La Tunisie et le califat

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La Tunisie et le califat

Message non lupar nexus » 25 Nov 2011, 17:15

Future soupe a la grimace pour le peuple tunisien ???
Voici un article sur le sujet:



Le nouveau Premier ministre tunisien a récemment dû défendre sa crédibilité démocratique après avoir divisé l’opinion par ses propos.

L’évocation du califat par le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali ce mois-ci continue d’attirer l’attention.

“Nous vivons l’avènement d’un sixième califat,” a déclaré Jebali le 13 novembre dernier au théâtre municipal de Sousse. Le secrétaire-général du mouvement Ennahda s’exprimait alors devant une foule de sympathisants venus célébrer la victoire du parti islamiste lors des élections de l’assemblée constituante tunisienne.

Jebali est toutefois revenu plus tard sur sa déclaration, affirmant, “Je ne prône pas un Etat avec le califat pour système de gouvernance. Je m’emploierai plutôt à préconiser un régime républicain démocratique.”

Il a ensuite expliqué, lors d’une conférence de presse, que la polémique déclenchée par ses commentaires provenait du fait que ses propos avaient été amputés et sortis de leur contexte, leur octroyant un sens tout à fait différent de ce qu’il avait voulu dire et créant ainsi une confusion.

Jebali avait invité les défenseurs d’Ennahda à construire un Etat avec le califat pour système de gouvernance, déclarant à ses sympathisants “Mes frères, vous vivez un moment historique, un moment divin, une nouvelle étape civilisationnelle si Dieu le veut dans le 6ème califat. Une grande responsabilité nous attend et le peuple nous a fait confiance non pas pour gouverner mais pour le servir.”

Cherchant à contenir la polémique politique, Jebali a alors déclaré qu’Ennahda prônait “le régime républicain, démocratique qui tire sa seule légitimité du peuple à travers des élections libres, transparentes, respectant les libertés, les droits et l’alternance pacifique au pouvoir”.

Jebali a ensuite expliqué qu’Ennahda s’emploiera à réaliser ces objectifs “comme un choix irréversible dans la future constitution, en réponse aux principes de la révolution, et aux aspirations de notre peuple pour la construction d’une société démocratique, pluraliste et civile”.

Lors de son discours du 13 novembre, Jebali ne s’adressait qu’à ses sympathisants et il ne s’agissait “pas d’un discours politique, ni du discours d’un dirigeant politique”, rapporte Samir Dilou, un membre du bureau exécutif d’Ennahda, responsable des relations extérieures du parti.

“Le Mouvement ne considère pas le système du califat comme un fondement de l’Islam. Ennahda s’est engagé à construire un Etat civil et une république moderne,” a-t-il ajouté.

Mais l’explication donnée par Ennahda n’a pas suffi à mettre fin à la polémique. Selon Mohsen Marzouk, secrétaire général de l’Institution arabe de la démocratie, “Hamadi Jebali doit rendre des comptes pour chaque parole qu’il prononce”. “Un tel discours pourrait avoir des conséquences très négatives sur notre société, dans cette sensible période de transition”, a-t-il ajouté.

Naoufel Zaatour, un militant du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT), fait part de préoccupations semblables. “Un observateur, face aux discours du Mouvement Ennahda, voit clairement de quoi il retourne. Le masque ne cesse de tomber, révélant leur vrai visage, le salafisme. Mais, sous la pression de la scène politique, ils remettent leur masque pour dissimuler leurs véritables intentions,” dit Zaatour.

La journaliste Bouthaina Kermani a déclaré à Magharebia que, bien qu’elle ne défende pas Ennahda, il serait préférable que tous “cessent de relever les erreurs des autres et de se tendre des embuscades les uns aux autres”.

“Cela ne fait qu’attiser les flammes de la sédition. Pour l’amour de Dieu, laissons de côté ces arguments inutiles. Il y a des problèmes bien plus urgents et bien plus importants que le califat,” dit-elle. “Nous devrions cesser de rendre des jugements sur les intentions et les lapsus des autres.”

Ridha Belhaj, porte-parole du mouvement banni Hizb ut-Tahrir, a accueilli favorablement l’appel de Jebali, le qualifiant de “repentir politique”.

“Chercher à construire un califat est une cause légitime. Tous devraient partager ce même objectif, afin d’unifier le discours parmi les musulmans,” a ajouté le porte-parole du parti salafiste.

Exprimant un autre point de vue, Abdlatif Abidi, membre du bureau politique d’Ettakatol, a déclaré que son parti était “engagé envers le système républicain”. Abidi a ajouté qu’Ettakatol, membre de la coalition gouvernante, s’opposerait catégoriquement à toute tentative visant à mettre en péril les avantages acquis par la révolution.

L’électeur Mohamed Sgaier a déclaré à Magharebia qu’il avait voté pour Ennahda “en se basant sur un programme clair, celui d’un Etat ayant un régime parlementaire”.

“Je n’ai pas voté pour eux pour qu’ils mettent en place les fondations d’un califat ou de tout autre système. Je suis préoccupé par les déclarations des dirigeants d’Ennahda. J’ai l’impression d’avoir fait le mauvais choix,” dit-il.

Houda Trabelsi pour Magharebia à Tunis – 24/11/11
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Re: La Tunisie et le califat

Message non lupar Maried » 26 Nov 2011, 11:37

Je n'ai jamais cru à ce printemps arabe la majorité des musulmans sont trop intoxiqués par le coran pour vouloir la laïcité et la démocratie
les droits de Dieu passe chez ces peuples avant les droits humains
je prévois un raz de marée islamiste en Egypte avec les frères musulmans et les salafistes au gouvernement les coptes n'ont plus qu'une seule perspective aller au Canada je ne leur conseille pas la France car c'est un pays en voie d'islamisation
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Re: La Tunisie et le califat

Message non lupar Helba » 26 Nov 2011, 14:29

maried a écrit:Je n'ai jamais cru à ce printemps arabe la majorité des musulmans sont trop intoxiqués par le coran pour vouloir la laïcité et la démocratie
les droits de Dieu passe chez ces peuples avant les droits humains
je prévois un raz de marée islamiste en Egypte avec les frères musulmans et les salafistes au gouvernement

Je suis d'accord mais ça a permis aussi que certain parti laique de pouvoir s'exprimer au grand jours donc au long terme j’espère a une fin de islam en tant que religion état.

maried a écrit:je ne leur conseille pas la France car c'est un pays en voie d'islamisation

Que faut-t-il pas entendre :roll:
La plupart des musulman ne sont que des musulmans de nom ou par tradition ,alors avant que ces personne devienne des salafiste en puissance y a un monde a franchir.
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Re: La Tunisie et le califat

Message non lupar jug » 26 Nov 2011, 17:56

Salut Helba

Comme tu dis,bcp de musulmans ne savent ni pourquoi ni comment ils sont musulmans..
Ce qui se passe dans le monde actuellement est un radicalisme de toutes les communautés.
Dieu n'existe pas et même s'il existait ce serait un grand sadique...
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Re: La Tunisie et le califat

Message non lupar Helba » 26 Nov 2011, 19:15

Je suis d'accord pour le radicalisme que Islam prend , mais c'est trop gros de pensé que la France deviendra islamiste , c'est plus le discours de extrême droite qui préfère faire peur et gagner des voix que de véritable analyse.
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Re: La Tunisie et le califat

Message non lupar yacoub » 26 Nov 2011, 19:32

    Tunisie : ce que Rached Ghannouchi a dit à J.A. en 1990


    Il y a plus de vingt ans, Rached Ghannouchi, le chef du parti islamiste tunisien Ennahdha, avait accordé une longue interview à Jeune Afrique. Florilège.

    Rached Ghannouchi a donné plusieurs interviews à Jeune Afrique dans les années 1990. L’une d’elles, accordée à notre collaborateur Hamid Barrada et publiée en janvier 1990 (J.A. Plus no 4) sous le titre « Si j’étais au pouvoir… », permet d’éclairer notre lanterne sur ce que pensait à l’époque le leader d’Ennahdha sur des sujets toujours (si ce n’est plus) d’actualité tournant autour de la démocratie, de la religion et de la vie quotidienne : laïcité, code du statut personnel, école, voile, influence de l’Occident, Iran, Arabie saoudite… Rached Ghannouchi, prédicateur, idéologue et chef du parti islamiste, a répondu à toutes les questions, y compris les plus embarrassantes, avec intelligence, diplomatie et sens de la nuance. En toile de fond : la volonté de « changer la vie » des Tunisiens. Extraits.

    Sa vision de l’Occident :

    « L’islam considère que la famille offre le lieu idéal pour que la triple fonction de la sexualité, naturelle (satisfaction d’un besoin), sociale (procréation et développement de ladite société) et psychologique (assurer une certaine sécurité intérieure), soit remplie. Alors qu’en Occident, parce que la liberté est érigée au rang de valeur suprême, on assiste à la dissolution grandissante de la famille, et les trois fonctions de la sexualité se trouvent perturbées. On se marie moins, on divorce à tour de bras, on entretient une vie sexuelle en dehors du mariage, on fait moins d’enfants, on abandonne les personnes âgées à la solitude des hospices… »

    L’islam a-t-il un problème avec les femmes ?

    « Nous avons un problème de civilisation. La société dans laquelle nous vivons est bâtarde : ni occidentale ni musulmane. D’où le malaise, pour nos sociétés qui s’ingénient à singer l’Occident… »

    Si le problème vient de l’Occident, les sociétés musulmanes une fois totalement islamisées connaîtraient-elles alors l’harmonie et le bien-être ? « Pas tout à fait. Quand l’Occident les a conquises, elles étaient déjà malades. Il a ajouté, ce faisant, ses propres maux aux nôtres. […] Tout n’est pas mauvais en Occident. Nous nous en prenons essentiellement au matérialisme, aux valeurs et aux comportements qu’il inspire. […] Le profit et la jouissance ne sont pas le but de l’existence. »

    L’Arabie saoudite, l’Iran :

    « Ils ne représentent pas à mes yeux un modèle. »

    La laïcité :

    « Elle commande le respect des autres, de leurs opinions et de leurs croyances, mais il faut croire [en France] qu’elle connaît des exceptions dès qu’il s’agit des musulmans. »

    Code du statut personnel :

    « Ses dispositions ne sont pas en général incompatibles avec l’islam. Il n’y a donc pas lieu de revenir sur l’interdiction de la polygamie. »

    Les bars, la consommation d’alcool :

    « Les bars fermeront quand ils n’auront plus de clients. Cela ne se fera pas du jour au lendemain, ce sera peut-être même l’affaire d’une génération. Une certaine souplesse est de mise aujourd’hui. L’objectif n’est pas tant l’interdiction que la suppression de la demande. […] Libre à [c]eux [qui continueraient de boire de l’alcool] d’apprécier ce qu’ils veulent. L’État musulman n’a pas à s’immiscer dans la vie privée des gens. »

    La plage, les seins nus :

    « L’islam est une religion de tolérance. Cela dit, ce n’est pas parce que nous sommes tolérants que nous devons accepter les atteintes à la dignité de nos peuples. Il pourrait y avoir des plages réservées aux touristes. » Les Tunisiens et Tunisiennes pourront y aller ? Réponse : « Pourquoi pas ? »

    Le hijab :

    « Il représente l’une des expressions de la société musulmane. L’État musulman l’encouragera. »

    La minijupe :

    « Je n’hésite pas : elle sera interdite, mais en fin de parcours, si les mesures pédagogiques n’ont pas porté leurs fruits. »

    L’école :

    « L’État devrait réduire ses interventions : il n’a plus à jouer le rôle qu’a joué naguère l’Église en Europe pour imposer une certaine culture à la société. »

    Le bilinguisme :

    « Plus nous parlerons de langues, plus nous serons libres. […] L’ouverture à l’égard des langues étrangères ne doit pas se faire au détriment de la langue nationale. Je dis bien la langue nationale et non l’arabe. […] L’islam ne s’est jamais donné pour mission d’arabiser la planète et l’arabe est loin d’être aujourd’hui la première langue utilisée par les musulmans. »

    La mixité :

    « Il est naturel que garçons et filles soient ensemble à l’école comme ailleurs. Le rôle de l’islam n’est pas de s’opposer à ce qui est naturel mais de l’éduquer. […] La participation des femmes aux côtés des hommes dans toutes les activités, sociales, culturelles, politiques, me paraît nécessaire et souhaitable. »

Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau.
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Re: La Tunisie et le califat

Message non lupar Lilith » 26 Nov 2011, 20:09

ses réponses ne me paraissent pas dénuées de sens. je ne suis pas d'accord avec tout, mais ça ne montre pas un monstre radical et sanglant...
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Re: La Tunisie et le califat

Message non lupar yacoub » 20 Déc 2011, 19:35

Moncef Marzouki a déclaré dimanche dans les colonnes du JDD, "vous avez des partis démocrates-chrétiens, nous avons un parti démocrate islamiste".



    La démocratie islamiste existe-t-elle vraiment, comme l'affirme le nouveau président tunisien ?

    Le nouveau président tunisien Moncef Marzouki a déclaré dimanche dans les colonnes du JDD, "vous avez des partis démocrates-chrétiens, nous avons un parti démocrate islamiste". Cette analogie fait-elle sens ?


    Atlantico : Le nouveau président tunisien Moncef Marzouki a déclaré dimanche dans les colonnes du JDD, « L’expression politique du conservatisme, c’est l’islamisme. Vous avez des partis démocrates-chrétiens, nous avons un parti démocrate islamiste ». Peut-on comparer démocrates-chrétiens et démocrates islamiques ?

    Mathieu Guidère : Une précision terminologique d’abord : je préfère l’expression "démocrate musulman" à "démocrate islamiste", parce que la démocratie se rattache à l’individu (musulman), et non pas à la religion (Islam).

    Même si les partis islamistes semblent avoir intégré le jeu démocratique, il est difficile pour l’heure, de comparer la démocratie chrétienne à cette démocratie musulmane naissante, parce qu’il n’y a pas eu le même travail philosophique en amont, et que l’expérience démocratique est trop récente dans les pays arabes pour pouvoir en tirer des conclusions probantes.

    Cela fait plus d’un siècle que les démocrates-chrétiens ont démontré leur parfaite intégration de la république et de la démocratie, en mettant d’ailleurs en avant un "catholicisme libéral", qui exalte la liberté comme valeur première. Or jusqu’ici, les partis islamistes ont été surtout, comme l’indique justement le président Marzouki, « l’expression politique du conservatisme ». S’ils développent dans les années à venir un "Islam libéral", ils seraient certainement comparables aux démocrates chrétiens.

    L’Islam est-il réellement soluble dans la démocratie ?

    Une religion, quelle qu’elle soit, n’est pas par définition « soluble » ou « non soluble » dans la démocratie. La démocratie n’est pas une forme de foi, mais de gouvernance. Ce sont les individus qui adoptent ou non la démocratie.

    Je ne vois donc pas d’opposition entre les deux : un "fidèle" peut être en même temps croyant (c’est sa foi personnelle, privée), et démocrate convaincu (dans sa vie publique). Ce n’est donc pas à l’Islam de se dissoudre dans la démocratie, mais aux musulmans d’adopter la démocratie, c’est-à-dire d’admettre que la Constitution soit la source suprême de la loi, et le fondement de l’État de droit.

    Or, les islamistes ont toujours refusé la démocratie parce qu’ils estimaient que le pouvoir (Hukm) et la souveraineté (Hâkimiyya) appartenaient à Dieu, et non au Peuple. Certains la rejetaient également parce qu’elle leur paraissait comme la « religion de l’Occident ». Ce que le "printemps arabe" a changé, c’est que les islamistes ont admis que la « volonté de Dieu » pouvait s’exprimer à travers le Peuple. Indirectement, cela signifie que si le peuple vote pour eux, c’est que Dieu l’a voulu.

    Cette dimension symbolique peut paraître banale, mais elle est essentielle dans le basculement actuel des cœurs et des esprits vers la démocratie.

    Que dire alors de la loi coranique, la charia, base des régimes islamistes ?

    La charia est un mot qui fait peur en Occident, parce qu’elle reste attachée aux pratiques inhumaines de certains régimes fondamentalistes, et parce qu’elle contient certaines dispositions contraires aux droits de l’homme et du citoyen. Mais la charia a été pendant des siècles à la base de la législation dans les pays musulmans, et elle n’est pas aussi uniforme qu’il n’y paraît.

    Il existe plusieurs écoles juridiques, et une jurisprudence diverse à l’intérieur de chaque école et dans chaque pays. C’est pourquoi, il faut faire confiance aux peuples qui se sont libérés de la dictature, pour ne pas retomber de si tôt dans un autre régime autocratique, fût-il de droit divin.

    Moncef Marzouki renchérit en affirmant que « les Français sont prisonniers d’une doxa au sujet de l’Islam ». Comment expliquer cette incompréhension mutuelle entre la France et les pays arabes ?

    Le passé colonial y est pour beaucoup... Lorsque les Français pensent aux « Arabes », ils ne pensent pas intuitivement aux pays du Golfe, mais aux « Maghrébins », et cela joue parfois dans la perception négative des uns et des autres.

    Mais dans le cas présent, il s’agit aussi d’un malentendu existentiel pour ainsi dire : le choix de plus en plus confirmé des peuples arabes pour des gouvernements islamistes heurte l’idée que se font les Français de la laïcité, dont l’histoire et l’application sont uniques au monde, malgré le caractère séculier d’autres démocraties.

    C’est aussi de cette conception française de la laïcité que provient une partie du malentendu, et de l’incompréhension mutuelle.

    Pr
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Re: La Tunisie et le califat

Message non lupar yacoub » 01 Jan 2012, 13:15

Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau.
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Re: La Tunisie et le califat

Message non lupar nexus » 08 Jan 2012, 15:43

Je vous mets le texte et le lien vers Tunisie news qui vient de publier cet article au vitriol contre le wahhabisme.Il y en à encore dans ce pays qui sont attachés a leur liberté et qui ne ce sont pas laissés endormir par les Rached Ghannouchi et compagnie .

Qui mieux que le tunisien Rached Ghannouchi est l'archétype de l'homo wahhabitus ? Une espèce de personnage qui prolifère dans les sociétés islamisées nouvellement conquises par le wahhabisme.

Ce phénomène de nature politico-religieuse n'épargne plus aucune aire géographique. De l'Indonésie, en passant par la Malaisie jusqu'aux ghettos musulmans des villes européennes favélas brésiliennes, connaissant son point d'orgue avec les sociétés musulmanes depuis les Révolutions du Printemps arabe qu'on devrait plutôt appeler les Révolutions du Printemps wahhabite. Rarement les sociétés humaines n'ont connu dans leur histoire une telle invasion prosélyte accompagnée par un exhibitionnisme vestimentaire uniforme et sombre chez les femmes et le port de barbe et de jelabas afghans chez les hommes arborant les mêmes couleurs que celles des miliciens fascistes surnommés les Chemises Brunes. Le wahhabisme s'apparente dans sa conception de l'organisation politique de l'Etat beaucoup plus du modèle théocratique de Mussolini que du nazisme hitlérien qui voulait créer sa propre religion de nature païenne dont il était le messie. Que ce soit le fascisme mussolinien, le nazisme hitlérien et le wahhabisme, les trois idéologies convergentes vers le même but régir tous les aspects de la vie de leurs sujets. Endoctrinant, opprimant, réprimant et conditionnant à outrance leurs disciples, ne leur laissant aucune marge de manœuvre dans le choix de la construction de leur identité propre. Ainsi, toute la culture politique wahhabite, à supposer qu'il y en ait une, s'articule autour des élucubrations et spéculations théologiques érigeant les dogmes en véritable censure politique et morale pour interdire toute forme de débat contradictoire. Rendant la critique comme attentatoire au sacré. Il est de plus en plus fréquent dans les sociétés wahhabisées ou en voie de le devenir come la Tunisie, la Libye et l'Egypte, que les agents wahhabites locaux usent des méthodes mystificatrices et ésotériques où le message politique a la teneur de témoignage de psychose hallucinatoire comme il en ressort des propos tenus par l'ancien terroriste tunisien Rached Ghannouchi qui pour séduire l'électorat en Tunisie lui a distillé un récit qui est surtout symptomatique d'un état de trouble mental. Ainsi, lui relate-t-il sa conversion au wahhabisme comme s'il avait reçu une illumination divine. Selon son récit délirant, il aurait eu une vision pendant son sommeil lui faisant comprendre que l'islam de ses parents n'était pas le vrai islam. Il a été jusqu' à pousser ses délires mystiques en proclamant ses affinités messianiques et affectives avec Dieu en se faisant passer pour son chéri, Habib en arabe, s'affublant du titre d'Habib Allah ?

Quand un sujet cherche à donner du non-sens au sens, c'est symptomatique de graves troubles psychotique comme l'enseignent tous les manuels de psychiatrie. Les Tunisiens qui adhérent à son discours hallucinant et ésotérique sont certainement atteints des mêmes troubles que lui ce qui ne fait que confirmer le rapport de l'OMS sur l'état de santé mentale des tunisiens dont 50% souffrent de troubles mentaux. Il est connu qu'il y a une corrélation très forte entre le bigotisme et les troubles psychopathologiques dans les sociétés humaines. Plus les peuples surconsomment la religion et s'adonnent à l'adoration de leur divinité pour compenser leur misère sociale, psycho-affective et leur état de déficience intellectuelle, moins ils sont enclins d'agir sur le cours de leur vie et d'en assurer le contrôle et incapables de discernement et par conséquent seuls les traitements à base de psychotropes sont fortement recommandés. C'est pourquoi dans les sociétés gangrenées par l'islamisme wahhabite que l'on peut assimiler à un fléau social néfaste pour la santé mentale des populations, les sujets sont uniformisés et à la volonté annihilée, n'existent pas par eux-mêmes et pour eux-mêmes. Le groupe est le moteur de leur vie qui tourne autour d'un seul axe: l'obéissance aux préceptes de la religion. En dehors de cela, point de salut. Tous les actes de la vie quotidienne sont régis par la seule règle de l'interdit. Seule norme sociale en vigueur. La particularité de cette norme est qu'elle permet au sujet-sectateur en porte-à-faux avec la norme de se soustraire de sa responsabilité en s'en remettant à la seule volonté de Dieu. Le sectarisme wahhabite, présente la particularité comme toute organisation sectaire de créer des mécanismes de déresponsabilisation juridiques et mentaux puisque l'individu est considéré comme immature et infantilisé dont il y a lieu de s'inquiéter quant à son état de délabrement psychique. Elles vivent dans un état d'animalité pathogène, guidées par leurs seules pulsions sexuelles avec un rapport fusionnel avec Dieu. C'est leur alpha et l'oméga. Quand les fidèles l'implorent et l'évoquent ils sont comme saisis d'une sorte de transe orgasmique. Leurs corps est comme traversés par une décharge électrique. Ayant tellement peur que leur attention et leur regard ne soient détournés par un autre objet de désir que pour ne pas céder à la tentation pulsionnelle ils préfèrent voiler leurs femmes. Cette chose qu'ils doivent cacher pour ne les perturber dans leur relation affective exclusive avec dieu.

Dans leur inconscient la femme est perçue comme le suppôt du diable son incarnation et qu'elle est susceptible de polluer leurs relations avec Dieu. Sachant que lui-même interdit à ses adorateurs de n'avoir d’yeux et d'oreilles que pour lui. C'est pourquoi la chanson d'amour et la peinture sont illicites. Tout ce qui a trait à la culture, à l'esthétisme et l'art sont bannis de la société wahhabisée. Ces fidèles à l'esprit tellement enfumé par l'endoctrinement religieux que leur imaginaire est anéanti. Ils sont comme des objets dépourvus d'âme et d'intelligence. Ils sont tels ces Waffen-SS nazis que leurs aïeux avaient rejoint les rangs dans les années 39-45, qui font don de leurs êtres, corps et esprit à une autorité tutélaire qui devient leur femme, leur père, mère, guide, amant, maître-esclavagiste, tortionnaire, maître à penser, n'ayant plus une existence en propre, rien que lui, par lui, en lui et pour lui. Tout lui est dû, tout lui revient de droit. L'acte sexuel est dénué de tout sentiment amoureux. Il lui est dédié. Les enfants qui naissent sont sa bénédiction et son œuvre comme s'il en était le géniteur. Dès qu'ils commencent à brailler, on commence déjà à les purifier du mal qui est en eux et les élever dans le seul et unique amour de Dieu. On voile les fillettes dès leur premiers pas dans la vie de peur qu'elles ne tentent le diable en sommeil chez les mâles. Il est fréquent que les tribunaux appliquant la loi canon de la charia n'hésitent pas à exonérer le sujet wahhabisé et pas seulement comme cela s'était produit récemment en Turquie de toute responsabilité pénale dans les affaires de viol y compris sur mineure et de condamner au retour la victime dont le seul crime serait d'avoir excité le diable qui sommeille en son bourreau. Ni responsabilisation, ni culpabilisation, ni conscience de soi, ni libre-choix, ni citoyenneté avec un surmoi rigidifié et anxiogène. Vivant avec une peur permanente et angoissante de transgression des normes sociales qui sont souvent édictées par l'ordre religieux lui-même. On existe rarement pour soi mais surtout par rapport à son groupe d'appartenance. Rétorsion, auto-censure et censure semblent être les seuls facteurs déterminants de la personnalité psychique trouble et asociale du sujet wahhabisé. Jamais un sujet évoluant dans un milieu qu'il s'imagine purifié de toutes les influences extérieures, c'est-à-dire occidentalisées quand bien même elles sont universelles, ne se remet pas en cause. Pour lui, son modèle de société ne peut qu'être infaillible et parfait parce qu'il est d'inspiration divine.

Ainsi, selon les propos du Dr Noura Al-Suwaiyan directrice du programme de la sécurité familiale de l'hôpital de la garde nationale: "en Arabie saoudite les adultes sont incapables de traiter le problème parce qu’ils veulent croire à l’idée imaginaire selon laquelle nous serions la société la plus pure du monde". Un puritanisme pathologique aux effets néfastes sur l'intégrité psychique et physique des enfants. Au point qu'il y a beaucoup plus de cas avérés de violence sexuelle faite aux enfants en Arabie Saoudite qu'aux E.U. Ce fléau frappe aujourd'hui un enfant saoudien sur 4. Un chiffre qui en dit long sur l'état sur la corrélation entre la société wahhabisée et la perversion morale. Mais il n'y pas que cette forme de violence qui peut nous révéler la face immorale et attentatoire à la dignité humaine de cette société que les islamistes tunisiens veulent imposer par tout moyen à leurs compatriotes. Il y a celle aussi de la violence faite aux femmes dont plus de 500 femmes saoudiennes sont acculées chaque année au suicide. Un qui est certainement loi de la réalité. Le puritanisme au lieu de pacifier les caractères des sujets, les rend agressifs et violents dû au certainement à leur état de troubles névrotiques permanents et leurs frustrations anxiolytiques. A défaut de procurer du bien-être à ses sujets, le modèle sociétal et moral wahhabite génère des comportements schizoïdes et paranoïdes, à savoir : une hypertrophie du moi avec un ego surdimensionné; psychorigidité et incapacité de se remettre en question; méfiance et suspicion et la fausseté du jugement, il veut toujours avoir raison que seule son interprétation des choses souvent fantaisiste et erronée doit avoir une force de vérité. Cherchant bien souvent à l'imposer de manière tyrannique et violente. Au lieu de libérer les hommes, il les castre et les aliène et crée en eux un état de confusion mentale les rendant incapables de discernement et de faire par eux-mêmes et par eux-mêmes les choix nécessaires quant à leur prise en main de leur propre existence. Un modèle des plus liberticides et confusionnels où les frontières entre les sphères se confondent où les sens, les ressentis et les sentiments se diluent dans les effluves enivrantes de l'ordre moral habillé de mysticisme sectaire fondé sur l'interdit affublé de caractère divin. Le sujet wahhabisé est pris en tenailles entre le licite et l'illicite qui délimite son champ de pensée et son champ d'action. Aucune autre alternative réfléchie, conçue et entreprise ne peut être tolérée. Chez les culs-bénis wahhabites, la raison fait office de passion.

C'est pourquoi Averroès, Avicennes, Al-Farabi et bien d'autres savants rationalistes musulmans héritiers de la pensée philosophique grecque étaient jugés comme hérétiques par l'orthodoxie musulmane inspirée par l'école de pensée théologique Acharite hostile au libre-arbitre et favorable à la prédestination. Quand ils pensent sexualité, ils se mettent à brider leurs femmes niant leur identité sexuelle et leur humanité malédiction divine. Le voile islamique ne peut qu'être le symbole de leur sexualité refoulée et tourmentée. Leur obsession du voile qui est le reflet du voile de leur sexualité en dit long sur leur profond mal-être les rendant irréceptifs à leur environnement humain. Comme si le fait de ne pas voiler leurs femmes apparaît comme castrateur de leur virilité mise au service de Dieu. Chaque musulman a l'obligation de contribuer à l'accroissement démographique de l'islam d'une part et d'autre part, le fait de voiler leurs femmes du pied jusqu'à la tête leur donne une forme phallique symbole de l'islamisme triomphant et viril. Statistiquement, les sociétés qui assument le mieux leurs conditions humaines sont celles qui sont les plus productives intellectuellement et scientifiquement et réciproquement. Depuis une trentaine d'années et la wahhabisation galopante des esprits, les sociétés islamisées gagnées par le fanatisme castrateur s'avèrent être les premières productrices d'actes de violence religieuse. La relation entre le bigotisme et le terrorisme ne relève pas de l'utopie. Depuis toujours, là où la religion domine la vie des gens, prospère le fanatisme religieux vecteur de violence terroriste. Au point que l'humanisme est assimilé à une apostasie parce qu'il est contraire aux dogmes de la foi islamique.

Ben Laden, nourri de la même sève idéologique que le petit illuminé tunisien et Grand Emir de l'Emirat naissant tunisien, était mystico-bigot, le moine fou Raspoutine l'était aussi. Tous les deux se voulaient dieu, le messie et le vengeur à la fois ils tuaient les hommes pour sauver Dieu qu'ils croyaient éternellement menacés par les hommes. Atteints comme Behring Breivik l'auteur des attentats en Norvège de schizophrénie paranoïde. Peux-t-on en conclure pour autant que les sociétés islamisées renferment le plus de cas de schizophrènes avec tous les risques de débordement de violence que cela implique ? On ne saurait l'affirmer avec certitude mais la vigilance s'impose.




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Re: La Tunisie et le califat

Message non lupar yacoub » 09 Jan 2012, 18:08

Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau.
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Re: La Tunisie et le califat

Message non lupar yacoub » 08 Fév 2012, 20:44

Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau.
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Re: La Tunisie et le califat

Message non lupar nexus » 16 Fév 2012, 19:53

Les Tunisiens s’organisent face au cyclone salafiste,quelle belle révolution,je ne pense pas que c'était cela a quoi s'attendaient les Tunisiens .

Depuis samedi dernier, les Tunisiens vivent sur les nerfs. Ils sont choqués par les discours du prédicateur Wajdi Ghanim appelant à la violence et à la discorde.

Des barbus en costume afghan et femmes en niqab, brandissant des drapeaux noirs ou blancs estampillés de versets coraniques, suivent en cortège l’ombre de cet Egyptien, partout où il se déplace.

Face à ce phénomène, assez étranger à leurs traditions, les Tunisiens progressistes se sont mobilisés pour y faire face et empêcher sa diffusion à une plus large échelle.

Ce sont des «microbes», dit Marzouki

Dans son interview, mercredi sur la chaîne Al Watanya I, Moncef Marzouki, président de la République, a qualifié Wajdi Ghanim de personnage bizarre et ceux qui adoptent ses idées de «microbes» qui n’auront pas leur place en Tunisie, terre de tolérance religieuse et d’ouverture d’esprit et d’appeler les Tunisiens à ne pas avoir peur de cette minorité.

Comme le président, des prédicateurs modérés tunisiens ont été indignés par le comportement de Wajdi Ghanim dans nos murs. Selon eux, les Tunisiens n’ont pas à recevoir des leçons des prédicateurs venus d’autres pays. «La Tunisie a ses spécificités et son Islam est modéré. Notre pays ne ressemble à aucun autre. Il est le berceau de la modération et il le restera», a plaidé l’avocat et cheikh Abdelfattah Mourou.


Au premier plan, Khemaies Ksila et Mokhtar Trifi

Othman Battikh, mufti de la République, s’est dit navré, lui aussi, d’entendre des discours intolérants se réclamant de l’islam. «L’Egyptien est très éloquent et impressionne certains Tunisiens, mais son discours n’est pas fondé sur une connaissance approfondie de théologie», a ajouté le mufti.

Les Tunisiens ne réalisent pas encore comment certains des leurs réservent un accueil quasi-triomphal à un prédicateur moyenâgeux qui appelle à l’excision des filles et voue les démocrates et les laïcs («ilmaniyins») aux gémonies. L’homme a rassemblé, dimanche, plus de 5.000 personnes à la Coupole d’El Menzah, de Tunis. Jamais un prédicateur n’a drainé autant de spectateurs (car c’était quasiment un show) dans le pays !

La Tunisie est musulmane

Mardi, sous la houlette de l’avocate Bochra Bel Haj Hmida, un collectif d’avocats, de militants et de représentants de la société civile a porté plainte contre le prédicateur égyptien et les associations qui l’ont invité.

Le même jour, scandalisé, le mouvement Kolna Tounes a envoyé aux membres du gouvernement une lettre, via un huissier de justice, lui demandant de mettre fin à l’utilisation des mosquées pour propager une «fitna» (discordre) dans le pays.

Emna Menif, fondatrice de Kolna Tounes, a organisé, mercredi, une rencontre à El Teatro. Politiques, artistes, défendeurs des droits de l’homme ont répondu présents. «Cette initiative n’est qu’un début. Il faut remettre chacun à sa place », a dit Mme Menif. Elle a ajouté : «Cheikh Mourou a promis de venir mais, à la dernière seconde, il a eu un empêchement. L’homme soutient jusqu’au bout notre action. Le mufti s’est joint, lui aussi, à notre mouvement. Le cheikh Mahmoud Bayrem s’est dit écoeuré par les appels à la violence et au djihad lancés par des Tunisiens qu’il ne reconnaît plus».


La société civile se mobilise contre la déferlante obscurantiste

«Les Tunisiens se demandent qui sont ces gens qui se prennent pour des docteurs de la foi, qui multiplient les visites dans notre pays et qui tiennent des discours de fitna. Ils tiennent les Tunisiens pour des mécréants et appellent même à l’excision des filles, à la violence, à la discorde», a martelé Mme Menif. Et de préciser que ces appels, contraires aux droits de l’homme, n’ont pas à être proférés en Tunisie, «un pays de citoyenneté et de droits».

Jawher Mbarek, leader de la liste indépendante Doustourna, a constaté, de son côté, l’accumulation en un temps record d’un grand nombre de dépassements dans les mosquées, les universités, les hôpitaux. «Le ministre de l’Intérieur, lui-même, a affirmé que des terroristes liés à Al-Qaïda ont un plan pour fonder un émirat dans le pays. C’est très grave. C’est une menace pour la révolution. Nous condamnons tous ces prédicateurs, ces petits d’esprit qui perturbent notre paix», a-t-il lancé.

On écorche l’image de la Tunisie libre

Balkis Sakli, vice-présidente de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (Ltdh), a déclaré que la Tunisie, accusée par certains d’importer des idées de l’Occident, est attachée la liberté et à l’égalité et opposée à la violence. «Là, on a franchi la ligne rouge. Nous ne permettons plus que nos enseignants soient menacés par des armes blanches dans les lycées, que des extrémistes appellent à la suspension des cours de dessin et de philosophie. Ces gens là, avec qui nous avons tenté de discuter à maintes reprises, refusent tout dialogue. Nous avons prévenu les responsables», a-t-elle affirmé. Et de rappeler que c’est grâce à la démocratie, aux élections et aux libertés retrouvées que ces personnes ont pu s’exprimer. «L’arme de la liberté, ils la retournent contre nous», a déploré la militante.

De son côté, la comédienne Raja Ben Ammar a dénoncé tout le monde : le prédicateur égyptien, les associations salafistes, les apprentis jihadistes et le gouvernement passif. «Ce gouvernement est incompétent», a-t-elle conclu.

Le juge Mokhtar Yahyaoui, lui aussi, a souligné, la responsabilité de la «troïka», la coalition au pouvoir formée d’Ennahdha, d’Ettakatol et du Cpr, qui ne réagit pas souvent pour mettre fin aux dépassements commis par les groupes salafistes. Sa position est partagée par plusieurs élus, qui ont accusé le gouvernement de fermer les yeux sciemment alors que les extrémistes sont en train d’étendre leurs tentacules dans les stries de la société. Au nom de la religion et profitant de la liberté d’expression.
http://www.kapitalis.com/fokus/62-natio ... fiste.html
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Re: La Tunisie et le califat

Message non lupar samay » 17 Fév 2012, 15:30

Ce sont des «microbes», dit Marzouki


Et les antibiotiques c'est fait pour quoi ?
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Re: La Tunisie et le califat

Message non lupar Maried » 17 Fév 2012, 16:02

Marzouki va accuser la France et le colonialisme occidental
Je sens le venir

Il faut que ce film les inspire

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