2ème édition de karim mon frère
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extrait de Karim, mon frère ex-intégriste et terroriste
Dans les années 80 une manifestation pro-iranienne enflamme Karim. Il se joint au défilé, première marche vers l'embrigadement.
Avec le temps, la peine de Karim s'émoussa. Aussi recommença-t-il à se promener dans Paris. Un samedi qu'il traversait le quartier Barbès, il entendit une clameur monter du boulevard Magenta. Il lui sembla reconnaître des paroles en arabe. Il fit quelques pas, tourna et s'arrêta, stupéfait. En face, des colonnes de religieux musulmans criaient à l'unisson: «Allah Akbar!» (Dieu est grand!) «Khomeiny a remporté la victoire de l'islam! Il est notre chef! Mort aux despotes!» Sur le devant de la manifestation, il y avait des femmes vêtues d'étoffes noires. Leur démarche souple exprimait la grâce d'un mysticisme grandiose. Mon frère était sous le charme. Il se dégageait de ces religieux une émotion spirituelle d'une extrême intensité. Jamais Karim n'avait connu une telle force auparavant, si ce n'est auprès de son protecteur saint Sidi Labidi. En plus de leur ferveur électrique, un lien fraternel semblait les souder résolument. Le timbre puissant de leur voix enivrait l'âme de Karim. Les passants ne pouvaient s'empêcher de regarder défiler les religieux; ils étaient intrigués, agacés, mais finalement s'arrêtaient un long moment, incapables de prononcer le moindre mot.
Après toutes les souffrances qui avaient pesé sur sa vie, Karim sentit un sentiment de bien-être à la vue de ces croyants. On eût dit qu'ils l'appelaient à les rejoindre. Il venait enfin de trouver ce qu'il avait toujours cherché, une paix, une tranquillité, une sorte de paradis sur terre.
Au moment où il s'apprêtait à suivre leur marche, un jeune manifestant se détacha de son groupe et l'aborda:
- Pardonnez-moi, lui dit-il, êtes-vous arabe?
- Oui, fit Karim, timidement.
- Accepteriez-vous de signer une pétition contre la guerre que Saddam Houssein livre à l'Iran et à son peuple? C'est un criminel qui gaspille le sang des musulmans.
- En quoi ma signature vous servira-t-elle?
- Plus nous aurons de signatures, mieux nous pourrons faire pression sur l'opinion internationale et faire cesser cette guerre.
- Bien. Alors je serais heureux de participer à votre mouvement.
En proposant de s'unir à leur cause, Karim se doutait-il qu'il était en train d'accomplir le souhait des époux Karker? Cette rencontre allait en effet avoir des conséquences dramatiques.
Le jeune manifestant se nommait Abd El Rahman. Il était algérien. Karim marcha à ses côtés, fier de partager son combat. Durant le parcours, le défilé s'arrêta devant une synagogue. Les manifestants se mirent alors à lancer des paroles antisémites, puis à citer des versets du Coran. Karim recula d'un coup. Il ne voulait plus entendre cette haine, mais El Rahman s'accrocha à son bras, le forçant à le suivre. Mon frère ne sut résister, il était déjà empoisonné. Sous son illumination se cachait l'esprit du mal.
- Veux-tu visiter notre centre culturel, El Kanoun? lui demanda El Rahman.
- Oui, répondit Karim, acceptant là, sans le savoir, son entrée dans le réseau El Rissali...
Au milieu de l'entrée du Centre culturel iranien il y avait un immense portrait de Khomeiny qui semblait irradier la pièce d'une onde magique. Sa barbe blanche et ses yeux perçants imposaient immédiatement le respect. Abd El Rahman fit monter Karim au premier étage, où une trentaine de personnes conversaient en petits groupes. L'un d'eux jeta un coup d'œil suspect sur mon frère. Il le fixa un court instant, mais d'une manière tenace, au point qu'il dut baisser la tête. L'atmosphère du lieu était étrange. Derrière l'ambiance spirituelle qui planait un peu partout, Karim entendait comme des chuchotements. C'était sans doute le fruit de son imagination. Mais savait-il que celle-ci, par on ne sait quel pouvoir secret, tentait de le mettre en garde?
Abd El Rahman lui proposa de regarder un film sur la révolution iranienne. La lumière tomba, les premières images de Khomeiny jaillirent sur l'écran. Bientôt la fièvre mystique s'empara de mon frère. Ses mains tremblaient, il avait chaud et froid en même temps. Sur l'écran, on voyait la foule des fidèles brandir le poing, marcher dans les rues de Téhéran en scandant la victoire de leur chef spirituel. Le portrait du shah brûlait sous les cris des croyants. Le peuple était enfin libéré de la dictature monarchiste, dirigée en sous-main par les pays occidentaux. Le peuple allait vivre dans la volonté de Dieu, connaître le bonheur sur terre. Les écoles religieuses s'organisaient, la nouvelle société se mettait en marche.
Comme la plupart des films de propagande, ce document entendait réveiller les formes de patriotisme primaire, à ceci près qu'il s'agissait d'un patriotisme religieux. La panoplie de l'imagerie lyrique était déployée de manière à émouvoir la fibre sensible du spectateur. En une seule journée, mon frère avait vécu des siècles de ferveur religieuse. Il était en transe.
Plus tard, ce fut l'heure de la prière. Les croyants se dirigèrent vers la salle d'eau pour les ablutions. Karim remarqua que le rituel des ablutions et de la prière était différent de ce qu'il avait connu jusqu'ici.
- Quelle est cette façon de pratiquer la prière? demanda-t-il à Abd El Rahman.
- Il y a deux doctrines dans l'islam, répondit-il, l'une sunnite, répandue dans les régions du Maghreb, l'autre chiite, qui se trouve principalement en Iran et dans quelques pays du Moyen-Orient.
Pour la première fois, mon frère entendait ainsi parler du chiisme.
Les croyants chiites lui demandèrent de se présenter. Alors Karim, restant tout de même sur la réserve, raconta l'histoire de sa famille en édulcorant certains faits, notamment les activités de son beau-frère, Salah Karker. Il exposa également ses idées, ses projets, comment il envisageait l'avenir, insistant sur son ambition de construire une société juste, spirituelle, mais aussi soucieuse de maintenir la paix entre les peuples. Tout ce que disait mon frère n'était pas pour déplaire à ses interlocuteurs, excepté que son pacifisme naïf provoqua quelques sourires ironiques dans l'assemblée... D'un commun accord, son admission au Centre fut acceptée.
Le soir, les religieux l'invitèrent à partager leur dîner. Tous s'assirent sur le sol recouvert de lino pour prendre le repas. L'ambiance était joyeuse, mais sans jamais s'écarter d'un esprit de rigueur et de sérieux qui semblait être leur devise commune. Karim fut appelé à les rejoindre au Centre le samedi suivant à dix heures précises.
En rentrant à la maison mon frère exultait de bonheur. Il avait trouvé une seconde famille où il pouvait s'exprimer librement, entouré de ses frères musulmans.
- Qu'as-tu, mon fils, pour être aussi excité? lui demanda Ouassila.
- Je suis simplement heureux comme un oiseau volant dans le ciel bleu.
- C'est étrange, ton attitude me rappelle celle de Samira avant son mariage.
- Sois rassurée, maman, je suis un homme libre, et je le resterai toujours.
Pendant ce temps, Abd El Rahman envoyait son premier rapport sur Karim aux dirigeants du réseau El Rissali, installés en Iran...
Le samedi suivant, mon frère alla au Centre culturel iranien bien avant l'heure prévue. Il dut faire les cent pas dans la rue par peur, en arrivant à l'avance, de montrer à ses nouveaux compagnons son manque de sang-froid. Dans les premiers temps, il fut chargé de préparer les banderoles pour les manifestations contre la guerre menée par Saddam Houssein à l'Iran. En fin d'après-midi, Karim s'entretenait avec Abd El Rahman. C'est au cours de ces discussions qu'il prit conscience du fossé qui existe entre les sunnites et les chiites, s'agissant de leur approche de la révolution religieuse.
Du point de vue des chiites, voici comment se comporte le révolutionnaire sunnite: une fois la pratique et l'apprentissage religieux bien assimilés, celui-ci s'engage dans la guerre afin de convaincre les impies de rejoindre sa foi. Pour ce faire, il utilise un langage indirect, l'attaque n'étant jamais frontale. Les membres de la famille constituent les premières cibles, tout élément rebelle devant immédiatement être écarté. Ensuite, le cercle de la lutte est élargi aux voisins, aux amis, et remonte pas à pas aux élus régionaux, puis nationaux, enfin aux représentants de l'Etat et à son chef suprême. La guerre à l'échelle internationale peut alors avoir lieu.
Cette méthode, pensa Karim, était en effet celle employée par Salah Karker. Soudainement, son passé s'éclaira sous un autre jour. La guerre sunnite part donc des individus pour atteindre les Etats. La démarche des chiites en la matière est inverse.
Ce sont les Etats ennemis qui font d'abord l'objet d'attaques incessantes, à savoir les Etats-Unis, Israël et les pays européens. L'action politique est dominante. Tous les moyens humains, stratégiques, militaires, économiques, etc., doivent être employés en vue de les anéantir. Au quotidien, le révolutionnaire chiite a la mission de convaincre son entourage de la faillite politique et économique des dirigeants du pays, puis de former de nouveaux combattants sur le terrain, lesquels reproduiront ce même procédé. C'est le vieux principe du système pyramidal.
Il s'agit ici d'une guerre essentiellement idéologique, visant à créer un courant d'opinion contestataire à l'intérieur des pays jusqu'au renversement des Etats, le religieux n'apparaissant en aucun cas lors de cette première phase. Persuadé de la puissance politique du chiisme, le révolutionnaire peut alors entreprendre de convertir les éléments sunnites à cette doctrine. Le religieux entre alors en action sans pour autant chercher à imposer aux futurs convertis la pratique du culte, tels la prière, le carême, etc. Celui-ci peut même continuer à vivre sa foi comme bon lui semble. L'outil politique constitue donc la grande arme des révolutionnaires chiites.
En écoutant Abd El Rahman, mon frère découvrait un nouveau monde. La complexité du chiisme tant sur le plan politique que religieux répondait à ce dont il avait toujours rêvé: unifier l'humanité par-delà ses contradictions. Au fil de ces conversations, il s'enfonça peu à peu dans cette idée. Il ne percevait pas encore les intentions réelles des principaux défenseurs de cette doctrine qui convoitaient, à terme, le pouvoir mondial! Parfois, il avait des sursauts de lucidité, prenait alors quelque distance, mais la force de persuasion de ses interlocuteurs le ramenait toujours dans le rang. Il était pris dans la nasse du réseau El Rissali, comme il s'en rendit compte par la suite.
Le soir après la classe, il se rendait régulièrement au Centre culturel iranien, en plus des week-ends. Au début, mon frère Mongi l'accompagnait volontiers, mais il y renonça bien vite, tant ces réunions l'ennuyaient. Cette période permit à Karim de former sa pensée politique. Au contact de ses nouveaux compagnons, il affûta ses arguments, enrichit son vocabulaire, lut de nombreux ouvrages, au point de disposer bientôt de tout l'arsenal de la rhétorique révolutionnaire.
Un jour, il accrocha dans sa chambre une affiche de Khomeiny. A son réveil, Lamjed, qui dormait dans la même pièce que lui, pensa voir le diable en personne au-dessus de son lit, trouvant la tête du religieux trop horrible. Au point d'en faire parfois des cauchemars. L'affiche resta cependant à sa place. Karim aimait tant le personnage Khomeiny. Pourtant mon frère ne suivait en rien les pratiques religieuses préconisées par ce grand chef spirituel. Il ne répondait vraiment pas aux critères du parfait pratiquant tel que l'entendaient ses compagnons chiites, car à vrai dire il ne priait jamais. Cela peut paraître paradoxal, mais il y avait en Karim une part de conscience qui refusait de se soumettre, comme par instinct. Etait-ce la présence de son protecteur saint Sidi Labidi qui parlait? Je crois que mon frère était un être naturellement méfiant mais voulant tout connaître. Ces deux tendances de sa personnalité s'opposaient continuellement, le laissant parfois dans un profond désarroi.
Les manifestations pro-Khomeiny se déroulaient à présent dans un climat tendu. La police surveillait de près les activités du Centre culturel iranien, intervenant la plupart du temps pour disperser les manifestants. Cela ne changea rien aux habitudes de Karim. Installé à la bibliothèque au premier étage du local, il fit la connaissance d'Abou Ahmed, un jeune Tunisien du Sud. Abd El Rahman devait sans doute être l'initiateur secret de cette rencontre. La discussion s'engagea très vite.
- Pourquoi vis-tu à Paris, Karim?
- Bah! C'est une longue histoire. Je devais surtout faire examiner mon bras malade par un spécialiste.
- De quoi souffres-tu? continua Abou Ahmed.
- D'une fracture. J'ai été opéré deux fois à l'hôpital d'Argenteuil, sans succès. Comme tu peux le constater, mon bras ne se déplie pas complètement.
- Cela te gêne-t-il pour accomplir les tâches courantes?
- Non, pas vraiment. Je me suis habitué. Mais pourquoi cette question?
- Je suis toujours soucieux de la santé de mes frères. Parle-moi à présent de ta famille.
- Nous sommes une famille tunisoise de neuf enfants. J'habite dans une cité en banlieue parisienne avec ma mère. Mon père vit à Tunis, dans le quartier de l'Ariana. Après leur divorce, mes parents se sont remariés. Ma sœur Samira a épousé Salah Karker, qui est l'un des dirigeants du mouvement islamiste El Nahdha, plus connu auparavant sous le sigle MTI. Les autorités l'ont emprisonné. Je crois qu'il doit bientôt être libéré.
- Hum... Tout ce que tu me dis là est fort intéressant, dit Abou Ahmed. Es-tu proche de ton beau-frère?
- Il y a certains aspects de son caractère qui me déplaisent fortement.
- Ah oui! Lesquels?
- Sa vision de la religion n'est pas tout à fait la mienne.
- Salah Karker est sunnite, je suppose. C'est sans doute pour cette raison que tu ne peux totalement épouser ses idées.
- C'est juste. De plus, je crains qu'il ne soit pas une personne fiable. Seul le pouvoir compte à ses yeux.
- Je vois, dit Abou Ahmed d'un air songeur. Mais tu dois cependant garder le contact avec ton beau-frère. Dis-moi à présent quels sont tes projets d'avenir?
- Construire un monde meilleur.
- Tu es donc un frère! conclut Abou Ahmed.
Karim et son nouvel ami se rencontrèrent plusieurs fois de suite au même endroit. Mais bien vite Abou Ahmed conseilla à mon frère de déserter définitivement le Centre, car celui-ci était sous la surveillance étroite de la police française. Abou Ahmed lui fournirait la documentation et les livres dont il avait besoin. Désormais ils se retrouvaient, soit au quartier Beaubourg, soit aux Champs-Elysées. Cette mise en garde était fondée car, quelques jours plus tard, la police expulsa les religieux iraniens, puis ferma le Centre. Cela prouvait donc que son jeune ami possédait des informations de première main.
Abou Ahmed faisait preuve d'un grand sens de l'organisation, hésitant peu avant de prendre une décision. L'heure et le lieu de leurs rendez-vous étaient décidés au dernier moment et changeaient chaque fois. Quand ils marchaient ensemble dans la rue, Abou Ahmed s'arrêtait fréquemment devant une vitrine de magasin pour vérifier qu'on ne les suivait pas. En réalité, Abou Ahmed appartenait au réseau El Rissali, dans lequel il était notamment chargé du recrutement. Sans le savoir, Karim figurait sur la liste des futurs agents de cette organisation.
Abou Ahmed vivait chichement dans une chambre de bonne qu'il partageait avec deux autres Tunisiens. Au fil des jours, l'amitié entre mon frère et lui se solidifia. Leurs discussions se concentraient particulièrement sur les différences opposant sunnites et chiites. Abou Ahmed usait de toutes les ruses pour l'amener petit à petit à le faire adhérer à la doctrine chiite, l'art consistant à ce que la demande vienne de Karim. Son lien familial avec Salah Karker intéressait au plus haut point les dirigeants du réseau El Rissali. Par ce biais, ils voyaient un moyen facile d'infiltrer les islamistes tunisiens déjà en place. Comme nous le verrons par la suite, la Tunisie constituait alors une plaque tournante dans la stratégie du réseau terroriste.
Quelques mois plus tard, Karim se prononça clairement en faveur de la doctrine chiite, convaincu que celle-ci correspondait à ses convictions profondes. Abou Ahmed avait remporté une première victoire, restait à présent à persuader mon frère de suivre une formation spéciale en Iran lui permettant d'accéder au statut d'agent du réseau. Mais le plus dur était fait.
Selon Abou Ahmed, un bon chiite se devait de connaître les noms des douze imams descendant de l'imam Houssein, fils d'Ali et de Fatima, son épouse. Ceux-là seuls sont les représentants capables de perpétuer la parole de Dieu, car «il n'y a de Dieu que Dieu, et Mohamed est son prophète». Le douzième imam, El Mehdi, disparu dans une grotte en Iraq, reviendra parmi les hommes pour sauver l'humanité. Nous avons déjà vu cela précédemment, mais pour Karim il s'agissait d'une découverte de taille. A partir de ce jour il se mit à étudier en profondeur les bases de la doctrine chiite, à notre insu bien sûr.
Fatalement, ses examens scolaires de cette année 1983 se soldèrent par un échec cuisant. Mon frère dut s'orienter contre son gré vers une filière technique. En septembre, il s'inscrivit dans un lycée professionnel, section électronique. Karim se désintéressa rapidement de ses cours.
- Si tu savais combien je m'ennuie, confia-t-il à Abou Ahmed.
- Que se passe-t-il, Karim?
- Les secrets de l'électronique!
- Que veux-tu dire?
- Mes études professionnelles ne m'apportent rien. Ce n'est pas de cette façon que je vais accomplir mes projets. Je dois réagir rapidement.
- Que voudrais-tu faire au juste? continua Abou Ahmed.
- Tu le sais mieux que moi!
- Sois patient, l'horizon va bientôt s'éclaircir.
Abou Ahmed avait une idée en tête...
Avec le temps, la peine de Karim s'émoussa. Aussi recommença-t-il à se promener dans Paris. Un samedi qu'il traversait le quartier Barbès, il entendit une clameur monter du boulevard Magenta. Il lui sembla reconnaître des paroles en arabe. Il fit quelques pas, tourna et s'arrêta, stupéfait. En face, des colonnes de religieux musulmans criaient à l'unisson: «Allah Akbar!» (Dieu est grand!) «Khomeiny a remporté la victoire de l'islam! Il est notre chef! Mort aux despotes!» Sur le devant de la manifestation, il y avait des femmes vêtues d'étoffes noires. Leur démarche souple exprimait la grâce d'un mysticisme grandiose. Mon frère était sous le charme. Il se dégageait de ces religieux une émotion spirituelle d'une extrême intensité. Jamais Karim n'avait connu une telle force auparavant, si ce n'est auprès de son protecteur saint Sidi Labidi. En plus de leur ferveur électrique, un lien fraternel semblait les souder résolument. Le timbre puissant de leur voix enivrait l'âme de Karim. Les passants ne pouvaient s'empêcher de regarder défiler les religieux; ils étaient intrigués, agacés, mais finalement s'arrêtaient un long moment, incapables de prononcer le moindre mot.
Après toutes les souffrances qui avaient pesé sur sa vie, Karim sentit un sentiment de bien-être à la vue de ces croyants. On eût dit qu'ils l'appelaient à les rejoindre. Il venait enfin de trouver ce qu'il avait toujours cherché, une paix, une tranquillité, une sorte de paradis sur terre.
Au moment où il s'apprêtait à suivre leur marche, un jeune manifestant se détacha de son groupe et l'aborda:
- Pardonnez-moi, lui dit-il, êtes-vous arabe?
- Oui, fit Karim, timidement.
- Accepteriez-vous de signer une pétition contre la guerre que Saddam Houssein livre à l'Iran et à son peuple? C'est un criminel qui gaspille le sang des musulmans.
- En quoi ma signature vous servira-t-elle?
- Plus nous aurons de signatures, mieux nous pourrons faire pression sur l'opinion internationale et faire cesser cette guerre.
- Bien. Alors je serais heureux de participer à votre mouvement.
En proposant de s'unir à leur cause, Karim se doutait-il qu'il était en train d'accomplir le souhait des époux Karker? Cette rencontre allait en effet avoir des conséquences dramatiques.
Le jeune manifestant se nommait Abd El Rahman. Il était algérien. Karim marcha à ses côtés, fier de partager son combat. Durant le parcours, le défilé s'arrêta devant une synagogue. Les manifestants se mirent alors à lancer des paroles antisémites, puis à citer des versets du Coran. Karim recula d'un coup. Il ne voulait plus entendre cette haine, mais El Rahman s'accrocha à son bras, le forçant à le suivre. Mon frère ne sut résister, il était déjà empoisonné. Sous son illumination se cachait l'esprit du mal.
- Veux-tu visiter notre centre culturel, El Kanoun? lui demanda El Rahman.
- Oui, répondit Karim, acceptant là, sans le savoir, son entrée dans le réseau El Rissali...
Au milieu de l'entrée du Centre culturel iranien il y avait un immense portrait de Khomeiny qui semblait irradier la pièce d'une onde magique. Sa barbe blanche et ses yeux perçants imposaient immédiatement le respect. Abd El Rahman fit monter Karim au premier étage, où une trentaine de personnes conversaient en petits groupes. L'un d'eux jeta un coup d'œil suspect sur mon frère. Il le fixa un court instant, mais d'une manière tenace, au point qu'il dut baisser la tête. L'atmosphère du lieu était étrange. Derrière l'ambiance spirituelle qui planait un peu partout, Karim entendait comme des chuchotements. C'était sans doute le fruit de son imagination. Mais savait-il que celle-ci, par on ne sait quel pouvoir secret, tentait de le mettre en garde?
Abd El Rahman lui proposa de regarder un film sur la révolution iranienne. La lumière tomba, les premières images de Khomeiny jaillirent sur l'écran. Bientôt la fièvre mystique s'empara de mon frère. Ses mains tremblaient, il avait chaud et froid en même temps. Sur l'écran, on voyait la foule des fidèles brandir le poing, marcher dans les rues de Téhéran en scandant la victoire de leur chef spirituel. Le portrait du shah brûlait sous les cris des croyants. Le peuple était enfin libéré de la dictature monarchiste, dirigée en sous-main par les pays occidentaux. Le peuple allait vivre dans la volonté de Dieu, connaître le bonheur sur terre. Les écoles religieuses s'organisaient, la nouvelle société se mettait en marche.
Comme la plupart des films de propagande, ce document entendait réveiller les formes de patriotisme primaire, à ceci près qu'il s'agissait d'un patriotisme religieux. La panoplie de l'imagerie lyrique était déployée de manière à émouvoir la fibre sensible du spectateur. En une seule journée, mon frère avait vécu des siècles de ferveur religieuse. Il était en transe.
Plus tard, ce fut l'heure de la prière. Les croyants se dirigèrent vers la salle d'eau pour les ablutions. Karim remarqua que le rituel des ablutions et de la prière était différent de ce qu'il avait connu jusqu'ici.
- Quelle est cette façon de pratiquer la prière? demanda-t-il à Abd El Rahman.
- Il y a deux doctrines dans l'islam, répondit-il, l'une sunnite, répandue dans les régions du Maghreb, l'autre chiite, qui se trouve principalement en Iran et dans quelques pays du Moyen-Orient.
Pour la première fois, mon frère entendait ainsi parler du chiisme.
Les croyants chiites lui demandèrent de se présenter. Alors Karim, restant tout de même sur la réserve, raconta l'histoire de sa famille en édulcorant certains faits, notamment les activités de son beau-frère, Salah Karker. Il exposa également ses idées, ses projets, comment il envisageait l'avenir, insistant sur son ambition de construire une société juste, spirituelle, mais aussi soucieuse de maintenir la paix entre les peuples. Tout ce que disait mon frère n'était pas pour déplaire à ses interlocuteurs, excepté que son pacifisme naïf provoqua quelques sourires ironiques dans l'assemblée... D'un commun accord, son admission au Centre fut acceptée.
Le soir, les religieux l'invitèrent à partager leur dîner. Tous s'assirent sur le sol recouvert de lino pour prendre le repas. L'ambiance était joyeuse, mais sans jamais s'écarter d'un esprit de rigueur et de sérieux qui semblait être leur devise commune. Karim fut appelé à les rejoindre au Centre le samedi suivant à dix heures précises.
En rentrant à la maison mon frère exultait de bonheur. Il avait trouvé une seconde famille où il pouvait s'exprimer librement, entouré de ses frères musulmans.
- Qu'as-tu, mon fils, pour être aussi excité? lui demanda Ouassila.
- Je suis simplement heureux comme un oiseau volant dans le ciel bleu.
- C'est étrange, ton attitude me rappelle celle de Samira avant son mariage.
- Sois rassurée, maman, je suis un homme libre, et je le resterai toujours.
Pendant ce temps, Abd El Rahman envoyait son premier rapport sur Karim aux dirigeants du réseau El Rissali, installés en Iran...
Le samedi suivant, mon frère alla au Centre culturel iranien bien avant l'heure prévue. Il dut faire les cent pas dans la rue par peur, en arrivant à l'avance, de montrer à ses nouveaux compagnons son manque de sang-froid. Dans les premiers temps, il fut chargé de préparer les banderoles pour les manifestations contre la guerre menée par Saddam Houssein à l'Iran. En fin d'après-midi, Karim s'entretenait avec Abd El Rahman. C'est au cours de ces discussions qu'il prit conscience du fossé qui existe entre les sunnites et les chiites, s'agissant de leur approche de la révolution religieuse.
Du point de vue des chiites, voici comment se comporte le révolutionnaire sunnite: une fois la pratique et l'apprentissage religieux bien assimilés, celui-ci s'engage dans la guerre afin de convaincre les impies de rejoindre sa foi. Pour ce faire, il utilise un langage indirect, l'attaque n'étant jamais frontale. Les membres de la famille constituent les premières cibles, tout élément rebelle devant immédiatement être écarté. Ensuite, le cercle de la lutte est élargi aux voisins, aux amis, et remonte pas à pas aux élus régionaux, puis nationaux, enfin aux représentants de l'Etat et à son chef suprême. La guerre à l'échelle internationale peut alors avoir lieu.
Cette méthode, pensa Karim, était en effet celle employée par Salah Karker. Soudainement, son passé s'éclaira sous un autre jour. La guerre sunnite part donc des individus pour atteindre les Etats. La démarche des chiites en la matière est inverse.
Ce sont les Etats ennemis qui font d'abord l'objet d'attaques incessantes, à savoir les Etats-Unis, Israël et les pays européens. L'action politique est dominante. Tous les moyens humains, stratégiques, militaires, économiques, etc., doivent être employés en vue de les anéantir. Au quotidien, le révolutionnaire chiite a la mission de convaincre son entourage de la faillite politique et économique des dirigeants du pays, puis de former de nouveaux combattants sur le terrain, lesquels reproduiront ce même procédé. C'est le vieux principe du système pyramidal.
Il s'agit ici d'une guerre essentiellement idéologique, visant à créer un courant d'opinion contestataire à l'intérieur des pays jusqu'au renversement des Etats, le religieux n'apparaissant en aucun cas lors de cette première phase. Persuadé de la puissance politique du chiisme, le révolutionnaire peut alors entreprendre de convertir les éléments sunnites à cette doctrine. Le religieux entre alors en action sans pour autant chercher à imposer aux futurs convertis la pratique du culte, tels la prière, le carême, etc. Celui-ci peut même continuer à vivre sa foi comme bon lui semble. L'outil politique constitue donc la grande arme des révolutionnaires chiites.
En écoutant Abd El Rahman, mon frère découvrait un nouveau monde. La complexité du chiisme tant sur le plan politique que religieux répondait à ce dont il avait toujours rêvé: unifier l'humanité par-delà ses contradictions. Au fil de ces conversations, il s'enfonça peu à peu dans cette idée. Il ne percevait pas encore les intentions réelles des principaux défenseurs de cette doctrine qui convoitaient, à terme, le pouvoir mondial! Parfois, il avait des sursauts de lucidité, prenait alors quelque distance, mais la force de persuasion de ses interlocuteurs le ramenait toujours dans le rang. Il était pris dans la nasse du réseau El Rissali, comme il s'en rendit compte par la suite.
Le soir après la classe, il se rendait régulièrement au Centre culturel iranien, en plus des week-ends. Au début, mon frère Mongi l'accompagnait volontiers, mais il y renonça bien vite, tant ces réunions l'ennuyaient. Cette période permit à Karim de former sa pensée politique. Au contact de ses nouveaux compagnons, il affûta ses arguments, enrichit son vocabulaire, lut de nombreux ouvrages, au point de disposer bientôt de tout l'arsenal de la rhétorique révolutionnaire.
Un jour, il accrocha dans sa chambre une affiche de Khomeiny. A son réveil, Lamjed, qui dormait dans la même pièce que lui, pensa voir le diable en personne au-dessus de son lit, trouvant la tête du religieux trop horrible. Au point d'en faire parfois des cauchemars. L'affiche resta cependant à sa place. Karim aimait tant le personnage Khomeiny. Pourtant mon frère ne suivait en rien les pratiques religieuses préconisées par ce grand chef spirituel. Il ne répondait vraiment pas aux critères du parfait pratiquant tel que l'entendaient ses compagnons chiites, car à vrai dire il ne priait jamais. Cela peut paraître paradoxal, mais il y avait en Karim une part de conscience qui refusait de se soumettre, comme par instinct. Etait-ce la présence de son protecteur saint Sidi Labidi qui parlait? Je crois que mon frère était un être naturellement méfiant mais voulant tout connaître. Ces deux tendances de sa personnalité s'opposaient continuellement, le laissant parfois dans un profond désarroi.
Les manifestations pro-Khomeiny se déroulaient à présent dans un climat tendu. La police surveillait de près les activités du Centre culturel iranien, intervenant la plupart du temps pour disperser les manifestants. Cela ne changea rien aux habitudes de Karim. Installé à la bibliothèque au premier étage du local, il fit la connaissance d'Abou Ahmed, un jeune Tunisien du Sud. Abd El Rahman devait sans doute être l'initiateur secret de cette rencontre. La discussion s'engagea très vite.
- Pourquoi vis-tu à Paris, Karim?
- Bah! C'est une longue histoire. Je devais surtout faire examiner mon bras malade par un spécialiste.
- De quoi souffres-tu? continua Abou Ahmed.
- D'une fracture. J'ai été opéré deux fois à l'hôpital d'Argenteuil, sans succès. Comme tu peux le constater, mon bras ne se déplie pas complètement.
- Cela te gêne-t-il pour accomplir les tâches courantes?
- Non, pas vraiment. Je me suis habitué. Mais pourquoi cette question?
- Je suis toujours soucieux de la santé de mes frères. Parle-moi à présent de ta famille.
- Nous sommes une famille tunisoise de neuf enfants. J'habite dans une cité en banlieue parisienne avec ma mère. Mon père vit à Tunis, dans le quartier de l'Ariana. Après leur divorce, mes parents se sont remariés. Ma sœur Samira a épousé Salah Karker, qui est l'un des dirigeants du mouvement islamiste El Nahdha, plus connu auparavant sous le sigle MTI. Les autorités l'ont emprisonné. Je crois qu'il doit bientôt être libéré.
- Hum... Tout ce que tu me dis là est fort intéressant, dit Abou Ahmed. Es-tu proche de ton beau-frère?
- Il y a certains aspects de son caractère qui me déplaisent fortement.
- Ah oui! Lesquels?
- Sa vision de la religion n'est pas tout à fait la mienne.
- Salah Karker est sunnite, je suppose. C'est sans doute pour cette raison que tu ne peux totalement épouser ses idées.
- C'est juste. De plus, je crains qu'il ne soit pas une personne fiable. Seul le pouvoir compte à ses yeux.
- Je vois, dit Abou Ahmed d'un air songeur. Mais tu dois cependant garder le contact avec ton beau-frère. Dis-moi à présent quels sont tes projets d'avenir?
- Construire un monde meilleur.
- Tu es donc un frère! conclut Abou Ahmed.
Karim et son nouvel ami se rencontrèrent plusieurs fois de suite au même endroit. Mais bien vite Abou Ahmed conseilla à mon frère de déserter définitivement le Centre, car celui-ci était sous la surveillance étroite de la police française. Abou Ahmed lui fournirait la documentation et les livres dont il avait besoin. Désormais ils se retrouvaient, soit au quartier Beaubourg, soit aux Champs-Elysées. Cette mise en garde était fondée car, quelques jours plus tard, la police expulsa les religieux iraniens, puis ferma le Centre. Cela prouvait donc que son jeune ami possédait des informations de première main.
Abou Ahmed faisait preuve d'un grand sens de l'organisation, hésitant peu avant de prendre une décision. L'heure et le lieu de leurs rendez-vous étaient décidés au dernier moment et changeaient chaque fois. Quand ils marchaient ensemble dans la rue, Abou Ahmed s'arrêtait fréquemment devant une vitrine de magasin pour vérifier qu'on ne les suivait pas. En réalité, Abou Ahmed appartenait au réseau El Rissali, dans lequel il était notamment chargé du recrutement. Sans le savoir, Karim figurait sur la liste des futurs agents de cette organisation.
Abou Ahmed vivait chichement dans une chambre de bonne qu'il partageait avec deux autres Tunisiens. Au fil des jours, l'amitié entre mon frère et lui se solidifia. Leurs discussions se concentraient particulièrement sur les différences opposant sunnites et chiites. Abou Ahmed usait de toutes les ruses pour l'amener petit à petit à le faire adhérer à la doctrine chiite, l'art consistant à ce que la demande vienne de Karim. Son lien familial avec Salah Karker intéressait au plus haut point les dirigeants du réseau El Rissali. Par ce biais, ils voyaient un moyen facile d'infiltrer les islamistes tunisiens déjà en place. Comme nous le verrons par la suite, la Tunisie constituait alors une plaque tournante dans la stratégie du réseau terroriste.
Quelques mois plus tard, Karim se prononça clairement en faveur de la doctrine chiite, convaincu que celle-ci correspondait à ses convictions profondes. Abou Ahmed avait remporté une première victoire, restait à présent à persuader mon frère de suivre une formation spéciale en Iran lui permettant d'accéder au statut d'agent du réseau. Mais le plus dur était fait.
Selon Abou Ahmed, un bon chiite se devait de connaître les noms des douze imams descendant de l'imam Houssein, fils d'Ali et de Fatima, son épouse. Ceux-là seuls sont les représentants capables de perpétuer la parole de Dieu, car «il n'y a de Dieu que Dieu, et Mohamed est son prophète». Le douzième imam, El Mehdi, disparu dans une grotte en Iraq, reviendra parmi les hommes pour sauver l'humanité. Nous avons déjà vu cela précédemment, mais pour Karim il s'agissait d'une découverte de taille. A partir de ce jour il se mit à étudier en profondeur les bases de la doctrine chiite, à notre insu bien sûr.
Fatalement, ses examens scolaires de cette année 1983 se soldèrent par un échec cuisant. Mon frère dut s'orienter contre son gré vers une filière technique. En septembre, il s'inscrivit dans un lycée professionnel, section électronique. Karim se désintéressa rapidement de ses cours.
- Si tu savais combien je m'ennuie, confia-t-il à Abou Ahmed.
- Que se passe-t-il, Karim?
- Les secrets de l'électronique!
- Que veux-tu dire?
- Mes études professionnelles ne m'apportent rien. Ce n'est pas de cette façon que je vais accomplir mes projets. Je dois réagir rapidement.
- Que voudrais-tu faire au juste? continua Abou Ahmed.
- Tu le sais mieux que moi!
- Sois patient, l'horizon va bientôt s'éclaircir.
Abou Ahmed avait une idée en tête...
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par Alexie Lorca
Lire, octobre 1997
«Peu m'importe de mourir si finalement la paix et l'amour finissent par triompher», écrit SL, 34 ans, en introduction de son livre. La jeune Tunisienne témoigne à visage découvert sur l'un des réseaux les plus anciens et les plus gigantesques du terrorisme islamiste. Courage, inconscience ou foi rédhibitoire en un combat devenu essentiel pour elle? Autant de questions que l'on se pose à la lecture de ce document hallucinant qui raconte le parcours de son frère Karim, de trois ans son cadet, embrigadé à 17 ans dans le réseau El Rissali. Une famille de neuf enfants vivant à Tunis, des parents désunis, un beau-frère intégriste, l'exil en France, la pauvreté et les vexations: tout concourt à persuader l'adolescent taciturne et fragile que seule la religion peut lui apporter le bonheur. Comment alors résister à des hommes qui lui affirment ne vivre que pour Dieu, lui ouvrent un compte bancaire et les portes d'une école iranienne au cadre paradisiaque? Comment refuser de devenir le pilier du nouveau gouvernement tunisien quand le réseau aura renversé Bourguiba? En trois ans, Karim devient terroriste. Il ne devra le salut qu'à son caractère rebelle et à sa méfiance naturelle qui lui font douter de ses compagnons plus soucieux du maniement des armes que de la prière et de l'étude des textes sacrés. SL croit en Dieu et à la diversité des croyances. Forte des confessions de son frère, elle révèle le fonctionnement de cette pieuvre monstrueuse... et le nom de ses principaux dirigeants.
Lire, octobre 1997
«Peu m'importe de mourir si finalement la paix et l'amour finissent par triompher», écrit SL, 34 ans, en introduction de son livre. La jeune Tunisienne témoigne à visage découvert sur l'un des réseaux les plus anciens et les plus gigantesques du terrorisme islamiste. Courage, inconscience ou foi rédhibitoire en un combat devenu essentiel pour elle? Autant de questions que l'on se pose à la lecture de ce document hallucinant qui raconte le parcours de son frère Karim, de trois ans son cadet, embrigadé à 17 ans dans le réseau El Rissali. Une famille de neuf enfants vivant à Tunis, des parents désunis, un beau-frère intégriste, l'exil en France, la pauvreté et les vexations: tout concourt à persuader l'adolescent taciturne et fragile que seule la religion peut lui apporter le bonheur. Comment alors résister à des hommes qui lui affirment ne vivre que pour Dieu, lui ouvrent un compte bancaire et les portes d'une école iranienne au cadre paradisiaque? Comment refuser de devenir le pilier du nouveau gouvernement tunisien quand le réseau aura renversé Bourguiba? En trois ans, Karim devient terroriste. Il ne devra le salut qu'à son caractère rebelle et à sa méfiance naturelle qui lui font douter de ses compagnons plus soucieux du maniement des armes que de la prière et de l'étude des textes sacrés. SL croit en Dieu et à la diversité des croyances. Forte des confessions de son frère, elle révèle le fonctionnement de cette pieuvre monstrueuse... et le nom de ses principaux dirigeants.
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Mon frère
chez les Afghans
SL, auteur d’un livre qui a défrayé la chronique, “ Karim, mon frère, ex-intégriste et terroriste “, aux éditions Flammarion, parle de l’expérience de ce frère, jeune Tunisien passé de l’islam traditionnel à l’islam sunnite, puis à l’islam chiite, avant de basculer dans un réseau intégriste terroriste international basé en Iran.
Une famille sous influence
Karim est né à Tunis dans une famille moyenne, où il a découvert l’islam traditionnel, celui où on fait la prière uniquement pendant les fêtes, où le ramadan est respecté et la prière faite durant ce seul mois. Cet islam est plus influencé par la tradition tunisienne que par le texte coranique. Après Tunis, Karim habitera dans la banlieue de la capitale, dans un cadre plus moderne et plus occidentalisé.
Au milieu des années 70, sa famille sera infiltrée par l’islamisme sunnite tunisien à ses débuts, par l’intermédiaire d’un beau-frère, l’un des fondateurs du Mouvement à tendance islamiste (Mti). Ce beau-frère cherche à marier les autres filles de la famille de Karim avec ses amis islamistes, pour mieux imposer sa mainmise sur toute la famille. Il tente aussi d’entraîner les garçons dans une éducation de type militaire.
Cette famille vivra une sorte de mini-révolution islamiste. Du jour au lendemain, le régime change : plus de sorties ni de jeux, prière le plus souvent possible, accent mis sur le lycée et les études. Et prosélytisme pour tous. Karim, qui rencontre des difficultés familiales et identitaires, et subit un grave échec scolaire, est encore un peu plus déstabilisé par ce bouleversement, qui provoquera aussi l’éclatement de la famille. Certains de ses membres, qui n’acceptent pas ces transformations, quittent la Tunisie pour Paris.
De Paris à l’Iran
Karim se rend lui aussi à Paris, sous prétexte de suivre une formation professionnelle, après son échec à Tunis. Bardé de certitudes négatives contre l’Occident considéré comme l’ennemi de l’islam et des musulmans, il comprend peu à peu que ce qu’on lui a inculqué à Tunis n’est pas tout à fait vrai. Malheureusement, il change de quartier pour une banlieue assez agitée, où il découvre le racisme, la xénophobie et d’autres problèmes, et il revient vers la religion
Par hasard, il découvre le Centre culturel iranien à Barbès - actuellement fermé et déjà fermé en 1987 par les Renseignements généraux -, et se convertit au chiisme. En 1983, il se rend en Iran pour approfondir sa formation religieuse. Après plusieurs tests et diverses vérifications, il est accepté dans une école politico-religieuse. Plusieurs maîtres le prennent en charge et testent son caractère pour mieux l’orienter. Sa formation durera environ un an et demi. Etant donné son caractère bien trempé, Karim est formé pour être un organisateur, au Maghreb et en Europe. En effet, il y a plusieurs sortes d’intégristes ou terroristes : l’organisateur, celui qui fournit les armes et la logistique, le décideur, le poseur de bombes. A mon avis, le poseur de bombes est le moins dangereux.
La Tunisie, maillon
faible du Maghreb
Lorsqu’il revient à Paris, Karim doit assurer plusieurs missions : convertir sa famille au chiisme ; ne pas attirer l’attention sur lui, c’est-à-dire boire de l’alcool, sortir, fréquenter des femmes, etc. ; rédiger des rapports sur différents quartiers de la capitale française, comme le quartier juif ; repérer les endroits les plus propices pour déposer des bombes.
Un voyage à Tunis lui permet de mettre son beau-frère en contact avec le réseau chargé de préparer un coup d’Etat contre le régime de Bourguiba et d’instaurer dans ce pays un régime islamiste. A Paris, il conserve le contact avec ce beau-frère, qui lui envoie des petits groupes de Tunisiens qu’il achemine en Iran via la Syrie, avant de se rendre lui-même en Iran pour former des Tunisiens, Algériens et Marocains reçus dans une école politico-religieuse.
Doutes et rupture
Lors de son premier séjour en Iran, Karim pensait suivre une formation religieuse chiite. Il ne s’agissait pas, pour lui, de devenir membre d’un réseau terroriste international intégriste. Il comprend peu à peu que ce réseau, qui parle au nom de l’islam, ne respecte pas les préceptes les plus élémentaires de cette religion et il commence à protester, à choisir ses missions. Il veut être affecté en Europe, où il découvre des bureaux de cette organisation en Belgique, à Madrid, à Paris. Il réussira à quitter le réseau, avant de décider de témoigner et de divulguer ce qu’il a appris sur son compte.
SL, intervention au colloque “ L’intégrisme islamique en France et en Europe “, Paris, février 2000.
chez les Afghans
SL, auteur d’un livre qui a défrayé la chronique, “ Karim, mon frère, ex-intégriste et terroriste “, aux éditions Flammarion, parle de l’expérience de ce frère, jeune Tunisien passé de l’islam traditionnel à l’islam sunnite, puis à l’islam chiite, avant de basculer dans un réseau intégriste terroriste international basé en Iran.
Une famille sous influence
Karim est né à Tunis dans une famille moyenne, où il a découvert l’islam traditionnel, celui où on fait la prière uniquement pendant les fêtes, où le ramadan est respecté et la prière faite durant ce seul mois. Cet islam est plus influencé par la tradition tunisienne que par le texte coranique. Après Tunis, Karim habitera dans la banlieue de la capitale, dans un cadre plus moderne et plus occidentalisé.
Au milieu des années 70, sa famille sera infiltrée par l’islamisme sunnite tunisien à ses débuts, par l’intermédiaire d’un beau-frère, l’un des fondateurs du Mouvement à tendance islamiste (Mti). Ce beau-frère cherche à marier les autres filles de la famille de Karim avec ses amis islamistes, pour mieux imposer sa mainmise sur toute la famille. Il tente aussi d’entraîner les garçons dans une éducation de type militaire.
Cette famille vivra une sorte de mini-révolution islamiste. Du jour au lendemain, le régime change : plus de sorties ni de jeux, prière le plus souvent possible, accent mis sur le lycée et les études. Et prosélytisme pour tous. Karim, qui rencontre des difficultés familiales et identitaires, et subit un grave échec scolaire, est encore un peu plus déstabilisé par ce bouleversement, qui provoquera aussi l’éclatement de la famille. Certains de ses membres, qui n’acceptent pas ces transformations, quittent la Tunisie pour Paris.
De Paris à l’Iran
Karim se rend lui aussi à Paris, sous prétexte de suivre une formation professionnelle, après son échec à Tunis. Bardé de certitudes négatives contre l’Occident considéré comme l’ennemi de l’islam et des musulmans, il comprend peu à peu que ce qu’on lui a inculqué à Tunis n’est pas tout à fait vrai. Malheureusement, il change de quartier pour une banlieue assez agitée, où il découvre le racisme, la xénophobie et d’autres problèmes, et il revient vers la religion
Par hasard, il découvre le Centre culturel iranien à Barbès - actuellement fermé et déjà fermé en 1987 par les Renseignements généraux -, et se convertit au chiisme. En 1983, il se rend en Iran pour approfondir sa formation religieuse. Après plusieurs tests et diverses vérifications, il est accepté dans une école politico-religieuse. Plusieurs maîtres le prennent en charge et testent son caractère pour mieux l’orienter. Sa formation durera environ un an et demi. Etant donné son caractère bien trempé, Karim est formé pour être un organisateur, au Maghreb et en Europe. En effet, il y a plusieurs sortes d’intégristes ou terroristes : l’organisateur, celui qui fournit les armes et la logistique, le décideur, le poseur de bombes. A mon avis, le poseur de bombes est le moins dangereux.
La Tunisie, maillon
faible du Maghreb
Lorsqu’il revient à Paris, Karim doit assurer plusieurs missions : convertir sa famille au chiisme ; ne pas attirer l’attention sur lui, c’est-à-dire boire de l’alcool, sortir, fréquenter des femmes, etc. ; rédiger des rapports sur différents quartiers de la capitale française, comme le quartier juif ; repérer les endroits les plus propices pour déposer des bombes.
Un voyage à Tunis lui permet de mettre son beau-frère en contact avec le réseau chargé de préparer un coup d’Etat contre le régime de Bourguiba et d’instaurer dans ce pays un régime islamiste. A Paris, il conserve le contact avec ce beau-frère, qui lui envoie des petits groupes de Tunisiens qu’il achemine en Iran via la Syrie, avant de se rendre lui-même en Iran pour former des Tunisiens, Algériens et Marocains reçus dans une école politico-religieuse.
Doutes et rupture
Lors de son premier séjour en Iran, Karim pensait suivre une formation religieuse chiite. Il ne s’agissait pas, pour lui, de devenir membre d’un réseau terroriste international intégriste. Il comprend peu à peu que ce réseau, qui parle au nom de l’islam, ne respecte pas les préceptes les plus élémentaires de cette religion et il commence à protester, à choisir ses missions. Il veut être affecté en Europe, où il découvre des bureaux de cette organisation en Belgique, à Madrid, à Paris. Il réussira à quitter le réseau, avant de décider de témoigner et de divulguer ce qu’il a appris sur son compte.
SL, intervention au colloque “ L’intégrisme islamique en France et en Europe “, Paris, février 2000.
- aurelien
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Ouais ! Meme mon vieux veut le lire !
http://www.atheturk.com
AthéTürk : Ze Forum d'Amitié des Franco Turcs Athées et Laïcs !
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2ème édition de karim mon frère
Itinéraire d’un ex-intégriste & terroriste
A ma mère décédée le 8 décembre 1998.
Préface
La première édition (Flammarion, 1997) de ce livre document étant épuisée, il me semble nécessaire, à la lumière de l’actualité sanglante et du temps écoulé, de mettre à jour Karim, mon frère, ex-intégriste et terroriste, afin d’en souligner davantage l’essentiel et d’en faire ressortir l’objectif principal 1 .
Mon but est de dénoncer les abjectes manœuvres de l’islam politique en général, à travers l’exemple des ramifications et de la stratégie d’attaque du réseau El Rissali. Il s’agit de l’un des réseaux les plus redoutables qui continue à œuvrer actuellement en toute impunité après avoir transféré ses bases de l’Iran vers l’Irak.
Ce réseau poursuit l’exploitation de jeunes gens candides en quête d’identité et de reconnaissance au sein de la famille humaine. Il est temps de prendre conscience du pouvoir de l’Internationale islamiste, qui vise la destruction du droit à la différence par l’injonction d’un modèle de pensée unique dictée par leur dieu.
Le recrutement sauvage se fait à l’échelle internationale, en Occident tout comme en Orient, essentiellement auprès des jeunes issus de la communauté arabo-musulmane. Le piège se referme sans relâche sur ces victimes idéalistes en quête d’un sens à leurs vies.
Ce livre vise à mettre en garde ces jeunes gens, livrés à eux-mêmes, en quête d’une « autorité sacrée » pour se conformer à ses préceptes, faute d’avoir été protégés par une tutelle parentale, familiale et sociale efficaces dont ils avaient grand besoin. Notre devoir est d’attirer leur attention sur la spirale infernale dans laquelle ils s'engagent aveuglément et dont ils auront tant de mal à se sortir ensuite.
Afin de ne pas perdre de vue l’ampleur du fléau qui nous menace et pour l’analyser objectivement. Nous devons impérativement prendre au sérieux les confessions des repentis et tendre la main à ces jeunes gens égarés pour les aider à refaire leur vie et pour les inciter à dénoncer cette vermine qui ronge chaque jour davantage notre société. Il est de l’intérêt général de leur garder une place parmi nous afin que la réhabilitation prenne tout sens et afin que le négatif se transforme en positif.
Il est primordial de nous mobiliser pour couper l’herbe sous les pieds de ces individus qui ne commettent rien d’autre que des crimes contre l’humanité.
1 - Après avoir été attaqué, à la suite de la publication de ce livre, en justice pour diffamation par mon beau-frère Salah Karker (assigné à résidence depuis 1993 à Dignes-les-Bains dans le Sud-Est de la France), j’ai gagné ce procès en appel et en cassation. Cet Individu a été reconnu par le Conseil d’Etat comme étant un intégriste et un terroriste notoire agissant en Europe et au Moyen-Orient.
a suivreeeeeeeee
A ma mère décédée le 8 décembre 1998.
Préface
La première édition (Flammarion, 1997) de ce livre document étant épuisée, il me semble nécessaire, à la lumière de l’actualité sanglante et du temps écoulé, de mettre à jour Karim, mon frère, ex-intégriste et terroriste, afin d’en souligner davantage l’essentiel et d’en faire ressortir l’objectif principal 1 .
Mon but est de dénoncer les abjectes manœuvres de l’islam politique en général, à travers l’exemple des ramifications et de la stratégie d’attaque du réseau El Rissali. Il s’agit de l’un des réseaux les plus redoutables qui continue à œuvrer actuellement en toute impunité après avoir transféré ses bases de l’Iran vers l’Irak.
Ce réseau poursuit l’exploitation de jeunes gens candides en quête d’identité et de reconnaissance au sein de la famille humaine. Il est temps de prendre conscience du pouvoir de l’Internationale islamiste, qui vise la destruction du droit à la différence par l’injonction d’un modèle de pensée unique dictée par leur dieu.
Le recrutement sauvage se fait à l’échelle internationale, en Occident tout comme en Orient, essentiellement auprès des jeunes issus de la communauté arabo-musulmane. Le piège se referme sans relâche sur ces victimes idéalistes en quête d’un sens à leurs vies.
Ce livre vise à mettre en garde ces jeunes gens, livrés à eux-mêmes, en quête d’une « autorité sacrée » pour se conformer à ses préceptes, faute d’avoir été protégés par une tutelle parentale, familiale et sociale efficaces dont ils avaient grand besoin. Notre devoir est d’attirer leur attention sur la spirale infernale dans laquelle ils s'engagent aveuglément et dont ils auront tant de mal à se sortir ensuite.
Afin de ne pas perdre de vue l’ampleur du fléau qui nous menace et pour l’analyser objectivement. Nous devons impérativement prendre au sérieux les confessions des repentis et tendre la main à ces jeunes gens égarés pour les aider à refaire leur vie et pour les inciter à dénoncer cette vermine qui ronge chaque jour davantage notre société. Il est de l’intérêt général de leur garder une place parmi nous afin que la réhabilitation prenne tout sens et afin que le négatif se transforme en positif.
Il est primordial de nous mobiliser pour couper l’herbe sous les pieds de ces individus qui ne commettent rien d’autre que des crimes contre l’humanité.
1 - Après avoir été attaqué, à la suite de la publication de ce livre, en justice pour diffamation par mon beau-frère Salah Karker (assigné à résidence depuis 1993 à Dignes-les-Bains dans le Sud-Est de la France), j’ai gagné ce procès en appel et en cassation. Cet Individu a été reconnu par le Conseil d’Etat comme étant un intégriste et un terroriste notoire agissant en Europe et au Moyen-Orient.
a suivreeeeeeeee
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lorie
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Re : 2ème édition de karim mon frère
Super !!!! ... je vais pouvoir enfin le lire ton bouquin !!!
Merci à jacquotte qui devait me l'envoyer ....
Merci à jacquotte qui devait me l'envoyer ....
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lorie
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Mon frère ce terroriste ..
Un livre co signé par le frère de Merah qui y crie sa honte et son désespoir et par Mohamed Sifaoui ..
http://livre.fnac.com/a4564108/Auteur-I ... terroriste
Ce livre est bouleversant et dramatique d'horreur et de honte
Mohamed Sifaoui est bouleversé d'avoir co signé ce livre .. je le conseille à tous
http://livre.fnac.com/a4564108/Auteur-I ... terroriste
Ce livre est bouleversant et dramatique d'horreur et de honte
Mohamed Sifaoui est bouleversé d'avoir co signé ce livre .. je le conseille à tous
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Maried
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Re: Mon frère ce terroriste ..
Le livre ne paraitra que le 14 novembre il faut patienter jusqu'à mercredi
ça me rappelle le livre que Samia Labidi a consacré à son frère qui était devenu un intégrisste terroriste et qui est maintenant administrateur du site islamla
preuve que même des égarés comme Raison peuvent retrouver la raison
ça me rappelle le livre que Samia Labidi a consacré à son frère qui était devenu un intégrisste terroriste et qui est maintenant administrateur du site islamla
preuve que même des égarés comme Raison peuvent retrouver la raison
"Qui n'empêche pas le mal le favorise"
Cicéron
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Re: Mon frère ce terroriste ..
je crois qu'il y a une interview du frère de la petite vermine par M. Sifaoui demain à la télé, mais je ne sais plus sur quelle chaine... A l'émission de Bernard de la Villardière, je crois... Mais me souviens plus en fait !
et si Dieu était un sous-chef et qu'il n'ait rien dit à son patron ? Gustave Parking
la liberté de culte c'est le droit qu'a chacun de prendre des décisions pour lui-même mais ça ne lui donne pas le droit d'utiliser son dogme pour contrôler les autres. Barry Lynn
Offended you are ? A shit I don't give !
tu as peur de notre savoir avoue le. Titine. 2013
la liberté de culte c'est le droit qu'a chacun de prendre des décisions pour lui-même mais ça ne lui donne pas le droit d'utiliser son dogme pour contrôler les autres. Barry Lynn
Offended you are ? A shit I don't give !
tu as peur de notre savoir avoue le. Titine. 2013
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Re: Mon frère ce terroriste ..
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Re: Mon frère ce terroriste ..
Des greluches islamistes comme celle ci je les enverrais directement dans un bordel pour fêlés islamistes comme boniche et esclave sexuelle
,cela lui ferait apprécier comment ils usent de compassion et humanisme envers les femmes ,je supporte pas ce genre de personnages et surtout pas venant de la part de femmes vivant en occident et étant dans une certaine mesure à l'abri de ce genre de personnages.
J'ajoute qu'attend t'elle pour aller se réfugier dans un paradis islamique il en existe pourtant des pas mal cotés sur cette planète , la bas elle pourra maudire tous les mécréants à sa guise et sera apprécié.
Mais comment fait'elle pour vivre dans un pays de mécréants.
Filmée à son insu, Souad Merah crie sa fierté pour son frère (M6)
Souad Merah, soeur du tueur au scooter de Toulouse et Montauban, se dit "fière" de son frère Mohamed Merah "qui a combattu jusqu'au bout" et "sauté le pas", dans des images filmées à son insu, qui seront diffusées dans un documentaire dimanche soir sur M6.
Dans ce reportage pour "Enquête exclusive" que l'AFP a pu visionner, la soeur du tueur a été filmée par une caméra cachée. Elle apparaît voilée, discutant à deux reprises avec son frère aîné, Abdelghani, dans un parc et une rue à Toulouse, après les sept meurtres.
Abdelghani Merah, qui publie mercredi un livre très dur sur sa famille, sert de fil conducteur au reportage.
La jeune femme, qui dit pourtant soupçonner qu'on l'enregistre, répète à plusieurs reprises être "fière" des actes meurtriers de Mohamed Merah.
http://www.bfmtv.com/societe/filmee-a-i ... 79570.html
J'ajoute qu'attend t'elle pour aller se réfugier dans un paradis islamique il en existe pourtant des pas mal cotés sur cette planète , la bas elle pourra maudire tous les mécréants à sa guise et sera apprécié.
Mais comment fait'elle pour vivre dans un pays de mécréants.
Filmée à son insu, Souad Merah crie sa fierté pour son frère (M6)
Souad Merah, soeur du tueur au scooter de Toulouse et Montauban, se dit "fière" de son frère Mohamed Merah "qui a combattu jusqu'au bout" et "sauté le pas", dans des images filmées à son insu, qui seront diffusées dans un documentaire dimanche soir sur M6.
Dans ce reportage pour "Enquête exclusive" que l'AFP a pu visionner, la soeur du tueur a été filmée par une caméra cachée. Elle apparaît voilée, discutant à deux reprises avec son frère aîné, Abdelghani, dans un parc et une rue à Toulouse, après les sept meurtres.
Abdelghani Merah, qui publie mercredi un livre très dur sur sa famille, sert de fil conducteur au reportage.
La jeune femme, qui dit pourtant soupçonner qu'on l'enregistre, répète à plusieurs reprises être "fière" des actes meurtriers de Mohamed Merah.
http://www.bfmtv.com/societe/filmee-a-i ... 79570.html
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Re: Mon frère ce terroriste ..
Mahomet a inventé le terrorisme et a été toujours terroriste.
Depuis l'histoire de l'islam se confond avec celui du terrorisme.

La secte des assassins d'Alamut n'a pu être déraciné que par les Mongols.
Pour éradiquer le terrorisme, il faudrait enlever le venin du terrorisme à l'islam.
Sinon il y aura encore des Mohamed Merah.
Depuis l'histoire de l'islam se confond avec celui du terrorisme.

La secte des assassins d'Alamut n'a pu être déraciné que par les Mongols.
Pour éradiquer le terrorisme, il faudrait enlever le venin du terrorisme à l'islam.
Sinon il y aura encore des Mohamed Merah.

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"Mon frère l'islamiste" de Robb Leech
Le reportage est passé sur France Ô.
On peut le voir ici :
http://www.dailymotion.com/video/xv5bx3 ... lamiste_tv
Ca se passe ne Angleterre. Robb Leech part à la rencontre de son demi-frère devenu musulman intégriste.
Le discours du barbu est édifiant. Un vrai lavage de cerveau
Le résumé :
http://television.telerama.fr/tele/maga ... 520639.php
On peut le voir ici :
http://www.dailymotion.com/video/xv5bx3 ... lamiste_tv
Ca se passe ne Angleterre. Robb Leech part à la rencontre de son demi-frère devenu musulman intégriste.
Le discours du barbu est édifiant. Un vrai lavage de cerveau
Le résumé :
http://television.telerama.fr/tele/maga ... 520639.php
"Dans ton pays, un dieu, c'est peut-être suffisant, mais nous, ils nous en faut plusieurs"
"C'est la vie que nous avons choisi. Celle que nous menons. Et il n'y a qu'une seule certitude, aucun de nous n'ira s'asseoir à la droite de Dieu"
"C'est la vie que nous avons choisi. Celle que nous menons. Et il n'y a qu'une seule certitude, aucun de nous n'ira s'asseoir à la droite de Dieu"
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Lilith
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Re: "Mon frère l'islamiste" de Robb Leech
intéressant en effet... ce qui prouve bien que c'est une idéologie politique. dans la foi, il me semble, qu'il n'y a pas de notion de combat physique, ou d'extermination des autres...