Assalam alaycum wa rahamtullahi wa barakatuh!
juste un rappel car le rappel profite aux croyants.
Le mois de Ramadan est un excellent moyen pour s'attirer La miséricorde, et Le pardon divin car il est dit :
« Celui qui jeûne le mois de Ramadan avec foi en comptant sur la récompense divine, ses péchés lui seront pardonnés » [ Rapporté par Boukhari et Muslim ]
Pour tout acte d'adoration, Allah (subhanahu wa ta'ala) nous a donné une description de la récompense, mais le jeûne nul n'en connaît le salaire, car il est dit :
« Tout ce que fait le fils d’Adam est pour lui-même sauf le jeûne, il est pour Moi et c’est Moi qui en donne la récompense… » [ Hadith unanimement reconnu authentique ]
Parmi les indénombrables vertus du jeûne, ce dernier est aussi une protection infaillible, car le Prophète (alayhi salat wa salam) a dit :
« Le jeûne préserve de l'enfer tel un bouclier au combat » [ Rapporté par Ahmed ]
On peut encore se faire une idée du mérite du jeûne en soulignant qu'au Jour du jugement dernier, Allah (subhanahu wa ta'ala) invitera les jeûneurs à entrer par la porte de "Rayane", la porte des "rafraîchissements", qui ne sera franchie que par eux. On retiendra donc que Ramadan est un mois béni, un mois qui a des avantages ici-bas, et dans l'au-delà !
Ce que le musulman doit retenir, c'est que le jeûne ne consiste pas uniquement à se priver de nourriture, boissons, relations intimes …
Mais cela doit être un jeûne complet et sincère qui nous fera profiter pleinement de La récompense divine.À cet effet, nous allons énumérer quelques points importants :
Pratiquer le jeûne de la langue [en contrôlant sa langue]
La langue est à l'origine de beaucoup de maux et de problèmes, elle peut blesser plus profondément qu'une arme, et est capable de semer la discorde et de briser des ménages... Tout musulman doit tenir sa langue, ne pas prononcer des mots grossiers, il ne doit pas non plus dire des paroles vaines, ni calomnier, ni médire, ni mentir…
Le Prophète (alayhi salat wa salam) a dit :
« Quand l’un de vous jeûne, qu’il s’abstienne de dire des choses obscènes et d’élever la voix. Si quelqu’un l’insulte ou le provoque au combat, qu’il se contente de dire : “ Je suis en état de jeûne ”… » [ Hadith unanimement reconnu authentique ]
Pratiquer le jeûne des yeux [en maîtrisant son regard]
Allah (subhanahu wa ta'ala) a dit :
{ Prescris aux croyants de tenir leurs yeux baissés et de dominer leurs sens. Cela les rendra plus purs. Allah sait tout ce qu’ils font. } [ Sourate 24 - Verset 30 ]
Comme on le sait, le regard en islam est autorisé, mais uniquement dans le licite, car il est dit Allah (subhanahu wa ta'ala)) nous a donné deux yeux, mais avec cela, Il nous a donné deux "couvercles" pour les préserver des choses qu'Allah n'aime pas et ces couvercles sont : les paupières.
La vue est l'une des portes qui mène au coeur, et pour preuve, lorsque l'on regarde une mauvaise image, elle nous reste en tête des jours voir des années, et par conséquent elle tache notre coeur, qui devient plus lourd a l'adoration d'Allah (subhanahu wa ta'ala).
Pratiquer le jeûne de l'ouïe [en se préservant les oreilles]
Allah (subhanahu wa ta'ala) nous dit :
{ Et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance ! L'ouie, la vue et le cœur ; sur tout cela, en vérité, on sera interrogé } [ Sourate 17 - Verset 36 ]
Le musulman doit se préserver des mauvaises paroles, même s’il ne les dit pas. Il doit aussi veiller à ne pas les entendre. Il veille aussi à ne pas détourner son cœur de l'adoration d'Allah (subhanahu wa ta'ala), en évitant ce qui rend son cœur faible, tel écouter de la musique, prêter l'oreille à la médisance, le colportage, les mots grossiers, les paroles vaines…
Pratiquer le jeûne du corps en général [en se préservant les membres]
Le "nafs" ou ego : En le soumettant à l'adoration. Comme on le sait, notre nafs n'aime que se reposer, ne pas se fatiguer... et pour y remédier, nous l’éduquons par le biais du jeûne, en ne lui donnant pas satisfaction et en le soumettant aux actes d'adorations.
Le coeur : En le nettoyant des choses de ce bas monde auquel il est souvent rattaché, et en le faisant "jeûner" en le privant des choses qu'il aime, et entre autres en donnant les biens auxquels il est trop lié, car un attachement excessif aux biens nous rend difficile l'attachement à notre Créateur.
Les mains : En ne prenant que les choses qui plaisent à Allah (subhanahu wa ta'ala), [en s'interdisant les gestes grossiers, persécuteurs, ou injustes...]
Les pieds : En ne se rendant que vers les endroits qui plaisent à Allah (subhanahu wa ta'ala)…
Le Jeûne est donc avant tout une cure pour tout le corps
Si nous lisons la Parole d’Allah: « Ô vous les croyants ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, pour que vous atteigniez la piété » (Al-Baqarah : 123) nous voyons quelle est la sagesse dans l’obligation du jeûne, et c’est d’atteindre la piété (taqwâ) et d’adorer Allah.
At-Taqwâ consiste à délaisser ce qui est interdit, et plus généralement elle englobe le fait d’accomplir ce qui est ordonné et de laisser ce qui est interdit.
Le Prophète a dit : « Celui qui ne laisse pas le mensonge, sa mise en pratique et l’ignorance, Allah n’a pas besoin qu’il laisse sa nourriture et sa boisson. » (Al-Bukhârî).
Cela confirme l’ordre pour le jeûneur d’accomplir les obligations et de s’éloigner des choses interdites, paroles et d’actes. Il ne doit pas calomnier les gens, mentir, chercher à causer des différents entre eux, réaliser de ventes illicites, et s’éloigner de tous les interdits. S’il fait cela durant tout le mois, son âme se rectifiera pour le restant de l’année. Mais il est regrettable de voir que la plupart des jeûneurs ne font pas la différence entre leurs jours de jeûne et leurs jours de rupture. Ils restent sur leurs habitudes de délaissement des obligations, d’accomplissement des interdits. On ne voit même pas qu’ils jeûnent, et bien que ces choses n’annulent pas le jeûne, elles en diminuent la récompense, et il se peut même (que leur poids) dépasse celui de la récompense du jeûne, et ainsi ils en perdront la récompense.
Shaykh Al-‘Uthaymîn
le ramadhan est le mois de la recitation du coran egalement:
Les prédécesseurs de cet Umma récitaient constamment le Qur'an pendant Ramadan. Et quand ils jeûnaient, ils s’asseyaient dans les masajid et disaient : « Nous préserverons notre jeûne et ne médiront personne. »
Ils récitaient le Qur'an dans leur prière et en dehors. 'Uthman (radiallahu ‘anhu) achevait la récitation du Qur'an une fois par jour. Et certains Salaf l'achevaient pendant leur qiyam de Ramadan en trois nuits. Certains d'entre eux le faisaient en sept jours et d’autres en dix jours.
As-Shafi'i achèverait le Qur'an soixante fois pendant Ramadan, en le récitant en dehors de la prière.
Al-Aswad récitait tout le Qur'an en deux nuits de Ramadan.
Qatada complétait toujours le Qur'an en sept jours.
Il le faisait en trois jours pendant Ramadan et pendant les dix derniers jours, il le faisait chaque nuit. Leurs narrations concernant cela sont célèbres.
Al-Hafidh Ibn Rajab (rahimahullaah) a dit :
« L’interdiction de réciter le Qur'an en moins de trois jours (comme exposé dans un hadith) a seulement été mentionnée en ce qui concerne ce qui doit être fait sur une base normale. Quant aux temps spécifiques qui sont vertueux, comme le mois de Ramadan et particulièrement les nuits dans lesquelles la nuit d'Al-Qadr est cherchée. Ou des lieux vertueux, comme Makkah pour celui qui y vient sans y résider, alors il est recommandé de beaucoup réciter le Qur'an en ces temps et lieux, en cherchant leurs mérites. Ceci est l'avis d'Ahmad, Abu Ishaq et d'autres savants. Et les actions d'autres indiquent ce qui a été exposé précédemment. »
Nawas Ibn Sam'an (radiallahu ‘anhu) a rapporté:
« J'ai entendu le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) dire : « Le Qur'an sera amené le Jour du Jugement comme les gens qui le mettaient en application. Sourate Al-Baqara et Al-'Imran s'approcheront alors d'eux. » Le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) les a assimilées à trois exemples, que je n'ai pas oublié ensuite. Il (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Comme s'ils étaient deux nuages ou deux voiles noirs sombres avec de la lumière entre eux deux ou comme deux masses d'oiseaux tendant leurs ailes en l’air, invoquant pour celui qui les a récitées.










