Coucou lorie,
Merci d'avoir ouvert le sujet. C'est vrai qu'il y a beaucoup de choses à dire sur la condition des femmes dans le monde, ici, et particulièrement celle de la femme musulmane.
J'en discuterai à l'occasion.
Néanmoins, il y a un point où nous pouvons ne pas être d'accord, c'est ici.
lorie a écrit:Quand on voit l'éclatement de la cellule familiale .. que reste il ???
Il est vrai que nous vivons dans un monde de plus en plus individualiste, dans le sens neutre du terme. Cet éclatement a déjà eu lieu au XIXe siècle, où la famille s'est réduite à la famille nucléaire (homme chef de famille, avec sa femme et ses enfants célibataires). Avec l'égalité homme-femme, l'homme n'est plus forcément le chef de la famille. De plus, la montée des divorces et l'apparition de nouvelles structures familiales font que ces bouleversements sociaux peuvent perturber une bonne partie de la population occidentale, habituée depuis des siècle, si pas des millénaires à une structure familiale patriarcale.
Le divorce en lui-même n'est ni mauvais, ni bon. Le seul problème vient du fait que la conception familiale, dans une société patriarcale, est surtout basée sur le mariage, qui, à l'origine, est un contrat qui légitime la propriété du mari sur la femme, qu'elle soit consentante ou non.
L'institution du mariage est aujourd'hui devenu caduque, non pas parce qu'on ne veut plus vivre ensemble, mais surtout parce que, d'une part, on se marie aujourd'hui on se marie surtout par amour, et que d'autre part, la dépendance de la femme envers le mari. Ces deux facteurs combinés, ajouté avec une attente affective beaucoup plus grande envers son partenaire dans l'union, fait que, plutôt un mariage morne et malheureux (voire dangereux, si l'un des deux partenaires use de la violence envers l'autre), on recourt plus facilement au divorce qu'auparavant. Si le couple n'a pas d'enfant, ce divorce ne créerait au pire des problèmes affectifs (parfois avec violence, comme les meurtres d'ex-partenaires, mais des meurtres peuvent très bien exister dans le cadre des mariages).
Mais si le couple possède des enfants, alors, c'est un peu plus problématique. Et c'est encore pire si les parents se disputent avec acharnement, voire violence sur le droit de garde des enfants, que la mentalité actuelle suppose qu'ils reviennent plus souvent à la mère qu'au père (le plus souvent, ce sont les parents divorcés qui conviennent de cette répartition, mais il existe de si nombreux cas que je risquerais de m'étaler). Si les enfants sont trop jeunes pour être témoins de cette situation instable, ou trop vieux pour en être perturbés (âge adulte), le divorce ne leur laisserait que peu de trace. Par contre, à un certain âge, ils peuvent en être perturbés, que ce soit affectivement, mais aussi socialement, voire économiquement.
Dans ce cas, une famille basée sur une institution devenue caduque (comme le montre les divorces) n'est pas l'idéale pour assurer un environnement stable pour les enfants. Bien sûr, il y a des couples qui durent (les exemples abondent) et des familles stables, mais comme il n'y a pas de recette universelle, le changements de structures familiaux et les divorces continueront encore.
On peut toujours imaginer des modèles de familles qui ne sont pas basées sur le mariage (les quelques sociétés matriarcales en sont des exemples), mais ce genre de considération est indissociable des modèles économiques de notre société (le libéralisme économique combiné au capitalisme n'est pas l'idéal pour le maintien de structures familiales, sauf dans le cas d'entreprises familiales

).
Mais notre mentalité n'est pas encore prête à ce genre de choses.
J'en parlerai plus tard, de l'effet de ces changements dans notre société, et je pense que là, nos opinions se rejoindraient.