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Politique et Economie

Histoire et hypocrisie musulmane

Actualités dans le monde, Débats politiques et économiques intérieurs et internationaux - Opposition - Partis politiques - Leaders politique - Pouvoirs économiques.

Histoire et hypocrisie musulmane

Message non lude jojo_le_canard » 17 Oct 2006, 02:09

Au fil des topics et de recherches sur le net quelque chose me frappe de plus en plus.
C'est l'hypocrisie incroyable de la lecture de l'histoire que les musulmans ont.

Tout est de la faute des colonisateurs européens tandis que la colonisation arabe était un bienfait.

Les attaques brutales des Israeliens sont condamnés, bon pourquoi pas. Mais les attaques multiples des pays arabes sont soit oubliées soit justifiées. Alors qu'ils sont les premiers à avoir attaqué.

Les croisés sont vilains mais les arabes ayant envahi l'espagne sont gentils.

Et voilà que j'apprend le carnage incroyable des pillages arabes en inde qui fait passer Gengis Khan pour un enfant de coeur. Dingue que je n'en ai JAMAIS entendu parler jusqu'à maintenant. Comment après un truc pareil peut-on trouver autant de personnes qui vantent les conquêtes toutes mignonnes toutes gentilles des arabes???

Est-ce que c'est sur le net ou est-ce que c'est un discours qui se retrouve aussi dans les sociétés musulmanes?

Est-ce qu'il y a d'autres épisodes de ce genre (je pense surtout à l'afrique dont je connais très peu l'histoire)?

Est-ce que vous avez d'autres bons exemples de ce discours incroyable du "deux poids deux mesures"?
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jojo_le_canard
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Re : Histoire et hypocrisie musulmane

Message non lude Georges » 08 Fév 2008, 13:39

Il y a un site qui fait l'historique des guerres musulmanes.

http://histoireislam.free.fr/
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
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Re : Histoire et hypocrisie musulmane

Message non lude Yacoub » 04 Mai 2008, 15:47

Les régimes arabes modernisent… l’autoritarisme
Hicham Ben Abdellah El Alaoui

publié le dimanche 4 mai 2008



Depuis la première guerre du Golfe (1990-1991), les pays arabes du Proche-Orient et du Maghreb ont connu une succession de bouleversements qui, partout ailleurs, auraient déstabilisé bien des pouvoirs. Pourtant, la plupart ont réussi à maintenir des structures archaïques que ni la seconde guerre mondiale ni la décolonisation n’avaient fait disparaître. Une opposition efficace peine à émerger alors que les dirigeants tentent de se refaire une virginité aux yeux du monde.

Rappelons-nous le déluge de rhétorique optimiste déclenché par la chute du mur de Berlin, en novembre 1989, et par la première guerre du Golfe (janvier- mars 1991) : Saddam Hussein avait été expulsé du Koweït et un nouvel ordre mondial devenait désormais possible. Les règles du droit international et les résolutions des Nations unies seraient dorénavant appliquées partout − y compris en Palestine. Une vague de démocratisation et des droits humains deviendraient les mêmes sur l’ensemble du globe, et les régimes autoritaires seraient fortement incités (mais non contraints) à se démocratiser.

Sur le plan économique, les « ajustements structurels » (y compris les privatisations et la réduction des subventions étatiques), les accords de libre-échange, l’appel aux investissements et les incitations à entreprendre allaient enfin faire émerger de nouvelles classes moyennes. Ces acteurs sociaux et économiques, en symbiose avec d’autres forces nationales et internationales, propulseraient la région sur la voie du dynamisme économique et de la démocratisation. (…)

Vingt ans plus tard, le bilan de ces espérances dans les différents domaines (politique, économique, idéologique et relations internationales) est affligeant. Sur le plan politique, trois types de régime se partagent la région : les régimes « fermés » (Libye, Syrie, etc.), où il n’y a même pas l’apparence du pluralisme ; les régimes « hybrides » (Algérie, Egypte, Jordanie, Maroc, Soudan, Yémen), où l’autoritarisme coexiste avec des formes de pluralisme ; enfin les régimes « ouverts », dont le seul cas, pour l’instant, est celui de la Mauritanie, qui a connu une véritable alternance.

Couches moyennes sous contrôle

Sur le plan économique, si les politiques néolibérales ont stimulé la croissance, elles n’ont pas transformé ces pays en éléments dynamiques de l’économie mondiale, et n’ont certainement soulagé ni la misère ni les injustices sociales. Les pays pétroliers, bien entendu, croulent sous les devises mais ce n’est que grâce à l’envol du prix de l’« or noir », et cela ne reflète aucune innovation structurelle. Grâce à des instruments comme les fonds souverains, certains d’entre eux sont en mesure de « faire jouer leurs muscles financiers » en acquérant des morceaux de grands pays industriels en crise, diversifiant ainsi leurs sources de revenu. Mais ce n’est là qu’une conséquence des carences du Nord et nullement le signe d’une transformation réussie des structures économiques. Quand aux autres grands pays arabes, ils continuent d’être confrontés au grave problème des populations massives des jeunes dans la misère. (…)

Les nouvelles couches moyennes, elles, restent dépendantes du flot des revenus du pétrole et plus généralement des relations sociales clientélistes, qui n’ont pas été brisées. Monarchique ou républicain l’Etat autoritaire perdure, faisant preuve d’une grande faculté d’adaptation. Les hommes d’affaires doivent à l’Etat leurs réseaux d’influence et leurs contrats ; les entrepreneurs plus modestes − et jusqu’aux marchands ambulants − doivent continuer de se soumettre aux directives ministérielles, aux règlements tatillons et à la règle des pots-de-vin. Même les professions libérales et intellectuelles demeurent tributaires des institutions étatiques et paient au prix fort toute transgression des limites prescrites.

Assurément, l’étiquette « couches moyennes » est élastique et recouvre un large éventail de groupes sociaux, des hommes d’affaires aux enseignants, des infirmières aux commerçants, des artistes aux fonctionnaires. Les uns sont issus de familles de vieilles souches solidement implantées localement ou nationalement ; d’autres sont les premiers de leur famille à s’élever au-dessus du niveau de subsistance et à sortir de l’illettrisme ; parmi ceux-ci, bon nombre retomberont dans la misère à la première crise. Des hauts gradés militaires appartiennent désormais à la nouvelle bourgeoisie, détenteurs qu’ils sont d’importants avoirs dans l’économie nationale. Avec les hauts fonctionnaires et bureaucrates qui ont accumulé des richesses grâce à leur poste, ils constituent un secteur des « couches moyennes » hostiles à tout changement. (…)

En même temps, ces différentes « couches moyennes » ne constituent qu’une partie infinitésimale de la population de pays où l’immense majorité vit proche du seuil de subsistance et où l’instruction publique existe à peine.

Sur le plan idéologique, tous ces groupes s’accordent pour exiger la « démocratie » mais ils se divisent d’une manière très spécifique à leur région sur telle ou telle question importante. Depuis le début des années 1990, les formes prises par la libéralisation économique et politique n’ont pas permis de faire avancer les idées progressistes et laïques parmi les couches moyennes et populaires. L’islamisme, sous ses différentes formes, est arrivé à apparaître comme le meilleur porte-parole des mécontentements et des exigences de changement, même parmi des groupes traditionnellement de gauche et laïques, comme les étudiants.

Si les voix laïques et islamistes font partie d’un même grand chœur exigeant la démocratisation, les uns chantes la mélodie d’un ordre social fondé sur le droit et sur les principes politiques modernes universellement admis, les autres psalmodient les principes d’un ordre politique fondé sur un ensemble de préceptes coraniques. Les uns cherchent à établir la souveraineté de la volonté populaire délimitée par le droit ; les autres à établir la souveraineté absolue d’un système de croyance. (…)

Bref, les « réformes » infligées à notre région depuis quinze ou vingt ans − sous la pression de l’Occident − n’ont pas conduit sur ce chemin qui mènerait inexorablement de la libéralisation économique à la démocratie, en passant par la modernisation et la sécularisation. Elles ont au contraire apporté la preuve irréfutable q’aucun lien mécanique n’existe entre ces différents stades. (…)

Des dirigeants qui ont peur de leurs peuples

Beaucoup de régimes fondent leur légitimité sur de grands récits nationalistes quasi mythiques dans lesquels ils figurent comme libérateurs et défenseurs de la nation face à la domination étrangère, parfois aussi comme défenseurs de la foi. Ces histoires sont souvent véridiques : beaucoup de partis et de familles au pouvoir ont effectivement joué un rôle héroïque dans la conquête et la conservation de l’indépendance nationale. Largement disséminées par les médias officiels, ces mythologies « unificatrices » ont crée une fausse identification entre le régime et la société, souvent avec l’appui enthousiaste d’intellectuels cherchant à désamorcer la dissidence et à encourager la docilité.

Mais, dans tous ces grands récits, il y a toujours des absents : en Egypte, ce sont les coptes, au Maroc et en Algérie, les Berbères ; dans d’autres pays, les Kurdes ou les chiites. Sous le voile, les tensions sociales étaient réfractaires à cette homogénéisation et les dirigeants avaient peur de leur propre peuple, terrifiés à l’idée de toute véritable ouverture politique. Certaines formes d’autoritarisme ont une teinte populiste ; d’autres vont jusqu’à célébrer le peuple. Mais sous ces façades paternalistes, les gouvernements et les élites méprisent le peuple sous prétexte que celui-ci leur devrait l’indépendance ainsi que les acquis de la nation.

Aux cours des deux dernières décennies, la magie de ces idéologies unificatrices a perdu de son pouvoir. Désormais, l’Etat autoritaire doit faire face à tout un vivier de nouveaux groupes, chacun avec son propre sujet de mécontentement, et qui ne peuvent tout être bâillonnés ou achetés. En même temps, ces groupes se méfient les uns des autres. (…)

Les régimes autoritaires ont appris à tourner à leur avantage ces divisions. L’Etat ne se présente plus en défenseur rigide de sont droit à exercer seul le pouvoir sur une populace incompétente ; il est devenu plutôt le protecteur des opposants « modérés » contre leurs frères ennemis, les « extrémistes ». (…)

Le scénario « extrémistes contre modérés » facilite une plus grande souplesse tactique des régimes. Il n’est plus nécessaire de truquer ouvertement les élections. On peut admettre la participation de davantage de partis d’opposition. Le parti dominant peut se permettre de n’emporter que 70 % ou même 60 % des suffrages au lieu des 90 % habituels. Davantage de voix se font entendre dans les médias − surtout la presse écrite − où les contraintes sont moins sévères qu’avant, mais les lignes rouges à ne pas franchir tout aussi précises. On n’éprouve plus le besoin de mettre autant de gens en prison, ni pour aussi longtemps − exceptés les « extrémistes », bien sûr. L’Etat fait feu de tout bois, il crée ses propres médias, ses propres organisations non gouvernementales (ONG), son propre simulacre d’une société civile.

Il s’agit d’une mise en scène, d’une rationalisation limitée de l’ordre politique. L’Etat autoritaire n’a pas été transformé par la démocratisation, il s’est affublé de ses accessoires. On pourrait, par dérision, le nommer « autoritarisme 2.0 ».

Les facteurs géopolitiques pèsent sur ces évolutions. L’étroite implication de la région dans la politique mondiale remonte au pacte entre le président américain Franklin Delano Roosevelt et le roi saoudien Abdelaziz Ibn-Saoud, en 1945, sur l’approvisionnement du pétrole. (…)

Mais, à partir de 2001, l’administration de Georges W. Bush a opté pour une nouvelle lecture du pacte avec la région : la priorité des Etats-Unis ne serait plus la stabilité mais l’instauration de la démocratie, au besoin par la force. Cet abandon d’un vieux principe a effrayé nombre de régimes, mais l’opinion arabe l’a vite senti : cette ferveur démocratique n’était que le camouflage d’un programme d’interventions dans le seul intérêt des Etats-Unis et d’Israël. Les régimes locaux ont vite appris à déchiffrer les déclarations contradictoires venues d’Occident et retrouvèrent leur confiance. Une façade démocratique allait leur suffire, à condition d’apporter leur pierre à la « guerre contre le terrorisme » et de ne pas s’opposer trop vigoureusement à l’hégémonie des Etats-Unis ni aux intérêts d’Israël.

Résistances courageuses mais divisées

(..) La démocratie est sans doute en crise ailleurs dans le monde parce qu’elle n’a pas tenu ses promesses. Dans cette région, elle est dévalorisée avant d’exister ; le mot même est discrédité. Dans l’opinion publique arabe, « démocratie » est devenu le symbole honni de l’hypocrisie des régimes répressifs, du programme néoconservateur d’attaques préemptives et des ingérences étrangères en général. Ce discrédit a même frappé les ONG. Certaines d’entre elles se sont mercantilisées et, par là même se sont déconnectées des réalités locales. L’avenir et la vision de leurs cadres se sont tournés vers l’Occident qui les subventionne ; le militantisme a cédé au choix des carrières. (…)

Minces sont les espoirs de démocratisation. Les acteurs traditionnels du changement − militants syndicaux ou politiques, étudiants − paraissent plus affaiblis que jamais. Les nouveaux acteurs − minorités régionales ou linguistiques, journalistes, intellectuels indépendants − peinent encore à s’unir et à desserrer l’étau d’une politique autoritaire implantée de longue date.

Nous ne pouvons prédire quels seront les instruments de changement qui émergeront un jour à partir des résistances latérales qui se multiplient. En Egypte et au Pakistan, des magistrats et des avocats résistent courageusement à la destruction de l’indépendance judiciaire. Au Maroc et en Algérie, des journalistes se battent pour la liberté de la presse. Partout dans e monde musulman, des jeunes théologiens inventent de nouveaux liens entre islam, démocratie et modernisation. L’Etat autoritaire sait absorber et détourner le changement, mais il n’est pas une machine parfaite et impénétrable. Les espaces qu’il a crées pour ses propres manœuvres constituent aussi de vrais champs d’action politique. Il y aura des percées ; il faut s’attendre à l’inattendu. La majorité des transitions démocratiques qu’on a pu observer dans le monde depuis les années 2000 se sont produites dans des pays autoritaires « hybrides ».

Pour contribuer aux changements, il faut « indigéniser » le message progressiste, revigorer le sentiment d’un objectif partagé, englobant la nation et l’islam, mais ne se bornant pas à eux ; présenter une vision qui s’adresse aux besoins immédiats des gens tout en les impliquant dans des projets plus vastes de paix et de démocratie. (...)


Hicham Ben Abdellah El Alaoui (29 avril 2008)

publié par Centre tricontinental

http://www.cetri.be/spip.php ?article593&lang=fr
"Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau."
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Re : Histoire et hypocrisie musulmane

Message non lude Victorien2 » 05 Mai 2008, 00:45

Bonsoir Jojo-le-canard,
Les historiens arabes et les muzz excellent dans les tours de passe-passe sémantiques. Ils n'emploient pas le terme de colonisation pour désigner les territoires dont ils se sont emparés et où ils ont imposé leur religion de bédouins. Il appellent ça "ouverture", fath en arabe.
C'est en effet une singulière conception de l'ouverture : on ouvre des pays et des territoires à la vraie religion. Par la violence, naturellement.
C'est si enraciné dans les mentalités que nous avons eu, ici même, des forumeurs se déclarant athées ou agnostiques et néanmoins admirateurs de Mahomet parce qu'il fut, assuraient-ils, à l'origine d'un immense empire et d'une civilisation sans pareille. Le moyen employé pour cela ? L'ouverture, naturellement. Nos chers forumeurs ne s'étendaient jamais sur cette notion d'ouverture.
Ne vous étonnez donc pas si l'OLP a appelé son mouvement al-fath, improprement transcrit en français le Fatah.

La colonisation ne peut être que le fait des Occidentaux, ben voyons.

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Re : Histoire et hypocrisie musulmane

Message non lude Georges » 07 Aoû 2008, 13:45

Démocratie et islam. C'est le mélange de l'eau et du feu, c'est impossible.

Coup d'Etat en Mauritanie, le premier président démocratiquement élu arrêté
MAURITANIE - 6 août 2008 - par AFP


Le chef de l'Etat mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi, premier président démocratiquement élu depuis l'indépendance du pays en 1960, a été arrêté mercredi à Nouakchott au cours d'un coup d'Etat sans effusion de sang mené par le chef de la garde présidentielle qu'il venait de limoger.

Les putschistes se sont organisés en "conseil d'Etat", dirigé par le général Mohamed Ould Abdel Aziz.


"Je m'engage personnellement à préserver l'Etat de droit, les libertés des citoyens et les institutions démocratiques existantes", a dit le nouvel homme fort de Nouakchott dans une interview aux journaux suisse Le Temps et belge Le Soir.


Dans un communiqué lu à la radio nationale, la junte a promis une élection présidentielle "libre et transparente" dans "une période qui sera la plus courte possible".


Ce coup de force intervient quinze mois après l'élection présidentielle du printemps 2007, saluée comme un "modèle démocratique" pour l'Afrique et le monde arabe, et trois ans après le coup d'Etat militaire qui avait renversé en août 2005 le président Maaouiya Ould Taya.


Le général Ould Abdel Aziz, 52 ans, chef d'état-major particulier du président et commandant de la garde présidentielle, que le président avait démis de ses fonctions mercredi matin, est très vite apparu comme le chef des putschistes.


Peu après 09H00 (locales et GMT) à Nouakchott, "des membres de la garde présidentielle ont arrêté le président à sa résidence, et le Premier ministre Yahya Ould Ahmed Waghf à son bureau", a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'institution présidentielle, Abdoulaye Mahmadou Ba. Ils ont été emmenés à la caserne de la garde présidentielle, tout comme le ministre de l'Intérieur, selon des sources sécuritaires.


"Cela s'est fait sans violence pour la bonne raison que ce sont des éléments putschistes qui assuraient la sécurité du président", a-t-il précisé.


Le président avait pris mercredi matin un décret nommant de nouveaux officiers à la tête de la garde présidentielle, de l'état-major national et de la garde nationale. "Trois généraux ont refusé d'obtempérer" et "sont entrés en rébellion", a commenté le porte-parole.


Le porte-parole de parlementaires "frondeurs", Sidi Mohamed Ould Maham, a appelé mercredi "tous les citoyens" à participer jeudi matin à Nouakchott à "une marche de soutien" aux putschistes et leur chef. "Nous soutenons le +mouvement correctif+", a-t-il dit au sujet du coup d'Etat.


Au même moment, le porte-parole du président renversé appelait la communauté internationale à "ne reconnaître en aucun cas" le pouvoir des putschistes, dans un entretien téléphonique avec le bureau de l'AFP à Dakar.


L'aéroport de Nouakchott, fermé mercredi dans la journée, a de nouveau ouvert dans la soirée. Aucune violence n'a été rapportée dans la capitale.


Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a dit regretter "profondément" le coup d'Etat, fermement condamné par l'Union africaine (UA), la Commission européenne et la présidence (française) du Conseil de l'Union européenne.


Les Etats-Unis ont également condamné ce coup de force. La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a appelé les putchistes à libérer le président et le Premier ministre et à restaurer "immédiatement" le gouvernement légitime.


Le chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade a "conseillé" mercredi à la junte de "veiller" à la sécurité du président renversé et de ses proches.


Le parti du président renversé, le Pacte national pour la démocratie et le développement (PNDD) a, dans un communiqué, rejeté "totalement ce retour à l'ère des coups d'Etat".


De son côté, le principal parti de l'opposition, le Rassemblement des forces pour la démocratie (RFD), a "compris" ce coup de force.


Ancienne puissance coloniale, la France a souligné son attachement à la "stabilité" de la Mauritanie, pays pauvre en grande partie désertique, frappé depuis fin décembre par trois attaques de la mouvance d'Al-Qaïda et affecté par la crise alimentaire mondiale.


Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali ont dépêché à Nouakchott le secrétaire général de la présidence tournante de l'Union du Maghreb arabe --dont la Mauritanie fait partie-- pour "suivre l'évolution de la situation".


Le secrétaire général de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) Ekmeleddin Ihsanoglu s'est dit "particulièrement choqué" par le coup de force.
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Re : Histoire et hypocrisie musulmane

Message non lude dexter » 07 Aoû 2008, 13:55

Preuve que mahomet a agresser le premier ses voisins

http://en.wikipedia.org/wiki/Battle_of_Mu%27tah

Bizarement, j'ai pas trouver cette page en francais, l'hypocrisie de la religion de paix et d'amour surement :lol: , les musulmans officielles viennent nous expliquer que le coran ne donne que le droit a l'auto défense en dernier recours, et personne pour les contredire ou leurs demander des preuves si facile a produire.
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Re: Re : Histoire et hypocrisie musulmane

Message non lude selene » 08 Aoû 2008, 21:44

Victorien2 a écrit:Bonsoir Jojo-le-canard,
Les historiens arabes et les muzz excellent dans les tours de passe-passe sémantiques. Ils n'emploient pas le terme de colonisation pour désigner les territoires dont ils se sont emparés et où ils ont imposé leur religion de bédouins. Il appellent ça "ouverture", fath en arabe.
C'est en effet une singulière conception de l'ouverture : on ouvre des pays et des territoires à la vraie religion. Par la violence, naturellement.
C'est si enraciné dans les mentalités que nous avons eu, ici même, des forumeurs se déclarant athées ou agnostiques et néanmoins admirateurs de Mahomet parce qu'il fut, assuraient-ils, à l'origine d'un immense empire et d'une civilisation sans pareille. Le moyen employé pour cela ? L'ouverture, naturellement. Nos chers forumeurs ne s'étendaient jamais sur cette notion d'ouverture.
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Normal que ces gens nagent dans l' hypocrisie et la mauvaise foi la plus crasse puisque leur croyance elle-même est une escroquerie issue d'un individu vil et habité par le vice , le mensonge , la roublardise et la violence la plus primaire !
Dès lors en véhiculant une pareille idéologie , comment peuvent-ils ne serait-ce qu'avoir une simple notion de ce que peuvent être des valeurs nobles comme la franchise , l' objectivité , la recherche de ce qui est juste et l' amour de la VERITE ????
C'est impossible , il n' y a d'ailleurs qu'à regarder l' état des sociétés musulmanes sans exception et de voir à quel point elles sont gangrérnées par cette hypocrisie qui les ronge !
Idem sur leur comportement en Occident où dès qu'ils sont confortablement installés , ils commencent à grimper aux rideaux , font chier tout le monde puis font semblant de jouer les victimes et retournent complètement le problème à leur avantage en disant qu'ils doivent se défendre !
Eh bien dis-toi bien que rien n' a changé sous le soleil depuis le temps des bédouins du 7ème siècle dont nos musulmans d'aujourd'hui ne font que perpétuer les coutumes barbares et la mentalité détestable !
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Re : Histoire et hypocrisie musulmane

Message non lude Victorien2 » 08 Aoû 2008, 22:19

Bonsoir Selene,
Vous dites à votre façon ce que Wafa Sultan dit dans son bel article placé dans un fil post-il de ce forum. En ce qui me concerne, j'ai dit et redit dans plusieurs postes que l'islam a institutionnalisé les moeurs bédouines en les érigeant en norme. Partout où l'islam se manifeste, les moeurs bédouines se manifestent avec lui. On n'en sortirait pas si on ne sort pas de l'islam.
Vous écrivez à la mitraillette (j'aime bien votre style), mais faites gaffe quand même, vous allez encore vous faire traiter de raciste :)

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Re : Histoire et hypocrisie musulmane

Message non lude Yacoub » 09 Aoû 2008, 11:09

Ils sont minoritaires mais ils pèsent de plus en plus lourd. Salafistes, wahhabites, habaches, Frères musulmans ou membres du Tabligh, ces petits groupes islamistes ou fondamentalistes ont lancé l’offensive auprès des musulmans de France. Divisés, intolérants, souvent violents, ils prétendent imposer à tous leur conception intégriste de l’islam. Au moment où se crée pour la première fois une institution représentative des musulmans de France, le défi islamiste inquiète. A tel point que, désormais, les partisans d’un islam modéré, largement majoritaires, ont choisi l’affrontement


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«Voilà ce qui arrive lorsqu’on accueille des fanatiques dans notre mosquée. Ces gens n’ont rien à voir avec l’islam. Ils font plus de mal que de bien. Il faut les virer d’ici.» L’ambiance est tendue à la mosquée Salam d’Argenteuil. Il faut dire que les nouvelles ne sont pas bonnes. «Le Parisien» du jour présente la mosquée comme l’un des seize lieux de culte les plus surveillés par les services du contre-terrorisme. A l’entrée de la salle de prière, située en face des usines Dassault, des fidèles en colère se rassemblent pour commenter l’information. Pourquoi les assimiler à Al-Qaida? Dans le bureau du président, on essaie de comprendre. «C’est la faute aux salafistes. Depuis qu’ils prient ici, on n’a que des ennuis», se plaint Abdelhamid. «J’ai souvent mis en garde les responsables, regrette Karim, contre des comportements qui pourraient être mal interprétés.» Karim fait référence à des jeunes de la mosquée qui ont été interpellés après un séjour au Yémen où ils voulaient apprendre l’arabe. «Quel est l’intérêt d’aller au Moyen-Orient alors que nous dispensons d’excellents cours ici? s’interroge-t-il. Même si ces jeunes n’ont rien à se reprocher, il ne faut pas qu’ils prêtent le flanc aux policiers et à la presse pour alimenter les fantasmes contre l’islam.» Montrés du doigt, les salafistes, partisans d’un islam pur et dur, n’ont plus qu’à bien se tenir. Le temps de la fitna (discorde) est revenu. Plus question de s’en tenir à la commode et fausse opposition entre l’Occident et l’Islam. Le choc des civilisations attendra. Pour l’heure, «11 septembre» oblige, la parole des fidèles s’est libérée, et certains n’hésitent plus à balayer devant leur porte avant de rejeter toutes les responsabilités sur l’Occident. Avant les événements de New York et Washington, cette idée était taboue. On lavait son linge sale en famille, loin des oreilles infidèles. Depuis, cet unanimisme de façade a volé en éclats. Les débats sont vifs, parfois même violents. Critiques et insultes fusent entre leaders des différents courants de l’islam. Chez certains, le discours est guerrier et l’humeur à l’offensive. L’excommunication n’est pas loin... Pourtant les islamistes et les fondamentalistes sont largement minoritaires. La majeure partie des musulmans de France ne fréquentent pas la mosquée. Les autres, moins de 10%, pratiquent un islam tranquille et traditionnel. Mais islamistes et fondamentalistes impriment leur marque au débat. Même s’ils sont quelques milliers en France, divisés en sectes rivales, leur activisme inquiète. Que faire face à leurs excès largement relayés par les médias? La majorité paisible des musulmans a décidé de ne plus se taire, quitte à étaler publiquement ses divisions. Islam contre islam. Modérés contre extrémistes. Radicaux contre d’autres radicaux. La guerre des mosquées a commencé. Le Prophète l’avait prédit. Sa communauté se divisera en 73 sectes. Une seule n’ira pas en enfer. Qui donc échappera au feu éternel? Les Frères musulmans, matrice idéologique de l’islamisme moderne née en Egypte au début du xxe siècle? Les tablighis, piétistes d’origine indo-pakistanaise? Les soufis, courant mystique de l’islam? Les habaches, confrérie soufie aux accents sectaires? Les sécessionnistes chiites? Ou bien encore les salafistes, principale cible des affrontements interreligieux depuis les attentats aux Etats-Unis? Tous sont présents en France et prêchent activement, si l’on peut dire, pour leur paroisse. Il faut, si l’on veut savoir où va l’islam de France, s’y reconnaître dans ce maquis. Revue de détail. 1. Le défi salafiste Du mot salaf (anciens), les salafistes prônent un islam rigoriste, voire rétrograde. Un islam calqué sur la vie des trois califes qui ont succédé au Prophète: Abou Bakr, Omar et Othman. Ils prétendent vivre comme ces pieux ancêtres en rejetant toute innovation blâmable (bida). Dans la famille du salafisme, le wahhabisme est le courant le plus implanté. Rattaché au régime saoudien, le wahhabisme est né de l’alliance d’un guerrier, al-Saoud, et d’un prédicateur, al-Wahhab, au milieu du xviiie siècle. Les musulmans modérés reprochent aux wahhabites d’avoir nourri la rage des terroristes islamistes. Si la grande majorité des salafistes ne sont pas partisans de la violence politique, les responsables de la lutte antiterroriste estiment que c’est bien de leurs rangs que sortiront les prochaines générations d’activistes radicaux. En France, le salafisme est en expansion depuis deux ans. Les salafistes sont souvent des jeunes d’une vingtaine d’années. Généralement, ils prient entre eux par petits groupes d’une dizaine de fidèles et évitent de se mélanger avec les autres croyants. Mais ils ne peuvent s’empêcher de prodiguer leurs conseils. «Ce qui entraîne de nombreuses frictions au sein des mosquées qu’ils fréquentent, peste Abdelhamid. Ils prétendent nous apprendre à prier. Ils veulent nous obliger à porter une tenue particulière et à nous prosterner dans une position précise: comment tenir ses mains, placer ses pieds, quelle longueur doit avoir notre barbe…» Abdelhamid a 54 ans. Il prie depuis son adolescence, qu’il a passée au Maroc. Il ne supporte plus les leçons de maintien de «ces jeunes qui portent la djellaba avec des baskets Nike ou Adidas». Un comble pour des gens qui détestent le mode de vie occidental. Dans les lieux de prière, le fossé entre les générations ne cesse de se creuser: d’un côté les chibanis (immigrés de la première génération), de l’autre les salafistes. Face aux chibanis qui savent à peine lire et écrire dans leur langue maternelle, les salafistes, un brin vaniteux, veulent imposer un «bricolage théologique» souvent fabriqué à partir d’une lecture bâclée du Coran et d’autres ouvrages d’illustres savants. Au début, ils impressionnent les fidèles, mais rapidement ces apprentis zélotes sont rejetés à cause de leur pointillisme et de leur manichéisme. Car toute leur vision de la vie tient à l’opposition entre le licite (halal) et l’illicite (haram): la senteur de vanille est-elle halal? Puis-je manger dans un fast-food? La gélatine est-elle haram? Puis-je déjeuner dans un avion? Tous les fromages sont-ils permis? Pour imposer leur conception rétrograde de l’islam, certains ont même tenté de prendre la direction des mosquées. Leur technique d’infiltration est simple: ils se présentent comme les seuls vrais croyants, respectueux du message divin et de la tradition (sunna), et à ce titre exigent qu’on suive leurs recommandations. A Rouen, c’était il y a deux ans environ, des fidèles ont fait un voyage d’études en Arabie Saoudite. A leur retour, ils ont distribué des tracts à la sortie de la mosquée. Dans ces documents, ils attaquaient de front les autres écoles de l’islam. «Certains des membres de ce groupe, rapporte Farid B., diffusaient une cassette vidéo dans laquelle le cheikh Rabi Madakha Ali exhortait les musulmans à quitter cette terre impie.» La polémique a fini par déborder de l’enceinte de la mosquée. Sur le trottoir, les gens se sont affrontés. «Nous avons donc mis une bonne raclée à ces fauteurs», conclut Farid B. Affaire classée… A Roubaix, Ahmed, travailleur social, a fréquenté la mosquée Archimède, considérée comme l’un des plus anciens points de ralliement des salafistes arrivés d’Algérie en 1991. «A l’époque, ils étaient les seuls à faire les prêches en français et en arabe. De plus, ils se rendaient très disponibles. On avait le sentiment d’être bien entourés.» Mais avec les événements d’Algérie, la mosquée a évolué et Ahmed s’en est détourné. «Je voulais apprendre à vivre mon islam en France, alors qu’eux ne nous parlaient que du régime mécréant des généraux algériens et de la lutte des musulmans du monde entier contre les infidèles et les croisés.» Aux Mureaux, dans les Yvelines, les salafistes sèment la discorde au sein des familles. Depuis quelques mois, Pascale a peur pour son fils Marc, âgé d’une vingtaine d’années. Il y a deux ans, Marc a perdu son meilleur copain dans un accident de voiture. Un drame qui a bouleversé ce jeune homme psychologiquement fragile, passionné de basket et élève en BEP comptabilité. «Nous sommes même allés ensemble au Maroc voir la famille de son ami», explique Pascale. Mais rien n’y fait, Marc ne se remet pas. A la même époque il décide de se convertir à l’islam. Au début, Pascale, qui n’a rien contre cette religion, respecte son choix. Puis la situation se gâte. «Il s’est peu à peu éloigné de nous. Il refusait de voir ses amis et ne parlait plus avec sa propre sœur.» En janvier 2002, Marc est exclu de son lycée parce qu’il refuse de retirer le keffieh qui lui couvre la tête. Son discours aussi change. Plus question de condamner les attentats du 11 septembre comme il l’a fait au lendemain du drame. «Il est maintenant persuadé que c’est un complot des Etats-Unis.» Pascale a tout tenté pour le raisonner, mais «le dialogue est devenu impossible». Elle a bien entrepris de lui faire rencontrer d’autres musulmans, mais Marc a systématiquement décliné ses invitations au prétexte que les seuls vrais musulmans vivent en Arabie Saoudite… Il y a quelques semaines, Marc est parti précipitamment au Maroc où il s’est marié sans prévenir sa mère. Dans sa chambre, Pascale a retrouvé de nombreux ouvrages salafistes. 2. La réaction des habaches A la tête du front antisalafiste, l’Association des Projets de Bienfaisance islamique en France (APBIF), plus connue sous le nom d’Habache, a lancé une grande campagne contre les émules du wahhabisme. Créé au Liban au début des années 1970 par le cheikh el-Harrari, originaire d’Erythrée, ce mouvement puise ses origines dans une branche soufie rattachée à la confrérie Rifaiya de Damas. Puis très vite, remarque un policier français, avec l’appui de la Syrie, il se transforme en «véritable machine de guerre contre le wahhabisme». L’une des grandes figures médiatiques du habachisme en France n’est autre que Abd Samad Moussaoui, le frère de Zacarias Moussaoui, considéré par les Américains comme le 20e homme du commando du 11 septembre. Auteur d’un livre (1) qui raconte le parcours de son cadet, Abd Samad règle ses comptes avec le wahhabisme. Ce mardi 19 novembre, comme chaque année, l’APBIF a invité des membres de la communauté musulmane de France, des diplomates et des journalistes à son banquet de rupture du jeûne. La réception a lieu dans les locaux feutrés de l’Unesco, au 7e étage. L’organisation est parfaite, le service d’ordre imposant. Les convives ont troqué la djellaba pour le costume trois pièces. Le repas aux mille saveurs est servi pendant qu’une chorale d’une vingtaine d’hommes récite des chants et des évocations soufies à la gloire d’Allah et de son Prophète. Bref, rien n’est laissé au hasard pour assurer le succès de la manifestation. A la tribune, le président de l’APBIF, Walid Dabbous, trace la voie à suivre: haro sur l’extrémisme wahhabite! Tel Voltaire voulant combattre le fanatisme catholique en cultivant les fruits de la raison, Walid Dabbous milite pour un islam qui cultive les fruits de la modération. Mais ce docteur en informatique niçois n’a rien d’un Candide. A un «Traité de la tolérance» il préfère une déclaration de guerre contre «l’idéologie wahhabite et terroriste, l’appel qotobiste et extrémiste [les Frères musulmans, NDLR]…». Réparties à chaque table, les troupes reprennent en chœur le message du chef. «Nous sommes en guerre contre ces groupes, reconnaît Ahmed, mais nos armes sont l’intelligence et la persuasion.» A voir… Car sur le terrain le choix des armes est différent. Disons qu’elles semblent moins pacifiques... «Au début des années 1990, se souvient un policier chargé de la surveillance des groupes islamistes, les habaches se rendaient souvent à la Mosquée de Paris pour provoquer les militants du FIS qui distribuaient des tracts. Nous sommes souvent intervenus pour faire cesser les bagarres.» A Montpellier, l’un des fiefs de l’APBIF, on garde aussi un mauvais souvenir des habaches. Salim est médecin. Il militait au sein de l’association Tous Citoyens. Objectif: inviter les jeunes issus de l’immigration à remplir leur devoir civique. Mais au lendemain du 12 décembre 1999, Salim a tout arrêté. Ce jour-là, il avait organisé une rencontre à la salle Renaissance en plein centre-ville sur le thème «l’Islam dans la République». Parmi les invités: Abdel Aziz Chambi, militant musulman venu de Lyon pour faire partager son expérience. Près de 300 personnes s’étaient déplacées pour écouter les conférenciers et poser des questions. «Au bout d’une heure de conférence, se rappelle Salim, les militants habaches ont commencé par nous contredire violemment en nous accusant d’être des musulmans ignorants.» Abdel Aziz Chambi se souvient même qu’Abd Samad Moussaoui l’a pris à partie en l’accusant d’«être pire que les juifs et les croisés»! Résultat: la rencontre tourne au pugilat. Les chaises volent, les coups pleuvent. La police est obligée d’intervenir pour séparer les protagonistes. Salim dépose plainte contre l’association des habaches. Mais la justice n’a donné aucune suite à cette affaire. Les habaches se sont même rendus au cœur du rassemblement des Frères musulmans pour les défier. En 2000, lors de la grande rencontre annuelle du Bourget, ils ont sifflé le discours du cheikh al-Qaradaoui, l’une des plus importantes personnalités du mouvement. Du coup on s’interroge. Les habaches useraient-ils d’un double langage: démocrates avec les Occidentaux et intolérants à l’égard des autres courants de l’islam? Rachid était un des leurs jusqu’en 1998. Il a rompu avec eux à cause de «leur sectarisme». Avec le recul, il estime avoir été embrigadé par un discours qui rejette tous les autres croyants. «Les habaches vous transmettent la haine et la méfiance des autres. Du coup, on s’isole du reste de la société.» Quatre ans après avoir rompu avec eux, Rachid reste amer. Son jeune frère fréquente toujours leur mosquée. Pis, il a excommunié ses propres parents, qu’il traite de mécréants. «Les habaches sont une minorité dans l’islam de France, explique un policier. Ils ne représentent pas une menace pour la sécurité. En revanche, ils ne facilitent pas l’intégration des jeunes musulmans.» Comme à l’occasion de l’une des dernières grandes affaires de foulard. C’était en 2000 à La Grand-Combe, dans les Cévennes, où deux jeunes filles, Françaises converties, ont refusé pendant une année de retirer leur voile à l’entrée du collège. Leur demi-frère, lui aussi converti à l’islam, était militant habache. La haine mutuelle entre les habaches et les salafistes ne fait pas seulement couler beaucoup d’encre. Elle fait aussi verser le sang. Le 31 août 1995, le cheikh Nizar Halabi, le numéro deux du mouvement habache, est assassiné à Beyrouth par deux hommes. L’enquête indique quelques mois plus tard que le commando appartiendrait à un groupe alors inconnu appelé Ousbat al-Ansar (Ligue des Partisans du Prophète). A l’époque, les policiers libanais acquièrent l’intime conviction que cette organisation mystérieuse, composée d’anciens combattants d’Afghanistan, entretient des liens avec Oussama Ben Laden, illustre représentant des salafistes dans leur version djihadiste. C’est également au Liban que les habaches ont affronté les Frères musulmans à travers la Jamâa islamiya (Société islamique). Des heurts sanglants ont opposé les deux groupes dans plusieurs villes libanaises au début des années 1990. La France représente un enjeu important pour les habaches. Depuis le milieu des années 1990, ils ont décidé de conquérir les beurs de banlieue. «Est-ce un hasard, remarque un spécialiste, si l’un des leaders installé à Beyrouth s’est marié avec une beurette afin de pouvoir circuler librement?» L’enjeu est de taille: il s’agit de concurrencer les autres mouvements de réislamisation. Les wahhabites trônent en haut du hit-parade de leurs ennemis. Outre le danger terroriste, ils leur reprochent de dévier de la voie de l’islam, d’être en sorte des mécréants. Pour comprendre ce qui les oppose, il faut se pencher sur le dogme musulman. Les habaches, mais ils ne sont pas les seuls, accusent en particulier les wahhabites d’anthropomorphisme (tachbih). Les wahhabites agacent aussi parce qu’ils mènent une traque obsédante à la moindre innovation dans le dogme (bida). Ils auraient également abjuré les quatre écoles juridiques du sunnisme (hanafite, malékite, chafiite et hanbalite), même s’ils sont réputés proche du hanbalisme, la plus stricte d’entre elles. L’idéologue hanbalite le plus connu est le grand savant Ibn Taymiya (1236-1328), fréquemment cité par les terroristes. Ibn Taymiya servit notamment de caution religieuse aux assassins des moines de Tibéhirine. Rejetant les écoles, les wahhabites appelleraient logiquement les musulmans à se défaire de la tutelle des oulémas (savants musulmans). «Nous ne sommes pas appelés à suivre les hommes, mais uniquement le Coran et la sunna» est l’un de leurs slogans favoris. Pourquoi alors la plupart des jeunes wahhabites font-ils systématiquement référence aux oulémas saoudiens: Ibn Baz, Oussaïmine, al-Cheikh…? La confrontation entre les wahhabites et les habaches trouve une illustration particulière sur internet. Insultes, désinformation, excommunications, tous les coups sont permis. En tapant le mot «habache» sur les moteurs de recherche, on arrive sur une adresse intitulée Habache.online. Il s’agit en fait d’un site anti-habache qui prétend lever le voile sur les partisans du cheikh Harrari: «Spécialistes de la manipulation mentale… violents à l’égard des autres musulmans… ils sont à l’origine de beaucoup de troubles aux Etats-Unis…» On en appelle même au Prophète pour mettre au jour «l’hérésie wahhabite». Selon al-Boukhari, l’un des plus éminents savants, auteur d’un ouvrage en huit volumes rassemblant les hadith (faits et gestes du Prophète), le messager de Dieu aurait lui-même désigné la région du Najd, berceau du wahhabisme, comme le lieu où «apparaîtra le fer de lance du diable». «La fitna (discorde) viendra de l’est», aurait-il ajouté, en référence à la situation de Riyad (capitale saoudienne) par rapport à Médine. «Tout cela n’est que mensonge et déformation de la réalité», s’emporte Rachid, qui a passé quelques mois à étudier l’arabe et le Coran au Yémen. «Le Prophète désignait l’Irak comme le foyer de la discorde et non Riyad. C’est prouvé par les grands savants.» A chacun sa version… 3.Tabligh et Frères musulmans Quid des autres grandes écoles théologiques de l’islam? Elles sont souvent, bien malgré elles, les victimes de ces luttes fratricides. Le Tabligh, mouvement missionnaire, piétiste et apolitique fondé en Inde britannique en 1920, est le plus ancien des courants islamistes en France. Ses premières actions remontent à la fin des années 1970. Les tablighis ne sont épargnés ni par les wahhabites ni par les habaches. Les premiers leur reprochent leur inertie et surtout leur inculture. «Ils n’ont aucune école, aucun savant d’envergure, estime Hamed, ils laissent les musulmans vivre dans l’ignorance des textes sacrés.» Pour Walid Dabbous, représentant des habaches en France, «une partie du Tabligh a été infiltrée par les wahhabites». Les Frères musulmans, courant fortement implanté en France à travers l’Union des Organisations islamiques de France (UOIF) figurent parmi les cibles favorites des salafistes, des habaches mais aussi des musulmans modérés. Les premiers leur reprochent d’encourager les musulmans à s’engager politiquement et socialement dans la société. Une double bida (innovation blâmable) à leurs yeux car, selon les salafistes, les musulmans n’ont pas le droit de faire de la politique, a fortiori sur une terre impie. Les deuxièmes dénoncent leur filiation avec les auteurs radicaux du mouvement, notamment Sayyed Qotb, auteur d’un ouvrage particulièrement lu dans les cercles les plus violents. Sayyed Qotb a écrit une œuvre importante sur l’exégèse du Coran. Mais l’histoire ne retient de lui que son livre, rédigé en prison, peu avant sa pendaison: «Dar al-islam». Enfin, les troisièmes estiment que leur islam est éloigné des préoccupations concrètes des Français musulmans. «Ce sont des hommes de réseau et d’influence qui propagent un islam dépassé et absolument pas adapté à notre mode de vie en France», remarque l’animateur d’une association musulmane. 4.Une cible: les mystiques soufis Autre courant de l’islam particulièrement attaqué par les extrémistes: le soufisme, généralement considéré comme une mystique tolérante et pacifique. Toléré, voire apprécié par ceux qui ne goûtent pas forcément le mysticisme, le soufisme est une cible privilégiée des salafistes. Ces derniers le considèrent comme une hérésie et le compare à «un océan putride qui a hérité des anciennes croyances idolâtres, mécréantes». Autant dire que les deux courants n’ont rien à se dire. Pourtant, depuis le 11 septembre, les wahhabites tentent des rapprochements. Il s’agit pour eux d’éviter l’isolement dans lequel les attentats de New York risquent de les enfermer. Eric Geoffroy, maître de conférences et adepte de la confrérie Alawiyya, a été surpris d’être invité par Abdallah Turki, le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale (ONG saoudienne), lors de son dernier voyage au Caire. «J’ai accepté la rencontre en Egypte, mais je refuse d’entamer un dialogue avec eux en France. J’ai le sentiment que tout cela n’est qu’affaire de tactique. Les wahhabites savent que le soufisme est incontournable en Occident et qu’un rapprochement avec lui contribuerait à redorer leur blason.» Pour Eric Geoffroy, l’intolérance des wahhabites envers le soufisme tient à l’origine du régime saoudien, «constitué de Bédouins qui n’ont pas accès aux subtilités du soufisme». Ce chercheur qui publie un livre en janvier pour mettre à bas les idées reçues sur le soufisme compte même en faire la publicité jusqu’à La Mecque, où il est invité à donner une conférence sur le thème de la mystique du pèlerinage. «J’y vais car j’ai la garantie que les wahhabites ne me censureront pas.» A suivre… 5.Les «hérétiques» chiites Reste la frange la plus «hérétique»: les chiites. Dans les faits, les partisans d’Ali, le gendre du Prophète, ne posent aucun problème en France à la majorité des fidèles sunnites. Avec seulement 2% des musulmans de France (9% dans le monde), les chiites de France restent relativement discrets. Ils se méfient de leurs frères sunnites. Leur maxime: «Si tu es chiite, ne le dis pas. Si tu es sunnite, proclame-le fort et haut.» C’est dans un café parisien aux douces odeurs d’encens et de narguilé, tenu par une ancienne vedette du sport, que l’on peut rencontrer des jeunes chiites. «J’évite de critiquer les autres musulmans, explique Mourad. Cela sert toujours à taper sur l’islam.» Mais en insistant un peu Mourad accepte d’évoquer ses ennemis et désigne sans hésiter les salafistes, «le courant le plus dangereux car il est lié au business et à la politique des princes saoudiens». Mourad et ses amis s’emportent contre les savants saoudiens officiels qui ont dénoncé le boycott des produits américains au prétexte que ce n’était pas inscrit dans la sunna. Ils leur reprochent aussi de ne pas considérer ceux qui meurent dans les opérations suicides contre Israël comme des martyrs. Mourad et ses amis font remarquer que l’Iran est le seul pays musulman qui n’a de relations ni avec Israël ni avec les Etats-Unis. Ils considèrent les salafistes comme «les musulmans les plus bornés, qui passent leur temps à diviser la communauté en voyant de l’hérésie et de la mécréance partout». 6.Algériens, Marocains, Tunisiens… Aux divisions «théologiques» s’ajoute l’éparpillement des musulmans selon leur origine nationale. Algériens, Marocains, Tunisiens, Turcs… contrôlent chacun leur propre mosquée. Dans cette guerre des chapelles, tous les coups sont permis pour déstabiliser son concurrent. Un exemple récent: l’affaire de la mosquée de Puteaux. Le 13 novembre, il est 5h30. L’imam Thami Raiji descend faire la première prière de la journée. A peine met-il un pied dehors qu’il est ceinturé par des hommes encagoulés de la police antiterroriste. L’homme a été dénoncé quelques mois plus tôt par une lettre anonyme dans laquelle il est présenté comme un agent recruteur d’Al-Qaida! La presse indique même qu’il s’apprêtait à frapper des cibles dans le quartier d’affaires de la Défense. Vingt-quatre heures plus tard, l’imam est relâché sans aucune charge. Mais le but est atteint: tous les journaux l’ont présenté comme un terroriste. Dur pour un lieu de culte qui attire les musulmans des beaux quartiers près de Neuilly, des 16e et 17e arrondissements de Paris. Les diplomates des grandes ambassades viennent souvent y faire leur prière. D’où vient le coup? Aujourd’hui encore les fidèles de la mosquée s’interrogent et pointent les divisions au sein du bureau de la mosquée. Des Arabes minoritaires d’un côté et des Berbères marocains majoritaires de l’autre. «Même au cours de la prière, les deux clans ne se mélangent pas», remarque un fidèle. Sans compter que cette mosquée attire les convoitises. «Tous les vendredis, la moyenne des quêtes atteint près de 1500 euros, précise-t-il. Auxquels il faut ajouter le produit de la zakat [impôt religieux].» Et de s’interroger sur la destination réelle de ces fonds. «Tant que nous fonctionnerons sous la loi 1901, il n’y aura pas de transparence des comptes», regrette un habitué de la mosquée. Les enjeux de pouvoir et d’argent ne sont pas les seuls à attiser les clivages entre croyants. «Parfois, des fidèles maghrébins refusent de prier derrière moi», regrette Mamadou Daffé, imam africain de Toulouse. Pour Kaba Sory (voir ci-contre), la mémoire de l’islam est encore trop blanche. «On a oublié tous les compagnons noirs du Prophète.» On prie donc entre Algériens, Marocains, Turcs… en oubliant que le Prophète voulait ériger une religion qui transcendait les origines ethniques et nationales pour former la grande oumma. Opposition théologique, ethnique, nationale, politique… l’islam est bien pluriel. Ce qui met à mal la théorie de Samuel Huntington sur l’affrontement entre un bloc musulman monolithique et l’Occident. A trop vouloir adopter ce point vue manichéen, on risque de passer à côté d’une réalité autrement plus complexe. Et d’empêcher ainsi une réforme interne de l’islam, éloignée des pressions extérieures qui feraient passer tout changement comme une OPA occidentale sur la pensée musulmane. Les fidèles d’Allah le savent: c’est à eux-mêmes de reconnaître leurs divergences et d’en tirer les leçons pour clarifier leurs relations avec les plus radicaux d’entre eux. «Les Arabes se sont entendus sur une seule chose: ne jamais s’entendre!» Pour beaucoup de croyants, il est temps de montrer que la conviction de l’historien du xive Ibn Khaldûn ne s’applique pas à l’ensemble du monde musulman. Ali Laïdi (1) «Zacarias Moussaoui, mon frère», Denoël.
"Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau."
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Re : Histoire et hypocrisie musulmane

Message non lude Georges » 16 Aoû 2008, 14:53

Civilisation contre "barbarie" ...



et pas seulement confrontation Est-Ouest en cours !





Les civilisations selon Huntington
wikipedia.org





Bonjour,

Le choc de civilisations est au coeur des relations internationales d'aujourd'hui. Il va peut-être nous valoir une guerre planétaire. Car au-delà des enjeux économiques, il y a une véritable confrontation idéologique entre deux blocs, et pas seulement entre l'Occident et les non-alignés (Russie, Chine, Iran, Venezuela etc), mais déjà entre deux types de civilisation, la judéo-chrétienne et la musulmane.

A l'origine de ce concept, Bernard Lewis, un universitaire britannique proche des néo-conservateurs, partisan de la guerre contre l'Irak et fervent supporter d'Israël. Pour lui, le monde musulman s'est figé dans une sorte d'obscurantisme, tandis que l'occident représente le progrès, la liberté, la démocratie, le modernisme. Les deux blocs n'ont pas les mêmes valeurs, ne peuvent se comprendre, et sont voués à se combattre.

En 1993, l'Américain Samuel Huntington reprend la formule du « choc des civilisations » dans un célèbre article de Foreign Affairs, et le concept connaît un succès grandissant surtout après les événements du 11 septembre 2001. Pour lui, le choc de culture remplace désormais le choc idéologique du communisme et du capitalisme. Et il lui semble évident que l'Islam se radicalise, entraînant une confrontation inévitable entre les valeurs occidentales et celles de l'Islam : Les sentiments identitaires ayant supplanté les idées politiques, les conflits devraient avoir nécessairement pour origine les civilisations, plus exactement les religions. En clair, la civilisation judéo-chrétienne contre la barbarie islamique !

Voici ce qu'écrit Alain Gresch : "Barbarie » et « civilisation », « mécréants » et « croyants », M. George W. Bush et M. Oussama Ben Laden voudraient faire croire que le monde est divisé en deux, entre « eux » et « nous ». Sous couvert de guerre contre le terrorisme, l'Occident semble prêt à s'engager dans un conflit planétaire. Pourtant, si Al-Qaida représente un danger réel (« Al-Qaida, label ou organisation ? »), il n'est sûrement pas une « menace stratégique » politico-militaire de même type que le communisme. La vision d'un « choc des civilisations » sert à mobiliser les opinions contre l'Autre, à justifier le désordre établi" (http://www.monde-diplomatique.fr/2004/09/GRESH/11431).

Il est incontestable que l'islamophobie fait rage aujourd'hui, en particulier dans les médias, et désormais dans les mentalités. Tout est d'ailleurs fait pour attiser les tensions, pas seulement contre les Russes ou les Chinois, mais d'abord et avant tout contre les Musulmans, en assimilant à tort Islam et Islamisme, Islam et terrorisme, alors que la plupart des Musulmans sont parfaitement intégrés dans les pays occidentaux - n'est-ce pas, Zidane ? Les amalgames sont réducteurs et dangereux, ils font le lit des confrontations. Dans la réalité, l'Islam est multiple, et qu'y a-t-il de commun, par exemple, entre le "modernisme" Turc ou Tunisien, et l'obscurantisme des mollahs afghans ? De toutes façons, si le facteur de la religion joue un rôle certain, il n'est pas déterminant. Et le camp occidental a ses propres fondamentalismes, chrétien (évangéliste) et juif (néo-sioniste).

En tous cas, l'islamophobie a remplacé la judéophobie, et on nous habitue peu à peu à l'idée d'une guerre contre l'Iran, pays musulman. Pour commencer. Une guerre qui se parera d'ailleurs du nom de "guerre contre le terrorisme", pour la rendre plus nécessaire, "attrayante".

L'interprétation d'Huntington est dangereuse, car elle légitime des politiques aventureuses, guerrières, pour la défense du monde occidental, de ses valeurs qu'on estime supérieures à celles des autres. Ces guerres seront racistes, eugéniques. Après avoir eu pour ennemis les communistes, les américains se sont trouvés un nouvel adversaire, musulman cette fois.

La haine, instillée dans les esprits jour après jour, peut en effet conduire au choix du choc de civilisations, d'ailleurs paravent d'une politique coloniale, impérialiste, prédatrice.







Soyons sûrs que la guerre en marche ne dira pas ses vrais noms : Economique, d'abord, pour s'emparer et contrôler les ressources des autres, prédatrice, donc. Ensuite, civilisationnelle : L'Occident veut terrasser ses adversaires musulmans, et dominer le monde. Enfin, eugénique, pour restreindre le nombre d'habitants. Sans doute le gouvernement Olmert cherchera-t-il à tirer son épingle du jeu, et Bush souhaitera-t-il faire le lit des Républicains, encore et toujours, car en temps de guerre, les Américains préfèreront Mc Cain, en oubliant qu'il est encore pire que Bush, car obsédé par le désir d'en découdre avec les Russes. De la basse, très basse, cuisine politique, au détriment des peuples. Et au profit des multinationales de mort, et de la Haute Finance.

Le choc de civilisations nous mène directement à un monde régi par des fous, indifférents au sort des populations dont ils ont la charge.

Je vous conseille de lire l'article que je viens de sortir sur Nonie Darwish "de l'anti-islamisme au choc de civilisations" (1), sur mon nouveau blog ( http://eva-communion-civilisations.over-blog.com ") qui compte déjà plus de cinquante articles, précieux pour comprendre le monde d'aujourd'hui. Et pour tendre la main à l'autre ...

Eva http://r-sistons.over-blog.com

(1) http://eva-communion-civilisations.over ... 64230.html

(article " De l'anti-islamisme au choc de civilisations ")

TAGS : Guerre, barbarie, civilisation, choc de civilisations, Samuel Huntington, Bernard Lewis, Occident, Russie, Chine, Iran, juif, Alain Gresch, Ben Laden, Al Quaïda, Irak, néoconservateurs, Etats-Unis, Irak, Nonie Darwish, Mac Cain, Bush, Olmert, Zidane, Islam, Juif, Islamisme, néo-sionistes, musulman, chrétien, évangéliste...


Qui est Nonie Darwish ?

Nonie Darwish est une journaliste, écrivaine et conférencière arabo-américaine née au Caire en 1948. Auteure du livre Now they Call Me Infidel; Why I Renounced Jihad for America, Israel and the War on Terror, elle est aussi fondatrice de l'association Des Arabes pour Israël qui réunit des Arabes et des musulmans qui « respectent et soutiennent l'État d'Israël », rejettent les « attentats-suicides comme forme de jihad » et promeuvent une « auto-critique constructive du monde arabo-musulman ».

Elle appartient au collectif Des femmes contre l'islam aux côtés de Ayaan Hirsi Ali, Wafa Sultan, Brigitte Gabriel, Mina Ahadi, Chahdortt Djavann, Irshad Manji, Necla Kelek, Taslima Nasreen et Nyamko Sabuni.

extrait de cette parution sur mon blog communion des civilisations:

"La dénonciation des perversions d'un système ou d'une religion n'implique pas l'adhésion aux valeurs de ceux qui les combattent de façon fanatique, obsessionnnelle, et dangereusement belliciste. "

http://eva-communion-civilisations.over ... 64230.html
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Re : Histoire et hypocrisie musulmane

Message non lude Victorien2 » 17 Aoû 2008, 01:04

Bonsoir Georges,
Trouvant cet article de Wikipedia tendancieux, j'ai cliqué sur les liens renvoyant aux références utilisées et devinez sur quoi je suis tombé ? Le blog de cette cinglée Eva de Vitray-Meyerovich (qui signe Eva tout court), caricature de l'idiote utile à qui Jean-Pierre Péroncel-Hugoz a réglé son compte dans le Radeau de Mahomet. On trouve également dans ce blog la prose de l'ineffable Roger Garaudy. Tous deux font la paire.
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Re : Histoire et hypocrisie musulmane

Message non lude Yacoub » 17 Aoû 2008, 15:45

Image

Je parie que ce livre est interdit en pays musulman.

L' auteur est interdit de séjour en Algérie pour son livre sur le meurtre du poète Jean Senac.

Les vrais musulmans n' ont pas d' honneur.

http://www.youtube.com/watch?v=nAV30FiCaBU
"Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau."
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Re : Histoire et hypocrisie musulmane

Message non lude Yacoub » 17 Aoû 2008, 15:52

Les 20 ans du « Radeau de Mahomet »


Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, grand reporter au « Monde », ancien correspondant de ce quotidien au Maghreb puis au Proche-Orient, est l’auteur de six essais dont le plus marquant est « Le Radeau de Mahomet », publié en 1983. Dans l’incrédulité ou l’hostilité quasi générales, il pointa, il y a 20 ans déjà, les risques qu’allaient faire courir à la France le nouveau dynamisme musulman en Europe. L’interview qui suit est une invitation à lire et relire ce document capital, qui n’a malheureusement pas pris une ride. Une invitation que n’a pas cru devoir suivre l’actuel ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy…

Question : Quel événement vous a mis sur la piste de l’absolutisme mahométan ?
Jean-Pierre Péroncel-Hugoz : De la guerre du Kippour en 1973 à l’assassinat de Sadate en 1981, j’étais correspondant du « Monde » au Caire. J’avais appris l’arabe dialectal. Tout ce que j’entendais ou voyais au Proche-Orient me montrait que l’Islam, ayant pu mettre au service de sa foi d’acier ses nouveaux moyens démographiques et pétroliers, les deux dus aux découvertes occidentales, piaffait de reprendre son expansion arrêtée depuis sa défaite devant Vienne en 1683 puis par la colonisation européenne. Projet légitime d’un point de vue musulman, mais dangereux pour les non-musulmans.

Q : Le « Radeau » se heurta au tir de barrage des « Turcs de profession »…
J-P P-H : Oui, j’avais ressorti cette expression appliquée jadis aux Européens qui, pour qu’on leur fiche la paix en terre d’Islam, comme le fit d’ailleurs aussi Bonaparte en Egypte, faisaient mine en Orient d’adhérer aux croyances musulmanes. À notre poque, nombre d’intellectuels méritent le qualificatif de « Turc de profession » pour leur complaisance à l’égard de comportements musulmans actuels envers les non-musulmans, les femmes, les animaux, contraires à nos lois et usages et souvent suivis sur notre sol de demandes communautaires dérogatoires. Dans des domaines aussi divers que le port du voile, y compris sur les photos officielles, le financement de mosquées par l’Etat, l’enseignement de l’Histoire de France, l’abatage d’animaux sans l’étourdissement préalable obligatoire, le ramadan à l’école laïque, l’interdiction pour un musulman de changer de religion, etc…

Q : Pourquoi ne pas réécrire un nouveau livre sur tous ces sujets concrets dans la France de 2003 ?
J-P P-H : Cela reviendrait à écrire le même ouvrage qu’il y a deux décennies avec quelques fournées d’exemples en plus, allant tous dans le sens d’une installation au milieu de la société française d’une entité islamique ayant ses propres us et codes et plaçant Allah et la loi coranique au-dessus de tout, alors que chez nous c’est la loi civile qui a le pas sur tout, y compris la religion… Ce qui se passe dans nos banlieues et ailleurs est le reflet du conflit commençant entre ces deux sociétés - hélas ! - antinomiques.

Q : Comment en est-on arrivé là, en France même ?
J-P P-H : Par la démographie ! Le 7 mai 1963, selon Alain Peyrefitte, en Conseil des ministres, moins d’un an après l’indépendance algérienne, de Gaulle piqua une colère car il y avait eu 40 000 immigrants algériens chez nous en avril, soit presque autant que de naissances en France le même mois. Il demanda des mesures, en concluant : « J’aimerais qu’il naisse plus de bébés en France et qu’il y vienne moins d’immigrés. Vraiment point trop n’en faut ! ». De Gaulle ne fut pas obéi et en 1976, le duo Giscard-Chirac, au nom des « bons sentiments » et en toute inconscience de l’hypothèque qu’il jetait sur notre unité nationale, autorisa le regroupement familial des immigrés. Résultat, une génération plus tard nous avons dans l’Hexagone approximativement 7 millions de musulmans, au lieu d’un ou 2 millions… Certes, beaucoup de ces étrangers, tout en conservant évidemment leur confession d’origine, se sont individuellement intégrés à la communauté française, mais la majorité d’entre eux, encouragés d’ailleurs par la mode irresponsable du « droit à la différence », constituent maintenant un monde à part, non à cause de notre prétendu « racisme » mais d’injonctions coraniques ordonnant aux musulmans : « ne prenez pas pour amis les juifs et les chrétiens » !

Q : L’avenir vous paraît-il si sombre ?
J-P P-H : Pas besoin d’être Elisabeth Teissier pour voir que notre avenir et plus généralement celui de l’Europe occidentale sera celui que souhaitent les Etats-Unis : à savoir un continent affaibli en permanence par des conflits à la libanaise ou à la kossovare et où les musulmans, grâce encore une fois à leur vigoureuse natalité et à nos principes de liberté, pousseront peu à peu leurs pions au détriment des non-musulmans. Des affrontements interconfessionnels interminables empêcheront l’émergence de toute puissance en Europe capable de tenir la dragée haute à Washington, lequel, après avoir favorisé Islamo-Bosniasques et Kosovalbanais, avec l’aide de la frivole Union européenne, intime maintenant l’ordre à celle-ci d’accueillir en son sein les septante millions de Turcs… Islam et Oncle Sam se chamaillent, s’entretuent même, mais, en Europe, leurs intérêts convergent vers l’instauration d’une Islamérique sur Seine, sur Rhin ou sur Tibre… Il est possible que, de ces bouleversements, surgisse dans quelques décennies une nouvelle civilisation. L’ennui c’est que ceux qui voudraient légitimement prolonger ce qui reste de la nôtre et est encore considérable, ne peuvent agir sans se voir taxer d’ « islamophobie » ou d’ « anti-américanisme »…


Propos recueillis par P.P.
SOURCE : Lettre d’information sur l’Europe et la PESC
Février 2003, p. 18.


« Le Radeau de Mahomet », Champs Flammarion (réédition 1999), 253 pages, 7 euros.
"Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau."
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Re: Re : Histoire et hypocrisie musulmane

Message non lude Georges » 17 Aoû 2008, 16:49

Victorien2 a écrit:Bonsoir Georges,
Trouvant cet article de Wikipedia tendancieux, j'ai cliqué sur les liens renvoyant aux références utilisées et devinez sur quoi je suis tombé ? Le blog de cette cinglée Eva de Vitray-Meyerovich (qui signe Eva tout court), caricature de l'idiote utile à qui Jean-Pierre Péroncel-Hugoz a réglé son compte dans le Radeau de Mahomet. On trouve également dans ce blog la prose de l'ineffable Roger Garaudy. Tous deux font la paire.
Attention à la désinformation, prudence. Wikipedia n'est pas étanche et bon nombre des informations qu'on y trouve ne sont pas innocentes.

Victorien


Bonjour Victorien, merci pour le renseignement.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
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Re : Histoire et hypocrisie musulmane

Message non lude Georges » 18 Aoû 2008, 14:19

ARCHIVES. Soljenitsyne, la patrie russe et les menaces du futur



L'écrivain russe Alexandre Soljenitsyne est décédé à l'âge de 89 ans. Grande figure de la dissidence en URSS, il avait signé des romans monumentaux sur les camps soviétiques et avait obtenu le prix Nobel de littérature en 1970. L'hebdomadaire Moscow News avait réussi à le rencontrer voilà deux ans.


Lundi 4 août 2008 13:59
Vitali Tretiakov*, Courrier International


Que pensez-vous de l'évolution de la Russie ces dernières années ?
ALEXANDRE SOLJENITSYNE: Sous Gorbatchev, le sens de l'Etat et la notion même d'Etat ont été oubliés, d'où ces concessions irréfléchies en politique étrangère tellement applaudies par l'Occident. Eltsine a poursuivi la même politique, qui a été aggravée par le pillage éhonté du patrimoine de la Russie ; il n'a pas fait obstacle au chaos qui avait gagné l'Etat, il l'a même accru. Avec Poutine, des efforts ont été entrepris pour redresser la situation et sauver l'Etat à la dérive. Compte tenu de notre situation et de nos capacités, sa politique étrangère est sensée et vise de plus en plus le long terme. Mais le poids de l'héritage de ses prédécesseurs fait qu'il reste encore bien des choses à sortir de l'ornière. La vie du peuple reste dure et précaire.

Le "programme de priorités nationales" a suscité ces derniers mois une formidable activité politique. Il s'agit de moderniser l'éducation, la santé, les services urbains et l'agriculture. Que dites-vous de ces projets ?
Lorsqu'il y a 99 voies d'eau ouvertes dans un navire, il est impossible de les colmater toutes à la fois. En fait, toutes mériteraient le statut de "priorité nationale". Cependant, se soucier de l'agriculture et des campagnes, détruites et anéanties depuis plusieurs décennies, est une nécessité vitale. Non seulement nous nous enfonçons dans une dépendance alimentaire, mais nous perdons aussi nos droits sur les terres occupées par notre pays.

On peut penser que vous auriez ajouté à ces priorités celle que vous jugez impérative, à savoir la "préservation du peuple", le projet démographique...
Oui ! Préserver le peuple, son importance numérique [la Russie perd 1 million d'habitants par an] comme sa santé physique et morale, est la première des missions de notre Etat. Nous devons songer en particulier à nos 25 millions de compatriotes coupés de la Russie depuis la chute de l'URSS. Toutes les mesures permettant d'améliorer le niveau de vie général, dans ses aspects quotidiens, alimentaires, médicaux, éducatifs et moraux, sont des mesures qui visent à préserver notre peuple. Tout doit tendre vers ce but.

Les partis politiques indépendants ont du mal à prendre racine dans notre sol. Ainsi, le plus grand bâtisseur de partis est le Kremlin. Notre pays pourrait-il avoir de vrais partis politiques ?
Si les partis ont du mal à se développer ici, c'est parce qu'ils ne représentent pas, pour nous, une forme naturelle d'organisation. Les partis actuels ne font que gêner le développement de la démocratie. Une structure démocratique saine ne peut qu'émaner d'en bas et croître doucement, en partant d'associations locales qui vont progressivement créer des liens entre elles. C'est un cheminement ardu, semé d'obstacles bureaucratiques. La solution la plus saine pour la Russie, et la plus fidèle à son esprit traditionnel, serait une démocratie fondée sur des organes d'autogestion locale efficaces, représentés par une assemblée suprême des zemstvos [assemblées rurales locales de la fin du XIXe siècle].

La Russie a entrepris de créer un système politique démocratique alors que la démocratie occidentale qu'elle avait prise pour modèle s'enfonçait dans la crise. Que devons-nous faire, à présent ?
Nous avons agi comme des singes sans cervelle. En effet, la démocratie occidentale actuelle traverse une crise grave ; il est impossible de prévoir comment elle va en sortir. Nous ne devons pas copier des modèles. La voie à suivre, sans nous éloigner des principes démocratiques, est celle qui consiste à nous préoccuper du bien-être physique et moral du peuple.

Le métropolite [prélat orthodoxe] Kirill a proposé de compléter le dispositif des droits et libertés civiles par un dispositif de responsabilité morale. Comment réagissez-vous à cette idée ?
Le métropolite Kirill a fort justement relevé que "l'exercice des libertés ne doit pas mettre en péril l'existence de la patrie, ni offenser les sentiments religieux et nationaux". Il a répété que les valeurs sacrées n'étaient pas moins importantes que les droits de l'homme. Depuis le siècle des Lumières, on nous a rebattu les oreilles avec les "droits de l'homme", et dans beaucoup de pays ils sont largement respectés, même si ce n'est pas toujours dans le cadre de la moralité. Toutefois, on ne nous appelle pas à défendre les "devoirs de l'homme". Accepter des restrictions est la seule solution morale et sûre à tous les conflits. Pourtant, suggérer aux gens de se restreindre est considéré comme absurde et ridicule.

Vous n'êtes manifestement pas libéral, et, bien sûr, pas socialiste. Vous êtes donc conservateur. Comment définiriez-vous le conservatisme russe actuel ?
Pour moi, le conservatisme est le désir de préserver et de défendre les meilleures traditions, celles qui ont prouvé leur valeur au cours des siècles. Le conservatisme qui émerge aujourd'hui en Russie est né et s'est affirmé surtout comme une réponse naturelle à un laisser-aller total. C'est encourageant, mais il semble encore "expérimental".

De récents débordements ont relancé le débat sur le nationalisme russe, la xénophobie et l'essor d'un fascisme russe. Comment voyez-vous ce problème ?
Historiquement, les Russes ne sont pas xénophobes, sans quoi leur empire de 120 nations n'aurait jamais pu durer. Quant au terme de "fascisme", on l'emploie sans réfléchir comme une insulte facile pour empêcher la conscience nationale russe de poindre. Le national-socialisme allemand se fondait sur l'autocélébration de la nation allemande, une idée en vogue bien avant Hitler ; mais on ne peut adresser le même reproche au peuple russe actuel, humilié et déclinant. Ecraser les Grands-Russiens au profit des autres nations de Russie a été l'une des obsessions de Lénine. Elle a été résolument poursuivie par Staline, malgré ses hypocrites déclarations tardives. Et, dans la Constitution actuelle, le mot "russe" [rousski, au sens ethnique, et non rossiski, qui signifie "citoyen de la Russie"] ne figure même pas ! Durant des décennies, cela a alimenté une forte amertume dans la conscience russe. Avec l'effondrement des garanties sociales et l'avènement de l'ère de la "liberté d'expression", l'agressivité a explosé, qui a pu prendre la forme de meurtres commis [contre des étrangers] par des jeunes sans repères. Oui, il faut que le pouvoir prenne des mesures implacables contre ces assassinats. Et il est indispensable d'élucider les sources d'une telle agressivité.

Sommes-nous face à un vrai "choc des civilisations" entre christianisme et islam ? Ou assistons-nous à un conflit entre sociétés religieuses et laïques ?
La définition la plus juste de ce conflit mondial est celle-ci : c'est le tiers-monde contre le monde riche. C'est l'expression d'une indignation humaine générale, historique, et d'une revendication que la pauvreté adresse à la richesse. Des pays comme l'Arabie Saoudite et les autres ne font pas exception, ils ne font que profiter de la sécularisation arrogante de l'Occident pour en faire une cible commode. C'est cette laïcité triomphante qui exaspère le plus les pays musulmans. La Russie est en train de s'en libérer et, par ailleurs, elle ne peut pas vraiment être assimilée au monde riche. Malgré la baisse indubitable de l'influence chrétienne à travers le monde et la pression conquérante de l'islamisme, je ne crois pas possible qu'éclatent des guerres religieuses à l'échelle de la planète. La Russie, en tout cas, ne doit se laisser entraîner dans aucun conflit mondial.

Prévoyez-vous une islamisation de la vie quotidienne et politique de la Russie ?
En Tchétchénie ou au Daghestan, l'islam est maintenant pratiqué de façon violente. Dans d'autres régions musulmanes, il est actif, mais stable. La politique du pouvoir russe, qui a opté pour une coexistence pacifique et respectueuse avec l'islam, est sans aucun doute la bonne. Mais, avec le dépérissement physique du peuple russe, évidemment, il n'est pas exclu que la culture russe soit remplacée, en Russie même, par d'autres religions et cultures, comme la culture chinoise.

D'où pourrait venir le salut de la civilisation chrétienne euroatlantique, si tant est qu'elle ait besoin d'être sauvée ?
Hélas, l'évolution politique du monde ne va pas du tout dans le sens que vous souhaitez [une alliance stratégique nord-américaine, ouest-européenne et est-européenne]. Les Etats-Unis implantent leurs troupes d'occupation dans un pays après l'autre ? en Bosnie depuis neuf ans, au Kosovo et en Afghanistan depuis cinq ans, en Irak depuis trois ans, et c'est loin d'être terminé. Les actions menées par l'OTAN ne diffèrent pas beaucoup de certaines actions américaines. Voyant bien que la Russie actuelle ne représente aucun danger, l'OTAN, méthodique et opiniâtre, déploie son appareil militaire dans l'est de l'Europe et dans un encerclement continental de la Russie par le sud. Il y a eu le soutien affiché, matériel et idéologique, aux "révolutions colorées", et une affirmation paradoxale des intérêts nord-atlantiques en Asie centrale. Il devient ainsi évident que se prépare un encerclement complet de la Russie, suivi d'une perte de sa souveraineté. Au lieu d'assurer un plus grand rayonnement de la civilisation chrétienne, l'adhésion de la Russie à pareille alliance euroatlantique entraînerait son déclin.

*rédacteur en chef des Moskovskié Novosti.

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