de Georges » 13 Déc 2008, 14:58
Parmi les "islamistes" arretés figure le fils de Jean Francois "Abdullah" Bastin, créateur en son temps du premier parti islamique belge puis maintenant du "parti des jeunes musulmans"
Il y a quelques temps, un des fils d'"Abdulla" avait été arreté a Ankara pour des attentats commis en Turquie - Le seul commentaire d'Abdullah avait été "je n'en peux rien s'il s'est laissé prendre"
La mosquée ou il officie est d'ailleurs connue pour ses positions extrémistes
Interpellée lors de ce coup de filet effectués à Bruxelles et Liège et inculpée avec les cinq hommes pour "appartenance à un groupement terroriste", Malika El Aroud, 49 ans, est sans conteste le fil rouge reliant les différents dossiers ayant démontré ce rôle de plaque tournante de la Belgique depuis 2001.
Belge d'origine marocaine, portant en rue la burka (un voile couvrant le visage, sauf les yeux), Malika El Aroud s'est faite une réputation internationale sur les sites islamistes, en louant notamment "l'acte héroïque" de son premier mari, Abdessatar Dahmane, qui assassina le commandant Massoud, le chef de la lutte contre les talibans, le 9 septembre 2001. En 2003, elle a comparu devant le tribunal correctionnel de Bruxelles chargé de juger la filière ayant acheminé les assassins de Massoud en Afghanistan et ayant aidé le Tunisien Nizar Trabelsi, désigné par Al-Qaïda pour commettre un attentat-suicide contre des soldats américains basés en Belgique. Malika El Aroud n'avait à l'époque été condamnée que d'un simple avertissement du tribunal.
Remariée à un Tunisien, Moez Garsallaoui, elle a continué à diffuser de la propagande jihadiste sur internet depuis la Suisse, d'où elle a été expulsée en 2007. Interviewée par le Herald Tribune en mai dernier, Malika El Aroud expliquait: "Ce n'est pas mon rôle de déclencher des bombes, c'est ridicule. J'ai une arme, c'est d'écrire. C'est mon jihad. Vous pouvez faire beaucoup de choses avec des mots. Ecrire est aussi une bombe". Selon le parquet fédéral, elle joue donc aussi un "rôle important" dans la branche d'Al-Qaïda démantelée jeudi, tout comme son second mari, Moez Garsallaoui.
Ce dernier a selon les enquêteurs fait office d'agent de liaison dans la zone afghano-pakistanaise (où il serait toujours actuellement, contrairement à des rumeurs qui stipulaient que l'homme faisait partie des personnes interpellées jeudi) entre des volontaires venus notamment de Belgique et des "personnalités importantes d'Al-Qaïda".
Le parquet fédéral, qui surveillait le groupe depuis un an, est convaincu que l'un de ces hommes, rentré en Belgique le 4 décembre, avait reçu le "feu vert" d'Al-Qaïda pour commettre à bref échéance un attentat-suicide.
Il s'agirait d'un jeune (Hicham B.) de 20 ans, originaire d'un quartier à forte population immigrée de Bruxelles.
L'intervention policière avait été précipitée par la tenue quelques heures plus tard d'un sommet européen dans la capitale belge, même si la police ne disposait pas de précisions sur le pays et la cible du possible attentat. La préparation active d'un attentat n'a d'ailleurs pas été retenue pour l'instant contre les six personnes inculpées.
Yves Leterme a cependant indiqué que l'hypothèse d'une annulation du sommet avait "été sur la table" mais qu'en fin de compte, "cela n'avait jamais été nécessaire". "Si après coup, sans avoir pris ces mesures de prévention, il y avait eu une attaque à la bombe ou un désastre, les gens auraient dit que tout n'avait pas été fait pour l'éviter", a-t-il dit pour justifier le coup de filet.
La politique belge d'intervention préventive a probablement permis d'éviter un attentat à Bruxelles fin 2007. Notre gouvernement comptent continuer sur cette voie afin d'éviter que la Belgique, épargnée jusqu'ici, ne devienne à son tour la cible d'attaques terroristes.