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Politique et Economie

une méthode plus violente que les bombes

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une méthode plus violente que les bombes

Message non lude moez » 27 Juin 2006, 15:04

une méthode plus violente que les bombes

Caroll Azoulay pour Guysen Israël News

Lundi 26 juin 2006 à 20:04


Dans l’histoire d’Israël, chaque événement terroriste ou militaire ayant entraîné la disparition d’un soldat a été vécue comme un drame.

S’identifiant totalement avec la douleur des parents de l’enfant porté disparu entre les mains de l’ennemi, les pères et mères israéliens ont vu en ces terribles moments, le plus cher des prix à payer pour conserver l’intégrité de la Terre d’Israël.


Que peut-il y avoir de pire en effet que de ne pas savoir où se trouve son enfant ? Que peut-il y avoir de pire que de se demander s’il a froid ou faim, s’il subit des tortures, plus grave encore, s’il est vivant ou mort ? Et dans ce dernier cas de figure s’il a une sépulture décente ?

Dans l’éthique de l’armée israélienne, le prix de la vie, et même de la mort d’un soldat - lorsqu’il s’agit de retrouver et de ramener sa dépouille - est si élevé qu’il contraint les militaires à prendre des risques substantiels pour permettre le retour d’un des leurs sur le territoire national.

Les ennemis d’Israël, conscients de la valeur quasi sacrée que portent l’État hébreu et la société israélienne à chaque soldat juif, ont toujours fait du kidnapping de soldat un de leur plus haut fait d’arme.

Mais si pour les terroristes ou les états hostiles à l’état juif moderne, la prise en otage d’un militaire israélien représente un des plus importants moyens de pression, ce fait est analysé comme une déclaration de guerre par les dirigeants juifs, lesquels ne peuvent tolérer que leurs soldats ou citoyens soient considérés comme des vulgaires marchandises.

Alors que les écoles israéliennes ont à cœur d’enseigner à leurs élèves le nom et l’histoire personnelle de chacun des soldats disparus, et que la Haute Cour de justice justifiait en 2005 que l’État puisse mettre à disposition une prime de 10 millions de dollars pour tout renseignement utile sur les 5 soldats israéliens toujours portés disparus, le kidnapping de Guilad Shalit est vécu comme un nouveau traumatisme. Le précédent remonte à 1994 lors de l’enlèvement du jeune militaire Na’hchon Wachsman.

La nation vibre alors à l’unisson avec ses parents Esther et Yéhouda qui, jusqu’au bout, espèrent sauver leur enfant bien aimé.

Plus tard le témoignage d’Esther fera le tour du monde. Rappel :

"[…] Mes deux fils aînés, qui portent le nom de grands-parents disparus dans la Shoah, ont servi dans la brigade Golani. Lorsque mon troisième fils a été mobilisé, il a voulu faire mieux que ses deux frères aînés et s’est porté volontaire pour faire partie d’une unité d’élite de commando Golani. Ses frères se moquaient de lui car il était plus petit et plus mince que les recrues de cette unité, mais il persévéra et fut intégré dans le Orev Golani, faisant la fierté de ses frères et de toute sa famille.

Na’hchon, notre troisième fils ne portait pas le nom d’un aïeul. Nous avions choisi ce nom parce qu’il était né le dernier jour de Pessah, juste après la lecture de la paracha qui relate le passage de la Mer Rouge, dont D. ieu promet qu’elle se transformera en terre ferme. Na’hchon, le fils d’Aminadav, chef de la tribu de Yéhouda, fut le premier à se jeter dans la mer, exprimant ainsi une foi totale en D. ieu et en sa promesse que l’eau deviendrait terre ferme, et tous les enfants d’Israël le suivirent. C’est aussi à Pessah, en 1948, qu’eut lieu l’opération Na’hchon, qui devait ouvrir la route de Jérusalem. Nous pensions que ce nom résumait tous nos idéaux : la foi et la confiance en D. ieu, l’amour de notre peuple et de notre pays.

[…] Après avoir servi dans l’armée pendant un peu plus d’un an, et avoir été envoyé au Liban à deux reprises, Na’hchon avait eu une permission d’une semaine et était arrivé à la maison le vendredi 7 Octobre 1994, juste avant Chabbat. Dans la soirée de samedi, il avait reçu un coup de téléphone de l’armée, l’informant qu’il devait se rendre le lendemain, dimanche, dans le nord pour suivre un cours en compagnie d’un autre soldat de son unité. C’était un cours d’une journée destiné à leur apprendre à conduire un véhicule militaire spécial pour lequel on leur délivrerait un permis particulier.

Na’hchon trouvait cette proposition prestigieuse, et il s’organisa pour partir dans le nord en voiture avec un ami. Il nous quitta tard dans la nuit de samedi et nous dit qu’il serait de retour le lendemain soir.

Dimanche soir, Na’hchon tardait à rentrer. Mes parents avaient été hyper-protecteurs, et peut-être était-ce pour cela que j’avais besoin de savoir où mes enfants se trouvaient et quand ils pensaient rentrer. Ils me prévenaient toujours en cas de retard ou de changement de programme.

À minuit, Na’hchon n’était toujours pas rentré et n’avait pas téléphoné et je commençais à craindre le pire. Nous avons alors contacté les autorités militaires, retracé son itinéraire, parlé avec ses amis de l’armée. L’un d’entre eux nous apprit qu’on l’avait déposé, après la fin du cours, au carrefour de Bnei Atarot, l’un des endroits les plus fréquentés du centre d’Israël, d’où il aurait pu soit prendre un bus, soit faire du stop (comme tous les soldats le font) pour rentrer à Jérusalem. Cet ami était le dernier à l’avoir vu.

Le lundi, nous avons commencé à organiser des recherches dans la zone où il avait été vu pour la dernière fois. L’armée ne s’inquiétait pas encore et faisait vaguement des enquêtes dans les hôtels d’Eilat où il aurait pu faire une escapade. Lorsque je leur dis qu’une chose pareille était impensable dans notre famille, ils me regardèrent d’un air amusé en me prenant pour la mère juive typique. Mais moi, dès lundi, je savais que mon enfant était mort.

Le mardi, nous avons été contactés par la télévision israélienne qui nous a dit avoir reçu, d’un photographe de l’agence Reuter, une cassette vidéo montrant mon fils retenu en otage par des terroristes du Hamas. Ils nous dirent qu’ils venaient nous montrer la cassette avant de la diffuser en Israël et dans le monde.

Na’hchon parlait, un revolver pointé sur lui. Il disait qu’il avait été enlevé par le Hamas, qui exigeait la libération de leur chef spirituel, Ahmed Yassine, ainsi que de 200 autres terroristes du Hamas emprisonnés en Israël.

Sur cette vidéo, on voyait Na’hchon pieds et poings liés, près d’un terroriste dont le visage était masqué par un keffieh et qui brandissait la carte d’identité de mon fils. Le terroriste lisait à voix haute l’adresse et le numéro figurant sur la carte, puis Na’hchon parlait, un revolver pointé sur lui. Il disait qu’il avait été enlevé par le Hamas, qui exigeait la libération de leur chef spirituel, Ahmed Yassine, ainsi que de 200 autres terroristes du Hamas emprisonnés en Israël. Si leurs exigences n’étaient pas satisfaites, il serait exécuté vendredi à 8 heures du soir.

Ce n’était pas le moment de craquer. Nous nous sommes tous mobilisés pendant les quatre jours qui ont suivi, 24 heures sur 24, pour faire tout ce qui était en notre pouvoir pour sauver la vie de notre fils. Nous avons parlé avec le Premier ministre, Itzhak Rabin, qui nous a dit qu’il ne négocierait pas avec les terroristes et ne cèderait pas au chantage. Nous avons fait état de la nationalité américaine de Na’hchon et le président Clinton est intervenu. Warren Christopher, qui se trouvait dans la région, et Ed Abbington, le consul général des États-Unis à Jérusalem, se sont rendus tous les deux à Gaza où l’on pensait que Na’hchon était détenu, et nous ont rapporté des messages de la part d’Arafat.

Arafat, c’est vrai, nous téléphona à la maison et nous dit qu’il remuerait ciel et terre pour retrouver notre fils et nous le rendre sain et sauf .

Nous avons lancé des appels à tous les chefs d’États et aux leaders religieux musulmans, et tous, sans exception, ont déclaré aux médias qu’on ne devait faire aucun mal à notre fils.

Nous nous sommes tournés vers nos frères, vers le peuple juif à travers le monde, en leur demandant de prier pour notre fils. Le Grand Rabbin d’Israël a choisi trois chapitres des Psaumes qui devaient être lus quotidiennement, et, de partout, des gens, y compris des écoliers, qui n’avaient jamais prié auparavant, l’ont fait pour sauver une précieuse âme juive.

J’ai reçu environ 30 000 lettres, dont celles de milliers de femmes qui n’avaient jamais allumé de bougies pour Chabbat et qui l’ont fait pour notre fils.

J’ai demandé aux femmes du monde entier d’allumer une bougie de Chabbat supplémentaire pour mon fils. J’ai reçu environ 30 000 lettres, dont celles de milliers de femmes qui n’avaient jamais allumé de bougies pour Chabbat et qui l’ont fait pour notre fils, qui était devenu le symbole du fils, du frère ou de l’ami que chacun aurait pu avoir.

Jeudi soir, 24 heures avant la fin de l’ultimatum, une veillée de prières a eu lieu au Mur occidental, et simultanément, des veillées semblables ont eu lieu dans le monde entier, dans les synagogues, les écoles, les centres communautaires, sur des places publiques, et même dans des églises. Des gens de bonne volonté ont partout espéré, intercédé, prié pour Na’hchon.

Au Mur, 100 000 personnes sont arrivées presque instantanément : des Hassidim en redingotes noires et longues papillotes priaient en pleurant et en se balançant, aux côtés de jeunes garçons en jeans déchirés, queue-de-cheval et boucles d’oreilles. Il y avait une unité et une solidarité entre tous les participants, qu’ils soient religieux ou laïques, de droite ou de gauche, séfarades ou ashkénazes, jeunes ou vieux, riches ou pauvres, un événement sans précédent dans notre société tellement divisée.

Vendredi soir, avant l’entrée du Chabbat, je me suis adressée à mon fils par l’intermédiaire des médias, en lui demandant de tenir bon et en lui disant que le peuple tout entier était avec lui. Nous étions vissés à la table de Chabbat ; mes yeux étaient rivés sur la porte. Je m’attendais à chaque instant à voir Na’hchon entrer.

Nous ne savions pas que les services de renseignement israéliens avaient capturé le chauffeur du véhicule dans lequel Na’hchon avait été enlevé et qu’il avait révélé à nos agents que les terroristes portaient tous des kippot, qu’il y avait une Bible et un livre de prières sur le tableau de bord, et qu’une cassette diffusait de la musique hassidique lorsqu’un soldat sans méfiance était monté dans la voiture.

Nous ne savions pas qu’ils avaient appris de la même source que Na’hchon était retenu prisonnier dans le village de Bir Nabbalah, situé à dix minutes de notre maison de Ramot. Nous ne savions pas que le Premier ministre It
zhak Rabin avait décidé de lancer une opération militaire pour sauver notre fils.

Vendredi soir, à 20 heures, à la fin de l’ultimatum, ce n’est pas Na’hchon, mais le général Yoram Yair qui a franchi la porte pour nous apporter la terrible nouvelle. L’opération militaire avait échoué. Na’hchon avait été tué, ainsi que le capitaine Nir Poraz qui avait dirigé l’équipe de sauvetage.

Au même moment, les gens étaient tous retournés dans leurs synagogues, après le repas de Chabbat, y compris nos fils, pour réciter des Psaumes pour la libération de Na’hchon. Nous leur avons dit de rentrer à la maison et nous sommes restés ensemble tout Chabbat sous le choc, pétrifiés, anéantis et ne pouvant pas croire à ce qui s’était passé. […]

12 ans ont passé depuis ce tragique événement.

Et à l’heure où nous publions cet article cela fait déjà plus de 24h00 que Guilad a été enlevé à l’amour de ses parents et de tout le peuple d’Israël.

Le mouvement terroriste qui a diligenté cette odieuse action ne cesse de clamer que le jeune homme "est vivant et se porte bien".

Les dirigeants israéliens répètent quand à eux que les responsables du kidnapping ont tout intérêt à ce que "Guilad soit rendu vivant et en bonne santé à sa famille".

Mais alors que les heures s’égrènent comme autant de coup de poignards portés dans le cœur des proches du jeune homme, il ne nous reste plus qu’à espérer que son sort ne rejoigne pas celui de Zachary Baumel, Tzvi Feldman et Yéhouda Katz, tous capturé en 1982 lors de la bataille de Sultan Yakoub au Liban, ni de celui de Ron Arad capturé en 1986 et de Guy Hever disparu le 17 Août 1997 de sa base militaire située dans le Golan.

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j'ai une pensée particuliere au jeune soldat pris en otage par des barbares ,je pense aussi à sa famille....j'espere qu'il sera retrouvé vivant :( et non comme les 3 soldats z'l en 2000 ou les dirigeants de l'autorité palestinienne avait fait croire qu'ils étaient encore en vie alors qu'au moment d'un échange ils ont rendus 3 cercueils :twisted: le gouvernement actuel ne cedera pas et il ne faut jamais ceder devant les teroristes du hamas :twisted:
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Message non lude moez » 27 Juin 2006, 17:18

Guilad Shalit
2006-06-26 12:37:00 source guysen


La famille Shalit a publié une lettre à l'attention de son fils Guilad enlevé dimanche 25 juin dans le sud de la bande de Gaza.

''Mon cher Guilad,

Papa, Maman, Yoel et Hadas se font beaucoup de souci pour toi. Ils aimeraient beaucoup t'entendre et espèrent que tu es en bonne santé.

Nous espérons que tu pourras lire ces lignes et nous voulons que tu saches que nous faisons tous les efforts pour que tu reviennes le plus vite possible, à la maison à Hila, en Galilée, dans ta famille et dans ta chambre qui t'attend.

Nous pensons à toi et prions pour que tu surmontes cette dure épreuve. Nous savons que tes ravisseurs ont aussi une famille et ont conscience de ce que nous endurons et te garderont en bonne santé.

Nous t'aimons et te soutenons.

Papa et Maman''
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Message non lude moez » 28 Juin 2006, 02:19

23:41 Le ministre de la Défense Amir Peretz a déclaré que le délai accordé pour la restitution du soldat Guilad Shalit s'amenuisait, et que les heures qui passent nous rapprochaient d'une opération militaire dans la bande de Gaza. (Guysen.Israël.News)
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Message non lude moez » 28 Juin 2006, 02:34

:oops: je sais que c'est un site athée et m'excuse de ce post qui demande une priere mais il y a une vie a sauver et faut informer le maximum de personne... :oops:

Prière pour la sauvegarde du soldat Guilad Shalit
Yael Ancri
mardi 27 juin 2006 - 15:32

Le Grand rabbin Amar demande de lire les psaumes 70 ou 60, 13, 142 et 126, puis de lire la prière suivante:


Image


Vous pouvez également retrouver la prière en cliquant ICI. Vous pourrez l'enregistrer sur votre ordinateur, en cliquant droit sur l'image. Puis l'agrandir en utilisant le zoom de l' ''Aperçu des images et des télécopies Windows".

http://www.a7fr.com/Default.aspx?tabid= ... cleId=9544
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Message non lude moez » 28 Juin 2006, 02:48

L’ANTISEMITISME TIENT AUX INSTITUTIONS NON AUX PEUPLES

Par Bertrand Ramas Muhlbach pour Guysen Israël News

Mardi 27 juin 2006 à 23:19


Les agressions criminelles palestiniennes de ce 25 juin 2006 ont causé la mort et sont à l’origine de l’enlèvement d’un soldat. Elles prolongent dramatiquement les attaques ininterrompues par l’envoi de roquettes Qassam sur la ville de Sdérot depuis des semaines.


La barbarie systématique du palestinien à l’égard de son voisin israélien conduit à s’interroger si la haine du juif est ou non viscéralement et définitivement ancrée dans la conscience palestinienne.

En réalité, cette haine du voisin juif trouve sa source dans le projet politique de la société palestinienne uniquement articulé sur l’éviction des juifs de la terre de Palestine.

Les palestiniens naissent, grandissent, fondent des foyers, travaillent (ou pas) mais structurent leur vie dans ce rêve de voir le peuple juif disparaître du territoire qu’ils considèrent leur appartenir.

En fin de compte, le mécanisme est identique à celui qui a prévalu dans les sociétés occidentales : la haine du juif est savamment distillée par les institutions religieuses (I) ou étatiques (II).

I L’ANTISEMITISME DANS LE MESSAGE INSTITUTIONNEL RELIGIEUX

A sa naissance, l’individu voit sa personnalité structurée par la société dans laquelle il grandit.

Or, parmi les modes de structuration de l’individu, figure la doctrine religieuse dont le principal inconvénient tient à la source : la nature transcendantale du texte interdit toute remise en cause.

Les juifs ont, de tout temps, été victime d’un message institutionnel religieux les considérant comme le peuple déicide (A). Seule la remise en cause récente de la doctrine a contribué au recul du phénomène même s’il n’a pas totalement disparu (B).

A LA HAINE DU JUIF AU CŒUR DU MESSAGE RELIGIEUX

Les juifs sont, depuis le début de l’ère chrétienne, au centre d’un message religieux qui leur est hostile.

Pour les chrétiens, Jésus, en tant que Messie, devait ramener la création divine à l’état originairement souhaité et rétablir l’ordre parmi le peuple juif (élu) pour le sauver de l’égarement dans lequel l’a conduit son attitude pécheresse.

Jésus a été condamné à mort comme un criminel politique, mais, selon l’orthodoxie chrétienne, a ressuscité d’entre les morts pour révéler sa nature humaine et divine invitant chacun (dont les juifs) à devenir membre de l’église.

L’inconvénient est né de ce qu’une partie de la communauté juive n’a pas voulu reconnaître en Jésus le sauveur de l’humanité allant jusqu’à endosser la responsabilité de sa mort.

En effet, en se lavant les mains, Pilate n’a pas voulu se reconnaître responsable de la mort de Jésus et s’est adressé au pharisiens dans ces termes « je ne suis pas responsable de ce sang, à vous de voir ».

Or, dans l’évangile selon Matthieu (27,25) les pharisiens qui se tenaient dans le prétoire de Pilate, ont demandé à que le sang de jésus retombe sur leur tête et celle de leurs enfants : « son sang sur nous et sur nos enfants ».

Ce propos a été interprété comme une reconnaissance par les juifs, de la responsabilité de la mort de Jésus, tant pour eux que pour l’ensemble de leur descendance faisant d’eux, un peuple déicide.

En réalité, non seulement les juifs sont déicides mais leur incrédulité les a conduit à refuser d’admettre l’annonce de la résurrection de Jésus dans les trois jours de sa mort.

En effet, les juifs qui doutaient de la réalité de cette annonce, en ont informé Pilate qui leur a suggéré de monter la garde autour de la sépulture.

Or, les juifs iront jusqu’à poser des scellées sur la sépulture (Matthieu 27, 62-67) de peur que ne se réalise la prophétie.

Plus grave, pour laisser entendre que le phénomène de la résurrection relevait de la supercherie les juifs ont inventé une histoire de corruption par l’argent des gardiens chargés de surveiller la sépulture.

Dans cette légende, les gardiens de la sépulture se seraient vus suggérés par les juifs, de prétendre faussement que les disciples ont emmené le corps (Matthieu 28, 11-15).

Ainsi, le peuple juif déicide et incrédule est à l’origine d’institutions qui ont cristallisé la haine à son endroit et c’est bien le message religieux insusceptible de discussion, inspirant la crainte du ciel et emportant adhésion automatique des membres de la communauté, qui a suscité la haine du juif.

C’est encore cette technique qui est employée au sein de la société palestinienne.

Dans le Coran, les juifs sont attachés aux biens terrestres (sourate 2, verset 94), ils sont condamnés à errer (sourate 5, verset 26) ils sont injustes (sourate 28, verset 21) ils sont pervers avides cupides (sourate 57.verset 27) ils ne croient qu’à partie de la Thora qui leur conviennent (sourate 2 ; verset 84-85), ils ont une piètre opinion de Dieu (sourate 5, verset 64) ils ont le cœur endurci (sourate 2, verset 74), ils embrouillent les mots et calomnient la religion vraie (sourate 4 verset 46), il sont menteurs (sourate 5, verset 41)ils ne croient pas aux prophètes et se lient aux mécréants (sourate 5, verset 76) ils sont voués à la géhenne (sourate 5 verset41) et en attendant, ils doivent prendre le statut de Dhimmi tenus de payer un impôt pour avoir renié les signes de Dieu (sourate 3, verset 112).....

Les Palestiniens n’ont dès lors, d’autre choix que de haïr le juif venu lui voler sa terre, et, entreprendra, conformément aux prescriptions de la Charte du HAMAS, tout ce qui est en son pouvoir pour le déloger de la Palestine, un peu comme si son message religieux le programmait conformément à cette finalité.

B LA REMISE EN CAUSE DU STATUT DES JUIFS DANS LE MESSAGE RELIGIEUX

La transmission du message chrétien concernant les juifs au cours des siècles a généré une suspicion systématique à leur égard, la généralisation des actes antisémites et finalement la commission d’actes inhumains pendant la seconde guerre mondiale.

Toutefois, la prise en compte par l’église de la gravité des dérapages engendrés par l’interprétation du texte religieux a finalement conduit à un repositionnement de la doctrine de l’Eglise pendant la période des Conciles dits de Vatican II au cours des années 1962 à 1965.

Cette prise de position nouvelle, constitutive d’un véritable « mea culpa » redéfinit la position de l’Eglise par rapport au peuple d’Israël qu’elle n’est pas amenée à substituer mais à prolonger.

Ainsi, le Concile a rappelé que le lien spirituel du Peuple du Nouveau Testament s’inscrivait dans le prolongement de la lignée d’Abraham et que les prémices de la foi chrétienne trouvaient leur source dans le message de Moises et des prophètes de l’Ancien Testament.

De la même manière, le Concile a souligné que le salut de l’Eglise était lié à la sortie du Peuple d’Israël de la servitude en Égypte et réaffirmé que la révélation de l’Ancien Testament l’avait été au peuple d’Israël avec lequel Dieu avait conclu son alliance.

Si le Concile a posé que Jésus avait réconcilié les juifs et les non juifs par sa croix ( Rom., I l, 17-24), l’Eglise a confirmé garder en mémoire les paroles de Paul « sur ceux de sa race à qui appartiennent l'adoption filiale, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses et les patriarches, et de qui est né, selon la chair, le Christ" (Romains, 9, 4-5).

Ainsi, l’Eglise reconnaît que c’est bien du peuple d’Israël que sont nés ses fondements et ses colonnes.

Bien entendu, il est rappelé que Jérusalem n’a pas reconnu le temps où elle était visitée (Lc, 19, 44) et que les juifs se sont opposés à la diffusion ( Rom., 1 l, 28), mais que les Juifs restait très chers à Dieu (Rom., 1 l, 28-29).

Alors si l'Eglise attend le jour, connu de Dieu seul, où tous les peuples invoqueront le Seigneur d'une seule voix et "le serviront sous un même joug" (Is., 66, 23; Ps. 65, 4; Rom., 11, 11-32.) elle encourage la connaissance et l’estime mutuelle et la poursuite d’un dialogue fraternel.

En tout état de cause, les juifs n’ont plus à porter le fardeau de la mort de Jésus, à être présenté comme un peuple maudit par Dieu ou être victime d’actes antisémites et autres actes de persécutions comme cela fut le cas à toutes les époques.

D’ailleurs, la phrase de Jésus : "Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés" est rattachée au pardon, à l’expiation, la rédemption et la réconciliation entre les peuples.

Bien évidemment, le problème de l’antisémitisme n’est pas définitivement réglé, mais une étape a été franchie.

C’est la même démarche qu’il conviendrait d’entreprendre au sein de la communauté palestinienne pour laquelle, la haine du juif est un enfermement intellectuel dont elle doit se libérer.

La période n’est certes pas propice mais c’est bien vers un changement de la doctrine religieuse palestinienne qu’il convient de se diriger.

II LA HAINE DU JUIFS DANS LES INSTITUTIONS ETATIQUES

En marge des institutions religieuses, les règles de fonctionnement politiques peuvent conduire une population à devenir antisémite alors qu’elle ne l’aurait peut-être pas été à défaut d’injonction gouvernementale.

En effet, lorsqu’une partie de la population n’est pas sensible au message religieux, il devient nécessaire de trouver un fondement laïc à la haine du juif.

Pour ce faire, il revient à la loi organiser la société en fonction de cet objectif (A) jusqu’à ce que les peuples défassent les lois et en établissent de nouvelles en considération de valeurs humanistes (B).

A LES LOIS ETATIQUES ANTI JUIVES

La loi est une règle obligatoire émanant de l’autorité souveraine qui a vocation à s’appliquer à l’ensemble de la nation.

L’Etat dispose d’une police pour veiller à son application et des tribunaux qui sanctionnent tout manquement au texte.

La loi joue un rôle d’organisateur de la vie sociale, imprime les valeurs de la nation et emporte, comme la norme religieuse, une adhésion automatique du peuple.

Si cette loi relaye le message religieux par la consécration d’un statut particulier réservé au juif, les membres de la nation intégreront l’universalité de la haine du juif.

Ce fut le cas dans l’Allemagne nazie.

La « loi antijuive » du 15 septembre 1935 du congrès du parti national socialiste a séparé la nation juive biologique du reste de la nation par le retrait de la citoyenneté allemande et des droits civiques des juifs.

Un tel texte de loi a fatalement eu pour effet de susciter le doute sur la nature exacte du juif.

D’autre lois ultérieures ont confirmé la nécessité de se protéger des juifs comme la loi sur la protection du sang et de l’honneur allemand qui a interdit le mariage entre les juifs et les aryens et dissous les mariages antérieurs.

L’Etat se devant de protéger ses populations, l’interdiction faite de se mélanger avec les juifs résulte vraisemblablement de ce qu’ils sont dangereux.

Un tel statut a justifié que les juifs soient interdits d’employer du personnel féminin de moins de 45 ans et se voient imposés le boycott de leur magasin.

Progressivement, la loi a pu interdire l’accès des juifs à certaines professions, aux carrières administratives, la magistrature, l’enseignement, la médecine, la presse, le théâtre, la radio, le cinéma...et le terrain était prêt pour la confiscation des biens juifs et le port de l’étoile jaune.

Voici comment naît la haine du juif au sein d’une population qui ne serait pas naturellement encline à ce sentiment et c’est le même phénomène qui s’est rencontré en France avec une législation anti-juive spécifique élaborée par le Gouvernement de Vichy.

La loi du 3 octobre 1940 a organisé le statut des juifs en fonction du lien de parenté et définit les conditions de la non appartenance à la religion juive.

Les intéressés devaient alors faire apposer la mention « juif » sur la carte d’identité ce qui les excluait de la haute fonction publique de l'enseignement et de la magistrature.

De même, l’exercice d’une profession libérale, commerciale, industrielle ou artisanale se déterminait en fonction de quotas ou était interdite (banquier, agent immobilier, courtier, éditeur ou rédacteur de journaux à l'exception des publications strictement scientifiques ou confessionnelles, entrepreneur de spectacles...).

Les lois du 10 septembre 1940 et du 22 juillet 1941 visant à " supprimer toute influence israélite dans l'économie nationale " ont permis la liquidation forcée des entreprises appartenant à des Juifs pour « arianiser l'économie » et le décret Crémieux du 24 octobre 1870 ayant accordé la nationalité française aux Juifs d'Algérie a été abrogé le 7 octobre 1940.

Lle décret du 4 octobre 1940 a accordé aux préfets le droit d'assigner à résidence et d'interner les Juifs étrangers dans des camps spéciaux et la mesure a été étendue par la loi du 2 juin 1941 aux Juifs français qui tenteraient de se soustraire à la législation anti-juive.

Enfin, le port de l’étoile jaune a été imposé par l’occupant en avril 1942 avec interdiction de se montrer dans les lieux publics.

Dans ces conditions, bon nombre de français qui n’étaient pas particulièrement hostiles aux juifs le sont devenus « l’également » et la haine du juif est devenue naturelle, nécessaire, obligée ou opportune.

La technique employée au sein des institutions politiques palestiniennes est identique.

Le peuple palestinien est contraint de s’en prendre aux juifs car le texte fondateur de ses institutions pose que :

- le palestinien dispose d’un droit au retour sur la Palestine

- que la Palestine est le territoire du mandat britannique

- La lutte armée constitue la seule façon de libérer la Palestine.

- l’action de commando constitue le coeur de la guerre populaire de libération de la Palestine

- que le palestinien doit être éduqué dans un esprit révolutionnaire

En d’autre terme, le palestinien est une personne structurée par ses institutions politiques pour combattre l’entité sioniste sans avoir à s’interroger si ce combat qu’il est enjoint de mener est une chose bonne ou mauvaise pour lui.

Seule, la remise en cause du texte institutionnel permettra la paix entre les communauté juive et palestinienne.

B L’ADMISSION DES VALEURS HUMANISTES

Les dommages occasionnés par le courant de pensée politique de l’Allemagne nazie ont conduit les pays occidentaux à prendre toute mesure pour éviter les systèmes totalitaires et ses débordements non maîtrisés.

Les pays occidentaux ont pris conscience de la valeur suprême de la personne et aménagé leurs institutions en fonction de considérations.

La Convention de Sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales entrée en vigueur le 3 septembre 1953, contient des dispositions qui consacrent notamment dans l’article 8, le droit au respect de la vie privée et familiale, du domicile et de la correspondance et l’impossibilité pour l’autorité publique de s’ingérer dans l’exercice de ce droit.

De même, dans l’article 9, il est reconnu le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion et l’article 10 rappelle que toute personne a droit à la liberté d'expression qui comprend la liberté d'opinion, de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontière.

Pour garantir l’exercice de ces droits, l’article 13 prévoit la possibilité d’exercer un recours devant une instance nationale, alors même que la violation aurait été commise par des personnes agissant dans l'exercice de leurs fonctions officielles.

Le caractère général du texte résulte de l’article qui 14 rappelle que la jouissance des droits et libertés reconnus dans la présente Convention doit être assurée, sans distinction aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l'origine nationale ou sociale, l'appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation.

Enfin, l’opposabilité de ce texte à l’Etat ou aux autres groupements résulte de l’Article 17 qui interdit tout acte visant à la destruction ou la limitation des droits ou libertés reconnus dans la présente Convention.

Il serait donc nécessaire que l’Autorité Palestinienne intègre de telles valeurs dans son système pour avancer dans le processus de réconciliation avec l’Etat hébreu.

Il conviendra bien évidemment de commencer par abroger la charte de l’OLP.
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Message non lude moez » 29 Juin 2006, 11:37

Eliyahou Asheri (z''l) a été assassiné2006-06-29 07:52:00 source guysen


Son sourire rayonnant s'est éteint à jamais.

Le corps de Eliyahou Asheri, 18 ans, a été retrouvé par l'armée israélienne dans la nuit de mercredi (28 juin)à jeudi (29 juin) à Tira, une banlieue de Ramallah.

Le lieu avait été localisé suite à l'arrestation par l'unité anti terroriste d'un palestinien impliqué dans l'enlèvement.

C'est à 2h30 du matin que les agents du Shin Beth et d'une unité spéciale ont découvert la dépouille du jeune homme. Ce dernier aurait été abbatu d'un coup de révolver à la tête peu de temps après avoir été kidnappé.

La veille les terroristes du 'Comitté de Résistance Populaire' avait montré aux médias la photocopie de la carte d'identité d'Eliyahou, et declaré à la chaine de television Al-Jazeera que "le 'colon' serait massacré en direct devant les caméras" si Tsahal ne mettait pas fin à ses incursions dans la Bande de Gazza.

Cependant, les services israéliens ont indiqué avoir eu la conviction, au moment de cette annonce, que Elyahou n'était déjà plus en vie.

"Eliyahou était un enfant extraordinaire ! Responsable, sensible, sérieux et en même temps toujours joyeux" a indiqué son grand-père le rabbin Haim Druckman.

Des qualités à jamais perdues pour une famille à jamais brisée qui devrait ensevelir son fils et petit-fils aujourd'hui 29 juin au cimetière du Mont des Oliviers à Jérusalem..
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