais et reconnait toujours un bon coté qui est une aide individuelle pour certain.
Je n'ai jamais cru au Paradis ce genre de lupanar/hotel/restaurant grand luxe, où un Dieu que l'Homme était censé servir toute sa vie servirait à son tour ses créatures, dans ma période de croyance envers un Dieu anthropomorphe, je considérais déjà le Paradis comme mythe, un mythe blasphématoire. Par contre bien que je n'ai jamais cru au Paradis, j'ai cru à l'Enfer, l'Enfer où ceux qui auraient causer du tord à l'Humanité, l'aurait partagé, souillé, volé, serait sévèrement puni, en grandissant je me suis rendu compte que toute l'Humanité sauf les petits enfants finiraient très certainement en Enfer dans ce cas et que du coup cette punition n'avait plus de sens. Un jour, je me suis rendue compte que finalement intérieurement j'avais déjà aposté depuis bien longtemps, n'ayant depuis que je suis en faculté de pensée jamais considéré Muhammed comme Apotre de Dieu.
Je n’arrête pas de penser depuis presque un an à le dire à mes parents mais j’ai peur de les offusquer, qu’ils me rejettent car je suis une ‘’koufar’’ (bien que je ne sois pas vraiment athée mais que je n’accepte pas de culte). Je me dis que si j’explique ma vision des choses ma mère risque de se sentir attaqué car cela remettra en cause 50 ans de certitude vis-à-vis de son culte, et qu’elle reversera son anxiété sur moi et ne me voudra plus comme enfant. Mais je n’en peux plus de rester silencieuse, en ce mois de Ramandan je jeune pour faire plaisir à mes parents et n’y trouvent aucune satisfaction spirituelle, je me trouve hypocrite et leur annoncer la vérité m’enlèverait le gros fardeaux qu’est d’assumer cette hypocrisie dans le but de ne pas blesser mes parents. Et d'un autre coté je ne veux pas blesser mes parents, je les aime et je sais que je leur dois reconnaissance (pas du fait qu'il m'ait donné la vie, je considère qu'on ne doit pas être reconnaissant envers ses parents du fait de nous avoir donner la vie car ils l'ont fait dans un but égoïste, en prenant en considération leurs envies de descendance ou de rentrer dans le schéma typique du déroulement d'une vie humaine, ou encore par accident mais plutôt du fait qu'il m'est nourris, logis, éduqué, qu'ils soient avec moi dans les bons moments comme dans la maladie). Je suis très certainement hyper-sensible, mais je pleure de cette situation, je veux vraiment officiellement faire part de mon apostat, je me dis que si je ne leur parle pas de mes idéaux au plus vite je risque d’être bloqué dans une hypocrisie permanente et me voir obliger de suivre les choix qu’ils feront eux même pour se donner bonne conscience plutôt que dans le but de me voir épanouie comme par exemple pour le mariage forcement avec un musulman (Celle ci sort le plus car j'ai le droit à cette phrase tous les jours depuis que j'ai atteins une certaine forme de beauté en toute modestie) ou autres dogmes que je n’apprécie pas forcément.En même temps je me dis que les parents sont censés être les individus les plus compréhensifs et bien intentionné envers leur progéniture, non ? Mais j’ai peur que leur obscurantisme intellectuelle du à leur foi (surtout ma mère) déraisonné les poussent à me haïr… me rejeter, m'abandonner...
Je suis donc venue ici pour suivre les témoignages d'apostat, ce forum ayant l'air très complet et avec des forumeurs de tout horizon j'espère pouvoir échanger de la manière la plus chaleureuse possible !
Cordialement Deiste.





















