MuslimTrue a écrit :
- Grâce à ses recommandations, a-t-il pu faire évoluer tout un "monde" vers le bien, la connaissance et le respect des autres ?
- Ses "oeuvres" ont-il pu faire méditer, attirer l'attention et être la source première de traités de : poésie (dont les plus grands poètes étaient musulmans ? Omar Khayyam, Hafiz de Shiraz, Rûmî, Sa‘dī, Firdowsī, Abd-El Kader, etc.), philosophie, droit, mathématique, médicinal, artistique, social, politique et moral ?
Même d'un point de vue scientifique, il n'a réalisé aucune avancé majeur, et n'a, bien souvent, que défendu des théories incertaines, et pour le moins controversées, et dont certaines ont été réfutées.
Sincèrement, et étant donné les faits à notre disposition, je dois en conclure que non.
On pourrait développer, mais est-ce réellement utile, d'autant plus que les préjugés habituels ont fait l'objet de nombreuses réfutations argumentées (dont certaines sont présentes sur : sciences-islam.net, islamophile.org, livingislam.org) ?
Tellement de choses à dire! Je me concentrerait sur les erreurs dans la liste des poètes musulmans:
Omar Khayyam, croyant et mystique: astronome mathématicien et poète, n'était pas musulman: pour appuyer cela je cite son rouba'ï n°55 (traduction de Nicolas): "Nous, nous sommes les idolâtres de l'amour, les
musulmans sont autres que nous;
Nous sommes de chétives fourmis, Salomon, lui, est autre chose.
Demande-nous un visage pâli par l'amour, et des hardes en lambeaux,
Car le marché des étoffes de soie est ailleurs qu'ici."
Firdowsi était un immense poète ZOROASTRIEN, pour le prouver je vais citer ces vers:
"Nous n'avons aucune regret pour l'ancienne religion (culte de Mithra je crois),
Celle de Zarathushtra est la meilleure;
Elle ne parle que de Vertu et de Vérité [...]." Il s'est notamment battu pour préserver sa civilisation des invasions arabes. Comme je ne connais aucun des autres, je n'en parlerais pas... Je suppose que d'autres erreurs se sont "glissées" dans ta liste, MuslimTrue.[/quote]
Omar Khayyam était un initié au taçawwuf, dont le vin est le symbole de l'ivresse spirituelle (et non pas de la consommation du vin en tant que boisson alcoolisée).
http://www.teheran.ir/spip.php?page=rec ... ar+khayyam
Pour ce qui est de l’utilisation de la symbolique de l’amour et du vin dans le taçawwuf, il ne faut pas prendre à la lettre les poèmes ésotériques et initiatiques (et qui n’ont rien de mystique comme on le trouve écrit un peu partout, le mysticisme étant passif, tandis que l'initiation étant actif) des grands maîtres comme Jalâl-d-Dîn ar-Rûmî lorsqu’il écrit dans ses Rubâ’iyât :
"Je vois dans l'eau se mirer l'image de ma bien-aimée,
Et dans la rose se trouve le parfum de notre intimité.
Le vin de l'union illumine éternellement notre nuit.
De ce vin que n'interdit point la religion d'Amour,
Nos lèvres seront humectées jusqu'à l'aube du néant."
Seule une lecture littérale, terre à terre et profane, pourrait faire croire que ces grands maîtres de l’ésotérisme parlaient de fornication ou de beuveries, alors qu’il s’agit là au contraire de choses hautement initiatiques d’union entre le Soi et le moi et d’ivresse spirituelle. D’ailleurs, je ne pense pas que les spécialistes de Rûmî, comme Eva de Vitray-Meyerovitch aient pu dire le contraire.
Si le vin est un interdit au niveau du monde humain, il existe d’un point de vue doctrinal une symbolique des coupes de vin. Dans le début du chapitre VI du Roi du Monde sur « Melki-Tsedeq », René Guénon écrit :
"chez les Sûfîs, le vin symbolise la connaissance ésotérique, la doctrine réservée à l'élite et qui ne convient pas à tous les hommes, de même que tous ne peuvent pas boire le vin impunément. "
Lorsque l’Emir Abd el-Kader écrit : "Hallâj but autrefois une coupe de vin.
Ce qu’il advint de lui a été consigné.
Mais moi j’ai bu la coupe et une autre après elle,
Une coupe, une coupe encore, aussi longtemps que je demeurai présent" (Poème IV du Livre des Haltes, vers 17-18)
Il veut dire par là que la réalisation inititiatique de Hallâj est limitée puisqu’elle ne correspond qu’à une coupe (ce qui rejoint l’enseignement du cheikh al-Akbar sur Mansûr al-Hallâj).
Concernant Firdawsi, il était probablement un initié, puisque selon Nizami (autre poète persan versé dans le taçawwuf) il affirme que celui-ci était musulman, et qui s'est profondément intéressé au zoroastrisme (tout comme Sohrawardi), tout deux demeurant musulman.[/quote]
Voilà comment un Occidental qui ne connait rien de l'islam peut être trompé