Tous les croyants affirment ou pensent avoir une foi, une croyance religieuse sincère. Qu’en est-il objectivement ?
Comme je l’ai déjà parfois évoqué ici ou en d’autres lieux, la religion est rarement acquise volontairement, elle n’est pas le résultat d’un choix. Dans 99% des cas, la religion est au minimum transmise sinon imposée dès la naissance par la famille, la communauté, la société, voire l’état.
Fondamentalement, aucun être humain n’aime vraiment qu’on lui impose des choses, qu’il s’agisse de choses matérielles ou spirituelles. Les humains aiment naturellement la liberté et la possibilité de faire des choix dans leur vie.
Les dieux et les religions ont été inventés par des humains pour gouverner et contrôler les autres humains. La transmission héréditaire de la religion n’est donc pas un innocent hasard. Elle repose sur le fait que lorsque l’on donne à des enfants qui n’ont pas encore de sens critique une éducation et un enseignement « dit » religieux, ces enfants, avides d’apprendre, sont naturellement enclins à recevoir et à absorber ces enseignements sans réticence et à en faire leur propre culture. Une culture qui les réunit, qui les rassemble, qui les fait s’identifier les uns aux autres comme appartenant à cette même culture et à en rejeter aussi, comme un moyen naturel de défense, les autres cultures.
L’exemple de l’école coranique dans laquelle on fait apprendre par cœur la totalité du Coran à des petits enfants qui ne savent ni lire ni écrire et ne comprennent rien à ce qu’ils apprennent en est un exemple parmi les plus extrêmes. Le bourrage de crâne des petits de cet âge est assimilable à un véritable lavage de cerveau. On remplit leur mémoire comme on gave des oies. On détruit leur intelligence en ne leur donnant plus que le Coran comme seule référence de vie. On anéantit leur capacité à critiquer, à synthétiser ou à comprendre toute chose et toute valeur universelle.
On peut qualifier une telle façon d’induire la fausseté et l’aberration de jugement dans l’esprit d’un petit enfant comme un acte destructeur et criminel. L’enfant est marqué à vie et en profondeur et il lui sera quasiment impossible de se défaire de ce qui lui aura été instillé de force et donc de pouvoir devenir un jour un être libre.
Lorsque l’enseignement religieux de base est terminé, les enfants sont alors grands et il leur est extrêmement difficile de porter un jugement positif sur tout ce qui diffère de l’enseignement et de la culture reçus.
L’influence de famille, de la cohésion de la famille, de l’éducation parentale, de la communauté religieuse étendue, de la société et parfois des lois religieuses de l’état, sont des obstacles très puissants et même rédhibitoires à toute forme de refus, de rejet ou de révolte contre la culture religieuse reçue. L’enfant, l’adolescent, suivi et accueilli de près par les étapes des rites de passage de la communauté religieuse se trouve de plus en plus enfermé dans le dogme et empêché d’exprimer le moindre élan contraire.
Le choix religieux est donc ainsi totalement exclu et illusoire.
La croyance religieuse ainsi exprimée peut-elle être véritablement et profondément sincère ? On peut en douter. Les contraintes sont innombrables, les incitations si pesantes et les possibilités de fuite si risquées, que le déni, l’abandon ou l’apostasie sont quasiment impossibles.
Posez la question, si vous en avez la possibilité, à un apostat juif ou musulman et vous comprendrez toute la souffrance et toute la difficulté liées à ce choix de fuir ce qui est pourtant une véritable aliénation mentale, pour s’en libérer et pour devenir enfin un être libre qui acquiert par cet acte une véritable liberté de pensée et un sens critique.
La religion apporte peut-être une illusion de bonheur et d’espoir, mais lorsque la vie devient trop dure, ce mince vernis se craquelle et la réalité prend le pas sur l’illusion.
L’islam, notamment, est porteur de si nombreux interdits et sanctions allant jusqu’à la peine de mort pour punir des actes pourtant si bénins ailleurs, qu’il est un lourd fardeau et un enfermement psychologique si grave que toutes les frustrations et toutes les déviances peuvent en découler.
Cette religion est un véritable fléau pour l’esprit humain dans ce qu’elle a de plus intolérant et de plus meurtrier pour tenter de contrôler les esprits des « croyants ».
Dans ces conditions, la croyance peut-elle être véritablement sincère ? J’en doute. Et non seulement j’en doute, mais il me suffit de simplement considérer que l’apostasie est un crime pour comprendre combien tout est prévu dans ce dogme pour maintenir les fidèles dans un véritable esclavage mental, psychologique, intellectuel…
En n’oubliant pas que le mot islam signifie « soumission ».
Non, cette foi, cette croyance n’est pas et ne peut pas être sincère.
Celui qui n’avait pas de religion avant et qui décide d’en adopter une le fait, en principe, en toute liberté de choix et d’esprit. Sauf dans certains cas où il a été manipulé ou menacé pour le faire.
Celui qui quitte une religion pour en adopter une autre, le fait, lui, dans un esprit plus éclairé puisqu’il a déjà connaissance du fait religieux.
Une croyance sincère et pure ne peut donc être que la conséquence d’un libre choix fait en toute connaissance de la chose et en toute liberté physique et mentale.
La religion transmise par la naissance n’est rien de tout ça et la croyance religieuse par ce fait acquise ne peut pas être totalement sincère.





