Amada a écrit:[...]
En fait, mon ami yacoub, on peut en effet "croire" en Dieu (et il n'y a pas de mal à ça) mais seulement y croire puisque rien ne prouve son existence.
Quant aux religions, elles ne veulent pas qu'on croit (on voit bien qu'elles existent) en elles mais qu'on s'y soumette.
Et de toute façon il n'y en a pas une pour racheter les autres. Autrefois, lorsque le Pape avait une armée et de grands pouvoir sur les nations, il ne se gênait pas pour torturer et massacrer ses opposants et ses ennemis.
Pour certains c'est aussi simple que cela: le monde existe donc Dieu existe, prenant le résultat pour prouver l'opération. Je pense que la croyance en Dieu peut être complètement logique, mais elle n'est pas totalisatrice, je veux dire que ce n'est pas la seule croyance logique ici bas.
maried a écrit:Laquelle même le bouddhisme est devenu guerrier au Sri lanka au Japon en Chine je ne connais pas une religion qui n'a pas cédé à la violence
Attention chère Maried: il ne faut pas confondre la religion et l'histoire de la religion. Quand on parle de religion non-violente, on veut dire que rien dans les textes fondateurs de cette religion n'incite à la violence. Il y en a de nombreuses: le zoroastrisme, le bahaïsme, l'hindouisme, le confucianisme, le bouddhisme, etc, etc. (La majorité des chinois n'est pas bouddhiste, donc pourquoi tu dis que le bouddhisme est devenu guerrier en Chine?) Toutes ces religions ont d'ailleurs un point commun: elles ne sont pas prosélytes. Je ne connais pas de religion prosélyte et totalement non-violente, j'en déduis que le prosélytisme induit une violence, physique ou morale.
Bref, il faut comprendre que le bouddhisme, bien qu'il ait pu être violent, est par nature non-violence, car la violence est considérée comme "anti-vie" et donc mauvaise par nature,(pour la même raison les bouddhistes s'opposent à l'avortement).
Pour l'islam, c'est différent, la violence est au cœur même du texte.
"Il est un remède pour tout sauf la mort, un espoir pour tout sauf pour la perversité, tout sera détruit sauf la vertu." (Avesta).
"[...]-La sagesse est-elle bonne, ou [bien] le talent, ou [bien] la bonté? L'Esprit de Sagesse répondit ainsi: "La sagesse avec laquelle il n'y a pas de bonté n'est pas à considérer comme de la sagesse; et le talent avec lequel il n'y a pas de sagesse n'est pas à considérer comme du talent."
Menog-i Khrad (L'Esprit de Sagesse), chap. 11.