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Histoire et Géopolitique de l'Islam

Les musulmans non arabes

Mohammed et sa personnalité - son histoire - Appartion de l'Islam - Les guerres de l'Islam - Histoire prés- islamique et islamique - Discuter les documents sur les origines de l'islam sur le site islam-documents.org

Les musulmans non arabes

Message non lude caius » 19 Déc 2008, 12:03

Les musulmans non arabes

Par Mumin Salih

Qu’est-ce qui pousse les non Arabes à embrasser une religion entièrement basée sur une langue qu’ils ne parlent ni ne comprennent et est de parti pris pour les Arabes ?

Il y de nombreuses intéressantes ironies associées à l’Islam ; celle qui attirait le plus mon regard était que les femmes, qui sont méprisées en Islam, tendent à être plus dévotes que les hommes musulmans. Toutefois, l’ironie que je trouve maintenant la plus piquante est qu’en général les non arabes tendent à être des musulmans plus dévots que les Arabes.

Les Arabes ont coutume de dire : Aazzana Allahu bil Islam, ce qui signifie que Allah nous a rendus (les Arabes) importants à cause de l’Islam. Le point de vue des Arabes est clair : ils n’étaient que d’insignifiantes tribus arabes du désert d’Arabie qui se sont ensuite retrouvées à la tête d’un immense empire islamique. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’arabes qui remettent en cause la pertinence de cette affirmation ; et des Arabes athées tendent aussi à abonder dans ce sens même s’ils considèrent que Mahomet était un menteur et un chef de bande sanguinaire. Cependant, le fait que les Arabes se porteraient bien mieux sans l’Islam n’est pas l’objet de cet article. Mais la question qui me vient à l’esprit chaque fois que je lis cet adage arabe est : existe-t-il une autre nation musulmane qui puisse affirmer qu’Allah l’a rendue importante à cause de l’Islam? Les Indiens ou les Iraniens, qui avaient un formidable empire au septième siècle, pourraient-ils faire une telle assertion ?

L’Islam, une religion basée sur un langage


L’Islam est la seule religion au monde qui soit complètement basée sur un langage. L’Islam ne peut survivre que dans un environnement linguistique arabe, si la langue arabe disparaît l’Islam disparaît aussi. Apprendre l’arabe est une obligation pour tous les musulmans pour pouvoir réciter le Coran et pratiquer les rites islamiques.

De nos jours, presque tous les musulmans affirment que leur dévotion à l’Islam provient de ce qu’ils sont convaincus de son authenticité et ils écartent le fait qu’ils l’ont hérité de leurs parents par le hasard de la naissance. Ces affirmations des musulmans suggèrent qu’ils ont étudié leur religion en profondeur et l’ont trouvée sans défaut. Etudier l’Islam implique de lire attentivement le Coran en arabe et d’en conclure qu’il est trop parfait pour être l’œuvre d’êtres humains et qu’il est donc d’origine divine. Pourtant, curieusement, si vous demandez à l’un de ces musulmans “convaincus” une explication sur l’une ou l’autre des contradictions et absurdités du Coran il vous renverra immédiatement aux oulémas musulmans.

J’ai expliqué dans de précédents articles que quand les Arabes avaient encore la liberté de choix ils n’aimaient pas le Coran. Quatorze siècles plus tard, nous n’avons toujours pas obtenu d’explications convaincantes à la moindre des centaines d’erreurs dont le Coran est truffé. En plus de ces erreurs, le Coran contient également de sérieuses faiblesses de style qui seraient inacceptables chez tout auteur qui se respecte. Peu importe à quel point certains versets peuvent être beaux, le lecteur impartial ne pourra jamais être convaincu par le Coran quand il y est confronté à une erreur.

Il parfaitement possible pour une personne ordinaire qui parle un peu voire même pas du tout l’arabe, de lire le Coran et d’identifier ses contradictions ou erreurs. Ce genre de lecture critique est à la portée de quiconque lit le Coran avec une impartiale objectivité. Cependant il n’est pas possible pour cette même personne de lire quelques versets et de prétendre qu’ils sont merveilleusement rédigés et doivent être d’origine divine. Une conclusion aussi catégorique dépend des goûts personnels et nécessite une connaissance approfondie de la langue arabe et de sa littérature que la plupart des non arabes n’ont pas. J’ai bien peur que les allégations des musulmans non arabes sur le fait qu’ils se sont convaincus eux-mêmes de l’Islam soient des outrances qui masquent l’inconfortable réalité qu’ils croient en l’Islam parce qu’ils croient les Arabes sur parole.

La question linguistique et le Coran

Le Coran fut révélé, ou plutôt produit dans le langage Quraysh, qui était l’arabe parlé par les Arabes de La Mecque, y compris Mahomet. Tant que Mahomet restait à La Mecque il n’y eut pas de question linguistique du tout puisque Mahomet n’avait de contact qu’avec son propre clan qui parlait son propre langage dialectal. La question des dialectes ne se posa qu’après que Mahomet ait pris le pouvoir à Yathrib et ait commencé à traiter avec des tribus arabes de régions distantes de l’Arabie. Même si l’on parlait l’arabe dans toute l’Arabie, chaque région avait son propre dialecte, ce qui est tout naturel dans un pays aussi étendu. La fierté tribale des Arabes ne s’accommodait pas de se voir demander de parler le dialecte d’une autre tribu quand il s’agissait de réciter le Coran. Mahomet ne voulait pas que cela empêche des Arabes de se joindre à lui, aussi autorisa-t-il les tribus à réciter le Coran à leur guise dans leurs propres dialectes. Comme pour tout le reste, ce fut Allah qui murmura à l’oreille de Mahomet de faire preuve de souplesse et de donner sa permission aux tribus. Ce geste divin fonctionna bien et préserva l’identité nationale de chaque tribu arabe.

Toutefois, ce geste, cette flexibilité divine, ne s’étendit pas aux autres nations, c’était un privilège réservé aux Arabes. Les autres peuples devaient apprendre l’Arabe pour réciter le Coran et pratiquer l’Islam. A ce stade, il faut absolument relever qu’alors que les anciens Arabes se sentaient offensés si on leur demandait de s’exprimer dans un autre dialecte que le leur, les musulmans contemporains sont heureux de réciter le Coran, non pas dans un dialecte différent, mais dans une langue qui leur est totalement étrangère et ce sans en prendre ombrage ! Les musulmans non arabes considèrent comme toute naturelle cette flagrante discrimination en faveur des Arabes.

Cette association entre la langue arabe et l’Islam fut une divine aubaine pour les Arabes; ils sont automatiquement devenus les dirigeants du monde de l’Islam juste parce qu’ils savent parler leur propre langue! Même si d’autres nations musulmanes peuvent produire de très bons oulémas, si ces oulémas ne maîtrisent pas la langue arabe à la perfection ils n’obtiendront pas un grand crédit dans le monde islamique.

Des signes d’égoïsme, de tribalisme et de racisme dans le comportement de Mahomet

Si l’on en juge par le nombre de privilèges personnels que Mahomet s’octroya, il fut probablement le chef le plus égoïste de l’Histoire. Voici juste un petit échantillon de ses privilèges :

• Mahomet, via le Coran, s’accorda le droit d’épouser autant de femmes qu’il le voudrait mais imposa aux autres musulmans de n’avoir que quatre épouses. En plus Mahomet s’autorisa à avoir des relations sexuelles avec toutes les femmes qui viendraient s’offrir à lui.
• Mahomet s’adjugea le droit d’épouser les veuves des autres musulmans mais déclara, via le Coran, que pour les autres musulmans ce serait un péché d’épouser ses femmes (après sa mort).
• Mahomet déclara que sa part du butin serait de 20%, les 80% restant devant être partagés entre le reste des Musulmans.
• Mahomet se considérait comme le premier parmi les êtres humains y compris les précédents prophètes. Selon lui, seul Allah lui était supérieur. En réalité, il n’y avait pas grande différence entre l’Islam et les autres religions qui étaient déjà pratiquées en Arabie sauf que Mahomet a accolé son nom à celui d’Allah.
• L’égocentrisme de Mahomet s’étendait à sa famille proche, appelée aal Muhammad, pour qui les Musulmans sont invités à prier lors de chaque prière islamique.

Le tribalisme de Mahomet

Même si ceux de la propre tribu de Mahomet, Quraysh, le méprisaient, lui firent la guerre et ne firent rien pour promouvoir l’Islam, le fait est que Mahomet les préférait au reste des Arabes. Mahomet préférait même la tribu de Quraysh aux tribus de Yathrib qui l’avaient pourtant soutenu, s’étaient converties à l’Islam et avaient combattu à ses côtés. Mahomet s’est servi des Arabes de Yarhrib, soit les tribus Aws et Khazraj, pour atteindre son but mais ni lui ni ses compagnons ne les respectaient. Les musulmans prétendent souvent qu’il y avait des motifs sociopolitiques derrière certains des mariages de Mahomet, que c’était pour lui un moyen de renforcer ses liens avec les différentes tribus. De ce point de vue, il est alors particulièrement remarquable que Mahomet ne se soit pas soucié d’épouser qui que ce soit des tribus Aws ou Khazraj. Mahomet préférait Quraysh, tout comme ses influents compagnons, qui étaient tous de Quraysh. Il est frappant qu’alors que les Aws et les Khazraj disparurent complètement de la face de l’Histoire, les Arabes Quraysh dirigèrent l’Empire islamique (khilafa) jusqu’en 1258 et ont continué à diriger certains états jusque de nos jours. Mahomet considérait que les Aws et les Khazraj étaient politiquement trop naïf et trop faibles pour qu’on leur confie le pouvoir. L'attitude de Mahomet envers les Aws et les Khazraj me rappelle une interview que j’avais vue il y a une dizaine d’années sur Aljazeera et dans laquelle on demandait au théologien islamique AbuHamza : pourquoi vivez-vous en Occident si vous le méprisez à ce point ? Sa réponse dut : “Nous autres Musulmans considérons l’Occident comme les toilettes, nous les visitons parce que nous en avons besoin mais dès que nous en avons fini, nous les quittons.

Durant la bataille “du fossé” la tribu Quraysh fut à deux doigts de vaincre Mahomet dans sa propre forteresse, Yathrib, quelle assiégeait. Après la fin du siège, Mahomet se mit en tête qu’il y avait eu un complot entre les Bani Quraiza juifs et les Quraysh et il répliqua en massacrant tous les hommes bani Quraiza et en réduisant en esclavage les femmes et les enfants. Comparez cet abject génocide à la façon dont Mahomet traita Quraysh après qu’ils lui aient offert la capitulation de la ville de La Mecque. Alors que les Quraysh avaient pourtant non seulement conspiré mais fait la guerre à Mahomet, il les laissa aller librement. Mahomet demanda aux Arabes de Quraysh: “O Quraysh! Que croyez-vous que je vais vous faire ?” à quoi ils répondirent : “rien, après tout tu es l’un des nôtres” alors Muhammad dit: “Vous pouvez tous aller en paix

Qu’est que cela implique de devenir un musulman ?


Les non Arabes qui se convertissent à l’Islam subissent un changement complet de la personnalité qui affecte tout les aspects de leur vie. Ils prennent de nouveaux noms islamiques, qui sont en fait des noms arabes, commencent à apprendre l’arabe et se mettent à employer des mots arabes dans leur vie quotidienne. Non seulement ils s’habillent comme des Arabes mais ils commencent à penser comme des Arabes. Ils se mettent à aimer ce que les Arabes aiment et à détester ce que les Arabes détestent. Ils adoptent automatiquement le point de vue politique des Arabes sur des questions comme la Palestine et l’Irak, qui deviennent leur principaux centres d’intérêt tandis que les propres intérêts de leur pays deviennent des mesquineries.

Choisir de se convertir à l’Islam est une grave décision pour n’importe qui, mais les graves décisions ne sont pas nécessairement les bonnes. Tous les jours, il y a des milliers de personnes qui prennent la grave décision de se suicider ou de prendre la vie d’autres personnes. Il y a pourtant une chose certaines derrière chaque conversion à l’Islam et c’est qu’aucun des convertis ne comprend vraiment le Coran ou l'Islam.

Les seuls vrais musulmans

Au bout de treize années de prédication de l’Islam à La Mecque, seule une poignée d'adeptes s’étaient joints à Mahomet, c’étaient tous des amis et des parents à lui. Ces Arabes sont les seuls musulmans qui acceptèrent librement l’Islam sans y être forcés. L’objet de cet article n’est pas d’examiner les raisons pour lesquelles Mahomet réussit à recruter cette poignée d’adeptes, mais, dans toute cité de même taille, le moindre chef de gang est à même de recruter un nombre d’acolytes similaire voire supérieur. Il est plus que probable que ces gens étaient mus par la personnalité et le bagout de Mahomet, le facteur Coran était insignifiant considérant que seuls quelques versets à peine avaient déjà été produits. Tous ceux qu’il convertit par la suite à l’Islam le firent pour obtenir des avantages personnels ou politiques ou simplement par peur.

Les suivants à se joindre à Mahomet furent les délégués de la cité de Yathrib qui firent la connaissance de Mahomet durant leur hajj pré-islamique à La Mecque. Les délègues représentaient les tribus Aws et Khazraj qui pâtissaient de puis des années de virulentes rivalités tribales et de continuelles querelles politiques. Mahomet convainquit les délégués qu’il était persécuté à La Mecque et qu’il avait de vastes projets pour l’Islam. Les Arabes de Yathrib furent probablement tentés par la perspective de transformer leur cité en un centre religieux et tombèrent d’accord pour autoriser Mahomet à s’installer dans leur ville avec l’espoir que cela puisse donner un nouveau départ à Yathrib. Après l’arrivée de Mahomet à Yathrib, toute la population arabe de la ville se convertit en une nuit à l’Islam ! Ce qui c’était passé à Yathrib n’était qu’une conversion de masse pour des motifs politiques car la plupart des habitants ordinaires de la cité n’avaient même pas entendu parer du Coran.

Dix ans plus tard, Mahomet conquerrait La Mecque, la cité qui l’avait rejeté et s’était opposée à l’Islam pendant vingt-trois années. Là aussi, la population tout entière de la ville conquise se convertit à l’Islam dans les heures qui suivirent. Il est naïf de croire que les Arabes de La Mecque, qui avaient vomi le Coran pendant deux décennies, auraient subitement réalisé que c’était un livre si bon qu’il devait être d’origine divine. Cette conversion ne fut obtenue que sous la menace des armes ; Mahomet lança notoirement aux Arabes de La Mecque : aslim taslam, ce qui signifie « devenez musulmans et vous serez sauf. »

Ce scénario se répéta dans tous les autres pays conquis par les armées musulmanes. Les nations occupées avaient trois options: se convertir, devenir des dhimmis et payer de lourdes taxes (appelée jizia) ou se battre (souvent une bataille perdue d’avance). Se convertir à l’Islam était généralement le moindre mal, mais personne ne peut appeler cela un choix libre, après tout, aucun de ces peuples ne parlait l’arabe et ils n’avaient que de vagues connaissances du Coran ou de l’Islam.

Je reçois souvent des courriels de musulmans qui n’aiment pas mes articles sur le Coran. Jusqu’à présent, tout les courriels que j’ai reçu provenaient de musulmans non arabes qui défendaient le Coran en employant la stratégie islamique habituelle. Ils prétendent que le Coran est clair, logique et plein de sagesse ; le problème n’est jamais dans le Coran mais dans mon incompréhension. Ce que je trouve piquant, c’est qu’un certain nombre de ces gens y expriment ouvertement leur haine des Arabes, les accusant de malhonnêteté. Je ne me suis jamais abaissé à m’engager dans des controverses racistes mais j’attends toujours que l’un d’eux m’explique pourquoi, dès qu’il est question du Coran, ils s’en remettent à ces Arabes si malhonnêtes. Il serait aussi très intéressant de savoir ce qui rend si attirant pour les non Arabes une religion qui réserve les premières places aux Arabes.

L’Islam est une religion arabe créée par un Arabe pour les Arabes. Elle est basée sur un livre en arabe que même les Arabes n’aimaient pas. La dévotion envers l’Islam des musulmans non arabes défie la logique, non seulement parce que l’Islam les défavorise, mais aussi parce qu’ils croient en une religion qui repose entièrement sur une langue étrangère qu’ils ne parlent ni ne comprennent.
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Re: Les musulmans non arabes

Message non lude yor » 19 Déc 2008, 13:27

l'argent et le pouvoir...deux choses sur lql baser les arabes pour marachandiser la religion de mouh.... .et surtou dans les societies pauvres.. .au nom de l'aide socialel'argent passe a des gens qui achete d'autres gens.. .ce que fait le regime saouedien... .
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Re: Les musulmans non arabes

Message non lude Georges » 19 Déc 2008, 16:58

Merci, Caius pour ce texte.

Et quand on dit à Mystic et à Moustarchid que Mahomet était raciste, ils protestent. :lol:
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
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Re: Les musulmans non arabes

Message non lude Yacoub » 19 Déc 2008, 22:07

Tres vraie

L’Islam est la seule religion au monde qui soit complètement basée sur un langage.
"Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau."
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Re: Les musulmans non arabes

Message non lude AliadArrakis » 19 Déc 2008, 22:40

Yacoub a écrit:Tres vraie

L’Islam est la seule religion au monde qui soit complètement basée sur un langage.

D'où la textolâtrie beaucoup plus intensive que dans les autres religions.
"L'esprit est comme le bois et la pierre. C'est comme si quelqu'un peignait de sa propre main des dragons et des tigres, et s'effrayait à leur vue."
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Re: Les musulmans non arabes

Message non lude maya » 22 Déc 2008, 21:38

merci caius de nous poster les textes de ce "mumin salih" :lol:
n'hésite pas a nous les poster surtout!
très intéressante analyse comme d'habitude d'ailleurs!
après quelques recherches perso j'ia remarqué que si cette tribu de yathrib (médine actuelle) n'avait pas ouvert ses portes au prophète, l'islam aurait fini comme toutes les nombreuses sectes de l'époque..une fois qu'une secte arrive en politique elle donne naissance a une religion, ajoutez a cela l'illetrisme et la manipulation et ca vous donne un milliard d'être humain 1400 ans plus tard..et comme tous les êtres humains ne se ressemblent pas, énormément de courant sont nés et naitront encore dans les prochaines années, le nouveau courant a la mode? les réformateurs
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Re: Les musulmans non arabes

Message non lude Georges » 23 Déc 2008, 18:19

le Pakistan a un parti qui veut faire de l'arabe la langue nationale du pays. :shock:
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Re: Les musulmans non arabes

Message non lude phileas » 06 Jan 2009, 23:18

Georges a écrit:le Pakistan a un parti qui veut faire de l'arabe la langue nationale du pays. :shock:


Il ne faut même pas aller si loin... :lol: :lol: :lol:

http://www.dhnet.be/infos/belgique/arti ... -pays.html
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Re: Les musulmans non arabes

Message non lude Yacoub » 07 Jan 2009, 20:40

90% de la communauté ne demande pas cela d'après le texte

Mais avec l' intimidation et le terrorisme, les modérés vont accepter l' arabisation
Mais quelle idée ont eu les belges de financer le culte mahometan ? :roll:

Quitte à fuir et l' arabisation et l' islamisation comme l' ont fait au moins trois millions d' Algeriens.
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Re: Les musulmans non arabes

Message non lude phileas » 10 Jan 2009, 06:40

Yacoub a écrit:90% de la communauté ne demande pas cela d'après le texte

Mais avec l' intimidation et le terrorisme, les modérés vont accepter l' arabisation
Mais quelle idée ont eu les belges de financer le culte mahometan ? :roll:

Quitte à fuir et l' arabisation et l' islamisation comme l' ont fait au moins trois millions d' Algeriens.


En même temps, financer un culte, c'est également pouvoir plus facilement le contrôler...
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Re: Les musulmans non arabes

Message non lude AliadArrakis » 12 Jan 2009, 23:47

phileas a écrit:
Yacoub a écrit:90% de la communauté ne demande pas cela d'après le texte

Mais avec l' intimidation et le terrorisme, les modérés vont accepter l' arabisation
Mais quelle idée ont eu les belges de financer le culte mahometan ? :roll:

Quitte à fuir et l' arabisation et l' islamisation comme l' ont fait au moins trois millions d' Algeriens.


En même temps, financer un culte, c'est également pouvoir plus facilement le contrôler...

En quelque sorte, cela donne un certain contrôle, mais le problème dans l'islam, c'est qu'il n'est pas aussi unifié que le catholicisme (d'où, entre autres, l'Echec de l'Exécutif Musulman de Belgique).
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Re: Les musulmans non arabes

Message non lude lorie » 13 Jan 2009, 16:13

Malgré tout ce qu'il se dit je veux croire qu'il puisse exister des musulmans modérés parce que c'est par eux que l'islam pourra se transformer ..

Des musulmans qui garderaient forcément leur textes comme référence mais en occultant toute la violence .. un peu comme les juifs ont épuré leur livrs saints et leur religion ..

Mais les juifs ont mis près de 5.000 ans à arriver à ce résultat ..
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Re: Les musulmans non arabes

Message non lude yor » 13 Jan 2009, 17:24

l'argent de la saouedite..est bien pour finnancier les etats de guerre(en afrique et asie)..pour cette wahabisme
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Re: Les musulmans non arabes

Message non lude Georges » 22 Jan 2009, 16:13

L'Inde et le Pakistan face à la menace terroriste
LEMONDE.FR | 08.12.08 | 17h36 • Mis à jour le 16.12.08 | 12h18

L'intégralité du débat avec Bertrand Badie, professeur à Sciences Po, mardi 16 décembre, à 10 h .



ans un chat sur Le Monde.fr, Bertrand Badie, professeur à Sciences Po, estime que le Pakistan devient un "centre de gravité" majeur du terrorisme mondial.


Robert : Où en est-on dans l'enquête sur les attentats de Bombay ? L'implication du Pakistan, ou d'éléments pakistanais, est-elle avérée ?

Bertrand Badie : Il ne faut pas poser le problème en des termes si simples. Que signifie "implication du Pakistan" ? Signifie-t-on que le commando terroriste et ceux qui l'ont aidé étaient en partie de nationalité pakistanaise : c'est une évidence. Veut-on dire que certains services de l'Etat pakistanais étaient impliqués dans la préparation de ces actes : c'est probable. Veut-on suggérer que le gouvernement pakistanais en a fait un choix délibéré : c'est au contraire très improbable.

Il faut bien avoir en tête que le Pakistan n'est pas un Etat tel que nous le définissons dans notre grammaire occidentale. En tant que tel, il n'est pas unifié, il a depuis longtemps tendance à sous-traiter certaines de ses fonctions à des groupes, des réseaux, voire des milices, qui sont à la charnière de l'espace public et de l'espace privé.

La question, ancienne déjà, du Cachemire a favorisé la croissance de ces liens complexes entre certains services d'Etat, notamment de renseignement, avec des groupes armés qui s'apparentent à des réseaux de violence. Dans ces conditions, la capillarisation de la décision et des choix politiques est extrêmement complexe : il devient facile de trouver toutes sortes de connexions, mais il est pour autant absurde, ou en tout cas trop simplificateur, d'en déduire une responsabilité d'Etat.

Ajoutons à cela que les liens entre le Pakistan et l'Inde sont anciens, eux-mêmes très complexes, et surtout profondément humains, tant il est vrai que les sociétés sont au moins historiquement très imbriquées. Dans toute question indienne on retrouvera nécessairement des traces pakistanaises, et la réciproque est vraie.


Mais il serait plus sage de s'habituer, face à ces questions, à raisonner en termes de communication et d'échange entre sociétés plutôt que de remonter directement et sans critique aux rapports intergouvernementaux. Cette crise est d'abord une crise des sociétés face à laquelle des Etats faibles et peu légitimes n'ont pas grande capacité d'action.

Estepien : Le régime pakistanais est-il faible, et quelle est sa marge de manœuvre face à la menace terroriste ?

Bertrand Badie : Le régime pakistanais est chroniquement faible. Sa création, en 1947, correspondait à un pur artifice. On sait que le seul dénominateur commun entre Pakistanais est leur appartenance religieuse, leur référence à l'islam.

Au-delà d'un dénominateur commun, qui n'a pas été suffisant pour garder réunies les deux parties du Pakistan (Pakistan occidental et Pakistan oriental), on ne trouve que des facteurs de division. Après la sécession du Bengale en 1971, les tensions entre les différentes parties constitutives de l'actuel Pakistan n'ont cessé de se renforcer : les particularismes baloutche, sindhi, pachtoune rivalisaient et rivalisent toujours avec le pôle dominant pendjabi. Ajoutez à cela la clanisation des structures politiques et sociales, les effets d'une urbanisation galopante et mal maîtrisée, la plaie ouverte du Cachemire, et l'importance devenue stratégique de la frontière séparant le Pakistan et l'Afghanistan, réellement incontrôlable : on aura ainsi une idée des défis impossibles que le gouvernement d'Islamabad a à relever.

On sait par ailleurs que les élections, au lieu d'être un mode de régulation démocratique, ne sont qu'un instrument au service de relations de clientèle. La puissance de l'armée pèse sur les régimes civils et tend à échapper à leur contrôle. Sans compter les nombreux coups d'Etat qui installent périodiquement des régimes militaires qui ne parviennent à conserver une faible part de légitimité qu'en se lançant dans des surenchères islamistes souvent risquées.

Le Pakistan, avec ses 160 millions d'habitants, est proprement ingouvernable et souffre d'un déficit chronique d'intégrité territoriale et de sens national. Comme tout régime faible, il ne survit qu'en se positionnant sur l'échelle régionale et internationale, qu'en dépendant de façon croissante de ses rapports à l'étranger : autant de paramètres qui en font une proie facile et un maillon très faible de l'échiquier international.

Sly : Mais les organes de l'Etat qui sont dédiés à la lutte contre le terrorisme (services secrets...) ont-ils les moyens et la volonté d'agir ?

Bertrand Badie : La question des moyens n'est pas propre au Pakistan. Elle pourrait se poser avec la même pertinence à propos du voisin indien, pourtant bien mieux institutionnalisé, et d'une façon générale à tous les régimes défiés par cette forme nouvelle de violence.

La question de la volonté est déjà beaucoup plus délicate à traiter. Les régimes pakistanais n'ont pu survivre dans l'histoire qu'en faisant des concessions majeures aux mouvements islamistes de toute nature. Il en allait d'abord de leur propre légitimité : comme je viens de l'indiquer, le Pakistan ne trouve de dénominateur commun que dans une référence de plus en plus poussée à l'islam.

Il en allait aussi du mode de gestion du pouvoir : la complexité des mouvements et des réseaux politiques, religieux, sociaux qui peuplent le Pakistan implique que les responsables islamistes soient ménagés, et jamais aucun régime n'a pris le risque de s'attaquer à cette kyrielle d'écoles musulmanes qu'on retrouve partout au Pakistan et dont sortent notamment les talibans.

Il en allait enfin de la gestion même de la politique étrangère : la question du Cachemire a, comme je l'ai déjà indiqué, conduit les différents responsables pakistanais à s'appuyer sur des milices d'inspiration islamiste, souvent constituées dans la perspective de la reconquête de ce territoire disputé avec l'Inde.

Mais il y a plus : face à l'"ennemi" indien, le Pakistan est mécaniquement amené à renforcer sa surenchère religieuse ; face à un axe montant entre Delhi et Kaboul, il est tenté d'encourager les mouvements radicaux musulmans qui font contrepoids à l'une et l'autre de ces capitales ; face à son isolement croissant, depuis notamment la réconciliation indo-américaine, la référence islamiste devient, et de plus en plus, une sorte d'emblème de survie sur le nouvel échiquier international.

Pour être complet, on comprendra facilement que les rivalités sourdes de pouvoir à l'intérieur de l'Etat pakistanais, symptôme classique dans les Etats semi-autoritaires, conduisent certaines factions à se ménager des alliances puisées jusqu'aux flancs les plus extrêmes de la sensibilité islamiste.

Phil : Dans ces conditions, le Pakistan est-il devenu le premier centre du terrorisme mondial ?

Bertrand Badie : C'est vraiment la question, même si je ne la formulerai pas exactement de la sorte. Telles que vous présentez les choses, il semblerait que le terrorisme constitue une entreprise unifiée, centralisée et hautement stratégique, ce qui n'est évidemment pas le cas. D'autre part, il ne faut jamais négliger, face à ces questions, l'importance cruciale des sociétés et de leur rôle de vecteur dans la production et l'évolution des formes nouvelles de violence internationale.

Il reste que, pour l'essentiel, vous avez raison : le Pakistan devient un centre de gravité évident de cette forme nouvelle de violence. Outre sa fragilité que nous avons déjà décrite, au-delà de la pertinence des surenchères religieuses qui s'y développent, comme on l'a déjà montré, le Pakistan est jusqu'à la caricature l'expression de tous les échecs d'une mondialisation menée dans un contexte particulièrement défavorable.

La densité démographique des 160 millions de Pakistanais, une urbanisation démesurée à l'image de la ville de Karachi et de ses 20 millions d'habitants, un sous-emploi record, une capacité technologique et de communication qui permet à chacun de voir les succès et les richesses du monde occidental, font de cette société une véritable poudrière.

L'islam, précisément parce qu'il ne parvient pas à s'institutionnaliser à travers l'Etat, devient le réceptacle idéal de toutes ces frustrations et de toutes ces humiliations, encouragées par la rivalité avec l'Inde et par le spectacle des pogroms dont les musulmans ont été victimes récemment dans le grand pays voisin, trente ans de guerre en Afghanistan ont réussi à capillariser les réseaux talibans ou apparentés dans la plupart des villes.

Sociologiquement, toutes les pathologies sont en train de s'y déployer : Karachi connaît un taux record de suicides, les prisons les plus sordides du monde, un système de protection sociale inexistant : tout est prêt pour faire de ce pays la plate-forme privilégiée de toutes les manœuvres de violence.

Pour autant, il ne faut pas négliger le rôle que l'Inde joue de ce point de vue aux côtés du Pakistan. Comme je l'ai déjà dit, la frontière entre ces deux pays est purement artificielle : l'Inde est d'une certaine manière le champ de manœuvre naturel de la société pakistanaise. Connaissant des pathologies souvent apparentées, elle peut devenir l'espace d'extension de la poudrière pakistanaise.

Ce qui s'est passé à Bombay est de ce point de vue-là extrêmement dangereux et semble indiquer que le point d'aboutissement de ce déplacement de la violence de l'ouest vers l'est trouvera dans le sous-continent indien l'un de ses débouchés les plus périlleux, et peut-être les plus durables.

Fred : Quel est le risque qu'un pays comme le Pakistan, possédant la bombe atomique, connaisse une évolution à la somalienne ?

Bertrand Badie : Le Pakistan n'est pas la Somalie. La très forte clanisation de la société somalienne ne trouve pas sa parfaite réplique, tant s'en faut, au Pakistan. Quelle que soit la fragmentation que j'ai déjà décrite, la transformation de cet Etat en champ de manœuvre de seigneurs de la guerre ne me paraît pas des plus probables.

Il reste qu'on peut craindre, en effet, l'aggravation d'une dialectique entre une situation d'Etat de plus en plus faible, fragmenté, voire dilué, et une réaction militaire sous forme de coup d'Etat et de mise en place d'un régime musclé. Dans un cas comme dans l'autre, le rapport à l'islamisme radical risque de s'imposer comme instrument de gouvernement : dans le premier cas, pour limiter les effets de fragmentation ; dans le deuxième, pour prêter un minimum de légitimité à un régime qui se serait installé par la force.

La question de l'arme nucléaire s'en ressent évidemment et s'en est même déjà ressentie. Le Pakistan se distingue sur la scène mondiale par sa faible capacité de protéger et d'institutionnaliser son équipement nucléaire : on sait que la faiblesse de l'Etat y est responsable de nombreuses fuites qui sont à la source d'un processus de dissémination et de prolifération nucléaires dont le Pakistan risque d'être de plus en plus l'agent. La bombe pakistanaise est d'autant plus dangereuse qu'elle s'inscrit de façon peu claire dans une stratégie politico-militaire globale, et qu'elle est mal protégée des effets de dissémination.

Il ne faut pas pour autant exagérer la portée de tels paramètres. Le Pakistan s'inscrit dans un jeu global d'équilibre de la terreur qu'il lui serait suicidaire de défier. Par ailleurs, la forme nouvelle de violence dont le Pakistan est devenu le centre de gravité se réfère davantage à des mouvements sociaux et à des effets de réseaux qu'à des initiatives géostratégiques de moyenne ou longue portée. Les champs de bataille potentiels d'un usage de l'arme nucléaire ne sont pas véritablement sur l'agenda des entrepreneurs de violence qui se distinguent en ce moment dans cette région du monde.

Estepien : Quelle est la réaction de l'Inde face à l'affaiblissement de son voisin ?

Bertrand Badie : La réaction immédiate de l'Inde après les attentats de Bombay a été de charger le Pakistan. Le phénomène a pu être observé autant au niveau gouvernemental qu'à celui de l'opinion publique. L'Inde s'inscrit ainsi, banalement, dans une grammaire bien connue qui rend d'autant plus difficile le fragile processus de rapprochement entre les deux Etats.

Il n'est pas sûr pour autant que les dirigeants indiens soient intimement persuadés des responsabilités pakistanaises. La difficulté est autre : le jeu de bascule qui s'opère dans cette région du monde depuis une vingtaine d'années est davantage de nature à relancer le conflit indo-pakistanais qu'à l'apaiser.

L'Inde était autrefois intimement liée à l'URSS, ce qui plaçait le Pakistan presque naturellement en position d'allié privilégié, et même exclusif localement, des Etats-Unis. Avec la disparition de l'URSS, Delhi s'est beaucoup rapproché de Washington, ce qui a contribué à relâcher fortement les liens entre les Etats-Unis et le Pakistan, regardé avec méfiance du fait de son instabilité. L'Inde s'est en même temps rapprochée du régime pro-occidental en place à Kaboul, ce qui a suscité à Islamabad un sentiment de crainte d'être pris en tenaille. Ajoutez à cela que la Chine se fait prudente et du coup plus discrète dans son alliance traditionnelle avec Islamabad, et que Delhi établit des relations de plus en plus fournies avec Israël.

Géopolitiquement, le Pakistan se trouve ainsi marginalisé, de plus en plus rejeté à la périphérie, voire l'extérieur, du monde occidental, intégré du même coup de façon de plus en plus forte dans un ensemble musulman radicalisé. Il en dérive donc un échiquier régional inédit qui donne à l'opposition entre Delhi et Islamabad une signification renouvelée, diversifiée et donc davantage porteuse de conflictualité.

Relipa : Les extrémistes hindous cherchent-ils à profiter de la situation ? Y a-t-il même des complicités avec des extrémistes islamistes pakistanais ?

Bertrand Badie : Il ne faut pas verser dans la théorie du complot. Il suffit de regarder les sociétés en place pour comprendre qu'elles sont porteuses de violence sans qu'il soit nécessaire d'en rajouter.

La mondialisation n'a pas été aussi bénéfique qu'on le dit au sein du sous-continent indien. Si l'économie indienne connaît une forte croissance, la société indienne voit ses inégalités renforcées sous l'effet d'une mondialisation brutale, mal contrôlée et de plus en plus livrée au libéralisme dur. Les macropoles indiennes sont ainsi, comme leurs semblables pakistanaises, porteuses de tous les virus possibles de la violence : récupérée par l'islam dans un cas, cette violence l'est tout autant par le fondamentalisme hindou.

La capacité extraordinaire de relais que représente l'énonciation identitaire est de ce point de vue suffisante pour transformer tous les vices sociaux de la mondialisation en ferment ethniciste.

Florian : A quel jeu jouent les Etats-Unis dans la région ? Et la France, quelle est sa politique dans la région ?

Bertrand Badie : Les Etats-Unis jouent mal. Le discours dominant, y compris celui tenu par Barack Obama pendant la campagne électorale, consiste à banaliser le syndrome pakistanais et à miser sur un élargissement possible de l'intervention de l'OTAN en Afghanistan vers le grand voisin du Sud-Est.

Le jeu serait terriblement dangereux, car s'il y a une once de stratégie réfléchie de la part des entrepreneurs de violence islamistes, c'est certainement pour attirer les chars de l'OTAN dans les espaces sociaux denses et urbains du monde pakistanais, sans parler de l'arrière-cour indienne.

Si, dans les années à venir, il se confirme que le Pakistan devient le nouveau premier volcan du monde, la réplique militaire occidentale risque de se révéler plus que catastrophique. On se rendra compte alors que les montagnes du Pamir étaient un champ de manœuvre paisible comparées à ce que pourraient être les rives de l'Indus.

Par ailleurs, pour contrer la Chine, pour trouver un point d'équilibre face à un monde arabe qu'ils n'ont pas réussi à gérer, les Etats-Unis investissent de plus en plus dans l'alliance indienne, ce qui risque de confirmer, par l'autre porte, les effets dangereux de la conflictualisation du champ de manœuvre pakistanais.

Face à cette violence de nature sociale, irréductible au jeu militaire et au jeu de puissances, la constitution classique et banale d'alliances d'un autre temps risque de compliquer les choses. L'axe Washington–Delhi–Tel-Aviv est mal vu à Islamabad, comme à Téhéran ou à Riyad, à Pékin comme à Moscou.

Un tel axe, s'il devenait la colonne vertébrale de la stratégie américaine en Asie, serait des plus dangereux : il réactiverait les violences islamistes sans pouvoir les contenir, et il précipiterait de façon catastrophique un axe Pékin-Moscou-Téhéran tel qu'il se profile déjà à travers le groupe de Shanghaï, dans lequel l'Iran a un statut d'observateur.

Quant à la France, elle a depuis quelque temps simplement tendance à suivre la colonne de l'OTAN...

Tobias : L'idée d'une reprise des conflits frontaliers entre les deux pays est-elle envisageable ?

Bertrand Badie : Cette menace n'a pas disparu une seule année depuis 1947. Elle est en même temps un instrument d'expression des gouvernements de part et d'autre et une forme de langage que des sociétés souffrantes savent employer comme exutoire.

Aucun des enjeux qui avaient fait germer ces conflits n'a disparu aujourd'hui. Belle leçon d'inefficacité des regroupements identitaires et des partitions...


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Re: Les musulmans non arabes

Message non lude Yacoub » 29 Aoû 2011, 19:38

"Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau."
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