2 chansons de BRASSENS réécrites et actualisées perso

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HAGUEN
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2 chansons de BRASSENS réécrites et actualisées perso

Message non lu par HAGUEN »

( ORIGINAL )
La mauvaise réputation
Paroles et Musique: Georges Brassens


Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand j'croise un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
J'lance la patte et pourquoi le taire,
Le cul-terreux s'retrouv' par terre
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d'être Jérémie,
Pour d'viner l'sort qui m'est promis,
S'ils trouv'nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome,
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout l'mond' viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.


( RETOUCHE )
La mauvaise réputation
Paroles : Georges Brassens
Musique: Georges Brassens
Réécrit par Gilles Pilard



Dans ma vie sociale, sans prétention,
j'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
je pass' pour un je-ne-sais-quoi !
Je ne fais pourtant de tort à personne
en évoquant parfois Evita PERON.
Mais les « démocrates » n'aiment pas que
l'on suive une autre route qu'eux.
Non les « démocrates » n'aiment pas que
l'on suive une autre route qu'eux.
Beaucoup de monde médit de moi,
car je suis facho, ça va de soi.

Tous les 20 novembre tiens,
de José Antonio je me souviens.
Créateur de la phalange c’ui là,
son souvenir ne me quitte pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
en écoutant le clairon qui résonne.
Mais les bourgeois n'aiment pas que
l'on écoute d’autres chants qu'eux.
Non les bourgeois n'aiment pas que
l'on écoute d’autres chants qu'eux.
Tout le monde n’aime pas tendre le bras
surtout les cocos, ça va de soi.

Quand j’parle de VALOIS ou de KEMAL,
je vois des visages qui s’enflamment ;
et quand j’écris contre le gouvernement,
dans c’pays de merde comment faire autrement ?
Je ne fais pourtant de tort à personne,
en gueulant contre le mangeur de pommes.
Mais les capitalistes n'aiment pas que
l'on suive une autre route qu'eux.
Mais les communistes n'aiment pas que
l'on suive une autre route qu'eux.
Tout les démagos se ruent sur moi,
Mais pas comme leurs femmes, ça va de soi.

Pas besoin d'être Mussolini,
pour d'viner l'sort qui m'est promis ;
s'ils trouv'nt une corde à leur goût,
ils me la passeront au cou.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
en suivant les ch'mins comme la marche sur Rome.
Mais les libéraux n'aiment pas que
l'on suive une autre route qu'eux.
Non les libéraux n'aiment pas que
l'on suive une autre route qu'eux.
Tout l'mond' viendra me voir pendu,
sauf mes camarades, bien entendu.



( ORIGINAL )
Chanson pour l'Auvergnat
Georges Brassens


Elle est à toi cette chanson
Toi l'Auvergnat qui sans façon
M'as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid
Toi qui m'as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M'avaient fermé la porte au nez
Ce n'était rien qu'un feu de bois
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un feu de joie

Toi l'Auvergnat quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson
Toi l'hôtesse qui sans façon
M'as donné quatre bouts de pain
Quand dans ma vie il faisait faim
Toi qui m'ouvris ta huche quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
S'amusaient à me voir jeûner
Ce n'était rien qu'un peu de pain
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un grand festin

Toi l'hôtesse quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson
Toi l'étranger qui sans façon
D'un air malheureux m'as souri
Lorsque les gendarmes m'ont pris
Toi qui n'as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
Riaient de me voir emmener
Ce n'était rien qu'un peu de miel
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un grand soleil

Toi l'étranger quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel


( RETOUCHE )
"Chanson pour le Corrézien"
Georges Brassens
Réécrit par Gilles Pilard


Elle est à toi cette chanson,
toi le grand con qui sans façons
de mon pays bafoues les lois
sous l’allure d’un chef d’état.
Toi qui m’ bouffais mes impôts quand
les croquantes et les croquants
tous les gens bien intentionnés
t’avaient élu par lâcheté ;
ce n'était rien que des légumes
mais pour trois mille balles par jour
les contribuables y ont laissé des plumes
alors que toi tu courres toujours.

Toi le grand con quand tu crèveras
quand le croqu'mort t'emportera
qu'il te jettes alors dans la Seine
oh ! pitre éternel.

Elle est à toi cette chanson
toi l' politique qui sans façon
as volé au peuple quatre bouts de pain
quand les pauvres crevaient de faim.
Toi qui piochais dans ma paye quand
les croquantes et les croquants
tous les gens bien intentionnés
s'amusaient à te voir voyager.
Ce n'était rien qu'un peu de pain
mais il manquait aux pauvres alors
et il fallu qu’un artiste encore
crée les restos du cœur, enfin.

Toi l'politique quand tu crèveras
quand le croqu'mort t'emportera
qu'il te conduise à travers rues
oh ! ver éternel.

Elle est à toi cette chanson
toi l'étranger qui sans façon
a cru qu’en France tout est acquis
déçu quand les gendarmes t'ont pris.
Toi qui n'as pas applaudi quand
les croquantes et les croquants
tous les gens non menottés
riaient de te voir « charterisé ».
Ce n'était rien qu'un petit airbus
mais pour les passagers dommage,
toi tu n’étais qu’un petit plus
à la manièr' d'un surplus d’bagage

Toi l'étranger quand tu mourras
quand la misère t'emportera
qu'il te conduise à travers ciel
à ton pitre éternel.

Gilles PILARD
"Tout homme qui est un vrai homme doit apprendre à rester seul au milieu de tous, à penser seul pour tous, et au besoin, contre tous."
Romain ROLLAND

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Message non lu par phil29 »

Mouais moi je me méfie de ceux qui s'érigent en en parengon de la vertu contre une démocratie soi disant corrompu. Les régimes fascistes n'ont pas brillé par leur exemplarité ds aucun domaine... :roll: :roll:

Ils utilisent juste le mécontentement des gens pour pouvoir accéder au pouvoir
Tout ce qu'il y a d'atroce, de nauséabond, de fétide en l'homme se trouve résumé en un mot:DIEU. Fernando Arrabal
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HAGUEN
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Message non lu par HAGUEN »

phil29 a écrit :Mouais moi je me méfie de ceux qui s'érigent en en parengon de la vertu contre une démocratie soi disant corrompu. Les régimes fascistes n'ont pas brillé par leur exemplarité ds aucun domaine... :roll: :roll:
Ils utilisent juste le mécontentement des gens pour pouvoir accéder au pouvoir
"soi disant corrompu" ? Du devrais ouvrir ta porte, regarder l'actualité, te faire une opinion par ... toi-même. C'est sûr que si tu as appris l'histoire sur les bancs de l'école et que tu n'as pas voulu en savoir plus, alors c'est incurable. Je ne te parlerai pas du fascisme. Je ne fais pas de prosélytisme. Simplement voici ce que j’écrivais entre les deux tours il y a quelques années au sujet du vote. Rien n’a changé et il en sera de même dans quelques mois aux prochaines élections.

Quelle aubaine pour la démo-crassie que les élections!
Les anarchistes ont raison quand ils écrivent :
« Si les élections pouvaient changer les choses, elles seraient interdites depuis longtemps ».
Aux présidentielles par exemple, le pouvoir donne aux citoyens qui sont 60 millions, le choix de voter entre une dizaine de personnes environ. Entre les 60 millions et ces 10 personnes, tant de barrières sont dressées. Barrière de l’argent, des 500 signatures, de la corruption, des pressions de toutes sortes.
Avant, pour montrer sa désapprobation, il suffisait de voter blanc ou nul. Ainsi, lors des présidentielles entre GISCARD et MITERRAND, j’ai mis les deux bulletins dans l’urne. Entre un social-démocrate et un démocrate-socialiste, il n’y avait aucune différence. Donc, vote nul.

Au fil des années, les votes blancs ou nuls ont proliféré, reflétant en cela l’écœurement des français envers le système, tant et si bien qu’ils n’ont plus été pris en compte par les médias et le pouvoir.
Maintenant, c’est : le gagnant à tant de % en voix, le perdant tant de %, et il y a tant de % d’abstentionnistes. Beaucoup de citoyens ont du se faire la même réflexion que moi, car il y a de plus en plus d’abstentions. Et si le vote est un devoir civique, un devoir de citoyen, je ne vois pas pourquoi l’on niera aux abstentionnistes le droit de ne pas voter, - comme je l’ai fait encore pour les dernières présidentielles - puisque de par leur démarche, ils font aussi leur devoir de citoyens, en dénonçant un système qui ne leur convient pas.
A ce titre, ils devraient même être plus écoutés que ceux qui cautionnent le système en allant voter, et qui s’en plaignent après… preuve qu’ils se sont trompés, ou que les politiques… les ont trompés.
C’est dommage que l’on ne puisse pas mettre le vote et le nom par écrit ; cela éviterait les faux-culs qui n’assument pas le résultat de leur vote dans certaines discussions.
Aujourd’hui, je ne trouve presque plus personne qui a voté pour Maastricht. Il paraît qu’il y en avait un sur deux… merde alors, il a disparu ! ! !

Il faut peut-être remettre aussi certaines choses au point : c’est la gauche sous MITTERRAND qui a lancé LE PEN pour casser la droite. Ils ont joué à l’apprenti sorcier, et se plaignent maintenant d’avoir perdu le pouvoir et leurs petits privilèges. Je m’étonne aussi de voir les gens manifester contre le Front National alors qu’ils n’ont jamais manifesté contre les « démocrates » qui l’ont amené où il en est aujourd’hui.

Alors étudiants, lisez autre chose que vos livres d’histoire écrits par les « vainqueurs ».
Lisez, même si cela n’est pas ( vos ? ) les idées qui vous ont été inculquées, et faites-vous votre opinion. Vous retrouverez alors le vrai sens des mots, la vraie nature des faits, et vous verrez alors qu’elles ne correspondent peut-être pas avec celles de ceux qui vous manipulent.


Je ne crains pas la loi du plus fort si celui-ci est juste ( si celui-ci est injuste, alors il ne faut pas hésiter à le combattre ) ; je la crains plus, si c’est celle du faible car celle-ci en appelle plus à la lâcheté en se cachant sous la couverture mitée de la démo-crassie et des faux bons sentiments. Je me fous de savoir qui remportera le deuxième tour. L’un comme l’autre ne sont pas en faveur du développement des régions, ne sont pas pour l’Europe que j’attends, ne sont pas pro-palestiniens, continueront à cirer les pompes des américains, et entre le « détail » de LE PEN et les « odeurs » de CHIRAC , il n’y a aucune différence. Mais je préférerais voir les gens se lever avec fierté pour se battre debout contre LE PEN s’il le fallait, que de s’agenouiller le dos tourné devant CHIRAC afin de préserver un système qui les lobotomisent. Le pire sera de savoir combien d’entre eux pourront encore se regarder dans un miroir le lendemain du deuxième tour, et cela, quel que soit le résultat des élections.


Gilles PILARD





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