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Apostats de l'islam orthodoxe

Pays-Bas: Un député accusé d'islamophobie

Expériences et témoignages des apostats de l'islam mais aussi des convertis à une autre religion - leur histoire - les problèmes rencontrés dans leur vie de tous les jours - Soutien et aide. Pour les tous "mécréants" qui subissent les attaques des musulmans orthodoxes - Racontez nous votre expérience...

Re: Pays-Bas: Un député accusé d'islamophobie

Message non lude Georges » 26 Jan 2009, 19:19

La réaction de Pat Condell au honteux jugeent de la Cour néerlandaise.

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Re: Pays-Bas: Un député accusé d'islamophobie

Message non lude Georges » 27 Jan 2009, 16:49

Sondage : les Pays-Bas divisés en deux blocs sur Wilders.
Par Yann le 27 janvier 2009

Au vu de cet intéressant sondage, il semblerait que les Pays-Bas soient divisés en deux blocs de taille sensiblement égale. D’un côté, les démocrates, nécessairement opposés à la décision inique de la cour d’appel d’Amsterdam, et de l’autre, les idiots utiles du fascisme islamique. La partie n’est décidément pas gagnée d’avance.

Amsterdam, 24 janvier 2009 - Exactement la moitié des Néerlandais sont opposés à la décision qu’a prise mercredi la cour d’appel d’Amsterdam de mettre en examen le député Geert Wilders. Une minorité juge normal qu’il soit accusé d’incitation à la haine et à la discrimination ainsi que d’insulter les musulmans en tant que groupe d’individus, a révélé vendredi l’institut de sondage Maurice de Hond.

La cour a pris la bonne décision pour 43%. 50% ne sont pas d’accord avec la décision de la cour, et 7% n’ont pas d’opinion. C’est chez ceux qui ont voté en 2006 pour les Verts (GroenLinks) et le parti travailliste (Pvda) qu’on trouve le plus fort soutien pour la mise en examen du dirigeant du parti pour la liberté (PVV), avec respectivement 68% et 60% d’individus favorables à la décision de la cour.

66% des sondés considèrent qu’en général, les députés peuvent dépasser les limites de la liberté d’expression en dehors du parlement (ils bénéficient d’une immunité parlementaire quand ils sont dans le parlement), et que dans ces cas, il devrait être possible de les mettre en examen. Pour un tiers des sondés (33%), les députés ne devraient jamais pouvoir être mis en examen pour leur propos. 1% n’ont pas d’opinion.

De Hond a également demandé aux sondés s’ils étaient d’accord avec l’opinion de la cour selon laquelle les déclarations de Wilder ont pour but de « créer une mésentente chez les Néerlandais vis-à-vis de la communauté musulmane, à pousser la population néerlandaise à la discrimination, à l’intolérance, au mépris et à l’hostilité envers des croyants, et à susciter la peur de ces derniers ». 49% ont répondu non, contre 48% qui ont répondu oui. La question de savoir si les déclarations de Wilders sont «préjudiciables à la dignité des musulmans» a obtenu un résultat pratiquement identique (48% contre 48%).

Le sondage révèle que 54% veulent que Wilders soit acquitté. 17% espèrent qu’il sera condamné à du travail d’intérêt général avec sursis, 12% à du travail d’intérêt général effectif, 6% à une peine de prison supérieure à 2 mois, 2% à une peine de prison inférieure à 2 mois. 10% n’ont pas d’opinion.

Pour 51% des sondés, la cour a « violé de façon inacceptable le statut d’un représentant du peuple qui avait le soutien de plus d’un demi-million d’électeurs ». 46% des sondés sont d’un avis contraire. Pour près de la moitié des sondés (49%), la décision de la cour est « motivée politiquement », tandis que 43% la qualifient de « motivée par la loi ».

Pour 13%, cette décision a amélioré l’image qu’ils ont de leur système judiciaire. Elle l’a dégradée pour 40%, et n’a enfin pas changé l’opinion de 45% des sondés. À noter que 69% prédisent que le procès augmentera le soutien populaire de Wilders, tandis que seulement 6% s’attendent à ce qu’il ait un « effet électoral négatif » pour lui.

Pour finir, 26% déclarent que cette décision les rend plus disposés à voter pour Wilders qu’ils ne l’étaient auparavant. 2% sont moins disposés à voter pour lui, 11% sont ni plus ni moins disposés qu’avant, et enfin 60% déclarent n’avoir jamais été disposés à voter pour lui et n’avoir pas changé à cet égard.

Source : NisNews
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Re: Pays-Bas: Un député accusé d'islamophobie

Message non lude Georges » 28 Jan 2009, 20:24

liberté d’expression menacée de mort par l’islam et ses complices
mardi 27 janvier 2009


Incroyable : le 21 janvier dernier, la cour d’appel d’Amsterdam a décidé de poursuivre le député néerlandais Geert Wilders pour son film Fitna, dans lequel on peut voir, en seize minutes – et uniquement par des images d’actualité illustrant des extraits du Coran – la violence dont sont capables les islamistes.

Il aura donc suffi que Geert Wilders s’appuie sur des faits réels – qu’il prend pourtant la précaution de ne pas commenter – pour être accusé à la fois d’« incitation à la haine et de discrimination à l’égard des musulmans ».

C’est exactement en ces termes que fut condamnée à cinq reprises – et par un tribunal français, s’il vous plaît ! – notre Brigitte Bardot nationale, dont le seul tort avait été de dénoncer, à l’occasion de l’Aïd-el-Kébir, l’égorgement des moutons préalablement non étourdis. Le la collaborationniste venait d’être donné !

Louis Chagnon, professeur d’histoire/géographie au collège Georges-Pompidou, de Courbevoie, encourra les mêmes foudres pour avoir appris à ses élèves que Mahomet était non seulement le Prophète de l’islam mais encore un chef politique et militaire qui sut s’imposer en utilisant aussi bien la diplomatie que la force.


Puis ce sera le tour de Robert Redeker, professeur de philosophie, qui avait osé écrire, dans le Figaro, que le Coran ne contenait pas que des messages de miséricorde et de paix ! Cette fois, l’auteur est menacé de mort, et doit vivre, avec sa famille, dans la clandestinité.

Aujourd’hui, c’est notre collaboratrice et agrégée de lettres Christine Tasin qui se retrouve sous le coup d’une menace identique lancée, sur son blog, par un islamiste pour le moins mécontent ( !) des valeurs laïques et républicaines que Christine défend depuis sa jeunesse.

Mais ce n’est pas tout : les vidéos de Bivouac-ID, qui, jusqu’alors, étaient hébergées sur le site Dailymotion, ont été effacées sans préavis. Des menaces islamiques ont été proférées à l’encontre de la chaîne de télévision Canal + . Mohamed Moussaoui, président du Conseil Français du Culte Musulman, a exigé – et obtenu ! – des excuses publiques de Philippe Geluck et de Michel Drucker pour une plaisanterie verbale jugée contraire « à la dignité des musulmans de France ». Suite à un trait d’esprit de Laurent Gerra imitant Le Pen en train de parler du Prophète, la communauté musulmane a menacé de fatwa et la rédaction de RTL, et les journalistes présents, ce jour-là, sur le plateau, et l’artiste lui-même !

Et malgré ce, le collaborationnisme continue : Anne Kling, fonctionnaire internationale, employée au Conseil de l’Europe, vient d’être déboutée par le Tribunal Administratif dans sa demande d’annulation d’une sanction qu’elle estimait injuste. En effet, son employeur n’avait pas hésité à la rétrograder, suite aux propos qu’elle a tenus sur l’islam dans son livre La France LICRAtisée.

Qu’a-t-elle donc écrit pour mériter pareille sanction ? Des vérités ! Soulignant que l’islam n’a jamais évolué, ce que nos dirigeants savent puisqu’ils connaissent parfaitement la nature et les manifestations de cette religion dans sa zone géopolitique naturelle, elle s’écrie non sans raison : « Quelle arrogance, quelle illusion d’imaginer que l’islam pût être différent par la vertu de l’air miraculeux respiré en Europe, de ce qu’il est depuis 1 300 ans partout dans le monde ! ». Et plus évident encore : « Si les musulmans sont aujourd’hui installés chez nous en nombre sans cesse grandissant, c’est bien parce que des politiques irresponsables et veules, sous la pression d’associations dites antiracistes, mais en réalité antinationales et anti-identitaires, leur ont ouvert toutes grandes les portes sans même leur demander en contrepartie de faire l’effort de s’adapter à notre société ».

Que faut-il en conclure ? Que les collaborationnistes sont partout, et d’abord dans les instances judiciaires ? Que la condition préalable à tout dialogue avec les partisans d’Allah, c’est d’être d’abord de leur avis ? Que tout propos contre l’islam est une hérésie ? Qu’à braver l’islam on devient ipso facto un impie ?

Dans quel siècle sommes-nous donc ? Voulons-nous la réhabilitation de la peine capitale, le retour de la censure, la déification de l’intolérance, l’instauration de la tyrannie, le sacre du religieux, le triomphe de la pensée unique, la suppression de l’égalité des droits, la séparation des sexes, la prière publique déclamée cinq fois par jour, la prière privée obligatoire, la négation de l’individu, la codification de la sexualité, la coranisation du bonheur, la défaite de la raison, bref la fin de l’Occident ?

Tous ceux qui s’empressent de dérouler le tapis vert pour que le croissant flotte sans contrainte sur l’Europe auraient-ils oublié qu’une simple caricature parue dans un journal danois a suffi pour que des foules entières appellent, en Europe même, à la mort des infidèles ? Auraient-ils oublié la fatwa lancée, le 14 février 1989, contre Salman Rushdie, suite à la parution des Versets sataniques ? N’y a-t-il pas eu, là aussi, des ambassades assiégées, des librairies saccagées, des salles de presse détruites, des autodafés... et même des assassinats ? Auraient-ils oublié que pour avoir dénoncé, dans un court métrage de dix minutes, les violences faites aux femmes en Islam, le cinéaste Theo van Gogh fut égorgé, le 2 novembre 2004, en plein Amsterdam, par Mohamed Bouyeri ? Auraient-ils oublié que le même jour, l’ancienne députée néerlandaise Ayaan Hirsi Ali fut promise à la mort par le même Bouyeri – et quelque temps plus tard par des islamistes qui lui reprochaient la publication de son livre Insoumise ? Auraient-ils oublié la Bangladaise Taslima Nasreen, dont la lutte pour la libération des femmes musulmanes lui vaut, depuis le 24 septembre 1993, une fatwa de mort du Conseil des soldats de l’islam ? Auraient-ils oublié Mohamed Sifaoui, journaliste algérien laïque et démocrate, agressé physiquement à la terrasse d’un café parisien, le 13 mars 2008, par des islamistes qui n’admettent ni sa pensée voltairienne ni son refus de l’islam radical ?

Qu’on ne s’y trompe point : oublier ou faire semblant d’oublier pareil obscurantisme, c’est menacer soi-même de mort ceux qui le sont, puisque la lâcheté permet qu’ils le soient ! Mais attention : cette lâcheté a un coût, et pas n’importe lequel, car elle signe d’un même mouvement la fin des Droits de l’Homme, la fin de la démocratie, la fin de la liberté d’expression... et le commencement d’un gigantesque réveil émanant de millions de personnes qui s’insurgent individuellement, collectivement, publiquement ou en privé, contre l’abandon actuel de la France et de l’Europe à des valeurs anti-républicaines !

Toutes ces personnes disent « non » à l’incommensurable veulerie émanant des hautes sphères ! Nous sommes de ces personnes-là. Nous n’envisageons donc pas de nous taire, quand bien même nous nous tromperions. Nous refusons de nous censurer, et même de le faire sans avoir l’air de le faire, en formulant, par exemple, ce que nous pensons – pourvu que nous ne parlions « ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’Opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose » (Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, V, 3) ! Nous voulons être libres de penser, certes, mais nous ne voulons pas que nos pensées restent en nos pensées, sans jamais aller sur les brisées d’aucune autre. Nous ne voulons pas que nos pensées finissent dans les colonnes d’un journal inutile ! Le nouveau cogito ne saurait être « Je pense, donc je me tais » ! Nous rejetons les cogito muets ! Une société qui ne permet pas de dire et d’écrire sans que rôde quelque censeur est une société malade, qui fabrique des penseurs et des pensées malades et qui, en transformant les interrogations en interrogatoires, remplacent les débats par les tribunaux !

Cette société, c’est la nôtre – qui nous demande d’être ouverts, compréhensifs, accueillants, tolérants... même à l’égard des intégristes ! Au lieu de faire le ménage, elle ménage ceux qui menacent de mort nos semblables. Pendant qu’elle disserte sur le respect des religions, elle abandonne ses enfants aux mains de ceux qui les haïssent ! C’est elle qui défend la liberté d’expression en lui demandant de s’arrêter devant le « respect des religions ». C’est elle qui n’a toujours pas compris que la liberté d’expression s’est forgée contre le respect des religions et des dogmes, et qu’à la revendiquer en instaurant la censure on libère la censure ! La liberté d’expression ne s’arrête point où commence la liberté d’autrui : elle s’arrête lorsque autrui frappe et tue. Dans un monde à visage humain, il ne saurait y avoir de limite d’expression à la liberté d’expression.

Peut-être faudrait-il s’en souvenir, car, de nos jours, en France comme dans toute l’Europe, la liberté se glisse de plus en plus sous les fourches caudines de l’islam. En 1938, Chamberlain et Daladier ont fait la même erreur : c’était à Munich. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ?
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Re: Pays-Bas: Un député accusé d'islamophobie

Message non lude Georges » 30 Jan 2009, 20:55

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Re: Pays-Bas: Un député accusé d'islamophobie

Message non lude testarossa » 04 Fév 2009, 16:20

Bonjour mon cher Georges.

Je partage pleinement ton point de vue: peut on encore critiquer publiquement l'islam?
Es tu au courant que nous sommes gouvernés par des minables et des incapables qui n'ont jamais rien compris à rien?
La réalité est qu'il n'ont même pas conscience que les réseaux de communication qu'ils contrôlent ne représentent pas, loin s'en faut, l'intégralité des moyens de communication!

Que contrôlent t'ils sur Internet: rien du tout! Que je sache, on ne nous a jamais poursuivi et l'on peut dire publiquement quasiment tout ce que l'on veut sur ce site! La LICRA et consors devraient l'admettre une bonne fois pour toute!
Franchement, toutes ces organisations manquent cruellement de crédit... et d'intelligence!

Regarde comment Sarkozy essaye de se battre comme un beau diable pour faire adopter sa loi HADOPI contre le "piratage sauvage", mais il serait plus intelligent qu'il reconnaisse qu'il ne contrôle rien du tout... Internet représente un discrédit flagrant de cette censure qui parait bien pitoyable...
Je ne comprends décidément pas pourquoi nos chers politiques et toutes ces organisations ne reconnaissent pas publiquement leur impuissance...
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Re: Pays-Bas: Un député accusé d'islamophobie

Message non lude Georges » 06 Fév 2009, 18:18

Geert Wilders: Liberté de censure ou liberté de penser ?
Par Patrice Remy le jeudi 5 février 2009, 08:00 - Société - Lien permanent

« Je n'ai rien contre les individus, l' islam s'en prend aux femmes, aux homosexuels moi je ne suis pas raciste, jamais je n'irai au Parlement européen dans un groupe avec Le Pen, je ne sais quel fasciste roumain, ou le Van block belge » C'est ainsi que s'exprimait dans le Figaro du 28 Mars 2008, le député néerlandais Geert Wilders, chef de file du Parti de la Liberté (PVV).


Or début Janvier 2009, la cour d'appel d'Amsterdam a ordonné au parquet d'engager des poursuites pour incitation à la haine et à la discrimination contre le député néerlandais réalisateur du film anti-islam: Fitna (discorde en arabe)

Pourquoi ? Qui est donc Geert Wilders et que lui est-il reproché ? Quel est le contexte politique et historique et donc l’enjeu de cette annonce de poursuite judiciaire


1: Présentation.
2: La toile de fond: les gestions de l’immigration et le modèle multiculturel spécifique des Pays-bas depuis 20 ans.
3: Fitna: le film et ses conséquences.
4: Les réactions aux Pays-Bas.
5: Conclusion: Les Enjeux.

1: Présentation

Né en 1963 à Venlo dans le sud-ouest des Pays-Bas Geert Wilders a passé après ses études secondaires plusieurs mois dans un moshav, un village agricole israélien. Il se définit lui-même comme ayant beaucoup de proximité avec Israël. « la seule démocratie au Moyen-Orient » selon lui.

Après un passage au Parti Libéral (VVD) dont il devint l'un des députés, il créé en 2005 son propre parti Politique.

Élément hyper actif de la victoire du non au référendum sur le traité de Constitution Européenne en 2005, Geert Wilders a ensuite obtenu aux législatives de novembre 2006, 5,8% des voix (soit 579490 votes et 9 députés sur150).

Il est l'homme dont la franchise absolue sur les thèmes de l'immigration, de l'assimilation et du clivage islam/occident dépasse ce que la vie politique des Pays-bas avait connue jusque là, tout comme Pim Fortuyn, le leader « populiste » assassiné en 2002 par un membre de l'extrême gauche avait fait imploser les repères électoraux de la coalition violette « libéraux et socialistes », qui se partageaient ensemble le pouvoir.

Pim Fortuyn avait d'abord cassé un tabou politique affichant et revendiquant ouvertement son homosexualité tout en plaidant l'arrêt de l'immigration ( La Hollande est pleine ) et remettant en question le modèle multiculturel tel que les Pays-Bas le conçoivent. Il affirmait aussi l'incompatibilité de l'islam avec les valeurs occidentales: « L'islam, cette religion attardée issue d'une culture rurale hostile aux homosexuels et aux femmes. Si j'en avais les moyens légaux, je dirais: plus un seul musulman ne sera autorisé à entrer ».

Ce qui n'empêchait pas que l'on trouve parmi les membres de la Liste Pim Fortuyn quelques immigrés qui ont « réussi ». En fait la proportion de députés d'origine étrangère de la Liste Pim Fortuyn arrivait en seconde place derrière les écologistes de GroenLinks. Ne pouvant pas être classé « extrême droite », Pim Fortuyn était accusé de populisme.
Il est vrai qu'il n'y a pas de grande tradition d'extrême droite aux Pays-Bas. Avant la seconde guerre mondiale le parti fasciste néerlandais n'a jamais atteint plus de7% des voix et il n'avait pas de partisans parmi l'élite politique et culturelle du pays.

Geert Wilders, lui,occupe donc aujourd'hui une place pivot aux Pays-Bas qui connaît depuis quelques années un renouveau d'interrogations sur la place de l'immigration et de ses conséquences.

2: La toile de fond: les gestions de l’immigration et le modèle multiculturel spécifique des Pays-bas depuis 20 ans.

Selon l'Express du 19 Mars 2008

«… le modèle multiculturel longtemps à l'honneur dans le royaume se fissure. Quelles limites poser quand des droits aussi fondamentaux que la liberté d'expression ou l'égalité des sexes entrent en collision avec le droit à pratiquer sa foi comme on l'entend. La question ouvre de nouveaux clivages. Le maire d'Amsterdam, le social-démocrate (PvdA) Job Cohen, s'est ainsi récemment opposé au chef du parti, Wouter Bos, lequel jugeait inacceptable que des assistants sociaux refusent, pour des motifs religieux,de serrer la main de femmes dans l'exercice de leurs fonctions.

Les municipalités s'interrogent afin de savoir si elles doivent ou non autoriser le port du burqini,un maillot de bain féminin « islamiquement correct » dans les piscines publiques. Plus anecdotique mais aussi choquante pour de nombreux Néerlandais, la décision de la banque Fortis de ne plus offrir aux enfants la traditionnelle tirelire en forme de cochon-un animal impur pour les musulmans. »

En fait la problématique de l'intégration est plus ancienne que cela.

Il faut ce souvenir qu’en 1983,le gouvernement néerlandais introduit officiellement une politique des « minorités ethniques », inspirée à la fois de la tradition des « piliers » et du communalism anglais. L’objectif de cette politique était de favoriser la « société pluriethnique » et consiste non pas à assimiler les populations allogènes ni même à les intégrer, mais avant tout à « préserver » l’identité ethnoconfessionelle séparée de chacun des « piliers ».
Ceux-ci disposent donc d’écoles, d’hôpitaux,de logements, de syndicats et associations de travail, de clubs de sports de radios ou encore de locaux communautaires.

Aux antipodes du système d’intégration français traditionnellement individualiste et assimilationniste, l’accent est mis sur le groupe plutôt que sur l’individu. Aujourd’hui, les principaux bénéficiaires de la politique de « pilierisation » sont les anciens colonisés moluquois, antillais, surinamiens et arubans,les musulmans tunisiens, turcs,marocains et de l’ex-Yougoslavie, les Capverdiens, les Latino-Européens italiens,espagnols et portugais, les Grecs, les Tziganes, les réfugiés politiques et même les « habitants des caravanes ». C’est, par exemple, en vertu de ce système que les imams formés et dirigés par les autorités turques ou marocaines reconnues comme piliers officiels sont assimilés à de véritables chefs religieux et communautaires, à des dirigeants d’un des piliers fondamentaux de l’État. Aussi, le décret du 30 mai 1986 de la Cour suprême des Pays-Bas confère-t-il aux imams le même statut légal que celui accordé aux prêtres et aux rabbins, ce qui leur permet de briguer des fonctions dans l’armée, les hôpitaux et les prisons.

C’est dans ce cadre communautaire que les pouvoirs publics néerlandais facilitent et soutiennent financièrement la constitution d’associations d’immigrés musulmans au niveau national et régional,notamment dans le domaine des sports, de l’assistance sociale, des cours de langues, y compris l’enseignement de l’arabe qui est dispensé dans les mosquées, ou même des programmes confessionnels et culturels, y compris les émissions des sensibilisation à l’islam, les organismes religieux ayant systématiquement un droit d’accès à la radio et à la télévision. Ainsi, la Fédération turque des associations culturelles islamiques a confié la production de programmes sur l’islam à la Fondation islamique de radiodiffusion qui dispose d’un temps d’antenne de deux heures hebdomadaires à la radio et d’un demi heure sur les écrans.

En ce qui concerne la liberté d’enseignement, la loi néerlandaise et la Constitution autorisent depuis 1987 les communautés religieuses à fonder leurs propres écoles privées qui bénéficient de subventions de la part du gouvernement. Ainsi plus d’une vingtaine d’écoles islamiques ont pu être créées grâce à ces subventions, une vingtaine d’autres établissements de ce type sont actuellement en fonctionnement dont trois sous l’égide de la direction des Affaires religieuses de la Turquie (DITIB).
Les autres sont contrôlées par les frères musulmans, le pôle saoudo-whahabite, les mouvances islamistes marocaines, forts présentes et surtout les islamistes turcs du Milli Görüs. Des cours d’éducation islamique sont dispensé par ailleurs dans les écoles publiques. Il faut savoir que les Pays-Bas se sont ouverts à l’islam à partir des années 70 et surtout à partir de1976, date à laquelle fut édité un règlement provisoire modifié en 1981 visant à favoriser le financement des mosquées considérées non pas seulement comme des lieux de prière mais également d’épanouissement social pour la communauté.

Plus d’une centaine de mosquées furent ainsi construites dans les années 1980 avec la participation financière de l’État. En 1984 le Parlement transféra aux collectivités locales la compétence et l’obligation de procéder à de tels financements. Mais le gouvernement central continua à accorder des subsides à des associations islamiques au titre de leurs activités socioculturelles, lesquelles comprennent parfois la construction de mosquées. Cette politique des minorités ethniques a selon certains des conséquences préjudiciables à l’unité nationale et à l’intégration.

Les immigrés et les minorités « pilierisées » en général ayant surtout été considérées comme les objets de la protection sociale et non pas comme une main-d’œuvre productive. On ne s’est pas rendu compte qu’une attitude aussi paternaliste encourageait un processus de marginalisation. Nombreux sont les immigrés qui ne parlent toujours pas le néerlandais, même après vingt ans de séjour, qui n’ont presque jamais rencontré un Néerlandais, qui se retirent dans leur groupe et qui,échappant au rythme collectif qu’impose le travail, n’ont pas eu l’occasion d’organiser leur vie. « Parfois ils sont attirés par le fondamentalisme ou par la délinquance et ils n’ont pas la possibilité de se familiariser avec la société d’accueil », déplore le politologue Han Entzinger.

C’est dans le cadre de cette dynamique de repli communautaire que nombre de musulmanes vivant aux Pays-bas, persuadées que la société occidentale est immorale et « vit dans le pêché » font venir chaque année leurs futurs époux: trente à quarante mille personnes émigreraient ainsi annuellement vers les Pays-Bas.
Aussi,constate Entzinger, les immigrés de confession musulmane des deuxième ou troisième génération se définissent de plus en plus en fonction de la religion, celle-ci tendant peu à peu à « remplacer l’origine ethnique ou nationale comme critère de classification ou et comme fondement d’organisation sociale ».

On est ainsi passé d’un système des « piliers» au départ essentiellement ethniciste, à une communautarisme confessionnel susceptible de faire le lit du fondamentalisme. Car aux Pays-Bas comme ailleurs en Europe, les structures intégristes musulmanes ont le quasi-monopole de la représentation institutionnelle et tentent d’instrumentaliser les minorités au moyen de la même stratégie victimaire axée sur les revendications exorbitantes que l’État d’accueil ne saurait point rejeter au nom d’un droit à la liberté religieuse et d’une discrimination positive censée « réparer les préjudices subis » par les musulmans,victimes de « l’islamophobie » et de l’intolérance ambiantes.

Durant l’affaire Rushdie, les musulmans des Pays-Bas profitèrent ainsi du cadre de liberté d’expression exceptionnel qu’offre ce pays pour manifester par milliers à La Haye et à Rotterdam contre l’œuvre « blasphématrice » de Salman Rushdie, réclamant la peine de mort pour l’auteur « apostat ». Ces manifestations déclenchèrent un vif débat dans l’opinion publique néerlandaise fortement attachée aux valeurs de tolérance ainsi que dans la presse et jusqu’au Parlement qui inscrivit spécialement cette question à l’ordre du jour lors de l’assemblée du 7 mars 1989.

Malgré leur ouverture d’esprit, les Néerlandais accueillirent assez mal le soutien des nombreux musulmans des Pays-Bas à la fatwa de l’ayatollah Khomeyni qui avait condamné Salman Rushdie. Comme dans les autres sociétés démocratiques occidentales, les manifestations anti-Rushdie furent de véritables démonstrations de force aux termes desquelles les organisations islamiques formulèrent une série de revendications particulières ainsi que des droits d’exception en matière de droit pénal et de statut personnel.

En matière de polygamie par exemple, la stratégie victimaire adoptée par les fondamentalistes visa à faire intérioriser dans les consciences musulmanes l’idée selon laquelle le « droit des familles de vivre ensemble » serait bafoué par le système néerlandais qui n’accorde le droit de résidence qu’à une seule épouse, bien que la loi néerlandaise reconnaisse le mariage islamique polygame. Dans les procédures de divorce les maris musulmans demandent régulièrement que le droit islamique opposé en général au droit européen qui est plus favorable aux femmes soit appliqué notamment en ce qui concerne le problème de la garde parentale.

C’est dans ce contexte qu’au début des années 2000, Pim Fortuyn avait eu par réaction ses premiers succès électoraux, les néerlandais commençant à douter des biens fondés de leur politique de gestion de l’immigration. Mais le leader populiste fut assassiné en 2002 et son parti politique fruit d’un mouvement de mécontentement populaire plus que d‘une adhésion à un programme politique alternatif ne lui survécut pas.

Le deuxième choc de ses dernières années survint au moment de l’assassinat le 2Novembre 2004 de Theo van Gogh, arrière petit fils du frère de Vincent van Gogh.

Theo van Gogh était dabord et avant tout un célèbre cinéaste, il avait reçu deux Gouden Kali l'équivalent hollandais du César.
Mais il était aussi un provocateur patenté, voir extrême. Ses propos n’épargnaient personne, ni Jésus qu’il qualifiait de « poisson pourri de Nazareth », ni la communauté Juive. Mais pour autant que ces propos dépassaient parfois la ligne jaune et qu’il en subissait les conséquences logiques aux tribunaux, il s’inscrivait néanmoins dans cette tradition de libre expression de la pensé et de tolérance que s’autorisaient les Pays-Bas.

C’est au moment où il décida d’étendre ses critiques envers l’Islam que pour lui tout dérapa. Il réalisa Submission,un petit documentaire co-écrit avec Ayaan Hirsi Ali féministe de gauche d’origine musulmane alors député du VVD, qui venait de réussir à faire adopter une proposition de loi réprimant sévèrement la pratique de l'excision.

Le film se voulait une critique sans concession du statut de la femme en Islam. Il montrait des femmes refusant de se soumettre à Allah tentant d’engager un dialogue avec lui sur un ton de défi en lui promettant que s’il n'intervenait pas elles cesseraient de se soumettre. Le film fut tout de suite violemment dénoncé par la communauté musulmane aux Pays-bas mais aussi dans tous les autres pays musulmans qui se scandalisaient de voir une femme nue sur laquelle des phrases du Coran étaient imprimées.

Les menaces de mort ainsi que des fatwas furent émises. Theo van Gogh qui ne croyait pas à un danger réel, après tout il était aux Pays-bas refusa de se faire protéger et fut assassiné en plein rue, blessé par 8 balles, égorgé puis encore poignardé.

Son assassinat fut un véritable electro-choc. Mais plus encore les nombreuses réactions de la communauté musulmane mirent très mal à l’aise l’opinion publique néerlandaise.

Le journal Le Monde du 10 Novembre 2004 qui s’en fait l’écho dans un article intitulé Choc et peur à Amsterdam nous apprend que cet assassinat a creusé un fossé entre « les musulmans et les Néerlandais de souche.»

« Theo Van Gogh Celui qui insultait les musulmans » répète l'un des jeunes Marocains abordés dimanche soir devant la mosquée El Tawheed l'un des fiefs de l'islamisme radical d'Amsterdam,selon la presse locale. « Celui qui montrait des femmes nues,avec des phrases du Coran écrites sur la peau », insiste le jeune homme. « Les frères l'avaient prévenu.Ils lui avaient dit de se taire. Mais il ne les a pas écoutés »ajoute-t-il le sourire mauvais avant de s'éclipser vers le lieu de prières.

Autre exemple de réactions de la rue musulmane d‘Amsterdam dans leFigaro du 20Novembre 2004:

«.. Dans un taxi qui file en direction du centre-ville l'ambiance se tend brutalement. « Que pensez-vous de l'assassinat de Theo Van Gogh » demande l'une des passagères au chauffeur de confession musulmane qui ne cache pas que la question l'indispose. « Cela ne me fait rien qu'il soit mort. Il l'a cherché.» Silence... De nouveau la jeune femme: « Ne trouvez-vous pas que celui qui a fait cela est un mauvais garçon ?» Coup d'oeil furtif dans le rétroviseur. Arrêt brutal « Descendez !» Passagères sur le trottoir... »

C’est dans ce contexte politique que Geert Wilders quitta son ancien parti le VVD dont il ne comprenait plus les positions politiques.

Il faut dire qu'il n'avait sur ces thèmes jamais mâché ses mots. Ainsi dès Février 2004 Geert Wilders affirma que Pim Fortuyn avait raison quand il avait parlé de « la culture arriérée » des musulmans.
« Pourquoi avons-nous peur de dire que les musulmans doivent s'adapter à nous parce que nos normes et nos valeurs sont tout simplement d'un niveau de civilisation plus élevé, meilleur plus tolérant et plus humain Non à l'intégration, vive l'assimilation ! S'ils le veulent ils peuvent porter des foulards chez eux et abattre leurs moutons à la maison mais à l'extérieur ils doivent se comporter comme tout le monde.»

Il avait renouvelé ses propos quelques mois plus tard en affirmant « que les Pays-Bas ont largement dépassé les limites de l'hospitalité pour les immigrés non occidentaux, en particulier ceux d'origine musulmane ». Les Pays-Bas affichent « plus que complet ». Il a donc plaidé pour « arrêter totalement et pendant cinq ans l'immigration des familles et la création de nouvelles familles pour les immigrés non occidentaux ». Il prône donc la « fixation d'un nombre maximum de demandes d'asile quelques milliers chaque année ». En outre, « les immigrants criminels devraient perdre leur carte de séjour après avoir accompli leurs peines d'emprisonnement et être ensuite expulsés » ( Burger wil geen immigratie,wel integratie », Geert Wilders. Dans De Volkskrant,9.10.2004 )

Puis, le 2 juillet 2005 avec son collègue Jan Oplaat député du VVD ( le parti libéral auquel il appartenait avant de créer en septembre de la même année le Parti de la Liberté), Geert Wilders présenta un manifeste en dix points. Manifeste dans lequel ils affirment entre autre que la Turquie ne doit jamais devenir membre de l'Union européenne parce qu'il s'agit d'un pays islamique. Selon eux il faut aussi expulser les imams radicaux sans aucune procédure juridique et enlever la nationalité néerlandaise aux personnes naturalisées qui ne s'intègrent pas assez vite puis les expulser. Ils recommandent aussi de diviser par deux le montant de l'aide au tiers monde.

Puis il a proposé une loi pour faire interdire le port du voile dans tous les lieux publics. « Première raison: la police doit pouvoir identifier n'importe qui à n'importe quel moment. C'est une affaire de sécurité. Deux: si vous voulez assimiler les femmes musulmanes elles ne doivent pas s'enfermer dans des burkas qui les empêchent d'avoir des contacts avec la société. Trois: ce n'est pas ainsi que nous traitons les femmes en Hollande.»
Le projet ne fut finalement retenu que pour les écoles et les transports publics.

Ses positions sont claires: Voici un extrait d'un entretien réalisé par le Figaro où il témoigne de la manière dont il gère les graves menaces qui pèsent sur sa vie depuis qu'il tient ce discours.

Extrait:

- LE FIGARO: Pensez-vous que la provocation et les slogans à l'emporte-pièce font avancer les choses

- Geert WILDERS: À la différence des autres, nous au Parti de la liberté nous ne mâchons pas nos mots. Un million de musulmans pour 16 millions de Hollandais c'est trop. Nous sommes les seuls à nous élever contre l'immigration musulmane, les projets de mosquées, d'écoles coraniques. Certains disent également vouloir refuser le relativisme culturel. Mais moi je le dis de manière plus claire: ma culture est meilleure que la culture islamique. Nous ne traitons pas les femmes, les homosexuels, les relations politiques au sein de la société comme cette culture retardée. Les individus sont égaux. Mais toutes les cultures ne se valent pas.

- LE FIGARO: Avez-vous vraiment peur pour votre identité et l'identité des Pays-Bas

- Geert WILDERS: Je crois vraiment que notre liberté est menacée par ce que j'appelle le tsunami islamique. Si dans le futur les musulmans approchent ou arrivent à la majorité aux Pays-Bas,nous perdrons tout ce pourquoi nous nous sommes battus: notre démocratie notre liberté, nos lois. Le chauvinisme n'est pas un vilain mot.

Pour se faire sa propre opinion voici on peut trouver le film Fitna. Et le discours de Geert Wilders au Parlement de son pays expliquant ses convictions

3: Fitna: le film et ses conséquences

Après son succès électoral de 2006, Geert Wilders poursuivit son combat politique et médiatique et annonça assez tôt sa volonté d’écrire et de diffuser un documentaire expliquant et prouvant ses critiques envers l’islam.

C’est cette détermination qui lui vaut aujourd’hui d’être attaqué en justice.

Les reproches de la Cour sont les suivants:

La cour estimerait en effet « qu'il a été prouvé que des croyants musulmans ont été insultés par des comparaisons de l'Islam avec le nazisme faites par Geert Wilders ». (la notion de preuve est ici tout à fait étrange)

« Des croyants musulmans ont été insultés par des comparaisons de la religion musulmane avec le nazisme faites par Geert Wilders » a estimé la cour d'Amsterdam. « La cour considère que cela est à un tel point insultant pour la communauté musulmane qu'il est dans l'intérêt général de poursuivre M.Wilders ». La façon dont le débat public est mené sur des thèmes controversés comme l'immigration et l'intégration ne tombe pas sous le coup de la loi en principe mais cela est différent lorsque des limites fondamentales sont dépassées ajoute la cour. Le procès pourrait avoir lieu vers la fin de l'année prochaine.»

« Nous allons préparer un acte d'accusation contre M.Wilders et l'affaire ira devant le tribunal » a déclaré un porte-parole du parquet d'Amsterdam, Otto van der Bijl. Un procès pourrait avoir lieu d'ici à un an.

Des musulmans se sont donc sentis insultés par une comparaison:

Le seul problème c'est que des relations ont bien existées entre des hautes autorités islamiques et Hitler. Au point de participer militairement et conjointement sous uniforme militaire allemand au combat nazi. De même Hitler admirait l'Islam et ne s'en cachait pas.

« … une religion qui croit en la diffusion de la foi par le sabre et dans le fait de subjuguer toutes les nations par cette foi. Une telle foi convient parfaitement au tempérament germanique. »

De plus,une scène du film Fitna montre une manifestation avec des musulmans portant des pancartes sur lesquels il est écrit « Dieu bénisse Hitler ».

Ces faits seront très certainement apportés au tribunal et il n’y a aucune chance que cela soit historiquement contesté. Que des musulmans en soient choqués c'est en quelque sorte leur problème. Mais certainement pas une question de délit.

Autre point, Geert Wilders considère que l’islam est une forme de totalitarisme et que le Dhijad pousse à perpétuer des crimes contre l’Humanité. Le tribunal est-il compétent pour interdire cette opinion ?

Derrière ces accusations ce sont les propos du film Fitna qui continuent à poser problème à ceux qui portent plainte. Ce documentaire de 17 minutes était destiné à démontrer le caractère « fasciste » du Coran, livre dont Geert Wilders demande l'interdiction et qu'il compare effectivement au « Mein Kampf » d'Hitler… qui est le seul livre interdit aux Pays-Bas.

En fait sur cette question de droit (de critique) le parquet national des Pays-Bas s'est déjà prononcé le 30 juin 2008 stipulant que le film de Geert Wilders comme ses déclarations à la presse en marge de sa diffusion n'étaient pas de nature à justifier des poursuites. Ajoutant que les déclarations du député sur les musulmans s'inscrivaient « dans le cadre du débat public ».

Cependant, depuis une loi est passée pour ce qui apparaît en fait poursuivre les propos anti-islamiques. (Seuls le SGP parti chrétien), l’Union Chrétienne, le PVV (le Parti pour la liberté de Geert Wilders),et le VDD (Parti populaire pour la liberté et la démocratie (soit 39 voix sur 150 s’y sont opposés).

Fin 2008 Les autorités soucieuses d'apaiser les relations entre les Néerlandais de souche et l'importante communauté musulmane avaient évoqué à plusieurs reprises l'idée d'en revenir au … délit de blasphème…

Un savant compromis élaboré par Ernst Hirsch Ballin ministre chrétien-démocrate de la justice a été négocié. Il se solde par l'abandon d'un article de loi adopté en 1932 et censé à l'origine protéger les chrétiens contre une campagne anti-religieuse lancée par les milieux communistes. Cette disposition avait été abandonnée en 1968 à l'issue d'un procès visant un écrivain qui avait évoqué son attirance sexuelle pour … un dieu qu'il comparaît à un âne.

M.Hirsch Ballin a en contrepartie proposé d'étendre désormais la notion de discrimination afin de « mieux protéger » les croyances religieuses. Au passage, il a assuré que les humoristes et les journalistes ne devaient pas « avoir peur ».

« Hormis Dieu on ne pourra plus non plus insulter Allah ou Karl Marx » ricane une responsable du parti écologiste GroenLinks. « Les croyants n'ont pas à être mieux protégés que les incroyants » estime quant à lui le Socialistische partij (gauche radicale). La réforme inquiète également de nombreux juristes.

L’idée est donc de pénaliser la discrimination les «insultes graves » et les propos « inutilement blessants » à l'égard des individus sur la base de « leur race, leur orientation sexuelle et leur religion.

Quoiqu’il en soit, on comprend alors pourquoi le Parquet peut de nouveau entendre les arguments de plaignants et déclare poursuive parce « cela est à un tel point insultant …»

Un argument de mise en examen qui paraît éminemment fragile car subjectif. Il faudra que la Cour explique depuis quels critères objectifs il est possible de qualifier le degré d’insulte contenu dans des critiques touchant à la croyance religieuse. Le sujet est-il quantifiable ?

Un exemple parmi d’autre:

A Rotterdam, l'artiste Chris Ripke avait réagi au meurtre de Théo Van Gogh en peignant une fresque représentant une colombe de la paix avec le texte « Tu ne tueras point » ( Gij zult niet doden) en nééerlandais qui est l'un des Dix Commandements des juifs et des chrétiens.

Les responsables de la mosquée voisine se sont plaints à la mairie et à la police trouvant cette œuvre « offensante et raciste ». Le maire a demandé à des employés municipaux d'effacer la fresque. Un journaliste local, Wim Nottroth qui voulait protester contre cette censure en filmant la scène puis se postant devant la peinture a été arrêté.

Cette affaire annonce bien dans quel type de dilemme la société néerlandaise est en train de s’enfermer.

Où l’on voit que la détermination du délit ne concerne plus vraiment la nature du délit lui-même mais les personnes qui disent en être victime et le soucis d’ordre social vis-à-vis de ces groupes de personne.

Et ceci est la conséquence directe de la très forte polémique qui tout le long de l’année 2008 a opposé l’initiative de Geert Wilders à la quasi-totalité du monde politique néerlandais qui s’est désolidarisé et a condamné l’existence même de ce film critique envers l’Islam.

Des pressions et des menaces multiples comme celle de ce type:

« Les entreprises néerlandaises qui opèrent à l'étranger envisagent d'imputer la responsabilité civile des conséquences négatives du film Fitna au leader PVV Geert Wilders » annonce l'Haagsche Courant dans un grand article à la une.

«… un certain nombre d'entreprises veulent le rendre civilement responsable avant la parution du film. Wilders sait donc à quoi s'en tenir.»

Le même journal expliquait bien le 17 janvier 2008 la véritable peur qu’engendrait ce simple petit documentaire … mais il faut dire que plus que le film lui-même,tout le monde avait encore en tête les réactions du monde musulman aux caricatures danoises:

« Les Pays-Bas se préparent sur tous les fronts pour le film de Geert Wilders sur le Coran » annonce l’AD dans son grand article à la une. « Le secteur privé, les ambassades, les maires, la police et les organisations musulmanes ont été alertés à un stade précoce par les autorités concernant la possibilité d’émeutes à la suite du film.»

« Les ministres les plus directement concernés se penchent régulièrement sur la question depuis novembre. Ter Horst (Intérieur) a appelé dans une lettre tous les maires à être très attentifs aux tensions. Elle fait valoir que l’État peut aider à mettre au point des scénarios d’émeute.»

Geert Wilders s’est entretenu dès début novembre avec l’organisation de lutte contre le terrorisme NCTb rappelle le journal. « Celle-ci a prévenu les ministres Ter Horst et Hirsch Ballin (Justice) qui ont parlé avec Wilders de ses projets de film. Selon Ter Horst, ce qu’il en a dit les a vivement préoccupés. C’est pourquoi le gouvernement a l’intention de réagir immédiatement après la diffusion du film. »

« Les ministres font maintenant tout pour prévenir des situations comme lors des caricatures danoises. Les ambassades néerlandaises ont été averties et il est convenu avec elles qu’elles propageront le même message que le gouvernement. Et les ambassadeurs rapportent régulièrement les réactions publiques au projet de Wilders dans leur pays de résidence. Par ailleurs ils dialoguent avec le gouvernement du pays. Ils soulignent que le gouvernement néerlandais s’est distancé des idées de Wilders et s’inquiète de la teneur de son film.?»

« La ministre Voogelaar (Intégration) a pris contact avec les organisations musulmanes et leur a demandé de téléphoner avant de réagir publiquement » (également de Volkskrant p.3,De Telegraaf p.3,Trouw p.4?).

Un pays donc qui semble avoir plus peur des menaces dont il fait l’objet que de la conservation de ses propres principes fondamentaux de liberté

Ce qui revient de fait à abandonner l’idée même de liberté d’expression et de pensée.

4: Les réactions aux Pays-Bas

Volkskrant du 22 janvier 2009, le philosophe du droit Paul Cliteur est curieux de voir la limite que définira le tribunal. Il ne veut pas encore parler de « journée noire pour la démocratie ». On a seulement dit que les poursuites avaient des chances d’aboutir, mais il n’y a pas encore de jugement. Cliteur trouve de mauvaise augure que la cour estime que Wilders est allé trop loin en comparant le Coran à Mein Kampf. Il qualifie de « bizarre » le raisonnement selon lequel on sème implicitement la haine contre des personnes en critiquant un livre.»

Selon l’écrivain Fouad Laroui, la décision de la Cour n’aura pas d’effet modérateur sur un débat polarisé. Pourtant il parle de « pur gain pour la démocratie ». « Cette décision montre que personne n’est au-dessus des lois. Les propos de Wilders vont être contrôlés comme ceux de tout un chacun qui fait des remarques sur la race ou la religion.»

Le directeur de l’Association de coopération des Marocains des Pays-Bas (SMN), Farid Azarkan partage cet avis. « La Cour rétablit la confiance de notre base dans l’Etat de droit. Ce n’est pas mauvais à une époque où les musulmans ont le sentiment d’être toujours perdants que ce soit ici ou à Gaza ». La SMN essaie de sortir sa base de son rôle de victime et la décision de la Cour peut l’y aider. Azarkan: « Elle montre qu’il est utile de respecter les règles démocratiques. Que le droit existe aussi pour vous »

Autre source sur le bien fondé de cette action en justice: « Le simple fait que des musulmans se sentent insultés par les paroles de Wilders suffit-il pour désormais lui interdire de proclamer ses opinions ?» s'interroge le journal De Volkskrant ( dans son édition du 22 janvier).
Le quotidien ne conteste pas que c'est au juge qu'il revient de répondre à cette question, mais il « regrette que la liberté d'expression devienne de plus en plus souvent une question juridique ». « Dans un débat virulent il est inévitable que quelques musulmans se sentent insultés » ajoute le journal, mais « il est plus logique de répliquer à Wilders par le débat que d'aller devant le juge. Wilders va profiter du procès pour tenter encore une fois de démontrer qu'il a raison. On ne pouvait guère inventer meilleur moyen de propagande pour lui. Il n'est pas au-dessus de la loi. Mais dans l'arène politique le jugement de l'électeur est préférable à celui du juge.»

De son côté, le NRC Handelsblad ( dans son édition du 22janvier ) considère que « les musulmans ne sont pas dans une position faible au point que le Code pénal doive les protéger contre Wilders ». Le quotidien de Rotterdam se demande s'il est « du devoir des juges de protéger l'efficacité de la politique d'intégration » un argument avancé par la cour d'appel. «De plus,la Cour européenne des droits de l'homme qui approuve la restriction des expressions politiques insultantes estime que les sanctions éventuelles doivent toujours être limitées.»

Avis du Telegraaf, « la Cour d’appel d’Amsterdam s’aventure sur un terrain très glissant » ; « L’intervention de la Cour est déjà une restriction de la liberté d’expression en soi, alors que les raisons avancées sont extrêmement discutables.»

L’AD lui aussi estime que « la décision de la Cour porte déjà tant sur le fond qu’elle ressemble à une condamnation et il est douteux qu’on puisse encore parler de procès équitable».

L’AD du 23 Janvier (p.4 fait mention d’un sondage d’opinion de Maurice de Hond. Un sondage qui nous apprend que 50% des néerlandais ne sont pas d'accord avec la décision de la cour ( et 7% n'ont pas d'opinion).

Il révèle que 54% veulent que Wilders en cas de procès soit acquitté. 17% espèrent qu'il sera condamné à du travail d'intérêt général avec sursis,12% à du travail d'intérêt général effectif, 6% à une peine de prison supérieure à 2mois,2 % à une peine de prison inférieure à 2mois. 10%n'ont pas d'opinion.

Pour 51% des sondés la cour a « violé de façon inacceptable le statut d'un représentant du peuple qui avait le soutien de plus d'un demi-million d'électeurs».

Enfin, 26% déclarent que cette décision les rend plus disposés à voter pour Wilders qu'ils ne l'étaient auparavant. 2% sont moins disposés à voter pour lui, 11% sont ni plus ni moins disposés qu'avant.

On le voit les avis sont plutôt en faveur de la liberté d’opinion…

A l’étranger où le débat fait écho le quotidien américain The Wall Street Journal dans son numéro du 23 janvier dernier prend position: « En poursuivant Wilders les Pays-Bas importent des règles saoudiennes » L’idée de punir des gens pour offense de sentiments religieux est dangereusement proche de la pénalisation du blasphème telle que les pays islamiques la souhaitent.»

5: Les Enjeux

L’enjeu premier, on le voit est celui de la perpétuation de la liberté de penser face une pression communautariste demandant au nom du principe de tolérance l‘interdiction de toute critique envers elle Et au-delà la possibilité de la coexistence même de ces deux principes quand ils semblent ne plus s’accorder sur l’essentiel.

C’est le dilemme auquel doivent faire face les Pays-bas confrontés aux conséquences du modèle de « société pluriethnique » qu’ils construisent depuis près de 30ans, qui consiste non pas à assimiler les populations allogènes ni même à les intégrer, mais avant tout à « préserver» l’identité ethnoconfessionelle séparée de chacun des « piliers » communautaires des populations présentes sur leur sol.

L’autre enjeu pour le parti de Geert Wilders pourrait être plus posaïque. Le procès pourrait lui coûter très cher… au point qu’il craigne pour l’existence de son parti le PVV écrit le quotidien à grand tirage De Telegraaf à la une. « Impossible de trouver les centaines de milliers d’euros que cela nous coûtera, déclare Wilders qui ne perçoit pas de subvention de l’Etat.»

Or, en cas de condamnation, « si il veut aller jusqu’au bout de tout le jugement définitif ne sera probablement pas rendu avant… 2015 titre le Volkskrant.

« Un porte-parole du Ministère public souligne que Wilders doit avoir le temps de bien se préparer pour son procès. Il faudra probablement aussi ouvrir une instruction et le leader politique doit être entendu par le juge en tant que suspect. Ce genre de procédure prend généralement beaucoup de temps.»

Les parties du procès peuvent se pourvoir en cassation. Le leader du PVV pourra ensuite saisir éventuellement la Cour européenne des droits de l’homme. « Si l’affaire se déroule ainsi, il est probable qu’il n’y ait pas de jugement définitif avant 2015.»

En troisième lieu l’enjeu est plus large et ne concerne pas que les Pays-bas.

Il demande d’affronter ici et maintenant toute tentative d’intimidation et d’auto-restriction de la liberté de penser qui est avant tout liberté de critique. Car si les ayatollahs de toutes sortes sévissent aux Pays-bas, leurs petits frères ne sont pas moins actifs en France.

La Liberté ne se défend pas dans l’abandon mais dans un combat continuel qui ne peut ni ne doit jamais s’arrêter. C’est un principe. Le principe même d’une certaine idée de ce que doit être une civilisation…

Cette affaire dépasse maintenant les frontières des Pays-bas. Si Geert Wilders « tombe» Qu'adviendra t'il alors de la liberté d'expression en Europe ? C'est la question que se posent les partisans de la liberté d'expression et du droit à la critique d'une religion qui commencent à organiser des actions de soutien internationales

Wilders sur son site (http://www.geertwilders.nl) prépare le financement de son procès en faisant un appel aux dons en prévision d'un combat juridique qui risque de s'averer long et couteux.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
http://www.news.faithfreedom.org/index. ... le&sid=827
http://www.youtube.com/watch?v=PJRcrHd9 ... r_embedded
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Re: Pays-Bas: Un député accusé d'islamophobie

Message non lude Georges » 06 Fév 2009, 20:15

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Re: Pays-Bas: Un député accusé d'islamophobie

Message non lude Georges » 13 Fév 2009, 17:45

L' Angleterre, terre de dhimmitude ?

Wilders: un coup à la liberté d'expression

Par Jean-Michel Demetz, publié le 12/02/2009 18:39 - mis à jour le 12/02/2009 18:52

Le député néerlandais d'extrême droite Geert Wilders, réalisateur du film Fitna et déclaré persona non grata par les autorités britanniques, a été bloqué jeudi à son arrivée à l'aéroport londonien de Heathrow.
Voici un homme politique qui a le sens de la mise en scène. Déclaré persona non grata à Londres par le gouverneemnt britannique, le député néerlandais Geert Wilders a quand même embarqué ce matin sur un vol de British Midlands à destination de l'aéroport de Heathrow. Il était invité à la Chambre des Lords à une projection de Fitna, son court-métrage polémique sur les liens entre Islam et violence.


REUTERS/Ronen Zvulun

Geert Wilders en décembre 2008.
C'est à cause de ce film - "rempli de haine" a déclaré David Miliband, le ministre des affaires étrangères britannique, qui a admis pourtant ne pas l'avoir visionné - que Wilders s'est fait refouler à l'aéroport de Heathrow sous les caméras des journalistes.

Le gouvernement néerlandais a vivement protesté contre la décision de Londres. Tout comme les médias des deux royaumes qui ont dénoncé cette atteinte à la liberté d'expression. Et se sont interrogés sur l'avenir d'une Europe des citoyens et de la libre circulation où un parlementaire peut se voir interdire l'accès à un autre pays.

Qualifiant le cabinet britannique de "la plus grande bande de couards en Europe", le député néerlandais les a comparés "davantage à Chamberlain qu'à Churchill." Des responsables musulmans britanniques avaient dénoncé la venue de Wilders.
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Re: Pays-Bas: Un député accusé d'islamophobie

Message non lude Georges » 15 Fév 2009, 21:41

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Re: Pays-Bas: Un député accusé d'islamophobie

Message non lude lorolei2008 » 17 Fév 2009, 15:17

Voici le discours qu'aurait du prononcer Geert Wilders à Londres lors de la projection de son film :

http://kabyles.net/Liberte-d-expression-mythe-ou.html
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Re: Pays-Bas: Un député accusé d'islamophobie

Message non lude Georges » 17 Fév 2009, 15:55

J' ai vu c'est ce discours danois adapté à Londonistan. :lol:

Liberté, va au diable !
Pat Condell.


Quelle merveilleuse publicité offerte à M. Wilders, cela n'a t-il pas été un magnifique succès ? Des millions de gens qui ne savaient même pas que ce film existait vont pouvoir le chercher sur Internet grâce à la stupidité, l'incompétence et la lâcheté du gouvernement britannique. Bien sûr, une partie du mérite doit revenir à cet imbécile de Lord Ahmed qui a tout commencé parce qu'il voulait être un grand héros au Pakistan. Malheureusement la seule chose qu'il a réussie, c'est de stéréotyper une fois de plus les musulmans comme étant intolérants, des hystériques incapables d'accepter la critique, ce qui chacun sait n'est pas vrai.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, le gouvernement britannique s'est abaissé et a abaissé son peuple hier dans un acte de dhimmitude à couper le souffle. Et un parlementaire hollandais élu, Monsieur Wilders, qui essayait d'atteindre la Chambre des Lords où il était attendu pour un débat sur son film "Fitna" a été renvoyé à l'Aréoport d'Heathrow parce qu'un membre musulman de la chambre qui, à la différence de Monsieur Wilders n'a été élu par personne, était tellement incapable de supporter la perspective que l'on puisse débattre librement et ouvertement entre gens libres dans une société libre a menacé de mobiliser 10.000 musulmans en colère pour assiéger le parlement illégalement si monsieur Wilders était autorisé à venir.

Que croyez-vous que le gouvernement britannique a fait devant cette menace ouverte contre l'ordre public ? Allez, devinez... Exact, ils se sont dégonflés comme une bande de fillettes sans courage, je n'aurais mieux dit moi-même. La dernière chose dont ils avaient besoin était de se retrouver avec une manifestation de musulmans en colère sur les bras parce qu'alors la police aurait été obligée d'arrêter des gens en raison des slogans violents, haineux et des insultes antisémites scandées et cela aurait été un petit peu embarrassant.

Je pense qu'il est à peu près clair pour nous tous à présent que la censure religieuse gagne du terrain dans le monde libre, telle une marée montante, et que si on ne fait rien très vite contre ça, on va se retrouver taillés en pièces.

Depuis ma dernière vidéo, pas mal de gens m'ont contacté pour souligner qu'une des raisons pour lesquelles les Pays-Bas se rendent si totalement à l'islam, c'est parce que le gouvernement est contrôlé par des chrétiens pour qui la religion est plus importante que l'harmonie sociale et pour qui n'importe quelles valeurs religieuses dans une société sont préférables à aucune. En d'autres mots, si vous votez pour des Chrétiens en Hollande lors de prochaines élections, ne vous faites pas d'illusions, car vous voterez en fait pour l'Islam et vous pourrez dire adieu à votre société ouverte et tolérante.

En Grande Bretagne, on sait depuis un certain temps qu'un vote pour les travaillistes est pratiquement un vote pour l'islam. Le parti travailliste dépend du vote musulman pour avoir une chance de se maintenir au pouvoir lors des prochaines élections parce qu'ils ont dégoûté à peu près tout le monde à part les musulmans et l'horrible société société de surveillance qu’ils nous ont imposée ces 12 dernières années nous montre que le parti travailliste méprise la liberté autant que le fait l'islam et c'est la raison pour laquelle ils sont heureux de coucher ensemble, quoique pas d'une façon homosexuelle, Je ne veux pas faire un affront aux sentiments homophobes de qui que ce soit, car cela pourrait être offensant. Mais pour illustrer ce fait, un ministre du gouvernement a loué les musulmans de Grande Bretagne récemment pour porter haut les valeurs religieuses parce que les commentateurs laïcs craignent de les critiquer. C'est vrai, c'est une bonne chose que les gens aient été réduits au silence dans cette nouvelle Grande Bretagne travailliste islamique.

Mais la menace de violence islamique, et c'est ce dont dont on parle ici, soyons totalement francs, a été une bonne chose pour ce pays ? Eh bien, Liberté va au diable ! Peut-être que je suis naïf, mais je suis étonné qu'au 21ème siècle en Europe on en soit à défendre nos libertés dans nos propres pays, pas simplement contre les fascistes religieux qui veulent les mettre en l'air, mais également contre ceux parmi nous qui veulent les y aider.

Maintenant, je ne pense pas que le Coran devrait être interdit, mais je ne pense pas non plus qu'il devrait être protégé de la critique comme cela a été fait ici d'une si lâche façon. Ce sujet touche aux fondements les plus profonds de nos sociétés. La liberté de parole est la pierre angulaire de la civilisation occidentale, elle a fait de nous ce que nous sommes et sans elle nous ne sommes rien. Et c'est précisément la raison pour laquelle elle fait l'objet d'attaques continues de la part de la piétaille islamique.

Si ces gens ont peur de ce film, et ils ont clairement peur, ça veut dire qu'ils ont peur de leur propre texte sacré, ils savent qu'il ne peut être défendu, ils savent que ce que dit le film, aussi déplaisant que cela puisse être, est en fait vrai. De quoi avez vous peur, ça ne dure que quelques minutes puis voyez si vous êtes en désaccord avec le moindre point.

Puis posez vous la question : Combien encore de vos libertés doivent-elles être mises en l'air pour défendre cette idéologie intolérante, misogyne, homophobe et antisémite de la critique robuste, franche et ouverte qu'elle mérite tant.

Paix ! On peut rêver n'est-ce pas ? ou est-ce également illégal maintenant ?
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Re: Pays-Bas: Un député accusé d'islamophobie

Message non lude Georges » 17 Fév 2009, 18:01

Fitna et le refus de sortir la tête du sable, par Helios d’Alexandrie
lundi 16 février 2009, par Annie Lessard, Marc Lebuis



« Se mentir, détourner les yeux de la réalité sert à calmer l’anxiété et à masquer la peur profonde que les élites qui nous informent et qui nous gouvernent ressentent envers l’islam. Cette peur n’a d’égale que le refus de faire face au problème, refus motivé par des intérêts économiques ou électoraux à court terme, mais également par la lâcheté et le défaitisme ».

Le texte de notre collaborateur Helios d’Alexandrie s’inscrit dans la pensée de Salim Mansur, qui dans sa dernière chronique, blâme la capitulation de l’Occident face à l’offensive des islamistes. Cette attitude accommodante compromet les fondements de l’Occident laïque et empêche les musulmans de lancer la réforme dont leur religion a besoin pour affranchir ses adeptes du totalitarisme qui les étouffe.

Le texte d’Helios fournit aussi une explication à l’incroyable billet de la journaliste Mali Ilse Paquin sur le blogue de La Presse où elle traite Geert Wilders d’islamophobe tout en avouant n’avoir pas vu son film Fitna.


Fitna et le refus de sortir la tête du sable, par Helios d’Alexandrie

L’affirmation : « Fitna de Geert Wilders est un film haineux et raciste mais je ne l’ai pas regardé » est courante, elle se retrouve dans la bouche de ministres, d’hommes politiques en vue et de journalistes. Ces gens, de toute évidence, ne se sentent nullement gênés d’admettre qu’ils n’ont aucune connaissance du film. Comment peut-on honnêtement porter un jugement aussi sévère et aussi tranché sur une œuvre cinématographique qu’on ne s’est même pas donné la peine de visionner ?

Pour répondre à cette question il est essentiel de comprendre la démarche de Geert Wilders et celle de ses contempteurs. Wilders savait au moment de concevoir son court métrage que son contenu se devait d’être à la fois objectif et percutant. Il a de ce fait produit un film à partir de documents tirés de reportages connus que les grandes chaînes de nouvelles avaient diffusés. Un montage habile a permis de faire le parallèle entre les versets du coran d’une part, et les actes terroristes et les déclarations des islamistes d’autre part.


« Et prépare dans la lutte contre eux (les mécréants) toute force et cavalerie que tu es capable de réunir, pour semer la terreur, pour frapper de terreur l’ennemi d’Allah et le tien » (coran 8:60)
L’auteur tout au long du film se contente de laisser les faits parler. Son opinion s’exprime à la toute fin, c’est-à-dire après les conclusions que tout un chacun devrait logiquement tirer des faits : l’islamisme est un totalitarisme qui menace notre civilisation, il doit être opposé et vaincu comme le nazisme et le communisme l’ont été. Objectivement, Wilders se contente d’exposer l’idéologie hégémonique de l’islam et ceux qui font la promotion de la haine au nom d’Allah. Il est par conséquent difficile de l’accuser d’incitation à la haine des musulmans.

Wilders a même pris soin de ne pas provoquer inutilement. Le passage où l’on fait mine de déchirer une page du coran est aussitôt suivi par un commentaire à l’effet qu’il s’agit de la page d’un annuaire téléphonique et que la tâche de « déchirer les pages belliqueuses du coran » revient aux musulmans.

Dans les faits, Wilders ne dit pas autre chose que certains penseurs musulmans comme Irshad Manji et Abd el Wahab Meddeb. Ce dernier va même plus loin en parlant de « maladie de l’islam ». Selon Meddeb, pour « sortir de la malédiction » les sourates belliqueuses du coran doivent être déclarées obsolètes. Comment, dit-il, peut-on considérer toujours d’actualité les sourates qui appellent à la subjugation et à l’humiliation des Juifs et des chrétiens et celles qui incitent au meurtre des polythéistes ? Les musulmans qui cherchent à se conformer à la lettre du coran ne peuvent tout de même pas envisager sérieusement de dominer et d’humilier un milliard et demi de chrétiens et tuer plus de deux milliards de polythéistes chinois et indiens !

Abd el Wahab Meddeb considère l’islamisme comme un fascisme aussi dangereux que le fascisme hitlérien. Là encore, il ne se distingue pas de Geert Wilders, pourtant nul ne s’est préoccupé de dénoncer l’islamophobie de Meddeb ni de l’accuser d’entretenir un discours haineux. Il est clair que dans les circonstances son statut de musulman lui procure une totale immunité contre ce type d’accusation : mais il faut souligner également que les gouvernements et les médias en Occident font peu de cas de ces musulmans modernistes qui tirent régulièrement la sonnette d’alarme. Ne pouvant les accuser de racisme ou d’islamophobie, ils leur imposent le black-out médiatique.

Accuser Fitna d’être un film haineux sans l’avoir visionné demande que l’on se penche sur cet étrange phénomène que sont les affirmations catégoriques totalement dénuées de fondements mais élevées au rang de vérités immuables. Les exemples sont nombreux : l’islam est une religion de paix, le Sheikh Qaradawi est un musulman modéré, Tarek Ramadan est un musulman moderniste, Geert Wilders est un politicien d’extrême droite etc. Les journalistes et les politiciens les ânonnent régulièrement, à force d’être répétées elles se fixent définitivement dans les esprits. À les examiner de près on réalise qu’elles servent à empêcher les gens de réfléchir, elles permettent également de mettre un point final à la discussion. Nul ne peut remettre en question ces affirmations sans briser le tabou.

Fitna expose des faits bien connus et incontestables, il n’apporte donc rien de nouveau sur le plan de l’information. Ce qui est nouveau, c’est que le film établit un lien direct entre ces faits et l’enseignement du coran. En mettant en parallèle les versets belliqueux du coran d’une part, et les actes de terreur des musulmans et les déclarations haineuses de leurs chefs spirituels d’autre part, il désigne clairement l’islam comme étant le problème. L’auteur ose remettre en question les vérités immuables que les médias et les gouvernements ont établies au sujet de l’islam et de l’immigration musulmane en occident, il brise par conséquent le tabou. C’est plus que les médias et les gouvernements ne peuvent supporter.

En effet, jusqu’à présent, les médias et les gouvernements ont pris soin de faire la distinction entre l’islam « religion de paix, de tolérance et d’amour » et l’extrémisme islamique considéré comme une déformation voire un détournement de cette religion. Plutôt que de faire face à la réalité, les élites occidentales ont préféré entretenir leurs illusions face à l’islam et à la possibilité de coexistence harmonieuse entre les Occidentaux de l’ère postmoderne et des musulmans collectivement tournés vers l’islam des origines.

Se mentir, détourner les yeux de la réalité sert à calmer l’anxiété et à masquer la peur profonde que les élites qui nous informent et qui nous gouvernent ressentent envers l’islam. Cette peur n’a d’égale que le refus de faire face au problème, refus motivé par des intérêts économiques ou électoraux à court terme, mais également par la lâcheté et le défaitisme.

C’est pourquoi il est infiniment plus facile et moins risqué d’accuser Geert Wilders de discours haineux, nul besoin de visionner Fitna pour cela. Le traîner devant les tribunaux aux Pays Bas, lui interdire un visa d’entrée en Angleterre sont de loin préférables aux menaces de violence ou de sanctions économiques émanant de pays musulmans. Les médias se gardent bien de nous le dire, mais les gouvernements occidentaux sont disposés à aller très loin pour éviter de confronter les vrais problèmes, aussi loin que piétiner leurs principes et trahir les valeurs de la civilisation.

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Re: Pays-Bas: Un député accusé d'islamophobie

Message non lude Georges » 03 Mar 2009, 21:02

Riposte Laïque : Radu Stoenescu interview Geert Wilders
lundi 2 mars 2009, par Annie Lessard, Marc Lebuis

« Le 19 février dernier, Geert Wilders a fait une conférence à Rome, au Grand Hotel Palatino. Il était invité par des militants anti-fondamentalistes italiens. Fitna, a été projeté, et un débat a eu lieu avec l’auditoire. A l’issue de ce débat, Radu Stoenescu a pu s’entretenir avec Geert Wilders, et obtenir cette interview exclusive pour Riposte Laïque ».

Nous vous rappelons que l’équipe de Riposte Laïque vient de publier un livre, « Les dessous du voile ». Voir (ici) pour la présentation du livre, et lire sur Riposte Laïque : Comment commander notre livre, que vous viviez en France ou à l’étranger ?

Cette semaine, les médias rapportaient que la formation de Geert Wilders est en tête des sondages. C’est une excellente nouvelle, qui démontre que les citoyens soutiennent ceux qui ont le courage de défendre la démocratie et la liberté contre l’offensive de l’islamofascisme et ses collaborateurs dhimmis dans la classe politique, les médias, la police de la pensée politiquement correcte et ailleurs.
***

Geert Wilders : Je n’ai rien à voir avec Le Pen, je suis ami avec Ayaan Hirsi Ali, et je ne veux pas que l’islam impose sa loi, propos recueillis par Radu Stoenescu, Riposte Laïque, Numéro 78, lundi 2 mars 2009

Riposte Laïque : Dans votre film, Fitna, vous avez comparé le Coran à Mein Kampf, pourquoi ?

Geert Wilders : Je pense que l’islam ne devrait pas être considéré une religion comme une autre. Bien sûr, c’est une religion dans le sens où il y a un Dieu, des symboles religieux, des lieux de culte, mais c’est avant tout une idéologie totalitaire. Nous pensons que l’islam est incapable de s’adapter ou de s’intégrer dans une société non islamique. C’est une idéologie suprématiste, qui veut régir non seulement la vie de ses fidèles, mais aussi la société même. On devrait la comparer au stalinisme ou au fascisme, non au christianisme ou au bouddhisme. C’est pourquoi je compare le Coran à Mein Kampf, et je n’ai pas été le seul. Winston Churchill l’a fait dans un livre pour lequel il a reçu le prix Nobel en 1953.

L’islam est une menace pour toutes nos valeurs. Croyez-moi, si l’islam réussit à s’imposer, il n’y aura plus de place pour rien d’autre que lui. Il n’y aura pas de place pour les athées, pour les apostats, pour les chrétiens, car c’est une idéologie totalitaire. Cependant, je fais une distinction entre l’idéologie et les personnes : je vois l’islam comme une menace barbare, mais je n’ai rien contre les musulmans. Je ne hais personne. En effet, la majorité des musulmans de mon pays respectent la loi, et s’occupent de leurs vies, mais si l’importance de l’islam croît, notre société changera. Selon la conception musulmane de la « takkya », les musulmans peuvent mentir sur la nature de leurs idées quand ils vivent dans un pays non musulman.

C’est pourquoi mon parti propose de stopper l’immigration venant des pays musulmans. Les Pays-Bas ne sont pas un pays musulman. La plus grande maladie actuelle de l’Europe, c’est le relativisme culturel. Non pas le multiculturalisme, mais cette fausse idée politiquement correcte et gauchiste, qui prétend que toutes les cultures sont égales, ce qui est absurde. Quand on compare la culture chrétienne avec la culture musulmane, on peut constater énormément de différences. Comme Wafa Sultan l’a dit : comparer le christianisme à l’islam, c’est comparer la rationalité à la barbarie.

Riposte Laïque : Que pensez-vous de la nouvelle administration américaine ?

Geert Wilders : C’est un peu tôt pour se prononcer. Je respecte le vote du peuple américain, mais personnellement je n’aurais pas voté pour Obama, même si 90% des Néerlandais auraient voté pour lui. Donnons lui du temps pour voir quelle sera sa politique au Moyen Orient, par rapport à l’Iran, et Israël notamment.

Riposte Laïque : En Europe, nous avons des lois qui interdisent les mouvements politiques totalitaires. Il existe une décision datant de 2001 de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, concernant un parti islamiste turc, qui dit explicitement que les associations qui font la promotion de la Charia sortent du cadre démocratique, et sont une menace pour les Etats. Pourquoi ne traduisez-vous pas en justice les groupements musulmans, si vous considérez que l’islam est un mouvement totalitaire ?

Geert Wilders : Tout d’abord parce que les groupes musulmans sont assez malins pour ne pas déclarer ouvertement qu’ils veulent instaurer la Charia. Je suis pour une totale liberté de parole, et je pense que personne ne devrait être inquiété pour ses propos. J’aimerais qu’il y ait une sorte de Premier amendement à l’américaine en Europe. La liberté d’expression devrait être totale, avec ce bémol que l’on n’a pas le droit d’inciter à la violence.

C’est vrai que promouvoir la Charia, c’est inciter à la violence, et il faut trouver les moyens légaux de combattre cela. La plus grande menace en Europe, ce sont ces groupes qui veulent instaurer des lois inspirées de la Charia. Nous avons même vu au Pays-Bas, un ministre de la justice, M. Donner, qui a déclaré au Parlement que si la majorité des Néerlandais était pour la Charia, il l’accepterait. Il n’est même pas musulman, et il a déclaré que si une majorité de Néerlandais décidait démocratiquement d’abandonner la démocratie, il l’accepterait ! C’est ce genre de dhimmi, de couard qui gouvernent nos pays aujourd’hui. Ils céderaient sur tout.

C’est pourquoi il faut certes combattre ces mouvements qui promeuvent la Charia, mais aussi et surtout combattre cette classe politique qui ignore le problème de l’islamisation de notre société, et regarde ailleurs. Il y a quelques années, lors d’un sondage aux Pays-Bas, un tiers des Marocains de moins de 21 ans qui y vivent était pour l’instauration de la Charia au lieu de la démocratie. Cela montre la gravité du problème, car ces jeunes pèseront sur notre avenir. Pour ne pas parler de Gordon Brown et de ce qu’il vient de faire : pour la première fois dans l’histoire de l’Europe, un parlementaire européen est arrêté et détenu alors qu’il est invité par un autre parlementaire. C’est pourquoi la première chose à faire, est de retrouver un sens de la fierté et de l’honneur, et de voter pour les partis qui veulent défendre la liberté.

Riposte Laïque : Est-ce que vous pensez que ces politiciens ne voient pas le problème parce qu’ils sont paresseux ou bien est-ce un aveuglement volontaire ?

Geert Wilders : Ils ignorent le problème pour plusieurs raisons : la première, c’est qu’ils ont peur. Ils ont peur d’être considérés comme politiquement incorrects, d’être qualifiés d’extrémistes, de xénophobes ou de racistes. Il y a énormément de personnes qui essaient de nous mettre, mes collègues et moi, dans cette case, et de nous marginaliser. Mais nous ne sommes pas des marginaux : un électeur néerlandais sur six voterait pour mon parti aujourd’hui.

Ensuite, beaucoup de ces politiciens et de ces partis gauchistes dépendent du vote musulman. A Rotterdam par exemple, aux dernières élections, le Parti socialiste n’a gagné que grâce au vote musulman. La troisième raison, c’est qu’on manque de dirigeants politiques véritables en Europe. Ce que je veux dire, c’est qu’il n’y a plus de véritable volonté politique, qui, lorsqu’elle identifie un problème, cherche à le résoudre, même si la solution n’est pas agréable ou populaire.

Cependant, le vent est en train de tourner. Pas seulement au Pays-Bas, avec mon parti, mais à travers toute l’Europe, la voix de personnes qui ne sont pas des xénophobes, mais des démocrates qui veulent arrêter l’islamisation et défendre leurs libertés, se fait de plus en plus entendre. Il est minuit moins cinq, mais c’est un signe positif tout de même. Il y a un fossé énorme entre les politiciens et le peuple. Mais la voix du peuple exprime de plus en plus souvent son souci quant à l’islamisation de la société.

Riposte Laïque : Avez-vous des problèmes judiciaires, à cause de votre film et de votre combat anti-islam ?

Geert Wilders : Oui, j’ai beaucoup de soucis, et on peut voir que ce n’est pas très payant de parler contre l’islamisation, car on devient très vite une cible. Tout d’abord, la Jordanie envisage toujours de me traduire devant ses tribunaux. C’est pourquoi à chaque fois que je vais à l’étranger, mon gouvernement demande au gouvernement du pays qui m’accueille une déclaration écrite qu’il ne me remettra pas au gouvernement jordanien, si jamais celui-ci demandait mon extradition. Pourquoi ? Parce que j’ai insulté Allah, ou Mahomet, et cela est puni selon la loi jordanienne.

Deuxièmement, un imam intégriste aux Pays-Bas m’a traduit devant les tribunaux pour avoir utilisé son image dans Fitna, et exige des centaines de milliers d’euros de dédommagement, pour l’avoir soi-disant « diffamé ». Si vous connaissiez le gars, vous verriez que c’est vraiment très difficile. Troisièmement, j’ai ce problème maintenant avec la Grande Bretagne. Je dois faire appel, voir un juge britannique, car le gouvernement néerlandais, dans sa couardise, ne veut pas passer par les instances européennes pour contester mon expulsion de Grande Bretagne. Quatrièmement, la Cour d’Appel d’Amsterdam a trouvé recevable la plainte pour incitation à la haine, que la Cour de justice avait initialement rejetée. Donc, j’ai encore un procès sur le dos. Mais je ne me laisse pas abattre, et mon parti devient plus fort chaque jour.

Riposte Laïque : En France, on vous catalogue comme raciste, comme un émule de Le Pen. Comment vous définiriez-vous ?

Geert Wilders : Je ne suis pas un extrémiste, et je n’ai rien à voir avec Le Pen. Je me bat juste pour la défense de ma culture, pour que les Pays-Bas ne deviennent pas un petit Maroc ou une petite Turquie, pour la séparation de l’Eglise et de l’Etat, pour que la Charia n’y soit pas introduite, pour l’égalité des hommes et des femmes, des homosexuels et des hétérosexuels. Je ne fais pas de distinctions basées sur la couleur de la peau ou sur le sexe. Je ne veux par exemple avoir aucun contact avec le British National Party, ce sont véritablement des racistes. Cependant, je ne suis pas un relativiste en ce qui concerne la culture. Je pense que notre culture judéo-chrétienne est meilleure que l’islam.

Riposte Laïque : Les musulmans ne sont pas des relativistes culturels non plus, non ?

Geert Wilders : Oui, en cela on devrait prendre exemple sur eux.

Riposte Laïque : Les chantres du relativisme culturel disent aux immigrants d’être fiers de leurs racines. Ne sommes-nous pas, les autochtones, les seuls « immigrants » à ne pas être autorisés à être fiers de leurs racines ?

Geert Wilders : Vous avez totalement raison.

Riposte Laïque : Comment votre vie a-t-elle changé après être devenu la cible des musulmans ?

Geert Wilders : En fait, j’ai totalement perdu ma liberté : j’ai vécu dans des baraques de l’armée pendant six mois, j’ai même dormi en prison. Depuis un an, depuis la sortie de Fitna, c’est encore pire, car j’ai aussi reçu des menaces d’Al Qaïda. Certains musulmans sont fanatiques. Et certains sont vraiment dérangés. Ils ne veulent pas débattre, mais juste vous tuer. Quelques jours avant l’assassinat de Théo van Gogh, j’ai été placé sous protection policière 24 heures sur 24.

Quelques semaines après la sortie de Fitna, j’ai invité six imams à un débat public, trois modérés et trois intégristes, et aucun n’est venu. Un m’a traduit devant les tribunaux, un autre a dit que je devais m’excuser pour mon film, et les autres n’ont donné aucun signe. Malheureusement, ils ne sont pas capables de supporter la critique. Je suis donc toujours entouré par beaucoup de forces de police. Je dois prévenir les forces de sécurité deux jours à l’avance de tous mes déplacements et de mes rendez-vous. On perd toute vie privée.

Riposte Laïque : Vous vivez donc en fait comme dans un régime totalitaire, puisque vous avez perdu toute vie privée ?

Geert Wilders : Oui, j’ai démarré le Parti de la Liberté, mais j’ai perdu la mienne. Je suis content de vivre dans un pays qui assure ma protection.

Riposte Laïque : Quelles sont vos relations avec Ayaan Hirsi Ali ?

Geert Wilders : Nous étions collègues dans le même parti. Nous avons écrit des articles ensemble, organisé des conférences ensemble, nous avons même vécu dans les mêmes baraques de l’armée. Nous sommes de très bons amis. J’ai un peu perdu le contact avec elle depuis qu’elle est partie aux Etats-Unis, mais elle me soutient, je pense qu’elle est d’accord avec 90% de ce que je dis.

Riposte Laïque : A votre avis, quelles sont les raison pour lesquelles la presse française en a fait une icône, tandis qu’elle vous diabolisait ?

Geert Wilders : C’est plus facile de faire une icône d’une immigrée somalienne, qui défend les droits des femmes, ce pourquoi je la soutiens intégralement, que d’un politicien blond, qui parle d’une manière directe et sans fioritures, mais cependant honnête. L’élite politique est effrayée par cela car ils savent que cela peut leur coûter des voix, et qu’il se pourrait aussi que j’aie raison sur nombre de points qu’ils ne veulent pas changer. Donc leur tactique, c’est de dire que vous êtes un xénophobe, et si cela ne marche pas auprès du public, de vous copier. Mais les gens, au moins au Pays-Bas, ne sont pas dupes. En France, on ne me connaît pas.

Riposte Laïque : Est-ce que vous serez candidat aux élections européennes ?

Geert Wilders : Mon parti se présente à ces élections, oui. Mon parti est nouveau, il y a quelques années, nous avons participé pour la première fois aux élections néerlandaises, et nous avons eu 6% des voix, c’est-à-dire neuf sièges sur les cent cinquante de la chambre basse de notre parlement. Aujourd’hui, si on regarde les sondages aux Pays-Bas, on nous crédite de 15% d’intentions de vote, ce qui fait de nous la seconde force politique du pays. Donc oui, nous participerons aux élections européennes, et je pense que nous ferons un très bon résultat.

Riposte Laïque : Quelle sera votre politique au niveau européen ?

Geert Wilders : Notre parti n’est pas très favorable à la manière dont l’UE fonctionne aujourd’hui. D’abord, nous pensons qu’il doit y avoir moins d’Europe, moins de décisions supranationales, et plus de souveraineté nationale. Nous sommes contre le traité de Lisbonne, car il nous ferait perdrait encore plus de souveraineté, par exemple en ce qui concerne les décisions à propos de l’immigration. Nous voulons que ce soit le gouvernement néerlandais qui décide qui peut entrer sur le territoire national, et non Bruxelles. Ensuite, nous voulons une UE plus petite. Nous voulons laisser des pays comme la Roumanie ou la Bulgarie quitter l’UE. Je pense que ce sont des pays corrompus, et qu’ils n’auraient jamais dû entrer dans l’Union. Les Pays-Bas sont un des plus grands contributeurs nets au budget de l’UE : nous y versons environ 4,5 milliards d’euros par an. Et spécialement en ces temps de crise, je pense que cet argent devrait être dépensé dans notre pays. Au niveau européen donc, nous voulons maintenir un coopération économique, mais nous ne voulons pas d’une Europe politique.

Riposte Laïque : Au niveau européen, avec quelles forces politiques travailleriez-vous ?

Geert Wilders : Peut-être que nous serons indépendants. En tout cas, nous ne serons pas dans le groupe de Le Pen, de Mussolini, ou de Vadim Tudor. Il y a des possibilités d’alliance, avec le Parti du peuple danois par exemple, qui nous ressemble. On verra notre force après les élections.

Riposte Laïque : Quelles sont les mesures que vous prendriez pour arrêter l’islamisation de la société ?

Geert Wilders : La première, c’est d’arrêter l’immigration. Il y a déjà eu deux invasions islamiques : la première a été arrêtée à Poitiers, l’autre à Vienne en 1683. Aujourd’hui, on assiste à la troisième invasion, et ce n’est pas par une guerre, mais par l’immigration. Parfois, j’aimerais que ce soit une guerre ouverte, car alors, on verrait l’ennemi en face, alors qu’aujourd’hui l’invasion se fait légalement, par l’immigration et la natalité. Deuxièmement, mettre l’accent sur une politique de retour des immigrés dans leurs pays d’origine. Rendre plus attractive cette option volontaire, car je ne veux mettre personne dehors par la force. Troisièmement, on voit que les personnes de culture musulmane sont surreprésentées dans les statistiques criminelles, et je suis favorable au renvoi dans le pays d’origine des immigrés délinquants. Même si elles ont la double nationalité, on étudiera des moyens de les déchoir de leur nationalité néerlandaise. Bien sûr, pas pour n’importe quel délits, mais pour les crimes. Sarkozy n’aurait pas dû abolir la « double peine ». Quatrièmement, il faut restreindre la présence des symboles musulmans dans la sphère publique.

Riposte Laïque : Etes-vous optimiste pour l’avenir ?

Geert Wilders : Je suis un réaliste, mais quand je vois les gouvernements européens actuels je suis assez pessimiste. Cependant, lorsque je regarde les personnes, les électeurs, je vois un changement. Les gens en ont marre.

http://www.ripostelaique.com/Geert-Wild ... -voir.html
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"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
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Re: Pays-Bas: Un député accusé d'islamophobie

Message non lude Georges » 13 Avr 2009, 18:47

Geert Wilders met en garde l’Amérique sur le péril qui guette l’Europe.
Par Yann le 13 avril 2009



Nous sommes heureux de vous proposer aujourd’hui la vidéo en version française du discours que Geert Wilders a tenu le 4 avril 2009 en Californie au centre David Horowitz pour la liberté.

Geert Wilders, c’est - pour ceux qui auraient oublié - ce courageux homme politique néerlandais qui se bat contre l’islamisation de son pays, et de façon plus générale contre celle de l’Europe. C’est cet homme qui vit depuis quatre ans 24 heures sur 24 sous protection rapprochée pour avoir osé s’élever contre la fable de la religion de paix, d’amour et de tolérance, ainsi que contre celle de l’enrichissement culturel. C’est cet homme politique qui cherche à réveiller nos consciences avant qu’il ne soit trop tard - il est minuit moins cinq, a-t-il coutume de nous répéter en guise d’avertissement -, celui-là même qui a réalisé le court-métrage Fitna (que nous avions sous-titré en français) qui fit tant de bruit et déclencha tant de passions il y a quelques mois. C’est aussi cet homme dont le parti caracole aujourd’hui en tête des intentions de vote aux Pays-Bas.

Cela lui vaut tout naturellement d’être en butte à l’hostilité des pisse-copies de la pensée automatique, des tenants de la bien-pensance décérébrée, et autres professionnels de l’indignation sélective et de l’anti-racisme dévoyé. Les anathèmes les plus diabolisants fusent : extrême-droite, populiste, fasciste, nazi ! Cela lui vaut également des procès et une interdiction de pénétrer sur le territoire britannique. Geert Wilders pourfend l’islam, parce que l’islam représente un danger majeur pour les valeurs qu’il défend. Quelles sont ces valeurs ? La démocratie, la séparation de l’église et l’état, l’égalité des femmes et des hommes, l’égalité des homosexuels et des hétérosexuels. Voici les valeurs que Wilders défend.

Ainsi défendre la démocratie, la séparation de l’église et l’état, l’égalité des femmes et des hommes, l’égalité des homosexuels et des hétérosexuels, c’est pour les faiseurs de pluie et de beau temps de cette Europe Kafkaïenne du début du 21e siècle, être populiste, être d’extrême-droite, être un fasciste, un nazi. On mesure ici pleinement l’inversion de langage et la tartufferie de ces pourfendeurs de Wilders, qui sont quant à eux pour le coup d’authentiques idiots utiles du fascisme islamique.

Dans ce discours, Geert Wilders met en garde l’Amérique sur le péril qui guette l’Europe. Nous attendons avec hâte le Geert Wilders français.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
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Re: Pays-Bas: Un député accusé d'islamophobie

Message non lude Georges » 14 Oct 2009, 10:50

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