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Discussions générales

les secrets du hijab

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Re : les secrets du hijab

Message non lude privighost » 13 Aoû 2008, 18:58

Juste une question !
Combien d'entre vous ont fait des recherches sur le sujet ?
Peut etre un résumé sur TF1, et ca y est on crois savoir des choses :roll:

Allez comme petit cadeau, un petit résumé d'un dossier que j'ai fait sur mon ordi :
On va donc remonter le temps si vous le voulez bien.

Le fameux verset dit du hidjâb (Coran 33.53) concerne en fait tout autre chose que le voile de la femme , il s’agit ici d’un voile au sens d’un rideau ou d’une tenture qui divisait la chambre du Prophète en deux.

Sourate 33 verset 59
O prophète ! Dis a tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et eviteront d’etre offensées…


Sourate 24 verset 60
Et quand aux femmes atteintes par la ménopause qui n’espèrent plus le mariage, nul repproche a elles d’enlever leurs vetements de [sortie], sans cependant exhiber leurs atours et si elle cherchent la chasteté c’est mieux pour elles….


Sourate 24 verset 31
Et dis aux croyantes de baissez leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en parait et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; …


des versets qui parle differement du voile et de son utilisation...mais quelle est la source, la base...dans le coran on a l'impression d'un suivi d'une pratique pour diferencier des femmes d'autres femmes.

Il y a quelques années, les femmes avaient la tete couverte dans les eglises et elles portent encore une mantille lors des audiences pontificales
Dans la langue douala, les missionnaires demandaient aux femmes de mettre dans les lieux de culte un foulard.

Les diaconesses ont perpetuées longetmps cette tradition

Les vierges de l’eglise primitives etaient voilées commes les vestales romaines, ces chastes pretresse de la divinité (Vesta) du foyer :
« une jeune fille sans voile n’est plus vierge » ecrivait Tertullien

1 Corinthiens 11,5 et 6
Toute femme en revanche, qui prie ou qui prophétise la tete non couverte déshonore son chef a elle. En effet c’est excatement comme si elle etait rasée.
Si une femme n’a pas la tete couverte, qu’elle se tonde aussi les cheveux. Et s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux tondus ou d’etre rasée, qu’elle se couvre donc la tete


Esaie 47,2 et 3
Prends le moulin et mouds de la farine ! Retire ton voile, relève les pans de ta robe, decouvre tes jambes et traverse les fleuves !
Ta nudité sera dévoilée et ta honte sera exposée. J’exercerai ma veangeance sans aucune opposition.


je vous laisse apprecier la connotation de Babylone en réfèrence a la femme

Cantique des cantiques 4,1
« Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes derrière ton voile. Tes cheveux sont pareil à un troupeau de chèvres bondissant sur les montagnes de Galaad.


Génèse 24,65
« elle demanda au serviteur : « qui est l’homme qui viens dans les champs a notre rencontre ? » Le serviteur repondit : « c’est mon seigneur ». Alors elle prit son voile et se couvrit. »



Voila quand je parle de sacralisation...je prend deja mes sources sur des personnes competents en la matière...
D'ailleurs voici la defenition pour les neuneus...
"On nomme sacralisation le fait de conférer à une personne, un objet ou une idée un caractère sacré."

Je pense pas qu'il faut vous parler de l'origine du voile, puisque je suis sur que TF1 a du le faire :lol:
Allez un petit indice : tablette A, 40
"Dieu c'est pour moi le Pere Noel des adultes"

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Re : les secrets du hijab

Message non lude Yacoub » 13 Aoû 2008, 19:34

Le musulman lambda se fout royalement de savoir quel est l' origine du voile.

Pour lui l' islam vient de dieu le coran est parole de dieu.

Certains en Algérie reclament même l' application strite de la charia comme en Arabie Saoudite.

En France il n y a pas que TF1 qui a constaté qu'il y a des territoires perdus de la république.

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Re : les secrets du hijab

Message non lude Sceptik » 14 Aoû 2008, 11:50

Privi, tu dois certainement faire allusion aux lois assyriennes du roi Teglat-Phalazar 1er qui datent d'environ 12 siècles avant jésus christ.Mais justement ces lois interdisaient le voile aux prostituées sacrées et aux esclaves,il me semble.Je suis d'accord pour dire que l'islam n'a fait que sacraliser une tradition déja existante.D'ailleurs on voit bien les similitudes entre l'islam et ces lois ancestrales,notamment pour les esclaves.D'ou mes questionnements plus haut quant au prétendu voile qui servirait a préserver la pudeur des femmes musulmanes.
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Re: Re : les secrets du hijab

Message non lude dexter » 14 Aoû 2008, 13:26

privighost a écrit:
Le fameux verset dit du hidjâb (Coran 33.53) concerne en fait tout autre chose que le voile de la femme , il s’agit ici d’un voile au sens d’un rideau ou d’une tenture qui divisait la chambre du Prophète en deux.

Sourate 33 verset 59
O prophète ! Dis a tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et eviteront d’etre offensées…


Sourate 24 verset 60
Et quand aux femmes atteintes par la ménopause qui n’espèrent plus le mariage, nul repproche a elles d’enlever leurs vetements de [sortie], sans cependant exhiber leurs atours et si elle cherchent la chasteté c’est mieux pour elles….


Sourate 24 verset 31
Et dis aux croyantes de baissez leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en parait et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; …


Je vois pas en quoi ces versets vont dans ton sens, et ton explication sur la diférentiation est ... fumeuse, surtout quand on parle en même temps de chasteté et d'offense.
"Dis a tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants" : toutes les femmes des croyants vivaient dans la chambre du prophète ?

"elles en seront plus vite reconnues et eviteront d’etre offensées" : exactement comme a l'heure actuel, le foulard permet de reconnaitre les musulmanes pures, des mécréantes impures que l'ont peut offensé.

"Et dis aux croyantes de baissez leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en parait et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; …" toujours l'apologie de la "pudeur", encore un playdoyer pour le pudique voile


[/quote]
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Re : les secrets du hijab

Message non lude Georges » 14 Aoû 2008, 13:44

Le but du voile :

Le but est de provoquer des troubles obsessionnels compulsifs pour s'emparer de l'esprit des islamistes, par la crainte révérencielle, la double contrainte, la superstition, qui conduisent à la méfiance, puis à la haine et la violence.
C'est l'incitation aux "crimes d'horreur" perpétués en pays islamiste : viol et assassinat des filles, par des mâles rendus vaniteux et cruels par une mentalité barbare.
Le but des versets sataniques du Coran et de la caricature de Mahomet diffusée par les islamistes (décrit comme un pillard, cupide, immoral, violent, violeur et même pédophile) :

- Imposer la ségrégation aux femmes pour les humilier et rendre les hommes obsédés, avec le sacrilège du bordel céleste (prostituées et pédérastes célestes et autres infamies pédophiles).
Tous ces blasphèmes sont, on le sait aujourd'hui, le résultat de manipulations, lorsque le Coran fut traduit de l'araméen en arabe.

- Permettre aux mauvais de devenir des tyrans domestiques, en disposant d'un être "faible et dénué d'intelligence" (description de la femme faite par le soi-disant Mahomet), pour servir de reproductrice et de bouc émissaire ;

- Favoriser la névrose en refusant le monde moderne, comme tous les mouvements sectaires, qui conduisent à l'apocalypse voulue par Satan (pour les versets sataniques, lire le Coran, puisque chaque page ou presque contient des versets sataniques).

La caricature de Mahomet est diffusée par les hadiths, le Coran, les légendes et les superstitions musulmanes.

Porter le voile, c'est se mettre au service de Satan : car si on porte le voile comme étant une prescription divine, on admet la lapidation, les amputations toujours pratiquées dans la plupart des pays mahométans, le racisme, le sexisme, l'esclavage (les Arabes ont été depuis toujours traficants d'esclaves, et les Noirs ont payé un très lourd tribu aux Croissantades), mais aussi la prostitution, le pillage, l'assassinat, le mensonge et la trahison, toutes prescriptions coraniques.

Pour des raisons démocratiques et républicaines, le port du voile doit être illégal en public.


Sur le plan spirituel, le port du voile doit être reconnu comme un blasphème, la marque de l'Association à Satan des Infidèles mahométans.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
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"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Ali Sina explique son apostasie
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Re : les secrets du hijab

Message non lude Georges » 14 Aoû 2008, 15:36

La régression tragique de la condition des femmes dans les pays arabes
Par Jean-Gérard Lapacherie

1. Des femmes émancipées

A qui voyageait dans les pays arabes du début des années 1960 à la fin des années 1970, il semblait que la Méditerranée n’était pas condamnée à séparer éternellement l’Occident de l’Islam et que les rives nord et sud se rapprochaient peu à peu. Alors le dialogue des cultures avait une réalité : des hommes et des femmes issus de ces civilisations tentaient de se comprendre en dépit des préventions. Alexandrie appartenait au même monde que Naples. Dans les rues du Caire, d’Alger, de Rabat, de Beyrouth, on aurait pu se croire à Athènes, n’était la musique plaintive diffusée à tue-tête dans les cafés. Les femmes sortaient de chez elles sans être surveillées par un mâle, vêtues comme des Françaises : un peu démodé et moins court sans doute. Ce qui faisait le charme de ces pays, c’était la joie de vivre. La démarche légère, la vivacité des conversations, le futur souriant, une insouciance gaie, tout indiquait que la civilité restaurée bénéficiait aux femmes et que la douceur des moeurs changeait leur vie. La Méditerranée était en passe de recouvrer l’unité que les conquérants venus des déserts d’Asie avaient brisée au VIIe s. Les apparences étaient trompeuses, mais au moins, les cœurs frissonnaient d’espoir, malgré les pulsions de haine qui, dans les profondeurs, commençaient à saper ce bonheur dont on ignorait alors à quel point il était fragile.

En 1923, l’Egyptienne Hoda Charaoui et ses amies, qui revenaient du Congrès féministe mondial tenu en Italie, ont retiré leur voile en descendant du wagon harem : le peuple qui se pressait dans la gare du Caire et ses alentours les a acclamées.

Soixante-dix ans plus tard, l’écrivain féministe Naoual el Saadaoui, menacée de mort, entre autres raisons, parce qu’elle ne voulait pas porter le voile, s’est réfugiée aux Etats-Unis, parce que personne, ni les autorités, ni la police, ni ses compatriotes, ne voulait assurer sa sécurité, de peur d’avoir à affronter l’islam triomphant.

La condition des femmes dans les pays arabes subit depuis deux ou trois décennies une tragique régression.

2. L’émancipation effective des femmes

Pendant environ cinquante ans, de 1920 à la fin des années 1970, les femmes vivant dans les pays arabophones et dans des pays non arabophones, la Turquie, l’Iran, l’Afghanistan, se sont émancipées ou ont été émancipées. Elles ont été libérées de leur statut de servantes esclaves par des hommes éclairés, penseurs ou hommes politiques libéraux, dont Qassem Amin, Mansour Fahmy, Taha Hussein, Saad Zaghloul, etc. ou par des femmes d’exception : Hoda Charaoui, Céza Nabaroui, Doria Chafik.

Dans ses romans parus dans les années 1950-60, l’Egyptienne Out el Kouloub énonce les thèses des penseurs du début du XXe s. : l’alphabétisation des femmes, l’égalité des droits entre femmes et hommes, l’abolition de la répudiation, la libération de la prison du voile :

« J’entendais une voix jeune et ardente défendre des idées qui déjà m’étaient chères : la nécessité d’instruire la femme, de lui donner les mêmes droits qu’aux hommes, de la libérer du voile, de transformer en sa faveur les règles du mariage, de ne plus permettre qu’elle soit mariée contre son gré et répudiée sans raison » (Ramza, Gallimard, 1961).

Résidant en Egypte dans les années 1830-50, la saint-simonienne Suzanne Voilquin écrit dans ses mémoires qu’elle n’a jamais vu de femmes dans les lieux publics. En 1923, pour la première fois depuis que les tribus arabes venues du désert ont conquis le Proche Orient, les femmes ont investi l’espace public : la rue d’abord, puis l’université, les plages, la rédaction des journaux, les administration, écoles, hôpitaux. Elle ont pu se forger un destin. Ce fut, au sens vrai de ce terme, une révolution, qui s’est accomplie par la seule vertu de l’exemple et la force de la conviction.

3. Les conditions de l’émancipation

Les femmes ont été émancipées parce que les conditions étaient remplies.

La première de ces conditions a été le recul de l’islam.
Tant que l’islam régissait ces pays, les femmes étaient reléguées au harem ou à la cuisine, où deux fonctions leur étaient assignées : assurer aux mâles une descendance et tenir leur maison.
Pendant un siècle, surtout entre 1920 et 1970, la charia a cessé d’être la référence essentielle des textes législatifs, sauf dans les pays arabo-islamiques de la péninsule, le califat a été aboli, les lois ont perdu leur caractère islamique, les moeurs et les personnes ont échappé au contrôle des associations « pieuses », des espaces de liberté ont été ouverts.

Dans un article publié en 1947 dans la revue Les Cahiers du Sud, l’écrivain égyptien Taha Hussein, qui a soutenu le combat des femmes, rappelle que les penseurs du début du XXe s. ont rejeté « tout asservissement aux dogmes théologiques et aux règles juridiques », les dogmes et les règles étant ceux de l’islam, et que ce rejet a été le moteur de la nahdah ou « renouveau » des arts, des lettres, de la société.
Inquiets de voir leurs pays engagés depuis de longs siècles dans une décadence sans fin, les Egyptiens, Libanais, Syriens, Turcs, Irakiens ont partagé la même volonté de s’instruire, d’apprendre les langues étrangères, de renouveler les arts, de s’initier aux sciences, de suivre l’exemple de l’Occident, où, en cinq siècles, le savoir, la technique, la maîtrise du réel, la réforme, devenus les valeurs suprêmes, ont engagé l’humanité dans le processus de civilisation le plus ample que les hommes aient jamais connu.
Les penseurs arabes ont compris que des femmes analphabètes ne pouvaient ni initier ni a fortiori former les enfants dont elles avaient la charge à la connaissance. Pour Taha Hussein, le « réveil de la conscience arabe » (ou nahdah) sera définitivement accompli quand les Arabes connaîtront la liberté de pensée (condition qui n’est pas remplie) et quand la condition des femmes sera changée.

Les femmes ont été émancipées parce que les pays arabes se sont ouverts sur le monde. Ce fut le cas en Egypte. En effet, pendant plus d’un siècle, de 1830 à 1960, à la tradition islamique, les autorités ont préféré le développement économique, la paix, la connaissance, les sciences. Elles ont aboli l’infâme et raciste statut de dhimmi ou « toléré » qui fait des coptes, des chrétiens, des juifs, des sous-hommes ou des sujets de second ordre sans droits, ni sécurité, ni futur. Des malheureux ayant échappé aux massacres, grecs catholiques, Arméniens, juifs, russes blancs, y ont trouvé un asile et ont fait profiter l’Egypte de leurs talents. En bref, l’étau de l’islam sur la société a été desserré.

La troisième condition est la démocratie réelle. A partir de 1920, l’Egypte s’est dotée d’institutions démocratiques : parlement, élections libres, presse libre, opinion publique, égalité des citoyens devant la loi. C’est dans ce cadre que les femmes se sont émancipées. Sans la démocratie, l’émancipation n’aurait pas eu lieu.

Out el Kouloub raconte comment, au début du XXe s., son héroïne Ramza, pour faire enregistrer le mariage qu’elle avait contracté contre la volonté de son père, compose elle-même la plaidoirie que son avocat prononce. Elle dénonce « la prétention abusive d’un père despote à disposer de sa fille comme d’une esclave », exalte les aspirations « de la femme égyptienne, décidée à être traitée en être humain » et celles de « la jeunesse égyptienne, éprise de libertés démocratiques, conditions des libertés nationales ».

« En revendiquant la liberté de me marier selon mon choix, il semblait que je fusse devenue la championne de l’indépendance égyptienne. Les journaux paraissaient avec des manchettes sensationnelles : « De ventres d’esclaves ne peuvent naître que des esclaves », ou bien : « Libérons nos mères, nos épouses, nos filles, pour que naissent des générations d’hommes libres ! » (Ramza, 1961)

4. La régression tragique

Dans l’imaginaire égyptien il y a un siècle, « de ventres d’esclaves », il ne pouvait « naître que des esclaves ». A cela, aujourd’hui, les militants de l’islam opposent que les femmes sont « des ventres à fabriquer » des musulmans. Il leur incombe de donner naissance, non pas à des hommes ou des femmes, encore moins à des femmes libres, mais à des musulmans et uniquement à des musulmans. Il se ressasse en Occident la thèse suivante : ce sont les femmes qui, en s’émancipant, desserreront l’étau qui étouffe les pays arabes. En 1980, Mme Minces, journaliste maoïste et bien pensante, après avoir enquêté au sud de la Méditerranée, écrit dans La Femme dans le monde arabe (Mazarine, 1980) : « A l’inverse de l’Algérie, il y a en Egypte place pour un mouvement féministe ».

En 1980, elle jugeait que les Algériennes étaient condamnées au silence éternel, ce en quoi elle ne se trompait guère, mais qu’en Egypte pouvait émerger une force qui donnerait enfin aux femmes une place dans l’espace public. En Egypte, entre 1920 et 1960, les femmes ont milité dans deux mouvements en partie concurrents : UFE, acronyme pour Union des femmes d’Egypte ou Union féministe égyptienne, et Bint el Nil (« la fille du Nil »). Or, l’émancipation dont elles ont été les artisans, grâce à deux femmes d’exception, Hoda Charaoui et Doria Chafik, a été un feu de paille. La civilité a duré trois décennies. En 1980, la tragédie était nouée. Le slogan suivant lequel les femmes, en s’émancipant, desserreront l’étau, tient de l’invocation à la Coué. L’Egypte en fournit la preuve. L’étau, un moment ouvert, s’est brutalement refermé. Une analogie fera comprendre ce qui s’est passé. On a cru que les peuples pétrifiés dans les glaces de l’hiver communiste respireraient le doux air du printemps. Les chars russes en Hongrie et en Tchécoslovaquie ont dissous l’illusion. Le communisme interdit au printemps de fleurir. Les citoyens de l’Est ont dû attendre la chute du Mur de Berlin pour respirer enfin les effluves de la liberté. Il en va de même pour ce qui est de la condition des femmes dans les pays arabes. Ce n’est pas le serrage plus ou moins dur de l’étau qui interdit aux femmes d’être des êtres humains, c’est l’étau. Or, dans les pays arabes, l’étau est tabou. Il faut être aveugle pour ne pas voir que l’islam a repris le contrôle des pays du sud de la Méditerranée. L’étau s’est refermé sur les sociétés, les enfants, les moeurs et les femmes, ne laissant aux forces laïques (id est les seuls militaires de haut rang ou les chefs de la police) que des Etats croupions ou en faillite ou discrédités ou réduits aux seuls organes de répression, lesquels tomberont un jour comme des fruits blets : il suffira aux imams de se baisser pour s’en emparer, comme l’ont fait les mollahs en Iran.

L’émancipation a beau avoir été inouïe, massive et historique, non seulement elle s’est arrêtée, mais elle a été effacée en moins de deux décennies. Si elle a échoué, c’est qu’elle ouvrait une brèche que l’islam, les forces politiques qui s’en réclament, les mâles qui fondent leur pouvoir sur l’asservissement des femmes se sont empressés de fermer.

5. L’abolition de la démocratie

Emanciper, c’est rendre aux esclaves une liberté dont ils sont privés. Ce n’est possible que là où il y a des hommes libres.
Or, le drame des pays arabes est de végéter sous des régimes tyranniques. C’est un régime de ce type et d’inspiration socialiste qui, en Egypte, a liquidé les mouvements féministes. Après le coup d’état de 1952, l’UFE (Union des femmes d’Egypte), fondée en 1923, a été vidée de toute raison d’être pour être transformée en association de dames charitables. En 1957, Nasser a dissous Bint el Nil, fondé par la poétesse philosophe Doria Chafik, qui avait osé protester publiquement contre la dictature.

Le crime des Egyptiennes était de soutenir le régime démocratique fragile, qui, pendant un peu plus de trente ans, de 1920 à 1952, leur a accordé les droits. Cosmopolites, francophiles, la xénophobie leur faisait horreur. Hostiles au nationalisme pan arabe, elles étaient démocrates. Voici comment le « célèbre » orientaliste français, Berque, du Collège de France, présente, dans L’Egypte, impérialisme et révolution (1967, Gallimard), le régime démocratique qui, dans les années 1920, a accordé aux femmes le droit à l’émancipation. « L’un des pièges de l’histoire politique en Egypte, de ce temps-là (années 1920), c’est l’adoption zélée des formes de la démocratie occidentale ». Berque répète l’antienne communiste.
La démocratie formelle est exogène. Diffusée par des zélateurs de l’Occident, elle contamine l’identité supposée de l’Egypte, nécessairement arabe et islamique. Cette attaque contre la démocratie est écrite par un « savant » qui jouit des bienfaits qu’elle lui prodigue, au moment où Nasser institue dans une Egypte sous les fers une censure féroce, la corruption, le parti unique, des camps de concentration, la surveillance des citoyens. Cela ne dissuade pas Berque de remercier avec un zèle suspect « les autorités qui ont favorisé (ses) recherches ». Suivent trois noms de ministres, que je m’interdis, par décence, de citer ici.

Les Orientalistes, dont Berque, soutiennent les tyrans par connivence tiers-mondiste.
Les féministes en Egypte sont issues de l’aristocratie d’origine turque ou des classes aisées de la bourgeoisie urbaine. Aux yeux des tiers-mondistes, elles sont suspectées de ne pas haïr les étrangers. A la différence du Français Berque, l’Egyptien Taha Hussein, le « père des lettres arabes », a soutenu les femmes qui s’émancipaient. Pour lui, l’Egypte est méditerranéenne. Par son passé et sa culture, elle est plus proche des civilisations d’Occident, dont celle de la Grèce, que des déserts d’Asie d’où viennent les conquérants arabes.

6. Le retour à l’islam

Dans ces prisons que sont devenus les pays arabes à l’instar de l’Egypte à partir de 1952, les organisations islamiques, dont les Frères musulmans (mouvement fondé en 1928 avec l’objectif affiché de réislamiser l’Egypte, d’en chasser les juifs et des étrangers, et de mettre fin à l’émancipation des femmes), financées par les Saoudiens, n’ont eu aucun mal à resserrer l’étau.
Le retour à l’islam a signifié pour les femmes le retour à la maison. Voilées, reléguées à la cuisine (el nissaa fil matbakh), exclues de l’espace public, désormais elles sont des mineures éternelles placées sous la tutelle des mâles. Le rôle qui leur est assigné est d’être des mères ou, comme le disent les fanatiques de l’islam, des ventres islamiques. Bref, l’ordre islamique, que la révolution féministe a ébranlé dans les années 1920-1960, a été restauré. L’enfermement du berceau au tombeau, qui horrifiait Qassem Amin en 1895 et en 1913 Mansour Fahmy, est à nouveau la condition des femmes.

7. Les bouleversements géopolitiques

L’Egypte, le Liban, la Syrie, l’Irak, l ‘Afrique du Nord, sont habités par des populations qui parlent un arabe impur et qui, d’un point de vue ethnique, sont berbères, chaldéennes, assyriennes, nilotiques, etc. De cet ensemble, il faut exclure l’Arabie saoudite et les pays du Golfe, les seuls pays qui méritent de porter le qualificatif arabes et musulmans ou arabo-islamiques, dans la mesure où aucune autre religion que l’islam n’y est tolérée et où les naturels sont arabes d’un point de vue ethnique. Dans la péninsule arabique, la condition des femmes n’a guère changé. Seules les femmes des pays arabophones ont été émancipées. En Arabie saoudite, au cours du XXe s., l’ordre islamique n’a pas été ébranlé. Pour ce qui est des femmes, les règles fixées par l’islam au VIIe s. et que Mansour Fahmy critique dans La condition de la femme dans l’islam (1913) restent en vigueur. Après l’expérience démocratique des années 1920-50, l’Egypte, la Syrie, l’Algérie, l’Irak, etc. ont basculé dans la tyrannie et, par haine de l’Occident, ils se sont placés sous la tutelle communiste, devenant des protectorats de l’URSS. Ces choix aberrants ont entraîné un désastre gigantesque sur tous les plans, économique, social, culturel, moral. Une zone en friches, purifiée de tout « étranger », d’Alger à Bagdad, voilà ce qu’étaient ces pays dans les années 1980, après quarante ans de tyrannie imposée par le « socialisme arabe ». Dans cet ensemble, les seuls pays qui se soient développés et aient offert des conditions de vie dignes à leurs sujets ont été l’Arabie saoudite, le Koweit, les Emirats arabes : bref les pays arabes et islamiques, les seuls qui soient habités par des arabes et où la seule religion possible est l’islam. En Egypte ou en Algérie, l’islam a été marginalisé, en Arabie saoudite, il est resté la société. Au début des années 1960, un conflit armé violent a opposé l’Egypte à l’Arabie au Yémen, les Egyptiens soutenant les progressistes du Sud, les Saoudiens les tribus archaïques du Nord. Ce conflit portait sur le modèle dont les deux pays étaient porteurs. Il était politique et symbolique. C’est l’Arabie saoudite qui a triomphé. Avec l’argent du pétrole et le soutien des Etats-Unis, elle a fait main basse sur toutes les associations islamiques, dont la bienfaisance cache mal un projet conquérant, agressif et guerrier.

8. La régression en France

Ce qu’il y a de tragique, c’est que la régression touche depuis vingt ans la France et l’Europe, où les jeunes filles et les femmes originaires des pays arabes se voient assignées à résidence. La soumission est leur destin. Il ne faut pas s’en étonner. La liquidation du féminisme égyptien et le retour à l’islam ont trouvé des partisans en France. Oui, vous avez bien lu : en France, « patrie des droits de l’homme », des savants influents, dont Berque, qui ont élaboré, au début des années 1960, les grandes lignes de « la politique arabe de la France », ont contribué par la parole et l’écrit au grand désastre. En 1940 ils collaboraient. Pourquoi ne l’auraient-ils pas fait en 1950 et dans les décennies qui ont suivi ? Les partisans du désastre, qui se nomment Berque, Gardet, Burgat, Touraine, etc., sont orientalistes ou sociologues. S’ils sont ethnologues, ils ne trouvent rien à redire à l’excision, puisque les victimes ne sont ni leurs filles ni leur femme. Ou encore, ces bien pensants sont journalistes au Monde ou à Libération. Berque a écrit des myriades de livres sur l’islam. Proche de Chevénement, ami de Daniel du Nouvel Observateur, supporter des tyrans, pendant trente ans, il a célébré les « langages des Arabes » ou la grandeur de l’islam, pour mieux rabaisser les femmes. Dans L’Egypte, impérialisme et révolution (700 pages), salué comme une « somme », Berque étudie l’histoire de l’Egypte de 1882 à 1952. Comme il a dépouillé les petites annonces et les avis nécrologiques, il n’ignore pas qu’a existé, dans la première moitié du XXe s., un féminisme libre. Pourtant, son objectif est d’en limiter la portée, de cacher ce qu’il a apporté de neuf, d’en dénaturer les idées et les thèses, en bref, de le rabaisser. Ainsi Berque mentionne le titre de deux livres d’Amin, le théoricien de l’émancipation de la femme : Les Egyptiens (1907) et El marah el gadidah (1905) mais il ne signale nulle part l’existence de Tahrir el marah (1895, en français « la libération de la femme »), ce grand livre qui a été lu, à juste titre, par les femmes comme un manifeste de combat. De Mansour Fahmy, il dit qu’il est un « fin lettré », mais il ne mentionne pas la thèse qu’il a soutenue à la Sorbonne en 1913 et qui a été publiée l’année suivante, La condition de la femme dans l’islam. Il est vrai que Mansour Fahmy ose rendre responsable l’islam de la dégradation, à partir du VIIe s., de la condition des femmes en Arabie et dans les pays conquis. Aux penseurs féministes, Berque préfère les adversaires de l’émancipation des femmes, dont Talaat Harb, le banquier qui refusait que ses femmes sortissent du harem où elles vivaient recluses. Les actions de l’Union des femmes d’Egypte en faveur de la cause des femmes, de la défense de la Palestine, de la création de la Ligue des Femmes arabes sont dissimulées, ainsi que la belle revue L’Egyptienne. Voici comment Berque présente Hoda Charaoui, la fondatrice du féminisme arabe, faisant précéder son nom du condescendant dame :

« Elle naquit en 1879, fille de Sultan Pacha, ce président d’assemblée qui sut se dissocier à temps, et non sans bénéfice, du mouvement d’Orabi. Les enfants semblent avoir eu à coeur de purifier cette fortune d’origine suspecte. L’un d’eux se fit le bailleur de fonds de Talaat Harb. La fille devint l’héroïne de la revendication nationale et de l’émancipation féminine ».

Si l’on en croit ce savant, « Dame Charaoui » aurait combattu, non pour donner aux femmes des droits qui leur étaient niés et une liberté qui leur était refusée, mais pour faire oublier l’origine douteuse de la fortune de son père et pour racheter sa prétendue trahison en faveur des Anglais, comme si elle était une bonne catholique faisant repentance. En guise d’histoire, Berque écrit un mélodrame injurieux pour les femmes.

Enfin, les Orientalistes, Berque en particulier, conçoivent la culture, non pas comme l’expérience qui nous arrache à nous-mêmes et à notre milieu, mais comme celle qui nous y lie et nous y enferme. Il n’existe que des membres d’une communauté, ethnique et confessionnelle, arabe et islamique en l’occurrence, qui préexiste et qui s’impose à chacun, qu’il soit homme ou femme, pris dans les rets de la culture, prisonnier des langages qu’elle lui a appris, condamné à les répéter jusqu’à la mort. Dans ce cadre, l’émancipation des femmes d’origine arabe, même en France, devient impossible. Etre soi-même, c’est trahir une identité purement fantasmée et imposée par des tyrans.

A l’opposé des Orientalistes partisans du voile en Europe, les penseurs égyptiens Amin et Fahmy défendaient des principes universels : Amin, une foi moderne et réformée ; Fahmy, l’esprit d’examen et la raison critique. Taha Hussein et Out-el-Kouloub pensent les femmes comme des individus capables de décider par elles-mêmes de leur destin. Les féministes revendiquaient leurs droits au nom de principes universels : Berque, les Orientalistes, les partisans du voile leur dénient ces droits au nom de l’identité islamique. Dans le camp des femmes, on trouve, à côté des penseurs libéraux, les opprimés, les partisans de l’Etat de droit et de démocratie ouverte. En face, les nationalistes arabes côtoient les marxistes, les tiers-mondistes, les soi-disant anti-impérialistes, les islamistes, les fanatiques misogynes, les partisans d’un Etat totalitaire et xénophobe, les défenseurs d’une identité islamique imposée à tous. A la liberté, les Orientalistes, les sociologues, Berque ont préféré l’identité islamique qui nourrit la haine des femmes.

L’émancipation des femmes a été une réalité pendant un demi siècle, parce que l’islam discrédité jouait un rôle marginal dans les pays arabes. Comme dans les vases communicants, le retour à l’islam et la volonté de l’islam de régir les moeurs et le monde éliminent les femmes de l’espace public, jusqu’en France et en Europe et ce, avec la bénédiction des biens pensants. Leur sort est scellé pour de longs siècles ; c’est la relégation dans le long tunnel de l’asservissement.

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Re: Re : les secrets du hijab

Message non lude privighost » 14 Aoû 2008, 19:58

Sceptik a écrit:Privi, tu dois certainement faire allusion aux lois assyriennes du roi Teglat-Phalazar 1er qui datent d'environ 12 siècles avant jésus christ.Mais justement ces lois interdisaient le voile aux prostituées sacrées et aux esclaves,il me semble.Je suis d'accord pour dire que l'islam n'a fait que sacraliser une tradition déja existante.D'ailleurs on voit bien les similitudes entre l'islam et ces lois ancestrales,notamment pour les esclaves.D'ou mes questionnements plus haut quant au prétendu voile qui servirait a préserver la pudeur des femmes musulmanes.


Exact...
Au moins un qui s'enrichi et qui reflechi.

les prostituées sacrées de l'epoque sont des "hériodules" qui avait le droit d'etre mariées...
le monotheisme a repris cette tradition, mais c'est vraiment l'islam qui a sacralisé le voile plus pour diferencier les musulmanes, des autres...

Apres, vos théories, sont des théories de complots moderne qui ne cherchent meme pas a connaitre toute l'histoire.
Si vous pouviez vous chier dessus par peur de tout ce qui vous choque, vous le feriez...
un debat sur le sujet contre un musulman qui maitrise son sujet et vous passeriez pour un inculte...
Et dans ce jeu là, qui gagnera ?
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Re : les secrets du hijab

Message non lude Yacoub » 14 Aoû 2008, 20:20

Egypte : Sexe, voiles et vidéo
HENNION Cécile
19 janvier 2007
Le Caire, envoyée spéciale,

« Prends-moi dans tes bras... » Salma supplie son amant. Un peu hébété, Youssef accepte une accolade, brève et maladroite. Alentour, les passants des rues du Caire sont les témoins involontaires des amours illicites du couple. Plus tard, pour faire l’amour, les jeunes tourtereaux disposeront de l’appartement vide d’un ami. Il faudra ruser. Ne pas monter les étages ensemble, ne pas attirer l’attention, surtout ne pas réveiller le gardien de l’immeuble, une vraie commère professionnelle celui-là, chacun le sait en Egypte. Pour l’heure, celui-ci ronfle dans le hall d’entrée. Youssef est passé. C’est le tour de Salma. Soudain, un imprévu : elle a oublié l’étage auquel l’attend son amant. Catastrophe ! Le gardien a levé la tête. « Psssiit ! Mademoiselle ! Ton ami est au cinquième... Ne prend pas les escaliers, il y a un ascenseur au fond du couloir. »

Dans la salle du cinéma Good News, au coeur d’un quartier chic du Caire, le ton du bonhomme, genre « j’ai-tout-vu-tout-entendu », déclenche une explosion de rires. La salle est pleine. Ils sont venus en groupe, en couple ou en famille. C’est la première d’Istughomaya - « Cache-cache » en français -, en compétition officielle au Festival international du Caire fin 2006.

A 36 ans, le réalisateur Emad Al-Bahat a voulu traiter de « la mentalité de l’Egypte d’aujourd’hui ». « Le sexe avant le mariage, les relations adultères, tout le monde sait que ça se produit, nous dit-il. Mais chacun fait comme si ça n’existait pas. Les gens portent un masque. On se ment à soi-même. On se cache en se drapant dans les apparences d’une moralité parfaite, dont le symbole est devenu le voile islamique. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas que le personnage de Salma ait une relation sexuelle sans être mariée, c’est de montrer la honte qu’elle en éprouve, la pression sociale. Ces sujets sont devenus tabous au point qu’il est maintenant risqué de les évoquer, même au cinéma. » Risqué, vraiment ?

A la fin de la projection, l’accueil des spectateurs et des journalistes est pour le moins mitigé. La « scène d’amour » - plan fixe sur l’épaule nue de la femme tandis que l’homme, déjà rhabillé, fume une cigarette - serait une « incitation à la débauche ». Les attaques les plus virulentes viseront une autre scène de Cache-cache : le moment où Salma abandonne son voile islamique. Le hidjab, explique l’actrice à la caméra, n’est qu’un moyen commode de vivre comme on l’entend, sans éveiller les soupçons, sans avoir à subir les commentaires des proches. Elle ôte le « masque ». « Insulte à l’islam ! », réagissent aussitôt plusieurs spectateurs.

Aujourd’hui, en Egypte comme ailleurs, c’est un voile que tout « Arabollywood » devrait poser sur sa pellicule. L’ouverture du festival a débuté par un lynchage médiatique, celui de son patron, Farouk Hosni, ministre de la culture. Il avait tenu, en privé, des propos déplorant la multiplication des hidjabs dans son pays. « Outrage à l’islam ! », ont crié les « barbus » du mouvement des Frères musulmans, mais aussi des élus de la majorité présidentielle, qui ont exigé illico les excuses et la démission du ministre. Farouk Hosni a dû s’expliquer.

« Mes propos constituaient un avis personnel, non destiné à la presse, a-t-il dit, le 3 décembre, devant l’Assemblée du peuple. N’étant ni ouléma ni mufti, je ne me prononçais absolument pas sur la religion. » Il précise qu’il respecte la femme égyptienne et qu’il n’a jamais préconisé « une politique contre le port du voile dans (son) ministère. Une telle politique serait inappropriée et folle », conclut-il.

Autre scène. Le soir du 24 octobre, devant le mythique cinéma Metro, en plein centre du Caire, Dina, célèbre danseuse et actrice du film Alaya al-tarab bel-talatha, esquisse quelques pas de danse devant l’entrée du cinéma. Les jeunes mâles qui sont là en sont tout retournés. Quatre heures durant, ils vont s’en prendre à toutes les passantes, voilées ou non, qui sont poursuivies, tripotées et molestées sans que la police daigne intervenir. Ici, comme dans beaucoup d’autres régions du monde, la frustration sexuelle est largement répandue...

Le lendemain, un religieux justifie cette poussée d’hormones mâles à la télévision. « Si la chèvre se jette au milieu des loups et se fait dévorer, déclare-il, ce ne sont pas les loups qu’il faut blâmer, mais la bêtise de la chèvre. » La pléthore d’articles polémiques suscités par les projections du Festival international du Caire, avec des « études comparatives » sur la moralité comparée des films locaux et étrangers, en témoigne. Plus surprenants peut-être, dans un milieu artistique réputé avant-gardiste, les débats sur la « décence » agitent les cercles des producteurs, distributeurs, réalisateurs et acteurs égyptiens. « C’est surréaliste ! », fulmine Wahid Hamed, le scénariste de L’Immeuble Yacoubian, film à succès qui aborde notamment des thèmes comme la corruption, l’homosexualité et le harcèlement sexuel. « Sur le tournage, un de mes acteurs récitait une sourate du Coran avant chacune de ses scènes. A la fin, il courait se droguer, sourit-il. Récemment, je reçois une actrice pour un casting. Elle m’annonce avec une mine de diva qu’elle refuse toute scène de baiser. A part ça, elle portait une chemise minuscule et un pantalon taille basse. Je suis désolé de dire que je voyais la moitié de ses fesses. Nous vivons dans une société arriérée et schizophrène ! »

A qui la faute ? Aux « chaînes satellitaires arabes en continu », qui, « pour meubler, tendent le micro aux sermons d’obscurs cheikhs religieux qui n’ont rien à voir avec l’islam, dit le scénariste. Là commence le lavage de cerveau ». Mais le satellite a également permis à d’autres chaînes, sans vocation politique ni religieuse, de diffuser des films pornographiques jusque-là interdits et qui contribuent à donner de l’Occident une image de dépravation.

En Egypte, comme ailleurs dans la région, toute production culturelle est soumise à censure. Une loi datant de 1955 précise que l’oeuvre d’esprit « ne doit pas porter atteinte aux bonnes moeurs, à l’Etat et aux intérêts de l’Etat ». Pour Ali Abou Chadi, le grand manitou de la censure en Egypte, la loi « est volontairement élastique et laisse une part importante à l’interprétation ». L’homme a une excellente réputation, y compris chez les artistes les plus rebelles. Il est notamment à l’origine, au printemps 2000, de la publication du Festin des algues de mer, roman syrien jugé blasphématoire qui enflamma les étudiants d’Al-Azhar et provoqua de violentes émeutes.

Il y a quelques mois, Abou Chadi a essuyé l’ire de parlementaires pour avoir autorisé L’Immeuble Yacoubian : « Je dois être le seul censeur au monde insulté pour des autorisations ! Dans les années 1960, on filmait des baisers, des femmes en bikini ou dans des lits. Aujourd’hui, ces scènes choquent. Récemment, dans un quartier populaire, une famille a déboulé dans la salle du projectionniste pour exiger la coupure d’une scène de baiser. Le technicien a obéi et pris ses ciseaux... La censure sociale est devenue un fléau. »

Miroir de cette évolution, une mouvance conservatrice, apparue il y a cinq ans, gagne du terrain. Baptisée « le cinéma propre », son premier commandement est « J’embrasse pas ». L’actrice Hanane Turk en est devenue l’icône après avoir annoncé cet été qu’elle porterait désormais le voile islamique à la ville comme à l’écran. Des collègues qui l’ont connue auparavant racontent qu’elle « était déchirée depuis longtemps entre sa passion du cinéma et la conviction que cette activité la plongeait dans le péché permanent ». Qu’elle ait conservé ses bijoux, un maquillage prononcé et un hidjab couleur rose bonbon montre que le voile est aussi affaire de mode. Régulièrement invitée sur les plateaux de télévision, la starlette promeut le « cinéma propre » et appelle à un « cinéma de style iranien » - qui interdit tout contact physique entre personnes de sexes opposés. Nombreuses sont celles qui ont suivi son exemple, provoquant la colère de nombreux réalisateurs. Ils lui opposent l’exemple de Hend Sabri, actrice tunisienne devenue star du grand écran égyptien, qui a gardé « le courage de jouer avec son corps ».

Ces polémiques ne sont cependant pas du goût de la jeune actrice. « Ce genre de compliments m’énerve, dit Hend. J’en ai assez d’être le mouton noir, d’essuyer les insultes et les crachats dans la rue. Je ne vais pas batailler seule contre 70 millions d’Egyptiens pour défendre un baiser de cinéma ! L’Europe se trompe quand elle applaudit un film arabe au motif d’une scène de sexe audacieuse. Les scénaristes, les réalisateurs, les acteurs, moi incluse, tout le monde s’autocensure, affirme-t-elle. Le résultat s’en ressent. Ne pas avoir l’esprit aussi étroit que ceux qui nous regardent, c’est aussi être assez malin pour réussir à se faire entendre. Le malaise social est tel qu’il n’est plus l’heure de la provocation. Quand un type quitte la salle en criant »Allah !« et en emmenant femme et enfants à cause d’un baiser, c’est dommage. Il aurait mieux valu chercher un moyen de le garder jusqu’au bout. Il y a des messages plus importants à faire passer qu’un simple baiser. »

* Article paru dans le Monde, édition du 19.01.07. LE MONDE | 18.01.07 | 15h44 • Mis à jour le 18.01.07 | 15h44.
"Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau."
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Re : les secrets du hijab

Message non lude Yacoub » 14 Aoû 2008, 20:30

"Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau."
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Re: Re : les secrets du hijab

Message non lude dexter » 14 Aoû 2008, 20:43

privighost a écrit: mais c'est vraiment l'islam qui a sacralisé le voile plus pour diferencier les musulmanes, des autres...


Franchement privi, relis toi, c'est juste ridicule, tu nous mets 3 versets et une "explication" et tu te poses en expert :lol: ......
Bientot il va nous expliquer que le voile en arabe signifie plutot "la voile d'un bateau", et qu'en dans ces versets mahomet parles aux moussaillones de sa flotte :lol: .
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Re : les secrets du hijab

Message non lude Yacoub » 15 Aoû 2008, 13:32

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"Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau."
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Re: Re : les secrets du hijab

Message non lude privighost » 15 Aoû 2008, 18:38

dexter a écrit:
privighost a écrit: mais c'est vraiment l'islam qui a sacralisé le voile plus pour diferencier les musulmanes, des autres...


Franchement privi, relis toi, c'est juste ridicule, tu nous mets 3 versets et une "explication" et tu te poses en expert :lol: ......
Bientot il va nous expliquer que le voile en arabe signifie plutot "la voile d'un bateau", et qu'en dans ces versets mahomet parles aux moussaillones de sa flotte :lol: .


je suis effectivement pas un expert...mais moins inculte que toi...
Puis regarde moi l'autre boulet de yacoub qui sais mettre que des images
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Re: Re : les secrets du hijab

Message non lude Yacoub » 16 Aoû 2008, 11:29

privighost a écrit:
dexter a écrit:
privighost a écrit: mais c'est vraiment l'islam qui a sacralisé le voile plus pour diferencier les musulmanes, des autres...


Franchement privi, relis toi, c'est juste ridicule, tu nous mets 3 versets et une "explication" et tu te poses en expert :lol: ......
Bientot il va nous expliquer que le voile en arabe signifie plutot "la voile d'un bateau", et qu'en dans ces versets mahomet parles aux moussaillones de sa flotte :lol: .


je suis effectivement pas un expert...mais moins inculte que toi...
Puis regarde moi l'autre boulet de yacoub qui sais mettre que des images


Boulet, toi même, malotru qui croit éloigner les islamistes rien qu'avec ses pets. :lol: :lol:

Cette image explique admirablement la secte maléfique.

Dans cette secte, un homme vaut deux femmes.

Elles sont voilées pour l' eternité et le gourou sanguinaire brandit un couteau car c'est la secte de l' égorgement.


Image
"Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau."
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Re : les secrets du hijab

Message non lude Georges » 16 Aoû 2008, 14:30

Turquie - Propagande contre les femmes qui refusent de porter le voile

ANSAmed - Ankara, le 20 mai - « Les femmes non voilées sont des prostituées » et « Retirer le voile est répondre à l’appel de Satan » sont les titres de deux livres d’auteurs islamiques réputés qui connaissent un fort succès ces temps-ci en Turquie où ils sont vendus au prix de 1 lire turque ( 50€cents) afin de garantir une meilleure distribution.

La dénonciation vient du site web du journal « Cumhuriyet » (Républicain, pro-Ataturk et de gauche) qui annonce qu’alors que la Turquie souffre d’une grave crise politique due aux accusations contre l’AKP, le Parti de la Justice et du Développement qui est menacé de dissolution pour « activités anti-laïques », les intellectuels islamiques turcs ne sont pas perturbés dans leur propagande contre les femmes turques qui refusent de porter le voile.

Le journal a écrit que « les livres écrits sur le sujet du ‘turban’ (le foulard islamique typique) sont une preuve de la menace réactionnaire », citant parmi d’autres, le livre « Appel à porter le voile » par le mufti, à la retraite, Mehmet Goktas, selon qui « les filles [femmes] qui refusent de porter le voile répondent à l’appel de Satan. »
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Re: Re : les secrets du hijab

Message non lude dexter » 16 Aoû 2008, 14:33

privighost a écrit:
dexter a écrit:
privighost a écrit: mais c'est vraiment l'islam qui a sacralisé le voile plus pour diferencier les musulmanes, des autres...


Franchement privi, relis toi, c'est juste ridicule, tu nous mets 3 versets et une "explication" et tu te poses en expert :lol: ......
Bientot il va nous expliquer que le voile en arabe signifie plutot "la voile d'un bateau", et qu'en dans ces versets mahomet parles aux moussaillones de sa flotte :lol: .


je suis effectivement pas un expert...mais moins inculte que toi...
Puis regarde moi l'autre boulet de yacoub qui sais mettre que des images


:lol: :lol: :lol: :lol: . Nan mais relis ton raisonnement. On dirait presque les explication sur les miracles scientifiques, et encore, ils paraissent plus crédible. Tes amis orgues t'ont bien retournées le cerveau.
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