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Spiritualités & Philosophies

philosophie musulmane

Spiritualité ou philosophie - Métaphysique - Paranormal -Expériences spirituelles - Découverte de nouvelles pensées et de nouveaux horizons

philosophie musulmane

Message non lude abdelbouddha » 29 Juin 2010, 01:08

Le récit de Salâman et Absâl est un sommet de la philosophie islamique où le désir charnel est sublimé en élévation spirituelle. Henry Corbin en donne le sens ésotérique dans son ouvrage Avicenne et le récit visionnaire. Je vais en donner la trame afin de mieux mettre en relief les rapports totalement ambigus entre les deux sexes dans l'islam.
Il y avait dans les temps anciens, antérieurement au déluge, un roi sage puissant nommé Hermanos, or, malgré ou à cause de ses vertus immenses, il ne pouvait avoir d’enfant, la raison en étant qu’il n’avait aucune inclination pour les femmes. Il consulta un sage, un homme divin, Aqlîqûlâs, qui avait été initié à l’ensemble des sciences secrètes. Ce sage convainquît le roi de lui confier un peu de liqueur séminale avec laquelle il féconda une racine de mandragore, d’où naquit enfin l’héritier tant désiré. L’herméneutique exégétique que donne Henri Corbin, maître incontesté de l’islamologie, est extraordinaire de pénétration quant à l’interprétation des symboles, du sens des patronymes et ravit le musulman lettré qui trouve là un sens caché hors de portée de la masse, une mystique approfondie qui parle au cœur de celui qui a foi en la réalité de ces mondes révélés par le sens ésotérique du texte, et le transporte intérieurement.
Mais en dehors de la sphère de la croyance reste le fait brut, celui d’un homme qui ne veut ou ne peut avoir de rapport sexuels avec une femme. L’héritier sera Salâmân, né d’une immaculée conception, archétype d’exclusion de la sexualité qui obsède de manière récurrente l’imaginaire humain, des grecs qui s’accouplaient avec la terre jusqu'à la vierge Marie fécondée par la parole de l’archange Gabriel introduite en son oreille.
N’ayant pas de mère, on lui trouva pour nourrice une jeune femme de 18 ans d’une très grande beauté, Absâl, avec laquelle il entretint des liens si intenses que l’affection qu’il avait pour elle se changea en amour dès qu’il devint homme, au point qu’il ne pensait plus qu’à elle, ne vivait plus que pour elle, indifférent à la succession au trône à laquelle son père voulait le préparer.
le roi essaie par tous les moyens de le raisonner : « l’être humain doit tendre à se rapprocher toujours plus du monde de la Lumière supérieure qui l’emporte sur toute autre lumière et qui est son véritable séjour, tandis que le séjour des choses sensibles représente une condition inférieure à toutes les autres ». Rien n’y fait, à chaque fois Salâmân se confie à Absal et ensemble ils déjouent toujours les plans dHermanos. Toutefois la pression est telle qu’ils décident de se sauver, sous d’autres climats jusqu’au-delà de la mer d’occident, mais le roi grâce à des pratiques magiques les retrouve, en vient à la violence et les deux amants désespérés ne trouvent le salut qu’en se jetant tous les deux dans la mer. Alors Hermanos commanda à l’entité spirituelle de l’Eau d’épargner Salâmân, quant à Absâl, elle se noya.
Là encore tout est symbole : l’exil vers l’occident, terre des désorientés, l’absorption dans la mer comme symbolique alchimique de l’engloutissement conduisant à la régénération et à une nouvelle naissance, etc. Les lecteurs de Henry Corbin trouveront dans son travail impressionnant d’érudition le sens profond de cette mystique sibylline.
Le dénouement est extraordinaire. Craignant que son fils, de douleur, ne sombre dans une folie irrémédiable, le roi demande à nouveau l’aide d’Aqlîqûlâs.
« Le sage interpelle l’enfant : «Ô Salâmân, veux-tu rejoindre Absâl ?- Eh! Comment ne le voudrais-je pas ?... – Viens donc avec moi jusqu’à la grotte du Sarapéion, nous y passerons toi et moi quarante jours en invocations, grâce à cette pratique Absâl te sera rendue. » Salâmân accepte et ils partent ensemble. Cependant le sage stipule trois conditions : en premier lieu Salâmân ne lui cachera rien de son état, comme doit le faire un malade envers son médecin ; en second lieu Salâmân revêtira une robe exactement identique à celle d’Absâl, et toutes les actions qu’il verra faire par le sage il les fera également ; toutefois le sage jeûnera quarante jours continus tandis que Salâmân rompra le jeune chaque semaine ; enfin, troisième condition, il n’aimera toute sa vie durant d’autres femmes que Absâl. «  J’accepte tout cela de toi ô sage », répondit Salâmân. »
En proie à l’âpreté du jeûne Salâmân chaque jour voyait la forme d’Absâl le rejoindre, lui parler, il s’entretenait tendrement avec elle et en remerciait le sage avec la plus grande gratitude. Mais au bout de quarante jours une forme d’une beauté extraordinaire vint à sa place, une beauté parfaite, Vénus elle-même, dont Salâmân tomba éperdument amoureux, d’un amour si total qu’il oublia Absâl. Ou tout au moins, il oublia l’Absâl terrestre, car la figure de Vénus avec laquelle il voulait unir désormais le reste de son existence n’était autre que cette partie de lui-même, de sa propre âme, que les musulmans croient être notre ange. C’est là tout le fond de l’émanatisme avicennien, la conjonction entre le moi et ce qui pense en moi dans l’élévation vers la vérité spirituelle. Absâl s’était transfigurée dans la sublimation de l’Amour en tant que Présence divine à l’intérieur de Salâmân, devenu homme complet, sage parfait. Par cette osmose, Salâmân retrouvant en lui celle à laquelle il avait juré un amour éternel, restait fidèle à sa promesse.
Cette communion avec l’intelligence agente n’est qu’un degré dans l’élévation qui, de cercle en cercle, unit les âmes, les anges, les archanges et tous les cercles cosmiques emboités les uns dans les autres, exprimant la plénitude du plérome divin. Pour tous les musulmans la croyance aux anges est une obligation, prescrite dans le coran, ce récit est donc admirable de spiritualité, mêlant poésie et vison cosmologique dans un mysticisme qui ne peut que les ravir.
C’est beau, c’est magnifique !
Mais en dehors de ces croyances religieuses que Nietzsche nomme les  hallucinations de l’arrière monde, qu’est le sens manifeste du texte?
Il est l’exclusion des femmes du pouvoir, l’impossibilité du roi d’approcher des femmes, le fantasme de concevoir un enfant entre hommes sans l’intervention de la femme, l’impossibilité de jeunes gens de s’aimer librement, la mort de la femme présentée comme sans intérêt, d’une femme réduite au rôle de servante, et surtout il reste l’homme seul, malheureux qui sublime sa frustration sexuelle dans une mystique ascétique délirante et dangereuse, condamné à trouver en lui-même ce qu’il lui est interdit d’atteindre dans la femme.
L’image même du monde musulman, de sa misère sexuelle, est toute entière contenue dans ce récit emblématique : sous des atours de spiritualité c’est un monde gris, d’interdits, de séparation des sexes, de superstitions oppressantes où la femme à la chair peccamineuse reste à jamais condamnée.
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Re: philosophie musulmane

Message non lude lorie » 29 Juin 2010, 07:00

C'est beau .. c'est magnifique !!! .. je pense que tu vas avoir des superbes échanges avec Alia .. car elle aime particulièrement ce genre de philosophie et surtout en discuter !!!


abdelbouddha a écrit:L’image même du monde musulman, de sa misère sexuelle, est toute entière contenue dans ce récit emblématique : sous des atours de spiritualité c’est un monde gris, d’interdits, de séparation des sexes, de superstitions oppressantes où la femme à la chair peccamineuse reste à jamais condamnée.


Voilà tout le paradoxe de l'islam .. faire des choses magnifiques pour entourer des laideurs immondes .. l'emballage est certes splendide mais l'intérieur laisse vraiment à désirer
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Re: philosophie musulmane

Message non lude abdelbouddha » 29 Juin 2010, 19:30

oui, d'un point de vue pétique c'est beau, mais d'un point de vue philosophique c'est maigre.
depuis Averroès il n'y a plus eu un philosophe dans le monde musulman, ils ont tous été assassinés, persécutés, à commencer par le meilleur disciple d'Averroès, mort aveugle à force d'être roué de coups car son maître affirmait que l'enfer et le paradis ne sont que fables pour la populace. Thèse intéressante.
hélas moins d'un musulman sur un million a du le lire, c'est dommage car avec Avicenne et Sohrarvardî, ce sont ceux qui ont le mieux réussi à donner quelque profondeur à ce petit livre pl
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Re: philosophie musulmane

Message non lude abdelbouddha » 29 Juin 2010, 23:49

désolé c'est parti tout seul avant que j'ai fini la phrase, je voulait dire en substance que les philosophes musulmans, même si leur doctrine n'est qu'une synthèse des philosophies antiques qui ont été ensuite interdites, sont bien plus profonds que le coran lui même
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Re: philosophie musulmane

Message non lude abdelbouddha » 01 Juil 2010, 06:32

j'ai oublié d'indiquer les références où figure l'analyse comparée d'Avicenne et de Sohrarvardî : Avicenne et le récit visionnaire, rééd. Verdier, 1999
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Re: philosophie musulmane

Message non lude abdelbouddha » 01 Juil 2010, 09:00

toujours pas de multiafrique? mais comment tu peux parler du sens du coran si tu est allergique aux grands penseurs de l'islam?
la preuve est faite de ton ignorance, au grand jour
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Re: philosophie musulmane

Message non lude AliadArrakis » 03 Juil 2010, 00:55

La frustration de l'homme qui serait incapable d'engendrer alors que la femme peut engendrer l'homme et la femme semble être "universelle" selon Françoise Héritier (du peu que j'ai lu d'elle). Je remarque que ce genre de frustration semble être polarisée à l'extrême dans les cultures islamiques.

Sinon, la Vénus que Salamân a rencontré serait-elle l'équivalente de son anima jungien? Je n'ai pas encore lu Jung (un de ses livres traine dans ma bib), mais cela me semble fort similaire à ça, d'après le peu que j'ai lu sur sa théorie. Malgré tout, il semblerait que Salamân ne veut que ce contenter de lui-même (lui avec son anima) sans faire intervenir une personne autre que lui. D'ailleurs sa naissance serait une sorte de clonage, mode de reproduction qui ne fait intervenir aucune forme d'altérité. Gynophobie dissimulée ou désir de s'autoreproduire sans l'intervention de personne d'autre?
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Re: philosophie musulmane

Message non lude abdelbouddha » 03 Juil 2010, 02:07

Aliad
Young c'est plus de la psychologie que de la philosophie, je préfère parler de ce que je maîtrise, mais effectivement une analyse de la misère sexuelle du mâle musulman peut être très pertinente dans le cadre de la théorie freudienne du complexe d'œdipe, ou dans la théorie de l'inhibition de Henry Laborit (cf l'éloge de la fuite). Mais, si tu veux bien je vais essayer d'expliquer l'apartheid de l'islam envers les femmes en m'appuyant sur C. Levi Strauss. Tu vas voir, c'est passionnant, pour lui l'islam s'arque-boute sur un principe d'exclusion de l'autre, des femmes bien sûr, du juif, du mécréant, toute la fin de "tristes tropiques" est une critique dirimante ce cette caractéristique. je regroupe quelques éléments je rédige et je les poste, peut-être dans un autre fil intitulé "Claude Levi Strauss"
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Re: philosophie musulmane

Message non lude AliadArrakis » 04 Juil 2010, 15:48

abdelbouddha a écrit:Aliad
Young c'est plus de la psychologie que de la philosophie,

Je n'ai jamais considéré la psychanalyse comme une science (donc ce n'est pas vraiment de la psycho pour moi), ses méthodes en sont trop éloignés. Et la psychanalyse de Jung est un peu mystique à mon goût (bien qu'il soit moins obsédé par la sexualité que Freud). Malgré tout, je la trouve intéressante, comme les religions et la philo.

Je suis dilettante en de nombreux domaines, et la philosophie en fait notamment partie. J'ai souvent eu un peu de mal de voir en quoi la philosophie islamique se distingue de la philo occidentale ou de la philo grecque. En gros, quels sont les particularités de la philosophie islamique? On dit que la civilisation islamique de l'époque s'est non seulement inspiré de certains aspects de la civilisation grecque, perdue en Occident du Moyen Age, mais aussi de la civilisation indienne (notamment pour le nombre zéro, si je m'en souviens bien). Cela m'intéresserait bien que connaître ses spécificités. :)
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profondeur et décadence de la philosophie musulmane

Message non lude abdelbouddha » 04 Juil 2010, 23:33

Salem aliad

La philosophie musulmane est essentiellement Chiite, les sunites à la suite de al Al Ghazelli Tahafut al-Falasifa (L'incohérence des philosophes) assimilent philosophie et incroyance.
(Si vous habitez dans le Maghreb il suffit de poser la question autour de vous, les gens vous diront qu'un philosophe est un athée)
Pour les sunites, les philosophes n'aboutissent qu'à des thèses contraires aux révélations, donc à des erreurs condamnables. L'absence de toute antithèse a rapidement eu un effet dirimant sur les production littéraires du monde sunite, dont la pauvreté intellectuelle contraste avec la richesse exceptionnelle de la pensée iranienne, qui constitue la seule philosophie islamique digne de ce nom. (D'où l'empressement des sunites à qualifier le chiisme de secte, nous en avons un exemple emblématique sur ce forum)
Cette philosophie est fort intéressante, elle tente de faire la synthèse entre l'existence d'un monde céleste (équivalent au monde des idées de Platon éternel, incréé, parfait) , l'emboîtement des sphères dans le monde physique (cosmogonie aristotélicienne), la notion de mektoub (reprise du destin stoïcien) ainsi que des éléments de la physique d'Empédocle(théorie des quatre éléments), d'Anaxagore (le "Nous", repris par Avicenne sous le concept d'intelligence agente), et d'autres encore...
Je m'appuierai aujourd'hui sur le Livre de la délivrance. Kitâb al-Najat, ed. PUF, 2002. de Ibn Sînâ (Avicenne), qui avec Sohrarvradî, constituera le fond de la philosophie islamique.

Au début était Dieu, acte pur (Aristote) en ce sens que touts les puissances sont actualisées en lui, seul, immobile parfait, éternel, incréé, concept repris de l'Etre parménidien rebaptisé Allah.
Puis, par émanation de sa propre pensée, dans ce que les néoplatoniciens nommaient une causalité immatérielle, apparaît la première intelligence, sorte de cogito divin (excusez l'anachronisme) de Dieu qui se pense lui même.
Cette première intelligence, se contemplant à son tour elle même, crée la matière de la sphère des sphères, lui imprime un mouvement éternel, puis, se pensant à nouveau elle même, crée la seconde intelligence, lieu des étoiles, correspondant à la sphère des fixes de la cosmologie aristotélicienne.
De progression en progression on compte dix intelligences (sphère des sphères, sphère des fixes, sept sphères planétaires, sphère sublunaire du mode terrestre), chacune de ces sphères, moins parfaite que la sphère supérieure, est animée d'un désir de s'en rapprocher qui produit le mouvement et l'harmonie des sphères.
La dixième intelligence, ou intelligence agente, est à l'origine de l'apparition des âmes humaines: trop éloignée de la perfection originelle, de sa propre contemplation ne naît pas une autre intelligence céleste mais nos âmes humaines, fragments de pensées divines, à l'image de ces âmes dans le Phèdre de Platon qui, ne pouvant suivre les âmes divines dans leur révolution au bord du monde céleste, se froissent les ailes et chutent sur terre dans un corps. Au sens strict si nous sommes là, dans ce corps, pour Platon c'est déjà que nous sommes déchus, nous avons chuté dans un corps, idée reprise par l'islam mais aussi avant lui par le christianisme au travers du thème de la "chute" d'Adam et Eve

Notre but sur terre doit donc être de retrouver en nous l'émanation de l'intelligence supérieure, qui correspond dans l'islam aux anges, je rappelle que la croyance aux anges est un dogme fondamental de l'islam. Lorsque nous pensons la vérité, nous sommes DANS la vérité, nous nous joignons en ce qui pense en nous, et , de sphère en sphère, chaque âme, chaque intelligence dans son aspiration tente de se rapprocher du divin. les prophètes et les imams sont bien sûr ceux qui y parviennent le mieux. L'iman est même supérieur au prophète (d'où la rage des sunites devant une telle hérésie!!!) en ce que si le premier donne le sens exotérique du coran, le second le prolonge, le complète en en donnant le sens ésotérique, caché, à tel point que les chiites attendent la venue du dernier iman, l'imam caché, qui viendra sauver le monde par la révélation finale. On voit en cette croyance une nette reprise de la figure du christ.
je suis obligé de faire vite, je passe sur la différence entre anges et archanges, sur l'opposition acte puissance pour en venir à un point particulèrement intéressant: pour qui comprend bien les plus grands penseurs musulmans, l'immortalité de l'âme n'est pas acquise!
en effet, l'âme humaine ne devient immortelle QUE SI elle parvient à se joindre à l'intelligence agente, sinon, elle meurt avec le corps et disparait!!!!!!
C'est en approfondissant encore cette idée que le plus grand philosophe musulman, Ibn Rushd, affirmera que l'enfer et le paradis ne sont que des fables pour les enfants, mais que l'immense majorité des croyants étant incapable de comprendre les concepts en jeux, il faut le lui cacher!!! Essayez donc d'expliquer l'opposition acte puissance ou l'idée de création continuée à une populace ignare pour la mettre sur le chemin du bien, bon courage! Non, mieux vaut leur raconter un truc débile mais qui fait bien peur du genre "Dieu écorchera les fornicateurs et leur peau repoussera tous les jours pour un suplice éternel" ça, ils comprennent, au besoin une petite main coupée dans ce bas monde et l'ordre règne.
C'est extraordinaire, il n'y a pas d'enfer, pas de paradis avec des rivières de vin et 70 vierges qui nous attendent, non, il y a soit disparition dans le néant de notre âme, soit disparition toujours mais par fusion dans le divin.

Je peux vous dire que moins d'un musulman sur un million connaît cela! on comprend que les philosophes, à commencer par Averroès aient été persécutés, de ce petit livre plat et creux à la fois qu'est le coran, il a réussi à tirer un système brillant, qui, s'il navait pas été étouffé aurait relégué les sourates de mahomet au même niveau que les mythes grecs, mais en moins rigolo...
bon, je m'arrête là ma brève analyse, sinon ça va faire trop long, je suis à votre disposition pour tout éclaicissement.
je conclu en précisant tout même que si cette philosophie est profonde, elle est la seule, toute la diversité de la philosophie grecque a été malgré tout laminée, plus de stoïciens, plus de cyniques, plus de sophistes, une seule voie est estrée permise, et encore, en parlant à mots couverts.
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Re: philosophie musulmane

Message non lude abdelbouddha » 14 Aoû 2010, 04:39

coucou jacques

pour agumenter il y a aussi celui là
Platon, Averroès, Aristote, Sohrarvardî, ça fait une bonne base pour raisonner, non?
tu ne vas pas nous sortir toi aussi que tu t'intéresses pas à la philosophie, sinon faut plus nous parler d'argumenter...
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Re: philosophie musulmane

Message non lude abdelbouddha » 15 Aoû 2010, 02:30

comment jacques peut -il nous donner des leçons sur le sens du coran alors qu'il s'avoue lui même totalement allergique à la philosophie et donc ignorant des oeuvres des plus grands philosphes musulmans qui ont écrit sur ce sujet?
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Re: philosophie musulmane

Message non lude abdelbouddha » 15 Aoû 2010, 02:57

il semble que, incabable de répondre, il s'en aille...

pourtant Henry Corbin c'est passionnant
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Re: philosophie musulmane

Message non lude abdelbouddha » 15 Aoû 2010, 05:43

quelqu'un d'autre?
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Re: philosophie musulmane

Message non lude chayR » 21 Juin 2011, 09:14

as Salam 'alaykoum

Philosophie musulmane ?
Définition ethymologique :
Philo-sophia = discours sur la sagesse.
Définition académique moderne :
étude des textes philosophiques depuis les grecs anciens.

Le Coran est-il un texte philosophique ? Non, car :
Le Qour'an n'est-il pas un texte qui aurait été révélé par le Dieu aux humains ?
alors que : la philosophie n'est qu'un discours d'humains qui aspirent à la Vérité.

mu-SuLMane = adjectif qualifiant : celui(ou celle) qui recherche la perfection.
Définition du mot selon la seule occurence coranique (sourate al bakarat).

Il n'y a donc pas de philosophie hors des textes issus de la philosophie grecque.
Et le mu-SuLMan authentique est celui qui accepte la révélation du discours coranique.

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