HISTORIA :esclavage dans l'islam

Critique du Coran et ses versets - Chronologie - Histoire - Versets abrogés, Critique constructive des hadiths - quel apport dans la vie d'un musulman ? La réalité de la charia et de ses horreurs un peu partout dans le monde. Comment l'islam règle la vie des gens - comment les religieux oppressent le peuple
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privighost
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Re : HISTORIA :esclavage dans l'islam

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Tu as qu'a parler de l'esclavagisme, gros boulet

Une critique, c'est toujours pour chatouiller, espèce d'ignare, sinon c'est plus une critique

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Re: Re : HISTORIA :esclavage dans l'islam

Message non lu par adorerdieu »

Tu as qu'a parler de l'esclavagisme, gros boulet
on parle pas de l' esclavagisme en 2008 :lol: et si tu veux en parler. tu n' as qu' a chercher une machine à remonter le temps :lol:


Une critique, c'est toujours pour chatouiller,
pour apprendre l' art de critique . je te conseille de lire les posts de apollon :wink:
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privighost
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Re : HISTORIA :esclavage dans l'islam

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Parcequ'il est beau comme un dieu :lol:
Tu vois que t'es un homo refoulé :D
Hey au faite, la critique c'est un musulman qui l'a faites :lol:
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Re: Re : HISTORIA :esclavage dans l'islam

Message non lu par adorerdieu »

privighost a écrit :Parcequ'il est beau comme un dieu :lol:
Tu vois que t'es un homo refoulé :D
Hey au faite, la critique c'est un musulman qui l'a faites :lol:

sans commentaire :lol: :lol:
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Georges
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Re : HISTORIA :esclavage dans l'islam

Message non lu par Georges »

Pour les femmes, l’Arabie est pire que Guantanamo
par Annie Lessard



La militante saoudienne Wajiha Al-Huweidar critique les musulmans du Moyen-Orient, la culture saoudienne, la condition d’esclave des femmes, et le fanatisme religieux islamique. « Le fanatisme et l’extrémisme sont les premiers signes d’une idéologie fausse en voie d’effondrement ».

Traduction d’extraits d’une entrevue avec l’activiste pour les droits de la femme Wajiha Al-Huweidar, diffusée sur Al-Hurra TV le 13 janvier 2008 et transcrite en anglais sur le site Memri :

La culture patriarcale saoudite est devenue prédominante sous couvert de la religion

Wajiha Al-Huweidar : Nous avons élevé une génération - je crois que ça a commencé avec ma propre génération - sur la croyance que nous sommes un peuple spécial, que nous sommes le berceau de l’Islam, que la vérité est nôtre et la nôtre seule, que nous sommes la Secte Sauvée de l’islam.
Les gens ont commencé à croire tous ces mensonges, et ils s’en servent comme prétextes.
Lorsque nous avons exigé que les femmes soient employées dans les lieux publics, ils ont dit : « Non, nous sommes un peuple spécial. » Quand nous exigeons que les femmes soient autorisées à conduire, ils disent : « Non, nous sommes un peuple spécial. » Non, nous ne sommes pas un peuple spécial. De quelle façon le sommes-nous ? Il n’y a rien de spécial à propos de nous.
C’est vrai, nous avons les deux villes saintes - La Mecque et Médine - mais cela ne signifie pas que nous avons un monopole sur la religion, et que nous sommes les seuls musulmans dans le monde.

[...]

Cette culture patriarcale saoudite est devenue prédominante sous prétexte religieux, mais si vous examinez tout ce qui se passe dans cette société, rien de cela a quelque chose à voir avec la religion. Comment se fait-il que les gens soient dépouillés de leur jugement personnel et que la Commission pour la prévention du vice soit envoyée pour épier les gens dans la rue, et déterminer qui s’égare et qui agit correctement ? Qui leur a donné le droit de faire cela ? Les gens ont le droit de décider eux-mêmes ce qu’ils font et ce qu’ils ne veulent pas faire.

Les premiers signes qu’une idéologie fausse se meurt sont le fanatisme et l’extrémisme
Interviewer : Les femmes devraient-elles être autorisées à décider par elles-mêmes ?

Wajiha Al-Huweidar : Bien sûr. Après tout, elles sont comme tout ...

Interviewer : En dépit de cette Commission ?

Wajiha Al-Huweidar : Cette commission doit être abolie, et le jour viendra où elle le sera. Regardez, les premiers signes qu’une idéologie fausse est en train de mourir sont le fanatisme et l’extrémisme. C’est évident. Avez-vous déjà vu un cadavre qui est mou ? Lorsqu’une personne décède, le corps devient rigide. De même, cette idéologie deviendra de plus en plus rigide, et atteindra le sommet du fanatisme, mais elle est constamment en train de mourir. Jetez un coup d’oeil sur l’histoire. Regardez ce qui est arrivé à l’église en Europe. Elle est devenue rigide et les idéologies persécutées, les scientifiques assassinés et brûlés, jusqu’à ce que les gens se rebellent contre elle, ce qui a conduit à son effondrement. L’histoire nous dit que cela vaut pour toutes les idéologies. Le communisme ...

Interviewer : Voyez-vous des signes de cet effondrement ?

Wajiha Al-Huweidar : Cela ne se produira pas dans notre génération. Cela prendra du temps, mais ça arrivera. [...]

L’homme saoudite tire sa force de la faiblesse de la femme

Nous en Orient - et je parle de l’Orient dans un sens large, y compris le Pakistan, la Turquie et les Kurdes ... La façon dont je les vois, ce sont tous des gens malheureux, des hommes misérables. C’est évident. Celui qui n’a rien ne peut rien donner aux autres. Ces hommes ont perdu ce qui aurait pu leur donner un vrai sens de la masculinité. S’ils sont musulmans ils tirent leur masculinité de l’islam, s’ils sont non-musulmans, des coutumes et de la tradition de la société très dure qui donne aux hommes plus de droits qu’aux femmes. Par conséquent, ils ne tirent aucune force de l’intérieur. Dans le cas de notre société saoudienne, ils puisent aussi leur force dans la faiblesse de la femme. La plupart des femmes choisissent d’être faibles parce que ça rend leur vie plus facile. Plus la femme est faible, plus le mari se sent fort. Comment pouvez-vous compter sur un homme qui ne tire pas sa force de l’intérieur ?

[...]

N’oubliez pas que les hommes orientaux sont opprimés tant par la société que par les autorités.
Les hommes font face aux autorités plus que les femmes, et les autorités dans les pays orientaux sont très dures, au point qu’une personne peut disparaître sans que personne ne sache jamais ce qui lui est arrivé.

[...]

Les hommes saoudites se pavanent comme des paons, comme on dit, parce qu’ils ont reçu plus que ce qu’ils méritent, et ils ont des responsabilités au-delà de ce qu’ils sont capables de porter.
L’homme saoudite croit qu’il devrait être président. Dès l’instant où il est diplômé de l’université, il veut devenir président. Je sais que les hommes diront que je généralise, mais je parle du phénomène, de la grande majorité.
Comment se fait-il qu’on trouve difficilement un ouvrier saoudien ? Mon père était un ouvrier, ainsi que plusieurs de sa génération.

[...]

Je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas de place pour d’autres religions dans le vaste territoire de l’Arabie saoudite.
Jusqu’à ce jour, il n’existe pas d’église pour les chrétiens, pas de synagogue pour les Juifs, et pas de temple pour les hindous, même s’ils constituent une grande partie des communautés étrangères en Arabie saoudite.
Il y a six à huit millions de ces personnes.

Interviewer : Il y a la notion selon laquelle l’Arabie saoudite est le berceau de l’Islam, comme vous l’avez dit, et que c’est le plus conservateur des pays islamiques. C’est la réponse que vous obtenez habituellement à de telles questions.

Pourquoi avons-nous peur des autres religions ?

Wajiha Al-Huweidar : Pourquoi avons-nous peur des autres religions ?
Ce qui nous effraie ? Nous devrions avoir confiance en nous et dans notre religion. Il n’y a pas de texte religieux qui interdit l’établissement d’une église ou d’un temple d’une religion quelconque. S’ils veulent s’y opposer à la Mecque ou à Médine - il pourrait y avoir une justification à cela, mais dans les autres villes, où il y a de nombreux travailleurs étrangers ... Comment cela peut-il être justifié ? Ça pourrait être justifié parce que ces villes sont sacrées pour les musulmans, même si la Mecque ... A mon avis, la Mecque doit être ouverte à tous les peuples musulmans et non musulmans du monde. Comment se fait-il que le cheikh de la mosquée Haram, à ce jour, vient de la même famille et de la même région - Najd ?

Interviewer : Quelle famille ?

Wajiha Al-Huweidar : C’est transmis de père en fils dans la famille Subayyil. Pourquoi seulement cette famille, et pourquoi doit-elle être une famille de Najd ? Pourquoi les Saoudiens ont-ils un monopole sur l’islam ? Est-ce que les Saoudiens sont les seuls musulmans ? Si nous voulons propager la notion de tolérance envers les autres religions et sectes, la mosquée Haram devrait être ouverte aux différentes sectes.

Interviewer : Quelles sectes ?

Wajiha Al-Huweidar : Toutes les sectes. Pourquoi le cheikh de la mosquée Haram doit-il être de l’école Hanbali ? Pourquoi ne peut-il y avoir un cheikh Hanbali un jour, et les autres jours, des cheikhs des écoles Chafiyi, Maliki, Hanafi, Ja’fari, et Isma’ili ? Pourquoi ne peut-il y avoir des cheikhs d’autres nationalités ? Pourquoi seulement des Saoudiens ?

[...]

La société saoudienne est fondée sur l’esclavage - l’asservissement des femmes aux hommes et de la société à l’État.
Les gens continuent de ne pas prendre leurs propres décisions, mais ce sont les femmes d’Arabie Saoudite qui ont été privées de tout. La femme saoudienne vit encore la vie d’une fille esclave. Alors, en quoi sommes-nous différents de Guantanamo ? Au moins dans le cas de Guantanamo, de nombreux prisonniers ont été libérés, tandis que nous restons dans cette prison, et personne ne nous entend jamais. Quand serons-nous libérées ? Je ne sais pas.

Source : Saudi Women’s Rights Activist Wajiha Al-Huweidar Criticizes Middle Eastern Men, Saudi Society ; Says Condition of Saudi Women is Worse than at Guantanamo, le 18 janvier 2008
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"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
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Re : HISTORIA :esclavage dans l'islam

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super Georges ....ta d'autre copier coller :?: :!:
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Georges
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Re : HISTORIA :esclavage dans l'islam

Message non lu par Georges »

A ton service. :lol: :lol: :lol:

L’auteur d’un livre sur l’esclavage en terre d’islam reçoit des menaces de mort
par Annie Lessard



C’était en 2004. En 2007, deux intellectuels musulmans publient des ouvrages sur ce sujet tabou entouré d’un mutisme choquant. Selon Malek Chebel, il n’est pas un lieu gagné par l’islam où ne se soit jamais pratiqué le commerce d’esclaves, encore présent dans le quotidien de millions de gens.

Pour Mohammed Ennaji, l’esclavage a fondé le rapport au pouvoir dans le monde musulman et donc l’absolutisme qui est encore souvent la règle dans cette partie du monde.

En 2004, l’universitaire français Olivier Pétré-Grenouilleau expliquait dans un livre savant que l’on retrouvait dans l’histoire de l’Afrique ou du monde arabe des traites négrières pires que la traite occidentale. Quelques jours après la sortie du livre, il a reçu des menaces de mort – prises au sérieux par la police – et préféré ne plus paraître en public. Mais Malek Chebel, anthropologue musulman franco-algérien et auteur du livre « L’esclavage en terre d’Islam » [1], n’est pas troublé.

« Si jamais on lançait une fatwa contre moi, je m’empresserais d’aller à la télé et de leur dire : vous m’avez condamné à mort, mais vous n’êtes que des voyous, des criminels passibles du tribunal de La Haye. Vous n’êtes pas des musulmans mais des assassins, vous pouvez m’envoyer 10 commandos de tueurs si vous voulez, mais je ne me cacherai pas ! »

Ces propos ont été recueillis par le correspondant de La Presse à Paris à qui Chebel accordait une entrevue en octobre dernier L’esclavage en terre d’Islam : un musulman libéral secoue le tabou, par Louis Robitaille, [2]

« Un dossier délicat », admet Chebel en parlant du sujet de son dernier livre. C’est pourquoi j’attends un peu avant de donner des conférences à Paris. « Mais à la différence de Pétré-Grenouilleau ou d’autres, c’est de l’intérieur que je critique les dérives de l’islam, les extrémismes et les sectarismes. »

Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont Manifeste pour un Islam des Lumières paru en 2004, Chebel se veut à la fois un musulman irréprochable, fin connaisseur du Coran, et un libéral sans concession, partisan de la laïcité et hostile au porte du voile. Un adversaire résolu de « l’Islam politique » et de ses prétentions à « régenter la société ». Avec cette nuance : « Contrairement à d’autres, j’ai le souci d’être audible et donc d’éviter les provocations inutiles : je prends donc soin de n’insulter personne. » Dans l’affaire des caricatures de Mahomet, il a surtout essayé de « calmer le jeu ».

Mais cette fois-ci c’est le sujet même de son livre qui est tabou. Chebel dresse un constat sévère. L’esclavage dans le monde musulman, trois fois plus étalé dans le temps qu’en Occident, a aussi touché deux fois plus d’individus, soit 20 millions de personnes sur 10 siècles.

« Un esclavage discret et à peine atténué se perpétue aujourd’hui. Il y a des zones de non-droit absolu en Arabie Saoudite et dans certains pays du Golfe, par exemple. Au Niger ou au Mali, vous pouvez acheter - à l’unité - un enfant de 10 ans dont vous ferez ce que vous voudrez.
Alors que les autorités religieuses en Occident ont fini par basculer dans le camp des abolitionnistes au XIXe siècle et aujourd’hui encore battent leur coulpe pour les crimes passés, je n’entends aucun prédicateur d’Al-Jazira condamner ces pratiques. »

Chebel fustige aussi les islamologues pour leur silence accâblant. « Peut-être ont-ils préféré, écrit-il, « la hauteur mystique des grands penseurs, des philosophes et des théosophes de l’islam aux réalités scabreuses des marchands de chair humaine ». Ils savaient, mais leur empathie pour l’islam les inclinait à trouver à cette religion et aux hommes qui s’en réclament des excuses qui ne sont en rien justifiées.

Ce qui révolte Malek Chebel « c’est que, plus ou moins explicitement, on invoque l’islam pour justifier l’asservissement. Or, sur les seuls 25 versets du Coran qui évoquent le sujet, presque tous penchent du côté de l’affranchissement. Strictement rien dans les textes ne justifie le système esclavagiste. Mais c’est ainsi : sous diverses formes, une coterie religieuse vénale, aux ordres des dictatures, conserve une emprise totale sur l’islam et son interprétation. Il y a 30 ou 40 ans encore, l’Islam des Lumières auquel je me réfère était en plein progrès, en Égypte notamment, et la démocratie était en vue. Aujourd’hui, on est en pleine régression : si l’on faisait aujourd’hui des élections libres dans le monde arabo-musulman, les islamistes l’emporteraient presque partout. Cela dit, je ne crois pas que ce soit irréversible : l’Égypte pourrait redevenir une terre des Lumières. Et il y a des frissonnements démocratiques au Maghreb ou ailleurs. »

Mohammed Ennaji - Esclavage, pouvoir et religion dans le monde arabe

Pour l’universitaire marocain Mohammed Ennaji, le pire est peut-être dans l’impact que l’esclavage a eu sur les mœurs politiques du monde arabe. Dans un livre tout récent [3] , il explique en quoi l’esclavage a fondé le rapport au pouvoir et donc l’absolutisme qui est encore souvent la règle dans cette partie du monde [4]

Notes
[1] L’esclavage en terre d’Islam, Ed. Fayard Malke, 2007

[2] La Presse, le 10 octobre 2007 http://www.cyberpresse.ca/article/20071 ... ACTUALITES .

[3] Le Sujet et le Mamelouk : Esclavage, pouvoir et religion dans le monde arabe, par Mohammed Ennaji, éd. Mille et une nuits

[4] http://www.wluml.org/french/newsfulltxt.shtml ?cmd[157]=x-157-558893
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Re : HISTORIA :esclavage dans l'islam

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J'ai aussi lu le livre d'Olivier Pétré-Grenouilleau...
Il aurait du se convertir avant d'ecrire son livre, ca serait mieux passé...
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Re : HISTORIA :esclavage dans l'islam

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Je ne crois pas que cela lui sauvera la vie.

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Re : HISTORIA :esclavage dans l'islam

Message non lu par Georges »

Après la mort de Mahomet et la soumission de la péninsule arabe, les musulmans conquièrent les rives méridionales et orientales de la Méditerranée. Multipliant les prises de guerre, ils inaugurent aussi une longue et douloureuse traite négrière qui va saigner l’Afrique noire jusqu’à la fin du XIXe siècle.

Le Coran entérine l’existence de l’esclavage : la loi islamique ou charia autorise la réduction en esclavage de quiconque provient d’un pays non musulman (si un esclave vient à se convertir, il n’est pas affranchi pour autant).

L’esclavage devient rapidement l’un des piliers de l’islam. Pour s’en convaincre, il n’est que de lire Les Mille et Une Nuits, un recueil de contes arabes qui se déroulent sous le règne du calife Haroun al-Rachid, contemporain de Charlemagne. Les harems du calife et des notables de Bagdad se remplissent de Circassiennes : il s’agit de femmes originaires du Caucase et réputées pour leur beauté. Ces belles esclaves ont continué jusqu’au XXe siècle d’alimenter les harems orientaux en concurrence avec les beautés noires originaires d’Éthiopie.

Pour les tâches domestiques et les travaux des ateliers et des champs, les sujets du calife recourent à d’innombrables esclaves en provenance des pays slaves, de l’Europe méditerranéenne et surtout d’Afrique noire. Ces esclaves sont maltraités et souvent mutilés et castrés.

Dans les premiers temps de l’islam, les notables de Bagdad s’approvisionnent en esclaves blancs auprès des tribus guerrières du Caucase mais aussi auprès des marchands vénitiens qui leur vendent des prisonniers en provenance des pays slaves, encore païens.

À la fin du Moyen Âge, comme le vivier slave s’épuise du fait de la christianisation de l’Europe orientale, les musulmans se tournent vers les pirates qui écument la Méditerranée. Ces derniers effectuent des razzias (*) sur les villages côtiers des rivages européens. Le souvenir des combats livrés par les habitants à ces pirates perdure dans… la tête de prisonnier maure qui sert d’emblème à la Corse.

On évalue à plus d’un million le nombre d’habitants enlevés en Europe occidentale entre le XVIe et le XVIIIe siècle, au temps de François 1er, Louis XIV et Louis XV. Ces esclaves, surtout des hommes, sont exploités de la pire des façons dans les orangeraies, les carrières de pierres, les galères, les chantiers,… d’Afrique du nord (*). Des organisations chrétiennes déploient beaucoup d’énergie dans le rachat de ces malheureux, tel Miguel de Cervantès.

En Europe orientale et dans les Balkans, pendant la même période, les Ottomans prélèvent environ trois millions d’esclaves. Mais l’expansion européenne, à partir de la fin du XVIIIe siècle, met fin à ces razzias.

Si la traite des esclaves blancs a rapidement buté sur la résistance des Européens, il n’en a pas été de même du trafic d’esclaves noirs en provenance du continent africain.

La traite arabe commence en 652, vingt ans après la mort de Mahomet, lorsque le général arabe Abdallah ben Sayd impose aux chrétiens de Nubie (les habitants de la vallée supérieure du Nil) la livraison de 360 esclaves par an. Elle ne va cesser dès lors de s’amplifier. Les spécialistes évaluent de douze à dix-huit millions d’individus le nombre d’Africains victimes de la traite arabe au cours du dernier millénaire, du VIIe au XXe siècle, soit à peu près autant que la traite européenne à travers l’océan Atlantique, du XVIe siècle au XIXe siècle.

Le trafic suit d’abord les routes transsahariennes. Des caravanes vendent, à Tombouctou par exemple, des chevaux, du sel et des produits manufacturés. Elles en repartent l’année suivante avec de l’or, de l’ivoire, de l’ébène et… des esclaves pour gagner le Maroc, l’Algérie, l’Égypte et, au-delà, le Moyen-Orient. Au XIXe siècle se développe aussi la traite maritime entre le port de Zanzibar (aujourd’hui en Tanzanie) et les côtes de la mer Rouge et du Golfe persique.

Le sort de ces esclaves, razziés par les chefs noirs à la solde des marchands arabes, est dramatique. Après l’éprouvant voyage à travers le désert, les hommes et les garçons sont systématiquement castrés avant leur mise sur le marché, au prix d’une mortalité effrayante, ce qui fait dire à l’anthropologue et économiste Tidiane N’Diyae : «Le douloureux chapitre de la déportation des Africains en terre d’Islam est comparable à un génocide. Cette déportation ne s’est pas seulement limitée à la privation de liberté et au travail forcé. Elle fut aussi - et dans une large mesure- une véritable entreprise programmée de ce que l’on pourrait qualifier d’ “extinction ethnique par castration”» (*).

Les contes des Mille et Une Nuits, écrits au temps du calife Haroun al-Rachid (et de Charlemagne), témoignent des mauvais traitements infligés aux esclaves noirs et du mépris à leur égard (bien qu’ils fussent musulmans comme leurs maîtres). Ce mépris a perduré au fil des siècles. Ainsi peut-on lire sous la plume de l’historien arabe Ibn Khaldoun (1332-1406): «Les seuls peuples à accepter l’esclavage sont les nègres, en raison d’un degré inférieur d’humanité, leur place étant plus proche du stade animal». Ces propos, notons-le, précèdent de deux siècles la traite atlantique des Occidentaux.

Les contingents très importants de main-d’oeuvre servile ont contribué à la stagnation économique et sociale du monde musulman. Ils ont causé aussi de nombreux troubles. C’est ainsi qu’à la fin du IXe siècle, la terrible révolte des Zendj (ou Zenj, d’un mot arabe qui désigne les esclaves noirs), dans les marais du sud de l’Irak, a entraîné l’empire de Bagdad sur la voie de la ruine et de la décadence.

«Comparé à la traite des Noirs organisée par les Européens, le trafic d’esclaves du monde musulman a démarré plus tôt, a duré plus longtemps et, ce qui est plus important, a touché un plus grand nombre d’esclaves», écrit en résumé l’économiste Paul Bairoch (*). Cet auteur, ainsi que Tidiane N’Diaye, rappelle qu’il ne reste pratiquement plus trace des esclaves noirs en terre d’islam en raison de la généralisation de la castration, des mauvais traitements et d’une très forte mortalité, alors que leurs descendants sont au nombre d’environ 70 millions sur le continent américain.

Notons le parallèle avec les États arabes du Golfe Persique qui recourent massivement à des travailleurs étrangers tout en empêchant ceux-ci de faire souche sur place… à la différence des pays occidentaux. [source]
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Re : HISTORIA :esclavage dans l'islam

Message non lu par Victorien2 »

Le génocide voilé, par Tidiane N'Dianye.
Interview de l'auteur, Radio-France ô, 20 mars 2008.

http://www.dailymotion.com/swf/x5pojo

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Re : HISTORIA :esclavage dans l'islam

Message non lu par jojo_le_canard »

Très intéressant tout ça merci à vous deux.

Faudra ptêtre que je le lise ce livre.

Ca me rappelle ce crétin de musulman noir qui me disait s'être converti à l'islam parce que les musulmans n'étaient pas des esclavagistes contrairement aux méchants blancs chrétiens hahahaha :lol:
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Georges
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Re : HISTORIA :esclavage dans l'islam

Message non lu par Georges »

Chasseurs d'esclaves
Mardi 24 juin de 21:00 à 21:45 sur Arte FR

En Mauritanie, avec l'aide de militants abolitionnistes, un esclave évadé part à la recherche de sa soeur toujours
en captivité, bravant l'ordre établi. Un document exceptionnel.
Mars 2008, à Nouakchott, capitale de la Mauritanie. Bilal, un esclave évadé, porte plainte. Sa soeur est détenue
par une famille maure depuis la naissance.
Elle a 40 ans. «Elle travaille jour et nuit, sans salaire», dénonce- t- il.

Et ses enfants sont le fruit des viols de son maître. Deux militants de l'association mauritanienne SOS Esclaves
décident d'aider Bilal à libérer sa soeur, de gré ou de force. Ils savent que la tâche ne sera pas facile. Issu d'un
système traditionnel millénaire, l'esclavage mauritanien, qui n'a été officiellement mis hors la loi qu'en 2007,
structure la société tout entière, souvent avec l'accord tacite des autorités. Une caravane se met en route
à travers le désert, accompagnée par la caméra de Sophie Jeaneau et Anna Kwak. Un reportage exceptionnel
sur le combat forcené des abolitionnistes d'aujourd'hui, décidés à éradiquer l'esclavage en terre africaine.

Réalisateur: Sophie Jeaneau, Anna Kwak
Date de sortie: 2008
Genre: Magazine - Documentaire
Pays: fr

http://tv-fr.skynet.be/index.html?l1=en ... _111436630

Suite :

Les esclaves oubliés

Mardi 24 juin de 21:45 à 22:30 sur Arte FR

L'histoire méconnue des traites négrières africaine et orientale, racontée par les meilleurs spécialistes de la question,
notamment arabes et africains. La traite transatlantique, organisée par les Européens, avec ses douze millions
d'Africains déportés vers les Amériques en l'espace de deux siècles et demi, ne fut pas la seule.

Ce documentaire raconte l'histoire de la traite orientale et arabo- musulmane, au cours de laquelle
dix- sept millions d'Africains ont été réduits en esclavage pendant quatorze siècles. Il s'intéresse également
à une filière encore plus méconnue, la traite interne à l'Afrique noire, menée pendant des siècles par les
royaumes africains. Il montre enfin que ces systèmes ont perduré dans le monde musulman et en Afrique noire
jusqu'au milieu du XXe siècle. Comment étaient capturés ces esclaves? Dans quelles conditions étaient- ils déportés?
À quoi étaient- ils employés? Les spécialistes Salah Trabelsi, Ibrahima Thioub, Henri Medard ou Mohamed Ennaji
répondent à ces questions. Les historiens tentent également d'analyser la raison pour laquelle cette réalité suscite
des controverses toujours vives, aussi bien dans les mondes africain et musulman qu'en Occident.

Réalisateur: Antoine Vitkine
Date de sortie: 2008
Genre: Magazine - Documentaire
Pays: fr

http://tv-fr.skynet.be/index.html?l1=en ... _111436631
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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Victorien2
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Re : HISTORIA :esclavage dans l'islam

Message non lu par Victorien2 »

Je viens de regarder l'émission.
Un autre tabou est en train de tomber : la traite négrière muzz et l'esclavage interafricain. Malgré l'Unesco, les pays muzz et nos chères élites repentantes et politiquement correctes.

Victorien
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privighost
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Re : HISTORIA :esclavage dans l'islam

Message non lu par privighost »

Il y a eu une emmission sur Arte...tres intéréssant
Avec un historien sénégalais qui merite le respect :wink:
"Dieu c'est pour moi le Pere Noel des adultes"

cedric rozier : 2008
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