maya a écrit:je me souviens d'avoir vu sa tête sur les affiches
j'ai une question , ou ils ne connaissent pas l'islam, le vrai, ou qu'est ce qui se passe?
j'ai changé de point de vue mnt, avant je pensais que les belges étaient vraiment tolérants, gentils, compréhensif , comme le bourgmestre de molenbeek (en mm temps il sait qui se mettre dans la poche pour se faire réélire), mnt je me dis, ils sont aveugles ou quoi?? ou ignorants??
Le Père Samuel
en correctionnelle
Début 2002, quelques mois après les terribles attentats du 11 septembre commis aux États-Unis par des terroristes islamistes, le Père Samuel, prêtre catholique belge d’origine araméenne, déclarait dans la presse belge que « chaque enfant musulman né en Europe et bien islamisé est une bombe à retardement contre les enfants européens dans le futur » et qu’« une mosquée construite en Occident est plus dangereuse qu’une centrale nucléaire ».
C’est alors que le Centre pour l’égalité des chances, agissant en véritable police de la pensée, a déposé plainte contre lui pour « incitation à la haine raciale » en faisant passer ses propos pour « une attaque en règle » contre les Arabes ! L’islam n’étant ni une race, ni une ethnie mais une religion voire une idéologie, le Centre devait, pour arriver à ses fins, affubler les paroles du prêtre d’une coloration ethnique qu’elles n’ont jamais eue.
Fin 2006, après quatre années d’acharnement, le Centre a finalement obtenu le renvoi du prêtre catholique oriental devant le tribunal correctionnel de Charleroi pour ses propos tenus dans la presse en 2002 et… pour certains passages de son livre Les Versets angéliques écrit en 1996 !, un livre – aujourd’hui épuisé – qui, sous forme de dictionnaire, analyse sans ambages et de façon très documentée, les textes fondateurs de l’islam que sont le Coran (livre sacré des musulmans) et la Sunna (enseignement de Mahomet, le beau modèle des musulmans).
Après trois premières audiences en 2007, lors desquelles la juge Michelle Lecomte a rejeté la demande d’audition d’experts formulée par les avocats du prêtre, la partie essentielle du procès a commencé, le vendredi 16 mai dernier, avec l’audience d’instruction au cours de laquelle la juge a interrogé le Père Samuel pendant une heure et quart.
Après avoir rappelé la situation difficile des minorités non musulmanes en pays d’islam, une situation qu’il a lui-même vécue au Proche-Orient, le Père Samuel a expliqué que, s’il vient régulièrement en aide à toute personne dans le besoin, y compris des musulmans, il se fait néanmoins un devoir de dire combien la violence et la haine contenues dans les versets du Coran (ex. : « Tuez les incroyants partout où vous les atteindrez », sourate 9, v.5 traduit par J. Grosjean) et les paroles de Mahomet (ex. : « Tout juif qui vous tombe sous la main tuez-le », dans Ibn Hichâm, La Biographie du prophète Mahomet, Fayard, 2004, p.232) imprègnent aujourd’hui encore les mentalités des peuples musulmans et constituent un véritable danger pour toute personne non musulmane. Et de conclure : « Ce que le Centre doit faire interdire, ce ne sont pas mes paroles mais bien le Coran et les paroles de Mahomet ».
Au cours de l’audience suivante, vendredi 30 mai, la parole a d’abord été donnée à l’avocat du Centre pour l’égalité des chances, maître Ureel qui, dans son réquisitoire de plus d’une heure, a comparé les propos du Père Samuel à un discours totalitaire et déclaré le plus naturellement du monde que critiquer les idées revenait à critiquer les individus car, selon le Centre, les idées font partie intégrante de l’identité des personnes. En d’autres termes, le Centre veut faire condamner toute critique de l’islam comme une atteinte à l’honneur et à la personne des musulmans !
Est ensuite brièvement intervenu – 15 minutes – le 1er substitut Simonis qui, tout en reconnaissant que l’islam suscite des inquiétudes et des problèmes pour notre société, a déclaré que la solution se trouvait non pas dans le discours tenu par le Père Samuel, qu’il a qualifié d’outrancier, mais dans le dialogue.
Les 13 et 27 juin, les avocats du prêtre, parmi lesquels maîtres Michel Graindorge et Julien Pierre ont, dans leurs plaidoiries, réfuté un à un les arguments du Parquet et de la partie civile :
• Un dialogue sans réciprocité n’est qu’un jeu de dupes. En effet, le dialogue interreligieux, en cours depuis des décennies, n’a eu pour résultats qu’une islamisation toujours plus grande de l’Occident et une éradication progressive des minorités chrétiennes en Orient.
• Le Père n’incite pas à la haine. Les propos qu’on lui reproche n’ont en effet jamais poussé qui que ce soit à commettre en son nom le moindre crime ou délit, contrairement aux paroles du Coran et de Mahomet qu’il dénonce et qui incitent depuis 14 siècles à la haine meurtrière.
• Le Père, qui est né et a grandi au Proche-Orient et qui a souffert en tant que chrétien en pays musulmans, se fait un devoir de mettre les Européens en garde contre une installation massive de l’islam en Occident.
• Le Père n’est pas du tout raciste : sa générosité profite à toute personne qui le rencontre, sans distinction sociale, raciale ou religieuse. Quand il cite le terme arabo-musulman, c’est pour rappeler l’enracinement arabe de l’islam, fondé en Arabie par un Arabe, Mahomet, au moyen d’un livre, le Coran, écrit en arabe.
• Le Père revendique le droit à la liberté d’expression pour dénoncer les aspects de l’islam contraires aux libertés fondatrices de tout État démocratique.
Dans l’attente du jugement qui devrait être rendu après la rentrée judiciaire de septembre, concluons par cette pensée de Voltaire
dont le Centre pour l’égalité des chances ne s’inspire manifestement pas : « Le droit de dire et d’imprimer ce que nous pensons est le droit de tout homme libre, dont on ne saurait le priver sans exercer la tyrannie la plus odieuse » (dans Dictionnaire de la pensée de Voltaire par lui-même, Éditions complexe, 1994, p.782).