mehdi_t a écrit:Le conflit israélo-palestinien existe bien avant la naissance des régimes arabes. Il est déjà programmé lors du congrès de Bales où le sionisme est né. Si c'était facile, tous les conflits dans le monde seraient déjà résolus depuis longtemps. Si on appliquais la démocratie, on aurait déjà organisé un référendum depuis longtemps, et il n'y aurait pas eu l'état sioniste. Car dans le passé les juifs étaient très minoritaires.
A supposer que le conflit existât avant la naissance des régimes arabes – il faudrait le démontrer, chronologiquement parlant – cela ôte-t-il quelque chose au fait qu’il soit instrumentalisé par ces régimes arabes pour opprimer leur peuple et détourner son attention des problèmes cruciaux qui les assiègent directement ?
Je ne comprends pas ce que peut signifier une phrase comme : "si on appliquait la démocratie."
La démocratie n’a rien de magique et ce n’est pas un remède dont on use comme d'un médicament, c'est-à-dire de manière ponctuelle, lorsqu'on ne peut pas faire autrement. Si l’une ou l’autre des parties impliquées n’y souscrit pas et n’en joue pas le jeu, comment pourrait-elle être "appliquée" ?
J’ajouterai que le partage des territoires de 1948, objet de droit international (lequel prime sur le droit local ou national), fut refusé par les Etats arabes et les représentants des Palestiniens.
Bien des penseurs et des politiques palestiniens le regrettent aujourd’hui. Et ils n’accusent pas qu’à mots couverts leurs dirigeants d’alors ainsi que les régimes arabes de s’être servi du conflit, voire de le faire durer, parce que cela sert leurs intérêts.
Je pense que ce sont eux qu’il faut écouter et non les crétins irresponsables de l’arrière, bien à l’abri et loin du malheur, quelque part dans les pays arabes ou en Europe, qui croient se racheter de la sorte une bonne conscience à si bon compte.
Je sais enfin qu’il est difficile aux Arabes de comprendre ce qu’est un rapport de force. Le truc de la pomme de Newton, ce n’est pourtant pas difficile à intégrer. Je salue ici la mémoire de Bourguiba, qui fut visionnaire et qui manqua se faire assassiner parce qu'il avait publiquement tenu des propos lucides.
Balzac92