Il est un fait, l’existence de Dieu n’est pas une chose accessible à l’humain par ses propres sens. Aucun moyen de vérifier la véracité de cette assertion. Pour l’approcher, les croyants doivent user de leur esprit et faire des déductions puisque Dieu est l’invisible.
De cette dualité, découlent cinq positions :
- La première, cartésienne, consiste à dire qu’on ne croit que ce que l'on voit. Si malgré tous nos efforts depuis des siècles, personne n’a réussi à prouver de manière indiscutable et définitive son existence, alors c’est que très probablement il n’existe pas. C’est la position des athées.
- La deuxième, celle des croyants, consiste à dire que même s’il est l’invisible, il nous envoie suffisamment de signes que nous ne pouvons ignorer. Ils installent leurs croyances sur les bases de déductions. Ils ont une conviction profonde qu’ils ne peuvent pas vraiment expliquer de manière convaincante, sans user de références au livre saint qui aurait fait le travail de réflexion à leur place.
- La troisième, découlant de la même position que la seconde, va chercher à développer ces impressions et ces sensations en se lançant dans une découverte personnelle et mystique de cette essence en usant de comparaisons, de métaphores et de systèmes déductifs de haute voltige. La position mystique.
- La quatrième consiste à séparer les sensations du raisonnement. Vu que l’on ne peut pas prouver l’existence de Dieu, mais que l'on sait que le raisonnement n’est pas le reflet parfait de la réalité, on s’autorise à accepter l’hypothétique existence de Dieu et à se contenter de vivre avec l’idée d’un dieu probable, mais dont l’existence nous est impossible à vérifier. C’est la position déiste.
- Enfin la dernière position, animiste, part de ses observations et de son vécu, pour remonter vers le ciel et induire l’hypothèse de l’existence de forces invisibles supérieures à l’homme et dans lesquels il s’insère. Les animistes, bien que considérant l’existence de forces invisibles et d’un lien entre les êtres et entre ces derniers et les astres, ne se limitent pas à une figure unique mais à l’organisation parfaite de différentes forces naturelles et spirituelles, les mêmes allants du microscopique à l’infiniment grand.
On peut classifier ces positions comme suit :
L’athéisme refuse de prendre en considération des choses non vérifiables.
L’animisme observe des phénomènes qui lient les être selon une force commune et invisible : l’âme.
Le déisme considère que l’univers est organisé par une essence divine (un pilote) impossible à atteindre.
Le mysticisme en est de même, mais il considère que l’homme peut se rendre le miroir de cet être et donc entrer en lien direct avec lui
et enfin la croyance commune monothéiste considère Dieu comme un être existant et présent dans le quotidien des hommes, donné d’emblée et représentable grâce aux livres saints.
Cette classification se fait, au niveau du raisonnement, de la position la plus rigoureuse à la moins rigoureuse (et je ne dis pas de la plus vraie à la moins vraie).
L’athéisme s’arrête au démontrable, l’animisme, à l’observable, le déisme, au raisonnement hypothético-déductif, il en est de même du mysticisme qui y ajoute le lien entre l’observable humain et l’inobservable divin et enfin la croyance commune qui s’arrête au lu.
Selon cette classification, il apparaît que la position des croyants communs est la plus impure car comparée aux autres (les sens innés naturels et le raisonnement), ils sont obligés de se baser sur un produit de seconde, tierce etc. main.
Ils sont donc les plus éloignés du divin.
Pour qu’ils puissent être pris au sérieux lorsqu’ils parlent, il faudrait qu’ils atteignent au moins le niveau des mystiques, ce qui peut prendre toute une vie de travail et de recherche.
En quoi la croyance en un être divin doit-elle conduire à l’application aveugle de lois régissant le social ?
Ce qui définit les lois régissant le social, c’est leur évolution et leur adaptation aux mutations humaines.
Les croyants communs veulent appliquer des lois mortes, focilisées et ainsi rendre les hommes morts.
Cette erreur est due au fait que ces croyants ne croient pas à l’évolution et à la mutation biologique. Pour eux, tout est donné d’emblée et immuable. À l’image d’un livre écrit signé et scellé, donc une chose inorganique. Or prétendre que Dieu n’a rien à voir avec l’organique, c’est avouer que Dieu n’a rien à voir avec l’homme.







