Bonjour suicidal_misfit, il semblerait bien que la question de l'enfer te préoccupe beaucoup. D'ailleurs, toutes les religionsou courants spirituels ne parlent pas de l'enfer à strictement parler. Il serait déjà bien à ce niveau, de se poser la question de l'origine du concept de l'enfer dans l'humanité.
Petite recherche wikipédienne, à prendre avec des pincettes : http://fr.wikipedia.org/wiki/Enfer Comment est-on passé du
sheol juif à l'enfer dans le christianisme et l'islam?
Wikipédia : Sheol a écrit:Sheol (שאול) est un terme hébraïque intraduisible, désignant le "séjour des morts", la "tombe commune de l'humanité", le puits, sans vraiment pouvoir statuer s'il s'agit ou non d'un au-delà.
(...)
L'enfer n'est pas un concept hébreu mais issu de la mythologie germanique, utilisé pour rendre la notion de Guehinnom (Jahannam en Arabe, Géhenne en Français) qui, loin d'être un lieu souterrain de perdition inaccessible et inconnu aux vivants, était la vallée de Hinnom ou de Ben Hinnom (Gue Hinnom) des alentours de Jérusalem (Josué 15:8, 18:16; 2 Rois 23:10; Jérémie 7:31; Néhémie 11:30). De dépôt d'ordures à incinérer, il devint le lieu d'un culte idolâtre où les enfants étaient passés par le feu au dieu cananéen Moloch. C'est par ce biais qu'il deviendra un lieu de condamnation.
En effet, les influences grecques on aussi modifié la conception de l'enfer dans le judaisme.
Ainsi, les
Enfers grecs sont fort différents du concept d'enfer des monothéistes (qui serait similaire au Tartare (pas le steak

) Grec).
Et qu'en est-il du Tartare :
Wikipédia : Tartare a écrit:À l'époque archaïque, il n'existait pas dans la religion grecque de notion de jugement dernier. Chacun errait après sa mort dans les Enfers, indépendamment de ses crimes ou de ses mérites. Le Tartare (comme lieu de châtiment) et son opposé, les champs Élysées, sont donc apparus plus tardivement.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tartare_%28mythologie%29
Les Témoins de Jéhovah, aussi extrémistes soient-ils, ne croient pas en l'existence d'un enfer.Des religions pensent même que le passage à l'enfer n'est que temporaire. On appelle leur doctrine (du non enfer ou enfer temporaire)
l'annihilationisme.
D'autres n'attribuent qu'une signification symbolique à l'enfer, et non éternelle ou nominaliste de ce concept. Et la notion d'enfer dans le bouddhisme ne doit pas interprété de manière littérale (où l'on interprète que l'enfer n'est pas dans un autre monde, mais dans celui-ci selon certains courants, les conceptions les plus religieuses parlent plutôt d'un enfer purgatoire et non éternel).
Considérations diverses : Dans un manga de fiction, les Chevaliers du Zodiaque, ont pu pénétrer dans les enfers d'Hadès tout en restant vivant, tout comme l'avait fait Orphée à un époque très lointaine.
Petite citation de Victor Hugo :
« Enfer chrétien, du feu. Enfer païen, du feu. Enfer mahométan, du feu. Enfer hindou, des flammes. À en croire les religions, Dieu est né rôtisseur. » Victor Hugo, Choses Vues
Case humour :
Un étudiant en chimie a prouvé à son prof que l'enfer est exothermique et que par conséquent il est trop froid pour qu'une âme puisse y habiter. Donc, l'enfer n'existe pas. Alléluia!
Après ces quelques articles, considérations personnelles à la va-vite : Concernant le concept d'un dieu bon et miséricordieux, n'est-il pas une invention de monothéistes (et encore plus du christianisme) pour rassurer les gens quant à l'indifférence du monde à leur propre condition (cfr dans l'autre sujet sur les "chiens de pailles" de Lao Tseu)? Le concept d'un dieu bon et miséricordieux n'est qu'une façon de pouvoir personnaliser le monde. Cela a probablement donné plus de confiance en l'homme pour agir sur le monde, mais cela a aussi généré des contradictions avec d'autres points doctrinaux de la religion, comme le concept de punition et de châtiment.
En même temps, on a besoin d'une société ordonnée qui suit les lois de la tribu (puis les lois que l'on considère comme universelles). Pour décourager les gens à passer outre à ces lois, on met en avant des menaces pour que les gens se comportent bien. Il s'agit de la violence commune la plus acceptée, qui est la violence institutionnelle.
Ces deux concepts amène à des contradictions, du même genre que le problème du mal, ou du libre-arbitre et de la prédestination. Vive les systèmes, il n'y a que des contradictions là-dedans! L'homme doit être un être de contradictions, on dirait...
Et pourquoi l'enfer pour les mécréants? Deux points, mis sous l'angle d'une explication rationnelle (raisons non considérées par la majorité des croyants, bien entendu, vu qu'ils mettent en avant d'autres explications) :
- Les lois de l'islam sont des lois religieuses, qui ne sont effectives que si on croit en cette religion. Les mécréants ne peuvent donc se soumettre à des lois concernant un Dieu auquel ils ne croient pas. Ils sont donc hors du joug de l'islam, et sont donc des rebelles (potentiels ou effectifs). Si l'on donne des régimes d'exceptions quant aux religions chrétiennes et juives, c'est seulement du au fait qu'elles proviennent d'un monothéisme de même origine. Malgré tout, elles ne suivent pas les lois d'Allah, d'où leur statut inférieur.
- Oui, mais pourquoi cela concerne aussi les mécréants qui ne sont pas en terre d'islam? Justement parce que l'islam a une vocation universalisante (si on ne dit pas totalisante), donc, les lois de l'islam doivent s'appliquer à tout le monde dans l'idéal (ce qui n'est pas le cas bien entendu). Donc, cela concerne aussi les mécréants qui ne sont pas en terre d'islam.
Voilà pour mon post. C'est très long et ennuyeux à lire. Sorry pour tous les désagréments.