Le christianisme en matiere de sanglantes tueries n' a rien a envié à l' islam.
Comprends pas pourquoi des Algeriens se convertissent à la religion de Busch.
Des chrétiens me demandent pourquoi j'attaque leur idéologie, des non-chrétiens me demandent pourquoi investir du temps à attaquer une idéologie mourrante comme le christianisme, une idéologie que l'histoire a déjà condamnée. Je voudrais répondre, à ceux qui demandent une explication par un bref historique de la Page Noire et une explication rationelle de son existence. Enoutre, je voudrais expliciter en quelques mots les objectifs de la Page Noire.
Histoire de la Page Noire
L'origine remonte à 1997. Un débat faisait rage sur certains groupe USENET sur les sectes. On y parlait d'initative des églises suisses contre les sectes. La chose me fit bondir, car je pensais (et je pense toujours) que les églises sont des grandes sectes, et leur acharnement contre les sectes plus petites est explicable par un désir de se protéger de la concurrence. J'affirmais donc dans un message que l'église catholique a été, et est, "100 fois pire" que les sectes qu'elle dénonce. Face à l'avalanche d'accusations que je reçut en réponse (on m'accusa même d'être un membre d'une secte ! ), je me dis qu'il fallait justifier mon propos, en commençant une liste des crimes chrétiens. Je commençais par fixer une définition du crime chrétien:
Est réputé crime chrétien tout crime commis par des chrétiens, au nom de l'idéologie chrétienne, avec le soutient d'une grande église chrétienne
Pour prendre un exemple: l'extermination des juifs voulue par le catholique Hitler n'est pas un crime chrétien, car, bien que initié par un chrétien (Hitler, catholique), qui le justifiait par sa foi catholique (voir Mein Kampf, petit livre où Hitler explique qu'il est catho et que cela explique son antisémitisme), il n'était pas, à l'époque, officiellement soutenu par une église chrétienne. Par contre, l'église catholique aida Hitler à arriver au pouvoir, et refusa de dénoncer ses crimes. On ne peut donc considérer comme crime chrétien la Shoa, mais la complicité à l'arrivée au pouvoir du dictateur est bien un crime chrétien selon cette définition, tout comme son silence coupable alors que les SS raflaient les juifs sous les fenètres du Pape (termes employés par l'envoyé spécial du Reich au Vatican en 1944, le secrétaire d'état von Weitzäcker). On le voit, il s'agit donc d'une définition assez restrictive. Malgré cela, il est assez facile de compiler une liste de crimes chrétiens assez fournie, en se basant uniquement sur de la littérature publiée et accessible à tout un chacun.
Je compilais la première version de la Page Noire de mémoire, en citant les crimes chrétiens que je connaissais et dont je me souvenais assez bien pour les dater et les décrire de mémoire. Je donnais le titre La Page Noire du Christianisme en hommage au Livre Noir du Communisme, que je venais de lire et m'avait fortement impressionné.
Les réactions que je reçut après avoir annoncé la page m'impressionèrent fortement: menaces de mort, d'autres me dirent "Je prierais pour que Dieu te punisse pour tes péchés", certains ajoutaient "Tu as péché contre l'Esprit et la seule punition est la mort" (ou la "damnation éternelle" m'ont dit d'autres. Certains amis (chrétiens) ont cessé de m'adresser la parole. La parti politique auquel j'adhérais (Parti Libéral Suisse) m'intimait par lettre du président de la section de mon village d'enlever la Page Noire de mon site. J'en conclus que j'avais touché un nerf: cette modeste page, quelques Kbits perdus dans les immensités du cyberespace étaient perçus par certains comme une menace sérieuse à l'idéologie chrétienne. Ce fut bien sûr un immense encouragement, et cela me poussa à compléter peu à peu la page, à écrire les pages complémentaires sur l'idéologie chrétienne, la bibliographie, etc.
Depuis, chaque fois que j'apprend, au cours de mes lectures, quelque chose sur un crime chrétien, je l'ajoute, après vérifications et approfondissements, sur la Page Noire. Cessera-t-elle un jours de croître ? On peut craindre que non, d'autant plus que l'église catholique continue: des autodafés de préservatifs en Afrique aux actions de lobbying contre les homosexuels dans les parlements d'Europe en passant par les actions contre l'aide aux femmes violées dans des guerres civiles, l'église catholique continue sur sa lancée passée: criminaliser et frapper ceux qui n'acceptent pas des dogmes chrétiens et sa conception perverse de la "morale", tout en s'en prenant plus violemment aux personnes en position de faiblesse (minorités, personnes en détresse comme les victimes de viols, etc).
Une explication
Pour revenir à la question initiale: est-il rationnel e dénoncer aujourd'hui le christianisme, alors qu'il s'agit d'une idéologie qui semble en perte de vitesse ? Je répond oui il faut continuer à dénoncer le christianisme pour plusieurs raisons:
Devoir du souvenir: on continue à dénoncer le nazisme et le communisme, idéologies encore plus minoritaires que le christiansime aujourd'hui. Pourquoi ? Parce que il ne faut pas oublier leurs abominations. Pour que les dizaines de millions de morts des camps d'extermination nazis, des purges staliniennes, du génocide des Koulaks, de la Révolution Culturelle ne soient pas mort en vain. Pour que jamais cela ne se répète. Il faut condamner le national-socialisme et ses crimes, les dénoncer, tout comme ceux du communisme, et il en va de même pour ceux du christianisme. Ne pas le faire, c'est s'exposer, ou exposer nos enfants, leurs enfants, leurs petits-enfants, à un risque du retour au pouvoir de ces idéologies criminelles.
Danger présent: lorsqu'on voit le vieux Pape à la télévision, se traînant appuyé sur son bâton, cela pourrait rappeler le sarcasme de Staline: "Le Pape, combien de divisions?". Mais lorsqu'on regarde les ruines et les charniers de l'Ex-Yugoslavie, dernière victime en date d'une guerre de religion, les Autodafés de préservatifs organisés par des évèques africains alors que ce continent est si durement touché par le Sida, le Congrès US, législatif du gendarme du monde, votant pour afficher dans les écoles du pays les 10 Commandements (dont "Tu n'auras pas d'autres dieu que moi" ) et les massacres interreligieux dans le Pacifique Sud, on comprend que, bien qu'âgé de 2'000 ans et dirigé par un vieillard impotent, le christianisme tue encore - et pourrait tuer bien plus. Il faut donc le combattre. Comment ? Le Livre noir du communisme a montré, à, mon sens, que la manière la plus efficace de dénoncer une idéologie criminelle est de faire une compilation systématique de ses crimes: difficile d'être communiste après avoir lu le Livre noir. Un jours, je l'espère, l'on pourra dire aussi "difficile d'être chrétien après avoir lu la Page Noire". L'ignorance est et reste aujourd'hui la meillieure alliée du christianisme.
Pour ceux qui seraient tentés de nier la réalité du risque que le christianisme fait courir au monde moderne, je voudrais préciser deux points: premier point: que le christianisme, en tant qu'idéologie et mouvement, écrase sous des croyances irrationelles une civilisation avancée, cela est déjà arrivé. Deuxième point: ce n'est pas le christianisme lui même et seul qui constitue une menace, mais aussi les croyances en général. Et les croyances irrationnelles - de l'homéopathie à l'astrologie - fleurissent en ce moment en Occident, sur le terreau fertile qu'est la crédulité enseignée par les églises chrétiennes aux occidentaux depuis des siècles.
La destruction d'une civilisation par le christianisme est un événement historique connu: le monde hellénistique ancien, et en particuliers l'Egypte ptolémaïque, avait un niveau scientifique et technique comparable à celui de l'Europe à la veille de la révolution industrielle. Or, non seulement cette révolution industrielle avant l'heure n'a pas eu lieu, mais le bassin méditerranéen sombra dès le 5è siècle dans l'obscurantisme chrétien. L'on passa d'une civilisation qui connaissait les bases de l'électrochimie, la machine à vapeur et qui maîtrisait la force hydraulique, au moyen-âge chrétien. Et cela grâce à la destruction des bibliothèques et l'expulsion de la communauté scientifique d'Alexandrie, relatés dans la Page Noire.
Aujourd'hui, la situation présente des similitudes inquiétantes. alors que nous sommes, grâces aux progrès de l'informatique et de la génétique, à la veille du prochain grand bond en avant de l'histoire humaine, bond qui, par la maîtrise du génome humain nous fera passer, je pense, de l'état de Homo Sapiens Sapiens à celui de Homo Technologicus, une espèce à la longue vie, où les maladies génétiques auront pratiquement disparu, ainsi que bien des souffrances comme l'enfantement dans la douleur si cher aux chrétiens, les forces obscurantistes se mobilisent: nous avons eu en Suisse, ces dernières années, deux votations significatives: dans 2 votations distinctes, 1 Suisse sur 3 s'est prononcé contre le génie génétique et pour l'interdiction totale de la Fécondation In Vitro. Les motivations, lues dans la presse et entendue, de ces individus étaient essentiellement de type religieux, même si pas forcément chrétien: l'idée de ces gens est qu'il serait "juste" ou "éthique" d'accepter p.ex. que des couples stériles restent sans enfants, ou de ne pas développer des pommes de terres résistantes aux parasites car cela serait contraire au dessein de la nature- nature que l'on élève ainsi au rang de déesse dont la mystérieuse volonté serait à respecter - ou de Dieu. Ces forces obscurantistes regroupent aujourd'hui sectes chrétiennes, sectes diverses, un ensemble d'individus crédules (comme ceux qui croient à l'acuponcture ou à l'homéopathie) et ceux des écologistes qui déifient la nature. Ces forces ont, en Suisse, convaincu plus du tiers de la population à agir activement, dans l'urne, contre le progrès de l'Homo Sapiens Sapiens vers l'Homo Technologicus. Comme tous les croyants, ils sont prêts à tout sacrifier pour leurs dieux, et l'on peut donc craindre le pire, dont une récession du niveau technico-scientifique de notre société et des actions terroristes
contre les scientifiques, actions par ailleurs déjà fréquentes dans le domaine de la recherche génétique