Guantanamo « liste »
- Georges
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Re : Guantanamo « liste »
Les États-Unis rouvrent l'enquête sur l'affaire Arar
Mots clés : Maher Arar, Justice, Canada (Pays), États-Unis (pays)
Washington -- Les autorités américaines ont décidé de rouvrir le dossier de l'affaire Maher Arar, un Canadien d'origine syrienne arrêté en 2002 lors d'une escale à New York et expulsé en Syrie où il dit avoir été torturé, a annoncé hier le département de la Sécurité intérieure.
«Nous avons rouvert notre examen de l'affaire de M. Arar parce que nous avons reçu il y a moins d'un mois de nouvelles informations contredisant l'une des conclusions de notre rapport», a déclaré l'inspecteur général du ministère, Richard Skinner, lors d'une audition à la Chambre des représentants.
Canadien d'origine syrienne, M. Arar avait été arrêté en 2002 lors d'une escale à New York et expulsé par les États-Unis en Syrie où il affirme avoir été torturé pendant plus d'un an.
M. Arar, d'abord décrit comme un «extrémiste islamiste» par la police fédérale canadienne, a été lavé de tout soupçon par une commission d'enquête. Il a reçu des excuses et un important dédommagement du gouvernement canadien.
La secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, avait reconnu en octobre des erreurs de communication avec le gouvernement canadien dans cette affaire. «Des préoccupations ont été exprimées et, franchement, certaines d'entre elles étaient justifiées», avait dit Mme Rice.
Le président de la Commission des affaires judiciaires du Sénat, le démocrate Patrick Leahy, a salué l'annonce de M. Skinner. «Il est plus que temps que l'administration donne une explication complète de son attitude dans cette affaire et qu'elle suive l'exemple du gouvernement canadien en assumant la responsabilité de ses actions troublantes», a dit M. Leahy.
En mars dernier, dans un rapport de 50 pages partiellement censuré, l'inspecteur général avait conclu que les services d'immigration avaient eu raison de refouler M. Arar et que les autorités américaines avaient le droit de ne pas tenir compte de sa demande d'être renvoyé au Canada, plutôt qu'en Suisse ou en Syrie.
En revanche, les services de M. Skinner avaient été plus critiques à propos des mesures prises pour évaluer l'application de la Convention de l'ONU contre la torture, qui aurait pu protéger M. Arar.
«Les assurances sur lesquelles les services de l'immigration avaient fondé leur [décision] de renvoyer M. Arar [en Syrie] étaient ambiguës, en ce qui concerne la source ou l'autorité se prétendant en mesure de forcer le gouvernement syrien à protéger [Maher] Arar», concluait le rapport.
Le ministère avait rendu publique seulement l'une des deux recommandations du rapport, recommandant d'accorder un délai aux étrangers refoulés par les services d'immigration pour répondre aux accusations pesant contre eux.
Mots clés : Maher Arar, Justice, Canada (Pays), États-Unis (pays)
Washington -- Les autorités américaines ont décidé de rouvrir le dossier de l'affaire Maher Arar, un Canadien d'origine syrienne arrêté en 2002 lors d'une escale à New York et expulsé en Syrie où il dit avoir été torturé, a annoncé hier le département de la Sécurité intérieure.
«Nous avons rouvert notre examen de l'affaire de M. Arar parce que nous avons reçu il y a moins d'un mois de nouvelles informations contredisant l'une des conclusions de notre rapport», a déclaré l'inspecteur général du ministère, Richard Skinner, lors d'une audition à la Chambre des représentants.
Canadien d'origine syrienne, M. Arar avait été arrêté en 2002 lors d'une escale à New York et expulsé par les États-Unis en Syrie où il affirme avoir été torturé pendant plus d'un an.
M. Arar, d'abord décrit comme un «extrémiste islamiste» par la police fédérale canadienne, a été lavé de tout soupçon par une commission d'enquête. Il a reçu des excuses et un important dédommagement du gouvernement canadien.
La secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, avait reconnu en octobre des erreurs de communication avec le gouvernement canadien dans cette affaire. «Des préoccupations ont été exprimées et, franchement, certaines d'entre elles étaient justifiées», avait dit Mme Rice.
Le président de la Commission des affaires judiciaires du Sénat, le démocrate Patrick Leahy, a salué l'annonce de M. Skinner. «Il est plus que temps que l'administration donne une explication complète de son attitude dans cette affaire et qu'elle suive l'exemple du gouvernement canadien en assumant la responsabilité de ses actions troublantes», a dit M. Leahy.
En mars dernier, dans un rapport de 50 pages partiellement censuré, l'inspecteur général avait conclu que les services d'immigration avaient eu raison de refouler M. Arar et que les autorités américaines avaient le droit de ne pas tenir compte de sa demande d'être renvoyé au Canada, plutôt qu'en Suisse ou en Syrie.
En revanche, les services de M. Skinner avaient été plus critiques à propos des mesures prises pour évaluer l'application de la Convention de l'ONU contre la torture, qui aurait pu protéger M. Arar.
«Les assurances sur lesquelles les services de l'immigration avaient fondé leur [décision] de renvoyer M. Arar [en Syrie] étaient ambiguës, en ce qui concerne la source ou l'autorité se prétendant en mesure de forcer le gouvernement syrien à protéger [Maher] Arar», concluait le rapport.
Le ministère avait rendu publique seulement l'une des deux recommandations du rapport, recommandant d'accorder un délai aux étrangers refoulés par les services d'immigration pour répondre aux accusations pesant contre eux.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
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Re : Guantanamo « liste »
l'islam est d'une complexité telle et il existe en lui un tel nombre et une telle variété de courants souvent opposés et incompatibles que parler de 'islam comme d'une entité unie est un leurre..
Ces courants théologiques ou philosophiques sont même tellement différents , qu'aujourd'hui, encore, ils se déchirent lorsqu'ils sont puissants comme les sunnites ou les chiites, ou tentent de se fondre au sein d'un de ses deux courants lorsqu'ils sont trop minoritaires pour exister réellement par eux même comme les alévis et les diverses écoles de pensées soufies.
Il existe donc dans ce que l'on appelle l'islam, une multitude de théories inconciliables qui prennent pour base le coran en 1er, mais aussi les grecs comme Aristote et le néo platonisme, surtout connu par les versions arabes de Plotin ou Proclus...
Le tout est imprégné fortement de la poésie anté-islamique (djahili)...
Alors parler d'un monde arabo musulman comme d'une entité soudée est un leurre...
il existe DES islams qui depuis la mort du prophete se déchirent comme c'est encore le cas en irak et dans le moyen orient aujourd'hui, où la fitna est plus meurtrière de musulmans que le jihad anti occidental..
Ce n'est donc pas vraiment le jihad conquérant qui est le plus à craindre mais la montée de nos nationalismes et fanatismes religieux à nous qui par réaction pourraient bien nous jeter un jour dans une espèce de sarajevo à l'échelle de l'europe...
Les barbus pensent effrayer le bourgeois européen par leurs gesticulations et leurs tenues afghanes... qu'ils se souviennent que les plus grandes horreurs commises sur cette planête depuis si longtemps ont été de notre fait...
Qu'ils se souviennent de l'horreur nazie...
Partout le rejet du fondamentalisme politico islamiste est en train de monter...
Alors, les modérés de toutes les tendances devraient s'entendre et faire front contre les extrémistes de tous bords qui ne rêvent que de soumettre la planête à leurs diktats...
Ils sont nombreux ceux qui, dans l'islam, rejettent dans le fond de leur coeur, cette agressivité prônée au nom du prophête...
Ces courants théologiques ou philosophiques sont même tellement différents , qu'aujourd'hui, encore, ils se déchirent lorsqu'ils sont puissants comme les sunnites ou les chiites, ou tentent de se fondre au sein d'un de ses deux courants lorsqu'ils sont trop minoritaires pour exister réellement par eux même comme les alévis et les diverses écoles de pensées soufies.
Il existe donc dans ce que l'on appelle l'islam, une multitude de théories inconciliables qui prennent pour base le coran en 1er, mais aussi les grecs comme Aristote et le néo platonisme, surtout connu par les versions arabes de Plotin ou Proclus...
Le tout est imprégné fortement de la poésie anté-islamique (djahili)...
Alors parler d'un monde arabo musulman comme d'une entité soudée est un leurre...
il existe DES islams qui depuis la mort du prophete se déchirent comme c'est encore le cas en irak et dans le moyen orient aujourd'hui, où la fitna est plus meurtrière de musulmans que le jihad anti occidental..
Ce n'est donc pas vraiment le jihad conquérant qui est le plus à craindre mais la montée de nos nationalismes et fanatismes religieux à nous qui par réaction pourraient bien nous jeter un jour dans une espèce de sarajevo à l'échelle de l'europe...
Les barbus pensent effrayer le bourgeois européen par leurs gesticulations et leurs tenues afghanes... qu'ils se souviennent que les plus grandes horreurs commises sur cette planête depuis si longtemps ont été de notre fait...
Qu'ils se souviennent de l'horreur nazie...
Partout le rejet du fondamentalisme politico islamiste est en train de monter...
Alors, les modérés de toutes les tendances devraient s'entendre et faire front contre les extrémistes de tous bords qui ne rêvent que de soumettre la planête à leurs diktats...
Ils sont nombreux ceux qui, dans l'islam, rejettent dans le fond de leur coeur, cette agressivité prônée au nom du prophête...
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Re: Guantanamo « liste »
La famille niçoise de Boumediene salue "la fin d'un calvaire"
Samedi 16 mai, 13h07
La famille niçoise de Lakhdar Boumediene se dit impatiente de recevoir l'ex-détenu de Guantanamo innocenté par la justice américaine, que la France a accepté d'accueillir.
LA DÉTENTION DE LAKHDAR BOUMEDIENE À GUANTANAMO, UN "CALVAIRE" SELON SES
Un détenu de Guantanamo, l'Algérien Lakhdar Boumediene, est arrivé en France
Arrivé vendredi sur le sol français, cet Algérien de 42 ans était détenu depuis plus de sept ans sur la base américaine installée à Cuba où il a, selon son avocat, subi de mauvais traitements et observé une grève de la faim.
En annonçant son arrivée, le porte-parole du Quai d'Orsay a rappelé qu'il avait été "reconnu innocent de toute charge relative à la participation à d'éventuelles activités terroristes par des décisions de justice de plusieurs pays, dont celle des Etats-Unis qui a ordonné sa libération".
Très affaibli selon ses proches et son avocat, Lakhdar Boumediene a été pris en charge, notamment médicalement, par les autorités françaises.
Désormais libre, il devait retrouver son épouse Abassia et ses deux filles Radjaa, 13 ans, et Rahma, huit ans, qui ont vécu en Algérie durant sa détention.
A Nice, sa belle-soeur Louisa - soeur de son épouse - et son beau-frère Djilali Baghdadi, qui se sont portés garants de pouvoir l'accueillir, ont fait part de leur joie.
"Il a fait sept ans et demi strictement pour rien. Depuis le départ, nous sommes persuadés qu'il est innocent. Nous sommes prêts à l'accueillir quand il veut", dit à Reuters Djilali Baghdadi. "C'est la fin d'un calvaire", a-t-il souligné.
GRÈVE DE LA FAIM
Lakhdar Boumediene avait été envoyé à Guantanamo en janvier 2002 par les autorités bosniaques, qui l'avaient arrêté en octobre 2001 avec cinq de ses compatriotes.
Selon son avocat, il a mené une grève de la faim de Noël 2006 à mercredi dernier.
"Il a recommencé à prendre des aliments solides, ayant appris qu'il serait libéré de Guantanamo et envoyé en France", a expliqué Robert Kirsch vendredi sur France 24.
Selon lui, l'ex-détenu, nourri avec un tuyau, soumis à des mauvais traitements ainsi qu'à des interrogatoires "sans fin" et "absurdes", ne pèse plus que 65 kg.
"Je pense bien évidemment qu'une indemnisation serait justifiée. Il a perdu sept ans de sa vie, sept ans séparé de sa famille, mais nous n'avons encore pris aucune décision avec M. Boumediene sur ses prochaines démarches", a-t-il dit.
L'ex-détenu bénéficie de l'arrêt de la Cour suprême des Etats-Unis qui autorise désormais les prisonniers de Guantanamo à contester auprès de la justice le bien-fondé de leur incarcération.
Trente-cinq détenus ont utilisé cette procédure et la justice américaine a ordonné la remise en liberté de 25 d'entre eux, dont 17 Ouighours, des Chinois de confession musulmane. Cinq demandes ont été rejetées.
Considérés comme "ennemis combattants", notion inconnue du droit international, 255 personnes sont toujours emprisonnées dans ce camp ouvert après l'offensive contre l'Afghanistan à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Elles ne bénéficient d'aucun statut légal, n'étant ni poursuivies en justice ni prisonniers de guerre.
Le président américain Barack Obama a promis de fermer le centre en 2010.
Les Etats-Unis ont déjà libéré environ un demi-millier de détenus, notamment sept Français en 2004 et 2005.
La France est le premier pays de l'Union européenne à accueillir un ancien détenu de Guantanamo ne faisant pas partie de ses ressortissants.
"L'examen par la France d'une demande individuelle se fait au cas par cas, à la lumière de ses implications juridiques et de sécurité et de l'existence d'un lien avec notre pays", a précisé le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Eric Chevallier.
"L'accueil en France de Lakhdar Boumediene, qui a exprimé le souhait d'être accueilli dans notre pays dans lequel réside une partie de sa famille, s'inscrit dans ce cadre", a-t-il ajouté.
Pierre Thébault et Elizabeth Pineau, édité par Henri-Pierre André
Samedi 16 mai, 13h07
La famille niçoise de Lakhdar Boumediene se dit impatiente de recevoir l'ex-détenu de Guantanamo innocenté par la justice américaine, que la France a accepté d'accueillir.
LA DÉTENTION DE LAKHDAR BOUMEDIENE À GUANTANAMO, UN "CALVAIRE" SELON SES
Un détenu de Guantanamo, l'Algérien Lakhdar Boumediene, est arrivé en France
Arrivé vendredi sur le sol français, cet Algérien de 42 ans était détenu depuis plus de sept ans sur la base américaine installée à Cuba où il a, selon son avocat, subi de mauvais traitements et observé une grève de la faim.
En annonçant son arrivée, le porte-parole du Quai d'Orsay a rappelé qu'il avait été "reconnu innocent de toute charge relative à la participation à d'éventuelles activités terroristes par des décisions de justice de plusieurs pays, dont celle des Etats-Unis qui a ordonné sa libération".
Très affaibli selon ses proches et son avocat, Lakhdar Boumediene a été pris en charge, notamment médicalement, par les autorités françaises.
Désormais libre, il devait retrouver son épouse Abassia et ses deux filles Radjaa, 13 ans, et Rahma, huit ans, qui ont vécu en Algérie durant sa détention.
A Nice, sa belle-soeur Louisa - soeur de son épouse - et son beau-frère Djilali Baghdadi, qui se sont portés garants de pouvoir l'accueillir, ont fait part de leur joie.
"Il a fait sept ans et demi strictement pour rien. Depuis le départ, nous sommes persuadés qu'il est innocent. Nous sommes prêts à l'accueillir quand il veut", dit à Reuters Djilali Baghdadi. "C'est la fin d'un calvaire", a-t-il souligné.
GRÈVE DE LA FAIM
Lakhdar Boumediene avait été envoyé à Guantanamo en janvier 2002 par les autorités bosniaques, qui l'avaient arrêté en octobre 2001 avec cinq de ses compatriotes.
Selon son avocat, il a mené une grève de la faim de Noël 2006 à mercredi dernier.
"Il a recommencé à prendre des aliments solides, ayant appris qu'il serait libéré de Guantanamo et envoyé en France", a expliqué Robert Kirsch vendredi sur France 24.
Selon lui, l'ex-détenu, nourri avec un tuyau, soumis à des mauvais traitements ainsi qu'à des interrogatoires "sans fin" et "absurdes", ne pèse plus que 65 kg.
"Je pense bien évidemment qu'une indemnisation serait justifiée. Il a perdu sept ans de sa vie, sept ans séparé de sa famille, mais nous n'avons encore pris aucune décision avec M. Boumediene sur ses prochaines démarches", a-t-il dit.
L'ex-détenu bénéficie de l'arrêt de la Cour suprême des Etats-Unis qui autorise désormais les prisonniers de Guantanamo à contester auprès de la justice le bien-fondé de leur incarcération.
Trente-cinq détenus ont utilisé cette procédure et la justice américaine a ordonné la remise en liberté de 25 d'entre eux, dont 17 Ouighours, des Chinois de confession musulmane. Cinq demandes ont été rejetées.
Considérés comme "ennemis combattants", notion inconnue du droit international, 255 personnes sont toujours emprisonnées dans ce camp ouvert après l'offensive contre l'Afghanistan à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Elles ne bénéficient d'aucun statut légal, n'étant ni poursuivies en justice ni prisonniers de guerre.
Le président américain Barack Obama a promis de fermer le centre en 2010.
Les Etats-Unis ont déjà libéré environ un demi-millier de détenus, notamment sept Français en 2004 et 2005.
La France est le premier pays de l'Union européenne à accueillir un ancien détenu de Guantanamo ne faisant pas partie de ses ressortissants.
"L'examen par la France d'une demande individuelle se fait au cas par cas, à la lumière de ses implications juridiques et de sécurité et de l'existence d'un lien avec notre pays", a précisé le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Eric Chevallier.
"L'accueil en France de Lakhdar Boumediene, qui a exprimé le souhait d'être accueilli dans notre pays dans lequel réside une partie de sa famille, s'inscrit dans ce cadre", a-t-il ajouté.
Pierre Thébault et Elizabeth Pineau, édité par Henri-Pierre André
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
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Re: Re : Guantanamo « liste »
Très pertinent.Alkali a écrit :l'islam est d'une complexité telle et il existe en lui un tel nombre et une telle variété de courants souvent opposés et incompatibles que parler de 'islam comme d'une entité unie est un leurre..
Ces courants théologiques ou philosophiques sont même tellement différents , qu'aujourd'hui, encore, ils se déchirent lorsqu'ils sont puissants comme les sunnites ou les chiites, ou tentent de se fondre au sein d'un de ses deux courants lorsqu'ils sont trop minoritaires pour exister réellement par eux même comme les alévis et les diverses écoles de pensées soufies.
Il existe donc dans ce que l'on appelle l'islam, une multitude de théories inconciliables qui prennent pour base le coran en 1er, mais aussi les grecs comme Aristote et le néo platonisme, surtout connu par les versions arabes de Plotin ou Proclus...
Le tout est imprégné fortement de la poésie anté-islamique (djahili)...
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il existe DES islams qui depuis la mort du prophete se déchirent comme c'est encore le cas en irak et dans le moyen orient aujourd'hui, où la fitna est plus meurtrière de musulmans que le jihad anti occidental..
Ce n'est donc pas vraiment le jihad conquérant qui est le plus à craindre mais la montée de nos nationalismes et fanatismes religieux à nous qui par réaction pourraient bien nous jeter un jour dans une espèce de sarajevo à l'échelle de l'europe...
Les barbus pensent effrayer le bourgeois européen par leurs gesticulations et leurs tenues afghanes... qu'ils se souviennent que les plus grandes horreurs commises sur cette planête depuis si longtemps ont été de notre fait...
Qu'ils se souviennent de l'horreur nazie...
Partout le rejet du fondamentalisme politico islamiste est en train de monter...
Alors, les modérés de toutes les tendances devraient s'entendre et faire front contre les extrémistes de tous bords qui ne rêvent que de soumettre la planête à leurs diktats...
Ils sont nombreux ceux qui, dans l'islam, rejettent dans le fond de leur coeur, cette agressivité prônée au nom du prophête...
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Re: Guantanamo « liste »
Un ancien détenu algérien raconte Guantanamo
LE MONDE | 26.05.09 | 15h05 • Mis à jour le 26.05.09 | 15h10
izza et jus d'orange : le bonheur tient à peu de chose. Voilà sept ans et sept mois que Lakhdar Boumediene n'avait pas mangé comme ça. Sept ans et sept mois qu'il ne s'était pas assis dans un restaurant pour déjeuner en famille.
En ce lundi 25 mai, sous un soleil de plomb, en banlieue parisienne, Lakhdar Boumediene, 43 ans, goûte sa première journée de liberté retrouvée. "Je suis un homme normal", répète-t-il. Le 20 novembre 2008, un juge américain l'a innocenté des accusations de terrorisme qui lui ont valu d'être enfermé au camp de Guantanamo de janvier 2002 au 15 mai 2009. Matricule 10005 : "C'était mon nom là-bas. C'est comme ça qu'on m'appelait. Jamais Lakhdar ou Boumediene. Pour aller plus vite, les gardes disaient 10K5." Il avait été livré aux Américains en décembre 2001 par les autorités bosniaques, qui le soupçonnaient de vouloir fomenter un attentat contre l'ambassade américaine de Sarajevo.
Visage émacié, barbe grisonnante bien taillée, polo gris à manches courtes, pantalon blanc, les yeux noirs enfoncés, Lakhdar Boumediene est un rescapé de 58 kilos. Il y a tout juste dix jours, le 15 mai, il débarquait d'un avion de l'US Air Force sur la base aérienne d'Evreux (Eure) en provenance de Cuba. Neuf heures de voyage mains et pieds menottés, avec seize gardes armés qui se sont relayés par groupe de quatre pendant toute la durée du vol. Sa hantise ? Etre pris d'un besoin pressant.
"Je me souvenais qu'au voyage aller, on n'avait pas le droit d'aller aux toilettes. Alors cette fois, j'avais pris mes précautions : je n'avais ni mangé, ni bu avant mon départ", raconte-t-il.
De nationalité algérienne, Lakhdar a été accueilli en France. Son épouse et ses filles qui, après son arrestation, étaient rentrées en Algérie, l'ont retrouvé ici grâce à l'intervention des autorités françaises. "Surtout n'oubliez pas de remercier le président Nicolas Sarkozy, les ambassadeurs de France à Washington et à Alger et le consul français à Oran", insiste-t-il.
Pour le moment, la famille Boumediene a choisi de vivre en France. Lakhdar y a de la famille et se dit attaché à la culture française. Peut-être retournera-t-il en Algérie un jour, mais l'heure n'est pas venue de dresser des plans sur la comète.
Lakhdar vient de sortir de l'hôpital militaire Percy de Clamart (Hauts-de-Seine), il y a à peine trois heures, et le voilà qui se promène librement au bras d'Abassia, son épouse, de Radjaa, 13 ans, et Raham, 8 ans, ses deux filles qu'il n'a pas vu grandir. "Bien sûr, je ne les ai pas reconnues", s'excuse-t-il.
Lui qui revient de l'enfer s'applique à renouer avec les gestes simples de l'existence. Se débarrasser de Guantanamo, dont il a tout de même ramené sa tenue de prisonnier : un pantalon et une veste kaki. S'échapper du camp 6, où le jour ne pénétrait pas et où le froid dans la cellule, avec la climatisation réglée au maximum, gelait les os. Il raconte : "Réveil à 5 heures pour la prière du matin. Après retour dans la cellule. 6 heures, les gardes viennent te chercher et t'amènent dans une salle. On t'assied sur une chaise, pieds et mains menottés et on te nourrit de force par intubation dans les voies nasales". Lakhdar ne parle à personne. Il respire l'air du dehors une fois par jour, moins d'une heure, "tantôt dans la journée, tantôt la nuit, c'est chacun à son tour", ne croise jamais un codétenu.
Pendant plus de deux ans, de février 2006 jusqu'à sa sortie, il a refusé de se nourrir. Sauf à deux reprises. Le jour de la victoire d'Obama en novembre 2008 - "J'étais content car on avait évité le pire avec Mc Cain" - et le jour où les juges l'ont blanchi. Il a perdu un peu plus de 20 kg.
L'épreuve la plus difficile remonte à février 2003. Son cauchemar. Ses gardes l'interrogeaient sans relâche. "Ils voulaient des informations sur les associations caritatives musulmanes en Bosnie et sur les Arabes qui étaient installés à Sarajevo, mais moi je ne savais rien là-dessus", dit-il. Alors en février 2003, ils l'ont soumis à un interrogatoire serré pendant 16 jours et 16 nuits : " Ça commençait à minuit, ça durait jusqu'à 5 heures du matin. Ça s'arrêtait quelques heures, puis ça reprenait. Ils se sont relayés à six ou sept. Au bout de la troisième ou cinquième nuit, j'ai été ausculté par un médecin de l'armée qui a dit aux geôliers que tout allait bien et qu'ils pouvaient continuer."
Lakhdar Boumediene a été arrêté à Sarajevo en octobre 2001 en compagnie de quatre autres Algériens qui demeuraient comme lui dans la capitale bosniaque. Il était arrivé en Bosnie en avril 1997, où il travaillait pour le Croissant-Rouge, l'équivalent musulman de la Croix-Rouge. Il est parti de Saïda en Algérie, en 1990. "Je voulais aller travailler dans les pays du Golfe parce qu'en Algérie j'étais employé dans une cimenterie et c'était mauvais pour ma santé", assure-t-il.
Après un séjour à Sanaa, au Yémen, il s'est installé pendant deux ans au Pakistan - en 1991 et 1992 - non loin de Peshawar, où il s'occupait d'orphelins dans une école. Il est ensuite retourné au Yémen, où il a été surpris par la guerre de 1994 qui opposait le Yémen du Nord au Yémen du Sud. Il en a profité pour s'inscrire à l'université de Sanaa tout en suivant des cours au Centre culturel français. De là, il a rejoint un copain de Saïda en Albanie, où il a commencé des missions avec le Croissant-Rouge qui l'a finalement envoyé à Sarajevo.
En décembre 2000, lors d'une visite à sa famille en Algérie, il est interpellé par la police alors qu'il vient de franchir la douane à l'aéroport d'Alger. Son passeport confisqué, il est sommé de rester dans la capitale, le temps que les enquêteurs procèdent à des vérifications.
A cette époque, pour fuir l'Algérie et rejoindre le djihad, de nombreux combattants du GIA ont gagné les camps afghans via le Pakistan. Les autorités algériennes le suspectent d'être l'un de ces islamistes. Au bout de cinq ou six jours, on lui rend son passeport, mais après lui avoir délivré un certificat d'amnistie, comme les autorités algériennes en délivraient aux islamistes repentis. "Je n'ai jamais été islamiste, jure-t-il. Je crois que c'est cet épisode qui est à l'origine de mon arrestation."
Des listes de ressortissants algériens passés par le Pakistan ont-elles été transmises aux Américains après le 11-Septembre ? Sans trop s'appesantir, Lakhdar Boumediene pense que oui.
Yves Bordenave
Article paru dans l'édition du 27.05.09
LE MONDE | 26.05.09 | 15h05 • Mis à jour le 26.05.09 | 15h10
izza et jus d'orange : le bonheur tient à peu de chose. Voilà sept ans et sept mois que Lakhdar Boumediene n'avait pas mangé comme ça. Sept ans et sept mois qu'il ne s'était pas assis dans un restaurant pour déjeuner en famille.
En ce lundi 25 mai, sous un soleil de plomb, en banlieue parisienne, Lakhdar Boumediene, 43 ans, goûte sa première journée de liberté retrouvée. "Je suis un homme normal", répète-t-il. Le 20 novembre 2008, un juge américain l'a innocenté des accusations de terrorisme qui lui ont valu d'être enfermé au camp de Guantanamo de janvier 2002 au 15 mai 2009. Matricule 10005 : "C'était mon nom là-bas. C'est comme ça qu'on m'appelait. Jamais Lakhdar ou Boumediene. Pour aller plus vite, les gardes disaient 10K5." Il avait été livré aux Américains en décembre 2001 par les autorités bosniaques, qui le soupçonnaient de vouloir fomenter un attentat contre l'ambassade américaine de Sarajevo.
Visage émacié, barbe grisonnante bien taillée, polo gris à manches courtes, pantalon blanc, les yeux noirs enfoncés, Lakhdar Boumediene est un rescapé de 58 kilos. Il y a tout juste dix jours, le 15 mai, il débarquait d'un avion de l'US Air Force sur la base aérienne d'Evreux (Eure) en provenance de Cuba. Neuf heures de voyage mains et pieds menottés, avec seize gardes armés qui se sont relayés par groupe de quatre pendant toute la durée du vol. Sa hantise ? Etre pris d'un besoin pressant.
"Je me souvenais qu'au voyage aller, on n'avait pas le droit d'aller aux toilettes. Alors cette fois, j'avais pris mes précautions : je n'avais ni mangé, ni bu avant mon départ", raconte-t-il.
De nationalité algérienne, Lakhdar a été accueilli en France. Son épouse et ses filles qui, après son arrestation, étaient rentrées en Algérie, l'ont retrouvé ici grâce à l'intervention des autorités françaises. "Surtout n'oubliez pas de remercier le président Nicolas Sarkozy, les ambassadeurs de France à Washington et à Alger et le consul français à Oran", insiste-t-il.
Pour le moment, la famille Boumediene a choisi de vivre en France. Lakhdar y a de la famille et se dit attaché à la culture française. Peut-être retournera-t-il en Algérie un jour, mais l'heure n'est pas venue de dresser des plans sur la comète.
Lakhdar vient de sortir de l'hôpital militaire Percy de Clamart (Hauts-de-Seine), il y a à peine trois heures, et le voilà qui se promène librement au bras d'Abassia, son épouse, de Radjaa, 13 ans, et Raham, 8 ans, ses deux filles qu'il n'a pas vu grandir. "Bien sûr, je ne les ai pas reconnues", s'excuse-t-il.
Lui qui revient de l'enfer s'applique à renouer avec les gestes simples de l'existence. Se débarrasser de Guantanamo, dont il a tout de même ramené sa tenue de prisonnier : un pantalon et une veste kaki. S'échapper du camp 6, où le jour ne pénétrait pas et où le froid dans la cellule, avec la climatisation réglée au maximum, gelait les os. Il raconte : "Réveil à 5 heures pour la prière du matin. Après retour dans la cellule. 6 heures, les gardes viennent te chercher et t'amènent dans une salle. On t'assied sur une chaise, pieds et mains menottés et on te nourrit de force par intubation dans les voies nasales". Lakhdar ne parle à personne. Il respire l'air du dehors une fois par jour, moins d'une heure, "tantôt dans la journée, tantôt la nuit, c'est chacun à son tour", ne croise jamais un codétenu.
Pendant plus de deux ans, de février 2006 jusqu'à sa sortie, il a refusé de se nourrir. Sauf à deux reprises. Le jour de la victoire d'Obama en novembre 2008 - "J'étais content car on avait évité le pire avec Mc Cain" - et le jour où les juges l'ont blanchi. Il a perdu un peu plus de 20 kg.
L'épreuve la plus difficile remonte à février 2003. Son cauchemar. Ses gardes l'interrogeaient sans relâche. "Ils voulaient des informations sur les associations caritatives musulmanes en Bosnie et sur les Arabes qui étaient installés à Sarajevo, mais moi je ne savais rien là-dessus", dit-il. Alors en février 2003, ils l'ont soumis à un interrogatoire serré pendant 16 jours et 16 nuits : " Ça commençait à minuit, ça durait jusqu'à 5 heures du matin. Ça s'arrêtait quelques heures, puis ça reprenait. Ils se sont relayés à six ou sept. Au bout de la troisième ou cinquième nuit, j'ai été ausculté par un médecin de l'armée qui a dit aux geôliers que tout allait bien et qu'ils pouvaient continuer."
Lakhdar Boumediene a été arrêté à Sarajevo en octobre 2001 en compagnie de quatre autres Algériens qui demeuraient comme lui dans la capitale bosniaque. Il était arrivé en Bosnie en avril 1997, où il travaillait pour le Croissant-Rouge, l'équivalent musulman de la Croix-Rouge. Il est parti de Saïda en Algérie, en 1990. "Je voulais aller travailler dans les pays du Golfe parce qu'en Algérie j'étais employé dans une cimenterie et c'était mauvais pour ma santé", assure-t-il.
Après un séjour à Sanaa, au Yémen, il s'est installé pendant deux ans au Pakistan - en 1991 et 1992 - non loin de Peshawar, où il s'occupait d'orphelins dans une école. Il est ensuite retourné au Yémen, où il a été surpris par la guerre de 1994 qui opposait le Yémen du Nord au Yémen du Sud. Il en a profité pour s'inscrire à l'université de Sanaa tout en suivant des cours au Centre culturel français. De là, il a rejoint un copain de Saïda en Albanie, où il a commencé des missions avec le Croissant-Rouge qui l'a finalement envoyé à Sarajevo.
En décembre 2000, lors d'une visite à sa famille en Algérie, il est interpellé par la police alors qu'il vient de franchir la douane à l'aéroport d'Alger. Son passeport confisqué, il est sommé de rester dans la capitale, le temps que les enquêteurs procèdent à des vérifications.
A cette époque, pour fuir l'Algérie et rejoindre le djihad, de nombreux combattants du GIA ont gagné les camps afghans via le Pakistan. Les autorités algériennes le suspectent d'être l'un de ces islamistes. Au bout de cinq ou six jours, on lui rend son passeport, mais après lui avoir délivré un certificat d'amnistie, comme les autorités algériennes en délivraient aux islamistes repentis. "Je n'ai jamais été islamiste, jure-t-il. Je crois que c'est cet épisode qui est à l'origine de mon arrestation."
Des listes de ressortissants algériens passés par le Pakistan ont-elles été transmises aux Américains après le 11-Septembre ? Sans trop s'appesantir, Lakhdar Boumediene pense que oui.
Yves Bordenave
Article paru dans l'édition du 27.05.09

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