Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-islamiq

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Lilith
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Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-islamiq

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merci à Junon pour avoir lancé l'idée!!! d'ailleurs, même les membres d'origine non-arabe peuvent participer avec leurs figures anciennes...

alors voilà dans la région du mashrek, il y a avait Gilgamesh, son épopée est encore lue aujourd'hui, extrait :
Le début du IIe millénaire av. J.-C. voit le début de la rédaction de récits en akkadien mettant en scène Gilgamesh, qui aboutissent finalement dans l'élaboration d'un seul récit massif, appelé Épopée de Gilgamesh par ses traducteurs contemporains9. Elle rencontre un très grand succès dans tout le Proche-Orient ancien : des versions sont retrouvées jusqu'à Megiddo au Levant, Tell el-Amarna en Égypte, et Hattusha en Anatolie centrale. Sur ce dernier site, on a même retrouvé des fragments de traduction de l'œuvre en hittite et en hourrite. La version la plus complète est celle retrouvée à Ninive, appelée parfois « version standard »10. Elle se compose de douze tablettes, et est notre meilleure source pour connaître le déroulement du texte.

L'Épopée se divise en deux parties principales. Le début présente Gilgamesh, roi tyrannique d'Uruk. Pour faire cesser ses excès, les dieux créent Enkidu, un être capable de le combattre. L'affrontement qui a finalement lieu entre les deux ne voit aucun vainqueur, et au contraire les deux deviennent des camarades. Ils accomplissent ensuite deux grands combats, repris des anciens mythes sumériens : ils défont le géant Humbaba dans la Forêt de cèdres, puis le Taureau Céleste envoyé par le dieu Anu à la demande de sa fille Ishtar que Gilgamesh avait éconduit brutalement. En représailles, les dieux provoquent la mort d'Enkidu. C'est le tournant de l'œuvre. Mortifié par le décès de son ami, Gilgamesh décide de partir pour trouver un moyen d'éviter la mort. Cela l'amène sur l'île où vit Ut-napishtim, survivant du Déluge, qui lui apprend qu'il ne pourra jamais obtenir la vie éternelle. Gilgamesh rentre alors à Uruk, cherchant à mener une vie heureuse jusqu'à sa mort.
source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilgamesh
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junon
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl

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il faudrait rajouter le fil de Nexus aussi dont je me rappelle plus le titre...

Nous avons des ancêtres voisins voire peut-être communs chère Lilith :)

La mésopotamie se situe dans l'intervalle des deux fleuves du Tigre et de l'Euphrate.

Ur, fut la première grande métropole historique connue et le capitalisme existait déjà 5 000 ans avant notre ère à Uruk (dans l'Irak actuelle. C'était la civilisation sumérienne.

"avant la construction d'Uruk, les Sumériens avaient partagé la vie pastorale des tribus du néolithique. Depuis l'invention de la culture du blé au Moyen Orient, vers 9 000 ans avant JC, ils étaient devenus, comme tous les ex-nomades vivant de la chasse et de la cueillette, des paysans attachés à leurs terres" (capital histoire, mai 2011)
C'est grâce à ça que la population enregistre une croissance phénoménale. Il en allait ainsi d'autres nouveautés comme la domestication du mouton, la culture de l'orge, de l'olivier, la domestication du cochon et l'invention de la poterie, la domestication de la vache, le tissage des fibres végétales, la maitrise de la metallurgie crutiale, la fabrication de meubles et la construction de ponts vers 4 500 avant JC

Rien que ça!

Puis une diaspora de marchands sumériens s'établit dans tous les pays frontaliers. Les premiers tribunaux naissent en 1750 avant JC. (code d'Hammourabi en 1792 avant JC, édicté de la grande Babylone).

On peut donc dire que les sumériens menaient une vie moderne 4000 ans avant nous!
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nexus
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl

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junon a écrit :il faudrait rajouter le fil de Nexus aussi dont je me rappelle plus le titre...

Nous avons des ancêtres voisins voire peut-être communs chère Lilith :)

La mésopotamie se situe dans l'intervalle des deux fleuves du Tigre et de l'Euphrate.

Ur, fut la première grande métropole historique connue et le capitalisme existait déjà 5 000 ans avant notre ère à Uruk (dans l'Irak actuelle. C'était la civilisation sumérienne.

"avant la construction d'Uruk, les Sumériens avaient partagé la vie pastorale des tribus du néolithique. Depuis l'invention de la culture du blé au Moyen Orient, vers 9 000 ans avant JC, ils étaient devenus, comme tous les ex-nomades vivant de la chasse et de la cueillette, des paysans attachés à leurs terres" (capital histoire, mai 2011)
C'est grâce à ça que la population enregistre une croissance phénoménale. Il en allait ainsi d'autres nouveautés comme la domestication du mouton, la culture de l'orge, de l'olivier, la domestication du cochon et l'invention de la poterie, la domestication de la vache, le tissage des fibres végétales, la maitrise de la metallurgie crutiale, la fabrication de meubles et la construction de ponts vers 4 500 avant JC

Rien que ça!

Puis une diaspora de marchands sumériens s'établit dans tous les pays frontaliers. Les premiers tribunaux naissent en 1750 avant JC. (code d'Hammourabi en 1792 avant JC, édicté de la grande Babylone).

On peut donc dire que les sumériens menaient une vie moderne 4000 ans avant nous!
Bonsoir Junon
Le titre c'est "La civilisation sumérienne" dans la section sciences du forum.
ABRAHAM était sumérien et c'est lui qui est a l'origine des 3 religions monothéistes.
Dernière modification par nexus le jeu. 27 oct. 2011 01:00, modifié 1 fois.
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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junon
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl

Message non lu par junon »

Ah oui
excuse moi Nexus
voici ton lien : http://www.islamla.com/civilisation-sum ... t5280.html

je ne sais pas pourquoi je n'ai pas retenu cette info capitale et très décevante qu'Abraham est issu justement d'UR et qu'il était sumérien! En tant que père des monothéismes du livre. C'est une sombre gloire pour les sumériens...

Dnas le tarot de Marseille, il ya les cartes : lune, étoile, soleil : les 3 divinités astrales adorées par les sumériens... Nous sommes imprégnés de ces croyances sans même nous en rendre compte!
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nexus
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl

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junon a écrit :Ah oui
excuse moi Nexus
voici ton lien : http://www.islamla.com/civilisation-sum ... t5280.html

je ne sais pas pourquoi je n'ai pas retenu cette info capitale et très décevante qu'Abraham est issu justement d'UR et qu'il était sumérien! En tant que père des monothéismes du livre. C'est une sombre gloire pour les sumériens...

Dnas le tarot de Marseille, il ya les cartes : lune, étoile, soleil : les 3 divinités astrales adorées par les sumériens... Nous sommes imprégnés de ces croyances sans même nous en rendre compte!
Il n'y a pas de mal,je pense que si plus de monde avait de la curiosité pour les anciennes civilisations,certaines doctrines religieuses n'aurait pas due prospérer autant.
C'est vrai que les sumériens sont a l'origine de pas mal de croyances et mythes que l'on retrouve dans les sociétés orientales et occidentales.
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junon a écrit : Nous avons des ancêtres voisins voire peut-être communs chère Lilith :)
en effet, nous sommes voisines :-)

j'avais vu le post de nexus, mais je voulais ouvrir à tout le monde ce post, que chacun parle du passé de ses origines.
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl

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Lilith a écrit :
junon a écrit : Nous avons des ancêtres voisins voire peut-être communs chère Lilith :)
en effet, nous sommes voisines :-)

j'avais vu le post de nexus, mais je voulais ouvrir à tout le monde ce post, que chacun parle du passé de ses origines.
voici un texte sur les peuples méditerranéens.


Les Berbères se désignent par le terme d'Amazigh, qui signifie : homme libre. Peuple à la fois méditerranéen et saharien, ils constituent le substrat ethnique et socioculturel de l'Afrique du Nord auquel sont venues s'ajouter des composantes extérieures aussi bien ethniques (grecques, phéniciennes, romaines, byzantines, arabes, turques.) que religieuses (paienne, animiste, juive, chrétienne et musulmane).

Groupe de peuples dont on retrouve les traces, à diverses époques, depuis l'Égypte jusqu'à l'Atlantique et du Niger à la Méditerranée. Aussi loin qu'on remonte dans le passé, l'Afrique du Nord est occupée par des Berbères, connus des historiens grecs et latins sous des noms divers : Garamantes du Sahara, Maures et Sanhadjas implantés dans la zone intermédiaire Algérie-Mali-Maroc, Numides et Gétules de Tunisie et d'Algérie, Nasamons et Psyles de Lybie, ...etc.

Les Berbères subirent ensuite l'influence de Carthage qui fonda des comptoirs sur la côte méditerranéenne. Ainsi les carthaginois, qui ont commercé plusieurs siècles avec les Berbères, leur ont apporté non seulement l'or, la vigne et certaines méthodes agricoles, mais aussi de nouveaux rites religieux.

Réputés pour leur hospitalité légendaire, ils ne se sont jamais conduits en agresseurs mais se sont toujours défendus contre l’envahisseur. Les multiples occupations qu’ils vont subir dans leur histoire vont faire d’eux de farouches résistants qui défendront leur liberté en refusant de vivre sous dominations, au dépend parfois d'une politique identitaire irréversible, mais pleine de paradoxes.

L'Afrique du Nord fut peuplée très précocement de tribus paléolithiques puis, vers le 5ème millénaire, des Hamites de culture Néolithique, probablement indigènes et proches parents des Egyptiens archaÏques. Ces populations évoluèrent peu à peu et devinrent le peuple appelé par ses voisins les "Berbères" qui a le même sens que "barbares".

Ces berbères avaient des relations suivies avec les peuples de navigateurs sur les côtes, notamment les Phéniciens qui, en 814, y installèrent Carthage, mais aussi, par les grandes voies caravanières de l'intérieur, avec l'Egypte et le Pays de Koush. C'est sans doute par là qu'ils acquirent le cheval, d'abord attelé à un char, puis monté, qui allait faire leur réputation.

Au 6ème siècle, on commence à distinguer 4 peuples parmi les berbères : l'est et le centre de l'Afrique du Nord (de Tripoli à Alger) sont occupés par les Numides, l'ouest (Oran, le Maroc et jusqu'en Mauritanie actuelle) par les Maures, les montagnes de l'Atlas par les Gétules, le Sahara et le Sahel, y compris le sud libyen, par les mystérieux Garamanthes. Rapidement, Carthage emploie de nombreux Numides comme mercenaires

cavalier numideLes Maures étaient surtout des cavaliers. Peu engagés dans les guerres entre Rome et Carthage, ils servirent de mercenaires dans toutes les armées. Le Roi des Maures étant le beau-père de Jugurtha, il le soutint un moment, mais le livra aux romains quand celui-ci, vaincu, vint se réfugier dans son royaume. La Maurétanie entra peu à peu dans l'Empire Romain. Elle fut annexée par Caligula (37 - 41 après J.C.) et forma 2 provinces romaines.

Les Gétules étaient un peuple moins important. Ils servirent surtout de mercenaires. Ils sont remarquables en ce qu'ils combattaient souvent en ordre relativement serré et avec un javelot lourd que l'on classera comme le pilum.

Les Garamanthes sont un peuple mystérieux. Ils sont connus par divers textes de l'antiquité ainsi que par les peintures rupestres du Sahara. On sait qu'il existait, au temps où le Sahara était encore de la savane, des routes à char qui allaient de la Haute Egypte à l'Océan Atlantique. Ce sont plus des chars de transport que de guerre sans doute. Vers le 2ème siècle avant J.C., ils commencèrent à utiliser le dromadaire importé d'Arabie, car le Sahara devenait de plus en plus sec. Ces peuples sont sans doute les ancêtres de nos touaregs actuels
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super, merci pour le texte :ghee:

ben alors les forumeurs!!! ils sont où nos personnages pré-islamiques???
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Salut Lilith ,en voici une figure pré-islamique:

MASINISSA, peut être comparé à une plume qui a incliné la balance de l’histoire du monde. Quand deux grandes nations luttaient pour la maîtrise du monde, il a fait le choix d’être du côté du vainqueur. Cela ne semble en rien extraordinaire dans ce fait du hasard, mais lorsqu'il était un fugitif avec seulement cinq compagnons de lutte, personne n’aurait parié que pour l’amour d'une femme, il allait reconquérir un royaume, celui de ses ancêtres et annexer celui de ses ennemis.

Personnage vigoureux qui, sans pour autant dédaigner les fastes de son palais de Khirta (Constantine), Il chevauchait encore à la tête de sa fameuse cavalerie, par tous les temps, alors qu'il était octogénaire. Il organisa une puissante armée, mit en valeur le sol, noua des relations avec le monde méditerranéen (péninsule ibérique, Rome, Athènes, Rhodes, Délos) et frappa monnaie à la façon des monarques hellénistiques, laissant ainsi pour l’Histoire le souvenir du premier souverain qui unifia la quasi-totalité de l'Afrique du Nord en un Etat organisé et souverain.

Il fut un souverain très aimé et à sa mort, ses sujets lui élevèrent un mausolée imposant à quelques kilomètres de sa capitale Korta et un Temple à Dougga (Tunisie) lui fut dédié. Aujourd’hui encore, il demeure dans le cœur de tous les Berbères comme le symbole rayonnant d'un roi exemplaire qui a façonné de son charisme, l’aube de la naissance d’une nation.
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl

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Lilith a écrit :super, merci pour le texte :ghee:

ben alors les forumeurs!!! ils sont où nos personnages pré-islamiques???
Ingrate :ghee:
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merci nexus pour ces textes :thumbsup: you're the :roi1:

tu vois que je ne suis pas une ingrate!

d'ailleurs, voici un site consacré aux phéniciens, toujours intéressant de se rappeler de ceux qui nous ont précédés :P

http://www.pheniciens.com/
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl

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[*]
Lilith a écrit :merci nexus pour ces textes :thumbsup: you're the :roi1:

tu vois que je ne suis pas une ingrate!

d'ailleurs, voici un site consacré aux phéniciens, toujours intéressant de se rappeler de ceux qui nous ont précédés :P

http://www.pheniciens.com/
VU que tu n'est pas ingrate :P en voici quelques uns:

MASSINISSA ( 238 – 143 avant JC)
Roi des Numides. Fils de Gaia, roi des Massyles. Pour reconquérir le royaume de son père, réduit par Syphax roi des Masaesyles il s'allie aux Romains et fait prisonnier Syphax (203), dont il épouse la femme, Sophonisbe. Après Zama (202), les Carthaginois doivent reconnaître Masinissa comme roi de Numidie. Il favorise l'urbanisation du pays, et fait de Cirta sa capitale. Voulant dominer l'Afrique, il empiète sur le domaine de Carthage, qui lui déclare la guerre, mais cette dernière est vaincue. Il restera toute sa vie un allié des Romains. Mais Rome limitera l'extension de la Numidie en créant une colonie romaine d'Afrique en 146 av. J.-C



Syphax SYPHAX ( ? – 202 avant JC)
Roi des Masaesyles de Numidie occidentale. Il a été une première fois allié avec les Romains contre Carthage. Puis, il change de camp en s’alliant avec les Carthaginois en contrepartie il obtient la main de Sophonisbe, qui était pourtant promise à Massinissa. Cette dernière le maintient sous influence et garantie l’affiliation du roi à son peuple. Syphax est battu et capturé à la bataille des grandes plaines près d'Utique (aujourd’hui territoire Tunisien) en l’an 203 avant JC par les troupes romaines commandées par Gaius Laelius et la cavalerie numide commandée par Massinissa. Fais prisonnier à Rome, il y meurt en 202 avant JC

Les Romains :


Scipion l'AfricainSCIPION L'AFRICAIN (235 – 183 avant JC)
Issu d'une des plus grandes familles de Rome, la gens Cornelia, Scipion l'Africain incarne l'esprit de conquête et le goût du luxe qui saisirent Rome à la faveur des guerres puniques. A la mort de son père Publius Scipion, il part, en 211, dans la péninsule Ibérique pour le venger et ouvrir un second front contre Hasdrubal, dont le frère, Hannibal, ravage l'Italie. Il assiège et prend Carthagène, place forte économique, vitale pour le camp punique. Sa droiture le rend populaire auprès des autochtones, lassés de l'occupation carthaginoise.

Il rallie facilement les Ibères à sa cause et soumet l'ensemble de l'Espagne orientale. De retour à Rome en 205 et nommé consul, il utilise la tactique qui lui a si bien réussi et décide, en dépit des protestations du parti des temporisateurs, d'entreprendre contre les Carthaginois, toujours en Italie, une opération de diversion. Il s'installe à Syracuse en Sicile, enrôle quelque 30 000 hommes et débarque en Afrique.

Aidé par Massinissa, roi de Numidie détrôné par Syphax, allié des Carthaginois, Scipion ruse, feint de négocier, endort la méfiance de l'adversaire. Carthage, encerclée, rappelle Hannibal d'Italie. À regret, ce dernier quitte la péninsule qu'il occupe depuis quinze ans, demande la paix à Scipion, qui la refuse, et les deux grands chefs de guerre s'opposent à la bataille de Zama (~ 202). Hannibal est vaincu et un dur traité met un terme à la deuxième guerre punique. Scipion rentre à Rome, où il est l'objet d'un triomphe exceptionnel, après avoir été salué du titre de l'Africain, qui lui est resté dans l'histoire.

C'est alors que commence pour Scipion une deuxième carrière. Questeur, consul, puis prince du sénat, sa gloire porte ombrage aux vieux romains traditionalistes. Sa vanité agace, son goût pour le faste et les honneurs lui attire particulièrement l'inimitié de l'austère Caton le Censeur ; celui-ci dénonce en lui le symbole de la morgue des grandes familles romaines, et de l'amour du luxe et du lucre. On accuse Scipion de malversations, d'escroqueries. Il se défend un moment, puis préfère s'exiler sur ses terres de Campanie, où il meurt en ~ 183, après avoir demandé que sur sa tombe soit gravée cette inscription : «Ingrate patrie, tu n'auras pas mes os.»

On a écrit que Scipion l'Africain, tacticien de génie, préfigurait déjà César. Mais jamais Scipion ne s'autorisa à franchir un quelconque Rubicon ; il demeura fidèle aux lois de la République romaine et n'eut jamais la tentation de devenir tyran, dictateur ou même despote, comme ses partisans l'eussent sans doute souhaité. Pourtant, la confusion des pouvoirs civils et militaires dans les magistratures romaines constituait un ferment possible de césarisme ; celui-ci semble déjà être en germe dans l'histoire de Scipion l'Africain.

Cornelius ScipionPUBLIUS CORNELIUS SCIPION ? - 211
Père de Scipion l'Africain. Il est consul en 218, la première année de la deuxième guerre Punique. Il navigue avec l'armée de Pise à Massylia pour essayer de bloquer l'avance d’Hannibal en Italie. N'arrivant pas à l’atteindre, il revient par la mer en gaule Cisalpine, mais envoie son armée en Espagne sous le commandement de son frère, Gnaeus. En Italie, il rencontre Hannibal. Lors d’une charge de cavalerie, dans la vallée de PO, il est défait et blessé ( Ticinus). La même année, en décembre, il assiste à la défaite de l'armée romaine à Trébie, sous le commandement de T. Sempronius Longus. Il revient en Espagne et bat les Carthaginois en 212 et en 211. C’est pendant cette dernière bataille qu’il est battu et tué.

Les Carthaginois


Didon
DIDON ou ELISSA (~ IXe s. ;)
Princesse de Tyr, fondatrice de Carthage. De nombreux textes anciens attribuent la fondation de Carthage à Didon, également appelée Elissa ; sœur du roi de Tyr Pygmalion, elle quitte la Phénicie après le meurtre de son mari perpétré par son frère, relâche à Chypre, où elle recrute de nouveaux colons, conduits par le grand prêtre, arrive en Afrique, où elle obtient des autochtones la concession d’une terre. Mais, Yarbas, le chNumide qui l’a accueillie ne tarde pas à exiger de l’épouser ; plutôt que de consentir à cette union, Didon, au cours d’un sacrifice, se jette sur un bûcher et se donne la mort d’un coup de poignard.



Hamilcar BarcaHAMILCAR BARCA ( 290- 228 avant JC )
Barcas (Barca, ou Barak, signifiant la foudre)
Il est le père d’Hannibal et membre de la haute aristocratie carthaginoise. Il assume le commandement des forces carthaginoises en Sicile pendant les dernières années de la première guerre de Punique avec Rome (264-241).

En 247, alors qu’ Hamilcar est assigné au commandement en Sicile, Carthage perd toutes ses possessions siciliennes excepté Lilybaeum (maintenant Marsala) et Drepanum (maintenant Trapani). Tout en harcelant les troupes romaines grâce à la tactique de guérilla en Sicile occidentale, Hamilcar met en œuvre un accostage sur la côte du nord, capturant le bastion d’Ercte (probablement Pellegrino près de Palerme), qu'il a tenu face aux tentatives romaines déterminées de le déloger (247-244). De ce secteur il a monté des expéditions navales contre les rivages de la Sicile et de l'Italie méridionale. Soudainement il laisse Ercte pour Eryx (Erice moderne près de Trapani), qu'il tiendra jusqu’en 241. Il fait des incursions répétées sur les troupes romaines et soulage ainsi la garnison punique de Lilybaeum.

Après la défaite de la flotte carthaginoise en cette année par Gaius Lutatius Catulus, Hamilcar négocie les termes de la paix qui aboutiront au retrait définitif des carthaginois de la Sicile.

Il revient alors en Afrique dans l’anonymat. Quand la révolte des mercenaires impayés éclate, il est appelé par les classes populaires pour retourner à Carthage. Jusqu'en 238 Hamilcar est occupé à reprendre les provinces africaines nordiques des mains des rebelles qu’il réussi à battre à Utique après une longue marche le long d'un lit de fleuve.

Son succès a comme conséquence une croissance de sa force comme chef du parti populaire de Carthage. Cela va le mener à considérer l'expansion d'intérêts carthaginois en Espagne - riches en or et argent - comme compensation pour la perte de la Sicile et de la Sardaigne. Il débarque y alors en 237 et y fonde la ville d'Acra Leuce (Alicante peut-être moderne) et y fait des conquêtes étendues. Il développe le territoire espagnol efficacement comme nouvelle base contre Rome.
Il meurt en 228 lors d’une bataille, noyé dans les eaux inondées du Jucar qu’il tentait de traverser pour échapper à une armée de Celtibériens

.Hannibal Barca
HANNIBAL BARCA ( -247 à -183)
Hanni-baal signifie en phénicien : qui a la faveur de Baal, et Barca : la foudre.
Fils d'Hamilcar Barca, est un général carthaginois, qui s'est notamment illustré pendant la deuxième guerre punique où il dirigea les troupes carthaginoises à l'assaut de l'empire romain naissant. Il est surtout célèbre pour ses éléphants de guerre qu'il mena à travers l'Espagne et les Alpes jusqu'en Italie et pour ses qualités militaires. Après l’assassinat d’Hasdrubal, Hannibal lui succède. Dans un premier temps, il étend l'empire carthaginois vers le centre de l'Espagne (Nouvelle-Castille). Mais, en 219, il s'attaque à Sagonte, alliée de Rome. Ce sera le début de la deuxième guerre punique.Jusqu'au printemps 218, Hannibal commence à réunir une large armée et envoie des représentants négocier son passage et les alliances le long de son trajet. Il parvient à rassembler 80 000 hommes.

Hannibal sait que sa flotte est largement inférieure à celle des Romains, donc il ne les attaquera pas par la mer : il choisira un trajet terrestre, beaucoup plus long mais plus intéressant, car il lui permettra de recruter en chemin bon nombre de mercenaires ou de s'allier à des peuplades celtes désireuses d'en découdre avec les Romains. De plus, on lui doit une innovation pour le moins surprenante : l'utilisation d'éléphants dont le rôle peut être comparé à celui des actuels chars d'assaut. Enfin, il privilégie les actions de commandos qui permettent l'effet de surprise et font appel à des forces relativement peu nombreuses mais très bien entraînées.

Il pénètre en Gaule en évitant soigneusement de s'attaquer aux villes grecques de Catalogne. On pense que, après avoir franchi les Pyrénées au col du Perthus et établi son campement près de la ville d'Illibéris (Elne), il s'est dirigé sans encombre jusqu'au Rhône, à la surprise des Romains qui se décident alors à lui empêcher le passage en Italie.
Hannibal franchit les Alpes en octobre 218, soit par le col du Petit-Saint-Bernard, soit par celui du mont Cenis ou encore celui du mont Genèvre. Les détails fournis par Polybe de Megalopolis et Tite-Live sont très imprécis. Certains auteurs prétendent qu'il a emprunté le col du Clapier.

On ne sait pas non plus comment et à quel endroit exactement Hannibal a traversé le Rhône avec ses fameux éléphants. Passées les Alpes et parvenu dans la région de Turin, Hannibal écrase coup sur coup les premières armées romaines qui lui sont opposées sur le Tessin et la Trébie. Ces succès amènent les Gaulois à prendre parti pour Hannibal contre leurs récents vainqueurs romains.

Les Carthaginois se reposent à Bologne, puis continuent leur descente vers Rome, remportant, en 217, la bataille de Trasimène sur les troupes de Flaminius Nepos. Mais Hannibal n'a pas l'intention d'attaquer Rome. Son prochain objectif est l'Apulie, notamment la ville de Capoue. Il parviendra à ses fins après la bataille de Cannes (en latin Cannae, située en Apulie), en 216, où il écrase l'armée conduite par les consuls Varron et Paul Émile. Il ne lui reste plus qu'à attendre que Rome, entourée de troupes ennemies, tombe comme un fruit mûr.

En attendant, Hannibal prend ses quartiers d'hiver à Capoue, ville où il était entré facilement puisque ses amis politiques y avaient pris le pouvoir peu avant la bataille de Cannes. si Hannibal temporise à Capoue, c'est qu'il espère une désagrégation totale de la confédération italienne, ainsi que de nouvelles alliances qui lui permettraient enfin d'obtenir la domination sur mer.

Mais les choses ne se passent pas comme prévu. Malgré le ralliement des Grecs de Syracuse et de Tarente, la flotte punique n'arrive toujours pas à contrôler la Méditerranée. Sur terre, les légions romaines se reconstituent peu à peu, tandis que grâce aux Scipion le fragile royaume bâti en Espagne par Hannibal s'effondre. Ça ne se passe guère mieux en Italie, où Syracuse par Marcellus en 212, Capoue en 211 et Tarente par Fabius Cunctator en 209 sont reprises par les Romains. La tentative de siège de Rome d'Hannibal se solde par un semi échec, ses troupes étant lasses et mal équipées. Contraint de se replier, Hannibal a perdu l'initiative des opérations, et bientôt ses armées vont connaître pour la première fois la défaite.

Les Romains, dirigés par Scipion, lancent en 204 une invasion de l'Afrique (la région carthaginoise), pour forcer Hannibal à quitter l'Italie et mener le combat en Afrique. La rencontre des deux armées a lieu à Zama en 202, où les Romains écrasent les Carthaginois.

Obligé de signer la paix avec Rome, Hannibal prend maintenant part à la vie politique carthaginoise et dirige le parti démocratique. Il réussit à devenir suffète, ce qui inquiète Rome qui décide de l'éliminer (195). Contraint à l'exil, il tente de soulever l'Asie Mineure contre Rome, en rejoignant le Séleucide Antiochos III. Mais cette tentative est mise en échec du fait de la défaite en 189 d'Antiochos face aux Romains qui exigent la remise d'Hannibal. Celui-ci se réfugie alors à la cour du roi de Bithynie Prusias où il vivra cinq ans avant que les Romains n'entreprennent de le réclamer. Menacé, Hannibal choisit de se donner la mort (183).

Hasdrubal BarcaHASDRUBAL BARCA ( 245 – 207 avant JC )
Deuxième fils d’Hamilcar et frère d’Hannibal. Entré dans l'histoire au début de la deuxième guerre de Punique. En 218 il reçoit des bateaux et des troupes avec la responsabilité de garder les possessions de Barcide en Espagne : le sud de la péninsule fourni l'or, le maïs et les soldats pour l'expédition en Italie. Un chantier naval de base et de réparation a été construit à Carthagène.

Il endure un certain nombre de défaites. Il échoue à la bataille de Sagunto (en 217) et est frustré dans une première tentative d'atteindre l'Italie (en 216) et finalement est battu à Dertosia sur l'Ebre par Gnaeus Scipion (en215). Après un bref séjour dans Carthage, il revient en Espagne et réalise un certain succès : Gnaeus Scipion est tué dans une bataille en 211. Cependant il se retrouve aussitôt en face du fils de ce dernier, Publius Scipion, l’africain qui prend le commandement des troupes romaines en Espagne. Après la perte de la nouvelle Carthage en 209, et après été battu à Baecula en 208, Hasdrubal a finalement marché sur l'Italie. Il parvient à quitter l'Espagne et traverse le sud de la Gaule, suivant les étapes de son frère. Il traverse les Alpes en 207 et recrute trente mille Celtes qu’il enrôle dans son armée.

Il n’arrive pas à prendre Piacenta et avant de faire la jonction avec l’armée de son frère Hannibal, il est forcé presque de donner la bataille à Sena Gallica, sur le Metaurus en 207. Il fait face aux deux consuls Livius Salinator et Claudius Néron avec leurs trois armées romaines. La tactique de Néron l’emporte sur le champ de bataille et Hasdrubal perd son armée et sa vie. Sa tête est jetée dans le camp de Hannibal.

Magon BarcaMAGON BARCA ( 243 - 203 avant JC )
Il est le troisième fils d’Hamilcar et le frère d’Hannibal. Magon accompagne son frère Hannibal lors des campagnes italiennes et prend le commandement d’une armée qui est à l’origine de grandes victoires des trois premières années de ce conflit. Après le triomphe carthaginois à la bataille de Cannes, en 216, il se retrouve au combat en Espagne aux côtés de son autre frère, Hasdrubal. A la défaite de la bataille d’Ilipa en 206, face au romain Publius Cornelius Scipion, il en sort affaibli. Il reste pendant plusieurs mois à Gades (maintenant Cadiz) et prend ses quartiers de retraite aux Baléares. Puis, il mène une troisième invasion carthaginoise de l'Italie, cette fois par la mer. Au printemps 205, avec 30 bateaux et 15.000 hommes il fait le voyage directement à partir de Minorque. C'est un voyage maritime impressionnant pour l’époque. Il prend Gênes et Savone, et avec des renforts reçus de Carthage il occupe - pendant presque 3 années - le nord de l'Italie.

En 203, se rendant à sa base en Ligurie, il livre une bataille contre quatre légions romaines dans la vallée du PO en gaule Cisalpine où il est gravement blessé. L'expédition de Scipion en Afrique du Nord le force à y retourner aussi avec ses troupes. Il meurt en mer avant d’avoir pu atteindre Carthage.
Hasdrubal GisconHASDRUBAL GISCON ? – 202
Général carthaginois, identifié en tant que fils de Giscon. Beau fils d'Hamilcar et beau frère d' Hannibal. Il commande vers 211 avant JC l’une des trois armées carthaginoises engagée en Espagne contre les romains aux côtés des deux frères d’Hannibal : Mago et Hasdrubal. A eux trois ils vont terrasser les armées romaines et tuer leurs commandants, Publius Cornelius Scipion et son frère Gnaeus.
Plus tard, vers 210 avant JC, Publius Cornelius Scipion le plus jeune, le fils de Publius Cornelius, arrive en Espagne et obtient des succès militaires sur les champs de bataille. Hasdrubal adopte alors une stratégie qui consiste à éviter les confrontations avec lui.

En 206 avant JC, Hasdrubal est contraint de combattre. Les armées se rencontrent à Alcalá del Río, où les carthaginois sont défaits et forcés à battre en retraite sur la côte. Hasdrubal débarque alors en Afrique du Nord et traite une alliance avec Syphax, au cours de laquelle il accepte de donner la main de sa fille Sophonisba au nouvel allié, afin de formaliser leur alliance militaire.

De 205 à 203 avant JC, Hasdrubal et Syphax combattent Scipion sur le sol africain. En 203 Ils sont battus à EL Khemis de Souk. Il se donne volontairement la mort pour éviter d’être lynché par une foule carthaginoise, peu avant la défaite finale de la bataille de Zama en 202.


Saphanis ba alSOPHONISBA Saphanis ba'al 235 - 203
Le suicide de la carthaginoise Sophonisba en 203 avant JC est un des épisodes les plus dramatiques des évènements qui ont marqués la fin de la deuxième guerre punique. L'histoire de sa mort a probablement été un peu embellie. Elle fut relatée à la fois par Livy (30, 12,11-15,11), Diodore (27,7), Appien (calembour 27-28), Cassius Dio (Zonaras 9,11), et probablement Polybe (14.4)

Elle est la fille d’Hasdrubal Giscon (fils de Giscon), un des généraux carthaginois qui a su se faire remarqué par ses prouesses militaires sur les champs de bataille, ayant été responsable directement de la défaite et de la mort du père de Scipion l’africain en 211.

Sophonisba va être utilisée par son père comme gage politique dans ses tentatives de gagner l'appui des chefs des clans numides, Masinissa d’abord, en la lui promettant en mariage, puis Syphax en la lui accordant en mariage.

Elle a certainement été fiancée à Masinissa vers 206, mais quand Scipion réussi à obtenir une promesse d’alliance avec Massinissa, Hasdrubal très vite s’engage dans une alliance avec son rival et plus puissant Syphax et accorde sa fille à ce dernier.

Durant son mariage, elle veille à ce que son roi d’époux maintienne fermement ses engagements envers les carthaginois contre Rome. Quand Syphax est défait, par la chute de sa ville capitale, Korta grâce à la coalition de Laelius, lieutenant de Scipion, et de Masinissa en l’an 203 avant JC, Sophonisba est parmi les prisonniers.

Masinissa l’épouse précipitamment mais Scipion s’interpose à ce projet de peur qu'elle exerce la même influence sur Masinissa, comme elle l’a fait avec Syphax. Scipion refuse de ratifier cet arrangement et reproche à Masinissa sa faiblesse. Il exige la reddition immédiate de la princesse comme butin de guerre romain afin qu’elle soit déportée à Rome.

Dans sa détresse, et pour épargner à Sophonisba l’humiliation de la captivité, le roi de Numidie lui fait porter un poison, qu'elle boit sans aucune hésitation, et met ainsi un terme à sa propre vie .
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl

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très intéressant, super contribution :super:
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl

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Lilith a écrit :très intéressant, super contribution :super:
Je suis d'accord. C'est un excellent sujet, très enrichissant. Je n'ai rien à apporter dans l'immédiat. Mais la civilisation sumérienne m'a toujours fascinée. Et puis, se pencher vers toute cette histoire de l'aube de l'humanité est vraiment passionnant. :P
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nexus
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Re: Nos figures historiques et héroïques de l'époque pré-isl

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voici un texte sur les Nord-Africains et leurs langues

Si l’historien algérien Mahfoud Kaddache écrit, dans L’Algérie des Algériens« , que la langue punique a certainement fait des progrès parmi les Berbères, on peut penser que la langue berbère a pu s’enrichir de mots puniques. Ou sémites exogènes tout simplement. Le berbère pouvant être considéré comme faisant partie du groupe chamito-sémitique, il est compatible avec de nombreuses langues du Moyen-Orient.

En fait, les Phéniciens, fondateurs de Carthage, devaient très certainement convoyer, d’Orient en Occident, des personnes en plus de marchandises. D’après Gilbert Meynier, c’est d’ailleurs par ce canal que se seraient implantés les premiers foyers juifs (Cananéens des origines d’après certains historiens) en Afrique du Nord. : Ils étaient mélés à ces vagues phéniciennes qui aboutirent à la fondation des comptoirs qui s’égrenèrent le longs des côtes de l’actuel Maghreb. Les Hébreux et les Phéniciens de la fin du IIème millénaire av. J.-C. avaient des langues, des coutumes et des cultes très proches ; il devaient peu se distinguer en réalité. Le punique, en tant que phénicien modifié par apports étrangers, devint une des langues de l’Afrique du Nord à l’instar du grec. Les stèles, à ex-voto répétitifs, d’El Hofra (banlieue de Constantine) nous apportent un témoignage direct de la symbiose méditerranéenne, notamment punico-numide, qui avait cours au IIIème puis au IIème siècle avant notre ère.

Ces stèles votives étaient destinées à Ba’al Hammon et à Tanit, respectivement dieu et déesse vénérés à Carthage, et les inscriptions qu’elles portent sont en grec et/ou en punique. Or, l’on sait que le grec était, à l’époque, la langue policée utilisée sur tout le pourtour méditerranéen, y compris chez les Numides, tout au moins au sein de l’aristocratie et de l’élite. Il est difficile de dire si les colons grecs, puis italiens, implantés dans les comptoirs carthaginois étaient punicisés ou bien si les puniques s’étaient hellénisés. Les deux sans aucun doute car une stèle montre qu’un certain Abdshihar (nom punique) était fils d’un homme nommé Gaïus (nom typiquement romain), ce qui montre une certaine acculturation. La civilisation de Massinissa aura profité de tous types d’apports et Cirta, capitale numide massyle, présentait encore, après la chute de Carthage, un melting pot méditerranéen caractéristique de l’ensemble du monde numide ayant eu des contacts portés sur l’extérieur, c’est à dire les centres urbains essentiellement.

Si le grec est resté encore longtemps la langue internationale du commerce, le punique était devenu une langue semi-officielle pour l’ensemble des Numides. Qu’elles soient frappées sous Syphax à Siga, capitale des Masaesyles située à 1400 km de Carthage, ou sous Massinissa et ses descendants à Cirta, capitale des Massyles plus tard, les monnaies sont légendées en punique. A Thugga (Dougga en Tunisie), le mausolée, dédié sans aucun doute à Massinissa après sa mort (148 av. J.-C.), porte des inscriptions puniques et lybiques (berbères). Le punique était donc devenue la langue véhiculaire de la culture dans toute l’Afrique du nord orientale. Saint Augustin (Vème siècle après J.-C.) rapporte que le punique était encore utilisé à son époque, soit plus de six siècles après Massinissa. Trois siècles plus tard, les conquérants arabes entendront les Numides s’exprimer encore en punique…

Le petit peuple ne parlait, tout au moins au début, ni grec ni punique mais il utilisait couramment le berbère ou plutôt des parlers lybico-berbères jamais reconnus comme langues officielles. Bien que l’arabe gagne encore aujourd’hui du terrain, on peut toujours entendre les différents idiomes berbères en allant de la Tunisie au Maroc, en passant par l’Algérie et son Sahara ; il suffit de s’enfoncer dans les campagnes profondes. Les origines du berbère sont vagues. On peut penser qu’une langue originale existait chez l’Homme de Mechta el Arbi (paléolithique), langue qui a dû évoluer au contact des Capsiens venus de l’Est de l’Afrique. Puis les Bovidiens du néolithique, arrivés sans doute de l’est eux aussi, ont bien dû enrichir ce parler ancestral. Idem pour les Equidiens. Une parenté a été établie entre le berbère et l’ancien égyptien que l’on retrouve uniquement dans la liturgie des coptes actuels. Mais ces deux langues semblent avoir une origine commune dans les parlers couchitiques de la corne africaine. Dès le début du néolithique, un tronc linguistique commun se serait peut-être développé puis enrichi au gré des apports exogènes, des diversifications locales et par les millénaires qui passeront. Le berbère est bien une langue très ancienne faisant partie du groupe linguistique afro-asiatique (= famille chamito-sémitique). On le parlait mais on l’écrivait aussi.

Le point de départ de l’écriture lybique (état ancien du berbère actuel) est situé par les spécialistes vers le IVème siècle avant notre ère. Tout en parlant la même langue, Massyles, Masaesyles et futurs Touaregs (Garamantes ?) possédaient leur alphabet propre. La stèle funéraire de l’aguellid de Kerfala porte des inscriptions en alphabet occidental (masaesyle) et en alphabet oriental (massyle). S’il existe, en fait, une grande fluidité des écritures, ces dernières se jouent des limites, dans le temps comme dans l’espace, qu’on aimerait bien leur assigner officiellement.

Le lybique, sans être une langue oficielle, était la langue nationale des Numides. Cependant, le punique semble avoir été très employé, le grec beaucoup moins. C’est le punique qui laissera l’empreinte la plus durable tant sur le plan artistique qu’intellectuel et Gabriel Camps écrit que l’Afrique ne fut jamais autant punique qu’après le saccage de -146, ce qui semble confirmé par saint Augustin quand il note Lingua punica id est afra (la langue punique, c’est à dire l’africaine). Mais le punique parlé sous Augustin ressemblait-il au punique usité sous Hannibal ? On peut surtout penser que le lybique fut truffé d’apports puniques et que les punicophones dont parle Augustin n’étaient en fait que de vrais lybicophones voulant se faire passer pour puniques, comme le suggère G. Camps. Se revendicant déjà comme descendants des Cananéens, les Berbères voulurent certainement se trouver ensuite des racines phénico-puniques, tout comme aujourd’hui certains se cherchent des liens génétiques avec les habitants de la péninsule arabique, liens existant de fait mais certainement pas plus importants que l’héritage de Mechta el Arbi, que celui du Capsien et que ceux venant de tous les autres qui suivront.

Depuis 1962, les Algériens se cherchent une langue commune mais, sans les offenser,il se trouve qu’ils sont victimes d’une sorte de schyzophrénie linguistique : l’algérien commun comporte des mots issus de multiples langues passées par-là et ça n’est pas esthétique (!?) ; l’arabe, langue totalement intrusive elle aussi, a du mal à passer malgré une ferme volonté des gouvernements successifs depuis l’indépendance ; les différents parlers berbères le sont de moins en moins -parlés. Il semble que le projet ancien d’arabiser jusqu’à la langue nationale ne soit encore dicté que par des raisons idéologiques tournées vers la religion islamique comme identité. il existe une méthode pour apprendre les différents dialectes dérivés de l’arabe littéraire et parlés dans quelques pays du Croissant fertile, de la péninsule arabique et du Maghreb ; les Algériens, dont le parler contient énormement de mots français (contrairement à tous les autres), aimeraient parler une langue, l’arabe cristallin du Coran, qu’en fait seule une élite, aussi rare que précieuse, peut pratiquer tant elle est à la fois riche et compliquée ; car même les Arabes de l’Arabie heureuse ne le parle pas couramment ; la majorité n’en a que des notions, souvent vagues. Les Français devraient-ils parler le franc ? ou le pur latin ? Une langue n’est vivante que parce qu’elle évolue, qu’elle change. La langue parlé en algerie est un patchwork des régions, qui s’enrichit tous les jours et il n'est pas si laid l’algérien de la rue…
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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