V pour Vendetta : une ode intemporelle contre l'oppréssion

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Darkie
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V pour Vendetta : une ode intemporelle contre l'oppréssion

Message non lu par Darkie »

Voici une oeuvre qui porte à reflexion sur notre capacité notre capacité a relever la tête face aux fascismes voire de leur mecanique commune de jouer sur la peur, l'amalgame et le rejet des "corps malade"; tiré d'une BD culte scenarisée par le GRAND et Génial Alan Moore c'est une oeuvre originale sombre et dénonciatrice et meme culte, le film moins frontal mais interressant quand même car il a par moment des fulgurances poignantes (cf.Valérie et sa lettre forever ! :wink: )

Critique du film par atheisme.org:

Dans les premières décennies du XXIe siècle, l'Angleterre vit sous une dictature. Les Etats Unis d'Amérique ne sont plus qu'une puissance déchue, ravagée par une guerre civile. L'ordre et la terreur règnent en Angleterre, la police et l'armée sont aux commandes et la télévision à leur botte. L'Etat criminel manipule et orchestre la désinformation, sachant qu'une population submergée par la peur garantit sa pérennité. Pourtant un homme, "V", va se dresser pour abattre le régime en le frappant au plus haut. Masqué, il sera secondé par une jeune femme dont les parents pacifistes ont été victimes, comme beaucoup, du régime sanguinaire. Organisateur d'une formidable rébellion contre un Etat absolutiste, le mystérieux V en est le produit et le destructeur impitoyable. Valeureux autant qu'énigmatique, cultivé et romantique, V incarne le combat total et sans limite pour la liberté. On ne tue pas une idée.

Le film de James McTeigue, réussissant une intrigue haletante, n'oublie pas, dans son portrait de la dictature, de rappeler par quelques éléments que la religion, ici le christianisme, est l'alliée inséparable du fascisme. La télévision martèle que la religion unique et la notion de dieu garantissent le caractère vertueux du pouvoir. Les autres religions sont interdites et durement réprimées (on regrettera cependant que, dans cette dénonciation, le Coran ne soit considéré que par la qualité de ses enluminures). Une religion n'étant que la face politique des ministres du culte, la caution religieuse du régime apparaît dans leur participation active. Un aumônier assure ainsi la dictature de son soutien en officiant dans un sordide camp de détention, qui fut aussi un camp d'expérimentation humaine. Lequel aumônier deviendra évêque et affichera des penchants pédophiles envers les jeunes filles, l'approvisionnement étant assuré par une pieuse filière.

un film à voir.

une critique de la bd originelle :
http://bd-livres.krinein.com/V-pour-Vendetta-776.html

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Alice
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Message non lu par Alice »

Oui, mais je conseille 10000 fois la BD au film.

Le film avec son côté "mauvaise conscience blanche" simplifie totalement le propos de Moore, qui lui ne s'embarrassait pas d'une amuuuurette gnangnan pour faire passer la pillule de la relation entre Evey/V.

Franchement le passage avec l'homosexuel qui dit que même non-musulman, il apprécie la poésie du Coran (un homo qui trouve beau un texte où il est dit qu'il faut le trucider ?), je me demande de qui on se fout. C'est de la démagogie cette façon d'accentuer la tentation totalitaire des pays démocratiques en "innoncentant" certaines catégories de populations. Le réalisateur veut s'inscrire dans le contexte actuel, mais rate sa cible.

V reste sombre dans la BD, il prend en otage tous les anglais, et Moore nous épargne le trip du type "j'ai été touché par l'amour et maintenant j'hésite à faire le terroriste !". Il est totalement désincarné à la fin de la BD où Evey reprend son masque à sa mort. Le défilé des "visages" de V dans la BD (les parents d'Evey, son amant, ses victimes) puis le grand sourire que fait Evey quand elle revêt le masque à son tour était beaucoup plus fort que le final "tout le monde est réuni, tout le monde il est bô et gentil" du film.

Alice
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Alkali
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Message non lu par Alkali »

merci,
je vais lire et regarder... :D
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