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Politique et Economie

Etats-Unis - Barack Hussein Obama a prêté serment

Actualités dans le monde, Débats politiques et économiques intérieurs et internationaux - Opposition - Partis politiques - Leaders politique - Pouvoirs économiques.

Etats-Unis - Barack Hussein Obama a prêté serment

Message non lude Invité » 20 Jan 2009, 18:18

Avant son premier discours de chef de l'Etat des Etats-Unis, Barack Obama a prononcé le texte rituel prévu par la constitution américaine.

Instant historique pour les Etats-Unis. Le vice-président Joe Biden a prêté serment le premier peu avant midi (soit 18 heures, heure française). Avant que Barack Obama lui-même ne monte à la tribune, quelques minutes après l'expiration officielle du mandat de George W. Bush. Pour cet instant solennel et très ritualisé, un texte court - 35 mots exactement - et rigoureusement prévu par la Constitution américaine.

"Moi, Barack Hussein Obama, je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des Etats-Unis". Pour sa prestation de serment, Obama avait posé la main sur la Bible de son modèle Abraham Lincoln, qui a aboli l'esclavage, répétant les mots lus par le président de la Cour suprême, John Roberts.

Un discours très attendu

Aussitôt après sa prestation de serment, Barack Obama, prenant les rênes d'un pays aux prises avec une crise économique majeure, doit prononcer un discours d'investiture que les observateurs attendent bref mais marquant, à la hauteur de ses talents d'orateur.

Puis à 14h30 (soit 20h30, heure française) se tiendra un moment très attendu des cérémonies : le défilé accompagnant, au son des fanfares de tout le pays, Barack Obama à sa nouvelle résidence, un parcours long de 2,7 km entre le Capitole et la Maison Blanche. La journée se terminera sur quelques pas de danse: Barack Obama participera aux dix bals officiels sur les centaines qui sont prévus dans la capitale avec comme invitée spéciale la star du R'n'B Beyoncé Knowles.

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Re: Etats-Unis - Barack Hussein Obama a prêté serment

Message non lude Yacoub » 20 Jan 2009, 19:04

Esperons qu'il aura plus de chance que busch dans sa lutte contre les nazislamistes.
L' Afghanistan et le Pakistan sont à laïciserd' urgence.
"Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau."
Gérard Zwang
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Re: Etats-Unis - Barack Hussein Obama a prêté serment

Message non lude Invité » 20 Jan 2009, 23:21

Texte du discours d'investiture de Barack Obama


Voici la traduction intégrale du texte du discours prononcé mardi par Barack Obama lors de son investiture présidentielle.


"Mes chers compatriotes,

Je me tiens ici aujourd'hui plein d'humilité devant la tâche qui nous attend, reconnaissant de la confiance que vous m'avez accordée, conscient des sacrifices consentis par nos ancêtres. Je remercie le président Bush d'avoir servi notre pays, ainsi que de la générosité et la coopération qu'il a déployées pendant toute cette transition.

Quarante-quatre Américains ont désormais prêté le serment présidentiel. Les mots ont été prononcés alors que gonflaient les eaux de la prospérité et que reposaient les eaux de la paix. Pourtant, de temps à autre, le serment est prononcé alors que les nuages s'amoncellent et que les tempêtes font rage. Dans ces moments, l'Amérique n'a pas simplement continué grâce au talent ou à la vision de ceux qui sont haut placés, mais parce que nous, le peuple, avons gardé la foi dans les idéaux de nos prédécesseurs, et sommes restés fidèles à nos textes fondateurs.

Ainsi en a-t-il été. Ainsi doit-il en être pour cette génération d'Américains.

Il est entendu maintenant que nous nous nous trouvons au beau milieu d'une crise. Notre pays est en guerre, contre un vaste réseau de violence et de haine. Notre économie est sérieusement affaiblie, conséquence de l'avidité et de l'irresponsabilité de certains, mais aussi de notre échec collectif à opérer des choix difficiles et à préparer le pays pour une nouvelle ère. On a perdu des logements; détruit des emplois; fermé des entreprises. Notre couverture de santé est trop coûteuse; nos écoles laissent de côté trop de gens; et chaque jours apporte une nouvelle preuve de ce que la façon dont nous utilisons l'énergie renforce nos adversaires et menace notre planète.

Voilà pour les signes de la crise, tels que les reflètent données et statistiques. Moins mesurable mais non moins profond est le minage de la confiance dans tout notre pays -la peur tenace de ce que le déclin de l'Amérique est inévitable, de ce que la prochaine génération doit viser moins haut.

Aujourd'hui, je vous dis que les défis qui nous attendent sont réels. Ils sont graves et ils sont nombreux. Ils ne seront pas facilement ni rapidement relevés. Mais sache-le, ô Amérique: ils seront relevés.

En ce jour, nous nous rassemblons parce que nous avons choisi l'espoir plutôt que la peur, l'unité tendue vers un but commun plutôt que le conflit et la discorde.

En ce jour, nous proclamons la fin des rancunes mesquines et des promesses non tenues, des récriminations et des dogmes éculés qui ont trop longtemps étranglé notre politique.

Nous restons une nation jeune, mais pour citer les Ecritures, il est temps de "faire disparaître ce qui était de l'enfant". Il est temps de réaffirmer notre force de caractère; de choisir une histoire meilleure; de porter ce cadeau précieux, cette noble idée transmise de génération en génération: la promesse obtenue de Dieu que nous sommes tous égaux, tous libres et méritons tous une chance d'aspirer à la plénitude du bonheur.

En réaffirmant la grandeur de notre nation, nous comprenons que la grandeur n'est jamais donnée. Elle doit être gagnée. Notre cheminement n'a jamais fait de raccourcis et de résignation. Cela n'a pas été le chemin des timorés, de ceux qui préfère l'oisiveté au travail ou ne recherchent que les plaisirs des richesses et de la gloire. Non, cela a été le chemin de ceux qui prennent des risques, qui agissent, qui font des choses -certains que l'on a célébrés mais le plus souvent des hommes et des femmes ayant oeuvré dans l'obscurité, qui nous ont guidés sur les chemins accidentés de la prospérité et de la liberté.

Pour nous, ils ont rassemblé leurs maigres possessions et traversé les océans en quête d'une vie nouvelle.

Pour nous, ils ont sué sang et eau et conquis l'Ouest; enduré la morsure du fouet et labouré la terre dure.

Pour nous, ils se sont battus et sont morts, dans des endroits comme Concord et Gettysburg; en Normandie et à Khê Sahn.

Encore et encore, ces hommes et femmes ont lutté, se sont sacrifiés et se sont usé les mains au travail pour que nous puissions vivre une vie meilleure. Ils ont vu dans l'Amérique plus que la somme de nos ambitions individuelles; plus que toutes les distinctions de naissance, de richesse ou de clan.

C'est le cheminement qui nous continuons aujourd'hui. Nous demeurons le pays le plus prospère, le plus puissant sur Terre. Nos travailleurs ne sont pas moins productifs qu'au début de la crise. Nos esprits ne sont pas moins inventifs, nos biens et nos services pas moins demandés qu'ils ne l'étaient il y a une semaine, un mois ou un an. Nos capacités demeurent intactes. Mais le temps où nous résistions au changement, où nous protégions des intérêts étriqués et repoussions les décisions déplaisantes, ce temps est assurément fini. Dès aujourd'hui nous devons nous reprendre, nous secouer et nous remettre à construire l'Amérique.

Car où que nous regardions, il y a du travail à abattre. L'état de l'économie appelle une action audacieuse et rapide, et nous agirons, non seulement pour créer de nouveaux emplois, mais pour jeter les bases d'une nouvelle croissance. Nous construirons les routes et les ponts, les réseaux électriques et numériques qui irriguent notre commerce et nous relient. Nous rendrons sa place à la science et exploiterons les merveilles de la technologie pour améliorer la qualité des soins de santé et abaisser leur coût. Nous maîtriserons le soleil, le vent et la terre pour alimenter nos voitures et faire tourner nos entreprises. Et nous transformerons nos écoles, lycées et universités pour répondre aux exigences d'une nouvelle ère. Tout cela, nous pouvons le faire. Et tout cela, nous le ferons.

Certes, certains s'interrogent sur l'étendue de nos ambitions, laissent entendre que notre système ne peut pas supporter trop de grands projets. Ils ont la mémoire courte. Car ils ont oublié en effet ce que ce pays a déjà accompli; ce que des hommes et des femmes libres peuvent accomplir lorsque l'imagination rejoint le bien commun, et la nécessité, le courage.

Ce qui échappe aux cyniques est que le sol s'est dérobé sous eux, que les vieilles querelles politiques qui nous consument depuis si longtemps sont dépassées. La question que nous posons aujourd'hui n'est pas de savoir si notre gouvernement est trop large ou trop resserré, mais s'il fonctionne, s'il aide les familles à trouver des emplois décemment rémunérés, des soins à leur portée, une retraite digne. Si la réponse est oui, nous avons l'intention de continuer. Si la réponse est non, ce sera la fin de ces programmes. Et ceux d'entre nous qui gèrent les dollars publics devront rendre des comptes, pour dépenser sagement, changer les mauvaises habitudes et travailler au grand jour, parce que ce n'est qu'ainsi que nous pouvons restaurer la confiance cruciale entre un peuple et son gouvernement.

La question n'est pas non plus de savoir si le marché est une force bonne ou mauvaise. Sa capacité à générer de la richesse et étendre la liberté est sans égale, mais cette crise nous a rappelé que sans un oeil attentif, le marché peut échapper à tout contrôle et que la nation ne peut pas prospérer quand elle ne donne qu'à ceux qui sont prospères. Le succès de notre économie a toujours a toujours dépendu, non seulement de l'importance de notre produit intérieur brut mais aussi de l'étendue de notre prospérité, de notre capacité à offrir une chance à toute bonne volonté, pas par charité, mais parce que c'est la plus sûre voie de notre bien commun.

Pour ce qui est de notre défense commune, nous refusons de faire un mauvais choix entre notre sécurité et nos idéaux. Nos pères fondateurs, confrontés à des périls que nous pouvons à peine imaginer, ont élaboré une charte pour établir l'état de droit et les droits de l'homme, une charte qui se poursuit dans le sang des générations.

Ces idéaux éclairent toujours le monde et nous n'y renoncerons pas par opportunisme. Aussi, à tous les autres peuples et gouvernements qui nous regardent aujourd'hui, des plus grandes capitales au petit village où naquit mon père: sachez que l'Amérique est l'amie de chaque nation et de chaque homme, femme et enfant qui aspire à un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts une fois encore à ouvrir le chemin.

Rappelez-vous que les générations précédentes ont tenu tête au fascisme et au communisme non par les seuls missiles et chars, mais grâce à de solides alliances et de fortes convictions. Ils ont compris que notre puissance ne nous protège pas seule, ni ne nous donne le droit d'agir à notre guise. Ils savaient que notre puissance grandit de son usage prudent; que notre sécurité émane de la justesse de notre cause, de la force de notre exemple, des qualités pondérantes d'humilité et de retenue.

Nous sommes les gardiens de cet héritage. Guidés une nouvelle fois par ces principes, nous pouvons affronter ces nouvelles menaces qui exigent un effort encore plus important, davantage de coopération et de compréhension entre les nations. Nous commencerons par laisser l'Irak à son peuple de façon responsable et forger une paix durement méritée en Afghanistan. Avec nos vieux amis et nos anciens ennemis, nous travaillerons inlassablement à réduire la menace nucléaire, repousser le spectre du réchauffement de la planète. Nous ne présenterons pas d'excuses pour notre mode de vie, ni n'hésiterons à le défendre, et à ceux qui tentent d'atteindre leurs buts en semant la terreur et en massacrant des innocents, nous disons aujourd'hui que notre détermination est plus forte et ne peut être brisée; vous ne pouvez pas nous vaincre et nous vous battrons.

Car nous savons que le patchwork de notre héritage est une force et non une faiblesse. Nous sommes une nation de chrétiens et musulmans, juifs et hindous et non-croyants. Nous sommes issus de chaque langue et chaque culture venue de chaque coin de cette Terre; et parce que nous avons goûté à l'amertume de la guerre civile et de la ségrégation, et que nous sommes sortis plus forts et plus unis de cette épreuve, nous ne pouvons pas nous empêcher de croire que les vieilles haines finiront par disparaître; que les frontières tribales seront bientôt dissoutes; qu'à mesure que le monde devient plus petit, notre humanité commune se révélera, et que l'Amérique doit jouer son rôle en ouvrant la voie à une nouvelle ère de paix.

Au monde musulman: nous cherchons une nouvelle façon d'avancer fondée sur notre intérêt mutuel et notre respect mutuel. Aux dirigeants à travers le monde qui veulent semer le conflit ou imputent les maux de leur société à l'Occident: sachez que votre peuple vous jugera sur ce que vous pouvez construire, et non sur ce que vous détruisez. A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption, la tromperie et en réduisant la contestation au silence, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'histoire. Mais que nous tendrons la main si vous voulez desserrer votre étau.

Aux peuples des pays pauvres: nous promettons de travailler à vos côtés pour que vos fermes s'épanouissent et que coulent des eaux propres; d'alimenter les corps affamés et de nourrir les esprits assoiffés. Et aux nations comme la notre qui jouissent d'une relative abondance, nous disons que nous ne pouvons plus nous permettre de rester indifférents à la souffrance au-delà de nos frontières; que nous ne pouvons pas non plus consumer toutes les ressources du monde sans nous soucier des conséquences. Car le monde a changé et nous devons évoluer avec lui.

Quand nous regardons le chemin qui nous attend, nous pensons avec gratitude et humilité à ces courageux Américains qui, en ce moment même, patrouillent dans les déserts et montagnes reculés. Ils ont quelque chose à nous dire aujourd'hui, tout comme les héros qui reposent à Arlington et murmurent à travers les âges. Nous leur rendons hommage non seulement parce qu'ils sont les gardiens de notre liberté mais parce qu'ils incarnent l'esprit du service public; la volonté de trouver un sens dans quelque chose de plus grand qu'eux. Et en ce moment même, un moment qui définira une génération, c'est précisément cet esprit qui doit tous nous habiter.

Car quoi qu'un gouvernement puisse et doive faire, en fin de compte c'est sur la foi et la détermination du peuple américain que repose cette nation. C'est la bonté d'accueillir un étranger chez soi quand les digues cèdent, le désintéressement des travailleurs qui préfèrent travailler moins que voir un ami perdre son emploi, qui nous permet de surmonter nos heures les plus sombres. C'est le courage du pompier qui se précipite dans un escalier enfumé, mais aussi la volonté d'un parent d'élever un enfant, qui en définitive décide de notre sort.

Les défis qui nous attendent sont peut-être nouveaux. Les instruments avec lesquels nous les affrontons sont peut-être nouveaux. Mais ces valeurs dont dépend notre succès, l'ardeur au travail et l'honnêteté, le courage et le respect des règles, la tolérance et la curiosité, la loyauté et le patriotisme, tout cela est ancien. Tout cela est vrai. C'est ce qui a fait la force tranquille du progrès au fil de notre histoire. Ce qu'il faut, c'est revenir à ces vérités. Ce qu'il nous faut aujourd'hui, c'est une nouvelle ère de responsabilité, la reconnaissance, chez chaque Américain, des devoirs que nous avons envers nous-mêmes, notre pays et le monde, des devoirs que nous n'acceptons pas à reculons mais que nous saisissons volontiers, sachant bien qu'i n'y a rien qui satisfait plus l'esprit, qui forge plus la personnalité, que de nous donner complètement à une tâche difficile.

C'est le prix et la promesse de la citoyenneté.

C'est la source de notre confiance, savoir que Dieu nous demande de définir un destin incertain.

C'est la signification de notre liberté et de notre foi, c'est la raison pour laquelle les hommes, femmes et enfants de toutes les races et toutes les religions peuvent partager les célébrations sur cette magnifique esplanade, et pour laquelle un homme dont le père il y a moins de 60 ans n'aurait peut-être pas pu être servi dans un restaurant peut aujourd'hui se tenir devant vous pour prononcer un serment des plus sacrés.

Marquons donc ce jour du souvenir, de qui nous sommes et de tout le chemin que nous avons parcouru. Dans l'année de la naissance de l'Amérique, dans les mois les plus froids, un petit groupe de patriotes se serrait près de feux de camps mourants sur les berges d'une rivière gelée. La capitale était abandonnée. L'ennemi avançait. La neige était teintée de sang. Au moment où le sort de notre révolution était le plus douteux, le père de notre nation a ordonné que l'on lise ces mots au peuple:

"Que l'on dise au monde à venir (....) qu'au coeur de l'hiver, quand seuls l'espoir et la vertu avaient survécu (...), la ville et le pays, confrontés à un danger commun, y ont fait face".

Amérique, face à nos dangers communs, dans cet hiver de difficultés, bravons une fois encore les courants glacés, et affrontons les tempêtes qui surgiront. Que les enfants de nos enfants puissent dire que quand nous avons été éprouvés nous avons refusé que le chemin s'arrête, que nous n'avons pas rebroussé chemin ni faibli; et qu'avec les yeux fixés sur l'horizon et par la grâce de Dieu, nous avons continué à porter ce formidable cadeau de la liberté pour le remettre aux générations futures."


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Re: Etats-Unis - Barack Hussein Obama a prêté serment

Message non lude Georges » 21 Jan 2009, 14:01

Discours d'Obama: les références sensibles censurées par les médias chinois


Les médias chinois ont soigneusement omis de citer ou retransmettre les passages politiquement sensibles du discours d'investiture mardi du nouveau président américain Barack Obama, taillant dans ses déclarations sur le "communisme" ou la répression des "dissidences".

Mais cette apparente censure ne s'est pas étendue aux retranscriptions en anglais publiées sur l'internet.

Sur la chaîne d'information de la télévision centrale, le discours et sa traduction en chinois ont été hâtivement coupés lorsque le nouveau président rappelle que "les générations précédentes ont affronté le fascisme et le communisme pas seulement avec des missiles et des chars mais avec des alliances solides et des convictions fortes".

Dès que le mot "communisme" est prononcé en chinois, la voix du traducteur commence à diminuer tandis que la caméra retourne sur une présentatrice, en studio, manifestement prise au dépourvu, selon l'extrait de CCTV News publié sur l'internet.

Pareillement, les deux grands portails chinois Sina et Sohu ont coupé cette mention de communisme dans leurs retranscriptions du discours en chinois, ainsi que tout un passage consacré aux dissidents.

"A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption, la tromperie et en faisant taire la dissidence, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'Histoire, mais que nous tendrons la main si vous acceptez de desserrer les poings", a dit Barack Obama.

En anglais, la déclaration a toutefois été publiée sur l'internet mais aussi par le quotidien officiel en anglais China Daily, s'adressant principalement aux étrangers en Chine.
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Re: Etats-Unis - Barack Hussein Obama a prêté serment

Message non lude Georges » 22 Jan 2009, 14:43

Mahmoud Abbas, premier interlocuteur d'Obama
Le nouveau président américain a appelé ce mercredi son homologue de l'Autorité palestinienne... avant de joindre le premier ministre israélien Olmert, le président égyptien Moubarak et le roi de Jordanie Abdallah II.
25 réactions

Barack Obama et Mahmoud Abbas à Ramallah en Cisjordanie, le 23 juillet 2008. (REUTERS)
Barack Obama avait promis de s’engager sur le dossier du Proche-Orient dès son entrée à la Maison Blanche. Ce mercredi, il a donc contacté le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, pour son premier appel à un dirigeant étranger depuis l’investiture. Le nouveau chef d’Etat a ensuite joint le premier ministre israélien Ehud Olmert, le président égyptien Hosni Moubarak et le roi de Jordanie Abdallah II.
Selon le porte-parole de Mahmoud Abbas, Nabil Abou Roudeina, surpris par «un appel aussi rapide», Obama a assuré au président palestinien qu’il entendait «œuvrer avec lui en tant que partenaire pour instaurer une paix durable dans la région». «Le président Obama a assuré que son administration allait travailler avec le président Abbas pour bâtir les institutions palestiniennes», a-t-il également ajouté.
Selon lui, «ce message après le massacre israélien à Gaza montre que le président Obama réalise que la seule issue à cette tragédie est un règlement politique garantissant les droits du peuple palestinien».
De son côté, la présidence du Conseil israélien a indiqué qu’Ehud Olmert avait «rendu compte de la situation à Gaza (au président américain) et déclaré qu’il espérait que les mesures prises par Israël, l’Egypte, les Etats-Unis et l’Europe pour prévenir la contrebande d’armes vers Gaza seraient couronnées de succès». Le premier ministre a ajouté espérer «que nous serons (ainsi) en mesure de consolider le cessez-le-feu et de poursuivre à l’avenir le processus de paix entre Israël et l’Autorité palestinienne».
D’après le porte-parole d’Obama, Robert Gibbs, le président américain Barack Obama s’est engagé à œuvrer «activement» à la paix au Proche-Orient «dès le début de son mandat» lors de ses appels aux dirigeants de la région.
(Source AFP)
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Re: Etats-Unis - Barack Hussein Obama a prêté serment

Message non lude lorie » 23 Jan 2009, 11:16

Je pense que trop de monde attendait Barack Obama comme le Messie !!

S'il arrive à terminer son premier mandat je pense qu'il va en décevoir plus d'un .. trop d'attente tue l'espoir
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Re: Etats-Unis - Barack Hussein Obama a prêté serment

Message non lude Georges » 23 Jan 2009, 17:30

M. Obama ferme Guantanamo et réengage son pays au Proche-Orient
LE MONDE | 23.01.09 | 14h23 • Mis à jour le 23.01.09 | 14h35
WASHINGTON CORRESPONDANTE


u deuxième jour de sa présidence, Barack Obama a ordonné la fermeture du centre de Guantanamo, mis la torture hors la loi, interdit à la CIA d'entretenir des prisons secrètes, et annoncé un engagement fort des Etats-Unis au Proche-Orient. "Nos actions, en défense de la liberté, seront aussi justes que notre cause, a-t-il dit. Nous, le peuple, nous maintiendrons nos valeurs fondamentales avec autant de vigilance que nous protégeons notre sécurité. L'exemple moral de l'Amérique doit de nouveau être le fondement et le phare de notre leadership global."


Dans une allocution au département d'Etat où Hillary Clinton, la nouvelle secrétaire d'Etat, n'était installée que depuis quelques heures, Barack Obama a tracé plus concrètement qu'il ne l'avait jamais fait les axes de sa politique étrangère. Visiblement fatigué par le train d'enfer qu'il mène depuis 48 heures, butant sur les mots mais déterminé à confronter au plus vite "les deux menaces les plus urgentes pour la sécurité globale" : le Proche-Orient et le noeud Pakistan-Afghanistan.

D'un trait de plume, M. Obama a tourné la page sur la "guerre" contre le terrorisme décrétée par le président George Bush après les attentats de septembre 2001. Son porte-parole, Robert Gibbs, a indiqué qu'aucune recommandation particulière n'avait été faite contre l'utilisation de l'expression, mais il est clair que le nouveau président a mis en oeuvre une logique radicalement différente. La révision de la politique antiterroriste est placée sous la coordination du ministère de la justice, et n'est plus le monopole du Pentagone. La CIA, qui est déjà affligée d'un directeur "civil" en la personne de Léon Panetta, devra rentrer dans le rang et appliquer le manuel du soldat, sans s'écarter des 16 techniques d'interrogatoire qui y sont recensées.

Et c'est au département d'Etat que le nouveau président a consacré sa première visite. "Je le dis sans réserve ni équivoque : les Etats-Unis ne torturent pas", a-t-il dit, sous les applaudissements des diplomates, ravis de revenir au centre de la scène et d'avoir en Mme Clinton une personnalité capable de défendre leur importance et leur budget. M. Obama ne remet pas en question l'idée d'un affrontement avec l'islamisme radical (dans son discours d'investiture il a parlé de l'"Occident") mais il entend y répondre en revenant aux valeurs fondamentales de l'Amérique. "C'est un accord qui remonte aux Pères Fondateurs, selon lequel nous adoptons certains comportements non pas seulement quand c'est facile, mais aussi quand c'est difficile", a-t-il souligné. "Nous avons l'intention de gagner ce combat, mais sur notre terrain."

M. Obama a identifié les deux zones d'urgence prioritaire, et il a nommé deux fortes personnalités pour s'en occuper. L'artisan de l'accord de paix de 1998 en Irlande, George Mitchell, est nommé envoyé spécial pour la paix au Proche-Orient. Celui des accords de Dayton pour la Bosnie, en 1995, Richard Holbrooke, devient représentant spécial pour l'Afghanistan et le Pakistan. Il fonctionnera comme une sorte de super-coordonnateur de l'aide civile, en liaison avec le général Petraeus et le commandement militaire. A ceux qui s'inquiètent déjà de querelles de prérogatives, Hillary Clinton a répondu qu'il n'y avait "qu'une seule équipe".

M. Obama a défini son objectif au Proche-Orient : "rechercher activement et énergiquement une paix durable entre Israël et les Palestiniens ainsi qu'entre Israël et ses voisins arabes". Il a rappelé que le Hamas devait reconnaître le droit à l'existence d'Israël et renoncer à la violence s'il voulait participer au processus. Mais il a eu des mots compatissants pour les Palestiniens, ce qui a été interprété par le New York Times comme le signe que son administration "pourrait s'efforcer d'atteindre un ton plus impartial". "Nos coeurs se tournent vers les civils palestiniens qui sont confrontés à une pauvreté étouffante depuis trop longtemps", a dit le président, annonçant que les Etats-Unis soutenaient "pleinement" une conférence des donateurs sur la reconstruction de Gaza, qui devrait se tenir en Egypte.

M. Obama a pris soin de préciser que l'assistance "sera fournie à l'Autorité palestinienne", alors que, comme le relève Philip Zelikow, l'ancien conseiller de Condoleezza Rice, celle-ci n'a aucune autorité à Gaza. "Est-ce que la politique est de remettre l'Autorité palestinienne au pouvoir à Gaza ?" interroge-t-il. Pour le professeur Joshua Landis, directeur du centre d'études du Moyen-Orient à l'université d'Oklahoma, "la stratégie de Bush depuis deux ans a été d'essayer d'affamer Gaza et de nourrir la Cisjordanie, dans l'espoir de conforter l'Autorité palestinienne. Cela n'a rien donné. Obama a besoin de faire quelque chose de neuf".



Corine Lesnes

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A Paris, la CIA dispose du centre "Alliance Base"

Paris abrite depuis 2002 un centre spécial, appelé "Alliance Base", où les services secrets de six pays (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Allemagne, Canada, Australie) échangent des informations sur les réseaux djihadistes internationaux et préparent des opérations secrètes de capture de personnes soupçonnées de liens avec Al-Qaida.

Son existence a été révélée en juillet 2005 par un article du Washington Post. "Alliance Base" a été au coeur, notamment, de l'arrestation à Paris en juin 2003 de l'Allemand Christian Ganczarski, qui fait l'objet d'une procédure judiciaire en France. Souvent saluée par l'administration Bush, la coopération des services secrets français pose la question du degré de connaissance que ceux-ci ont pu avoir du programme des "restitutions extraordinaires", ainsi que du bénéfice qu'ils ont pu en retirer en matière de renseignement.
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Re: Etats-Unis - Barack Hussein Obama a prêté serment

Message non lude Georges » 04 Juin 2009, 15:50

L'erreur du Caire
En s'adressant au «monde musulman» depuis le Caire, le président fait le jeu de Téhéran et des Islamistes.
|
jeudi 4 juin 2009

Si le discours prononcé au Caire, ce jeudi 4 juin, par le Président Barack Obama était censé inaugurer une nouvelle ère dans les relations qu'entretien Washington avec le monde musulman, la Maison Blanche pourrait vite déchanter. En terre d'Islam, la diplomatie publique est une discipline subtile et complexe, et tous les Présidents des Etats-Unis finissent par l'apprendre à leurs dépends.

Bien évidemment, quoi qu'Obama fasse ou dise, il ne pourra qu'améliorer les choses, tant les efforts déployés par l'administration Bush en terme de diplomatie s'étaient avérés ineptes. Pourtant, il faut bien rappeler que Bush avait lui aussi choisi de s'adresser directement aux populations arabes. Après tout, Bush avait pour projet principal d'émanciper le monde musulman; il voulait donner une voix démocratique au peuple. C'est pourquoi beaucoup d'hommes politiques de tous bords, comme Paul Wolfowitz, qui fut l'homme de confiance de Bush quant aux rapports diplomatiques avec le Moyen-Orient, s'inquiètent du fait qu'Obama ai choisit de prononcer son discours dans un Etat policier notoire: un tel acte pourrait être perçu comme un abandon de la politique émancipatrice des Etats-Unis.

Le vrai problème, c'est qu'Obama n'a rien appris des erreurs de Bush. Selon le journaliste et chroniqueur David Goldman (qui signe ses articles sous un pseudonyme, « Spengler »), en voulant parler au peuple arabe dans son ensemble sans passer par ses dirigeants, Obama fait du tort à un allié important, et ce sur son propre terrain.

« En s'adressant au « monde musulman » depuis le Caire », écrit Goldman, «Obama apporte de la crédibilité aux Frères Musulmans, au Hamas, et au reste des partisans de l'Islamisme politique, qui, justement, veulent que l'on s'adresse aux populations arabes comme si elles étaient un même peuple, défini par la religion musulmane.» En résumé, le Président des Etats-Unis fait le jeu de ceux qui veulent mettre un terme à la présence américaine au Moyen-Orient...

Depuis la fin de la première Guerre Mondiale et la mort de l'Empire Ottoman, il n'y a plus de «monde musulman» en tant que tel. Le califat fut dissout; Kemal Ataturk fit de la Turquie une république laïque ; et les états européens (en particulier la Grande-Bretagne et la France) réorganisèrent les vestiges Ottomans en états-nations, comme le Liban, la Syrie, la Transjordanie, la Palestine et l'Irak. Et même si les habitants du Moyen-Orient se sont souvent plaint, au cours des 80 dernières années, du fait que ces frontières avaient été imposées par les européens, il faut bien reconnaître que les dirigeants de la région sont parfaitement satisfait de leur sort (ce qui n'est pas toujours le cas de leurs sujets).

Contrairement aux véritables états-nations, ces régimes ne remplissent presque jamais les obligations du contrat social républicain; le bien-être des citoyens y est donc tout sauf une priorité. Reste que leur autoritarisme est une qualité appréciable aux yeux des gouvernements d'Europe et des Etats-Unis, car l'alternative est bien pire.

La diplomatie, le commerce et la guerre: voilà l'essence de nos relations bilatérales, et il est autrement plus complexe de discuter de ces sujets d'importance avec une confédération tribale. Et si notre aventure irakienne nous a appris une chose, c'est qu'au Moyen-Orient, la confédération tribale est la base de tout système politique. Il n'y a pas de «monde musulman» ; il n'y a que le chaos engendré par la lutte des clans. C'est pourquoi il est vital pour l'Amérique de préserver les quasi-états-nations du Moyen-Orient.

Maintenant que Washington a mis la promotion de la démocratie en sourdine, les seuls acteurs en mesure de menacer ces régimes sont les Islamistes et les groupes soi-disant indépendants, ainsi que l'état qui les contrôlent en sous-main : la République Islamiste de Téhéran. Le Président Obama n'a fait que reprendre, sans le savoir, la propagande diplomatique de Téhéran : le meilleur coup de pub que l'Iran pouvait espérer.

L'Ayatollah Ruhollah Khomeiny a introduit beaucoup d'idées importantes dans la pensée Islamique et dans sa pratique. Plus particulièrement, il a enseigné une notion qui reste hautement contestée, dite du velayat-e faqih, qui veut que le guide spirituel détienne également le pouvoir politique suprême. Mais cette contribution d'importance tient peut-être plus de la simplification que de l'innovation. A la question: Quelle est la raison d'être du musulman ?, Khomeiny a simplement répondu : la résistance.

Il y a 1,2 milliards de musulmans dans le monde aujourd'hui, de l'Inde aux Etats-Unis, en passant par l'Indonésie et les Emirats Arabes Unis; l'Islam est donc, en un sens, la plus hétérodoxe des religions. Certains prient comme ceci, d'autres comme cela ; certains sont noirs, d'autres sont blancs ; il peuvent être Arabes ou Chinois ; certains pensent encore qu'Ali aurait du être le successeur direct de Mohammed, quand la majorité affirment que personne d'autres qu'Abu Bakr n'aurait pu succéder au prophète de l'Islam.

En plus des Sunnites et des Chiites, il existe des communautés Soufies et Salafites, Wahabites et Zaidis, et des dizaines d'autres courants minoritaires. Malgré l'apparente simplicité de sa profession de foi (« J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité que Dieu et Mohammed est son envoyé »), l'Islam est le fruit d'un millénaire entier de traditions et de philosophie. L'Islam est complexe, et Khomeiny en a tiré une idée bien simpliste : être musulman, c'est s'opposer à l'Occident en général et aux Etats-Unis en particulier. Voilà comment Khomeiny voyait le monde musulman : pas comme un califat, et certainement pas comme une fascinante mosaïque de pratiques et de croyances diverses, mais comme une union forgée sur l'enclume de la résistance. C'est ce seul concept qui lie, pour prendre un exemple, les Frères Musulmans d'Egypte, une organisation Sunnite, et le Hezbollah, la milice Chiite du Liban.

Ce principe idéologique a de profondes conséquences stratégiques, car si les musulmans doivent s'opposer au Grand Satan, ils doivent également rentrer en conflit avec les alliés de l'Occident : par seulement le « Petit Satan » (Israël), mais aussi les pays à majorité Sunnite alliés de Washington. La campagne de diplomatie publique de Téhéran vise à désolidariser les populations arabes de leurs dirigeants, une tactique déjà utilisée en juillet 2006, par exemple, pendant la guerre entre le Hezbollah et Israël. Le soutient tacite des états Arabes pour la guerre menée par Israël contre l'état satellite de Téhéran, à savoir le Liban, a entraîné un grand mécontentement dans l'opinion publique. Sauf en Syrie, bien évidemment, qui, étant alliée de l'Iran, soutenait également le Hezbollah...

L'axe iranien s'en est moins bien tiré lors de l'attaque d'Israël contre le Hamas (l'un des nombreux atouts de Téhéran), l'hiver dernier. Quand le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, demanda à la population égyptienne de renverser leur président, Hosni Moubarak, pour le punir d'avoir soutenu Israël contre le Hamas, l'opinion publique se retourna contre le Hezbollah. Car si il arrive que les habitants de la vallée du Nil soutiennent la résistance à l'étranger, ils n'en veulent pas chez eux pour autant. Comment Nasrallah, ce « chauffeur de taxi », comme l'appellent certains Egyptiens, osait-il se mêler des affaires égyptiennes ? Ce fut un coup de chance phénoménal pour Moubarak : les égyptiens qui, il y a peu, soufflaient sur les braises de tout conflit mené pour la cause Islamique internationale, retrouvèrent soudain leur fibre patriotique, et redevinrent respectueux du régime. C'est pourquoi le discours d'Obama adressé au « monde musulman » est potentiellement dangereux : il efface les frontières de nos alliés arabes, et même si ces alliés ne sont pas tous recommandables, leurs frontières servent les intérêts américains ; en faire fi, c'est rendre service à l'Iran.

Le président dit qu'il prend la menace iranienne en compte, et qu'il sait à quel point le nouveau programme nucléaire de Téhéran met en péril la stabilité de la région. Il dit souhaiter remettre en marche le processus de paix israélo-palestinien, et ce en partie pour disposer d'un moyen de pression sur l'Iran. Il dit être d'accord avec les dirigeants du Moyen-Orient qui disent que la paix va renforcer les modérés et affaiblir les extrémistes ; mais est-ce vraiment ce qu'ils disent ?

Le président s'est arrêté à Riyad avant d'aller au Caire, afin de demander aux Saoudiens de faire quelques concessions sur le dossier israélien, en créant par exemple une cellule diplomatique à Tel-Aviv, ou, pour citer la formule du New York Times, en « créant de manière symbolique quelques visas touristiques pour des Israéliens, ou en acceptant d'organiser des conférences ouvertes et d'y convier des homologues Israéliens. » Mais les Saoudiens ne feront bien évidemment rien de tel. Accepter de prendre de telles mesures les ferait passer pour les laquais de l'Amérique et pour des crypto-sionistes, et l'Iran pourrait alors s'autoproclamer seul défenseur de la sacro-sainte résistance. Les alliés arabes de Washington le disent pourtant : le principal problème, c'est l'Iran. Mais Obama ne peut pas les entendre ; il est trop occupé... à mettre en place l'exacte décalque de la politique diplomatique de Téhéran.

Lee Smith

Traduit par Jean-Clément Nau
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