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Histoire et Géopolitique de l'Islam

La LTR de l' islam

Mohammed et sa personnalité - son histoire - Appartion de l'Islam - Les guerres de l'Islam - Histoire prés- islamique et islamique - Discuter les documents sur les origines de l'islam sur le site islam-documents.org

La LTR de l' islam

Message non lude Yacoub » 15 Déc 2008, 20:41

Comment comprendre le double language musulman

Le glossaire indispensable pour comprendre le double langage islamique

Il est tout à fait manifeste qu’en Occident, notre compréhension de l’islam souffre d’un problème fondamental. Tant relativement à l’histoire de l’islam, aux principes qui le guident, et plus encore, à la signification que revêtent certains termes pour les musulmans.

double langue islam

Pour les musulmans, la signification d’un mot est étroitement liée au sens que revêt ce mot dans le Coran et les autres textes saints. Contrairement à la façon dont la plupart d’entre nous considérons la Bible, un musulman ne voit pas dans le Coran un simple recueil de prières mais le guide parfait de sa vie, la ligne directrice absolue que doit suivre le monde, ses habitants, tant sur les plans religieux que politique.

C’est pourquoi en Occident nous sommes souvent stupéfaits de la contradiction entre leurs mots et leurs actes. Pour nous, les mots signifient une chose, pour eux une tout autre chose. Ainsi arrivent-ils à faire croire à un public ignorant de cette réalité qu’ils sont d’accord, lorsqu’en vérité, ils sont en désaccord sur l’essentiel.

Aussi, voici un petit glossaire qui donne le véritable sens des mots qu’utilisent les musulmans.
Glossaire de la langue islamique

Paix - État de cessation de toute résistance à l’égard de l’islam. La paix ne peut exister que lorsque l’islam est la règle tant politique que religieuse, et que tous les principes islamiques ont force de loi dans le pays.

Liberté - La liberté naît lorsque la prédominance de l’islam et de ses principes est absolue, et que toute règle politique et toute croyance religieuse se fondent exclusivement sur eux.

Justice - État dans lequel la charia est la seule source de loi, et constitue l’unique socle sur lequel se basent toutes les décisions judiciaires. La justice, c’est lorsque le non-musulman n’a pas qualité à agir dans un tribunal, et lorsqu’il faut le témoignage de deux musulmanes pour valoir celui d’un musulman.

Égalité - L’état d’égalité implique que les musulmans soient les seuls à diriger la société, et ce dans toutes les institutions politiques et religieuses. Il doit leur être conféré la place qui leur revient car ils forment la meilleure des communautés. Ceci ne s’applique pas aux non-musulmans ou aux apostats.

Tolérance - État dans lequel les non-musulmans sont soumis à la loi musulmane ainsi qu’il convient, acceptent pleinement leur statut de dhimmis, c’est à dire de citoyens de seconde zone, et s’acquittent du paiement de la Jizya auprès de leurs maîtres musulmans.

Vérité - La vérité est la version des événements qu’accepte l’islam, conformément au Coran et à la Sunna. Tout ce qui ne rentre pas dans ce cadre n’est que médisances, et dans bien des cas, propos blasphématoires. (voir Mensonges)

Démocratie - État dans lequel l’islam constitue la loi et la religion absolues, et le peuple obéit à sa loi et à ses usages. (voir Liberté)

Liberté d’expression - Il n’y a de liberté d’expression que lorsque les musulmans, et seulement eux, peuvent promouvoir leur croyance, et qu’il est interdit aux non-musulmans de faire quelque commentaire ou critique sur ce qui est islamique.

Société juste - Une société dirigée par les musulmans selon la loi islamique.

Coran - La parole finale, parfaite et exacte d’Allah. Elle replace toutes les autres, et est le seul et véritable guide de l’humanité, tant sur le plan de la religion que sur celui des lois ou de la vie politique.

Oppression - La loi d’un état qui n’est pas régi par la loi islamique. Également, toute action de résistance contre la mise en place de la loi islamique et de la prédominance musulmane.

Racisme - Critique ou rejet de toute chose ou personne musulmane.

Infidèle - Tout non-musulman. Doit être l’objet de conversion, d’assujettissement, ou de mort pour respecter la loi islamique.

Esclavage - Le statut licite et légitime de tout infidèle capturé alors qu’il combat l’islam.

Traité - Accord temporaire et non-contraignant entre musulmans et non-musulmans. Il expire lorsque les musulmans sont devenus assez puissants pour obtenir par la force ou par tout autre moyen ce qu’il avaient momentanément échoué à obtenir.

Mensonges - L’acte de cacher la vérité. Autorisé par la loi islamique aux musulmans lorsqu’ils craignent pour leur sécurité ou que cela sert la cause de l’islam.

Avec ces définitions à l’esprit, vous serez mieux préparés pour répondre ou débattre aux propos de musulmans.

Source : FrontpageMag : http://www.frontpagemag.com/Articles/Re ... 29CBC8BA9D
Traduction Bivouac-ID : http://www.bivouac-id.com/2008/12/13/le ... islamique/ Texte signalé par Tnr
"Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau."
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Re: La LTR de l' islam

Message non lude Yacoub » 15 Déc 2008, 20:44

II - LATIFA BEN MANSOUR

FRERES MUSULMANS, FRERES FEROCES[1]




Latifa Ben Mansour plaide pour l'islam :

" Si ce livre a lieu d'être, c'est qu'il est un plaidoyer en faveur de l'islam inculqué par de vrais musulmans. En premier lieu, mon père, agrégé de mathématiques, qui porta à Tlemcen l'étoile de David en signe de solidarité avec ses collègues juifs marqués par l'infamie des lois pétainistes, qui retarda son mariage pour soutenir ses amis et collègues juifs dans la détresse. En second lieu, mon grand-père maternel, qui ne supportait pas les « turbans ». Il jugeait qu'ils venaient nous signifier un peu trop faci­lement, comme si nous ne le savions pas déjà, que nous étions des êtres forgés pour la mort. Il m'a obligée à supporter de vivre, lui qui fut torturé à mort, et à respecter la vie. Ces deux hommes, l'un de la descendance du prophète Muhammad et l'autre d'origine turque, m'ont inculqué chacun à sa manière, et le temps qu'ils ont eu à vivre, un islam tolérant, ouvert, lettré, érudit, cultivé, bien­veillant et solidaire, un islam laïque."

Elle l'achève en citant le Coran :

"Celui qui trouve le bonheur, qu'il rende grâce à Dieu, et celui qui se perd, qu'il ne s'en prenne qu'à lui-même".



Son livre est une analyse du discours des islamistes en Algérie.



Elle définit cet islam là comme un totalitarisme :

" Le processus mortifère qui s'est emparé d'une partie de mon pays depuis plus de dix années est connu et répertorié. Il s'appelle le totalitarisme."

"Les intégristes algériens ont toujours dit dans quel lieu ils se situaient : la destruction de l'État républicain algérien et l'instauration d'un État total et féodal fondé sur la charia pour transformer les Algériens en esclaves et en faire de la chair à canon pour dominer le monde."

" Il ne s'agit ni de spécificité ni de particularité purement algériennes, arabes ou musulmanes, mais d'une idéologie connue, répertoriée et nommée : le totalitarisme, portée par le mouvement du Front islamique du salut ". " C'est un discours d'extrême droite et qu'il suffit pour s'en convaincre de retirer la mise en scène, les vêtements et de considérer la langue arabe comme un objet d'analyse comme toutes les autres langues, pour retrouver la structure des discours totalitaires ". " Les chefs ont été imprégnés des théories des penseurs d'extrême droite européens".



Elle insiste sur le fait que :

"Ceux qui prétendent que tous les intégristes sont des incultes issus d'un milieu socioculturel défavorisé et que leur discours est une dénonciation de l'exclusion, font une énorme erreur d'analyse. Les théoriciens du FIS sont des diplômés de très haut niveau, maniant la rhétorique dans plusieurs langues. Anouar Haddam, par exemple, est doc­teur en physique nucléaire. Il provient d'un milieu social favorisé.

Enfin, ceux qui disent et écrivent que l'intégrisme n'a touché que les arabophones ou les arabisants, et qu'une région comme la Kabylie a été épargnée, se trompent aussi. Deux des leaders des plus sanguinaires, le colonel « nazi » Muhammad i Saïd et son cadet surnommé Muhammad Saïd, sont kabyles.

Le constat que l'on peut faire est le suivant: l'intégrisme a touché toute la société algérienne et toutes les régions d'Algérie. II a fait éclater des familles. Ici, en Europe, nous avons peur pour nos enfants ; en Algérie et dans tous les pays menacés par le totalitarisme, les familles ont peur de leurs enfants.

Le discours nazi n'a pas été entendu par tous en tant qu'annonciateur de catastrophes et de folie meurtrière. Nous pouvons aujourd'hui saisir les effets dévastateurs d'une parole délirante, totalitaire, qui a les mêmes consé­quences que le discours des mouvements totalitaires."



Elle rappelle qu'en Algérie, la jeunesse fut la cible privilégiée du parti totalitaire, le FIS.



Elle explique, en citant Hachemi Cherif, comment il est arrivé en Algérie :

« Les concepteurs et les propagandistes ont été importés à coups de devises lourdes du Moyen et de l'Extrême-Orient. Aux yeux des dirigeants politiques de l'époque, nos oulémas, nos savants n'étaient pas suffisamment à la hauteur (...) Il s'agissait non pas tellement d'arabiser, mais de mettre à profit les processus d'arabisation pour vider l'enseignement (...) de tout l'intellect et de la personnalité, de son contenu scientifique et humaniste. »[2]

"Le lavage de cerveau a commencé dans les écoles. Il a été fait avec la complicité et la bénédiction de responsables algériens. Pendant qu'ils envoyaient leurs enfants dans les écoles occidentales, certains enseignants embrigadaient les jeunes Algériens et les poussaient à aller mourir à Beyrouth (...) Les Algériens sont devenus leurs esclaves, leur chair à canon et ont été mêlés à des problèmes qui ne les concernaient ni de près ni de loin. Nous avons vu aussi Muhammad Al Ghazali, disciple de Hassan A1 Banna, théoricien des Frères musulmans égyptiens et condamné en Égypte dans son propre pays, diriger une université en Algérie et prononcer tous les vendredis à la télévision algérienne des prêches qui n'avaient rien à voir avec la reli­gion. Ces prêches étaient de véritables appels au meurtre, au sacrifice pour la « juste cause du peuple palestinien ».



Latifa Ben Mansour cite le "crédo" des Frères Musulmans :

"Voici le credo des frères musulmans : Dieu est notre but . L'Envoyé est notre modèle. Le Coran est notre Loi. La guerre sainte est notre chemin. Le martyre est notre désir "

"Hassan AI Banna dit: « Le musulman a pour devoir de faire revivre la gloire de l'islam, en promouvant la renaissance de ses peuples, en restaurant sa charia. Le drapeau de l'islam doit dominer l'humanité. Le devoir du musulman est d'éduquer le monde selon les règles de l'islam. Je m'engage à lutter tant que je vivrai pour réaliser cette mission, et à lui sacrifier tout ce que je possède. »



Elle les accuse d'avoir mis en place une organisation mondiale :

"Ce credo a connu un grand retentissement dans plusieurs régions du monde. (..) Cela permit la création d'un commandement général et mondial pour tous les courants totalitaires. Le commandement général est struc­turé de telle sorte que, dans chaque zone géographique, il y a un représentant de l'organisation, un « émir ». En Europe par exemple, il existe la même structure que dans n'importe quelle région arabe. "



Elle compare leur critique de l'occident à la vision nazie :

" Ces mouvements critiquent de la manière la plus virulente les modèles de société à l'occidentale. Une société aux mœurs corrompues et néfastes où il y a la mixité, où l'on consomme de l'alcool, où règnent la licence, le libertinage, la délinquance et la drogue (...) (. La critique de la société occidentale par les intégristes égyptiens rap­pelle étrangement celle du Dr Goebbels qui s'est saisi avec énergie du problème suivant: l'Allemagne est devenue une colonie du Capital mondial, c'est-à-dire de l'Occident).

La morale, les bonnes moeurs sont les chevaux de bataille de tous les totalitaires. De même, la laïcité et la démocratie sont la bête noire des intégristes. Mais ils n'hésitent pas, selon la formule de Hannah Arendt, « à user et abuser de la démocratie pour mieux l'abolir ». C'est pour eux la djahiliya, la gentilité, l'ignorance et la barbarie antéislamiques."



Pour elle, cette critique de l'occident débouche sur la volonté de le détruire :

"Pour les intégristes, réconcilier le musulman avec son identité « perdue », sa personnalité, ses valeurs et ses vertus signifie détruire l'Occident et tout État qui s'inspire de l'Occident pour moderniser sa société. L'Occident est le représentant de Satan et devient une cible stratégique à abattre.

Elle cite les propos de Sayyid Abu `Ala A1 Mawdudi, "le théoricien intégriste pakistanais :

"La civilisation occidentale moderne manque d'un sens de direction. Elle est pourrie, car les principes qui la fondent sont faux notamment par le fait que cette civilisation se base sur l'indépendance et l'indifférence de l'homme par rapport à l'orientation divine...

Il est inutile d'insister sur le, fait que de pareilles valeurs et normes, ou plutôt l'absence de vraies valeurs et normes, sont incompatibles avec l'islam."

Elle cite Hassan Tourabi

- "L'islam s'identifie à la liberté et seule la force protège cette liberté. L'Occident n'admet pas la démocratie qui porte les musulmans au pouvoir, au contraire il frappe la démocratie pour entraver l'occupation du pouvoir par les musulmans. C'est pour cela que l'acquisition du pouvoir par le Jihad est très nuisible pour l'Occident. Le Jihad est une partie intégrante de la da'wa (la mission). C'est une étape nécessaire dans l'accom­plissement de la mission des musulmans."

- "Le nationalisme arabe a adopté les valeurs islamiques en tant qu'alternative incontournable dans l'affrontement avec l'Occident."



NB : l'opinion de Mawdudi selon laquelle l'Occident manque d'un sens de la direction et est indifférent à l'orientation divine est exactement celle développée par Tariq Ramadan dans son livre "Islam, le face à face des civilisations" cf chapitre sur le conseil européen de la fatwa)



Elle explique la négation de l'idée de nation par l'islamisme, et le compare sur ce point avec le nazisme :

"Pour atteindre cet objectif et rétablir le califat « panislamique » qui fédérera les provinces musulmanes, ils sont prêts à détruire tout État qui se fonde sur l'idée de nation. L'autorité doit être exercée par un chef unique, le calife, qui devra appliquer la charia, car les musulmans, selon eux, n'ont pas à discuter les ordres de Dieu ".

"« Les concepts de nation, d'État, de classe, de confession doivent être détrônés, et ce qui est reconnu commesource dernière de l'existence allemande, c'est le Volkstum, la race, la communauté de sang », nous dit Jean-Pierre Faye. Remplaçons la communauté de sang par frères musulmans et nous verrons se dérouler sous nos yeux le même processus. "



Elle en conclue : "Leur stratégie tentaculaire est de détruire le monde pour que survivent uniquement leurs sectes dans un univers purifié."



Elle cite la conception de la Djihad des leaders du FIS .. :

" Le jihad est ancré depuis des siècles dans notre pays. Nous sommes un peuple de guerriers."

"Je veux insister et dire que la voie vers la victoire et l'instauration d'un Etat islamique n'est pas facile.Elle est très dure. Elle demande des sacrifices humains. Elle se fait sous les gourdins, la torture. Mais le fruit cueilli sera la gratification et la récompense immense chez Allah."



... leur conception de la charia :

"Cent coups de fouet à celui qui pratique l'adultère alors que l'on autorise les maisons closes. Si l'on veut appliquer la charia, il n'y aura plus de maisons de débauche, plus de mixité dans les écoles, ni dans les universités. Je ne peux pas condamner quelqu'un à la flagellation pour cause d'adultère alors que la mixité est permise dans les écoles !"





NB : ce raisonnement, qui juge injuste l'application la charia dans un état qui n'applique pas par ailleurs la loi islamique, est précisément celui développé par Hani Ramadan dans son article paru dans "le Monde" sur la Charia ( cf chapitre sur le conseil européen de la Fatwa)



... leur conception de la maternité :

" La femme doit élever son fils et le sacrifier dans la voie d'Allah, comme Esma. La femme doit être contente, joyeuse lorsqu'un de ses fils meurt dans la voie d'Allah, pousser des youyous, comme A1 Khansa' ', qui a donné quatre martyrs. Tous ceux qui ont été vaincus, c'est à cause de leurs femmes qui leur disaient : Pourquoi mourir ? Tu as des enfants à nourrir. vous devez encourager vos fils [à aller mourir]. Vous devez être heureuses et joyeuses lorsque le sacrifice des vôtres est pour Allah."

Et elle rappelle que les groupes armés du FIS ont jeté plusieurs nourrissons au feu devant les yeux de leurs mères.



....leur conception de la démocratie :

"Il n'y a pas de démocratie parce que la seule source du pouvoir, c'est Allah, à travers le Coran et non le peuple. Si le peuple vote contre la loi de Dieu, cela n'est rien d'autre qu'un blasphème. Dans ce cas, il faut tuer tous ces mécréants pour la bonne raison que ces derniers veulent substituer leur autorité à celle de Dieu. La démocratie est un kufr [mécréance]... En démocratie, la souveraineté est celle du peuple, de la racaille et des charlatans."



...ainsi que leur conception de la laïcité :

- "La loi [la Constitution] ne doit pas contredire la charia. Toute loi qui s'oppose à la loi divine est vanité, mensonge et pharisaïsme. Qui sont-ils ceux-là qui viennent avec leur qanoun, leur loi ? Qui a rédigé ce qanoun ? Qui a voté pour lui ? Ils se sont réunis chez eux, ils se sont entendus et puis l'ont rédigé. Ils ont décrété qu'il ne peut y avoir de rassemblement sur la terre des musulmans. Ils nous ont imposé une loi, qui n'est pas celle d'Allah, et nous l'ont imposée par le sabre. Lorsque le président du tribunal doit énoncer une sentence, il dira « Au nom du peuple » pour condamner le peuple et l'envoyer en prison. Ils rendent licite ce qu'ils veulent et illicite ce qu'ils veulent."

- "En islam, il n'y a pas de laïcité. La laïcité est née dans les sociétés permissives et dévoyées. Elle est née dans les sociétés occidentalisées. La laïcité est née après la destruction de l'Église. Ces hommes de religion qui vendaient les pardons dans les confessionnaux... C'est après la Révolution française que la laïcité a vu le jour. Ceux qui sont à l'origine de la Révolution française sont les juifs.

- « Nous sommes un peuple musulman, hommes et femmes qui ont fait des sacrifices pour la religion musulmane, pour éradiquer les mécréants et les impies. Comment voulez-vous que réagisse un peuple si on touche à sa religion, à sa foi ? Il devient hors la loi. Voilà le fondement de l'insécurité et de l'instabilité»



Latifa Ben Mansour analyse la construction des discours manipulatoire des islamistes :

- son apparence de discours "noble et généreux",

- son caractère "circulaire",

- son usage de l'implicite; " la signification implicite sera ainsi mise à la charge de l'auditoire.". Elle cite en exemple un prêche "où il est demandé à l'auditoire d'égorger et d'immoler le mouton qui est le substitut et la métaphore de l'être humain". Elle explique : "la violence que l'on ressent en écoutant ces prêches est due au fait que l'énonciateur ne prend jamais en charge les énoncés : tout est suggéré, illustré par des exemples et aussi par l'opération linguistique du passage du particulier au général."

- son usage de la dénégation, le caractère à sens unique des discours devant des assemblées, où "les seules interventions de l'auditoire que j'ai pu relever sont les répétitions jusqu'à la transe, de phrases comme "Allah est le plus grand" ou "par notre sang, par notre vie, nous te vengerons,¨ô islam";

- sa déformation vocale "Allah devenant Aaaaaaa Laaaaah" et cite Klemperer (auteur de "LTR, langue du IIIeme Reich ") : "Le Fûhrer prononce quelques phrases devant une assemblée. Il serre le poing, il crispe le visage, c'est moins un discours qu'un hurlement sauvage, une explosion de rage" ...
"Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau."
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Re: La LTR de l' islam

Message non lude Yacoub » 19 Déc 2008, 22:08

[youtube]<object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/c4k9hmGLDNE&hl=fr&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/c4k9hmGLDNE&hl=fr&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object>[/youtube]
"Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau."
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Re: La LTR de l' islam

Message non lude Yacoub » 27 Déc 2008, 21:32

Image
"Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau."
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Re: La LTR de l' islam

Message non lude yor » 29 Déc 2008, 15:50

yacoub en arabe on dit (targhib wa tarhib)..cet islam utilise ces deux faces pour dialoguer avec les autres.
la premiere est taghib face quiparle dubien et des promeces de paradis comment les gens arrive a voir ces 72 hourris et d'etre avec mouh au palais(paradis). ...aussi tu trouve des exemple de valeurs humain... .comme le pardon la fraternitie l'egalitie...droit de l'homme...etc.... .
l'autre face tarhib(terroriser)...on voit comment mouh a donner ordre a ces elus de tuer les gens qui reffuse cet islam surtou dans lesregions oul'islam gouverne... .tutrouve des versts et hadditesquiparle du sang et d'esclavages... .
c'est juste des exemples... .pour hachemi chref que tu le cite c'est un militant du gauche j'etais avec lui dans le partiavant-garde socialiste... .le pire c'est que nous sommes devant deux camps les islamistes et lesflnistes du regime.
les islamistes oncooperer avec les flnistes contre lessocialistes et tou le gauche(pags..ffs..rcd...etc... .
apres les 90 les islamistes utilise lesarmes contre les communistes et les flnistes utilise l'administration contre nous.
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Re: La LTR de l' islam

Message non lude Georges » 29 Déc 2008, 19:28

la langue arabe et l ' islam le probleme ?
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Ali Sina explique son apostasie
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Re: La LTR de l' islam

Message non lude Georges » 03 Fév 2009, 17:20

La montée des totalitarismes ou l'accélération de l'histoire

«La révolution aujourd'hui est, avant tout, islamique [...]. L'islam et le marxisme-léninisme sont les deux écoles dans lesquelles j'ai puisé le meilleur de mes analyses. [...]. Nous nous trouvons face au Diable. L'empire des ténèbres étend son ombre sur l'univers ».
Ramirez Sanchez, alias « Carlos ».
Après la guerre qui a opposé l'armée israélienne aux forces du mouvement islamiste palestinien Hamas, il peut être intéressant de rappeler les fondements doctrinaux du mouvement islamiste-terroriste palestinien que nombre de militants pro-palestiniens et anti-sionistes ont défendu directement ou indirectement ces dernières semaines dans le cadre de grandes manifestations anti-israéliennes, souvent aux cris de « Mort à Israël » ou « Mort aux Juifs », et en réaction à la réaction « disproportionnée » de Tsahal face aux tirs de roquettes du Hamas. L'idéologie du Hamas ne puise pas uniquement dans la doctrine de l'Islam orthodoxe ou panislamiste mais est en réalité fort transversale. Elle empreinte, certes, à une certaine orthodoxie sunnite salafiste des Frères Musulmans, source « endogène », mais aussi, ce qui est moins connu, aux thèses antisémites d'extrême-gauche et d'extrême-droite importées d'Europe, comme le montre la charte même du mouvement terroriste palestinien qui a déclaré la guerre totale non seulement à Israël mais aussi aux nationalistes plus laïques de l'Autorité palestinienne et aux Etats musulmans modérés. Citons seulement ces passages du Préambule du Hamas (1): « Israël, parce qu'il est juif et a une population juive, défie l'islam et les Musulmans, car la conspiration sioniste n'a pas de limites. Leur projet a été énoncé dans les Protocoles des Sages de Sion [...], les ennemis juifs complotent depuis longtemps [...] ils ont été à l'origine de la révolution française, [...], de la première guerre mondiale et de la seconde, au cours de laquelle ils ont réalisé d'immenses bénéfices » (2). La Charte du Hamas englobe pêle-mêle, dans la même démonologie du Complot judéo-maçonnique propre aux Nazis et aux adeptes rouges-bruns-verts des thèses conspirationnistes, les Scoots, le Rotary Club, le kémalisme, Atatürk, la Révolution française, la finance juive, l'Eglise, la franç-maçonnerie, l'idéologie du colonialisme, l'impérialisme et le judaïsme mondial conçu comme le sommet de l'Iceberg. On ne rappellera jamais assez que la progression et la banalisation de l'idéologie à la fois « anti-impérialiste », totalitaire et pathologiquement judéophobe à l'intérieur des sociétés arabo-musulmanes, est le résultat de 60 années d'une double propagande rouge et brune distillée par les révolutionnaires européens de tous poils dans les pays arabes, en Iran, jusqu'au Pakistan ou à la Turquie du Premier Ministre R.T. Erdogan qui vient de révéler son vrai visage pro-Hamas lors d'une sortie musclée durant le Forum économique de Davos. En réalité, la propagande judéophobe et rouge-brune commença à travailler le monde islamique anciennement colonisé à partir des années 30-40 avec le Grand Mufti de Jérusalem, les Chemises vertes égyptiennes pro-nazies, puis durant les années 50-60 avec la reprise de service de centaines de dignitaires nazis dans les pays arabes (dont le fameux Johannes Von Leers, devenu Omar Amine, qui assurera la diffusion massive dans le Dar el Islam des Protocoles des Sages de Sion etdu Testament politique d'Hitler. On retrouve aujourd'hui cette rhétorique pathologiquement anti-juive et pas seulement anti-israélienne au c½ur même de la propagande d'Etat de la République islamique iranienne chiite, qui finance et soutient non seulement le Hezbollah chiite libanais mais aussi le Hamas, bien que ce dernier soit sunnite.


Mais il serait à la fois réducteur et injuste de limiter ce renouveau totalitaire et cette nouvelle « déraison » antisémite aux seuls pays arabes. On la retrouve en réalité dans l'ensemble du tiers-monde et notamment en Amérique latine, tant à Cuba qu'en Bolivie, et surtout au Venezuela du révolutionnaire « bolivariste » pro-iranien Hugo Chavez, ami et soutien de toujours de Mahmoud Ahmadinejad.
La convergence anti-sioniste radicale entre Rouges, Bruns et Verts est flagrante : les premiers rejettent, par internationalisme, l'idée même d'une nation israélienne, d'autant plus insupportable que le peuple juif n'intéressait la Gauche internationaliste que lorsqu'il était un peuple-victime dont la souffrance instrumentalisée servait à discréditer le fait national. Pour les antisionistes d'extrême droite, la figure du « juif apatride », incapable d'accéder à la conscience étatique, est a contrario perçue comme idéologiquement et structurellement incompatible avec celle d'une nation israélienne souveraine et viable, fusse-t-elle gouvernée par la Droite dure israélienne. Pour les islamistes enfin, ce qui est insupportable, outre la présence même de Juifs en terre ex-musulmane, c'est la reconstitution, en 1948, d'un espace juridico-politique « infidèle » souverain imposant sa loi aux Musulmans en plein c½ur du dar al-Islam (« territoire de l'islam »). Pour eux, Al-Qods ne saurait devenir la capitale de l'État israélien et il est impensable que des Musulmans autochtones soient gouvernés par d'anciens dhimmis juifs, qui devaient y résider en « humiliés » et en soumis (dhimmis) comme le prévoit le Coran (IX-29). Les motivations antisionistes et judéophobes des Verts, essentiellement théologiques, sont au départ différentes des mobiles antisémites bruns et des postures antisionistes rouges, mais elles convergent dans le même rejet de l'impérialisme judéo-sioniste allié au Satan américain, incarnation suprême du capitalisme et du néo-colonialisme occidental.
La « coalition critique » ou la force du Ressentiment
Depuis la chute du Mur de Berlin et la fin de l'URSS, ex-sponsor des révolutionnaires tiers-mondistes, cette posture d'alliance des « déshérités » rouges et verts, inaugurée par les islamistes chiites iraniens, a séduit jusqu'aux islamistes sunnites les plus conservateurs et jadis anti-communistes, ainsi qu'on le constate avec la nouvelle stratégie de mobilisation d'Al Qaïda en direction des révolutionnaires de tous horizons dans le cadre d'un vaste front anti-impérialiste, censé convertir à terme les alliés « infidèles » de circonstance. Ainsi, dans son discours-vidéo du 19 mars 2008, Oussama Ben Laden courtisait explicitement les No Global et rendait hommage à l'intellectuel trotskiste anti-impérialiste Noam Chomsky, accusant les démocraties capitalistes d'être responsables du réchauffement de la Planète. Après avoir récupéré la cause passée du Vietnam et déploré, comme les Altermondialistes, la non-observation par les Etats-Unis de l'accord de Kyoto, évoquant « la mort et l'exode de millions d'êtres humains en raison [du réchauffement], en particulier en Afrique », Oussama Ben Laden prenait la tête d'une nouvelle Jacquerie mondiale contre « les dirigeants de l'occident, en particulier l'ex-président G. Bush, l'ancien Premier Ministre Tony Blair, Nicolas Sarkozy et Gordon Brown », puis dénonçait, tel l'Hôpital se moquant de la Charité, « l'esclavage des moines, des rois et du féodalisme, le Moyen-Age [...], dont vous vous êtes débarrassés », invitant les Occidentaux à se « libérer du mensonge, des fers et de la pression du système capitaliste, [...qui] cherche à transformer le monde entier en un fief pour les grandes entreprises, sous l'étiquette de la globalisation afin de protéger la démocratie » (3). Des appels rouges-verts révolutionnaires qui seront entendus par nombre de Rouges et de Bruns, subjugués, même lorsqu'ils n'osent l'avouer ouvertement ou l'écrire, par le bellicisme sans limites et la témérité du nouveau Che Guevara de l'Islam. Partout dans le monde, on a pu constater la réactivation ou l'émergence de ces nouvelles configurations radicales, révolutionnaires et revanchardes, tournées contre tout ce que représente l'Occident « arrogant ». Des forces de « l'hyper-radicalisme » qui s'incarnent tant dans la posture anti-occidentale du Vénézuela d'Hugo Chavez (4) que dans les provocations de la Corée du Nord, de Téhéran, des nationalistes ex-soviétiques « humiliés », et des No Global, que dans celle de l'Islamisme révolutionnaire salafiste. Celui-ci est certes divisé et multiforme, mais il entend bien fédérer puis capitaliser la masse mondiale du Ressentiment anti-« américano-sioniste », plus à la mode que jamais et disponible sur le Marché en quantité inégalée.
La culture du ressentiment et la volonté de revanche furent, dans les années 30, les moteurs de la propagation de l'idéologie nazie. Elles constituent le terrain privilégié des totalitarismes conduisant aux solutions finales, en l'occurrence celle, annoncée, du nouveau Juif Global qu'est l'Occident judéo-chrétien. Le philosophe allemand Hans Magnus Enzensberger décrit le profil-type des « Perdants radicaux » coalisés (5) : les vaincus de l'Histoire qui n'acceptent pas que leur civilisation ou leur idéologie totalitaire ne domine plus les Autres et qui compensent leur complexe d'infériorité vis-à-vis du monde occidentalo-capitaliste, vainqueur des guerres mondiales et de la Guerre froide, par un sentiment de pseudo supériorité exprimé convulsivement. Les nostalgiques du Totalitarisme brun, frustrés par l'anéantissement du Reich et le bannissement des thèses nazies en Occident (pour eux un Occident « enjuivé » et « maçonnique ») se recyclent de plus en plus dans le philo-islamisme anti-occidental. Les nostalgiques du totalitarisme rouge compensent le discrédit des thèses marxistes et la déconfiture de l'ex-URSS par l'exaltation des révolutions plus présentables ou exotiques, « bolivarienne », « zapatiste », néo-trotskistes tiers-mondistes, « néo-guévaristes » - d'où l'étonnante mode renaissante du « Che » en Europe - ou autres No Global plus ou moins écolos, n'hésitant pas à noyer parfois le Rouge originel dans du Verdâtre environnementaliste. Quant aux nostalgiques du Califat de Bagdad ou de Cordoue, chers à Oussama Ben Laden, ils vantent un Age d'Orscientifique et philosophique arabe qui n'a d'égal que l'arriération actuelle des pays où est appliquée la Charià. Ils compensent leur extrême frustration de voir la Modernité et le Monopole de la Puissance leur échapper par un refuge dans l'Utopie califale. Une mythification du passé se traduisant par un dégoût du présent et donc une violence tout autant tournée contre leurs propres populations que contre les Infidèles, bouc-émissaires diabolisés : Juifs-Croisés-Impérialistes-Francs-maçons, etc. Pour les « fascistes verts » ou « Ur-fascistes » décrits par Umberto Ecco, qui exaltent en permanence l'Age d'Or chimérique de Bagdad et d'Al Andalus, le retard du monde musulman et l'abolition du Califat par « l'apostat » Atatürk ne seraient que l'aboutissement d'un « complot judéo-maçonnique-impérialiste », le fruit d'une responsabilité extérieure et donc d'une conspiration des ennemis de l'Islam qui « humilient et oppriment les Bons Croyants ». C'est que, refusant toujours ses responsabilités propres, le Perdant Radical « ne se résigne pas à ce que ses jours de Gloire sont terminés depuis longtemps ; il accepte très difficilement la perte de pouvoir ; [...]. A n'importe quel moment, le perdant radical peut exploser ; il suffit d'un regard, d'une plaisanterie ; Les sentiments des autres sont sans importance alors que les siens sont sacrés. L'irritabilité du Perdant radical croît proportionnellement à l'amélioration qu'il note chez l'Autre » écrit Magnus Enzensberger (6). C'est à peu près ce qui est en train de se produire dans les rassemblements irano-vénézuéliens, les axes syro-irano-russo-chinois, ou la prolifération de la révolution bolivarienne dans tout le Continent latino-américain. Dans Une brève histoire de l'Avenir, Jacques Attali semble rejoindre le philosophe de l'Ecole de Francfort lorsqu'il décrit la « coalition critique » qui noue et regroupe contre l'Amérique et l'Ordre marchand, donc contre l'Occident euro-américain en général et contre le Monde Libre, « tous ceux qui n'en attendent plus rien ou qui sont frustrés de ne pas en recevoir les bénéfices. Ils critiqueront pêle-mêle l'Amérique, l'Occident, la globalisation, la démocratie de marché et l'hyperempire en devenir. Antimondialistes de tout poil, la plupart n'auront rien à proposer à la place. » (7). Conscient du fait que le vide de sens des sociétés post-modernes sera de plus en plus comblé par un retour du religieux convulsif et des pensées théocratiques-radicales, Attali pronostique que « l'Islam recueillera de plus en plus d'échos chez nombre d'isolés, de faibles, de vaincus, de révoltés. Il mènera une action sociale auprès des plus démunis, proposant de leur fournir ce que le marché n'offre pas : des formes concrètes de solidarité, de charité, de dignité permettant d'échapper à la solitude et d'espérer un paradis » (8). Une force des ressentiments fédérés avec laquelle il faudra compter et qui n'est pas prête de s'apaiser, tant qu'elle n'aura pas réussi à détruire l'objet affaibli de sa convoitise et de sa jalousie : l'Occident libéral, au sein duquel les forces subversives brunes et rouges agiront comme un véritable Cheval de Troie...
Foncièrement réactif et revanchard, le ressentimental, animé de ce que Nietzsche nommait la « morale d'esclave », est par essence frustré par sa situation d'impuissance face à l'objet de son envie. L'homme de ressentiment se complait dans son état paranoïaque. Il refuse de dépasser son désir de vengeance qui devient obsession et moteur fatal. Comme pour les individus, les entités politiques ressentimentales expliquent leur état d'impuissance par des justifications externes. La mentalité ressentimentale, individuelle ou collective, repose sur l'axiome : « ils sont méchants, donc nous sommes bons ». L'Autre est à la fois secrètement admiré et jalousé, et ce double sentiment attise encore plus la haine du Perdant radical, qui assimile toute critique, toute invitation à la remise en questions, tout échec, à une « humiliation » suprême que l'Autre jalousé ou le traître qui l'écoutent devront payer au prix du sang. « Le fascisme se développe mieux dans un peuple autrefois fier, et récemment humilié, écrit Victor Davis Hanson. Ce que Versailles et les réparations ont été pour l'Allemagne nouvelle d'Hitler, ce que le colonialisme et la condescendance de l'Occident ont été au Japon du Soleil Levant, Israël, le modernisme, et l'omniprésente culture pop de l'Amérique ubiquiste le sont aux islamistes, confiants en une renaissance grâce à l'énorme richesse en pétrodollars. Ce fascisme [...] n'est pas tout à fait l'opium des désespérés, mais plutôt celui d'un raté récent, prêt à gober une réparation "rapide et bon marché", consistant à blâmer les autres, et qui se vante de sa volonté de fer » (9). Ce thème est si porteur au sein des masses islamiques gagnées par le ressentiment, que les chefs d'Etat musulmans eux-mêmes les plus menacés par l'islamisme préfèrent, tels Khadafi, Al Assad, Boutéflika, pour rester populaires et ne pas passer pour de « mauvais musulmans », complices des « impérialistes-infidèles », frôler les crises diplomatiques et risquer de compromettre le présent plutôt que de cesser d'exiger, au nom de cet Age d'Or perdu et de leur humiliation entretenue, toujours plus « d'excuses » et de contritions. Culpabilisés par le discours ressentimental, les chefs d'Etats européens retombent toujours dans le piège du mythe de la « dette occidentale » envers la « science arabe » et s'engouffrent dans la spirale des sempiternelles repentances vis-à-vis de l'humiliation coloniale. A ce titre, l'accueil glacial réservé au Président français Nicolas Sarkozy en Algérie début décembre 2007 a bien montré que, pour pouvoir signer des contrats et conserver un semblant de bonnes relations avec les pays musulmans anciennement colonisés, les chefs d'Etats européens les plus lucides et réfractaires à la « repentance » perpétuelle, comme Nicolas Sarkozy, sont à un moment ou à un autre contraints de refaire le procès du passé colonial de l'Europe. Une Europe amnésique qui n'a étonnamment jamais songé à exiger en contre-partie que les Etats musulmans et les organisations islamistes, ouvertement nostalgiques de l'occupation de l'Europe du Sud par les Califats, et aucunement culpabilisés par les razzias et pirateries barbaresques qui terrifièrent jusqu'au XIXème siècle la Méditerranée, s'excusent à titre de réciprocité, pour le colonialisme arabo-islamique passé (Al-Andalus, Sicile et Horde d'Or au Moyen-Age, Balkans, Inde...), et surtout présent (génocide au Soudan, Jihads d'Erythrée, de Somalie ou du Timor Oriental). Il suffit pourtant de séjourner à Malte, dans le Sud de l'Italie, en Espagne, à Chypre, en Grèce ou dans les Balkans pour constater à quel point le souvenir, pas si lointain, de douze siècles (de 711 à 1918), de colonisation arabo-islamique a également traumatisé les consciences européennes et laissé des traces jusque dans les coutumes et représentations populaires. Or le mérite de l'Occident moderne réside justement dans ce dépassement du ressentiment qui caractérise, selon Nietzsche (10), la véritable force de l'homme. On pourrait également répondre à la Ligue arabe et aux Etats et organisations islamiques mondiales - qui conditionnent toute paix avec Israël et reconnaissance de l'Etat hébreu au « retour » des réfugiés palestiniens et de leurs progénitures dans les territoires - que les millions de Juifs chassés des pays arabes et musulmans depuis les années 30, dans un contexte de flirt vert-brun, mériteraient eux aussi « réparations et excuses ».
Mais tout se passe comme si l'Europe post-totalitaire, se croyant forte parce qu'elle dépasserait ses ressentiments à l'égard de l'Islam, était tombée dans l'excès opposé à celui des Totalitaires, psychologiquement terrifiée et subjuguée qu'elle est par les reproches de la Coalition des revanchards, et cédant au principe d'unilatéralité afin de ne pas augmenter leurs susceptibilités et de calmer leur haine ardemment entretenue puisque « rentable »...
Ahmadinejad/Ben Laden : la nouvelle solution finale des Judéo-croisés
Le « génie » de Mahmoud Ahmadinejad, véritable parrain et donneur d'ordres du Hezbollah et du Hamas, a été de relancer et de re-légitimer au niveau planétaire, comme d'ailleurs d'Oussama Ben Laden, la « déraison antisémite » dont parle Jean Pierre Faye, en l'occurrence une nouvelle ire anti-juive globale à prétention génocidaire, déculpabilisée par la défense de la Oumma et de la Palestine transfigurée. Une vindicte sacrificielle judéophage et occidentalophage transportée par un messianisme islamique apocalyptique. Ecoutons plutôt l'un des principaux ayatollah du régime khomeyniste, Hussein Nouri Hamadani, expliquant en 2005 : « Les Juifs doivent être combattus et mis à genoux pour créer les conditions pour le retour de l'Imam caché [Le Mahdi...]. Aujourd'hui la politique des Juifs représente pour nous un danger. Le péril juif doit être expliqué au peuple et à tous les Musulmans. Jusqu'à la venue de l'Islam, le groupe qui s'est le plus opposé à lui et qui continue à s'opposer à lui sont les Juifs. Ils ont été impliqués dans les guerres contre le Prophète à Khaybar, la bataille de Uhud e Ahzhab (où les troupes mahométanes tuèrent 650 Juifs de la Tribu des Banu Qurayza, ndla). Depuis toujours, à cause de leur cupidité, les Juifs ont poursuivi l'accumulation des richesses, ont toujours obtenu des positions importantes, et ont toujours accumulé toutes les richesses du monde en un seul endroit et tous, en particulier les Etats-Unis et l'Europe, sont leurs valets »... (11) Ce genre de déclarations parfaitement conformes à l'idéologie islamiste révolutionnaire montre bien que les partisans d'une nouvelle Solution finale n'en veulent pas qu'aux Israéliens « persécutant les Palestiniens », mais aux Juifs du monde entier en tant que tels, indépendamment même de tout sionisme actif. Rappelons que l'engagement pro-palestinien en faveur de la « libération totale » de la Palestine est existentiel chez le président iranien comme chez les Salafistes. Son antisémitisme est confirmé par ses biographes non comme résultat réactionnel de l'anti-sionisme, mais comme le fruit d'un anti-judaïsme canonique, « particulièrement présent dans les quartiers déshérités où il a grandi » (12).
Les déclarations menaçantes et haineuses d'Ahmadinejad et du ''guide spirituel iranien'', l'ayatollah Ali Khamenei, relatives à Israël et aux Juifs, ont suscité l'indignation de la plupart des chancelleries occidentales et même de certains pays arabo-musulmans eux-mêmes. Mais il faut garder à l'esprit qu'elles ont été prononcées sciemment, autant pour effrayer Israël et l'Europe munichoise, que pour plaire aux masses musulmanes travaillées depuis des décennies par un nouveau bréviaire de la haine anti-juive et par ses outils propagandistes importées par les Rouges et les Bruns. D'où la tenue à Téhéran, en décembre 2006, d'un Congrès mondial où les négationnistes du monde entier - et parmi eux nombre de nazis européens et américains - ont été mis à l'honneur. Là, en territoire islamique déculpabilisé et décomplexé, ils pouvaient à nouveau dire avec des accents nostalgiques de la Grande messe de Nuremberg, ce que la Loi et la morale humaniste leur interdisent d'exprimer en France et en Europe. Les « congrès scientifiques» régulièrement organisés à Téhéran avec les nazis du monde entier pour nier l'Holocauste rappellent étrangement le Congrès historique et scientifique anti-juif organisé sous le patronage de Himmler sur demande d'Alfred Rosenberg et d'Hitler, en juillet 1944, et dont les thèmes abordés sont à l'ordre du jour de la Mollarchie ahmadinejadienne : « le juif et l'assassinat politique » ; « les Juifs et la politique mondiale actuelle » ; « les Juifs dans le mouvement franc-maçon en Italie » ; « lecture par le Grand Mufti de Jérusalem : la Palestine, un des centres mondiaux des projets d'hégémonie juive » (13). Comme l'a écrit le politologue italien Carlo Panella, dans Il Fascismo Islamico, « il existe une profonde similitude entre ce que théorisa Hitler et ce que théorisa et plus tard mit en acte un leader fondamentaliste comme Khomeiny, et aujourd'hui Mohammad Ahmadinejad. Le caporal autrichien réussit à rentrer en symbiose avec le peuple allemand en relançant la culture national-populaire dans la prospective d'une révolution antisémite, de l'extermination de l'ethnie hébraïque. Ahmadinejad démontre aujourd'hui une capacité similaire et diabolique d'entrer en symbiose avec la communauté musulmane en relançant, à travers le projet de destruction de l'entité sioniste par voie atomique, une culture fondamentaliste sédimentée durant les soixante-dix années précédentes » (14). Par la réactivation d'un discours pathologiquement antisémite et israëlophobe, l'Iran d'Ahmadinejad escompte redorer son blason au sein d'un monde arabo-musulman majoritairement sunnite trop souvent anti-chiite, mais aussi auprès des Forces mondiales du Ressentiment anti-américano-sioniste. Téhéran entend ainsi récupérer la vague de fond antisémite qui, de l'Indonésie, de la Malaisie ou de la Turquie au Maroc en passant par l'Asie centrale et les pays arabes, est de plus en plus populaire et va de pair avec la montée toute aussi générale de l'Islamisme. Rappelons brièvement la teneur des propos néo-négationnistes et pré-génocidaires lancés à l'adresse des Nations depuis Téhéran : Le 8 décembre 2005, Mahmoud Ahmadinejad proposait ''...d'offrir aux Sionistes un territoire en Europe. Les pays européens affirment qu'Hitler a tué et brûlé des millions de Juifs. [Dans ces pays], on peut être jeté en prison pour affirmer le contraire. Même si tout cela était vrai, cela serait à l'Allemagne de réparer. Il n'y a pas de raison que les Palestiniens payent le prix de l'oppression des Juifs par Hitler''. Peu après, l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique d'Iran, lui emboîtait le pas, déclarant « qu'il n'y a pas de raison que les Palestiniens payent le prix de l'oppression des Juifs » . Non mécontent de l'effet médiatique qu'il avait produit, Mahmoud Ahmadinejad définissait, sur la télévision iranienne, la Shoah comme « un mythe sur le massacre de Juifs » et a proposé aux Juifs de fonder un Etat « en Europe, au Canada ou en Alaska ».
Après avoir défrayé la chronique par des déclarations scandaleuses concernant la nécessité de « rayer Israël de la Carte », le « mythe de la Shoah », ou encore la possibilité, pour Téhéran, d'infliger « des claques nucléaires terribles à l'Occident » en cas d'attaques américaines, le Président iranien écrivit une « Lettre au Président George Bush » dont les messages subliminaux semblent avoir été scientifiquement conçus pour électriser les Rouges et les Bruns par un Vert révolutionnaire attrape-tout. Dans cette « lettre », Ahmadinejad, grand rival d'Oussama Ben Laden dans la « contre-croisade », joue clairement la carte des divisions inter-occidentales, de l'anti-américanisme et des potentialités révolutionnaires multiples afin de légitimer sa révolution islamique mondiale et rallier à sa cause tous les « déshérités » (Mustadhafin). Citons par exemple les passagesdestinés à séduire l'Extrême droite, les Révisionnistes, les anti-américains ou antisionistes radicaux : « Les pays [occidentaux vainqueurs] prétendirent que six millions de Juifs avaient été tués. Doivent-ils se traduire par la création de l'Etat d'Israël en plein Moyen-Orient, au prix de milliers de personnes ayant perdu la vie, de millions d'indigènes transformés en réfugiés ; de centaines de milliers d'hectares de terres agricoles, d'oliveraies, des villes et des villages ont été détruits ; [...] Le 11 septembre n'a pas été une opération comme n'importe quelle autre. Aurait-elle pu être planifiée et exécutée sans une coordination avec des services de renseignementet de sécurité ? ». Conscient de la montée de l'extrême gauche en Amérique latine, des ressentiments africains anti-colonialistes, puis du mouvement altermondialiste en Europe, Mahmoud Ahmadinejad instrumentalise les potentialités révolutionnaires tiers-mondistes rouges: « Les Latino-Américains n'ont-ils pas le droit de se poser la question de savoir pourquoi leurs gouvernements démocratiquement élus sont contrés et les leaders golpistes soutenus ? Les Africains ne sont-ils pas fondés à demander pourquoi leurs énormes ressources - notamment minières - sont en train d'être pillées [...]. Le gouffre va sans cesse s'élargissant entre les possédants et les indigents, entre les pays riches et les pays pauvres. [...]. Le libéralisme et la démocratie de style occidental n'ont pas été capables de contribuer à la réalisation des idéaux de l'humanité. A travers la foi en Dieu et les enseignements des prophètes, les hommes pourront surmonter leurs problèmes ».
Comme Kadhafi, Arafat, ou Castro, Ahmadinejad a toujours refusé de se présenter comme le chef d'Etat de son pays, mais comme un « combattant révolutionnaire », désargenté et refusant de porter l'insigne embourgeoisé et occidental de la cravate. Mais ses tentatives visant à rejoindre le bloc des nouveaux Non-Alignés et à séduire les idiots-utiles de la Gauche occidentale anti-mondialisation, voire des « anti-fascistes », ne trompent personne. La carapace rouge et verte du régime des Mollahs masque de moins en moins le noyau noir-brun nazifiant. Les discours réactionnaires et impérialistes du maître spirituel et formateur même d'Ahmadinejad, l'Ayatollah Mesbah-Yazdi, qui célèbre le « retour du Mahdi » dans le cadre d'un « gouvernement islamique planétaire » et de la « bataille finale », et se vante de vouloir « convertir le monde entier à l'islam », apportent un démenti explicite aux discours « altermondialistes » et anti-impérialistes de Mahmoud. Théoricien de la violence, Yazdi incarne la branche conspirationniste et messianique morbide du régime, déniant toute légitimité au suffrage universel et allant jusqu'à critiquer la nature même de la république islamique, concept encore trop laïque. Le slogan préféré de Yazdi : « un Etat, un Guide », « résonne étrangement comme un écho des années trente dans l'Allemagne nazie » (15).
Lors d'un voyage aux Etats-Unis en septembre 2007, dans le Cadre des Nations Unies, le président iranien et ancien pasdaran terroriste Ahmadinejad, véritable autorité suprême du Hezbollah, affirmait dans la même veine et dans le plus pur style stalinien de la langue de bois, qu'il « n'y a pas d'homosexuels en Iran » (16) ... Analogie saisissante avec la période national-socialiste, on constate que le Nouveau Bréviaire de la haine verte englobe dans une même détestation et une même négation d'essence génocidaire, comme jadis Hitler : l'Infidèle récalcitrant, l'Apostat, le Juif, le Sous-homme, l'Homosexuel, l'Impérialiste, le Franc-maçon, le Ploutocrate, et les minorités en général. De sorte que la lutte que devront tôt ou tard mener les dirigeants musulmans pour venir à bout de l'islamisme radical devra nécessairement passer non seulement par une réforme de la théologie musulmane - jamais révisée depuis le dixième siècle et justifiant inégalités et violences licites - mais tout autant par une véritable dénazification et auto-critique anti-totalitaire. Une besogne de nature psychologique autant qu'idéologique, car la mentalité totalitaire a une propension naturelle à accabler l'Autre de ses propres responsabilités, à combattre chez l'Autre ce qu'elle commet elle-même sans complexe (dénonciation des crimes rituels, de l'homosexualité, que de nombreux nazis homophobes pratiquaient aussi), et en fin de compte à tout expliquer par la dénonciation du Bouc-émissaire diabolisé, l'Autre inhumain contre lequel toute violence barbare est licite.
Alexandre del VALLE
(1) Le Mouvement de la Résistance islamique (Harakat Al Mouqawama Al Islamiyya ; acronyme Hamas, « enthousiasme »), fut créé par cheikh Yassine et la branche palestino-jordanienne des Frères musulmans, en lien avec l'organisation mère en Egypte, en 1987, après la première Intifada, cf Dictionnaire Mondial de l'Islamisme, ibid.p. 226.
(2) Charte d'Allah, plate-forme du Mouvement de la résistance islamique (Hamas), 18 août 1988.
(3) « Le message de Ben Laden », intervention vidéo ; 8 septembre 2007 ; http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1223
(4)Alexandre del Valle,« Les rouges-bruns-verts, d'Ahmadinéjad à Chavez», France soir, 20 septembre 2007.
(5) Hans Magnus Henzensberger, Il Perdente Radicale, Giulio Einaudi Editore, Turin, 2007.
(6) Hans Magnus Henzensberger,ibid, p. 23.
(7) Jacques Attali, Une brève histoire de l'Avenir, Fayard, 2007, p. 314-315.
(8) Jacques Attali, idem.
(9) « Il Fascismo islamico», National Review Online, 29 settembre, 2006.
(10) Voir sa magistrale Généalogie de la Morale, également Max Scheler, L'Homme du ressentiment, Gallimard, réédition 1970. Marc Angenot, dans Les Idéologies du ressentiment (1996), en fait l'un des vecteurs des idéologies identitaires et nationalistes modernes.
(11) Carlo Panella, Il Fascismo Islamico, perchè l'Iran minaccia la libertà dell'Occidente, Rizzoli, Milano mars 2007, p. 71.
(12) Michel Taubmann, La Bombe et le Coran, une biographie du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, Editions du moment, Paris 2008, p. 33.
(13) Extraits du programme du Congrès anti-juif international « les Juifs et la politique mondiale de notre époque », documents secrets du Reich, in Le Haut Comité Arabe, ses origines, ses membres, ses buts ; documents d'archives soumis aux Nations Unies, en mai 1947, par « Nation Associates », Les éditions de la terre retrouvée, Université alliance ISR, 20, Vesey Street N.Y. City, traduit de l'anglais par Paul Giniewski.
(14) Carlo Panella, Il Fascismo islmamico, ibid, p. 21.
(15) Michel Taubmann, La Bombe et le Coran..., ibidem, p. 118.
(16) Discours d'Ahmadinejad à l'Université Columbia, septembre 2007. Sachant que l'Iran exécute des homosexuels chaque année... Ahmadinejad ne connaissait de l'étranger, avant son élection, que la Corée du Nord où il effectuait des missions secrètes liées au terrorisme... C'est là qu'il rencontra le chef du Hezbollah, Nasrallah, lors d'un « stage de formation » au sein des services du dernier régime stalinien du globe...

http://www.surlering.com/article.php/id/5272
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Re: La LTR de l' islam

Message non lude Georges » 15 Mar 2009, 16:40

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Re: La LTR de l' islam

Message non lude Georges » 27 Mar 2009, 18:21

Fascisme, islam et grossiers amalgames
jeudi 4 janvier 2007 par Stefan Durand

Alors que les Etats-Unis s’enlisent en Irak et que ce pays sombre dans la guerre civile, l’administration Bush continue de justifier ses interventions au Proche-Orient au nom de la lutte contre le « fascisme islamique ». Ce cadre idéologique permet de ranger dans la même catégorie des mouvements disparates, d’Al-Qaida au Hezbollah en passant par les Frères musulmans.

« Ils procèdent par gros concepts, aussi gros que des dents creuses. La loi, le pouvoir, le maître, le monde, la rébellion, la foi. Ils peuvent ainsi faire des mélanges grotesques, des dualismes sommaires, la loi et le rebelle, le pouvoir et l’ange. » En cela, « ils cassent le travail consistant à “former” des concepts à articulation fine, ou très différenciée, pour échapper aux grosses notions dualistes. » En 1977, Gilles Deleuze dénonçait ce qu’il appelait la « pensée nulle » des « nouveaux philosophes ». Trente années plus tard, ces penseurs toujours « nuls » mais plus vraiment « nouveaux » et toujours pas « philosophes » se retrouvent à l’avant-garde pour propager en France, sur la base de « mélanges grotesques », le concept creux de « fascisme islamique ».

On pourrait se contenter de passer outre si ce concept n’avait pas été utilisé publiquement par le président des Etats-Unis, M. George W. Bush, le 7 août 2006, et à l’occasion d’autres discours officiels américains, dans lesquels on regroupait des organisations fort différentes les unes des autres (Al-Qaida, les Frères musulmans, le Hamas, le Hezbollah...), faisant de ces mouvements les « successeurs du nazisme et du communisme ». La requalification de la « guerre contre le terrorisme » en « guerre contre le fascisme islamique », et donc l’inscription des mouvements fondamentalistes musulmans dans la lignée de ce qu’on a appelé au XXe siècle, sans distinctions, les « totalitarismes », n’est pas innocente. Elle vise à relégitimer des politiques bellicistes, en se fondant sur des amalgames et sur les vieilles ficelles de la « politique de la peur ».

La paternité du néologisme « islamo-fascisme » a été revendiquée dans l’hebdomadaire néoconservateur The Weekly Standard par le journaliste Stephen Schwartz (1), qui collabore par ailleurs à un site Internet très controversé, FrontPage magazine, de David Horowitz. Toutefois, n’ayant utilisé le terme pour la première fois qu’en 2001, ce n’est donc pas Schwartz qui a inventé l’expression, mais l’historien Malise Ruthven en 1990, dans le quotidien britannique The Independent (2). Et Christopher Hitchens a popularisé la formule aux Etats-Unis. Journaliste brillant, autrefois à gauche, il s’est rallié à la guerre contre l’Irak du président Bush. Mais c’est probablement à l’orientaliste Bernard Lewis (3), conseiller de la Maison Blanche, mû par une forte hostilité envers l’islam, qu’on doit son cheminement jusque dans un discours officiel du président. Schwartz se considère d’ailleurs comme un disciple de Lewis.

Des mouvements transnationaux

Si l’on se fonde sur les traditionnelles définitions théoriques formulées par des experts du fascisme (Hannah Arendt, Renzo De Felice, Stanley Payne ou Robert O. Paxton), on s’aperçoit qu’aucun des mouvements islamistes regroupés par le président Bush dans l’expression « islamo-fascisme » ne correspond aux critères. Non pas que la religion soit incompatible avec le fascisme. Si Payne estime que le fascisme a besoin pour se développer d’un espace séculier (4), Paxton et d’autres lui rétorquent que cela ne vaut que dans le cas européen. Il peut bel et bien exister un fascisme musulman, comme d’ailleurs un fascisme chrétien, un fascisme hindou et un fascisme juif. Toutefois, les mouvements montrés du doigt par l’administration Bush n’entrent pas dans cette catégorie. L’islamisme doit être appréhendé comme un phénomène contemporain, nouveau et distinct. Certains éléments du fascisme traditionnel peuvent assurément être décelés dans des mouvements fondamentalistes musulmans : la dimension paramilitaire, le sentiment d’humiliation et le culte du chef charismatique (dans une mesure toutefois relative et peu comparable avec les cultes du Duce ou du Führer). Mais toutes les autres dimensions (nationalisme expansionniste, corporatisme, bureaucratie, culte du corps...), fondamentales, du fascisme font généralement défaut. Les mouvements islamistes sont souvent transnationaux, et donc bien loin du « nationalisme intégral » qui caractérisa les fascismes européens des années 1930. Le fascisme était, par nature, impérialiste et expansionniste. Or, s’il est vrai que des cellules d’Al-Qaida opèrent dans de nombreux pays et que certains mouvements islamistes rêvent d’une reconquête de l’Andalousie ou de la Sicile et de la restauration du califat, des formations comme le Hamas et le Hezbollah, si contestables que puissent être leurs orientations religieuses et certaines de leurs actions armées (en particulier les attentats contre des civils), sont en lutte contre des occupations territoriales. De son côté, le régime des talibans en Afghanistan s’apparentait davantage, par son absolutisme religieux, aux théocraties obscurantistes du Moyen Age qu’aux régimes fascistes ayant émergé dans les pays industrialisés à la suite de la première guerre mondiale.

La dimension corporatiste - relation quasi fusionnelle entre l’Etat, les entreprises et les corps de métiers -, inhérente au fascisme, fait également défaut dans le contexte islamique (la relation étroite, en Iran, entre les commerçants du bazar et le régime ne peut lui être comparée). De plus, les mouvements islamistes ne sont pas, en général, soutenus par le complexe militaro-industriel d’un pays, même si, en Iran encore, l’articulation entre l’Etat religieux et la puissante industrie militaire pourrait laisser penser le contraire.

Mais cette articulation existe aussi dans des pays qu’on ne saurait qualifier de « fascistes », par exemple les Etats-Unis, la France ou le Japon.

Disposer d’un « Etat partisan » représente une condition nécessaire à l’exercice d’un pouvoir de nature fasciste. Or les groupes islamistes ciblés sont le plus souvent des organisations non étatiques, en marge du pouvoir de leur pays, ou persécutés par ce dernier. Par ailleurs, si paradoxal que cela puisse paraître pour des mouvements idéologiquement structurés par la religion, les aspects idéologiques apparaissent souvent secondaires chez ces organisations islamistes, alors que Raymond Aron soulignait la « place démentielle » de l’idéologie dans tout système totalitaire, lequel reposait selon lui sur un « primat de l’idéologie (5) ». Les mouvements islamistes instrumentalisent la religion et cherchent à s’en servir comme d’une idéologie, mais il n’y a pas volonté de créer un « homme nouveau », comme ce fut le cas en Europe. Il s’agit plus de vieux archaïsmes religieux ou sociétaux que d’une idéologie globale et cohérente. De surcroît, le succès populaire de ces mouvements découle souvent de facteurs autres qu’idéologiques. A titre d’exemple, le vote Hamas ne reflète pas une adhésion du peuple palestinien à l’idéologie religieuse de ce mouvement, mais serait surtout la résultante d’un vote-sanction contre la corruption du Fatah. Au Liban, nombreux sont ceux qui soutiennent le Hezbollah sans souscrire pour autant à son discours islamiste. Et les intellectuels qui appuient ces mouvements le font généralement en dépit de leur idéologie, non par adhésion à l’islamisme. En revanche, le fascisme et le nazisme, en tant qu’idéologies, ont séduit des intellectuels par milliers, dont certains très éminents.

Al-Qaida, par exemple, ne peut se prévaloir que de rares soutiens de cet ordre, et son discours, des plus sommaires, rappelle davantage celui des phénomènes sectaires anciens que celui des régimes fascistes européens.

Le fascisme et le nazisme étaient des mouvements de masse, fondés sur une politisation et un consentement des foules, alors que les organisations islamistes, en dépit de tous les éléments propices, comme la crise économique et l’humiliation généralisée, se heurtent dans la plupart des pays musulmans à des sociétés civiles attachées à leurs libertés. Le nombre de ceux qui soutiennent les mouvements fondamentalistes musulmans en Afrique du Nord n’est pas beaucoup plus élevé que le nombre de ceux qui, en Europe, soutiennent les mouvements de la droite extrême. Le mouvement Al-Qaida ne parvient à séduire qu’une partie très réduite des musulmans.

Dans chacun des pays musulmans sommeillent, sous des dictatures fréquemment inféodées aux Etats-Unis, des sociétés civiles extraordinairement vives, non pratiquantes et antitotalitaires. En outre, comme l’écrit Paxton : « Ce qui nous empêche essentiellement de succomber à la tentation de taxer de fascistes les mouvements islamiques fondamentalistes comme Al-Qaida et les talibans est qu’ils ne sont pas le produit d’une réaction contre des démocraties dysfonctionnelles. Leur unité est davantage organique que mécanique, pour reprendre la célèbre distinction d’Emile Durkheim (6). Par-dessus tout, ces mouvements ne peuvent pas “renoncer aux institutions libres”, n’en ayant jamais eu (7). » On pourrait évoquer bien d’autres éléments permettant de récuser cette analogie avec le fascisme : pas de monopole de l’information (même en Iran ou en Arabie saoudite, malgré le strict contrôle du pouvoir religieux, des brèches existent qui laissent passer le souffle d’une certaine liberté), pas de darwinisme social, pas d’économie dirigée ni de mobilisation planifiée de l’industrie, pas de monopole des armes... Le cas de la République islamique d’Iran est certes problématique. M. Mahmoud Ahmadinejad peut s’appuyer sur un « Etat partisan », contrôle très étroitement les médias par l’intermédiaire d’un ministère de la culture et de l’orientation islamique, et mobilise son économie - planifiée - ainsi que son imposant complexe militaro-industriel.

Peut-on pour autant parler, même dans ce cas, d’islamo-fascisme ? Pas vraiment, tant les contre-pouvoirs demeurent nombreux et la société civile vigilante. Le président iranien doit composer avec le Majlis (Parlement), et il lui a fallu plusieurs mois pour obtenir de celui-ci la confirmation de certains ministres. Le numéro un de l’Etat iranien, le « guide suprême », l’ayatollah Ali Khamenei, a par ailleurs soumis les décisions du gouvernement de M. Ahmadinejad à l’aval du Conseil de discernement, dirigé par M. Hachémi Rafsandjani, qui n’est autre que le candidat défait par M. Ahmadinejad à l’élection présidentielle.

M. Ahmadinejad doit aussi composer avec l’ancien président, le « réformateur » Mohammad Khatami, lequel conserve une popularité non négligeable. L’éditorialiste Tzvi Barel soutient dans Haaretz que les diatribes anti-israéliennes du président iranien « s’expliquent en fait par les tensions idéologiques et les rapports de forces au sein de la République islamique (8) ». Enfin, le « populiste » Ahmadinejad a beaucoup de mal à séduire les élites, et une grande partie de la société civile iranienne est déterminée à lutter contre l’emprise des ultraconservateurs.

Si le terme générique d’« islamo-fascisme » paraît incongru, cela ne signifie pas que l’imprégnation fasciste soit absente en contexte islamique. Les mondes arabe et musulman comptent un nombre considérable de dictatures et de régimes autoritaires que l’on pourrait qualifier de fascisants, souvent alliés des Etats-Unis dans leur « guerre mondiale contre le terrorisme ». Les dictateurs d’Azerbaïdjan, d’Ouzbékistan, du Kazakhstan et du Turkménistan, quatre Etats musulmans, sont curieusement épargnés par les critiques américaines, bien que le caractère semi-fasciste de ces régimes saute aux yeux. La monarchie saoudienne est en odeur de sainteté à Washington, malgré son fondamentalisme et son obscurantisme religieux, son appui à des mouvements islamistes radicaux et ses outrances. Le soutien à la politique extérieure américaine paraît valoir excuse de toutes les dérives autocratiques et fascisantes. Désormais absous dans les chancelleries occidentales après avoir renié son turbulent passé, comme le réclamait Washington, le colonel Mouammar Kadhafi a pu célébrer le trente-septième anniversaire de son arrivée au pouvoir en appelant au meurtre de ses opposants, sans que nul ne s’en émeuve en Occident (9).

Le terme « fasciste » pouvait-il se justifier à propos de la dictature du président Saddam Hussein, des baasistes et de leurs moukhabarat (services secrets) en Irak ? Sans doute. Le régime de M. Hussein était un régime ultranationaliste, reposant sur le culte démesuré du chef, ne distinguant pas entre les sphères publique et privée, et de surcroît expansionniste. Lors d’une conférence au Koweït en 1987, Edward W. Said avait mis en garde les gouvernants du Golfe : « En continuant de soutenir financièrement Saddam Hussein, vous vous rendez complices de ce fascisme arabe, dont vous finirez par être les victimes. » Ce n’est que le 2 août 1990, après l’invasion de leur pays, que les dirigeants koweïtiens le comprirent.

Anciens alliés de Washington

L’hypocrisie est encore plus frappante si l’on songe que ceux que l’on qualifie aujourd’hui d’« islamo-fascistes », notamment les néotalibans afghans, étaient, durant leur lutte contre les Soviétiques dans les années 1980, encensés à Washington comme les « équivalents moraux » des Pères fondateurs des Etats-Unis (10). Les Frères musulmans égyptiens ont été eux aussi très généreusement aidés par les services de renseignement britanniques et américains. Et le gouvernement israélien a favorisé les Frères musulmans en Palestine (avant la naissance du Hamas) pour endiguer le pouvoir du Fatah, des marxistes et de l’Organisation de libération de la Palestine. On peut et on doit critiquer avec détermination certains mouvements obscurantistes et fanatiques qui, dans le monde musulman, ont recours au terrorisme, mais sans pour autant employer des termes provocants et datés comme « nazislamisme » ou « islamo-fascisme », qui stigmatisent des populations entières en établissant une relation directe entre leur religion et les partis extrémistes qui l’ont instrumentalisée au nom d’objectifs politiques. Refuser un concept frauduleux ne signifie nullement que l’on doive s’interdire de critiquer les crimes des islamistes et leur vision du monde. Le brillant intellectuel pakistanais Eqbal Ahmad n’a-t-il pas fait preuve d’un courage exceptionnel en défendant devant des foules pakistanaises en colère l’écrivain Salman Rushdie, menacé de mort par une fatwa iranienne ?

Toutes ces considérations n’ont que peu d’importance aux yeux des jacksoniens (11) et des néoconservateurs qui dominent la politique extérieure des Etats-Unis, pour qui l’usage de l’expression « fascisme islamique » est surtout utile en raison de sa charge émotionnelle. Elle permet de semer la peur. Or c’est là que réside l’un des principaux dangers. En accréditant l’idée que l’Occident combat un nouveau fascisme et de nouveaux Hitler, on prépare l’opinion à accepter l’idée que la guerre peut et doit être « préventive ». La réponse à la « menace fasciste », massive, se trouve donc justifiée quelles qu’en soient les conséquences en termes de vies humaines. « Les Alliés ont bien bombardé Dresde », répliquèrent certains néoconservateurs à ceux qui critiquaient le largage par les F-16 israéliens de centaines de bombes à sous-munitions sur des quartiers civils libanais.

L’acharnement à vouloir « nazifier » son adversaire n’a rien d’inédit. Périodiquement, les médias occidentaux découvrent un « IVe Reich » et un « nouveau Führer ». Successivement Gamal Abdel Nasser, Yasser Arafat, Slobodan Milosevic, M. Hussein et à présent M. Ahmadinejad ont été comparés à Hitler. Nasser était appelé le « Hitler du Nil ». Menahem Begin qualifiait Arafat de « Hitler arabe ». Aujourd’hui, le président iranien et ses philippiques négationnistes offrent un terrain fertile aux manipulations des médias. C’est ainsi que le néoconservateur iranien Amir Taheri, ancien collaborateur du Shah, a diffusé une « nouvelle » selon laquelle l’Iran s’apprêterait à faire porter l’étoile jaune aux juifs iraniens. Bien que fausse, elle a fait la « une » du quotidien conservateur canadien The National Post, avec en gros titre : « Le IVe Reich ». Que cette information ait été vigoureusement niée par les juifs iraniens eux-mêmes et par toute la presse n’a rien changé à l’affaire. Le « coup médiatique » a réussi, et des centaines de milliers de Canadiens et d’Américains sont désormais convaincus que les juifs iraniens portent une étoile jaune.

Ce qui sera fort utile si les Etats-Unis décident de lancer une nouvelle guerre préventive contre l’Iran... Les utilisateurs de l’expression « islamo-fascisme » ont en commun de vouloir en découdre et de poursuivre les actions armées menées au nom de la « guerre mondiale contre le terrorisme ». Au fil des ans, l’historien britannique Lewis a popularisé la notion selon laquelle les Arabes et les « Orientaux » ne comprennent que la force. Il aurait été bien inspiré de lire Arendt, qui écrivait :

« Nonobstant tous les espoirs du contraire, il semble qu’il y a un argument que les Arabes sont incapables de comprendre : c’est la force (12). » Unir sous une seule bannière, celle d’« islamo-fascistes », des dizaines de mouvements disparates, souvent en conflit les uns avec les autres, et ayant des objectifs très divers, permet d’enraciner le mythe d’un complot islamiste mondial, d’occulter les questions géopolitiques purement profanes, et donc de ne plus évoquer les causes qui ont entraîné la naissance de la plupart de ces mouvements. Notamment les occupations coloniales et les conflits territoriaux dont seule une juste résolution peut permettre d’assécher le terreau sur lequel prospère le terrorisme islamiste contemporain.

On singe à peu de frais les postures churchilliennes et on se permet symétriquement de traiter de « munichois » tous ceux qui s’opposent à ces guerres aussi absurdes que contre-productives. Au lieu de voir en eux des esprits lucides, on les présente comme autant d’« idiots utiles », incarnations modernes d’Edouard Daladier et de Neville Chamberlain signant en 1938 les accords de Munich avec Hitler. « Rien n’est pire que les prétendues leçons de l’Histoire, lorsqu’elle est mal comprise et mal interprétée », disait Paul Valéry.
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Re: La LTR de l' islam

Message non lude Georges » 04 Avr 2009, 19:04

La Turquie cherche à contenir l'islamisme radical
AP | 04.04.2009 | 17:00
Trouver le bon dosage entre la lutte contre l'islamisme radical et le respect de l'Etat de droit: c'est le défi que doit relever la Turquie, un pays considéré comme un pont entre l'Orient et l'Occident, où Barack Obama se rend dimanche pour participer à la conférence de l'Alliance des civilisations.

Seul pays à majorité musulmane membre de l'OTAN, la Turquie est vue par l'administration Obama comme un exemple brillant de compatibilité entre l'islam et la démocratie. Reste qu'Ankara est confrontée à des groupes islamistes radicaux qui prêchent la guerre sainte et refusent le modèle démocratique occidental. Le Hizb-ut Tahrir est de ceux-là.

Yilmaz Celik, porte-parole du groupuscule, prône la création d'un Etat islamique mondial et l'instauration la charia (loi islamique). Il juge le forum de l'Alliance des civilisations comme une plaisanterie et estime que les modérés du Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), au pouvoir, sont des valets de l'Occident.

Récemment libéré de prison, où il a été détenu cinq mois pour des charges de terrorisme, Celik exhorte les pays du monde islamique à mener le djihad pour "libérer" les musulmans, mais affirme que son groupe ne soutient pas et ne se livre pas au terrorisme. "Nous sommes pleins de rancune et de haine contre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne parce qu'ils exportent leur idéologie et diffusent des 'messages adoucis' pour tromper le monde musulman, par exemple avec le rameau d'olivier tendu à l'Iran", explique-t-il.

Les chances de la Turquie de rejoindre l'Union européenne sont liées en grande partie à sa capacité à montrer qu'elle respecte les libertés civiles et la liberté d'expression. Mais le gouvernement turc est aussi conscient des risques d'instabilité sociale et politique dans un pays où quatre gouvernements élus ont été écartés du pouvoir par l'armée depuis 1960. Et Ankara estime que sa politique de fermeté est la mieux adaptée face aux extrémistes musulmans.

La Turquie est particulièrement vigilante depuis les attentats commis en 2003 dans le pays par des kamikazes liés à Al-Qaïda, qui ont fait 58 morts.

L'idéologie propagée par l'organisation d'Oussama ben Laden rencontre peu d'écho en Turquie. Toutefois, certains musulmans radicaux dans le pays considèrent l'amitié d'Ankara avec Israël, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ainsi que ses efforts pour rejoindre l'UE, comme une "trahison". Et le débat sur la place de la religion dans ce pays officiellement laïc se poursuit.

Celik accuse les Etats-Unis de mener une "quatrième croisade" contre les musulmans, et il ne fait pas de réel distinguo entre Barack Obama et son prédécesseur George W. Bush. Ils ont "la même mission", dit-il.

Barack Obama arrivera dimanche en Turquie, dernière étape de sa tournée européenne, pour assister à la conférence de l'Alliance des civilisations, une organisation des Nations unies visant à jeter des ponts entre le monde occidental et les pays arabo-musulmans.

Washington considère la Turquie comme une pièce maîtresse dans son combat contre le terrorisme, et semble apporter un soutien implicite à la stratégie anti-terroriste du gouvernement turc. Certains défenseurs des droits de l'Homme dénoncent toutefois une répression excessive contre les groupes radicaux en Turquie.

Le Hizb-ut Tahrir est par exemple interdit en Turquie et en Allemagne, alors qu'il est autorisé en Grande-Bretagne, Australie et aux Etats-Unis, des pays qui se contentent de le surveiller. "L'Etat n'a pas le droit d'interdire un groupe qui n'est pas impliqué dans des violences, qu'il soit islamiste ou marxiste", affirme Ayhan Kucuk, de l'organisation turque de défense des droits de l'Homme Mazlum-Der, proche de la mouvance islamiste. "Autrement, il doit prouver qu'ils représentent une menace à la sécurité."

Celik, 40 ans, fait encore l'objet de poursuites pour des accusations de terrorisme dans cinq affaires distinctes et pourrait retourner en prison, où il a déjà passé deux ans et demi. Selon certains experts, le Hizb-ut Tahrir compte des dizaines de milliers de partisans dans le monde. La police turque a intensifié la répression contre le groupe après que celui-ci a organisé une manifestation en 2005. Celik n'a pas mis de plaque à l'entrée de son bureau car, affirme-t-il, s'il le fait, elle sera détruite par la police. AP
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Re: La LTR de l' islam

Message non lude Yacoub » 04 Mai 2009, 18:20

La langue arabe, encourage-t-elle l’intégrisme islamique ?
lundi 4 mai 2009 14 1 % 0

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Does the Arabic Language Encourage Radical Islam ? by James Coffman - Middle East Quarterly - December 1995.

James Coffman is director of America-Mideast Educational and Training Services, Inc. (AMIDEAST), Tunisia.

Les locuteurs natifs d’arabe ont longtemps prétendu que l’arabe est beaucoup plus qu’une langue ; plutôt la langue d’Islam, la langue choisie par Dieu pour parler à l’humanité, influence comment une personne perçoit le monde et exprime la réalité. Cela, à son tour, a un impact profond sur la perspective d’une société. Ainsi, Ahmed Taleb Ibrahimi, un ancien ministre de l’Education nationale algérien, déclare que "les gens qui changent la langue sont des gens qui changent leur âme et leur avis sur le monde". Abdelkader Yefsah, un sociologue, a récemment écrit que cette utilisation de la langue arabe "mène directement à ... la primauté du religieux sur toute autre activité."2

Au contraire, les non orateurs en arabe ont tendance à quelque peu rester sceptiques sur de telles revendications. Ils reconnaissent l’importance de l’arabe et apprécient ses rapports profonds à la foi Islamique, mais ont beaucoup de mal à croire que l’arabe est si influent.

En faisant une étude dans deux universités algériennes en année universitaire 1989-90, j’avais une occasion unique de conduire une enquête systématique de cette question. Au vu des différences entre des étudiants suivant l’enseignement en arabe et ceux en français, j’ai trouvé des différences entre eux suffisamment nombreuses et profondes. Pour résumer les différences, les étudiants Arabisés voient le monde d’une façon plus Islamique lointaine que le font leurs pairs orientés français. Ce que les orateurs arabes disent de leur langue, bref, est vrai.

L’ARABE DANS LE SYSTÈME D’ÉDUCATION

La langue arabe est le symbole le plus puissant de la culture Arabo-islamique et sa transmission comme telle est toujours considérée comme le moyen nécessaire d’instruction. Presque tous les Arabes acceptent que l’instruction primaire et secondaire soit conduite en arabe ; et, en fait, l’arabe domine vraiment le programme d’études au lycée. L’Algérie, qui avait longtemps un système éducatif français, a achevé sa transition vers l’arabe en 1989, quand la première classe de douzième niveau a terminé ses études dans une éducation complètement arabisée.

Cependant, une bonne partie de l’instruction universitaire dans le monde arabe reste encore en anglais et en français, incitant un débat principal. D’une part, une grande majorité des arabsisés, indépendamment de leurs compétences linguistiques propres, favorise en principe l’Arabisation de l’enseignement supérieur. L’élite technocratique Francophone dans les secteurs modernes de l’Algérie "approuve" publiquement l’Arabisation même quand il insiste sur la nécessité de conserver le français comme un outil de modernisation. Mais, à titre privé, cette élite dit avec une fréquence surprenante que l’Arabisation enverrait l’Algérie "en arrière au Moyen âge." Cette élite est attachée à une vue Occidentale, laïque et scientifique du monde et elle rejette le traditionalisme Arabo-islamique.

Aussi, les tentatives d’Arabiser l’instruction se sont heurtées à des barrières dures sur l’aspect pratique : les ressources de faire un commutateur complet ne sont pas simplement là. Le résultat est une division d’institutions dans l’arabe - et des sections de Langue européenne. Les études islamiques et la littérature arabe sont les seules disciplines complètement Arabisées. L’instruction technique a lieu en anglais même à la vénérable institution Arabo-islamique du Caire, Al-Azhar et aux universités de Medina et la Mecque. Dans le monde Arabe entier, seulement la Syrie semble avoir réussi complètement à Arabiser son université (3). Les autres pays ont tous partiellement Arabisé, notamment les domaines des sciences humaines en grande partie ou complètement dans l’arabe et les domaines techniques en grande partie ou complètement en anglais ou le français.

Chaque étudiant algérien avec qui j’ai parlé a souligné la nécessité de gardant contact avec l’Ouest développé pour effectuer un transfert de connaissance. Les étudiants islamistes ont souligné la nécessité de séparation de ce qui est technique du culturel et "moral". Plus grand l’attachement observé et professé d’un étudiant à l’idéologie Islamique, plus grand sa tendance de rejeter le modèle culturel et social Occidental comme inopportun ou dangereux pour l’Algérie. Le mouvement Islamiste cherche donc à entretenir le transfert de connaissances directement de l’Ouest en l’enveloppant dans une idéologie culturelle et religieuse Arabo-islamique qui filtre ces aspects Occidentaux considérés comme nuisibles en Algérie.4

De beaucoup de façons, la lutte linguistique est entre deux langues liturgiques : l’arabe est le moyen d’une religion mystérieuse et puissante ; le français est le moyen d’un corps également mystérieux et puissant de mythes scientifiques et des rites. Le nombre des Algériens qui m’ont dit "le français ne peut pas exprimer la beauté et la profondeur du message Islamique divin" correspond au nombre me disant "l’arabe est incapable de transmettre la science moderne."

Ma recherche montre que la langue d’étude est la variable la plus significative dans la détermination de l’attachement d’un étudiant aux principes Islamiques ou Islamiste. L’orientation culturelle-religieuse est plus étroitement liée à la langue qu’au statut sexuel, socio-économique, l’appartenance ethnique, l’origine géographique, ou le domaine d’étude. Je suis arrivé à cette conclusion d’une vaste observation et d’interviews à l’Université des Sciences et Technologie Houari Boumediene (USTHB) et à l’Université d’Alger. Je me suis concentré sur deux comparaisons : (1) étudiants Arabisés dans la classe entrante contre ceux légèrement plus anciens, - étudiants non-arabisés ; et (2) étudiants dans les sciences sociales Arabisées et les sciences humaines contre ceux dans les sciences en grande partie Francophones et d’ingénierie.

Pour évaluer les attitudes des étudiants de l’Islamisation, j’ai posé des questions telles que sur des droits égaux pour les hommes et les femmes, la mixité des lycées et écoles élémentaires, la fréquence de la prière, la vente d’alcool, leurs perceptions de sociétés Occidentales et la culture et l’importance d’avoir des enseignants Musulmans. Aux femmes, j’ai demandé sur leur port du hijab et la possibilité d’épouser un non-musulman. Aux ’hommes, j’ai aussi posé deux questions spécifiques : leur attitude envers le hijab et leur présence dans les mosquées le vendredi. Pour les attitudes des étudiants vers "l’Ouest" j’ai demandé si la culture algérienne a quoi que ce soit à apprendre de la culture Occidentale, l’importance de relations algériennes avec les pays Occidentaux, l’impact de films Occidentaux et des programmes de télévision et leurs préférences en matière de musique.

Les entrevues ont montré que les Algériens aisés et les mâles berbères sont les moins enclins à être Islamistes. Les étudiantes, qui s’identifient elles-mêmes comme Arabes et Berbères, ont tendance à être modérées. Les mâles arabes ont tendance à être plus fortement islamistes. Les étudiants d’origines rurales, qui semblent beaucoup moins sophistiqués - et de groupes socio-économiques modestes - sont manifestement plus islamisés que d’autres.

Les attitudes d’étudiant envers l’arabisation de l’enseignement supérieur reflètent une ambivalence nationale envers le rôle d’Islam dans la société : oui, nous devons augmenter notre personnalité nationale culturelle et linguistique ; mais nous ne pouvons pas nous permettre de nous priver du pouvoir de la connaissance scientifique universelle. Seuls l’extrémiste Islamiste et l’extrémiste Berbériste adoptent des positions fermes, claires pour ou contre l’Arabisation/Islamisation.

Dans ces entrevues, les étudiants Arabisés montrent un appui décidément plus grand pour le mouvement Islamiste et une défiance élevée vis-à-vis de l’Ouest. Les étudiants Arabisés ont tendance à répéter les mêmes histoires simplistes et les rumeurs qui abondent dans la presse en Langue arabe, particulièrement Al-Munqidh, le journal du Front de Salut Islamique. Ils relatent la vue du mot "Allah" écrit un après-midi dans le ciel, l’infiltration de l’Algérie par des femmes espions israéliennes infectés du SIDA, le "réfutant" de Christianisme sur un programme religieux local, et la conversion massive de millions d’Américains à Islam. Je n’étais pas le seul à remarquer cette distinction. Une fois demandé si les nouveaux étudiants Arabisés différent des autres étudiants, beaucoup d’étudiants et la faculté (le corps enseignant) a répondu un emphatique oui.

Avis d’étudiant. Beaucoup d’étudiants ont vu l’Arabisation de niveaux primaires et secondaire comme responsable de beaucoup de différences entre eux. Les étudiants de la première cohorte Arabisée de 1989 se voient et sont vus par d’autres étudiants comme plus compétents dans la langue arabe que leurs aînés dans l’université. Ils diffèrent d’étudiants juste une année ou deux plus anciens dans leur attachement aux préceptes Islamiques, des valeurs, des attitudes et des comportements.

Beaucoup d’étudiants perçoivent l’Arabisation comme une cause principale de cette Islamisation accrue. Par exemple, un groupe d’étudiants de troisième année en psychologie à l’Université du campus de Bouzaréah d’Alger a affirmé que les nouveaux étudiants dans leur département étaient tout à fait différents : Ils sont beaucoup plus conservateurs, religieux, orientés et bornés qu’auparavant. Particulièrement ici dans la branche psychologie. Vous ne pouvez pas parler à la plupart d’entre eux de certains sujets du tout. Religion, par exemple. Ils refusent même d’en discuter. En demandant pourquoi, Nabila, une étudiante en langue anglaise eut cette réponse : "Je ne sais pas, bien que je m’en demande souvent moi-même. Je pense que cela est dû au fait qu’ils ont le contact plus grand avec la langue arabe et avec les professeurs qui leur apportent des choses sur la religion. Il y a plus de professeurs qui appartiennent au Dâwa Islamiya [groupe religieux islamiste] que dans notre département. Je pense que quand on est fort dans une langue, cela encourage celui-ci à lire plus dans cette langue que quand on n’est pas si fort. Et cela mène à d’autres lectures. Moi, par exemple, quand je trouve un livre arabe qui m’intéresse, j’en lis un peu, mais voilà. Je ne peux pas lire tout cela. C’est trop de travail".

La différence la plus grande est parmi des diplômés de lycée techniques, car ces traces de lycée étaient les dernières pour être Arabisé. Mehdi est un étudiant de la cohorte totalement Arabisée qui étudie maintenant l’ingénierie à USTHB en français. Il a des vues fortes sur la langue : "L’arabisation change les avis d’Algériens dans de certains domaines. C’est vrai. Par exemple, il y a beaucoup d’Algériens qui ne sont pas simplement des Algériens - ils sont vraiment français. Pour eux, la langue est leur cordon ombilical avec la France. Je suis sûr que l’Arabisation changera cette société - le rend plus religieux qu’il ne l’est.... Je suis convaincu que nous pouvons transformer la personnalité algérienne par l’Arabisation. Mais cela ne signifie pas que nous serons séparés du monde de science et la modernité. Ce n’est pas vrai. En fait, j’ai un enseignant qui a fait un peu d’étude statistique ici à Bab-Ezzouar [USTHB]. Elle a constaté que dans la comparaison de ses étudiants Arabisés et bilingues, l’Arabisé travaille cent fois plus durement que les autres. Pourquoi ? Parce qu’ils cherchent quelque chose... Ils ont peur de manquer de quelque chose, donc ils cherchent à le compenser. Je le fais moi-même".

Mouloud, un étudiant en Technique de quatrième année, estime qu’étudier en ’arabe a engendré que des étudiants adhèrent plus aux valeurs traditionnelles et l’Islam. Mais l’effet réel de l’arabisation est en raison de la différence dans des enseignants aux niveaux primaires et secondaires. "Beaucoup d’enseignants viennent de Pays arabes. Ils sont plus traditionnels. Ils sont plus stricts, des étudiants de coup (de chanson à succès) et soulignent plus l’obéissance". En effet, beaucoup d’étudiants d’université m’ont dit qu’ils ont trouvé que, à ’école élémentaire et au lycée, les enseignants venus du Moyen-Orient, ainsi bien que les Algériens qui ont été formés là bas, sont plus austères, autoritaires, moins accessibles et probablement plus enclins à battre les étudiants physiquement.

Un groupe de quatre étudiants en électrotechnique quatrième année à l’USTHB ont reconnu que les nouveaux étudiants Arabisés différaient de tout les autres. "L’Arabisation a changé les attitudes des étudiants. Ils ont une autre mentalité ; nous n’avons pas vraiment beaucoup de choses en commun avec eux. Ils sont si bornés !" Ils ont tous estimé qu’étant trempés seulement dans la langue arabe signifiée "pensant différemment." Comment, exactement ? "Il y a quelque chose là," mais ils ne pouvaient pas y mettre leur doigt. Deux des quatre ont indiqué les cultures et les attitudes impliquées par les deux langues (l’arabe et le français).

Des étudiants plus anciens voient les étudiants Arabisés comme plus faibles en français, plus religieux et plus bornés. En effet, le changement rapide est senti même dans la famille ; beaucoup d’étudiants ont décrit leurs frères Arabisés et soeurs en de tels termes. Fatih, un Berbère étudiant technique, a dû redoubler sa première année et a s’est trouvé dans des classes avec les nouveaux étudiants Arabisés. Il les a trouvé très différents de lui : "Ils sont certainement différents, plus conservateurs - bornés sur beaucoup de questions. Ils sont beaucoup plus faibles en français. Je ne sais pas ... ils disent des choses différemment et ne parlent pas tant. J’ai des moments difficiles leur parlant même. Je le remarque même avec mon frère, qui est Arabisé. Nous sommes seulement trois ans à part. Mais il est si borné. Je sais qu’il l’est parce qu’il lit seulement la presse arabe et écoute la station d’émission arabe. Cela lui donne une vue complètement différente sur ce qui se passe en Algérie et le reste du monde. Il secoue sa tête quand il me voit lire le journal Horizons [la Langue française principale quotidiennement]. Je ne sais pas ... il y a ce vide entre nous. Et la plupart de ces étudiants premiers-ans sont comme lui".8

Vues du corps enseignant. Les professeurs avec qui j’ai parlé dans trois campus ont tous remarqué une différence entre le groupe Arabisé et leurs prédécesseurs, quoiqu’ils aient perçu moins de changement d’attitudes que dans la qualité intellectuelle. Chaque professeur a indiqué l’observation d’une baisse sérieuse dans le niveau de compétences des étudiants dans tous les domaines. Tandis que l’on doit s’attendre au commutateur dans des langues au niveau d’université pour causer quelques difficultés, la plupart des professeurs ont estimé que linguistiquement, les nouveaux étudiants étaient beaucoup plus faibles en français sans être compétents dans l’arabe. Par contraste avec l’avis des étudiants interviewés qui estiment que les nouveaux étudiants sont forts en arabe, un professeur d’ingénierie de soupirer : "Ce que nous obtenons c’est que nous sommes maintenant des illettrés bilingues !" Les professeurs attribuent la qualité du niveau des étudiants en partie au système scolaire surchargé, qui ne fournit pas de matériels adéquats, des conditions, ou des proportions de professeur stagiaire appropriées ; et en partie à l’Arabisation, qui retire les enseignants les plus expérimentés des écoles. La baisse dans la préparation universitaire des étudiants, particulièrement leurs compétences analytiques, disent beaucoup d’enseignants, entraine que les étudiants Arabisés deviennent la proie facile pour le discours simpliste et le mouvement Islamist. Sou’ad Khodja, le professeur de sociologie à l’Université du campus Bouzaréah d’Alger, attaque amèrement le système scolaire algérien Arabisé : "Le système éducatif a été infiltré pendant quinze ans par des Islamistes et Baathistes. Les deux ont joint leurs efforts, sous la couverture d’Arabisation à la pleine vitesse, produire les enfants qui sont totalement incultes et sans un esprit critique... La méthode pédagogique utilisée était basée sur la mémorisation et la répétition".9

Un grand nombre d’étudiants et des enseignants est d’accord avec la thèse de Khodja ; et mon expérience propre me mène pour faire de même.

Pour résumer, cette étude établit plusieurs points connectés. L’Arabisation d’éducation a des effets directs sur l’orientation culturelle des individus. Les références islamiques de l’Arabe l’imprègnent du symbolisme religieux puissant qui a des connotations politiques importantes. Quand l’Arabisation mène à un affaiblissement du français, un changement dramatique (spectaculaire) dans les résultats d’orientation civilisationels.

Quatre explications représentent très probablement ma découverte que l’éducation Arabisée aboutit à une islamisation accrue.

L’ordre symbolique différent d’Arabe. "Pourquoi est ce si dure pour un adolescent de dire à sa petite amie ` je vous aime ’ dans l’arabe ?" Demande Mohamed Talbi, un linguiste. "En français, c’est si facile". Auquel son collègue Amina Zaoui répond, "la langue arabe a une mémoire (un souvenir) que des atrophies cela : il est passé l’entonnoir de la pensée Islamique.... L’arabe est un prisonnier d’Islam ... sacré, il reste la langue de modestie "10. La structure particulière de la langue arabe et ses allusions signifie qu’un enfant qui étudie et pense dans l’arabe développera des références historiques et culturelles distinctes, des approches cognitives, des attitudes et les styles de raisonnement.

L’arabe et l’Islam sont complémentaires et se renforcent mutuellement. L’arabisation et l’Islamisation sont les parties inséparables d’un idéal culturel simple qui maintenant se répand dans monde arabe. En termes d’Ann Swidler,11 Leurs "trousses à outils" culturelles de pensée cognitive et symbolique diffèrent de ceux communiqués aux cohortes bilingues précédentes. Les étudiants Arabisés préfèrent la presse de Langue arabe et la radio, qui diffère dans l’orientation idéologique des médias Francophones. Les médias de Langue arabe ont clairement une approche plus Islamique et antioccidentale sur les questions politiques et sociales ; et le choix des stations d’émission de musique est arabe, par contraste avec la musique Occidentale en radio de Langue française. Pendant la période actuelle de grand bouleversement social et d’incertitude, ces étudiants ont tendance à graviter vers des mouvements et des activités plus dans l’harmonie avec leurs références d’Arabophone. Comme la crise idéologique s’approfondit, les individus choisissent leur camp comme ils comprennent et l’associé avec son message. Les individus Arabisés trouvent les symboles des groupes Islamiques, le style linguistique et des référents culturels plus familiers et persuasifs.

Cette explication va avec les vues de tels linguistes que Jerome Bruner, Joseph Glick, R. Jakobson, Edouard Sapir et Benjamin Whorf, qui soutient que la langue impose inévitablement les catégories cognitives qui forcent un individu dans un ordre symbolique particulier dans la pensée, la communication et l’ordre de son expérience. Le caractère fortement sacré de l’Arabe augmente son pouvoir coercitif, le faisant ce que Benoît Anderson appelle "une langue de vérité".12 C’est une émanation de la réalité et ainsi le seul accès à cette réalité. Cela a fait l’arabe particulièrement résistant au changement.

Il vaut la peine de noter ici que tandis que la langue arabe est parfaitement capable de servir comme moyen de modernité, il n’est pas fait ainsi, parce qu’il sert de symbole religieux fortement chargé. En comprenant la dynamique au travail, Islamist des leaders en Algérie fait l’Arabisation du système scolaire un but primaire.

Moins de compétence en français. Les étudiants Arabisés se rendent bientôt compte que même dans les facultés d’université Arabisées (des études Islamiques de côté), le français tient un prestige indéniable comme la clef à la qualité lisant le matériel et des instructeurs. Et ils savent que les grandes sociétés d’état du secteur économique fonctionnent presque entièrement en français. Comme Clement Henry Moore et Arlie R. Hochschild démontré au Maroc,13 Ces étudiants, incapables de partager dans la feuille de placage de culture française qui se répand du secteur moderne, sont les plus probables de devenir politisés. Il y a quinze ans en Algérie, ce mécontentement a mené aux grèves(coups) d’étudiant ; aujourd’hui, c’est canalisé vers l’opposition Islamiste.

Une qualité d’instruction plus pauvre. L’utilisation de l’arabe dans les écoles implique beaucoup d’enseignants, des manuels et des approches pédagogiques. Comme les niveaux primaires et secondaires ont adopté l’arabe, beaucoup d’enseignants les plus qualifiés et expérimentés, incapables d’enseigner dans l’arabe, ont été lâché, remplacé ensuite avec les enseignants parlant l’Arabe mal qualifiés qui aussi ont apporté des attitudes plus traditionnelles et pro-islamiques. Les manuels dans l’arabe ne correspondent pas à la qualité technique, la sophistication et la diversité de manuels français - un fait d’habitude reconnu par des enseignants. Quant à la pédagogie, tandis que l’Ouest souligne l’observation d’un enfant, le réveil critique et la participation active, la pédagogie arabe se fonde sur la mémorisation du Qur’an, un texte à ne jamais remettre en doute.14 De cette base, l’enfant apprend à être moins actif ou critique dans l’acquisition de la connaissance que son homologue Occidental. La connaissance pour lui est moins un objet de découverte qu’un corpus à être déposé dans l’enfant par l’étude par cœur.

Les diplômés d’un tel système ont tendance à avoir une maîtrise plus faible du sujet, sont moins capable de s’exprimer et ont moins développé des capacités critiques, analytiques et créatrices. Aussi, ces étudiants moins analytiques, disent certains (et je consens), hésitent plus facilement - particulièrement pendant les périodes de crise sociale - par la nature autoritaire du discours Islamiste, qui exige l’obéissance inconditionnelle à un système de croyance dogmatique.

Liaisons Renforcées avec le Moyen-Orient. De même que des jeunes Algériens dans les années 1960 lisent voracement la littérature politique gauchiste en français, beaucoup d’étudiants d’université d’aujourd’hui consomment de grandes quantités de travaux d’Islamistes en arabe, ce qui a été rendu possible par leur base forte dans la langue arabe classique et la littérature. Le contact plus grand avec le Moyen-Orient, avec son Arabisme et sa culture Islamique, a engendré des écritures sophistiquées, des débats et des discussions sur l’Islam en Algérie.

CONCLUSION

Chaque gouvernement arabe, indépendamment de son caractère politique ou social, utilise la puissance symbolique de la langue arabe dans sa commande vers la modernisation nationale, l’authentification et l’uniformisation. Tous voient l’Arabisation de la société, particulièrement le système éducatif, comme crucial à leur mission. Cela mène, cependant, à une ironie inattendue : parce que les Arabes tirent ainsi de près un un rapport entre l’arabe classique et la foi d’Islam, l’Arabisation mène invariablement à une identification avec la tradition religieuse Islamique supranationale. Même le nationalisme arabe le plus laïc (comme le Baathiste des variantes en Syrie et l’Irak) doit faire appel au symbolisme Islamique pour soutenir la légitimité affaissée et mobiliser les masses (comme Saddam Husayn a fait dans ses guerres contre l’Iran et la coalition Menée par les Etats-Unis). De là, le nationalisme arabe a, cependant par mégarde, contribué à la hausse d’Islamisme. En effet, la montée d’islamisme d’aujourd’hui est naturelle, la conséquence peut-être inévitable de la politique nationaliste arabe d’il y a trente ans.

Cette logique s’applique à l’Algérie aussi. Construire l’identité nationale, les nationalistes algériens qui sont arrivés au pouvoir en 1962 énormément soutenus l’Arabisme et l’Arabisation ; leurs héritiers, les étudiants d’universitaires Arabisés d’aujourd’hui, s’identifient non pas comme "algériens" ou même "Arabe", mais comme "le Musulman". Même parmi des Berbères, le groupe le plus ardemment pro occidental et anti-islamiste dans le pays, les jeunes qui ont récemment terminé leurs études dans les programmes Arabisés montrent des attitudes plus Islamiques que leurs parents et des enfants de mêmes parents plus vieux. L’entreprise radicale d’une génération, bref, terminée détourné par la puissance de la langue arabe.

MÉTHODOLOGIE DE RECHERCHE

J’ai conduit mon étude dans la capitale, Alger, où il y a la concentration la plus grande d’étudiants universitaires, le plus grand champ d’étude disponible et une population dans laquelle les groupes ethniques et socio-économiques de tout le pays sont représentés. Les deux universités à Alger - l’Université d’Alger et l’Université des des Sciences et Technologie Houari Boumediene - offrent un bon point de comparaison pour cette étude. De même taille, considérées comme les universités supérieures dans le pays et spécialisées dans des sciences légales, sociales et des humanités et le dernier une institution de Langue en grande partie française formant des scientifiques et des ingénieurs.

L’année 1989-90 était le moment parfait pour faire des recherches sur les effets d’Arabisation, car cela a marqué la toute première entrée d’un groupe entièrement Arabisé dans l’université. Aussi, l’effondrement du communisme d’événement concomitant cette année, l’affaiblissement du Front national dirigeant de Libération de l’Algérie et la hausse rapide d’Islamisme a créé une atmosphère dans laquelle les étudiants se sont sentis particulièrement libres d’exprimer leurs avis sur tous les sujets sans crainte de répression.

Pour obtenir l’information sur les attitudes des étudiants et leur adhésion aux valeurs religieuses Islamiques, j’ai conduit environ soixante-quinze interviews et ai géré plus de deux mille copies d’un questionnaire attitudinal de quarante-cinq articles. L’échantillonnage inclut des étudiants dans plusieurs disciplines.

Ma recherche n’est pas passée sans controverse. Juste trois jours après le lancement du questionnaire, une grande affiche est apparue sur le tableau d’affichage réservé aux étudiants de la mosquée à l’Université d’Alger m’attaquant d’une manière cinglante sur mes activités.16 Mais cela a été une tempête d’été et les efforts d’éclaircissement ont même abouti à l’établissement de relations plus proches avec les étudiants.

1 Cité dans Bernard Cubertafond, L’Algérie contemporaine (Paris : Presse Universitaire de la France, 1981), p. 23.

2 Abdelkader Yefsah, Question La du Pouvoir en Algérie (Alger : ENAP, 1990), pp. 381-82.

3 Gilbert Grandguillaume, Arabisation et politique linguistique au Maghreb (Paris : Maisonneuve et Larose, 1983), p. 20 ; Fatiha Akeb, "Moi et maman Langue," Parcours Maghrébins, décembre 1986. "Apparaît", pour des déclarations officielles souvent seulement corrèlent lâchement avec la réalité de salle de classe. En considérant le manque de manuels scientifiques, il est probable que des étudiants syriens, comme leurs contreparties(homologues) dans d’autre Pays arabes, doit faire la lecture vaste dans des langues européennes.

4 J’ai montré Abassi Madani, le chef du Front de Salut Islamique et un professeur d’éducation à l’Université du campus Bouzaréah d’Alger, le livre l’Islamisation de Connaissance : Principes Généraux et Plan de Travail (Herndon, Va. : Institut International de Pensée Islamique, 1987) ; il l’a haussé de comme "idéaliste", disant que ce qui est nécessaire doit saisir le contrôle de l’environnement d’université et déterminer ce que l’on apprend et comment.

5 Ce programme religieux récent avait un effet profond sur des millions d’Algériens. Je plusieurs, plusieurs fois entendus parler quand Ahmed Deedat, un savant Musulman sud-africain, Jimmy Swaggart invité ("le leader de Christianisme") à un débat sur la véracité de la Bible. Swaggart a été apparemment rossé, admettant finalement que la Bible avait en effet été changée partout dans l’histoire. Pour beaucoup de millions d’Algériens, cette preuve constituée de la supériorité d’Islam sur Christianisme.

6 Interview(Entrevue), le 22 janvier 1990.

7 Interview(Entrevue), le 28 mars 1990.

8 Interview(Entrevue), le 30 avril 1990.

9 Point, le 18 janvier 1992.

10 Algérie-Actualité, le 3-9 avril 1986, cité dans Henri Sanson, "Peuple Algérien, Peuple Arabe," Annales de l’Afrique du Nord, 24 (1985).

11 Ann Swidler, "Culture dans Action : Symboles et Stratégies," Examen(Revue) Sociologique américain, avril 1986, pp. 273-86.

12 Benoît Anderson, Imaginé Communautés (New York : Verso, 1991), p. 14.

13 Clement Henry Moore et Arlie R. Hochschild, "Unions d’Étudiant dans Politique africaine du Nord," Dédale, Hiver 1968.

14 Grandguillaume, Arabisation, p. 21.

15 Dale Eickelman, "Imagination d’Islam : les Livres et l’Enseignement supérieur dans Contemporary Muslim Ont pensé," le papier(journal) présenté à la réunion annuelle du Moyen-Orient Étudie l’Association de l’Amérique du Nord, Washington, le district fédéral de Columbia,novembre 1991.

16 Le passage le plus important lu comme suit : "DANGER ! Un étranger a distribué ce questionnaire [une copie s’accrochait au-dessus de l’affiche] dans notre faculté. Cette personne s’est présentée dans notre milieu sous des prétextes faux ! Il revendique étudier notre université, mais distribue un questionnaire se concentrant sur les croyances religieuses des étudiants. Il est clair qu’il a l’intention d’utiliser l’information obtenue à des fins insidieuses. Ses questions montrent son déplacement(prévention) et des attitudes anti-islamiques. Par exemple, la question demandant si des sociétés Occidentales pourraient servir d’un modèle pour la société algérienne. Et pourquoi insiste-t-il sur la comparaison entre l’arabe et le français, sans mention d’autres langues algériennes, comme Mzab, Chaouïa et Touareg ? De nouveau, les étrangers essayent de nous nuire et nous calomnient. Ne répondez pas à ce questionnaire ! Quelqu’un coopérant avec cet individu est un traître à ses gens, son pays et à l’Islam ! Cet homme est un ennemi de Die
"Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau."
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Re: La LTR de l' islam

Message non lude Georges » 25 Oct 2009, 15:14

"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
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Re: La LTR de l' islam

Message non lude Marie2009 » 25 Oct 2009, 16:19

Les Arabes ont imité les juifs et créent leur propre religion mais le fascisme comme le comminisme sont des idées occidentales
Le marxisme est plus étudié en occident que dans les unversités arabes qui ne s' occupent que du coran
D'ailleurs aucun pays islamique n'est vraiment de gauche, ils sont plus réactionnaires et théocratiques
Même la Turquie.
C'est le devoir de chaque homme de rendre au monde au moins autant qu'il en a reçu.
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Re: La LTR de l' islam

Message non lude Georges » 30 Nov 2009, 12:23

Le Sabre et la Virgule »

Dans son livre ainsi intitulé, Chérif Choubachy propose une simplification de la langue arabe, afin de l’ « adapter au monde moderne ».
Loin d’être le premier à se diriger dans cette voie, cette thèse réformiste avait été soulevée aux lendemains de la Seconde Guerre Mondiale, par une commission présidée par le grand écrivain Taha Hussein. S’étant heurtée à de vives oppositions, elle ne pu jamais être mise en œuvre.
Mais qu’en est-il de nos jours ? Les mœurs ont –elles évoluées au point de permettre une réformation de la langue du Coran ?


1/ La thèse réformiste
- Une langue compliquée
Cet argument, souvent invoqué par les étrangers en apprentissage, se retrouve jusqu’ « aux plus grands intellectuels qui se surprennent à commettre des fautes » (Robert Solé).
Les structures morphologiques, grammaticales et syntaxiques sont en effet complexes, mais n’est-ce pas ce qui en fait la beauté la langue ?
Est-ce une raison suffisante pour chambouler la langue ?

En rapprochant le cas à la langue française : aussi compliquée soit-elle, qui n’a jamais osé en proposer une réforme ? Pourtant, les faits sont là, elle n’en demeure pas moins une des plus redoutées par les étrangers et rien n’est mis en œuvre pour la simplifier.
Ainsi, comment serait-il possible de toucher à une langue aussi sacrée que la langue arabe, alors que la seule langue française ne subit que de très maigres changements ?

- Disparition au profit des dialectes
Ce second argument, soutenu par Chérif Choubachy, semble moins pertinent de nos jours.
En effet, l’arabe littéral est utilisé comme langue commune dans la presse, à la radio et à la télévision. Les dialectes sont utilisés dans la vie de tous les jours.
Mais nous sommes loin de l’époque où seule une infime partie de privilégiés pouvaient accéder à l’arabe littéral. Outre quelques régions reculées, l’arabe littéral est connu de tous.
Par ailleurs, il demeure un instrument essentiel de compréhension au sein du monde arabe.


2/ L’impossible réforme
Pour s’être ainsi exprimé, Chérif Choubachy a dû quitter ses fonctions de vice-ministre égyptien de la culture.
En effet, même si la langue arabe est apparue plusieurs siècles avant l’Islam, elle n’en demeure pas moins sanctifiée de facto, par sa présence dans le Coran. Depuis de nombreuses années, les intellectuels se battent pour trouver une explication à la grammaire, la morphologie ou la syntaxe de la langue, en évitant soigneusement de critiquer le sacré. Une explication rationnelle est toujours trouvée, sans froisser le pouvoir religieux.
Mais aller jusqu’à changer la langue semble être un sacrilège.

Cette vive opposition à une quelconque réforme linguistique rappelle dans une certaine mesure, le scandale suscité par les caricatures du Prophète Mohammed (Mahomet).

Ces deux évènements montrent réellement l’impact du religieux dans le monde arabe.

A quand des manifestations en France contre le langage texto ?!
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Re: La LTR de l' islam

Message non lude Yacoub » 28 Aoû 2011, 19:01

Le spécialiste américain de l'islam

La démocratie est-elle soluble dans l'Islam?
"Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau."
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