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Re: La Tunisie et le califat

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Tunisie - Comment les salafistes sont devenus incontrôlables.
Les salafistes tunisiens, réunis dans la ville sainte de Kairouan au sud de Tunis, ont réussi leur démonstration de force.


Dimanche 20 mai, ils étaient des milliers, venus de tout le pays en bus, à rallier la deuxième fête annuelle d’Ansar al Charia, l’un des mouvements les plus radicaux de la mouvance islamiste.

Abou Lyadh, l’un des leaders du mouvement, avait appelé à une forte mobilisation le 16 mai dernier. Ce fut un franc succès.

Au programme: démonstration de sabres, des chevaux au galop, chants guerriers et même des militants en tenues afghanes.

«Ce qu'ils racontent, c'est du blabla. Et l'Etat est bien trop tolérant avec ces gens-là» a confié à l’AFP, une femme qui habite à côté de la mosquée où a eu lieu le prêche de dimanche.

Certaines personnes n’ont pas hésité à scander des slogans antisémites et ont multiplié les appels aux djihads.

A tel point que le magazine Kapitalis se demande ce que fait le gouvernement tunisien face à cette radicalisation.

«Laxiste ou complice, ou les deux à la fois, le gouvernement regarde et ne bouge pas le petit doigt, même pas pour libérer les mosquées conquises par des éléments djihadistes ou pour mettre hors d’état de nuire les recruteurs du réseau al-Qaida, qui envoient de jeunes lycéens, étudiants ou chômeurs se faire exploser sur quelques fronts de djihad islamique», écrit Kapitalis.

Le magazine avance des chiffres quant à la radicalisation de certaines mosquées tunisiennes: sur un total de 5.000 mosquées, 400 seraient aux mains des salafistes djihadistes.

Certains ministres ont réagi, comme Ahmed Bergaoui, responsable du ministère des Affaires religieuses.

«C’est un problème mais nous sommes en train de chercher des solutions», a-t-il déclaré.

A propos de l’enrôlement des jeunes salafistes pour combattre en Syrie ou ailleurs, c’est le ministre de l’Intérieur Ali Larayedh qui s’est exprimé, avouant que le gouvernement déplorait l’engagement de ces jeunes «dans de mauvaises aventures» et que le gouvernement «suivait les choses de près».

Aveu d’impuissance ou non, le gouvernement dirigé par le parti Ennahda est inquiet. Interrogé par l’hebdomadaire français Le Point, Moncef Marzouki, le président tunisien a déclaré à propos des salafistes:

«ils sont l'équivalent de l'extrême droite européenne. Ils sont dangereux et l'on n'est pas parvenu à les démocratiser.»

Lu sur Kapitalis.com
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Re: La Tunisie et le califat

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La Tunisie rêvée du chef salafiste Mohamed Khouja
Le salafiste fondateur de Jibhat Al Islah (Front de la Réforme), parti autorisé le 11 mai par le gouvernement dirigé par les islamistes d’Ennahdha, déplore la «campagne de dénigrement» à laquelle son parti fait face «de la part des laïcs».


A ceux qui prétendent l’autorisation de son parti est incompatible avec la démocratie, la transition pacifique des pouvoirs et l’Etat civil que souhaite la majorité des Tunisiens, Mohamed Khouja affirme, dans un entretien à nos confrères de ‘‘Bloomberg.com’’, que le Front de la Réforme veut apporter la preuve que la démocratie et l’islam ne sont pas incompatibles et qu’ils pourraient même coexister, même dans un pays réputé laïque et qui a donné naissance à des soulèvements populaires ayant déclenché le «printemps arabe».

Les autorités, pour leur part, affirment que ce parti a été autorisé aux termes de la loi sur les partis politiques, qui exige le respect des fondements civils et même laïcs de l’Etat tunisien.

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La Tunisie n’est pas (encore) le Salafistan

Qu’en est-il au juste de ce parti qui préconise l’application de la chariâ et la mise en place d’un Etat islamique? Pour son président et fondateur, «le Front de la Réforme est un parti politique qui se fonde sur l’approche de la sunna (la tradition du prophète, Ndlr) et sur le respect des concepts des ‘‘salaf’’ (prédécesseurs vertueux de la nation islamique, Ndlr).»

Mais quoi encore? M. Khouja ne cesse d’affirmer que son parti est respectueux des «valeurs laïques de l’Etat» et des «particularismes de l’expérience démocratique dans un cadre pacifique éloigné de toute forme de violence et de haine dans l’ensemble du paysage politique.»

Le principe de la liberté défendue par la démocratie n’est pas antinomique avec la foi islamique, et «nous ne voyons pas une contradiction entre la chariâ et le modernisme contemporain», explique encore M. Khouja, en se référant, tout de même, à la chariâ, la loi islamique, un corpus qu’il prend en bloc et dont il n’exclue rien.

M. Khouja est ce qu’on appelle un salafiste, c’est-à-dire un fondamentaliste musulman, qui adhère à une interprétation stricte de l’islam. Il appartient à une mouvance très conservatrice qui constitue une force politique montante en Tunisie et dans le reste des pays arabo-musulmans, après des décennies de répression par les gouvernements vaguement laïques qui étaient en place dans ces pays.

La montée en puissance des Salafistes suscite des inquiétudes légitimes parmi les laïcs et les modernistes, qui leur reprochent, souvent à juste titre, de vouloir imposer à leurs compatriotes et coreligionnaires une application stricte des préceptes de l’islam.

Ils les soupçonnent aussi de vouloir limiter les droits acquis par les femmes et nuire gravement à l’activité touristique, l’une des principales sources de revenus de la Tunisie, en interdisant notamment la vente d’alcool dans les restaurants ou la mixité sur les plages et dans les établissements publics.

Les Salafistes en Tunisie n’ont pas cherché à démentir les accusations de leurs adversaires. La preuve: ils ont déjà attaqué une salle de cinéma (CinémAfricArt, à Tunis), une chaîne de télévision (Nessma) qui a diffusé un film jugé attentatoire à la foi musulmane (‘‘Persépolis’’), agressé des artistes de théâtre, des journalistes, des écrivains et des activistes de la société civile, appelé au meurtre des juifs, saccagé et mis le feu dans un magasin de vente d’alcool (cette semaine à Sidi Bouzid), etc. Sans parler des menaces qu’ils profèrent quasi-quotidiennement à l’encontre de leurs concitoyens et, surtout, concitoyennes dont le mode de vie ou les vêtements sont jugés non conforme à la chariâ.

La réforme mais dans le cadre du legs islamique

En dépit de tous ces reproches adressés aux gens de sa mouvance religieuse, idéologique et politique, M. Khouja continue d’affirmer que le Parti de la Réforme «est un parti politique fondé sur les principes de la réforme mais dans le cadre de l’héritage islamique». Et il assure: «Le programme de notre parti n’impose rien, ni tenue vestimentaire ni conduite personnelle, dans la vie quotidienne des Tunisiens». Il ajoute : «Nous n’allons pas utiliser la force pour interdire le vin ou les vêtements de plage.» Au lieu de cela, le parti va utiliser «la persuasion et des conseils» pour changer les attitudes jugées non conformes à la chariâ.



Ainsi parlait Mohamed Khouja.

Beau programme qui ne rassurera pas grand-monde parmi les laïcs et modernistes qui y voient une menace aux acquis de la société tunisienne, forgée par un siècle et demi de réformisme et d’ouverture à la modernité. Car on peut raisonnablement se demander où s’arrêteraient la persuasion et les conseils et où commenceraient les injonctions musclées et les lois liberticides, lorsque ce parti sera au pouvoir?

Aussi, le principal défi pour le chef du Front de la Réforme, qui regroupe plusieurs dirigeants jugés dans les années 1980 pour leur participation au Front islamique, est-il de changer la perception, à ses yeux «erronée», d’une Tunisie en passe de devenir une sorte de Salafistan. N’est-ce pas ainsi que notre pays est décrit, aujourd’hui, à tort ou à raison, par de nombreux médias nationaux et internationaux?


Par Imed Bahri
http://www.africatime.com/tunisie/nouve ... categorie=
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Re: La Tunisie et le califat

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Tunisie. Le vrai programme d’Ennahdha: accaparer tous les pouvoirs.
Dans leur ivresse du pouvoir total, les élus d’Ennahdha sortent à chaque fois le refrain de la «légitimité électorale», qui assimile toute critique du pouvoir à un complot contre le désir du peuple ou à une tentative de contre-révolution.





Mea culpa, je m’excuse solennellement d’avoir accusé à tort Ennahdha de ne pas avoir le moindre programme. En effet, et contrairement à ce que prétendaient mes articles précédents, il s’avère qu’Ennahdha a bel et bien un programme dont l’implémentation a débuté très tôt après les élections et qui commence déjà à porter ses fruits.

Une série de lois autocratiques

Pour mettre les faits dans leur contexte, il est primordial de revenir 6 mois en arrière lorsque l’Assemblée nationale constituante (Anc) discutait la loi sur l’organisation temporaire des pouvoirs publics, cette mini-constitution qui allait permettre au nouveau pouvoir exécutif de gouverner dans un Etat de droit. Ennahdha et ses deux lieutenants – Congrès pour la République (CpR ou Al-Moatamar) et le Forum démocratique pour le travail et les libertés (Fdtl ou Ettakatol) – avaient voulu imposer une série de lois autocratiques, qui faisaient rougir la constitution de Ben Ali, tant les pouvoirs légués à la personne du Premier ministre (et au pouvoir exécutif en général) dépassaient de loin les prérogatives que ces derniers pouvaient avoir dans un contexte démocratique (et même autocratique). Apres la levée du bouclier de l’opposition et de la société civile, Ennahdha a lâché des miettes mais a réussi à faire passer l’essentiel de son «programme» sans trop forcer.

Au vu des récents événements, les intentions d’Ennahdha sont on ne peut plus claires: rien ne se fait sans moi, ou comme le dit si bien le dicton tunisien «Nalaâb walla nharrem» (Je joue ou je gâche tout).

Ce programme qui commence à apparaitre au grand jour consiste simplement et subtilement à changer en 12 mois tous les hauts fonctionnaires de l’Etat, en allant des maires jusqu’aux Pdg de toutes les institutions étatiques (académiques, industrielles, administratives, médiatiques) en passant par les juges, donnant ainsi au passage le coup de grâce à la séparation des pouvoirs.

Une vision monochromatique et dictatoriale

En réalité, le concept d’indépendance pour Ennahdha est très particulier. Les paroles de Lotfi Zitoun, ministre conseiller du chef du gouvernement, qui disait récemment sur un plateau TV: «Mais voyons, personne ne peut vraiment être indépendant» prennent tout leur sens, confortant la fameuse doctrine de George W. Bush: «Celui qui n’est pas avec moi est contre moi», elle-même inspirée de l’Evangile de Saint Mathieu 12:3.

Ainsi, toutes les décisions prises par Ennahdha convergent vers cette même vision monochromatique et dictatoriale de l’indépendance des institutions et des personnes. Ce qui explique sûrement la volonté du mouvement islamiste de vouloir infiltrer par tous les moyens tout ce qui n’est pas «indépendant» à ses yeux, tels que les syndicats, la Ligue tunisienne des droits de l’homme (Ltdh), l’Ordre national des avocats tunisiens (Onat), celui des médecins, etc.

Cependant, la goutte qui a fait déborder le vase est celle du non-renouvellement du mandat de l’Instance supérieure indépendante des élections (Isie), cette institution qui a réussi à organiser les premières élections «libres» depuis un demi siècle. Pour la remplacer, Ennahdha compte mettre en place une institution «indépendante» dont les membres sont nommés… à la proportionnelle des résultats des dernières élections, ce qui rend de facto le pouvoir exécutif majoritaire au sein d’une institution censée organiser des élections. Bouazizi et les 300 martyrs doivent se retourner dans leurs tombes.

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Marzouki, Ghannouchi et Jebali: Il n'est pas difficile de deviner qui est le patron.

Le refrain de la «légitimité électorale»

Pour répondre à leurs détracteurs, les élus d’Ennahdha nous sortent le refrain de l’année: «légitimité électorale». Cette fameuse légitimité qui rend pratiquement toute critique du pouvoir comme étant un complot contre le désir du peuple (37% du peuple pour être précis), ou pire encore, une tentative de contre-révolution. Cette expression est ainsi brandie comme un bouclier chaque fois que les membres du gouvernement font face aux critiques et aux demandes, toutes aussi légitimes de l’opposition et du peuple (63% du peuple pour être précis).

Pour conclure, comment ne pas rendre hommage aux co-architectes de cette contre-révolution «légitime», Mustapha Ben Jaâfar et Moncef Marzouki. Sans leur support inconditionnel, le mouvement de Rached Ghannouchi n’aurait pas réussi avec tant d’arrogance et d’aisance à poser les fondations d’une nouvelle dictature. Cette soumission ne peut s’expliquer que par le désir de faire parti du pouvoir (même d’une manière figurative), et par une docilité qui ne fait plus de doute, de la part de Ben Jaâfar, et de Marzouki, auquel le militantisme «parisien» sous Ben Ali a fait perdre la vision des valeurs et des principes fondamentaux de la démocratie.

* Universitaire.
Par Dr Ahmed Chebbi*

http://kapitalis.com/afkar/68-tribune/1 ... voirs.html
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Re: La Tunisie et le califat

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  • Tunisie : des salafistes terrorisent les villes du nord-ouest et du centre


    Le terrorisme a éclaté en fin de semaine dans différentes régions de Tunisie. Des attaques contre des établissements publics ont été commises par les salafistes, en dépit de l’état d’urgence en vigueur dans le pays. Après le Kef, Jendouba, Sousse, les salafistes ont sorti leurs muscles, samedi, et semé la terreur dans la région du nord-ouest et du centre.

    Plusieurs centaines de salafistes ont attaqué des bars et des commerces à Jendouba, dans le nord-ouest, et ils se sont ensuite opposé aux forces de l’ordre, a-t-on appris auprès des autorités et de témoins.

    Ces salafistes, qui prônent une interprétation stricte des préceptes de l’islam, entendaient protester contre l’arrestation de quatre hommes impliqués dans de précédentes attaques contre des commerces d’alcool.

    Selon un témoin, qui n’a pas voulu décliner son identité de crainte de représailles salafistes, les manifestants étaient au nombre d’un demi millier et armés d’engins incendiaires, semant la terreur dans la localité située vers la frontière algérienne.

    « Des salafistes au visage masqué et armés de sabres, de cocktails Molotov et de cailloux ont attaqué des boutiques en ville et détruit les biens qui y étaient stockés. Ils ont ensuite incendié le commissariat de police » a précisé ce témoin à Reuters.

    Selon l’agence TAP, les salafistes étaient armés de sabres et de bâtons et appelaient au Jihad. Il se sont dirigés au centre-ville de Jendouba, mettant le feu et pillant des bars et des points de vente de boissons alcoolisées, a ajouté la même source.

    Les groupes de salafistes ont également attaqué le siège du district de la sécurité nationale de Jendouba avec des pierres et des cocktails molotov. Les terroristes sont allés ensuite chercher refuge dans la mosquée de la ville.

    Ils se sont aussi attaqués à un hôtel qui abrite des touristes polonais, et l’armée nationale n’a pas bougé pour protéger les bâtiments publics et les magasins.

    Samedi, un second poste de police de la Cité Habib Thameur à Ghardimaou (gouvernorat de Jendouba) a été incendié à son tour par des barbus. Après l’avoir totalement saccagé, les islamistes ont mis le feu au poste de police.

    Un autre groupe s’est ensuite attaqué à une maison close à Ghardimaou. Ils ont agressé les filles qui y travaillent et ont annoncé que les locaux devaient fermer. Un peu plus tard, ils sont revenus et ont incendié les bâtiments, qu’ils ont promis de raser au bulldozer.

    endouba1 500x375 Tunisie : des salafistes terrorisent les villes du nord ouest et du centre

    D’autres salafistes se sont attaqué à un bar, dans la localité de Dahmani, dans le gouvernorat du Kef, les clients ont été agressés et le bar a été fermé.

    Les assaillants ont ensuite incendié un poste de police de Dahmani ainsi que la fourrière municipale. Les forces de l’ordre ont été obligées de quitter les lieux.

    Devant une population terrorisée, le gouvernement semble laisser faire les choses et refuse de réagir concrètement pour stopper le phénomène salafiste. Ces groupes se sont auto-proclamés porte-parole de la religion.

    Il y a une semaine, des salafistes avaient déjà attaqué des propriétaires de débits d’alcool à Sidi Bouzid, ville du Centre qui est le berceau de la « révolution de jasmin » à l’origine de la chute Ben Ali. Le 19 mai dernier, des bars de Sidi Bouzid (centre-ouest) avaient été vandalisés et un dépôt d’alcool incendié.

    La ville a été le théâtre d’échauffourées entre des terroristes salafistes et des vendeurs de boissons alcoolisées, qui ont dégénéré en violences et actes de destruction.

    Les radicaux ces derniers temps en Tunisie exigent « l’application de la loi islamique ».

    Le 20 mai, des salafistes avaient mené une démonstration de force à Kairouan, une ville sainte du centre du pays, lors d’un rassemblement de partisans venus de diverses régions de Tunisie. Habillés à l’afghane, sabre au poing, les uns effectuaient des chevauchées à cheval, d’autres s’adonnant à des exercices d’arts martiaux, sous l’oeil de leur chef, Abou Yadh (de son vrai nom Seifallah ben Hassine), un ancien « Afghan » condamné à 42 ans de prison avant d’être amnistié après la chute du régime de l’ancien président Ben Ali.

    Au regard de l’opinion publique locale, les autorités tunisiennes sont pour le moins permissives face à ce phénomène qui prend une ampleur inquiétante. Cette recrudescence de violence a été par ailleurs soulevée à l’Assemblée constituante par les groupes parlementaires qui ont mis en garde contre les retombées de cette dégradation sécuritaire sur la stabilité du pays appelant le gouvernement à enquêter sur « les financements internes et externes » des mouvements salafistes et extrémistes en Tunisie.

    Les agressions des groupes salafistes en Tunisie ont suscité l’indignation des formations politiques qui ont appelé à « faire face » aux agissements des extrémistes qui « portent atteinte » aux libertés fondamentales individuelles et collectives.

    « Des groupes violents et hors la loi propagent la terreur et agressent physiquement et moralement des femmes, des intellectuels, des journalistes, des créateurs, des syndicalistes, des politiciens ainsi que des militants des droits de l’Homme », avait déploré Abdessatar Ben Moussa le président de la Ligue Tunisienne de Défense des Droits de l’Homme (Ltdh).

    Des partis politiques tunisiens ont en outre dénoncé « l’ingérence » des extrémistes salafistes dans la vie des citoyens, et appelé la société civile et les parties concernés à « faire preuve de vigilance » pour faire face aux violations des libertés qui « menacent » l’équilibre de la société et la stabilité du pays.

    Suite à ces troubles, le secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Intérieur, Saïd Mechichi, a condamné ces actes tout en précisant que les responsables seront sévèrement sanctionnés.

    Depuis la chute du régime modéré du président Ben Ali, les islamistes radicaux se manifestent à tout bout de champ : dans les universités pour imposer le port du niqab, ou devant les tribunaux pour fustiger une chaîne de télé accusée d’avoir diffusé un film blasphématoire.

    Selon des observateurs, ce climat risque aussi de pénaliser le tourisme, vital pour le pays, et qui éprouve des difficultés. L’image de la Tunisie en tant que destination touristique est dangereusement malmenée, alors même que la reprise venait tout juste d’être annoncée.

    Les observateurs ont, par ailleurs, « exprimé leur crainte de voir ces agissements se reproduire » dans les autres villes touristiques à l’instar de Sousse, Hammamet, Djerba, Monastir, Nabeul et Taberka au moment où le gouvernement tunisien provisoire s’attelle à mettre en place les plans visant à sauver la saison touristique.

    Le département fédéral des Affaires Etrangères suisse a évoqué des « risques d’attentats terroristes ». La diplomatie helvétique met en garde ceux de ses ressortissants qui comptent visiter la Tunisie, dans une note publiée sur son site le 22 mai 2012.

    Le quotidien américain « The Washington Post » a mentionné, dans son édition du samedi 26 mai, les « exploits » des extrémistes religieux à Jendouba,. Il évoque même au passage la démonstration de force effectuée dimanche 20 mai, à Kairouan en parlant de « quelques centaines de salafistes habillés comme des Afghans ».

    L’hebdomadaire français «L’Express» a également dressé un portrait particulièrement angoissant de la situation dans le nord-ouest du pays.

    Les tunisiens observent avec inquiétude la recrudescence des actes criminels de ces fanatiques. Les reculades à répétition des autorités offrent l’occasion à ces illuminés de mettre en œuvre leurs plans diaboliques. Du laxisme, rien que du laxisme, voila le message véhiculé par le pouvoir.

    Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et impérativement le lien html ci dessous :

    © Ftouh Souhail pour http://www.Dreuz.info
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Re: La Tunisie et le califat

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Tunisie. Des voix s’élèvent contre l’abolition de l’adoption par Ennahdha

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Des juristes sonnent la mobilisation contre le projet du parti islamiste Ennahdha de remplacer l’adoption par le régime islamique de la «kafala», qui ne garantit pas à l’adopté les mêmes droits qu’un enfant légitime.

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C’est désormais officiel. Dans ses tentatives répétées d’apporter une touche «verte islam» à la nouvelle Constitution tunisienne en cours d’élaboration, le mouvement islamiste Ennahdha, qui domine le gouvernement et l’Assemblée nationale constituante (Anc), pèse de tout son poids pour imposer le remplacement de l’adoption proscrite par la chariâ par la «kafala» (le recueil), un régime spécifique au droit musulman dans lequel l’adopté ne reçoit pas le nom de son adoptant et ne dispose pas des mêmes droits d’héritage qu’un enfant légitime.

L’alerte a été donnée par Salma Mabrouk Saâda, membre de l’Assemblée nationale constituante (Anc) élue sous les couleurs du Forum démocratique pour le travail et les libertés (Fdtl ou Ettakatol), en marge d’une journée d’étude sur le thème: «Regards croisés sur l’adoption», organisée jeudi à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis (Fsjpst).

«Le sujet de l’adoption est au cœur des débats. Sur les 22 membres de la Commission des droits et des libertés de l’Anc, dont je suis membre, la moitié des élus sont déjà favorable à l’abolition de l’adoption et l’instauration de la ‘‘kafala’’», a affirmé cette jeune militante du parti social démocrate allié d’Ennahdha. Il n’en fallait pas plus pour que le débat s’emballe lors de la journée d’étude organisée avec le concours de la Fondation Hanns Seidel- Maghreb.

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Fadhel Moussa: "La Tunisie est en train de faire un saut de 60 ans en arrière".

Un vieux débat remis au goût du jour

Membre de l’Assemblée constituante élu sur les listes du Pôle démocratique moderniste (Pdm) et doyen de la Fsjpst, Fadhel Moussa a tiré la sonnette d’alarme en estimant que la Tunisie est en train de faire un saut de 60 ans en arrière aussi bien absurde que scandaleux. «Les thèmes qui sont au cœur du débat public actuellement, comme l’inscription de la chariâ dans la nouvelle constitution ou encore la réinstauration de la polygamie et de la kafala sont les mêmes débats qui ont marqué les années ayant précédé la mise en place de la première Assemblée constituante ayant rédigé la constitution de 1959. Juste après l’indépendance, les progressistes menaient une lutte farouche contre les obscurantistes. Près de soixante ans plus tard, c’est le processus inverse qui est en train de s’enclencher», a-t-il martelé sur un ton qui trahit une certaine colère.

Indiquant que la Tunisie fait figure d’exception, dans le monde musulman, en ce qui concerne l’adoption, aux côtés notamment de l’Indonésie, Kalthoum Meziou, professeur à la Fsjpst, a rappelé qu’une loi votée par le premier parlement de la Tunisie indépendante reconnaît l’adoption plénière. Elle aussi précise que la loi n°98-75 du 28 novembre 1998 relative à l’attribution d’un nom patronymique aux enfants abandonnés et de filiation inconnue constitue une innovation sans précédent dans le monde arabe.

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Neila Sellini: "La jurisprudence islamique comme n'a pas un caractère sacré".

Des réactions isolées et peu audibles

La juriste a également noté que cette propension de la politique législative tunisienne à protéger la femme et l’enfant est plus que jamais remise en question depuis la victoire d’Ennahdha aux élections du 23 octobre. «Le référent religieux devient désormais omniprésent dans le discours religieux. Des leaders politiques, des cheikhs obscurantistes et des oulémas autoproclamés ne cessent de réclamer un retour aux interprétations les plus rétrogrades du droit musulman», s’est-elle inquiétée. Et de renchérir: «Les craintes sont, aujourd’hui, d’autant plus fondées que les réactions relatives à la proposition d’Ennahdha d’abolir l’adoption sont jusque-là isolées et peu audibles, contrairement à celles ayant trait à l’abolition de la polygamie ou à l’excision. On risque fort de voir les démocrates se mobiliser pour sauver les acquis de la femme et sacrifier l’adoption».

Mme Meziou a précisé, par ailleurs, que l’adoption présente plusieurs avantages. Il s’agit essentiellement d’éviter l’infanticide auquel recourent plusieurs mères célibataires pour enterrer leur «péché», de cimenter des couples infertiles qui risquent de se fissurer et répondre aux besoins affectifs de l’enfant naturel. «Supprimer l’adoption et l’établissement de la filiation naturelle revient à s’attaquer aux personnes les plus fragiles de la société et à condamner l’enfance à une grave misère affective», a-t-elle averti.

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Yadh Ben Achour: "L'Anc est en train de se transformer en un organe législatif".

Désacraliser la jurisprudence islamique

Professeur de civilisation islamique à la Faculté des lettres et des sciences humaines de Sousse, Neïla Sellini, a noté que l’adoption d’un enfant naturel dont le père est connu est autorisée par la loi islamique. Elle a souligné, dans ce même chapitre, que certaines écoles de jurisprudence islamique (fiqh) autorisent l’adoption de l’enfant naturel dont le père n’est pas connu. Selon ces écoles, l’adopté baptisé «moustalhak» (rattaché) ne reçoit pas le nom de son père adoptif, mais dispose des mêmes droits d’héritage qu’un enfant légitime. «Cela revient à dire qu’une grande partie de la législation islamique est une œuvre humaine influencée un contexte social bien particulier et des coutumes bien déterminées. Il est très dangereux de considérer toute la jurisprudence islamique comme ayant un caractère sacré», a-t-elle affirmé, rappelant que l’imam Al-Chafiî a changé ses fatwas édictées en Irak lorsqu’il s’est installé au Caire.

Le constitutionnaliste et ancien président de la Haute instance pour la réforme politique et la réalisation des objectifs de la révolution (Hiror), Yadh Ben Achour, a, quant à lui, contesté le bien-fondé de la discussion de ce genre de question par une Assemblée constituante. «Elu pour rédiger une constitution qui trace les grandes lignes de la deuxième république, cette assemblée est en train de se transformer en un organe législatif. Si elle continuera à débattre de ce genre de questions, l’Anc risque de se transformer en café à palabres et de se perdre dans les interminables discussions et divisions», a-t-il averti. Avertissement dont les constituants seraient bien inspirés de tenir compte…

Par Wahid Chedly

http://www.kapitalis.com/proximite/53-s ... ahdha.html
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Re: La Tunisie et le califat

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Des salafistes tunisiens terrorisent une ville du nord-ouest
TUNIS (Reuters) - Plusieurs centaines de salafistes ont attaqué samedi des bars et des commerces à Jendouba, dans le nord-ouest de la Tunisie, où des affrontements les ont ensuite opposés aux forces de l'ordre, a-t-on appris auprès des autorités et de témoins.


Ces salafistes, qui prônent une interprétation stricte des préceptes de l'islam, entendaient protester contre l'arrestation de quatre hommes impliqués dans de précédentes attaques contre des débits d'alcool.
La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour tenter de disperser la foule mais les affrontements se poursuivaient dans la matinée.
"Ce matin, quatre hommes ont été arrêtés pour des attaques contre des débits d'alcool ces derniers jours", a dit à Reuters un responsable du ministère de l'Intérieur, Loutfi al Haydari.
"Des centaines de salafistes ont donc attaqué une caserne en jetant des pierres et des cocktails Molotov avant d'être dispersés par des gaz lacrymogènes. Ils ont aussi incendié un commissariat et attaqué trois boutiques en ville (...) ils se trouvent désormais dans le centre de la ville."
Selon un témoin, qui n'a pas voulu décliner son identité de crainte de représailles salafistes, les manifestants étaient au nombre d'un demi-millier et armés d'engins incendiaires, semant la terreur dans cette localité située vers la frontière algérienne.
"Des salafistes au visage masqué et armés de sabres, de cocktails Molotov et de cailloux ont attaqué des boutiques en ville et détruit les biens qui y étaient stockés. Ils ont ensuite incendié le commissariat de police".
Ce témoin -une femme- a ajouté: "Toute la ville vit dans la crainte et la peur à la suite de ces violences.".
Réprimés sous Zine ben Ali, les islamistes n'ont pourtant pas joué un rôle moteur dans la révolution de janvier 2011 ayant abouti au renversement de l'ancien régime.
Les islamistes modérés d'Ennahda sont sortis vainqueurs en octobre des élections constituantes, premier scrutin libre organisé après la chute de Ben Ali. La place de la religion dans la société est l'un des thèmes les plus âprement discutés dans la Tunisie de l'après-Ben Ali.
Il y a une semaine, des salafistes avaient attaqué des propriétaires de débits d'alcool à Sidi Bouzid, ville du Centre qui est le berceau de la "révolution de jasmin" à l'origine de la chute de Zine ben Ali. Le ministre de la Justice avait réagi en promettant de sanctionner avec sévérité les agresseurs.
Tarek Amara, Bertrand Boucey et Jean-Loup Fiévet pour le service français.

http://fr.news.yahoo.com/des-salafistes ... 12006.html
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La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
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Re: La Tunisie et le califat

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  • Tunisie: le Gouvernement de 1956 a créé les salafistes de 2012



    Fondée par le gouverneur omeyyade Abdallah Ibn Al-Habhab en l’an 732 (ou 734) de notre ère, la grande mosquée « Ezzitouna » est l’une des plus anciennes et des plus célèbres en terre d’Islam, classée patrimoine mondial depuis 1979.

    Le tunisien moyen est modéré et pratique un islam tolérant et ouvert, grâce aux enseignements d’une myriade de doctes tunisiens formés naguère et pré-indépendance à « L’Université Zeitounienne ».

    Nos doctes étaient des lumières dans le monde arabo-musulman : ne compte-t-on pas des tunisiens Grand Imam du très égyptien « Al-Azhar » ?

    Nos livres étaient alors exportés en Égypte et dans tout l’orient : la Tunisie faisait école.

    Le complot anti-zeitounien

    Dés l’aube de l’indépendance, un 26 Avril 1956, l’« Université Ezzitouna » est créée par décret présidentiel. Date fatidique, car commença alors la décadence sans fonds de cette noblissime institution des sciences (L’Université Zeitounienne) : Dépositaire du savoir arabo-islamique.

    En effet, le régime de l’époque a tout fait pour annihiler la prestigieuse « Université Zeitounienne » et humilier ses savants et doctes de la foi islamique.

    Le régime, avait fait flèche de tout bois pour détruire cette université, et avec, un savoir accumulé pendant 12 siècles, il a humilié ses Ulémas, et a même suspendu leurs émoluments et leurs pensions de retraite, parce que considérés comme ennemie du modernisme.

    Les autres ont dû rendre leur tablier par crainte d’une humiliation similaire. Ça sentait la chasse aux sorcières à plein nez.

    Le gouvernement de l’époque ne savait pas qu’il s’était tiré une balle dans le pied, un effet que l’on ressent aujourd’hui : Après 56 ans !

    Néanmoins, il faut aussi admettre que certains Ulémas avaient bel et bien collaboré avec le colonisateur français. Les médias de l’époque avaient saisi cette manne pour écorner leur image de nationalistes irréprochables, causant des bourrasques sociales frondeuses à leur égard. Les Tunisiens étaient tétanisés par ces agissements.

    Une idée qui faisait florès dans le gouvernement dont les membres étaient tous formés en France.

    Ces érudits Zeitouniens constituaient des leviers de contrainte sur le régime de l’époque, contraintes qu’il fallait briser.

    En effet, l’Université Zeitounienne était l’épicentre de toutes les tensions qui secouaient la Tunisie, et un creuset de toutes les émeutes qui embrasaient, sporadiquement, le pays dans les années 30-50.

    Après la création de l’Université de Tunis, le 31 mars 1960, une institution groupant des instituts supérieurs et plusieurs facultés, la «Faculté Zeitounienne de la Chari’a et de Théologie» vit le jour un 1er mars 1961, succédant ainsi à «l’Université Zeitounienne», balayant d’un vil revers de la main plus de 12 siècles d’autonomie et d’indépendance intellectuelle, réduite à une simple composante du réseau universitaire Tunisien. Mais cette reforme a manqué toutes ses cibles.

    Fort opportunément, l’État a commis une gaffe. Puisque, depuis cette date, et plusieurs décennies durant, aucun savant ni docte de la foi musulmane n’a été produit en Tunisie, laissant ainsi un grand vide dans le monde de la théologie et de l’exégèse coranique ou’ les savants tunisiens excellèrent des siècles durant.

    Aujourd’hui, on compte :

    1. Un « Institut Supérieur de Théologie » chargé de la formation des étudiants du 3ème cycle dans toutes les spécialités relevant de l’université Ezzitouna (théologie, civilisation, Chari’a).

    2. Un « Institut Supérieur de la Civilisation Islamique » qui assure la formation en sciences islamiques des étudiants étrangers, et délivre une Licence fondamentale en sciences islamiques dans diverses spécialités !

    3. Un « Institut Supérieur de Théologie de Tunis » qui assure la formation des professeurs d’éducation et de pensée islamique ainsi que des techniciens supérieurs en arts du patrimoine islamique et en multimédia appliqué aux arts islamiques. Modernisme oblige !

    Certain(e)s ami(e)s qui enseignaient dans ces institutions « modernes » confiaient qu’ils étaient effaré(e) par l’inanité des cursus et la vacuité des cours.


    La Prédication Télévisée : « Véhicule Hertzien du Fanatisme »

    En Tunisie, dans les années 90, avec l’accès à la télévision satellitaire, ce vide intellectuel a été évidemment comblé par des dizaines de chaînes de télévision où pullulent prédicateurs de toutes les sectes connues, à l’instar de celles qui prolifèrent aux USA depuis les années 70.

    Ces chaînes dont les animateurs sont stipendiés par les régimes répressifs des pays du golfe, émettent du proche orient, d’Europe, d’Amérique et ironiquement même d’Israël, surtout après la mise en orbite du satellite «Nilesat» en 1998, et du deuxième en 2000 !

    Maintenant il y en a trois (3), le dernier voltige sur nos têtes depuis Août 2010 : Un marché très lucratif que contrôlent des opérateurs privés égyptiens.

    Des dizaines de chaînes religieuses (on en comptait 40 en 2010) recrutèrent des prédicateurs de toutes les nationalités et obédiences, hormis des tunisiens, prêchant un islam aussi archaïque qu’obscurantiste, promouvant ainsi les mouvements extrémistes et fanatiques dont la nébuleuse « Al Quaida ».

    Les islamistes tunisiens, suite à l’éradication brutale de leur mouvement, opération entamée dans les années 80, s’étaient cantonnés à des groupuscules secrets subissant toutes les exactions imaginables et possibles.

    L’arrivée des paraboles permit au tunisien de suivre chez lui, ces chaînes qui viennent d’ailleurs, issues de cultures tout à fait différentes des nôtres.

    Nos habitudes culinaires, notre manière de nous habiller, de penser, même de nous raser furent largement influencés par des prédicateurs intarissables et de tout acabit qui prêchaient jour et nuit sans arrêt !

    Ces prédicateurs sont stipendiés par des associations aussi secrètes que séditieuses, ainsi que par les petro-monarchies arabes.

    Ces pays cultivent la suprématie des souverainismes dogmatiques au détriment de l'unité panarabe et panislamique. Leur objectif : façonner les musulmans à leur image et les assimiler, afin de régner en maîtres absolus sur le vaste monde musulman avec des consignes de l’oncle SAM.

    Sur des années, ces programmes télévisés sur la foi islamique, ont endoctriné et « contaminé » toutes les strates de la société, surtout les jeunes âgés maintenant entre 20-40 ans, et dont une petite parti forme aujourd’hui le noyau dur des Salafistes et des fanatiques religieux bénéficiant de sauf-conduits, on compte même des sectes chiites, et j’en ai rencontré plusieurs adeptes.

    Ces chaînes firent des néophytes dans toutes les classes et tranches d’ages de la population formant un brûlot liberticide qui sévit par les temps qui courent.

    Ce qui mis le gouvernement aux prises avec une insurrection larvée et des violences sporadiques motivées notamment par des revendications religieuses et sociales.

    L’Internet n’a fait qu’amplifier le phénomène, avec des milliers de sites de prédications religieuses, avec leurs foires aux questions, les fameux (FAQ), des question que le tunisien pose sur des points aussi banals que de la manière de s’habiller, aux ablutions, en passant par la prière et même comment lire et tenir le sacro-saint Coran.

    En Tunisie, on enregistra une seule tentative louable à l’époque : la création d’une radio religieuse, ou certains cheikhs tunisiens, formés en Tunisie, venaient professer la foi et guider les gens en conformité avec nos valeurs et culture. Malheureusement cette chaîne était promue par une "mafiocratie" désormais en exil. Une chaîne télévisée n’eut pas le succès escompté car obnubilée par les chaînes orientales.

    Solutions !

    Il n’est jamais trop tard, pour renverser la vapeur, il faut faire revivre « L’Université Zeitounienne » comme à l’origine, lui donner les moyens et les ressources pour retrouver un peu de son lustre d’antan, quand nos doctes allaient enseigner en Égypte et dans le vaste monde arabo-islamique, pas le contraire !

    A nos futurs Ulémas incombe la délicate mission d’encadrer notre jeunesse en lui inculquant un islam tolérant et moderniste et de contenir une petite minorité, qui met à mal nos valeurs les plus sacrées. Il en est du salut du futur de notre nation !

    Farouk Ben Ammar, Ph.D
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Re: La Tunisie et le califat

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Au lieu d’œuvrer à la réussite du processus démocratique, les ténors d’Ennahdhasemblent avoircomme principal objectif leur maintien au pouvoir, par tous les moyens.À preuve, d’une part, leur refus de respecter le délai limite d’un an pour organiser les prochaines élections, et d’optersérieusement pour lanécessaire concorde afin d’élaborer une constitution neutre, équilibrée et tournée vers l’avenir. Et d’autre part, leur volonté d’accaparer tous les pouvoirs, et de soumettre la population par toutes sortes de peurs, notamment celle des salafistes. Sanscraindre le risque de finir un jour en simples continuateurs d’un système corrompu et dictatorial, tel celui façonné pendant 23 ans par le clan Ben Ali-Trabelsi et leurs acolytes.

Ennadha à l’école du RCD


Depuis quelques jours, les députés de ce qui reste du CPR s’activent au service de la stratégie nahdhaouis pour faire passer une loi interdisant de politique, pendant cinq ans, les anciens membres du RCD ayant occupé des responsabilités de quelque niveau que ce soit. Un conseiller à Carthage surenchérit dans les médias pour hausser le ton contre les juges et le ministre de la justice, leur reprochant leur respect tatillon de la loi, et leur absence de zèle pour engager une justice révolutionnaire contre les dignitaires de l’ancien régime. Celle-ci lui serait acceptable, même injuste selon ses propres mots, au motif que les lois en vigueur étaient taillées sur mesure pour les cercles du pouvoir renversé. En plus de leur caractère excessif, et au-delà des véritables motivations de leurs auteurs, ces initiatives manquent cruellement de clairvoyance et de cohérence. C’est, en creux, de la surenchère revancharde avec en ligne de mire une nouvelle lecture de l’histoire du pays depuis les années cinquante. On a du mal à voir leur initiative comme autre chose qu’un coup de main à leur grand allié, pour lui permettre de se débarrasser de ses principaux rivaux : les ex-RCD et les destouriens qui leur sont assimilés.Probablement parce qu’Ennahdha semble, contre toute logique, les craindre plus que tous les autres. Les considèrent-ils comme les seuls capables, même après la dissolution de leur parti et leur dispersion actuelle, de disputer au mouvement de M. RachedGhannouchi le pouvoir absolu ?Sans doute parce qu’ils possèdent la même conception du pouvoir et les mêmes techniques pour le garder. Malheureusement pour la Tunisie et leurs électeurs, le disciple Ennahda semble vouloir dépasser le maître RCD.

La mise en parallèle des méfaits du RCD et des agissements actuels d’Ennahdha montre de fortes similitudes entre l’État-RCD disparu et un État Ennahdha en devenir.Il n’est pas question pour nous de condamner les Nahdhaouispour ce qu’ils sont, ou pour des faits non encore commis. Ce qui est en cause principalement, c’est le système politique lui-même, beaucoup plus que les hommes qui se mettent à son service, hier comme aujourd’hui. Le RCD a été vaincu, mais le système est malheureusement intact.

Les mêmes méthodes pour arriver au pouvoir

Ennahdha, dans sa conduite des affaires, s’inspire étrangement et sans complexes des méthodes et des pratiques employées précédemment par Ben Ali et ses partisans. D’abord, comparons leursarrivées au pouvoir. Dans les deux cas, elles furent sans violence ; dans les deux cas, elles soulevèrent beaucoup d’espérances ; et dans les deux cas, elles furent basées sur des mensonges. Ben Ali avait promis de rompre avec la dictature de Bourguiba, d’instaurer la démocratie, et d’en finir avec la répression ; de même,Ennadha a promis d’en finir avec le système du parti-État, d’instaurer la démocratie, et d’en finir avec la répression. En fin de compte, à partir de 1987, rien n’a changé : Ben Ali a tout simplement remplacé Bourguiba, sans démocratie, et en réprimant ses opposants. Depuis le 23 octobre, pas une ligne de la constitution n’a été écrite, pas un emploi n’a été créé, et la répression contre l’opposition a repris de plus belle, avec les mêmes mots (des zéros, qui ne représenteraient personne) et les mêmes arguments (ils complotent !) que du temps de Ben Ali. Par contre, l’État Ennadha semble bien parti pour remplacer l’État-RCD.

Similitudes ensuite dans la gestion des affaires politiques, avec usage d’un discours policé mais spécieux, se référant toujours au respect des institutions et de l’État de droit. Alors que dans la pratique, il est davantage question de contraintes, de faits accomplis, de favoritisme, de népotisme,et de concentration de pouvoir.Ben Ali avait ses partis opposants, des alibis démocratiques, faisant décor car sans réelle influence sur les événements. Aujourd’hui, à voir la place et le peu d’influence des deux partenaires d’Ennahdha sur les grandes décisions, le CPR et Ettakatol, on peut s’interroger sur leur futur statut si jamais Ennahdhaparvenait à remplacer complètement le RCD.

Les nominations partisanes récentes au sein du gouvernement, ou à la tête des gouvernorats, des délégations, et des grandes entreprises nationales, sont des illustrations immédiates du fait du prince, comme furent,hier,les promotions, prébendes et faveurs distribuées depuis Carthage aux proches les plus dévoués et les plus soumis.C’estaussi le cas, en ce moment,pour les conseils municipaux provisoires, en voie d’accaparement par les Nahdhaouispour leur servir, le moment venu, de relais locaux en prévision des prochainescampagnes électorales.Les manœuvres constatées ici ou là pour inonder la place avec de nouvelles associations de la société civile, d’obédience nahdhaoui ou salafiste, constituent une violation des règles démocratiques élémentaires et une mise en danger du processus démocratique actuel.Issues de nulle part, celles-ci ne serviraient qu’à tenter de peser, par la force du pouvoir, sur la confection des nouveaux conseils municipaux provisoires partisans. C’est comme du temps où le RCD faisait infiltrer les associations de la société civile par ses sbires, pour les soumettre ou les faire éclater. Il y avait une fausse société civile RCD, il y a maintenant une fausse société civile Ennadha.

Naguère, du temps de Ben Ali, l’idée de l’existence d’une ISIE (Instance supérieure indépendante pour les élections), était inconcevable. Les élections étaient organisées et contrôlées par le ministère de l’intérieur, rendant possibles toutes les falsifications. Mais la révolution a donné à la Tunisie une ISIE, indépendante, qui a organisé avec succès les élections de la Constituante. Pourtant Ennahdha ne semble pas bien s’accommoder de cette structure bizarre, car indépendante, et qui n’existait pas du temps de Ben Ali. Tout récemment, au palais des congrès, rien n’est venu pour réellement rassurer les citoyens quant au degré d’indépendance d’une nouvelle instance issue de la Constituante, qui risquerait fort d’être estampillée « made in Ennahdha ».Une sorte d’instrument pour le pouvoir en place pour bien « contrôler » le déroulement des prochaines élections.Auquel cas il ne resterait plus qu’à craindre,comme par le passé,les falsifications futures des élections, et l’arrêt du processus démocratique actuel.

Les mêmes politiques pour rester au pouvoir

Les similitudes sont encore plus frappantes dans le type de rapports établis par les deux machines RCD et nahdhaoui avec les citoyens tunisiens. Dans les deux cas, on cherche toujours, par tous les moyens, àgagner leur totale adhésion, voire leur soumission inconditionnelle. Pour trouver des solutions à leurs besoins et préoccupations quotidiennes (un emploi, une promotion, un logement, une bourse d’étude, un permis de construire, une licence de café ou de taxi,…), les gens comprennent très vite qu’il leur serait plus facile d’obtenir satisfaction en acceptant de passer par la cellule du RCD (hier), et par la permanence nahdhaoui locale (demain). Pour les autres, il leur resterait la voie du bakchich et de la corruption. Ce fut le cas du temps de Ben Ali, et c’est connu de tous. Un avant-goût nous a été donné par Ennahdha lors des dernières élections, avec la distribution de moutons et d’argent et autres faveurs à des populations dans le besoin, pour en faire ses obligés. Attendons-nousdevoir apparaître les milicesnahdhaouisau grand jour et sévir contre les insoumis, comme par le passé, malgré les dénégations de M. Dilou.

Dans le domaine de la gestion économique et sociale du pays, les convergences sont encore plus frappantes. Le type de développement proposé par Ennahdha pourrait être la fidèle et pâle copie de celui de l’ère Ben Ali. Les grandes lignes des choix économiques et sociaux sont dans le droit fil des recommandations, ou plus concrètement des diktats des instances bancaires internationales (FMI, Banque mondiale…), qui sont prioritairement au service du capitalisme sans frontières, de la finance mondialisée, et des néo-libéraux sans foi ni loi, lesquelsse préoccupent davantage des mécanismes de financiarisation et de retour sur investissement, que de leurs conséquences, injustes et inhumaines, sur les populations à travers le monde, particulièrement dans les pays en développement. En bons élèves, les nouveaux suivront, comme les anciens l’ont fait, le principe du « moins d’État », alors que la situation présente exige, au contraire, plus d’État. On ne peut laisser le développement du pays et l’avenir de notre jeunesse à la merci du bon vouloir des financiers privés, ou autres bailleurs de fonds, qu’ils soient d’occident ou des déserts du Golfe. Les Ex-RCD et leurs disciples nahdhaouis, se révèlent bien imprégnés par l’idéologie libérale. Ils placent leurs espoirs sur les promesses de mégaprojets, présentés par des bailleurs privés, contre des avantages fonciers et fiscaux scandaleusement élevés. La liste des 100 projets promis par le gouvernement actuel dans son programme d’urgence ressemble étrangement à ce que récitait, dans ses discours creux, l’ex-président Ben Ali. On n’y trouve nulle part les grands projets d’infrastructure, dont le pays et ses chômeurs, de plus en plus nombreux, ont le plus grand besoin : désenclavement des régions de l’intérieur, développement des régions à fort potentiel économique, construction de routes, autoroutes, et ports, modernisation des lignes ferroviaires, investissements privés et publics dans les activités créatrices d’emplois, formation professionnelle dans tous les secteurs, particulièrement ceux à forte valeur ajoutée. Sans idées novatrices et sans programme audacieux tourné vers l’avenir, et intégré dans notre environnement naturel (Maghreb, espace euro méditerranéen…), les gouvernants actuels ne feront que reproduire les erreurs de l’ex-RCD.

Ennadha et le RCD connaitront-ils le même destin ?

Mais à l’inverse du RCD, qui a réussi à donner le change à ses détracteurset donner l’illusion de mouvement, qui lui a permis de tenir 23 ans, Ennahdhadépourvue des atouts de Ben Ali, échouera beaucoup plus vite que « l’artisan du changement ». De la même façon que Ben Ali a été un Bourguiba en pire, Ennadha semble se transformer en RCD en pire, avec tous ses défauts sans aucune de ses qualités. Par exemple, Ben Ali a bénéficié d’un long état de grâce de plusieurs années. En revanche, les insurgés d’aujourd’hui et les insoumis de demain ne laisseront aucun répit à un nouveau RCD, et réagiront dès la confirmation qu’Ennadha ne propose rien au pays, si ce n’est de remplacer le RCD. Rappelez-vous bien que Ben Ali a hérité d’un pays en état de marche, de cadres militants et expérimentés, d’une jeunesse engagée, enthousiaste et motivée. Ben Ali les a trompés, en leur proposant ce qu’ils voulaient entendre. Tous étaient abreuvés de promesses, qu’il n’a jamais tenues. Il a utilisé les compétences du pays, et leur a donné, durant les premières années, l’illusion que le pays était sur la bonne voie. De fait, la Tunisie a connu une éclaircie de quelques années, surtout comparé au chaos déclenché par les islamistes du FIS en Algérie. Puis des nuages gris, puis noirs, se mirent à couvrir le pays, semant incertitude, désordre, inquiétude, et désespoir parmi l’ensemble des couches sociales, jusqu’à la délivrance du 14 janvier 2011. Cela a pris, quand même, de nombreuses années.

Ennahdha, au lieu de s’inspirer positivement de l’expérience précédente, par exemple en refusant la tentation de remplacer le RCD, s’est mise d’elle même dans l’impasse, en dressant contre elle l’essentiel des forces vives du pays, les unes après les autres : les intellectuels et les médias, les artistes et les créateurs, les universitaires et les enseignants, les bourgeois et les professions libérales, les syndicalistes et les étudiants. Pire, elle continue de les insulter, jour après jour. Il faut ajouter à cela les femmes qui craignent pour leurs droits et acquis de l’ère bourguibienne, les investisseurs et entrepreneurs qui sont tétanisés par le climat social, et l’ensemble du peuple, y compris les électeurs d’Ennadha,stupéfait par l’insécurité généralisée, et la clémence du pouvoir envers les milices salafistes. Cela fait beaucoup de monde,en si peu de temps, et sans la confiance de ces personnes, on imagine mal comment la Tunisie pourra de nouveau connaître une croissance économique, même faible.

Ennahdhapréfère jouer la carte de l’identité et de la religion. Ce fut aussi la politique de Ben Ali, quand il a compris qu’il n’avait plus rien d’autre à proposer aux Tunisiens. C’est un terrain glissant. Lâcher les salafistes contre la société émancipée de Tunisie, en plus d’être mesquin, est dangereux et criminel vis-à-vis de la Tunisie millénaire. À moins que ce soit précisément l’objectif, ce que je ne peux pas croire. Pour garder le pouvoir, Ben Ali a joué avec Ennadha comme Ennadha est en train de jouer avec les salafistes. En échange de leur soumission, Ben Ali leur avait abandonné l’espace religieux, leur offrant en prime, la radio Zitouna. Il a perdu, et les mosquées, et le pouvoir. Les Nahdhaouis offrent le tapis kairouanais aux salafistes. Ils les reverront aussitôt à l’assaut de tout ce qui respire et pense dans le pays. À l’assaut d’Ennahdha dès qu’ils s’en sentiront la force. Qu’attendre de constructif de leurs démonstrations de force ridicules, qui suintent l’obscurantisme et la « sacralisation de l’ignorance et de la régression » ! Si Ennadha veut garder le pouvoir, elle doit faire l’inverse de ce qu’a fait Ben Ali. Ce ne sont pas les fanatiques et les pays du Golfe qu’il faut séduire, mais l’élite et les pays voisins qu’il faut rassurer, et le peuple qu’il faut nourrir. Arrêtez ce jeu. Il n’est pas encore trop tard.

Répéter les erreurs de Ben Ali est absurde. Perpétuer un système qui a échoué est le plus sûr moyen de le voir échouer de nouveau. Mais l’État Ennahda qui se dessine n’aura pas 23 années de répit comme a pu avoir l’État RCD. Le peuple ne s’est pas soulevé contre le RCD, mais contre le système de l’État-RCD. Prochainement, Ennadha tiendra son congrès. Ses membresauront à trancher, en interne, les questions qui nous préoccupent tous. Qu’ilsreviennent dans l’espace politique démocratique avec une ligne cohérente et constructive. Qu’ils se débarrassent de leurs boulets réactionnaires. Et qu’ils abandonnent l’idée de remplacer l’État-RCD par un État-Ennadha. La Tunisie ne l’acceptera jamais.

Abdellatif Ghorbal

http://www.leaders.com.tn/article/ennah ... al?id=8516
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C'est comme en Algérie la grande majorité reste aliénée par Mahomet.
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Message non lu par Lilith »

Yacoub a écrit :C'est comme en Algérie la grande majorité reste aliénée par Mahomet.

il sont endoctrinés, élevés à ça et persuadés d'être dans le droit chemin... eux, comme d'autre. pour pourvoir les détacher de tout ça, il faudra peut etre trouver une solution au "désespoir"...
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Re: La Tunisie et le califat

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Je ne sais qui a dit que pour réformer l'Algérie, il ne faut pas un seul réformateur mais une armée de réformateurs.
Comme c'est impossible, le monde doit mettre une croix sur l'Algérie.
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Message non lu par Lilith »

ça serait dommage de condamner tout un pays comme ça...
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Indignation en Tunisie après les attaques des salafistes,après une série d'incidents violents, les Tunisiens sont de plus en plus inquiets face à la menace que posent les radicaux pour les libertés individuelles.


[AFP/Fethi Belaid] Entre destruction de postes de police et agressions contre des intellectuels, la violence des radicaux en Tunisie suscite l'inquiétude des citoyens.
Le ministre tunisien de l'Intérieur Ali Larayedh a averti, jeudi 31 mai, que les services de sécurité du pays feront désormais usage de la force pour répondre aux manifestations de violence de la part des islamistes radicaux.

"Ceux qui pensent que les institutions souveraines de l'Etat comme les postes de police peuvent être attaqués en toute impunité doivent savoir que dans ce cas, la loi autorise l'usage de tirs à balles réelles", a déclaré Larayedh à des journalistes lors d'une conférence de presse.

"L'état d'urgence est toujours en vigueur, et nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour restaurer la sécurité dans le pays", a-t-il ajouté.

Ces propos du ministre dont suite à une série d'attaques lancées par des salafistes dans l'ensemble de la Tunisie, soulevant des préoccupations parmi les citoyens quant à la capacité du gouvernement à contrôler les groupes extrémistes.

La dernière attaque en date est survenue le 26 mai à Jendouba, lorsque des éléments radicaux ont mis le feu à un poste de police et à un hôtel. Les extrémistes ont également attaqué et fait fermer plusieurs bars.

Le directeur de cet hôtel a déclaré dans une vidéo publiée sur Facebook que près de quatre cents salafistes avaient attaqué son établissement à 8h30, brisant les vitres de la façade, pénétrant dans l'hôtel et y semant le chaos, avant d'y mettre le feu, entraînant une panique parmi le personnel. Il a confirmé que cette attaque avait également visé d'autres bars.

Quelques jours plus tôt, dans la même province, des extrémistes avaient tenté d'appliquer la charia à l'encontre d'un jeune homme en l'amputant de la main droite après l'avoir accusé de vol. Conséquence de cette agression, ce jeune homme a perdu trois doigts et est hospitalisé, a expliqué sa famille aux médias locaux.

Les violences salafistes avaient commencé dans les universités tunisiennes, pour protester contre l'interdiction faite aux jeunes étudiantes de porter le niqab, déclenchant une série d'agressions contre des étudiants et des professeurs de la part d'éléments radicaux et entraînant une suspension des cours.

"En octobre dernier, certains hommes portant la barbe avaient attaqué la faculté après qu'une étudiante portant le niqab se fut vu interdire l'accès aux salles de classe", a expliqué Maha Zrib, étudiante à la faculté des arts de Sousse. "Ils ont attaqué les professeurs et le personnel administratif, et lorsque nous avons tenté de les en empêcher, ils s'en sont pris à nous, en nous frappant et en nous battant."

Hamadi Rdissi, militant des droits de l'Homme, a expliqué avoir été agressé par un homme portant la barbe pour avoir apporté son soutien à Nessma TV durant le procès dit de "Persépolis".

"J'ai été victime de la violence, et une telle attaque peut frapper n'importe qui par suite d'une différence intellectuelle avec eux", a-t-il indiqué. "Le pire peut encore arriver si rien n'est fait pour résoudre ce problème. C'est une affaire très sérieuse, contre laquelle chacun doit se mobiliser."

Un autre militant des droits de l'Homme, Jawhar Ben Mbarek, a également expliqué avoir été agressé par des salafistes alors qu'il s'apprêtait à donner une conférence dans le sud de la Tunisie.

"J'ai été battu, frappé à coups de pied, insulté et menacé d'exécution", a-t-il expliqué. "Ma voiture et toutes celles qui l'accompagnaient ont été endommagées."

Dans une autre affaire, des salafistes ont empêché l'intellectuel Youssef Sadik et l'écrivain Olfa Youssef de donner une conférence sur l'extrémisme religieux dans la ville de Kelibia, dans la province de Nabeul.

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Au vu de l'augmentation du nombre de ces incidents, les associations de la société civile lancent un appel à l'action.

Lors d'une célébration organisée le 26 mai à l'occasion du 35ème anniversaire de la fondation de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l'Homme (LTDH), des militants ont demandé au gouvernement de faire appliquer la loi envers ces groupes et de mettre un terme à leurs violations répétées.

"Les groupes salafistes menacent les libertés individuelles et la liberté d'expression et veulent imposer un certain modèle de vie à la société", a expliqué le président de la LTDH Mokhtar Trifi.

Jalal Hassnaoui, travailleur journalier, s'est déclaré "très inquiet pour l'avenir", ajoutant que "les salafistes ont commencé à imposer leurs propres lois par la force et la violence sans aucune considération pour les libertés et les droits des autres."

http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xh ... feature-02
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
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nexus
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Re: La Tunisie et le califat

Message non lu par nexus »

“Nous allons appliquer la charia, c’est halal !”
Deux étudiantes racontentleur mésaventure avec un groupe de salafistes.


Depuis fin 2011, “les habitants de Sejnane, ville située dans le nord-ouest de la Tunisie, se trouvent à la merci d’un groupe de fondamentalistes religieux qui fait régner la terreur. Un Etat dans l’Etat !” s’indigne le site tunisien Kapitalis. “Le pire est que cette affaire dure depuis des mois sans que le gouvernement lève le petit doigt pour y remédier, se dérobant derrière des dénégations qui ne convainquent personne.”

“Nous étions plus de 100 étudiants, dont 8 garçons, dans deux bus [lors d’une sortie d’étude organisée, le 6 mai, par l’Institut supérieur des sciences biologiques appliquées de Tunis]. Vers 10 heures, on était arrivés à Sejnane [dans le nord-ouest de la Tunisie], où on s’est arrêté. Quelques-unes des filles ont voulu prendre une collation à côté de l’un des deux bus”, raconte une étudiante. Elle soupire, les yeux mouillés, avale sa salive et reprend : “A ce moment-là, un groupe d’enfants de 10 ans ou un peu plus, avec leur cartable sur le dos – d’ailleurs, c’était un dimanche et je ne sais pas pourquoi ils avaient avec eux ces cartables –, ont commencé à taquiner les filles. Et lorsque nos camarades, les garçons, leur ont dit d’arrêter, les petits ont réponduen bousculant et en frappant les étudiants. Ces derniers ont riposté et nous nous sommes tous dépêchés de monter dans les bus. Car nous avons vu des jeunes et même des quinquagénaires qui venaient dans notre direction avec des bâtons.” Selon elle, certains assaillants étaient en moto et les autres armés de bâtons à bord d’une 404 bâchée. L’un des bus a échappé à leur colère en démarrant rapidement.

“Le second bus a tout fait pour les dérouter, mais il s’est trouvé à la fin dans une ruelle, encerclé par un groupe de gens. Nous étions pris en otage ! Ils sont montés sur le bus et, par les fenêtres, ils nous ont vaporisés avec du gaz. Le chauffeur a finalement ouvert la portière pour essayer de discuter avec eux. Là, ils ont commencé à violenter nos camarades (les garçons) et à nous qualifier de aâherat et de fajirat (prostituées), nous disant qu’on n’a pas le droit d’aller à l’école et de vivre en mixité et que Sejnane est le Sejnanistan, un émirat qui ne dépend plus de la Tunisie.” “L’un des 8 garçons a été violenté et plusieurs fois giflé. ‘Nous allons faire appliquer la charia, c’est halal !’ nous ont-ils lancé. ‘C’est-à-dire que nous allons couper la tête de cet étudiant qui est en tee-shirt à côté des filles’“, poursuit la jeune étudiante, très émue. Sa camarade poursuit : “Nous étions à terre, nous avons essayé discrètement de contacter nos familles et la police pour nous secourir. Faute de réseau, tout contact avec l’extérieur était coupé. Entre-temps, une vieille dame du quartier est venue supplier nos assaillants pour qu’ils nous relâchent. Mais le groupe – dont plusieurs étaient barbus – a voulu prendre en otage une fille et un garçon contre notre libération, en promettant de libérer les deux otages plus tard. Nous avons protesté. A la fin, ils nous ont laissés partir après avoir matraqué certains étudiants et ils nous ont dit qu’ils pourraient nous rattraper même si on allait en Chine”, raconte la fille. C’est à ce moment-là quela police est arrivée. “Ce qui nous a frappés, c’est la courtoisie avec laquelle la police a traité ces gens-là. On les a même vus plaisanter ensemble !”

31.05.2012 | Propos recueillis par Zohra Abid | Kapitalis

http://www.courrierinternational.com/ar ... -est-halal
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Re: La Tunisie et le califat

Message non lu par sofasurfer »

LEs salafistes en Tunisie ne sont pas nombreux, meme si les actions menées sont spectaculaires car ils agissent toujours en groupe.

En Tunisie, c'est l'armée qui est garante du pouvoir et sans son soutien, les barbus ne peuvent rien renverser.

Donc dans l'état actuel des choses, les actions des salafistes les desservent plus qu'autre chose aux yeux de la population et ennahda se retrouve coincé entre ne rien faire pour avoir leur soutien et les réprimer pour plaire a la population. A cause de quelques barbus énervés, ce parti risque fort de perdre une grande part d'influence lors des prochaines élections...
Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles

W. Shakespeare
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