Il faut changer la constitution tunisienne
Pouvoir boire une bière en terrasse tranquille avec ta copine, c'est ça la démocratie.
C'est la constitution tunisienne qu'il faut changer, sinon ce mouvement ne sera pas une révolution. Pour le moment l'article 1er dit" La Tunisie est un Etat libre, indépendant et souverain ; sa religion est l'Islam". Cela légitime toutes ces lois toujours en vigueur qui condamnent l'homosexualité à 6 mois de prison, qui interdisent le concubinage, obligent une musulmane à épouser un musulman, etc., les lois sur le blasphème et je ne sais quoi encore. Finie la démocratie...
En 1968, en France, c'est parce que les étudiants n'avaient pas le droit de s'embrasser à la fac que tout a éclaté. La mini jupe a fait plus pour l'évolution de la société française que tous les écrits de Simone de Beauvoir.
L’homme le plus courageux de Tunisie serait celui qui, profitant de la liberté nouvelle proclamée, demanderait la création d'un parti homosexuel!
Le sexe est une arme politique, ce n’est pas pour rien que les Mollah le condamnent, il faut que les couples sortent dans la rue en se tenant par la main, s'embrassent sur les bancs publics comme disait Brassens!
C'est possible, en France avant 68 on s'embrassait en cachette aussi. La révolution du jasmin doit devenir aussi une révolution sexuelle.
Mais la constitution actuelle de la Tunisie lui interdit de réaliser une réelle démocratie, on ne peut à la fois prétendre s’inscrire dans la modernité et condamner des gens pour homosexualité ou interdire à une jeune fille d’épouser un chrétien.
C’est donc la constitution elle-même qu’il faut changer, elle a été faite il y a 60 ans, elle est obsolète, et il faut vite l'abroger car en plus de cette référence à la religion, dont se servent déjà les partis islamistes dans leur campagne électorale, elle oblige à mettre un partisan de Ben Ali en charge de l'intérim, en effet l’article 40 alinéa 3 précise:
«Le candidat est présenté par un nombre de membres de la Chambre des députés et de présidents de municipalités conformément aux modalités et conditions fixées par la loi électorale.»
On le voit en ce moment même, le président par intérim, le premier ministre, et même le ministre de l’intérieur sont des hommes de l’ancien régime. Ils se servent des textes pour voler la révolution du peuple tunisien.
Qu’est-ce qu’une révolution qui conserve les principes les lois et les gouvernants de l’ancien régime ?





