La vision biaisée de l’Occident à propos des Frères musulman

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yacoub
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Re: Selon Valls, l'islam n'est pas compatible avec la démocr

Message non lu par yacoub »

Ce n'est pas dans la logique de Mahomet puisque la première religion est l'islam comme il est le premier Prophète et aussi le dernier.

Adam et Eve étaient musulmans et arabes. Chassés du Paradis, ils ont atterris en Arabie Sodomite.

Il y a une ville qui s’appelle Jedah, pourquoi parce que c'est là bas qu'il y a la tombe d'Eve.

Jedah signifie Grand-mère dans la langue d'Allah.

La Mecque est appelée mère des cités et Maison d'Allah.
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Re: Selon Valls, l'islam n'est pas compatible avec la démocr

Message non lu par Maried »

En France ce sont les convertis qui posent problème puisqu'ils sont plus fanatisés que le musulman qui vient de l'étranger le tueur de Tououse est né en France même si ses parents étaient des Algériens Moussaoui est né en France de parents Marocains
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Re: Selon Valls, l'islam n'est pas compatible avec la démocr

Message non lu par Maried »

Innana a écrit :
pierremoselle a écrit :Bonjour,
Il note que ce sont des convertis, de culture perse principalement, qui formalisent et perfectionnent le droit grâce à la principologie (usûl el fiqh), science qui n'existait pas chez les Arabes du moment coranique pour la raison (entre autres) qu'ils disposaient, selon Oubrou, d'une compréhension immédiate des significations du Coran et de la sunna « qu'ils communiquèrent spontanément à leurs disciples (at-tâbi'un) » (p. 62).
Il s'agit, à mon avis, de mauvaise foi et de déni de l'évidence. (Pas étonnant pour un sympathisant de L'U eau Y F)

Je m'explique.

Le Coran contient 500 sourates qui chacune relèvé d'injonction juridique. A partir de là, la direction juridique donnée à l'islam va de soit: l'islam a pour voccation de définir un cadre juridique précis. A cela s'ajoute les règles de bien-séance et de vie en famille et en société à exploiter dans le but de constituer un système totalitaire. La nécessité de la principologie tient de l'évidence du Coran et n'est pas dissociable de l'islam, même si elle a été développée plus tard, par les perses.

Ou alors on remet en cause la chronologie islamique et on en arrive à un Coran créé sur le tard, par les principologues, eventuellement par assemblage d'élément dont certains antérieur à l'époque du prophète.

A+

Absolument !

déja , par la force des choses , tout musulman , y compris les compagnons de Mahomet , et lui aussi , sont des convertis .

Ensuite ; pour avoir une compréhension comme ceci : " qu'ils disposaient, selon Oubrou, d'une compréhension immédiate des significations du Coran et de la sunna « qu'ils communiquèrent spontanément à leurs disciples (at-tâbi'un) », cela suppose une bonne compréhension , tout au moins a minima , de la Bible qui est LE Livre , et des Évangiles .les premiers musulmans étaient soit chrétiens , soit juifs , avec toutes les variantes sectaires qui existaient à l'époque , ou tout au moins étaient en contact avec eux !Et bien sur , ils étaient familiarisés avec la langue du Coran , et se comprenaient entre eux , arabe parlé , syrique , peut-être hébreu et latin (mais la c'est moins sur ) , et étaient plus ou moins familiarisés avec la liturgie chrétienne , voire juive ( tout au moins pour tous les interdits alimentaires ) .
Mais rien de tout cela n’était accessible aux perses , qui étaient zoroastriens , a priori !
Et aux mésopotamiens , à Bagdad.
Ou alors déformé par la langue différente , les années , voir les siècles , et peut-etre le mode de pensée...

ceci expliquant cela !
L'affreuse complexité de la sunna , des haddiths , des tafsirs ...
A mon avis ce sont les Perses qui ont complexifié l'islam et puis ils ont fait faire des miracles à Mahomet qui lui même a dit qu'il ne faisait pas des miracles
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Re: Selon Valls, l'islam n'est pas compatible avec la démocr

Message non lu par pierremoselle »

Cela voudrait-il alors dire 3 périodes:

- une première période d'un islam sommaire assez influéncé par les chrétiens et les juifs de l'époque

- ensuite, des perses qui se mettent à la langue arabe en même temps ? ou avant ? ou après qu'il se mettent l'islam sommaire

- des perses qui sont passés à la langue arabe et qui prennent l'islam en main et complexifient les choses ?
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Re: La "démocratie" selon les frères musulmans

Message non lu par Maried »

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Re: La "démocratie" selon les frères musulmans

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Re: Emission sur les frères musulimans.

Message non lu par Maried »

Les frères musulmans sont reconnus organisation terroriste en Egypte enfin alors qu'ils ont commencé le terrorise en 1930 :lollol
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Re: Emission sur les frères musulimans.

Message non lu par pierremoselle »

Qui est le plus dangereux ?

- le militant de l'U eau Y F qui est répérable et reste dans la légalité, en France

- les adminsitratifs ou élus locaux, comme ces directeurs de cantine qui en douce suppriment le porc des menus , achètent de la viande halal et se mettent ainsi au service de la cause 'islamique.

Chaque concession à la charia ouvre t'elle la porte à une autre, encore plus importante ?
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Re: La "démocratie" selon les frères musulmans

Message non lu par Maried »

Michel Onfray s'exprime sur Valls comme Premier Ministre et sur la démocratie en France avec Alain Badiou

http://www.dailymotion.com/video/x1nrryt_contre-courant-alain-badiou-face-a-michel-onfray_news
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Re: La vision biaisée de l’Occident à propos des Frères musu

Message non lu par yacoub »

Religion. Les ahmadis, musulmans malgré les autres


L’ahmadiyya est une minorité religieuse née en Inde et se réclamant de l’islam. Parce que les ahmadis reconnaissent leur fondateur, Mirza Ghulam Ahmad (1835-1908), comme prophète et messie, les musulmans les considèrent comme des hérétiques. Un fidèle de cette tradition, Asif Arif, conte l’histoire de ce peuple persécuté dans un livre ambitieux et engagé, Ahmadiyya: un islam interdit.

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« Les ahmadis ont avant tout un problème identitaire : ils se réclament de l’islam bien que les musulmans ne les considèrent pas comme tels », estime Asif Arif, avocat et auteur d’Ahmadiyya: un islam interdit (L’Harmattan, 2014, 26,60 €).

Mouvement fondé en 1889 en Inde par Mirza Ghulam Ahmad – simplifié en Ahmed de Qadian dans l’ouvrage – l’ahmadiyya se réclame du sunnisme, branche majoritaire de l’islam. Il compte aujourd’hui plus de dix millions de fidèles dans le monde. « Les ahmadis respectent les cinq piliers de l’islam et le credo (aqida). Ils se basent sur la Sunna, corpus des enseignements de Muhammad, mais avant tout sur le Coran, la référence suprême. »

S’il se pose un problème de droit (fiqh), les ahmadis « s’appuient sur la tradition hanafite, l’une des quatre écoles juridiques sunnites ». Asif Arif rappelle que l’islam « est une religion protéiforme et qu’elle ne peut donc guère s’envisager dans une dynamique unique : l’islam appelle nécessairement à plusieurs interprétations ». Si spécificité ahmadie il y a, elle est donc avant tout « de l’ordre de l’interprétation ».

En quoi cette approche singulière des textes a-t-elle conduit « à l’unanimité de leurs coreligionnaires », les ahmadis en dehors de l’islam ? Tout d’abord, trois revendications du fondateur d’Ahmadiyya sont sujettes à controverses :

- Un hadith (propos du Prophète) réputé fiable (hassan) dispose qu’« Allah enverra un vivificateur (mujaddid) de la religion auprès de cette communauté et ceci à l'avènement de chaque siècle ». Lorsqu’Ahmed de Qadian affirme être l’un de ces illustres savants religieux envoyés pour dynamiser la compréhension de l’islam auprès de leurs contemporains, il rencontre certaines réticences, « mais relativement discrètes puisque il peut avoir plusieurs vivificateurs en un siècle », précise Asif Arif.

- Ahmed de Qadian se revendique ensuite comme prophète. Une affirmation à l’encontre de « la compréhension littérale de l’orthodoxie d’un verset du Coran : “Muhammad n'a jamais été le père de l'un de vos hommes, mais le messager d'Allah et le dernier des prophètes. Allah est Omniscient” » (33 : 40). En effet, l’islam opère une distinction parmi les envoyés de Dieu entre les messagers (rassul) et les prophètes (nabi). Si un messager est prophète, un prophète n’est pas forcement un messager. Contrairement à un prophète, un messager apporte des prescriptions ou des révélations supplémentaires. Ainsi, pour Ahmed de Qadian, sa qualité de prophète « ne se heurte pas au prophétat de Muhammad. Il lui est soumis et n’apporte aucune autre loi ».

- Enfin, lors de la création de l’Ahmadiyya, il s’est déclaré messie. À la suite d’une révélation, Ahmed de Qadian s’est vu « promis dans l’hindouisme, le zoroastrisme et le christianisme. S’il s’est nourri d’autres sources pour justifier sa messianité, il n’a jamais opéré de syncrétisme : l’ahmadisme se réclame uniquement de l’islam ». Ces deux dernières revendications ont marqué la fracture entre l’ahmadiyya et l’orthodoxie musulmane.

La christologie particulière de l’ahmadiyya
Si Ahmed de Qadian est le messie, que devient cette croyance, presque unanime dans l’islam, au retour de Jésus, lors de la fin des temps, où il est censé vaincre l’Antéchrist (Dajjal) ? « Les ahmadis invitent à une réinterprétation métaphorique des textes eschatologiques de la Sunna. » Aux antipodes du christianisme et de l’orthodoxie musulmane, pour les ahmadis, Jésus n’est pas mort sur la Croix et n’est pas monté au ciel. Le Nazaréen aurait survécu au supplice antique et se serait réfugié à Srinagar, dans le Cachemire ; il aurait fini ses jours dans cette ville et sa tombe supposée est encore visitée aujourd’hui. Ainsi, si le messie ne saurait être Jésus, il lui serait identique, spirituellement parlant.

Persécutions et humiliations
Un califat au sein de l’ahmadiyya a été fondé à la suite du décès d’Ahmed de Qadian, en 1908. « Élire le calife ahmadi ressemble à l’élection du pape. La succession califale est organisée par un comité électoral composé de gens pieux, proches des anciens califes, à l’instar des cardinaux. Une longue prière est célébrée, puis le processus électoral est ponctué de références spirituelles. Les fidèles sont alors convaincus de la présence divine, guidant les votants. »

« Le califat ahmadi est relativement apolitique, précise Asif Arif. Il ne prône pas une confusion entre les mosquées et l’État. Toutefois, cela ne suppose pas l’absence de collaboration ou de sollicitation entre les deux instances. » Contrairement au système laïc français, une distinction des pouvoirs temporel et religieux est observée, plutôt qu’une stricte séparation.

Depuis 1974, un amendement à la Constitution du Pakistan stipule que les ahmadis ne sont plus considérés comme musulmans. Ils subissent également, au-delà de l’excommunication et donc l’impossibilité de se rendre à La Mecque, de nombreuses persécutions. Au Pakistan, tout comme les chrétiens, les ahmadis sont victimes de maintes humiliations et attentats, notamment dans leurs mosquées.
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Re: La vision biaisée de l’Occident à propos des Frères musu

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Re: La vision biaisée de l’Occident à propos des Frères musulman

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Quel lien y a-t-il entre radicalité et religion ? L’Islam doit-il se repenser ? Qu’implique la notion d'islam de France ?
RASSEMBLEMENT DE CHRETIENS ET MUSULMANS CONRE LA BARBARIE
RASSEMBLEMENT DE CHRETIENS ET MUSULMANS CONRE LA BARBARIE • Crédits : OLIVIER ARANDEL - Maxppp

Guillaume Erner reçoit le grand imam de Bordeaux et recteur de la grande mosquée de Bordeaux Tareq Oubrou ainsi que l'ancien membre du mouvement marocain Attawihid wal’slah, du PJD et de l’UOIF et l'ancien président des Etudiants Musulmans de France-Lille Mohamed Louizi, à l'occasion de la sortie de son ouvrage "Pourquoi j'ai quitté les Frères musulmans : retour éclairé vers un islam apolitique" (Michalon).


http://www.dailymotion.com/video/x3sms8 ... enser_news
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Re: La vision biaisée de l’Occident à propos des Frères musulman

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Le manifeste en cinquante points de Hassan al-Banna


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La Muslim Association of Canada (MAC) déclare sur son site (archivé ici et ici) vouloir appliquer l’islam « tel qu’il a été compris dans le contexte contemporain par le regretté imam Hassan al-Banna ». Pour faire comprendre les implications dangereuses de cette profession de foi, Point de Bascule vous présente une traduction française du programme en cinquante points rédigé en 1936 par le fondateur des Frères Musulmans, Hassan al-Banna. Ses propositions de réformes sont très spécifiques et elles touchent tous les domaines de l’activité humaine: politique, juridique, administratif, social, éducatif et économique.

Lorsque les Frères Musulmans republièrent le manifeste de leur fondateur en anglais en 2007, ils indiquèrent qu’en 1947 al-Banna avait envoyé des copies de ses propositions au roi Farouk d’Égypte, à son premier ministre ainsi qu’à de nombreux rois, princes et leaders du monde musulman. En 2007, les Frères Musulmans enjoignirent leurs lecteurs de prier Allah pour que les propositions de leur fondateur se réalisent aujourd’hui.

Ce document des Frères Musulmans préconise une application de la charia qui passe par un système de gouvernement à parti unique, par l’interdiction de la danse, par la censure des livres et des films, par des programmes scolaires distincts pour les filles et les garçons et même par une politique vestimentaire imposée aux citoyens par une police des mœurs.

Comment réagit Tariq Ramadan, le fondateur de Présence Musulmane, face à ce programme réactionnaire dont il connait l’existence et auquel il référa spécifiquement dans un de ses discours qui portait sur la vie de son grand-père (vidéo 2:25)?

À l’instar de ses alliés de la MAC, Ramadan endosse le «projet de société » de son maître à penser sans la moindre réserve:

«J’ai étudié en profondeur la pensée de Hassan al-Banna et je ne renie rien de ma filiation. Sa relation à Dieu, sa spiritualité, son mysticisme, sa personnalité en même temps que sa pensée critique sur le droit, la politique, la société et le pluralisme restent des références pour moi, de cœur et d’intelligence.(…) Son engagement aussi continue de susciter mon respect et mon admiration.»
[Alain Gresh et Tariq Ramadan, L’Islam en questions, Sindbab, 2002, pp. 33-34 – Texte cité par Caroline Fourest, Frère Tariq : Discours, stratégie et méthode de Tariq Ramadan, Paris, Grasset, 2004, p. 19]

L’engagement d’al-Banna, c’était celui d’un homme qui consacra sa vie entière à tenter de contrôler la vie de ses concitoyens dans les moindres petits détails.

À la mort d’al-Banna, le New York Times (13 février 1949, p. 1) décrivit son organisation comme un mouvement politique à connotation mystique et fasciste et ses supporteurs comme des fanatiques.

Comment en soixante ans ses supporteurs ont-ils pu berner autant de gens pour être désormais invités auprès des grands de ce monde, dans les ministères et dans les universités à pousser leur agenda islamiste?

Point de Bascule espère qu’en popularisant les objectifs à moyen et à long terme poursuivis par les Frères Musulmans, il contribuera à freiner ce cancer qui nous ronge.

Pour établir cette traduction française, Point de Bascule a consulté deux versions anglaises du manifeste: celle disponible sur le site des Frères Musulmans et celle qu’on retrouve dans le livre Five Tracts (Cinq brochures de Hassan al-Banna) [Berkeley, University of California Press, 1978, p. 126], une traduction de Charles Wendell.

En plus d’un choix de mots qui varie d’une traduction à l’autre, ce qui est compréhensible, on peut noter d’autres différences plus importantes. À la proposition 2 (Domaine social), la traduction de Wendell dit que la question des femmes est « l’un des problèmes sociaux les plus importants » (one of the most important social problems), alors que la version des Frères Musulmans déclare qu’il s’agit de la question « la plus importante » (the most important).

Au tout premier point du manifeste (Domaine politique), la traduction de Wendell mentionne qu’il faut éliminer la rivalité des partis politiques pour « canaliser les forces politiques de la nation dans un front uni et dans une seule phalange » (channeling of the political forces of the nation into a common front and a single phalanx). La référence à la phalange est inexistante dans la version des Frères Musulmans.

Puisque le manifeste a été écrit dans les années ’30, au moment où le fascisme était en plein essor, il est intéressant de noter que des islamistes aient eu recours à la terminologie fasciste pour décrire leurs objectifs islamistes. Le terme «phalange » était couramment utilisé par les fascistes de l’époque, notamment par les fascistes espagnols de Franco qui désignèrent ainsi leur organisation. Il est peu vraisemblable que le traducteur Wendell ait décidé d’ajouter la référence à la phalange de son propre chef sans qu’elle ne se soit trouvée dans le texte original arabe. D’un autre côté, on peut facilement imaginer que des islamistes aient cru préférable de l’éliminer.

En attendant de pouvoir consulter une version originale arabe du texte d’al-Banna, nous avons incorporé la référence à la phalange à notre traduction française.

Dans le second groupe de propositions, celui traitant du domaine social et de l’éducation, la version anglaise des Frères Musulmans se lit comme suit au point 26 : « A consideration into the means of gradually forming a national uniform ». Le point 26 fait suite à plusieurs points qui élaborent sur le système d’éducation préconisé par al-Banna. On pourrait croire à première vue que la proposition 26 d’al-Banna se limitait à l’uniforme scolaire. La traduction de Wendell nous donne des indices qu’al-Banna voulait régir non seulement l’habillement des étudiants mais celui de la population en général: «Consideration of ways to arrive gradually at a uniform mode of dress for the nation ».

Ce qui confirme qu’al-Banna voulait s’immiscer dans les garde-robes de tout un chacun c’est la proposition suivante, la 27 qui se lit comme suit sur le site des Frères Musulmans : «An end to the foreign spirit in our homes with regard to language, manners, dress, governesses, nurses, etc; All this should be corrected especially in upper class homes » (Mettre fin dans les maisons aux influences étrangères qui affectent la langue parlée, les comportements, les façons de se vêtir, les gouvernantes, etc. Tout cela doit être «égyptianisé » et ce, tout particulièrement dans les résidences des classes supérieures).

Note : C’est la traduction de Wendell qui utilise le terme « égyptianisé » alors que la traduction des Frères utilise l’expression « corrigé » (corrected).

Si le point 26 pris isolément pouvait paraître ambigu, le point 27 élimine les doutes possibles et confirme que l’islam des Frères Musulmans, de Tariq Ramadan et de la MAC ambitionne de fouiller dans vos tiroirs.
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