Je suis un homme de 20 ans, en plein questionnement existentiel. Né dans une famille musulmane, mon rapport à la religion a connu différentes étapes. L'islam c'était d'abord cette chose que je ne pouvais pas comprendre. Je savais en tout cas que nous, on croyait en Dieu, on ne mangeait pas de porc, et que quand deux personnes s'embrassaient à la télé il fallait changer de chaîne.
Mamie portait le voile, je ne le comprenais pas vraiment mais c'était comme ça. On était "différents". Et il y a eu ce premier voyage en Algérie, terre de mes parents. Au sud, dans le désert, région de mon père, j'y découvre des pratiques qui me choquent. Jeune homme de 12 ans, j'ai du mal à comprendre pourquoi les femmes sont complètement voilées, pourquoi elles ont l'air si soumises aux hommes, pourquoi elles passent leur vie enfermées, pourquoi on me demande de changer de chaîne quand à la télévision apparaît une fille légèrement dénudée. Je rentre de ce voyage assez chamboulé, et je conclus que si la religion c'est cela, ça ne m'intéresse pas.
Arrivé à l'âge de 14 ans, c'est le premier chagrin d'amour. Après ça, j'étudie la religion. Je me penche plus sérieusement dessus, visite des sites internet, lis des livres... Je suis fasciné par tout celà, et rapidement devient une sorte d’extrémiste adolescent qui pense détenir la vérité suprême. Alors je ne regarde plus de filles du moins j'essaie ahaha (un vrai calvaire), évite leur contact, je ne fais plus la bise... Je me renferme sur moi-même, considérant ceux qui ne croient pas comme étant inférieurs, perdus... Au fond, je passe des nuits entières à culpabiliser sur le fait d'être un mauvais musulman, c'est principalement mon désir envers les filles que j'essaie de réprimer, que je considère comme malsain
Progressivement, comme souvent j'imagine, je m'écarte de l'islam. L'islam était devenu pour moi un fardeau tellement difficile à porter, la vie était tellement austère.
Mais cette question est toujours resté là, quelque part dans mon esprit, ce problème non résolu... C'est en cette période de jeûne que je me pose encore plus de questions. Car il y a cet islam, de frères qui prient ensemble et s'embrassent chaleureusement dans les mosquées, qui pousse a la générosité, au "bien". Et A côté cet islam extrême qui interdit pratiquement toutes les choses qui peuvent égayer la vie (la musique serait interdite selon certains...), totalitaire, aux usages que j'ai beaucoup de mal à cautionner.
Aussi, j'accepte de plus en plus difficilement les idées de mes parents ( clin d'oeil au témoignage de Libertas dans lequel je me reconnais totalement), parfois tellement extrêmes. Il y a beaucoup de choses, et comportements de croyants qui me répugnent, de croyants intolérants, racistes, complètement stupides et dénués de raison.
Toutes ces questions que je me pose... Pourquoi les musulmans les moins pratiquants sont ils les plus tolérants ? Il y à tous ces enseignements, qui ressemblent au final peut-être plus à des mythes aujourd'hui, au 21ème siècle. Quand je regarde les infos tout est si carré, réel, j'ai presque du mal à penser à toutes ces histoires. Je crois en Dieu, j'ai toujours cru en Dieu. Cela donne un peu plus de sens à mon existence, c'est aussi mon idéal de justice. Mais j'ai de plus en plus l'impression que l'islam se base sur la peur (mon conditionnement me fait ressentir qu'en écrivant ce message je vais surement brûler en enfer), et le poids des interdits est vraiment lourd à porter aujourd’hui. Je suis quelqu'un de respectueux, je n'aime pas faire les choses à moitié, je n'aime pas les compromis hypocrites.
Je recherche la vérité, une vérité : la paix intérieure. Parfois, j'ai l'impression d'étouffer face à cet islam que l'on veut m'imposer, qui rend la vie si grise. Je m'inscris sur ce forum en quête de réponses, je trouve les débats très intéressants mise à part quelques pseudo preuves que l'islam n'est pas la vraie religion complètement stupides (du niveau de certaines propagandes de croyants).
Ma présentation est très longue j'imagine, peut-être que peu de gens la liront, mais écrire soulage déjà.












