La Belgique prête à intervenir militairement au MaliRédaction en ligne
mardi 25 septembre 2012, 07:17La Belgique s'est dite prête à soutenir une intervention militaire internationale au Mali, notamment via la formation et l'entraînement des troupes, a annoncé Didier Reynders à l'ONU.
La Belgique prête à intervenir militairement au Mali
Didier Reynders (Belga)
Le Mali a en effet officiellement demandé lundi, dans une lettre au secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, une résolution du Conseil de sécurité autorisant « l'intervention d'une force militaire internationale afin d'aider l'armée malienne à reconquérir les régions du nord occupées ».
En marge de l'Assemblée générale des Nations unies, une réunion de haut niveau est prévue mercredi à New York sur le Sahel. La situation au Mali y sera notamment évoquée.
Le week-end dernier, Bamako et la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont conclu un accord de principe prévoyant l'envoi de bataillons de la Cédéao au Mali pour soutenir les soldats maliens dans leurs combats contre les islamistes.
Le projet de déploiement de bataillons de la Cédéao sera discuté mercredi. Les deux parties espèrent obtenir le soutien des Nations Unies.
La France semble d'ores et déjà soutenir l'idée d'une intervention internationale. L'Union européenne et la Belgique sont aussi prêtes à participer, selon Didier Reynders. « J'ai déjà pris contact avec le ministre de la Défense et nous sommes prêts à faire quelque chose, comme de la formation et de l'entraînement pour les troupes de la Cédéao ».
Le ministre belge impose toutefois une condition à l'engagement belge. « L'intervention doit avoir des objectifs clairs et nets. A-t-elle pour objectif de renforcer le gouvernement malien ? Ou s'agit-il seulement de combattre le terrorisme ? »
L'État de droitDidier Reynders a aussi pris la parole lors d'une réunion de haut niveau de l'Assemblée générale sur le renforcement de l'état de droit. Il y a déclaré que tout le monde devait respecter le droit international. « Si ce n'est pas le cas, la communauté internationale, en ce compris le conseil de sécurité de l'Onu, doit prendre ses responsabilités », a-t-il dit.
La SyrieDidier Reynders a également plaidé pour intervention médicale en Syrie.
« Il n'y a rien qui va bouger ici sur le plan politique. Mais au niveau humanitaire, c'est peut-être possible de faire quelque chose », a expliqué Didier Reynders. « Pourquoi serait-il impossible de trouver un accord entre le régime (du président Bachar Al-Assad) et l'opposition pour l'installation de 10 à 15 hôpitaux ouverts à tous ? », se demande-t-il.
Le discours de Di Rupo très attenduLe Premier ministre belge Elio Di Rupo prononcera mercredi à l'ONU son premier discours depuis son entrée en fonction en décembre dernier.
Outre le ministre des Affaires étrangères, le chef du gouvernement est accompagné du ministre de la Coopération au développement, Paul Magnette pour participer à la 67ème Assemblée générale des Nations Unies.
P.LA. (avec Belga)
http://www.lesoir.be/actualite/belgique ... 939554.php