de Yacoub » 15 Nov 2008, 20:50
Jihad fi sabilillah 1939
JIHAD FI SABILILLAH est la traduction en français par Oum Assya de la traduction anglaise d’un discours en Urdu fait en 1939 par Sayyid Abul A’la Mawdoudi.
Mawlana Sayyid Abul A’LA MAWDOUDI – (1903-1979), un des architectes et des chefs principaux de la résurgence islamique contemporaine. Un des plus éminents penseurs et écrivains islamiques de notre temps. Il a dévoué sa vie entière à expliquer la signification du message de l’Islam, à inviter les individus à renouveler leur engagement envers leur Créateur et à organiser le mouvement pour établir pleinement l’Islam. Dans ce combat, il est passé par toutes sortes de souffrances : entre 1948 et 1967 il a été emprisonné quatre fois, passant au total cinq années dans différentes prisons pakistanaises ; en 1953 il a aussi été condamné à mort par une court martiale pour avoir écrit un pamphlet ‘séditieux’, cette sentence a été plus tard commuée en emprisonnement à vie. En 1941, il a fondé Jama’at Islami dont il est resté l’Emir (le chef) jusqu’en 1972 et qui est un des plus importants mouvements islamiques de notre époque. Il est l’auteur de plus d’une centaine d’ouvrages académiques et populaires sur l’Islam et ses écrits ont été traduits en 40 langues.
Table des matières
-Introduction
-La signification du Jihad
-Le fondement révolutionnaire de l’Islam
-Une révolution mondiale
-Le statut des Dhimmis (non croyants) sous la protection d’un gouvernement islamique.
-L’impérialisme contre l’Islam
Introduction
« Jihad » est un de ces mots qui, comme « Fatwa », ont été adopté et déformés par les médias au point de ne plus pouvoir les reconnaître. En fait, de nombreux musulmans ne sont pas conscients de la profondeur de la signification du Jihad et parfois il semblerait que nous préférions continuer de fermer les yeux sur cet enseignement fondamental de l’Islam.
Dans ce petit livre, Mawlana Mawdoudi nous l’explique, haut et clair. Le discours sur lequel ce livre est basé eu lieu en 1939, à la veille de la seconde guerre mondiale, mais en aucun cas il ne peut être considéré comme une relique historique. Bien que la phraséologie soit celle de l’époque où le communisme était encore sur sa voie ascendante, les points que Mawdoudi souligne sont aussi pertinents et importants qu’ils l’étaient il y a cent ans.
Quiconque souhaite savoir la signification islamique du Jihad (et non pas la version médiatique) en trouvera une introduction fiable dans ce livre (et pour plus de renseignements sur ce sujet nous recommandons fortement la lecture de « Al-Jihad fil Islam », un livre sur le Jihad de Sayyid Mawdoudi qui fait autorité.
(Huda Khattab, janvier 1995)
Huda Khattab est née à Lancashire –Angleterre) et a été élevée en protestante. Bien qu’elle fut une adolescente pieuse qui fréquentait régulièrement l’église, elle se rendit compte que de nombreuses questions ne trouvaient pas leurs réponses dans le christianisme. Après avoir étudié le christianisme et d’autres religions, elle embrassa l’islam en 1986, alors qu’elle était encore à l’université. Elle reçut son BA d’Arabe à l’école des études orientales et africaines (université de Londres) en 1986. Elle a traduit plusieurs livres de l’arabe en anglais et elle est l’auteur de « Histoires du monde musulman » (Macdonald 1987) et de « Le manuel de la femme musulmane » (Ta-Ha 1993).
CHAPITRE 1
La signification du jihad
Le mot ‘Jihad’ est habituellement traduit en anglais et en français par ‘guerre sainte’ et pendant longtemps la connotation en était ‘folie religieuse morbide’. Le mot ‘Jihad’ évoque des images de fanatiques religieux au regard fou brandissant des épées, attaquant les ‘infidèles’ partout où ils les rencontrent, les forçant, pratiquement arme au poing, à dire la Kalimah (déclaration de foi musulmane). C’est comme si les artistes avaient tracé l’image avec des coups de maîtres et qu’ils avaient inscrit en dessous la légende : « L’Histoire de cette nation est un conte sanguinaire ».
L’ironie c’est que les peintres de cette toile ne sont rien d’autre que nos soi-disant ‘bienfaiteurs’ qui se sont eux-mêmes engagés pendant des siècles dans une guerre extrême qui n’était pas sainte du tout. Ils se sont présentés à nous sous l’image de voleurs qui, armés jusqu’aux dents et de toutes sortes d’armes meurtrières, se sont répandus dans le monde le pillant de ses matières premières, y trouvant de nouveaux débouchés pour leurs commerces, des nouvelles terres à conquérir et à coloniser et fournissant tout le carburant nécessaire à leur feu d’avidité toujours brûlant. Ils ne combattent pas au nom d’Allah et de leur religion, mais pour satisfaire leur désir et leur appétit. Pour eux, le fait qu’un pays contienne des mines ou qu’il puisse être exploité comme marché pour leurs biens manufacturés ou comme lieu d’installation pour leur surplus de population, tout cela sont des excuses suffisantes pour l’envahir.
En l’absence de tout autre excuse, ils considèreraient comme un crime de la part d’un pays de se trouver sur la route d’un pays qu’ils voulaient ou qu’ils avaient déjà conquis. De nos jours, c’est plus subtil : ‘la démocratie’ doit être maintenue par une intervention directe si nécessaire – excepté bien sûr quand un peuple opte démocratiquement pour un gouvernement islamique… !
L’Asie, l’Afrique, l’Australie, l’Europe, les Amériques… Quelle partie du monde a-t-elle été épargné par le bain de sang résultant de cette guerre non sainte? Nous sommes encore témoins de leurs sombres méfaits et de leurs conséquences terrifiantes à une échelle globale.
Mais ils sont largement compétents – accordons-leurs ce qui leurs est dû ! Ils sont parvenus à peindre une image si sombre et terrifiante que leurs propres vraies couleurs ont été assombries et obscurcies. Cependant nous devrions être abasourdis par notre propre simplicité et notre crédulité. Quand nous avons vu cette image de nous-mêmes dépeintes par les étrangers, nous avons été si accablés que nous n’avons même jamais essayé de voir au-delà l’image, le peintre. Au contraire, nous avons assumé le rôle des apologistes, plaidant que nous n’y connaissions rien à la guerre mais que nous étions comme des mendiants et des mystiques clémendant. Nous avons déclaré que notre seule préoccupation était le débat religieux et le gain des gens à notre foi. Nous avions admis que dans le passé, il se peut que nous ayons combattu dans le cadre de l’autodéfense mais nous avions dorénavant renoncé à tout cela. Nous avons déclaré que le Jihad ne concernait que les mots, nous avons fait la guerre avec nos langues et nos crayons ; le bruit des sabres et des armes à feu étaient le privilège des autres.
Les causes du malentendu à propos du Jihad
Mais si nous mettons de coté de telles considérations politiques et que nous regardons le sujet d’un point de vue purement académique, nous trouverons deux malentendus fondamentaux majeurs qui ont conduit les non-musulmans tout comme les musulmans à échouer dans la compréhension de la vraie nature du Jihad Fi Sabilillah (« La guerre sainte pour la cause d’Allah »). Le premier malentendu est qu’ils présument que l’islam est une ‘Religion’ au sens occidental accepté ; le second est qu’ils ont considéré les musulmans comme une ‘nation’ au sens technique du terme. Ces deux malentendus ont non seulement embrouillé le concept de Jihad, mais ont aussi déformé l’image de l’Islam dans sa totalité, et complètement dénaturé la position du peuple musulman.
Dans le discours ordinaire (occidental), le mot ‘religion’ ne signifie rien d’autre qu’un fatras de croyances, de prières et de rituels. Si c’est ce que la ‘religion’ signifie, elle doit être en effet une affaire privée. Vous devez être libre d’entretenir toute croyance et d‘adorer toute déité que votre conscience accepte. Si vous êtes un dévot particulièrement ardent de cette sorte de ‘religion’, alors allez la prêcher au monde entier et engagez-vous dans des débats avec les protagonistes des autres religions. Il n’y a aucune raison pour vous de prendre les armes – voulez-vous convertir lez gens à votre foi en les tuant ? ! Nous devons admettre que si vous regardez l’Islam comme une ‘religion’ dans ce sens là du terme, si l’islam est en fait une ‘religion’ conventionnelle alors la nécessité du ‘Jihad’ n’est pas justifiée.
De même le terme ‘nation’ ne fait référence à rien de plus qu’un groupe homogène qui s’est regroupé en une entité distincte sur la base de certains traits de caractère fondamentaux et partagés. Un groupe de gens qui ont atteint la nationalité selon cette définition peut prendre les armes dans deux cas : soit quand un autre groupe les attaque avec l’intention de les priver de certains de leurs droits légitimes ou quand eux-mêmes lancent une attaque cherchant à usurper à un autre groupe ses droits. Il y a une justification morale irréfutable à prendre les armes dans le premier cas (bien que quelques saintes personnes ont déclaré l’autodéfense comme étant un pêché). Mais lancer une attaque armée afin de s’emparer des droits légitimes d’un peuple ne peut être justifié par personne excepté les pires dictateurs. Même les hommes d’état des vastes empires (Mawdoudi s’exprimait en 1939) comme la Grande-Bretagne et la France ne justifient pas ouvertement ce genre d’action.
Que signifie réellement Jihad ?
Si l’Islam est une ‘religion’ et si les musulmans sont une ‘nation’ d’après les sens communément acceptés de ces termes, alors le Jihad - en dépit du fait qu’il ai été honoré par le titre de « meilleure des prières » en Islam – devient un terme sans signification ni utilité. Mais l’Islam n’est pas le nom d’une simple ‘religion’, et musulman n’est pas le titre d’une simple ‘nation’. La vérité c’est que l’Islam est une idéologie révolutionnaire qui cherche à modifier l’ordre social du monde entier et à le reconstruire conformément à ses propres principes et idéaux. ‘Musulman’ est le titre de ce « parti révolutionnaire international » organisé par l’Islam pour exécuter son programme révolutionnaire. ‘Jihad’ fait référence à ce combat révolutionnaire et à cet effort suprême que ce parti/nation islamique met en jeu afin d’achever son objectif. Comme toutes les idéologies révolutionnaires, l’Islam s’abstient d’utiliser le vocabulaire courant et adopte sa propre terminologie afin que ces propres idéaux soient clairement distincts des idéaux communs. Le mot ‘Jihad’ de ce vocabulaire est unique à l’Islam. Les mots arabes pour ‘guerre’ comme ‘Harb’ furent rejetés en faveur du mot Jihad, qui signifie à la base ‘combat’, bien qu’il ait une connotation plus large et plus forte que le mot français. La signification correcte la plus proche de ‘Jihad’ serait en Français: « Faire ses plus grands efforts pour promouvoir une cause. »
La question qui se pose est : Pourquoi ce nouveau terme a-t-il été préféré et utilisé à l’exclusion des autres mots ? La réponse à cette question est simplement que le mot ‘guerre’ était - et est encore - utilisé pour faire référence aux combats qui ont lieu entre deux nations ou états, aux guerres qui sont déclarées pour achever les intérêts individuels et nationaux. Les motifs derrière ces conflits sont dénués de principes et ne cherchent qu’à servir certains buts individuels et collectifs.
Puisque le combat islamique n’appartient pas à cette catégorie, l’Islam s’abstient d’utiliser le mot ‘guerre’. L’Islam n’a aucun intérêt à promouvoir la cause d’une nation ou d’une autre ; les lois de cet état ou d’un autre sur le monde est hors de propos. Le seul intérêt de l’Islam est le bien-être de l’humanité. L’Islam a son propre point de vue idéologique et son propre programme pratique pour exécuter ses réformes pour le bénéfice de l’humanité. L’Islam souhaite s’écarter de tous les états et gouvernements qui s’opposent à l’idéologie et au programme islamique. Le but de l’Islam est d’installer un état sur la base de cette idéologie et de ce programme, quelle que soit la nation qui porte le statut de porteur des standards de l’Islam, et quelle que soit la nation dont les lois seront sapées dans le processus d’établissement de l’idéologique l’état islamique. L’Islam nécessite la terre – pas juste un morceau mais la planète entière – non pas parce la souveraineté sur la terre doit être arrachée à une nation ou un groupe de nations et portée par une nation ou un groupe de nations particulier, mais parce que l’humanité entière doit bénéficier de l’Islam et de son programme idéologique de bien être.
C’est pour servir cette fin que l’Islam cherche à mettre en service toutes les forces qui peuvent apporter une telle révolution. Le terme qui représente l’utilisation de toutes ces forces est ‘Jihad’. Pour déformer les perspectives des gens et pour réveiller la révolution mentale et intellectuelle par le moyen du discours (Mawdoudi faisait ce discours en 1939. De nos jours, il faut noter que les médias – les bandes audio et vidéo, la radio, la télévision, le courrier électronique, les affiches, etc. – sont des armes plus puissantes à employer pour le Jihad. L’éditeur) et les mots écrits sont une forme de Jihad. Changer le vieux système tyrannique et établir un nouvel ordre juste par le pouvoir de l’épée c’est aussi le Jihad, comme le fait de dépenser ses biens et de faire des efforts physiques pour cette cause.
« Pour la cause d’Allah » - La condition essentielle
Mais le ‘Jihad’ de l’Islam n’est pas qu’un simple ‘combat’ – c’est un ‘combat pour la cause d’Allah’ ceci est la condition essentielle du ‘Jihad’ en Islam. Cette expression, Jihad fi Sabilillah, est une partie de terminologie spécifique islamique dont on a parlé plus haut. La traduction littérale de cette phrase est ‘combat dans la voie d’Allah’. Cette traduction littérale égare les gens d’intelligence limitée (y compris les prétendus experts !) et les mène à penser que le ‘Jihad dans la voie d’Allah’ entraîne la conversion forcée des autres peuples à la foi islamique.
Mais dans la terminologie de l’Islam, la phrase Jihad fi Sabilillah a un sens plus large : Toute action ou fait entrepris, en vue du bien-être collectif de l’humanité, par une personne qui n’a pas d’intérêt en ce monde (Dounya), mais qui ne cherche qu’à gagner la satisfaction et les faveurs d’Allah, est considéré en Islam comme une action accomplie ‘dans la voie d’Allah’. Par exemple, si vous donnez quelque chose par charité, espérant recevoir une récompense morale ou matérielle dans ce monde, comme de l’argent, des biens ou une bonne réputation, votre action ne sera pas considérée comme accomplie ‘dans la voie d’Allah’. Mais si votre désir et votre intention sont de plaire à Allah en aidant un pauvre, alors vous avez réellement agi ‘dans la voie d’Allah’. Donc le terme ‘dans la voie d’Allah est réservé aux actions entreprises en toute sincérité, sans penser qu’elles seront un moyen de gagner quoi que ce soit de personnel, actions accomplies sur la base que bénéficier à d’autres être humains est un moyen de gagner la satisfaction d’Allah, et que le seul but de la vie humaine est de plaire au Créateur de l’Univers.
Cette condition, d’être ‘dans la voie d’Allah’ est attachée au Jihad pour la même raison. Cela implique clairement que quand une personne ou un groupe émerge pour apporter une révolution et établir un nouvel ordre en conformité avec l’idéologie de l’Islam, il ne doit y avoir aucune motivation égoïste derrière aucun acte ou sacrifice accompli pour la Cause. Le but ne doit pas être d’expulser un dirigeant pour occuper le trône devenu vacant, de remplacer César par César. L’objectif du combat doit être exempt de motivation égoïste et d’ambition matérielle, de célébrité ou de gloire. Tous les efforts et les sacrifices doivent être dirigés vers l’achèvement du but unique qui est l’établissement parmi les êtres humains d’un ordre social juste et équitable, et la seule récompense en vue doit être de gagner les faveurs d’Allah.
« Les croyants combattent dans le sentier d’Allah, et ceux qui ne croient pas combattent dans le sentier du Taghout… » Qur’an Sourate 4, verset 76
Le mot ‘Taghout’ est dérivé de Toughyan (déluge, inondation) ce qui veut dire ‘dépasser les limites’. Quand une rivière ‘dépasse les limites’ en sortant de ses rives, il y a une inondation. De même, quand un homme ‘dépasse les limites’ en transgressant les frontières du licite et qu’il essaye de dominer les autres ou de prendre plus que ce qui lui est du, ceci est décrit comme ‘combattre dans la voie du Taghout ‘. Au contraire, ‘combattre dans la voie d’Allah’ fait référence au combat pour établir dans le monde l’ordre juste d’Allah. Le combattant dans la voie d’Allah a pour but d’obéir lui-même à la loi d’Allah et de l’instaurer parmi les autres êtres humains. En rapport avec ceci le Qur’an dit :
« Cette demeure dernière, Nous la réservons à ceux qui ne cherchent ni à s’élever sur la terre, ni à y semer la corruption. Cependant, l’heureuse fin appartient aux pieux. » Qur’an sourate 28, verset 83
On rapporte dans un Hadith qu’un homme a demandé au Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) :
« Que signifie ‘la guerre pour la cause d’Allah’ ? Un homme peut combattre pour les gains matériels ; un autre peut combattre pour avoir la réputation d’être brave et un troisième par vengeance ou pour l’honneur national. Lequel de ces hommes est un combattant dans ‘la voie d’Allah’ ? » Le Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) répondit : « Aucun. Seul combat dans la voie d’Allah celui qui n’a d’autre but que la glorification d’Allah. »
Dans un autre Hadith, le Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) a dit :
« Si un homme engagé dans la bataille a dans son cœur le désir de gagner ne serait-ce qu’une corde pour attacher son chameau, alors sa récompense (pour avoir combattu) sera perdue. »
Allah n’accepte que les actions qui sont accomplies dans la recherche de sa satisfaction, à l’exclusion de tout objectif personnel ou collectif. Donc, d’après l’Islam, la condition ‘pour la cause d’Allah’ est de la plus haute importance concernant le Jihad. Toute créature vivante s’efforce et combat - parfois pour des buts personnels mais souvent simplement pour survivre. Mais le plus important - et le plus fondamental - idéal de la doctrine révolutionnaire de ce ‘parti révolutionnaire’ connu sous le nom de musulmans est de développer toutes les puissances du corps et de l’âme, de la vie et des biens, dans le combat contre les forces du mal dans le monde ; non pas afin qu’une fois que nous les aurons annihilés nous marchions dans leurs pas mais afin que le mal et l’insoumission soient éradiqués et que la loi d’Allah soit appliquée sur la terre. Ceci est la signification du Jihad fi Sabilillah, le Jihad pour la cause d’Allah.
CHAPITRE 2
La foi révolutionnaire de l'islam
Afin de mieux comprendre pourquoi le Jihad est nécessaire et quels sont ses objectifs, nous devons brièvement explorer la foi révolutionnaire qu’enseigne l’Islam. Cette foi en résumé est :
« O homes adorez votre Seigneur, Qui vous a créé vous et ceux qui vous ont précédés… » Qur’an sourate 2, verset 21
L’appel de l’islam ne s’adresse pas seulement aux travailleurs, aux propriétaires terriens, aux paysans ou aux industriels ; il s’adresse à la race humaine tout entière. L’Islam s’adresse à tous les être humains de façon égale : nul ne peut se considérer ou être considéré comme un ‘demi-dieu’, demander à ses congénères de l’adorer ou de se soumette à lui sans condition. Toute l’humanité doit être dévouée à l’adoration de Dieu, et est donc sur un pied d’égalité.
« …Venez à une parole commune entre nous et vous ; que nous n’adorions qu’Allah, sans rien lui associer, et que nous ne nous prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d’Allah ». Puis, s’ils tournent le dos, dites : « Soyez témoins que nous, nous sommes soumis… » Qur’an sourate 3, verset 64
Ceci était l’appel à la révolution universelle totale. Il proclame haut et fort : « La souveraineté n’appartient à nul autre qu’Allah ». Personne n’a le droit de se déclarer souverain des hommes, de promulguer des ordres et des interdictions de sa propre autorité. Reconnaître l’autorité personnelle d’un être humain comme source d’ordres et d’interdictions c’est comme l’admettre comme partenaire à la puissance et à l’autorité d’Allah (Shirk - polythéisme). C’est la racine de tous les maux de l’univers. Allah a instillé en l’homme l’esprit correct et lui a montré la bonne façon de vivre.
La raison pour laquelle les êtres humains dévient du droit chemin c’est qu’ils oublient Allah et donc ils oublient leur propre vraie valeur. Cet état de fait encourage inévitablement certaines personnes, classes ou dynasties à revendiquer les droits divins pour eux-mêmes et, tirant avantage de leur puissance, ils réduisent la plus grande partie du peuple au statut de créatures inférieures. D’autres personnes, oubliant Allah et s’oubliant eux-mêmes, acceptent comme « divinités » ceux qui sont supposés avoir la puissance et le pouvoir sur terre. Ils acceptent le droit de l’homme puissant à donner des ordres en toute dévotion servile. Ceci est la cause-racine de la tyrannie, des conflits et de l’exploitation illicite du monde, et ceci est la première cible vers laquelle l’Islam dirige son assaut. L’Islam appelle :
« N’obéissez pas à l’ordre des outranciers qui sèment le désordre sur la terre et n’améliorent rien. » Qur’an Sourate 26, verset 151 et 152
« …Et n’obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif à Notre rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier. » Qur’an sourate 18, verset 28
« …Que la malédiction frappe les injustes qui obstruent le sentier d’Allah et cherchent à le rendre tortueux… » Qur’an sourate 11, verset 18 et 19
L’Islam pose la question :
« Qui est le meilleur : des seigneurs éparpillés ou Allah, l’Unique, le Dominateur suprême ? » Qur’an sourate 12, verset 39
Si vous ne vous dévouez pas au Dieu Unique, Allah, vous ne serez jamais libéré de la servitude de ces petits faux ‘dieux’ ; d’une façon ou d’une autre ils prendront pouvoir sur vous et créeront d’inévitables conflits :
« …Quand les rois entrent dans une cité ils la corrompent et font de ses honorables citoyens des humiliés ! … » Qur’an Sourate 27, verset 34
« Dès qu’il tourne le dos, il parcourt la terre pour y semer le désordre et saccager culture et bétail. Et Allah n’aime pas le désordre. » Qur’an sourate 2, verset 205
Il n’y a pas la place dans ce petit livre pour s’embarquer dans une discussion complète de toutes les implications de ces Ayat. Ce qui est important de noter ici c’est que l’appel de l’Islam à croire en un Dieu Unique et à se dévouer à Lui seul n’était pas une invitation à suivre une croyance religieuse au même sens conventionnel que l’appel des autres croyances. En fait, c’était un appel à rejoindre un mouvement de révolution sociale. Son principal impact se fit sentir chez les classes qui avaient réduit l’humanité à l’esclavage, c’est à dire la hiérarchie religieuse des prêtres et du clergé, la hiérarchie politique des rois, des nobles et des classes dirigeantes, et la hiérarchie économique des usuriers, des propriétaires terriens et des monopolistes. En certaines circonstances, ces puissances dirigeantes s’étaient ouvertement déclarées comme seigneurs aux cotés d’Allah. Ils demandaient l’obéissance et la dévotion du peuple comme leur droit héréditaire ou privilèges du à leur classe. Ce sont les gens, tel que Pharaon, qui ont audacieusement déclaré :
« …Je ne connais pas de divinité pour vous autre que moi… » Qur’an sourate 28, verset 38
« C’est moi votre seigneur le très haut… » Qur’an sourate 79, verset 24
« Je donne la vie et la mort… » Qur’an sourate 2, verset 258
« Qui est plus fort que moi ? » Qur’an sourate 41, verset 15
Ailleurs, ces puissances ont créé des faux dieux sous la forme d’idoles, souvent abritées dans des temples, afin d’exploiter l’ignorance des gens du commun. En contrôlant ces idoles et ces temples, ils ont trompé les gens pour qu’ils se soumettent à leurs revendications de droits divins.
Donc l’appel de l’Islam – à se détourner de l’hérésie, du polythéisme et de l’idolâtrie et à n’offrir son adoration et sa dévotion qu’à un Seul Dieu – entra en conflit direct avec les intérêts du gouvernement terrestre et les classes qui soit supportent son autorité ou en tirent des bénéfices. C’est à cause de cela qu’à chaque fois qu’un prophète (paix sur eux tous) à déclaré :
« O mon peuple adorez Allah, vous n’avez point de divinité en dehors de lui… » Qur’an sourate 11, verset 87
Le gouvernement en place s’est hâté de lui barrer le passage avec tout ce qu’il pouvait et les classe exploitantes dirigeantes se sont férocement opposées à lui. L’appel des prophètes n’a jamais été qu’un simple appel métaphysique et spirituel ; c’était, et c’est, un engagement à la révolution. Donc les classes dirigeantes ont aussi senti la menace de l’agitation politique dès les premiers mots d’un prophète.
Les caractéristiques de la foi révolutionnaire de l’Islam.
Il n’y a aucun doute que tous les prophètes d’Allah, sans exception, étaient des chefs révolutionnaires, et l’illustre Prophète Mouhammad (Saut et bénédictions d’Allah sur lui) était le chef le plus révolutionnaire d’entre eux. Mais il y a quelque chose qui distingue ces chefs révolutionnaires, qui adoraient Allah Seul, des révolutionnaires matérialistes en général : ces révolutionnaires matérialistes, aussi sincères et honnêtes que puissent êtres leurs intentions, ne peuvent pas atteindre la perfection au niveau de la justice et de la modération.
Les révolutionnaires du monde se sont soient élevés des classes opprimées elles-mêmes, ou se sont levés pour défendre les droits des opprimés. Donc ils ne peuvent considérer les choses que du point de vue de ces classes particulières. Il en résulte que leur perspective ne peut pas être impartiale et entièrement humaine. Au contraire, ils seront énormément partiaux en faveur d’une des classes, et plein de haine et de ressentiment envers l’autre. Le remède qu’ils prescrivent à la tyrannie est aussi tyrannique et vindicatif. Ils sont incapables de se débarrasser de leurs sentiments de jalousie et de vengeance et ils ne peuvent donc pas planifier un ordre social équitable et équilibré qui assurera le bien-être de tous les membres de la société.
En contraste frappant avec ceci, quelle que soit la sévérité de la répression à laquelle furent soumis les prophètes (paix sur eux), quelle que soit l’agonie qu’ils, et leurs compagnons, ont subie aux mains de leurs oppresseurs, les prophètes n’ont jamais laissé leurs sentiments personnels influencer le cours de leur mouvement révolutionnaire. Ils agissaient sous la guidance direct de leur Seigneur. Puisque Allah est au-dessus de toutes les passions humaines, et n’a aucune connexion particulière avec aucun groupe ou classe de la société humaine, et porte aucune animosité envers aucun groupe ou classe, alors sous Sa guidance directe, les prophètes (Paix sur eux) considéraient tous les sujets avec une justice impartiale, pour trouver des façons d’assurer le bien-être de tous. Ils se sont efforcés d’imaginer un système dans lequel chacun peut jouir de ces droits légitimes, et dans lequel un équilibre parfait est trouvé dans la relation entre les hommes, et entre l’homme et la société.
Pour cette raison, Le mouvement révolutionnaire lancé par les prophètes (Paix sur eux) n’a jamais ressemblé à une guerre de classe. Ils n’ont pas apporté une reconstruction sociale pour assurer la dominance d’une classe sur une autre, mais pour établir une société juste qui offrira des opportunités égales à tous les êtres humains afin qu’ils s’améliorent et qu’ils atteignent l’excellence spirituelle et matérielle.
Le besoin et les objectifs du Jihad
Nous ne pouvons pas, dans ce bref essai, couvrir les détails de l’ordre social envisagé par l’Islam. Cela attendra une autre occasion, Insha Allah. Ici je ne traiterai que des points suivants : l’Islam n’est pas une simple foi religieuse ou un nom pour quelques actes d’adoration. C’est un système complet qui cherche à annihiler tous les systèmes mauvais et tyranniques du monde, et à imposer son propre programme de réforme, qu’il considère meilleur pour le bien-être de l’humanité.
L’Islam adresse son appel à réaliser son programme de révolution, de reconstruction et de réforme pas seulement à une nation ou à un groupe de personnes, mais à l’humanité entière. L’Islam lui-même appelle les classes qui oppressent et exploitent illégitimement le peuple : son appel s’adresse même aux rois et aux nobles pour qu’ils affirment leur foi en l’Islam et pour qu’ils restent dans les limites légales descendues pour eux par leur Seigneur. L’Islam leur dit que s’ils acceptent ce système juste et droit, ils atteindront la paix et le salut. Ce système ne renferme aucune animosité envers aucune être humain. Notre animosité n’est dirigée que vers la tyrannie, le désordre et l’immoralité, contre les tentatives de l’individu pour transgresser les limites naturelles et saisir pour lui-même ce qu’Allah ne lui a pas attribué.
Ceux qui affirment leur foi en cette idéologie deviennent des membres du parti de l’Islam et jouissent d’un statut égal et de droits égaux, sans distinction de classe, de race, d’ethnie ou de nationalité. De cette manière, un parti révolutionnaire international est né, au quel le Qur’an donne le nom de Hizb-Allah (littéralement : le parti d’Allah), autrement connu sous le nom de Ummah (nation) de l’Islam. Aussitôt que ce parti est formé, il lance le combat pour atteindre les buts pour lesquels il existe. La raison de son existence est qu’il doit s’efforcer de détruire l’hégémonie du système non-islamique, et établir à sa place la loi de l’ordre social et culturel qui régule la vie avec des lois humaines et équilibrées, faisant référence au Qur’an par le terme global « le verbe d’Allah ». Si ce parti échoue à s’efforcer de changer le gouvernement et établir le système de gouvernement islamique, alors il perd sa raison d’être car ce parti n’existe pour aucun autre but. Il n’y a pas d’autre but pour ce parti que de faire des efforts pour la cause d’Allah. Le Saint Qur’an déclare qu’il n’y un seul but pour l’existence de cette Ummah :
« Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez en Allah… » Qur’an sourate 3, verset 110.
Ceux qui propagent la religion ne sont pas de simples prêcheurs ou ‘missionnaires’ ; ils sont les fonctionnaires d’Allah afin qu’ils soient témoins pour les gens, et il est de leur devoir d’effacer l’oppression, le mal, la dispute, l’immoralité, l’arrogance et l’exploitation illicite du monde par les forces du mal. Leur objectif est de briser le mythe des faux ‘demi-dieux’ et des fausses déités et de réinstaller le bien à la place du mal.
« Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association, et que la religion soit entièrement à Allah seul… » Qur’an sourate 2, verset 193
« …Si vous n’agissez pas ainsi, il y aura discorde sur terre et grand désordre… » Qur’an sourate 8, verset 73
«C’est Lui qui a envoyé son messager avec la bonne direction et la religion de la vérité, afin qu’elle triomphe sur toute autre religion, quelle que répulsion qu’en aient les associateurs. » Qur’an sourate 9, verset 33.
Donc ce parti n’a pas d’autre choix que de se saisir de l‘autorité de l’état, car un système du mal a ses racines et fleurit sous le patronage d’un gouvernement du mal, et un ordre culturel pieux ne peut pas être établi à moins que l’autorité du gouvernement soit arrachée aux pervers et transférée aux mains des réformateurs. A part réformer le monde, il est impossible pour le parti lui-même d’agir selon ses propres idéaux sous un système étranger. Aucun parti qui croit dans la validité de sa propre idéologie ne peut vivre selon ses préceptes sous les lois d’un système différent du sien. Un homme croyant dans le communisme ne peut pas mener sa vie selon les principes du communisme tout en vivant en Grande Bretagne ou en Amérique car le système d’état capitaliste s’abattrait sur lui et il lui serait impossible d’échapper au pouvoir de l’autorité dirigeante. De même, il est impossible à un musulman de réussir dans son but qui est d’observer le style de vie islamique sous l’autorité d’un système gouvernemental non-islamique. Toutes les lois qu’ils considèrent comme fausses, toutes les taxes qu’il juge illégales, tout ce qu’il croit être mauvais, la civilisation et le style de vie qu’il considère comme mauvais, le système éducatif qu’il voit comme fatal… tout ceci lui sera implacablement imposé, ainsi qu’à sa maison et à sa famille et il lui sera impossible de les éviter.
Donc une personne ou un groupe de personnes sont contraintes par les demandes innées de leur foi de combattre pour l’élimination des lois d’une idéologie opposée, et pour l’installation d’un gouvernement qui suit le programme et les politiques de sa propre foi – car sous l’autorité d’un gouvernement qui professe des doctrines qui hostiles, cette personne ou ce groupe de personnes ne peuvent agir pleinement en fonction de leurs propres convictions. Si ces personnes évitent leur devoir de combattre activement dans ce but, l’implication claire est qu’ils sont des hypocrites, et qu’ils ne sont pas sincères dans leur foi.
« Qu’Allah te pardonne ! Pourquoi leur as-tu donné permission avant que tu ne puisses distinguer ceux qui disaient vrai et reconnaître les menteurs ? Ceux qui croient en Allah et au Jour Dernier ne te demandent pas permission quand il s’agit de mener combat avec leurs biens et leur personne. Et Allah connaît bien les pieux. Ne te demandent permission que ceux qui ne croient pas en Allah et au Jour Dernier, et dont les cœurs sont emplis de doutes ; ils ne font qu’hésiter dans leur incertitude. » Qur’an sourate 9, verset 43 à 45
Dans ces mots, le Qur’an a donné un décret clair et défini que le teste de la vraie dévotion d’un parti à ses convictions est qu’il ne dépense pas toutes ses ressources, ces biens et sa vie, dans le combat pour installer sa foi comme puissance dirigeante de l’état. Si vous coopérez avec l’autorité d’une doctrine hostile d’un état c’est une preuve positive que votre foi est faible et fausse. Le résultat naturel (et le seul possible) de ceci est que votre dévotion insignifiante à la foi de l’Islam disparaîtra aussi finalement. Pour commencer, vous supporterez avec dédain les lois d’un système hostile, mais progressivement vous apprendrez à vivre avec, jusqu’à ce que votre mépris se transforme en penchant pour cette loi corrompue. Finalement vous deviendrez un pilier du soutien de l’établissement et de la maintenance d’un état dirigé par l’idéologie opposée. Vous passerez alors votre vie à l’installation et au soutien de doctrines non-islamiques au lieu de l’islam. Vos propres ressources seront utilisées pour résister à l’établissement de l’idéologie islamique comme puissance dirigeante de l’état. A ce stade, il n’y aura rien qui vous distinguera d’un kuffar excepté votre profession de foi hypocrite à l’Islam et le titre trompeur (de ‘musulman’). Le Saint Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) a clairement déclaré dans un hadith :
« Je jure par Allah qui a pouvoir sur ma vie, vous devrez faire respecter le bien et réprimer le mal, et arrêter la main du malfaisant et le forcer à faire le bien, autrement des conséquences inévitables des lois naturelles d’Allah se manifesteront d’une façon telle que l’inclinaison des cœurs des pêcheurs influencera votre cœur, et comme eux vous serez aussi condamnés (damnés). »
CHAPITRE 3
Une révolution mondiale
Il doit être dorénavant évident que l’objectif du Jihad islamique est d’éliminer le gouvernement d’un système non islamique, et d’établir à sa place un système d’état islamique. L’Islam n’essaye pas de confiner cette loi à un seul état ou une poignée de pays. Le but de l’Islam est de faire une révolution universelle. Bien que dans ces étapes initiales, il incombe aux membres du parti de l’Islam de faire une révolution dans le système du pays auquel ils appartiennent, leur objectif ultime n’est autre que la révolution mondiale. Aucune idéologie révolutionnaire qui prône les principes du bien-être de l’humanité dans sa totalité - à l’opposé de soutenir des intérêts nationaux - ne peut restreindre ses objectifs aux limites d’un pays ou d’une nation en particulier. Le but d’une telle doctrine aussi complète est naturellement de s’engager dans une révolution mondiale. La vérité ne peut pas être contenue à l’intérieur de frontières géographiques. La vérité demande que ce qui est droit d’un coté de la montagne ou de la rivière soit aussi droit de l’autre. Aucune partie de l’humanité ne doit être privée de la vérité. Partout où l’humanité est sujette à la répression, à la discrimination et à l’exploitation, c’est le devoir des pieux d’aller l’aider. Le même concept a été énoncé dans le Saint Qur’an :
« Et qu’avez-vous à ne pas combattre dans le sentier d’Allah, et pour la cause des faibles : Hommes, femmes et enfants qui disent : Seigneur ! Fais-nous sortir de cette citée dont tous les gens sont injustes… » Qur’an sourate 4, verset 75
De plus – sans tenir compte des divisions ethniques et nationales de l’humanité – les relations humaines et les connexions ont une signification universelle, et aucun état ne peut pleinement appliquer son idéologie à moins que la même idéologie n’arrive en force dans les états voisins. Donc il est impératif, pour les raisons du bien être de l’humanité et pour sa propre défense, que le parti musulman ne se contente pas d’établir le gouvernement de système islamique que sur son territoire mais qu’il s’étende aux alentours autant que possible.
Le parti musulman étendra inévitablement aux citoyens d’autres pays l’invitation à embrasser la foi qui brandit la promesse du vrai salut et du véritable bienfait. En même temps, si le parti musulman commande suffisamment de ressources, il éliminera les gouvernements anti-islamiques et établira à leur place la puissance du gouvernement islamique.
C’est la même politique que celle qui a été appliquée par le Saint Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) et par les Khalifah bien guidés (qu’Allah soit satisfait d’eux) qui lui ont succédés. L’Arabie, où le parti musulman a été fondé, a été le premier pays à être subjugué et porté sous la loi de l’Islam. Plus tard, le Saint Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) envoya des messages aux chefs des états alentours, les invitant à accepter la foi et l’idéologie de l’Islam. Quand les classes dirigeantes de ces états ont décliné l’invitation à adopter la vraie foi, le Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) se résolvait à entreprendre contre eux des actions militaires. La bataille de Tabouk était la première d’une série de ces actions militaires.
Quand Abou Bakr (Qu’Allah soit satisfait de lui) a assumé la responsabilité de la direction du parti musulman, après la mort du Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) il a lancé l’invasion de Byzance et de la Perse qui étaient sous la domination de gouvernements non-musulmans. Plus tard, Omar (Qu’Allah soit satisfait de lui) mena cette guerre à la victoire. Les citoyens de l’Egypte de la Syrie, de Byzance et de la Perse commencèrent par voir cette invasion comme une preuve de la politique impérialiste de la nation arabe. Ils croyaient que comme les autres nations, les Arabes s’étaient mis en route pour rendre esclaves d’autres nations sous le joug de l’impérialisme. C’est sur cette mésentente qu’ils se sont élancés sous les bannières de César et de Crosoès pour combattre les musulmans. Mais quand ils ont découvert l’idéologie révolutionnaire du parti musulman, il leur est apparu que les armées musulmanes ne prêchaient pas l’agression nationaliste ; loin d’avoir des objectifs nationalistes , ils étaient venus avec le seul but d’établir un système juste. Leur but réel était d’annihiler les classes tyranniques qui revendiquaient des pouvoirs ‘divins’ et qui piétinaient leurs sujets sous le patronage de dirigeants et de rois despotiques. Quand ils ont réalisé tout cela, la sympathie de ces peuples piétinés se tourna vers le parti de l’Islam. Ils commencèrent à renoncer à leur allégeance aux étendards de leurs propres monarques et, quand ils étaient enrôlés de forces et obligés à aller combattre les musulmans, ils n’avaient aucun cœur à la bataille. Ceci a été la cause principale des victoires stupéfiantes remportées par les musulmans dans les premiers temps. Ceci explique aussi pourquoi, après que le gouvernement islamique avait été établi dans leurs pays, et qu’ils avaient vu le système social de l’Islam en action, ils se joignirent d’eux-mêmes à ce parti international et devinrent, en retour, les souteneurs de cette idéologie et ils se mirent en route vers d’autres contrées pour répandre ce message.
Les termes ‘offensif’ et ‘défensif’ sont hors de propos.
Si vous considérez avec soin l’explication donnée ci-dessus, il deviendra clair que les termes ‘offensif’ et ‘défensif’, qui s’appliquent habituellement aux définitions de la guerre, ne sont pas du tout applicables dans le cas du Jihad islamique. Ces termes ne sont applicables que dans le contexte de guerres entre nations ou pays, car techniquement parlant, les termes ‘attaque’ et ‘défense’ ne peuvent être utilisés qu’en référence à un pays ou à une nation.
Quand un parti international émerge avec une foi universelle et admet en son sein des hommes de toutes les nations comme égaux, et ne combat que pour démanteler la loi d’une idéologie opposante et la remplacer par un système de gouvernement basé sur sa propre idéologie – dans ce cas l’utilisation de termes techniques comme ‘offensive’ ou ’défensif‘ n’est pas appropriée. La division du Jihad islamique en ‘offensif’ ou ‘défensif’ n’est pas permise. Le Jihad islamique est à la fois offensif et défensif. Il est offensif parce que le parti musulman attaque la loi d’une idéologie opposée, et il est défensif parce que le parti musulman est contraint de capturer le pouvoir de l’état pour protéger les principes de l’Islam des forces spatio-temporelles. En tant que parti, il n’a pas de terre à défendre : il soutient certains principes qu’il doit protéger. De même, ce parti n’attaque pas le pays du parti opposé, mais lance des assauts contre les principes des opposants. L’objectif de cette attaque n’est pas de contraindre l’opposant à renoncer à ces principes mais d’abolir le gouvernement qui les soutient.
CHAPITRE 4
Le statut des Dhimmis (non-croyants) sous la protection d’un gouvernement islamique.
Cette différenciation entre les principes de l’individu et du gouvernement qui soutient ces principes répond aussi à la question concernant les dévots des autres fois et idéologies au cas où le gouvernement islamique est établi dans leur pays.
Le Jihad Islamique ne cherche pas à interférer avec la foi, l’idéologie, les rituels d’adoration et les coutumes sociales du peuple. Il leur donne une liberté de croyance religieuse totale et leur permet d’agir conformément à leur foi. Cependant, le Jihad islamique ne reconnaît pas leur droit à administrer les affaires de l’état selon un système qui, du point de vue de l’Islam, est mauvais. De plus, le Jihad Islamique leur interdit aussi de continuer de telles pratiques sous un gouvernement islamique si ces pratiques sont nuisibles à l’intérêt public selon l’Islam.
Par exemple, dès que la Ummah de l’Islam prend le pouvoir de l’état, elle déclarera illicite toutes les transactions basées sur l’usure et l’intérêt ; elle ne permettra pas les jeux d’argent, elle interdira toutes sortes de marchés et de transactions financières qui contreviennent à la loi islamique ; elle fermera les maisons closes et les autres lieux de vices ; elle rendra obligatoire pour les femmes non-musulmanes d’observer un minimum des standards de modestie relatifs à la tenue vestimentaire comme le demande la loi musulmane et leur interdira d’afficher leur beauté comme lors du temps de l’ignorance. Elle imposera aussi la censure à l’industrie du film.
Afin d’assurer le bien être général du public et pour des raisons d’autodéfenses, le gouvernement islamique n’autorisera pas les activités culturelles qui sont peut être permises par les systèmes non-islamiques mais qui pour l’Islam sont nuisibles et même fatal à la fibre morale.
Si quelqu’un se sent enclin, en entendant cela, à élever des accusations d’intolérance à l’encontre de l‘Islam, il doit considérer le fait qu’aucune idéologie au monde n’a fait montre de plus de tolérance aux dévots des autres croyances que l’Islam ne l’a fait. Ailleurs, les adeptes d’autres croyances sont tellement réprimées que, trouvant l’existence insupportable, ils n’ont pas d’autre choix que de partir.
L’Islam cependant fournis des opportunités totales pour la progression des peuples des autres croyances, dans la paix et la tranquillité.
Elle affiche la magnanimité envers eux à un point tel que le monde n’a pas fourni de meilleur exemple de tolérance.
CHAPITRE 5
L'impérialisme contre l'islam
A ce point de l’exposé, je dois réitérer que, selon l’Islam, seule une guerre faite au service d’Allah – une guerre pour accomplir la volonté d’Allah – ne peut être considérée comme Jihad. Quand un gouvernement islamique est établi à la fin d’une telle guerre, il est catégoriquement interdit aux musulmans d’accepter les pouvoirs despotiques que les anciens tyrans avaient imposés au peuple.
Un musulman, en tant que musulman, ne doit pas combattre pour imposer sa loi personnelle ou pour faire du peuple ses esclaves ou pour se construire pour lui-même un paradis terrestre en s’appropriant les biens que les gens ont durement gagnés.
Ceci n’est pas une guerre pour accomplir les volontés d’Allah, mais pour accomplir la volonté de Shaytan ; l’Islam n’a aucune utilité de ce genre de gouvernement.
Le Jihad de l’Islam est un travail très dur ; ce n’est pas quelque chose que l’on fait par plaisir ou pour s’amuser.
Ce n’est rien que le sacrifice de la vie, des biens et des désirs charnels. Quand ce Jihad obtient la victoire et qu’un gouvernement islamique est établi, les responsabilités d’un chef d’état musulman honnête et sincère sont tellement énormes qu’il n’a de repos ni la nuit ni le jour.
Il n’a pas le droit de s’adonner aux plaisirs et aux privilèges qui vont normalement de pair avec l’autorité mondaine et qui sont la raison pour laquelle nombreux sont ceux qui veulent prendre la première place du pouvoir.
Un gouverneur musulman n’est pas un être supérieur, distinct et privilégié des hommes du commun.
Il ne peut pas s’asseoir sur un trône d’altesse ; il ne peut ordonner à personne de se prosterner devant lui ; il ne peut pas faire le moindre mouvement sans la sanction de la loi islamique ; il n’a pas le pouvoir de protéger ses proches ou ses amis ; il est seul devant la plainte de l’homme le plus bas de la communauté ; il ne peut pas prendre ne serait-ce un centimètre carré de terre à qui que ce soit sans justification.
La loi lui interdit de retirer un seul franc du fond public comme salaire plus que ce qui est nécessaire à un musulman moyen pour vivre.
Le chef d’état conscient de Dieu ne peut pas habiter un palais magnifique ou vivre dans les pompes et la gloire, ou acheter des distractions. A tout moment il est conscient de la frayeur qu’un jour il sera sévèrement appeler pour compter chaque action qu’il a commise en ce monde. Si on trouve qu’il a reçu ne serait-ce qu’un franc en gain illicite ou qu’il s’est emparé par la force du plus petit morceau de terre, qu’il a exhibé la moindre allusion de fierté ou d’arrogance, qu’il a tyrannisé ou été injuste un seul instant, qu’il a succombé, même un seul instant, aux plaisirs charnels, il sera condamné à subir les pires tortures.
Le monde ne connaît pas de pire fou que celui qui aime chèrement les gains du monde et qui veut porter le fardeau de la responsabilité de l’état sous la loi islamique.
La simple position en ce monde d’un commerçant est de loin meilleure que celle du dirigeant d’un état islamique. Le petit commerçant gagne beaucoup plus en un jour que le Khalifah, et il dort mieux la nuit. Le Khalifah ne gagne pas tant et il ne peut même pas jouir de la paix la nuit.
C’est la différence fondamentale entre les systèmes gouvernementaux islamiques et non-islamiques. Dans un état non-islamique, les classes dirigeantes s’établissent comme puissances ‘divines’ et exploitent les ressources du pays pour leur gain personnel. Au contraire, les classes gouvernantes d’un état islamique offrent leur service sans penser aux bénéfices personnels, et ne s’assurent pas plus d’avantages que ce qui est disponible pour les hommes en général. Comparez l’échelle des salaires reçus par des fonctionnaires civils d’un gouvernements islamique avec ceux reçus par les fonctionnaires civils des gouvernements impérialistes modernes ou ceux qui étaient historiquement contemporains de l’état islamique et vous verrez qu’il y a une énorme différence , en esprit et en nature, entre les conquêtes de l’Islam et la dominance mondiale de l’impérialisme.
Dans l’état islamique, les gouverneurs de Khurasan, d’Irak, de Syrie et d’Egypte étaient payés moins que le salaire actuel d’un inspecteur du bas de l’échelle. Le premier Khalifah Abu Bakr (Qu’Allah soit satisfait de lui) administrait un vaste empire pour un salaire mensuel de 100 Roupies (35 roupies=1$). Le salaire d’Omar (qu’Allah soit satisfait de lui) n’excédait pas 150 roupies par mois bien que les coffres de l’état étaient, à cette époque, pleins des trésors des deux empires majeurs du monde connu. Il peut apparaître que l’impérialisme et l’Islam conquéraient tous deux des pays, mais la principale différence entre eux est aussi vaste que l’espace entre le ciel et la terre. Comme a dit le poète :
« Les deux volent dans le ciel, mais le monde de l’aigle est bien lointain de celui du corbeau. »
Ceci est la vraie signification du Jihad, un terme dont nous avons beaucoup entendu parler. Si vous devez me demander maintenant : « Où est cet Islam, ce parti islamique, le Jihad et l’idéologie que vous nous avez expliquée ? Pourquoi ne trouvons-nous aucune trace d’eux parmi les musulmans du monde d’aujourd’hui ? » Je vous demanderais de ne pas me poser cette question, mais au lieu de cela de la poser à ceux qui ont égaré les musulmans de leur vraie mission, vers des sujets stupides comme des talismans, des incantations, des rituels superstitieux, des offrandes superflues etc. Demandez à ceux qui ont prescrit des raccourcis au salut et à la réforme qui vous ont dit que nous pouvions atteindre nos objectifs en comptant des chapelets et en priant celui qui dort dans sa tombe. Demandez cela à ceux qui ont caché la doctrine, l’idéologie et les objectifs de l’islam et engagé les esprits des musulmans dans des débats sur des aspects insignifiants de la foi ou sur la visite des tombes ou d’autres sujets mineurs, tout ceci a causé la perte de tout sens de leur vraie identité, du but de leur nation et du vrai caractère de l’Islam.
S’ils échouent à donner une réponse satisfaisante, alors poser cette question aux autorités dirigeantes riches qui professent foi en le Qur’an et le Saint Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) mais croient qu’ils ne doivent pas plus aux injonctions et à la guidance du Qur’an et de la Sunnah qu’à la tenue de rassemblements pour réciter le Qur’an de la première à la dernière ligne ou de célébrer l’anniversaire du Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) ou même parfois juste prier Allah pour la beauté de ses versets. Qu’Allah leur pardonne et nous pardonne !
Mais quand nous en venons à l’application de la loi islamique et à l’introduction pratique des réformes islamiques ces hommes se considèrent comme totalement libres de toute responsabilité. En fait, leurs âmes ne sont pas prêtes à accepter les restrictions et à porter le fardeau du devoir imposé par l’Islam. Ils sont les avocats d’un salut trop facile.
"Les croyants combattent dans le sentier d'Allah, et ceux qui ne croient pas combattent dans le sentier du Taghout. Combattez les alliés du diable, car la ruse du diable est faible." Qur'an 4-76
Sermon délivré par Sayyid Abul A’la Mawdoudi en 1939
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Le Jihad dans le coran et la tradition musulmane
Document geo-islam 2003 le 01/01/2003
En Islam, la guerre fait partie de la religion : des chapitres du Coran (8, 9, 47, 48, etc) traitent de la guerre, du partage du butin (8 et 59). Les récits de la vie du prophète portent le nom significatif de “ maghâzi ”, récits de guerre : Mahomet aurait participé personnellement à au moins 80 combats.
Pour les Musulmans, les conquêtes prodigieuses des VIIe et VIIIe siècles (futûhat) seraient la preuve de la vérité du message coranique.
Le Coran promet le paradis à ceux qui meurent au combat (S. 4, V. 74) : “ Qu’ils combattent donc dans le chemin de Dieu, ceux qui vendent la vie présente contre l’ultime. Et quiconque combat dans le chemin de Dieu, tué ou vainqueur, nous lui donnerons bientôt un énorme salaire ”.
Tout au long de l’histoire, cette affirmation est reprise par les commentateurs musulmans :
Al Bokhari (810-870)
“ Lorsque vous rencontrez l’ennemi, soyez endurants et sachez que le paradis est à l’ombre des sabres ”…
Al Tabarî (838-923)
Cet historien cite la lettre de Khalil ibn al-Walid, envoyée en 633 aux chefs perses, responsables de la surveillance des frontières : “ Devenez musulmans et soyez sauvés. Sinon, acceptez notre protection et payez la Gizya. Sinon, je viendrai contre vous avec des hommes qui aiment la mort autant que vous le vin ”. C’est dans le même état d’esprit que le GIA a envoyé au Président Jacques Chirac, en 1996, une lettre de menace et d’exhortation à la conversion...
Al Muttaki (1477-1567)
“ Le paradis est à l’ombre des épées… Un jour et une nuit de combat à la frontière valent mieux qu’un mois de jeûne et de prière… Les épées sont les clés du paradis… Chasse les juifs et les chrétiens de la péninsule arabique… ”
– Quelques versets appelant les Fidèles au jihad, guerre coraniquement légale contre les “ Mécréants et les Apostats ” :
S. 2, V. 216
Le combat vous est prescrit et cependant vous l’avez en aversion. Peut-être avez-vous de l’aversion pour ce qui est un bien pour vous et de l’attirance pour ce qui est un mal pour vous. Dieu sait et vous ne savez pas.
S. 5, V 33.
Rien d’autre : le paiement de ceux qui font la guerre contre Dieu et son messager et qui s’efforcent au désordre sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou qu’ils soient expulsés de la terre : voilà pour eux l’ignominie ici bas ; et au delà il y a pour eux un énorme châtiment.
S. 8, V. 17
Vous ne les avez pas tués (vos ennemis). C’est Dieu qui les a tués. Lorsque tu portes un coup, ce n’est pas toi qui le portes, mais Dieu qui éprouve ainsi les Croyants par une belle épreuve. Dieu entend et sait tout.
S. 8, V. 39
Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de luttes doctrinales (guerre civile, désordre civil) et qu’il n’y ait pas d’autre religion que celle de Dieu. S’ils cessent Dieu le verra.
S. 9, V. 5
Lorsque les mois sacrés seront expirés, tuez les infidèles partout où vous les trouverez. Faites-les prisonniers ! Assiégez-les ! Placez-leur des embuscades ! S’ils font amende honorable, célèbrent l’office de la prière et payent la dîme, laissez-les poursuivre leur chemin ! Dieu est clément et miséricordieux.
S. 9, V. 29.
Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu, au jour dernier, qui ne considèrent pas comme illicite ce que Dieu et son Prophète ont déclaré illicite, ainsi que ceux qui, parmi les gens des Ecritures, ne pratiquent pas la religion de la vérité, jusqu’à ce qu’ils paient, humiliés, et de leurs propres mains, le tribut.
S. 9, V. 41
Bondissez légers et lourds, et menez le combat avec vos biens et vos personnes, dans le chemin de Dieu. Cela est votre intérêt, si vous le comprenez.
S. 9, V. 111
Dieu a acheté aux Croyants leurs personnes et leurs biens contre le Paradis qui leur est réservé. Ils combattront au service de Dieu, tueront et seront tués. C’est là une promesse certaine dont Dieu s’est imposé la réalisation dans le Pentateuque, l’Evangile et le Coran. Et qui est plus fidèle dans ses engagements que Dieu !(...)
S. 9, V. 123
O Croyants ! Combattez les infidèles qui sont près de vous. Qu’ils trouvent en vous de la rudesse ! Et sachez que Dieu est avec ceux qui le craignent.
S. 47, V 4
Lors donc que vous rencontrez ceux qui mécroient, alors frappez aux cols. Puis quand vous avez dominé, alors serrez le garrot.
S. 47, V. 35
Ne faiblissez pas et ne demandez pas la paix quand vous êtes les plus forts et que Dieu est avec vous ! Il ne vous privera pas des conséquences de vos oeuvres.
S. 8, V. 67
Aucun Prophète n’a pu faire de prisonniers sans avoir procédé à des massacres sur la terre. Vous recherchez les biens de ce monde alors que Dieu veut vous faire gagner le Paradis. Dieu est puissant et sage.
Le butin prélevé à l’issue du jihad :
S. 8, V. 69
Disposez de ce qui est licite et bon dans le butin que vous avez fait. Craignez Dieu. Dieu est clément et miséricordieux.
S. 8, V. 41
Si vous croyez en Dieu et à ce que Nous avons révélé à Notre Serviteur le jour où a été faite la distinction et où les deux groupes se rencontrèrent, sachez que sur le moindre butin que vous aurez fait, un cinquième revient à Dieu, au Prophète, à ses proches, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs. Dieu est tout-puissant.
“ Plus que les tactiques ou stratégies militaires, conclut le Général J. G. Salvan, c’est la submersion démographique (Coran S 2, V 223) et le conditionnement psychologique des guerriers, assurés du paradis s’ils tombaient au combat contre les Infidèles, qui assurèrent les victoires de l’islam du VIIème au XVIème siècles ”..., L’islam et la guerre, op. cit..
"Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau."
Gérard Zwang