Apostasie...HELP!!
- Georges
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Re : Apostasie
Alors les pauvres musulmans se sont toujours considérés comme persécutés puisqu'ils sont sortis de l'Arabie pour se repandre partout dans le monde avec des guerriers.
C'est Poitiers et Vienne qui ont arrêté l'expansion de l'empire musulman.
Et la reconquête de l'Espagne par les Espagnols a été longue.
Seule la Turquie a réussi à se desislamiser.
L'Iran lui sombre dans la féodalité.
C'est Poitiers et Vienne qui ont arrêté l'expansion de l'empire musulman.
Et la reconquête de l'Espagne par les Espagnols a été longue.
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"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
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adorerdieu
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Re: Re : Apostasie
[
j' ai jamais nié qu' il y' a certains peoples qui ont subi des injustices dans les guerres de l' islam .et c' est pour cette raison que je repete toujours qu' il est important de descraliser les individus .
c' est vrai .mais au moins les juifs musulmans et les chretiens ont pu vivre en tolerance .alors que sous le regne d' isabella la catholique .les musulmans et les juifs ont été chassés du pays .
.
quote="Georges"]Alors les pauvres musulmans se sont toujours considérés comme persécutés puisqu'ils sont sortis de l'Arabie pour se repandre partout dans le monde avec des guerriers.
C'est Poitiers et Vienne qui ont arrêté l'expansion de l'empire musulman.
j' ai jamais nié qu' il y' a certains peoples qui ont subi des injustices dans les guerres de l' islam .et c' est pour cette raison que je repete toujours qu' il est important de descraliser les individus .
Et la reconquête de l'Espagne par les Espagnols a été longue.
c' est vrai .mais au moins les juifs musulmans et les chretiens ont pu vivre en tolerance .alors que sous le regne d' isabella la catholique .les musulmans et les juifs ont été chassés du pays .
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Re : Apostasie
Dois,je remettre les ahadiths authentiques qui témoignent tout à fait du contraire et qu'on trouve chez Muslim et Boukhari et non pas dans minhaj abd errazak?adorerdieu a écrit :le deuxieme calife Omar ibn ul-Khattâb a dit à propos de six apostats dont il a appris qu'ils avaient été exécutés que s'il avait été présent il n'aurait pas laissé qu'on les mette à mort ." minhaj abd errazak pages
112 -113)
T'as oublié de mettre les références qui prouvent que c'est bien un récit authentique.adorerdieu a écrit :quand ib mahran a ecrit au calife Omar ibn abd al azziz. apropos d' une groupe de nouveaux convertis qui ont apostasié , ce denier lui demanda de les laisser en paix et de replacer sur eux la jizzya
Malheureusement,cet homme ne fait pas le poid contre les grands spécialistes du Coran et de la Sunna et les écoles de jurisprudence.adorerdieu a écrit :Mohamed Salim Al-Awwa, Secrétaire Général de l’Union Mondiale des Ulémas Musulmans :
il n'y a pas de peine capitale sanctionnant l'apostasie
En Islam,l'apostat doit mourir.
Il existe beaucoup de ahadiths authentiques qui prouvent cela.
On ne peut pas jouer à choisir seulement les récits qui nous plaisent.
"Il existe une analogie entre la religion et la nevrose obsessionnelle. La religion est une sorte de névrose collective, les symptomes du névrosé sont symboliques et répétitifs."
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Re : Apostasie
Pas du tout,parmis les versets cités par Georges, y'en a plusieurs qui concernent un cas général et non pas un contexte de guerre,j'ai dèja mis les commentaires et les causes de la révélation qui prouvent cela au moin 20 fois,mais adorerdieu les ignore toujours,il ne veut pas regarder la réalité en face.adorerdieu a écrit :ce sont des versets qui parle de la persmission donnée aux musulmans de se defendre lorsqu' ils se sentent opprimés et soumis a la violence c' est a dire en temps de guerre .
Avant de poster des versets,vérifie les causes de la révélation et surtout si ils ont été abrogés ou pas.adorerdieu a écrit :mais il y' a d' autres versets qui precisent la ligne de conduite d' un musulman et son comportement avec autres qu' ils soient gens de livre ou des mecreants .
Toutes les fois qu'ils allument un feu pour la guerre, Allah l'éteint. Et ils s'efforcent de semer le désordre sur la terre, alors qu'Allah n'aime pas les semeurs de désordre. (Le Coran, sourate al-Ma'ida, verset 64)
Combattez dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n'aime pas les transgresseurs! (Le Coran, sourate al-Baqara, verset 190
Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. (Le Coran, sourate al-Mumtahana, versets 8-9)
les croyants! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Allah et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l'équité: cela est plus proche de la piété. Et craignez Allah. Car Allah est certes Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. (Le Coran, sourate al-Ma'ida, verset
Tu répettes toujours la même chose(qui est fausse en plus),ca prouve ton manque d'arguments et de connaissance en la matière.
Sous le regne de Mohammad,les juifs ont été tués,combattus,réduit en esclavage,chasser du pays...adorerdieu a écrit : c' est vrai .mais au moins les juifs musulmans et les chretiens ont pu vivre en tolerance .alors que sous le regne d' isabella la catholique .les musulmans et les juifs ont été chassés du pays .
L'un des projets de ce dictateur était de ne laisser que les musulmans dans la péninsule arabique:
'Umar b. al-Khattib a entendu le Messager d'Allah (que la paix soit sur lui) dire : "J'expulserai les Juifs et les Chrétiens de la Péninsule Arabique et ne laisserai personne à part des Musulmans."(Sahih Muslim livre 19, Numero 4366)
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Re : Apostasie
C'est aussi une belle légende l'Andalousie où coexistent paisiblement musulmans et non-musulmans.c' est vrai .mais au moins les juifs musulmans et les chretiens ont pu vivre en tolerance .alors que sous le regne d' isabella la catholique .les musulmans et les juifs ont été chassés du pays .
Lis le livre "L'Espagne musulmane" de cAndré Clot.
L'islamologue Delcambre dit aussi:
Pour accepter l’islam, l’Europe a forgé le mythe de l’Andalousie tolérante qui aurait constitué un âge d’or pour les trois religions. Tout ce qui concerne les combats, le statut humiliant du non musulman a été soigneusement gommé. Il s’agit d’une véritable falsification de l’histoire réelle. Sinon comment expliquer cette phrase du grand philosophe juif Maïmonide, mort en exil au Caire (Egypte), en 1204 à propos de l’islam des conquérants musulmans almohades d’Espagne: «Jamais nation ne nous a brimés, dégradés, avilis et haïs autant qu’eux». On peut aussi se demander pourquoi le philosophe Avicenne, au Xème siècle, fut obligé de fuir, toujours persécuté pour ses idées hétérodoxes par les Turcs sunnites et pourquoi les musulmans le considèrent comme hérétique. Mais surtout pourquoi le grand mystique Mansur Al-Hallaj, né en 858, qui préconisait simplement l’amour de Dieu jusqu’à l’extase, fut condamné à mort en 922. Il fut conduit sur la place publique, les bourreaux lui coupèrent les mains et les pieds, le flagellèrent de cinq cents coups de fouet. Il fut mis en croix. Décapité, son corps fut arrosé de pétrole, brûlé et ses cendres furent dispersées. La tête fut exposée, piquée au sommet d’une lance, sur un pont du fleuve Tigre, deux jours durant. C’était en 922. Mais le 7 mai 1131, «Ayn Al-Quzât Hamadani», mystique persan du XIIème siècle, accusé d’hérésie, fut écorché vif, pendu et jeté au feu… Il avait trente-trois ans. Son seul crime était d’être mystique…
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Re : Apostasie
Des musulmans belges le reconnaisssent :
http://www.islam-belgique.be/L’islam est une secte
par Moussaabdalnour
Dès les VIIème-VIIIème siècles, Jean Damascène qualifiait l’islam de secte. Effectivement, l’islam fut une secte (qui reprit le canon judéo-chrétien en le détournant dans un sens plus violent et plus partisan), et Mahomet fut son gourou.
Avant tout, un gourou doit se faire obéir :
« Obéissez à Allah, obéissez au Messager, et prenez garde ! Si ensuite vous vous détournez... alors sachez qu’il n’incombe à Notre messager que de transmettre le message clairement. » (5:92)
Et moi qui croyais que le Messager n’était qu’un simple "annonceur", un homme comme les autres...
Il peut avoir des relations sexuelles avec toute femme de la secte. Allah dit à Mahomet :
" O prophète ! Il t’es permis d’épouser les femmes que tu auras dotées, les captives qu’Allah aura fait tomber entre tes mains, les filles de tes oncles et de tes tantes maternels et paternels qui ont pris la fuite avec toi, et toute femme fidèle qui aura donné son âme au prophète. C’est une prérogative que nous t’accordons sur les autres croyants. " (Sourate 30/49-51)
Ce privilège unique qu’a Mahomet, lui qui aime beaucoup les femmes comme il le dit dans un hadith, lui qui avait un appétit sexuel unique, il en profitera bien. Il épousera Zaynab, la femme de son fils (ce qui est interdit aux autres hommes), grâce à une recommandation d’Allah. Et il épousera Aïcha, 9 ans. Comme l’écrit Tabari : "Malgré le fait qu’Aïcha fut la fiancée de quelqu’un d’autre, et que son père Abou Bakr s’opposait à son alliance avec le Prophète, celui-ci convainquit tout le monde et fit son alliance avec Aïcha. Elle fut donc fiancée à 7 ans et mariée à 9 ans."
Pour le reste, la vie de Mahomet fut très agréable. Il est au milieu de ses disciples, et au moment opportun, arrive la communication d’Allah. Le "prophète" frétille et exprime ses commandements :
... Elle revint donc sur ses pas, retrouvant l’Envoyé d’Allah qui était chez moi, en train de dîner, un morceau de gigot entre les mains. Elle entra et dit : "O Envoyé d’Allah ! Je suis sortie et Omar m’a dit telle et telle chose". Elle (Aïcha) ajouta : "Aussitôt, il reçut la révélation (de la sourate Al -’Ahzâb, verset 59), puis revint à son calme - pendant tout ce temps le morceau de gigot était encore dans ses mains - et dit : Allah vous a autorisé à sortir pour satisfaire votre besoin naturel. (Hadith 4034 dans le Sahîh de Muslim)
L’impôt révolutionnaire, la zakat (à ne pas confondre avec la saddaquat qui est l’aumône), est dédié à la croissance de la secte. C’est la première source de richesse pour Mahomet. Toute tribu vaincue doit acquitter la zakat si elle veut survivre. L’argent a une importance inouïe en islam ; le dépenser au lieu de le mettre dans les caisses de la secte est un péché malin :
« car les gaspilleurs sont les frères des diables ; et le Diable est très ingrat envers son Seigneur. » (17:27)
Mahomet, ce "saint" homme, a naturellement la haute main sur le butin :
« Ils t’interrogent au sujet du butin. Dis : "Le butin est à Allah et à Son messager." Craignez Allah, maintenez la concorde entre vous et obéissez à Allah et à Son messager, si vous êtes croyants. » (8:1)
A une autre époque, Mahomet ne réclamait qu’un cinquième du butin...
« Et sachez que, de tout butin que vous avez ramassé, le cinquième appartient à Allah, au messager, à ses proches parents, aux orphelins, aux pauvres, et aux voyageurs (en détresse), si vous croyez en Allah et en ce que Nous avons fait descendre sur Notre serviteur, le jour du Discernement : le jour où les deux groupes s’étaient rencontrés, et Allah est Omnipotent ). » (8:41)
Menace de châtiment, à présent ! Un des malfaiteurs de la secte a pris une part du butin, qui revient normalement à Mahomet :
« N’eût-été une prescription préalable d’Allah, un énorme châtiment vous aurait touché pour ce que vous avez pris [de la rançon]. » (8:68)
Le produit de la rapine redistribué en partie par Mahomet :
« Mangez donc de ce qui vous est échu en butin, tant qu’il est licite et pur. Et craignez Allah, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »
Pour amasser du butin, il faut des razzias, bien sûr. Mahomet s’associe donc à des brigands. Voici les versets qu’il prononce pour galvaniser ses troupes et étendre sa domination :
« Ô mon peuple ! Entrez dans la terre sainte qu’Allah vous prescrite. Et ne revenez point sur vos pas [en refusant de combattre] car vous retourneriez perdants. » (5:21)
« Si vous ne vous lancez pas au combat, Il vous châtiera d’un châtiment douloureux et vous remplacera par un autre peuple. Vous ne Lui nuirez en rien. Et Allah est Omnipotent. » (9:39)
« Et combattez-les jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus d’association, et que la religion soit entièrement à Allah. Puis, s’ils cessent (ils seront pardonnés car) Allah observe bien ce qu’ils oeuvrent. » (8:39)
La guerre ne cessera donc que quand la seule religion sera celle d’Allah. Il n’y aura de paix que quand les païens cesseront d’être païens... Quand on vous dit que les musulmans pratiquent un djihad défensif : les idées des païens sont une provocation aux yeux des musulmans, donc les musulmans les exterminent ou les convertissent de force, c’est normal, non ?
Pour s’assurer la victoire, il faut faire peur aux éventuels apostats. L’islam est une secte dont on ne peut sortir qu’en risquant sa vie :
S’ils se détournent, saisissez-les, tuez-les, partout où vous les trouverez (Sourate An-Nisa’, IV.89).
Mahomet cherche enfin à discréditer les religions qui pourraient lui faire de l’ombre :
Les Chrétiens ont dit : Le Messie est fils de Dieu. Qu’Allah les anéantisse ! Ils sont tellement stupides. (At-Tauba, IX.30).
Et on sait ce qu’il dit des Juifs. La péninsule arabique doit être purifiée de leur présence, et la Résurrection arrivera après la mort des Juifs...
L’islam est d’ailleurs proche des sectes apocalyptiques. Le Mahomet racontait n’importe quoi à ses disciples soumis et inquiêts (cela devait être un grand plaisir pour lui) : que le Jugement dernier arriverait après certains signes (comme le fait que le soleil se déplacerait du couchant au levant !)... Les mahométans fanatiques guettent anxieusement l’arrivée de ces signes.
Avec tout cela, on comprend que le métier de prophète musulman ait fait des émules. Après la mort de Mahomet, des dizaines de prophètes se sont déclarés, aux quatre coins de la péninsule arabique. Tous voulaient mener la vie de pacha du roué Mahomet
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adorerdieu
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Re: Re : Apostasie
le premeire source de legislation en islam c est le coran .et jes versets sont clair sur ce point :Dois,je remettre les ahadiths authentiques qui témoignent tout à fait du contraire et qu'on trouve chez Muslim et Boukhari et non pas dans minhaj abd errazak?
Nulle contrainte en religion
pas de coercition en islam
S’ils se détournent, Nous ne t’avons pas envoyé pour assurer leur sauvegarde : tu n’es chargé que de transmettre le message
Obéissez à Allah, obéissez au Messager, et prenez garde ! Si ensuite vous vous détournez, alors sachez qu’il n’incombe à Notre messager que de transmettre clairement le message
Dis : "Obéissez à Allâh et obéissez au Messager. S’ils se détournent, il n’est alors responsable que de ce dont il est chargé ; et vous assumez ce dont vous êtes chargés. Et si vous lui obéissez, vous serez bien guidés". Et il n’incombe au Messager que de transmettre explicitement son message
il n incombe a tout musulman que de transmettre le message de l' islam et pas d' imposer sa religion
.T'as oublié de mettre les références qui prouvent que c'est bien un récit authentique
mossanaf abd errazak
c' est le president du conseil mondial des oulemas musulmans .alors arretes de lancer les mots comme ca sans preuves ni arguments .Malheureusement,cet homme ne fait pas le poid contre les grands spécialistes du Coran et de la Sunna et les écoles de jurisprudence.
[/quote]Il existe beaucoup de ahadiths authentiques qui prouvent cela.
On ne peut pas jouer à choisir seulement les récits qui nous plaisent.
ce sont des hadiths a rejeter parcequ' ils contredisent les versets du coran qui traite le sujet de l' apostasie .en outre .d' aprés certains savants de l' islam comme ibn taymiya " rahimaho allah " ce hadith s' applique seulement sur les apostats qui" combattent " les musulmans .
c' est toi qui rassasses les memes choses .qui veut m' imposer une vision de l' islam totalement retrograde et arrierés .une vision qui se basent sur la reflexion des savants du 7 siecle alors qu' on est au 21 siecle .Tu répettes toujours la même chose(qui est fausse en plus),ca prouve ton manque d'arguments et de connaissance en la matière.
'Umar b. al-Khattib a entendu le Messager d'Allah (que la paix soit sur lui) dire : "J'expulserai les Juifs et les Chrétiens de la Péninsule Arabique et ne laisserai personne à part des Musulmans."(Sahih Muslim livre 19, Numero 4366
vous avez exterminé 6 million de juifs en 10 ans et tu viens me parler de la tolerance envers les juifs
je te demande de faire une visite a isreal pour voir combien de rues prennent le nom du defunt hassan 2 et mohammed six .
je te demande aussi de lire un peu l' histoire des juifs en anadalousie .et au maroc aprés leurs expulsion de l' espagnes en 15 siecle
Umar ordonna-t-il qu’une allocation permanente puisée dans le Trésor Public des musulmans soit versée à un juif et à ses enfants. Il ajouta : "Le Très-Haut dit : " Les aumônes ne sont destinées qu’aux pauvres, aux indigents, [...]" [12] et ceux-là sont des pauvres parmi les Gens du Livre." [13] Puis, sur son chemin vers le Shâm, il vit des chrétiens lépreux et ordonna qu’une aide sociale leur soit versée du Trésor Public des musulmans. Enfin, bien qu’il ait été poignardé fatalement par un dhimmi - Abû Lu’lu’ah Al-Majûsî -, cela ne l’a pas empêché sur son lit de mort de faire des recommandations au Calife qui lui succèderait : "Je recommande au Calife qui me succèdera d’être bon envers les gens de la dhimmah, d’honorer leur pacte, de les protéger de leurs agresseurs et de ne pas leur assigner de charge supérieure à leur capacité."
Bayhaqî dans ses Sunan
De même, `Abdullâh Ibn `Amr ordonnait souvent à son serviteur de donner une part de leur viande sacrifiée à son voisin juif. Il y veillait tellement, et répétait l’ordre à chaque fois, que le serviteur s’en étonna et lui demanda la raison d’autant de sollicitude envers un voisin juif. Ibn `Amr expliqua : "Le Prophète - paix et bénédictions sur lui - dit : ’Jibrîl n’avait de cesse de me recommander la bonté envers le voisin que je finis par croire qu’il allait lui accorder une part d’héritage
Récit rapporté par Abû Dâwûd dans ses Sunan dans le chapitre de la bienséance, par At-Tirmidhî dans la bonté et l’entretien des liens, par Al-Bukhârî dans Al-Adab Al-Mufrad n°128.
كان سهل بن حنيف ، وقيس بن سعد ، قاعدين بالقادسية ، فمروا عليهما بجنازة فقاما ، فقيل لهما : إنهما من أهل الأرض ، أي من أهل الذمة ، فقالا : إن النبي صلى الله عليه وسلم مرت به جنازة فقام ، فقيل له : إنها جنازة يهودي
الراوي: سهل بن حنيف و قيس بن سعد - خلاصة الدرجة: صحيح - المحدث: البخاري - المصدر: الجامع الصحيح - الصفحة أو الرقم: 1312
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Avekha
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Va dire cela a Monsieur Ahmadinedjad il te mettra en prison!adorerdieu a écrit :Quiconque change sa religion, tuez-le
dieu a dit : Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égaremen
« Et dis à ceux à qui le Livre a été donné, ainsi qu’aux illettrés : ‹Avez-vous embrassé l’Islam ?› S’ils embrassent l’Islam, ils seront bien guidés. Mais, s’ils tournent le dos... Ton devoir n’est que la transmission du message. Dieu, sur Ses Serviteurs, est Clairvoyant. »
le hadith s' applique seulement a des cas de haute trahison en temps de guerre
« Allah est grand ! ». Ce cri du moueddin ressemble à une immense plainte.
Cinq fois par jour, est-ce la Terre qui gémit vers son créateur indifférent ?
Omar Khayyam
Berbère Chaoui de culture musulmane[/i:
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- Satan
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Re : Apostasie
La première source de legislation en islam c'est le Coran mais tu sais très bien que pour le compenrdre en doit toujours se référer aux causes de la révélation des versets et de vérifier si ils ont été abrogés ou pas,et pour cela on doit se référer à des informations extérieurs au Coran.adorerdieu a écrit :le premeire source de legislation en islam c est le coran .et jes versets sont clair sur ce point :
يعنـي جل ثناؤه بقوله: ما نَنْسَخْ مِنْ آيَةٍ إلـى غيره, فنبدله ونغيره. وذلك أن يحوّل الـحلال حراما والـحرام حلالاً, والـمبـاح مـحظورا والـمـحظور مبـاحا ولا يكون ذلك إلا فـي الأمر والنهي والـحظر والإطلاق والـمنع والإبـاحة
قال الأئمة لا يجوز لأحدٍ أن يفسر كتاب الله تعالى إلا بعد أن يعرف منه الناسخ و المنسوخ ، و قد قال علي رضي الله عنه لقاضٍ : أتعرف الناسخ من المنسوخ ؟ قال : لا قال : هلكت و أهلكت
Les versets que tu cites ont été abrogés par ceux là:
sourat9 verset5:
"lorsque les mois sacrés expirent,alors tuez les faisseurs de dieux,ou que vous les trouviez;et capturez-les,et assiégez-les,et tenez-vous tapis pour eux dans tout guet-apens.Si ensuite ils se repentent et établissent l'Office et acquittent l'impot,alors relachez leur sentier.Oui,Dieu est pardonner,miséricordieux.
sourat66 verset9:(c'est exactement le même verset que dans la s9 v73)
"Ho,le prophète!mène la lutte contre les mécréants et les hypocrites,et sois-leur rude.Leur refuge cependant est l'enfer;et quel mauvais devenir!
Coran 9: 29
"Combattez ceux qui ne croient pas en Allah ni au Dernier Jour, qui ne tiennent pas pour interdit de qui a été interdit par Allah et son Messager, et qui ne reconnaissent pas la religion de la Vérité, (même s'ils font partie) des Gens du Livre, jusqu'à ce qu'ikls payent la Jizya en se soumettant volontairement et se sentent soumis."
sourat4 verset89:
"Ils aimeraient vous voir mécréants, comme ils ont mécru : alors vous seriez tous égaux ! Ne prenez donc pas d'alliés parmi eux, jusqu'à ce qu'ils émigrent dans le sentier d'Allah. Mais s'ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur,"
Ces versets ne concernent pas des individus qui ont déclaré la guerre à mohammad mais bien un cas général,de toute façon comme tu as pu interpréter ces versets sans connaitre les causes de la révélation?!Tu te fou de nous ou quoi?!Je te le répette encore une fois,il y'a une différence entre ijtihad et compréhenson du coran,les causes de la révélation ne peuvent jamas changer,ait un peu le courage et jette un oeil aux commentaires au lieu de poster n'importe quoi dans le Forum.
Celui qui concernent un cas où les mécréants avaient attaqué Mohammad et celui là(y'en a d'autre aussi)
sourat5 verset33:
"le paiement de ceux qui font la guerre contre dieu et son messager et qui s'efforcent au désordre sur la terre,c'est qu'ils soient tués,ou crucifiés,ou que leur soient coupées la main et la jambe opposés,ou qu'il soient expulsés de la terre:voilà pour eux l'ignominie d'ici-bas;et dans l'au-dela il y a pour eux un énorme chatiment"
Et encore,il y'a des commentaires qui disent que ca concerne un cas général.
C'est justement le principe de l'abrogeant et de l'abrigés qui diminuent les innombrables contradictions du Coran.
Tu ne peux pas choisir seulement les versets qui t'intéressent,dans ce cas,je pourrai par exemple prendre le verset où on dit qu'il ne faut pas prier en étant ivre(cela veut dire qu'on pourrait boire en dehors des heures des prières)et ignorer celui qui interdit le vin.
A la Mecque,oui.adorerdieu a écrit : il n incombe a tout musulman que de transmettre le message de l' islam et pas d' imposer sa religion
le fait de me citer le nom de la personne ne veut en aucun dire que c'est un hadith authentique,de plus le même récit peut être authentifié par une personne et affaiblit par 10 autres.adorerdieu a écrit : mossanaf abd errazak
Le président du conseil mondial des oulemas musulmans ne fait pas le poids contre Tabari,Ibn Ka thir en ce qui conerne les causes de la révélation et Boukhari et Muslim en ce qui concerne la science du hadith et tu le sais très bien.adorerdieu a écrit : c' est le president du conseil mondial des oulemas musulmans .alors arretes de lancer les mots comme ca sans preuves ni arguments .
En ce qui concerne le verset de l'apostasie:adorerdieu a écrit :ce sont des hadiths a rejeter parcequ' ils contredisent les versets du coran qui traite le sujet de l' apostasie .en outre
sourat5 verset54:
Ho,les croyants!quiconque parmi vous apostasie de sa religion...eh bien,dieu va faire venir un peuple qu'il aime et qui l'aime,modeste envers les croyants et fort envers les mécréants et qui lutte dans le sentier de dieu et qui ne craint le blâme d'aucun blâmeur.C'est la grâce de dieu.Il la donne à qui il veut.Et dieu est immense,savant"
quiconque parmi vous apostasie de sa religion(phrase grammaticalement inachevée)
Lis bien les commentaires de la phrase que j'ai mis en gros:ce peuple dont Allah parle va venir pour punir ces apostats,donc le hadith ne contredit pas le Coran.
D'après tous les grands savants de hadith de tous les temps et d'après toutes les écoles de jurisprudence(que tu t'es dèja référé à 2 d'entre elles dans le sujet qui concerne la femme),l'apostat doit toujours mourir,ca concerne un cas général,à toi de juger qui est plus apte à authentifié les paroles de Mohammad.adorerdieu a écrit :d' aprés certains savants de l' islam comme ibn taymiya " rahimaho allah " ce hadith s' applique seulement sur les apostats qui" combattent " les musulmans
Je t'ai dèja dit que c'est les savants du 7 siècle qui connaissent bien les causes de la révélation et les versets qui ont été abrogés.adorerdieu a écrit : c' est toi qui rassasses les memes choses .qui veut m' imposer une vision de l' islam totalement retrograde et arrierés .une vision qui se basent sur la reflexion des savants du 7 siecle alors qu' on est au 21 siecle .
je ne vois pas de quoi tu parles,je n'ai jamais exterminé personne.adorerdieu a écrit :vous avez exterminé 6 million de juifs en 10 ans et tu viens me parler de la tolerance envers les juifs
Notre sujet concerne Mohammad et les juifs et non pas autre chose.adorerdieu a écrit : je te demande de faire une visite a isreal pour voir combien de rues prennent le nom du defunt hassan 2 et mohammed six .
Clin d'oeil
je te demande aussi de lire un peu l' histoire des juifs en anadalousie .et au maroc aprés leurs expulsion de l' espagnes en 15 siecle
Tu sais très bien que Mohammad avait corrompu des gens qui n'étaient pas musulmans,tu n'as qu'à lire les commentaires à propos du verset que tu as cité:Umar ordonna-t-il qu’une allocation permanente puisée dans le Trésor Public des musulmans soit versée à un juif et à ses enfants. Il ajouta : "Le Très-Haut dit : " Les aumônes ne sont destinées qu’aux pauvres, aux indigents, [...]" [12] et ceux-là sont des pauvres parmi les Gens du Livre." [13] Puis, sur son chemin vers le Shâm, il vit des chrétiens lépreux et ordonna qu’une aide sociale leur soit versée du Trésor Public des musulmans. Enfin, bien qu’il ait été poignardé fatalement par un dhimmi - Abû Lu’lu’ah Al-Majûsî -, cela ne l’a pas empêché sur son lit de mort de faire des recommandations au Calife qui lui succèderait : "Je recommande au Calife qui me succèdera d’être bon envers les gens de la dhimmah, d’honorer leur pacte, de les protéger de leurs agresseurs et de ne pas leur assigner de charge supérieure à leur capacité."
Bayhaqî dans ses Sunan
http://islamla.com/ftopict-2245.html
Voilà un lien dans lequel t'as pas voulu participer dailleurs.
Et pour les autres hadith,je t'ai dèja dit que tu perds ton temps car on sait tous qu'il existe des récits bons et tolérants,c'était en fonction des intêrets et des saut d'humeurs de Mohammad.
Même le verset qui dit qu'il ne faut pas prendre les juifs et les chrétiens comme amis est clair,il ne concerne pas forcément des personnes qui ont attaqué Mohammad,tu n'as qu'à vérifier toi même et arreter de toujours interpréter le Coran à ta guise et à suivre les "oulama" qui profitent de votre crédulité et ignorance en la matière pour se foutre de votre geule.
Dernière modification par Satan le mer. 24 oct. 2007 05:51, modifié 1 fois.
"Il existe une analogie entre la religion et la nevrose obsessionnelle. La religion est une sorte de névrose collective, les symptomes du névrosé sont symboliques et répétitifs."
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Re : Apostasie
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
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Re: Re : Apostasie
L'auteur de cet article est aussi con que dangereux même si je le trouve islamiquement correcte.Georges a écrit :Le djihad est un acte bon pour les paîens.![]()
http://daawa.online.fr/index.php?page=j ... enveillant
Le gros problème c'est que ce genre de fanatique a souvent une grande influence sur certaines personnes.
"Il existe une analogie entre la religion et la nevrose obsessionnelle. La religion est une sorte de névrose collective, les symptomes du névrosé sont symboliques et répétitifs."
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L'Apostasie en Islam selon les oulama...
salam alaycum,
salut,
Voici un traité simplifé sur l'apostasie, c'est un peu long,
mais ca en vaut le detour pour ceux qui veulent un resumé assez complet sur les avis, causes, regles sur l'apostat.
Concentré vous bien et ouvrez grand les meninges inch Allah,
vous comprendrez pourquoi je vous dit souvent que c'ets ridicule de critiquer lorsque lon ne sait meme pas, car la question de l'apostasie est bien plus compliké que la simplification que vous en faite.
Voici donc ce qui ets caché par les mourtadine de l'islam aux lecteurs:
Il faut aborder cette question sous deux angles : l'angle moral et l'angle pénal.
Premièrement) Sur le plan de la morale musulmane :
Sur le plan moral, il est évident – mais il faut quand même le rappeler afin d'éviter tout malentendu – qu'on ne peut pas dire que demeurer musulman et apostasier de l'islam sont deux actes semblables, et que apostasier est donc autorisé au regard de Dieu. Le Coran dit : "Celui qui aura renié Dieu après avoir apporté foi en Lui – excepté celui qui y aura été contraint mais dont le cœur sera resté serein par rapport à la foi – mais celui qui aura ouvert son cœur à l'incroyance, sur eux sera un courroux de la part de Dieu ; et ils auront un châtiment énorme [dans l'au-delà]" (Coran 16/106). "Et celui d'entre vous qui apostasie de sa religion puis meurt en n'étant pas croyant, ceux-là leurs actions seront annulées dans ce monde et dans l'autre…" (Coran 2/217). Cliquez ici, ici et ici pour découvrir comment l'islam perçoit les autres religions.
Reste maintenant la question de savoir si l'apostasie est passible d'une sanction terrestre ou pas. C'est ce que nous allons voir ci-après…
Deuxièmement) Sur le plan pénal en terre musulmane :
Il faut d'emblée souligner quatre points…
Premier point : On ne déclare pas quelqu'un "apostat" parce qu'on a le sentiment qu'il l'est ou parce que sa petite pensée est qu'il l'est ; d'une part il n'y a pas à aller fouiller la vie des gens ; d'autre part, si une personne dit autour d'elle qu'elle a quitté l'islam ou tient des propos qui montrent clairement qu'elle est d'une autre religion que l'islam, il faut, pour la déclarer apostate, que cela soit établi par une preuve juridiquement valable ; c'est bien pourquoi les Munâfiqûn (Hypocrites) n'ont pas été classés "apostats" par le Prophète alors même qu'ils prononçaient des paroles de kufr : cela n'a pas pu être établi sur la base d'une preuve juridiquement valable. Et s'il s'agit d'un propos de kufr akbar par contradiction de la tashrî' ma'lûm min ad-dîn bi-dh-dharûra, alors il faut, en sus de la preuve juridique, qu'il y ait eu iqâmat ul-hujja pour que la personne précise soit déclarée apostate (cliquez ici pour en savoir plus). Tout ceci explique pourquoi on dit qu'effectuer une déclaration de ridda (apostasie) à propos de quelqu'un relève des prérogatives d'un qâdhî ou d'un mufti, et non du commun des musulmans (Jarîmat ur-ridda, p. 49).
Second point : La question d'une sanction pour cas avéré d'apostasie ne se pose absolument pas en terre non-musulmane, mais uniquement à propos d'une terre d'Islam, une Dâr al-islâm (comme c'est la règle pour toute sanction terrestre : cliquez ici pour en savoir plus).
Troisième point : La question de l'application d'une éventuelle sanction – quelle qu'elle soit – pour cas reconnu d'apostasie relève de la compétence de l'autorité publique et non du commun des musulmans (cf. Al-Mughnî 12/112).
Quatrième point : Même après qu'une personne auparavant musulmane ait été reconnue kâfir et donc murtadd (et donc après qu'il y ait eu iqâmat ul-hujja si le propos prononcé le nécessitait avant la reconnaissance du cas d'apostasie), avant la question d'une sanction, l'autorité a recours à la istitâba : il s'agit de tenter de convaincre la personne de revenir. D'après l'école hanafite, la istitâba n'est que recommandée (Al-Hidâya 1/580). Mais d'après d'autres ulémas, elle est obligatoire (wâjib) (cf. Al-Mughnî 12/105-107). Certains sont d'avis que la istitâba ne doit durer que trois jours avant l'application de la sanction, certains autres qu'elle durera un mois (Fat'h ul-bârî 12/327) ; il est un avis d'après lequel la istitâba se fera tant qu'on garde espoir que la personne revienne à l'islam ("Yu'ajjalu mâ rujiyat tawbatuh" : un des avis relatés de ath-Thawrî : As-Sârim, p. 321).
Al-Qardhâwî écrit ce qui peut être considéré comme un récapitulatif de ce qui précède : "Disposent de la prérogative de donner la fatwa de l'apostasie d'un homme (auparavant) musulman ceux qui sont profondément versés dans la science (de l'islam), parmi les gens de la spécialisation, qui savent distinguer entre le qat'î et le zannî, entre le muhkam et le mutashâbih, entre ce où une ta'wîl est acceptable et ce où elle ne l'est pas, et qui ne prononceront donc la takfîr que là où ils ne trouvent d'autre issue (...). Il est pas permis de laisser cela à ceux qui sont empressés, à ceux qui exagèrent ou à ceux qui n'ont que peu de connaissances ; ils diraient au sujet de Dieu ce dont ils n'ont pas connaissance" (Jarîmat ur-ridda, pp. 49-50). "De là nous disons : Donner au commun des individus le droit de rendre un avis d'apostasie sur une personne, puis de rendre à son sujet le jugement selon lequel il mérite la sanction – et restreindre celle-ci à la peine capitale –, puis d'appliquer ce (jugement) de façon implacable, cela porte (en lui) un grave danger pour la vie, les biens et la dignité des hommes. Car cela implique que l'homme commun – qui n'a ni la connaissance des muftis, ni la sagesse des juges, ni la responsabilité de l'exécutif – rassemblerait dans sa main trois pouvoirs : il donne la fatwa – ou en d'autres termes : il accuse –, il rend le jugement, et il applique la sentence ; il serait donc la jurisprudence, l'accusation, le tribunal et la police en même temps !" (Jarîmat ur-ridda, p. 52).
Les quatre points suscités une fois rappelés, on peut maintenant revenir à votre question concernant l'existence éventuelle, à propos de la sanction pour apostasie, d'un avis différent des avis les plus connus. Pour rappel, ces derniers sont comme suit :
– selon l'avis des trois écoles malikite, shafi'ite et hanbalite, il y a une sanction qui est la peine capitale pour l'homme et la femme qui apostasient ;
– selon l'un des avis relatés de an-Nakh'î ("Yustatâbu abadan" : Al-Mughnî 12/107) et l'un des avis relatés de ath-Thawrî ("Hâdha-lladhî na'khudhu bih" : Musannaf Abd ir-Razzâq), il y a une sanction qui est l'emprisonnement (Jarîmat ur-ridda p. 42 ; Ibn Hazm a simplement mentionné l'existence d'un tel avis sans en nommer les auteurs : Al-Muhallâ 12/109, 116) ;
– selon l'avis de l'école hanafite, il y a une sanction qui est la peine capitale pour l'homme qui apostasie et l'emprisonnement pour la femme qui apostasie.
Or il y a par ailleurs l'avis d'un contemporain, Muhammad Salîm al-'Awwâ, qui pourrait répondre à votre question.
Al-'Awwâ écrit qu'il y a certes le hadîth du Prophète (sur lui soit la paix) qui dit "Celui qui change de religion, tuez-le" (al-Bukhârî 6524, at-Tirmidhî 1458, an-Nassâ'ï 4059) ; d'après l'avis le plus connu (car d'autres avis existent : cf. Ash-Shar'h ul-kabîr 12/838-840), dans ce hadîth, le terme "religion" désigne "la religion musulmane" : le propos concerne non pas celui qui, en terre musulmane, auparavant par exemple juif, devient chrétien – ou vice-versa –, mais celui qui, auparavant musulman, adopte une autre religion que l'islam.
Il y a certes, dit al-'Awwâ, cette parole. Mais il y a aussi le fait que, durant son califat, Omar ibn ul-Khattâb (que Dieu l'agrée) a dit à propos de six apostats dont il a appris qu'ils avaient été exécutés que s'il avait été présent il n'aurait pas laissé qu'on les mette à mort ; il leur aurait proposé de revenir en islam ; s'ils avaient refusé, il les aurait emprisonnés ("kuntu 'âridhan 'alayhim ul-bâb alladhî kharajû minhu, an yad'khulû fîh ; fa in fa'alû dhalika qabiltu minhum ; wa illâ, istawda'tuhum us-sijn") (Musannaf Abd ir-Razzâq, Al-Muhallâ 12/112-113). Il y a aussi le fait que Omar ibn Abd il-'Azîz, calife du début du second siècle de l'hégire, ayant reçu de la part de Maymûn ibn Mihrân un écrit l'informant d'un cas d'apostasie de tout un groupe de personnes récemment converties à l'islam, lui répondit ceci : "Replace sur eux la jizya et laisse-les" ("Rudda 'alayhim ul-jizya wa da'hum")" (Musannaf Abd ir-Razzâq). Ce propos peut être interprété de deux façons différentes : soit Omar ibn 'Abd il-Azîz a considéré le hadîth "Celui qui change de religion, tuez-le" comme ne communiquant pas une règle générale (nous allons y revenir), soit il a considéré que ce hadîth est bien de portée générale, mais la situation était redevenue telle en terre d'Islam que cette peine n'était de nouveau plus applicable (comme il l'a dit à son fils à propos de l'application des règles : cliquez ici).
Ceci montre, écrit en substance al-'Awwâ, que ces califes (par rapport à Omar ibn 'Abd il-'Azîz c'est selon une des deux interprétations de sa parole) n'ont pas considéré le hadîth suscité du Prophète comme étant une règle d'ordre général, applicable de façon générale.
Deux objections :
A cela quelqu'un pourrait objecter qu'il y a un hadîth qui évoque de façon générale la peine capitale pour "at-târiku lidînihi-l-mufâriqu li-l-jamâ'a" ("celui qui délaisse sa religion et se sépare de la communauté") (Muslim 1676, Abû Dâoûd 4352) (il y a aussi ces termes : "al-mâriqu min ad-dîn at-târiku li-l-jamâ'a", rapportés par al-Bukhârî 6484, et qui signifient la même chose). Cependant, al-'Awwâ souligne que ces mots n'indiquent pas de façon univoque (sarîh) l'apostat, car, comme l'a écrit Ibn Taymiyya, ils peuvent désigner, ici précisément, "l'apostat qui combat" ("al-murtadd al-muhârib") conformément à ce que le Hadîth traitant du même thème mais relaté par Aïcha (que Dieu l'agrée) emploie comme termes à ce niveau : "wa rajulun kharaja muhâriban lillâhi wa rassûlih" ("et un homme qui est sorti combattant Dieu et Son Messager") (rapporté par Abû Dâoûd 4353) ; dans l'autre version, "tark ud-dîn" voudrait alors dire : "tarku mûjab id-dîn, wa huwa 'adam ul-muhâraba" (comme Ibn Taymiyya l'a écrit in As-Sârim, p. 319).
Quelqu'un d'autre pourrait objecter également qu'il y a un autre hadîth où l'on voit le Prophète faire exécuter six hommes de la tribu Banû 'Urayna : ils s'étaient convertis à l'islam à Médine mais ensuite, souffrants, avaient été envoyés à la demande du Prophète (sur lui soit la paix) passer quelque temps auprès d'un gardien de chameaux, pour profiter du climat désertique et des produits de ces animaux ; guéris, ils avaient tué le gardien et avaient apostasié. Cependant, al-'Awwâ écrit que, comme l'a souligné Ibn Taymiyya (As-Sârim, p. 325), ces hommes ont été exécutés non pas pour la seule apostasie mais parce que, après avoir apostasié, ils avaient tué le gardien de chameaux après l'avoir fait horriblement souffrir – ils lui avaient crevé les yeux et l'avaient laissé mourir de soif dans le désert.
Déduction de al-'Awwâ :
Le propos de Omar ibn ul-Khattâb et, d'après une des deux interprétations, celui de Omar ibn Abd-il-Azîz montrent qu'ils n'ont pas appréhendé le Hadîth "Celui qui change de religion, tuez-le" comme une norme fixe et atemporelle, mais comme une parole prononcée de façon circonstancielle (on ne peut pas dire que Omar ibn ul-Khattâb a prévu une peine d'emprisonnement parce que ce hadîth ne lui est pas parvenu, puisqu'il est également rapporté de lui par ailleurs que, apprenant qu'on avait fait exécuter un apostat, il déclara qu'on aurait dû lui faire la istitâba pendant trois jours [au préalable] : Mu'attâ Mâlik, Musannaf Abd ir-Razzâq).
En fait il faut savoir que, dans l'ensemble de ce que le Prophète a dit et fait, il est des paroles et des actes de portée générale, mais il est d'autres paroles et actes qui sont liés à un contexte particulier, même si leur formulation ne met pas celui-ci en exergue. C'est ainsi que l'école hanafite interprète la parole du Prophète "Celui qui a fait "revivre" une terre "morte", celle-ci lui appartient" d'après l'interprétation que l'école hanafite en a faite, il ne s'agit pas là d'une règle générale mais d'une décision prise de façon circonstancielle par le Prophète. (D'autres hadîths du même genre existent qui ont été interprétés de la sorte. Pour ce point précis, voir Jarîmat ur-ridda, al-Qardhâwî, note de bas de page sur pp. 41-42. Lire également notre article.)
Al-'Awwâ est donc d'avis que la sanction concernant l'apostasie est une ta'zîr et non une hadd.
Or, par rapport à une ta'zîr, il faut savoir, d'une part, que la nature de la sanction est laissée à l'appréciation de l'autorité (il peut s'agir d'une amende, d'un emprisonnement, ou d'autre chose : Majmû' ul-fatâwâ 28/107-118 ; d'après l'école hanafite, il peut aussi s'agir de la peine capitale : Radd ul-muhtâr 6/107, également cité in Majmû' ul-fatâwâ 35/406, 20/101) : c'est à l'autorité d'évaluer, dans le cas où une sanction est à appliquer, qu'est-ce qui correspond le plus à la fois à la gravité de la faute, à la personnalité de l'auteur, et aux réalités du contexte, etc.
Et il faut savoir, d'autre part, que d'après certains mujtahids, l'autorité peut ne pas appliquer du tout de sanction si celle-ci consiste en une ta'zîr et que l'autorité perçoit qu'il n'est pas de l'intérêt (maslaha) de l'Islam qu'une sanction soit appliquée dans ce cas précis (cf. Al-Mughnî 12/469-470). Ceci explique comment Omar ibn Abd-il-Azîz a pu, comme nous l'avons vu, écrire à Meymûn ibn Mihrân de n'appliquer aucune sanction à un groupe d'apostats.
J'attire votre attention sur deux points :
Le premier est que ceci ne constitue pas ma recherche mais celle de al-'Awwâ, que je n'ai fait que relater pour répondre à votre interrogation (qui est apparemment celle de nombre d'autres frères et sœurs) ; je souligne également que nulle part je n'ai dit approuver ou au contraire désapprouver cette recherche ; je me suis contenté de vous relater son avis et son argumentation.
Le second point à retenir ici est que si al-'Awwâ' a ainsi proposé une nouvelle synthèse entre différents textes, c'est probablement parce qu'il semble partager l'opinion des ulémas disant que, lorsque à propos d'une question donnée, divergence il y a eu entre les pieux prédécesseurs mais que seulement deux avis ont été formulés, il y a la possibilité qu'un nouvel avis – un troisième – voie le jour (cf. Ussûl al-fiqh al-islâmî, 1/492-494, Al-Ijtihâd al-mu'âssir, pp. 37-39).
L'épisode avec Dhu-l-Khuwayssira :
Cet événement, al-'Awwâ ne l'a mentionné que de façon très allusive, en note de bas de page, et, en tous cas, n'en a pas fait un argument. Ce sont nous qui le mentionnons ici…
Al-Bukhârî et Muslim ont rapporté le récit dit de Dhu-l-Khuwayssira, cet homme qui vint dire au Prophète (sur lui la paix) après que celui-ci ait partagé un bien entre des personnes : "Muhammad, crains Dieu" [al-Bukhârî 6995], "tu n'as pas fait preuve de justice" [al-Bukhârî 4390]. Le Prophète répondit : "Ne suis-je pas celui qui mérite le plus de craindre Dieu ?" [al-Bukhârî 4094] "Et qui ferait preuve de justice si je n'en fais pas ? Si je ne suis pas juste, tu es perdu [puisque tu me suis en croyant que je suis prophète]" [al-Bukhârî 3414].
Ce récit s'est passé lorsque Alî a envoyé de l'or depuis le Yémen ; c'est cet or que le Prophète avait partagé (al-Bukhârî 3166, 4094, 6995, Muslim 1064) ; Alî a été envoyé au Yémen en l'an 9 (Fat'h ul-bârî 12/363) ou en l'an 10 (As-Sârim, p. 230).
Il y a un autre récit où on lit les mêmes paroles être dites à propos d'un autre partage effectué par le Prophète : celui ayant eu lieu après Hunayn (Muslim 1063, al-Bukhârî 2969, Ahmad 14276) ; Hunayn a eu lieu en l'an 8. A Hunayn, soit il s'est agi d'un autre homme que Dhu-l-Khuwayssira, et c'est par erreur (wahm) qu'un rapporteur a donné à l'objecteur le même nom ; soit dans les deux cas il s'est agi du même homme, Dhu-l-Khuwayssira (Fat'h ul-bârî 12/364). En tous cas, un tel événement a eu lieu deux fois, une en l'an 8, l'autre en l'an 9 ou 10.
Ce que Dhu-l-Khuwayssira dit là fut une parole de kufr (As-Sârim, p. 199, p. 228, p. 233, p. 528) ; ce faisant, il devint apostat, puisque auparavant il avait professé son adhésion à l'islam. Nous avons donc là un cas d'apostasie. Or ces mêmes récits montrent que, face à la proposition d'un Compagnon de sanctionner l'homme, le Prophète refusa qu'une quelconque sanction soit appliquée en disant : "Je cherche la protection de Dieu contre le fait que les gens disent que je fais tuer ceux qui sont dans ma compagnie" (Muslim 1063).
Pourquoi le Prophète a-t-il, d'une part, dit "Celui qui change de religion, tuez-le", mais, d'autre part, refusé qu'on exécute un apostat et dit "Je cherche la protection de Dieu contre le fait que les gens disent que je fais tuer ceux qui sont dans ma compagnie" ?
Différentes explications ont été avancées :
A) Si on considère qu'il y a bien une sanction fixe (hadd) à propos de l'apostasie, alors :
Selon Ibn Hazm, si aucune sanction n'a été appliquée, c'est parce qu'au moment où cet événement avec Dhu-l-Khuwayssira eut lieu, la hadd concernant l'apostasie n'avait pas encore été instituée. Ce ne fut que plus tard que Dieu ordonna au Prophète d'édicter la sanction concernant l'apostasie (Al-Muhallâ, 12/162-163, 434-435).
Selon Ibn Taymiyya : [la hadd pour apostasie avait peut-être déjà alors déjà été instituée, mais] il y a apostasie et apostasie : le Prophète ne pouvait pas ne pas appliquer la sanction s'il y avait un cas d"apostasie pure" ("ridda mujarrada"), c'est-à-dire qu'un musulman de la Dâr al-islâm proclamait ouvertement qu'il a quitté l'islam et a embrassé telle autre religion, puisqu'il s'agit d'un pur haqqullâh ; par contre, en cas d'"apostasie due à un manque de respect à son encontre" ("ridda muqtarina bi sabb in-nabî"), c'est-à-dire le fait qu'un homme auparavant apparemment musulman prononce une parole de kufr par parole d'irrespect à son encontre, la dimension "haqq un-nâs" y dominait, au point qu'il pouvait ne pas appliquer la hadd ; et s'il n'appliqua pas la sanction ici, c'était, comme il l'a dit, à cause d'une maslaha précise, parce qu'il ne voulait pas que les gens disent que Muhammad fait tuer ceux qui sont en sa compagnie (As-Sârim, pp. 228-229, 292, p. 362, p. 366.
Le Prophète pouvait aussi ne pas appliquer de sanction pour ce genre d'irrespect même sans ce genre de maslaha, mais par pur pardon : c'est ce qu'il fit après la conquête de la Mecque vis-à-vis de Fartanâ (As-Sârim p. 129) et aussi, d'après une version, de Sârah al-mawlâh (Zâd ul-ma'âd 3/411). Ibn Taymiyya ajoute cependant que ce droit dont disposait le Prophète de ne pas appliquer la hadd pour "ridda muqtarina bi-s-sabb" est terminé avec sa mort (As-Sârim, p. 436, p. 443) ; Ibn Taymiyya semble vouloir dire que ce droit de choisir de ne pas sanctionner la "ridda muqtarina bi-s-sabb" par pur pardon ne revient pas à l'autorité musulmane après le décès du Prophète.
Par contre, même après la mort du Prophète, l'autorité a, toujours selon Ibn Taymiyya, la possibilité de n'appliquer aucune sanction si elle se trouve face à certaines maslaha précises. En effet, car il faut savoir qu'un événement voisin de celui de Dhu-l-Khuwayssira vit le jour avec Abdullâh ibn Ubayy : celui-ci dénigra le Prophète et les musulmans, et lorsque quelqu'un demanda de pouvoir lui appliquer une sanction, le Prophète dit une parole semblable : "Que les gens ne disent pas que Muhammad fait tuer ceux qui sont en sa compagnie" (al-Bukhârî). Par rapport à ce récit, dit Ibn Taymiyya, si le Prophète a refusé qu'une sanction soit appliquée à Ibn Ubayy, ce fut pour deux raisons :
– [a] parce que le propos de Ibn Ubayy n'était pas prouvé au niveau voulu sur le plan juridique et qu'une sanction ne peut être appliquée que sur la base d'une preuve juridiquement valable (le propos de Ibn Ubayy ne fut relaté que par Zayd ibn Arqam et confirmé par révélation, ce qui ne constitue pas une preuve valable pour l'application d'une sanction) ;
– parce que le Prophète craignait, comme il l'a dit, que suite à l'application de la sanction, les gens disent que Muhammad fait tuer ceux qui sont avec lui ; de même, il craignait, comme il l'a dit aussi, que cela provoque, chez certains clans de Médine, une émotion de solidarité avec Abdullâh ibn Ubayy, et qu'ils se mettent à combattre les musulmans (As-Sârim pp. 355-357).
Dans le récit de Abdullâh ibn Ubayy, ces deux raisons [a] et étaient réunies : le propos ne fut pas prouvé au niveau voulu juridiquement ([a]), et il y avait crainte qu'une sanction entraîne les effets suivants : "faire fuir des gens de l'islam, provoquer chez d'autres l'apostasie, et amener des gens à exprimer la guerre et la sédition" (). Dans le récit de Dhu-l-Khuwayssira, cependant, la raison [a] n'était pas présente, puisque le propos fut prouvé au niveau juridique voulu, et ce fut uniquement la raison qui entraîna la non-application d'une sanction par le Prophète (Ibn Taymiyya semble y avoir fait allusion en p. 179). Cette explication de Ibn Taymiyya a été écrite suite au récit de Abdullâh ibn Ubayy. Mais concernerait-elle également le récit de Dhu-l-Khuwayssira, où seule la raison fut présente ? C'est-à-dire que même après le décès du Prophète, l'autorité peut-elle ne pas appliquer une hadd pour cause de ridda muqtarina bi-s-sabb si cette maslaha est présente ? Il semble que oui, wallâhu a'lam, puisque Ibn Taymiyya a employé la conjonction "ou" ("aw") (p. 358) : il écrit : "Les nôtres [= les hanbalites] ont dit : "Maintenant (aussi), si nous craignons chose semblable, nous nous retiendrons d'exécuter". Le résumé est que la sanction n'a pas été appliquée sur l'un d'eux, [a] parce que (son propos) n'est pas apparu selon le (degré) de la preuve légale par laquelle les érudits et le commun le reconnaissent ; ou parce qu'il n'était possible d'appliquer (cette sanction) qu'avec [comme effets] de faire fuir des gens de l'islam, de provoquer chez d'autres l'apostasie, et d'(amener) des gens à exprimer la guerre et la sédition, choses dont le fassâd est plus grand que le fassâd de délaisser l'exécution d'un Hypocrite. Ces deux raisons [a et b] demeurent jusqu'à aujourd'hui" (As-Sârim, p. 358). Ibn Taymiyya poursuit : "Là où le Munâfiq dispose d'une puissance et que l'on craint, par l'application de la peine sur lui, un trouble (fitna) plus grand que (celui qu'il y a) dans le fait qu'il demeure (ainsi), nous agirons selon le verset : "Délaisse le tort qu'ils font" (…) Ceci montre que le fait de ne rien faire à celui qui a exprimé son Nifâq (s'est fait) sur la base du Coran à l'époque du Prophète (sur lui soit la paix). Car il n'y a pas d'abrogation après lui ; et nous n'avons pas prétendu que la règle a changé après lui pour cause de changement de maslaha sans [que ce conditionnement de la règle à cette maslaha] ait été fait sur la base d'une révélation descendue" (As-Sârim, pp. 359-360).
Ce propos montre que, d'après les hanbalites, même après le décès du Prophète, l'autorité musulmane a la possibilité de ne pas appliquer de sanction à un cas semblable à celui mentionné dans le récit de Abdullâh ibn Ubayy [et, d'après notre humble compréhension, également à un cas semblable à celui de Dhu-l-Khuwayssira]. Mais trois questions demeurent ici :
– ce qui est certain c'est que cet avis hanbalite concerne le cas de Zandaqa simple (c'est-à-dire de cas où il est établi, par un propos de kufr clair établi sur la base d'une preuve juridiquement valable, que telle personne, jusqu'alors musulmane, était en fait Munâfiq) ; mais cet avis hanbalite concerne-t-il également le cas de Zandaqa par manque de respect à la mémoire du Prophète (après le décès du Prophète) ? Je ne sais pas ;
– cette possibilité de non-application de la sanction pour cette raison est-elle restreinte aux cas de Zandaqa (c'est-à-dire de propos de Kufr sans qu'il y ait adoption d'une autre religion que l'islam) (puisque c'est justement quand il y a Kufr sans adoption d'une autre religion qu'il peut y avoir crainte que les gens disent que ceux qui sont musulmans sont exécutés), ou bien est-elle "extensible" également à la "ridda mujarrada" où la personne embrasse ouvertement une autre religion que l'islam (dans le cas où cela est susceptible d'engendrer les effets négatifs susmentionnés : faire fuir les gens de l'islam, etc.) ? Ou est-ce que, de façon plus large encore, cette possibilité concerne toute peine capitale ? ou toute sanction tout court ? Je ne sais pas ;
– les trois éléments susmentionnés ("faire fuir des gens de l'islam, provoquer chez d'autres l'apostasie, et amener des gens à exprimer la guerre et la sédition") doivent-ils être réunis pour constituer la raison , ou bien la présence de n'importe lequel des trois est-elle suffisante ? Je ne sais pas.
B) Et si on considère l'avis de al-'Awwâ, selon qui il y a une sanction laissée à l'appréciation de l'autorité, on peut également avancer une autre explication (bien que al-'Awwâ ne l'ait pas formulée) :
La sanction avait peut-être déjà été instituée au moment de l'affaire Dhu-l-Khuwayssira, mais il s'agissait d'une sanction de type ta'zîr et non d'une hadd (sanction fixe) ; or la ta'zîr est, d'après certains ulémas (cf. supra) par définition telle qu'il est possible de ne pas l'appliquer si l'intérêt (maslaha) de l'islam est de ne pas le faire ; c'est bien ce que le Prophète a mis ici en exergue : "Je cherche la protection de Dieu contre le fait que les gens disent que je fais tuer ceux qui sont dans ma compagnie".
Même à retenir l'avis de al-'Awwâ, pourrait questionner quelqu'un, pourquoi le principe d'une possible sanction face à l'apostasie a-t-il été institué ?
Les ulémas de l'école hanafite ont, dès les premiers siècles de l'islam, fait une interprétation par particularisation de ce Hadîth "Celui qui change de religion, tuez-le" : bien que ce propos soit en son apparence (zâhir) inconditionnel (mutlaq) et / ou général ('âmm), les hanafites l'ont compris comme étant à relativiser par une condition ("qayyadûhu") et / ou par une particularisation ("khassassûh"). Ils ont ainsi dit que la femme apostate n'est pas concernée par ce Hadîth "Celui qui change de religion, tuez-le", car la femme n'est pas une combattante (et c'est pourquoi le Prophète a interdit de tuer une femme harbiyya – ennemie – ; l'exception concerne les femmes qui, en acte, ont pris part aux combats). Par contre, poursuivent-ils, l'homme apostat est un combattant en puissance. Et, disent-ils, cette sanction cherche à prévenir le risque de formation de personnes combattant les musulmans de l'intérieur ("yajib ul-qatlu bi-r-ridda li daf'i sharr il-hirâba, lâ jazâ'an 'ala-l-kufr" : Al-Hidâya 1/581, note de bas de page n° 3).
Il ne faut pas oublier que la sanction pour apostasie a été instituée (nous allons y revenir) dans la dernière partie de la mission du Prophète (il a quitté ce monde au début de l'an 11 de l'hégire). Or, quel était alors le contexte ? En l'an 9 de l'hégire, Mussaylima était venu rencontrer le Prophète à Médine en compagnie de gens de sa tribu (Fat'h ul-bârî 8/109), et lui avait alors demandé de lui confier la direction des affaires des musulmans après son décès, et c'est suite à cela qu'il reconnaîtrait son caractère de Messager de Dieu ; il est évident qu'aucune suite ne pouvait être donnée à pareille demande (rapporté par al-Bukhârî) ; peu après, en l'an 10 de l'hégire – donc vers la fin de la vie du Prophète –, Mussaylima se proclama lui-même prophète (Fat'h ul-bârî 8/112). A la fin de cet an 10, il envoya même deux émissaires porter à Médine une lettre où il affirmait que Dieu l'avait associé à Muhammad dans le prophétat ; il y disait aussi au Prophète que la gestion de la moitié des terres d'Arabie lui revenait (Abû Dâoûd 2761, Zâd ul-ma'âd 3/611). Ce même Mussaylima n'hésita pas à mettre à mort des musulmans qui refusaient de le reconnaître comme prophète : deux Compagnons du Prophète tombèrent ainsi entre ses mains, et il les contraignit à reconnaître son caractère de prophète ; l'un le fit avec sa bouche, conformément à l'autorisation donnée par le Coran, et eut la vie sauve ; l'autre refusa et fut tué ; leur cas fut relaté au Prophète, et celui-ci était donc encore alors vivant (voir At-Talkhîs, cité dans Al-Fiqh ul-islâmî wa adillatuh, 1/113).
Ceci explique ce que nous avons relaté de savants hanafites des premiers siècles de l'Islam : "L'homme apostat est un combattant en puissance". C'est ce que Tareq Oubrou, commentant cet avis hanafite, a exprimé ainsi : "Ce qui renforce la logique des fuqahâ de l'époque, à savoir que l'apostasie était fréquemment liée aux troubles et à la menace physique qui pesaient sur la communauté" (Loi d'Allah, loi des hommes, Albin Michel, p. 45). Al-Qardhâwî a écrit chose très voisine à propos d'un cas récent (cf. Jarîmat ur-ridda, pp. 46-48, pp. 36-37).
Certes, l'avis de al-'Awwâ est différent de celui des hanafites, mais ce qui nous intéresse ici était seulement de montrer que depuis les premiers siècles il est des savants qui ont compris le Hadîth comme étant conditionnel (muqayyad) ou comme s'appliquant à une catégorie précise seulement (makhsûs minh ul-ba'dh).
D'autre part il faut relever que, selon l'avis de Ibn Hazm (cité plus haut), lorsque eut lieu l'affaire Dhu-l-Khuwayssira (en l'an 8, 9 ou 10 de l'hégire), aucune sanction n'avait encore été instituée ; ce fut donc vers la fin de la mission du Prophète (après l'an 8, ou après l'an 9, ou après l'an 10) que le principe d'une sanction fut énoncé.
Même si on ne retient pas cet avis de Ibn Hazm, on ne saurait ignorer qu'en l'an 6 de l'hégire, il semble bien que la sanction n'avait pas encore été instituée, puisque le Prophète accepta la condition des Mecquois selon laquelle le Mecquois musulman qui quitterait la Mecque pour partir auprès du Prophète à Médine serait retourné à la Mecque, alors que le Médinois qui apostasierait et quitterait Médine pour partir auprès des Mecquois ne serait pas retourné à Médine ; entendant cela, des Compagnons s'exclamèrent : "Messager de Dieu, nous écririons cela ?" Le Prophète expliqua ainsi son acceptation de la clause : "Oui. Celui qui nous aura quittés pour partir auprès d'eux, Dieu l'aura éloigné. Et celui qui aura cherché à nous rejoindre, Dieu créera pour lui une porte de sortie" (Muslim, n° 1784). Ainsi, en l'an 6 de l'hégire, le Prophète acceptait que des apostats de "ridda mujarrada" quittent tranquillement Médine. (Quelqu'un pourrait objecter à cela que l'on relate l'existence d'une sanction à un cas d'apostasie en l'an 3 de l'hégire. La réponse est que d'après ash-Shawkânî ce récit n'est pas authentique : cf. Nayl ul-awtâr 8/9.)
Dès lors, se pourrait-il que cette règle relève non d'un cas d'institution définitive – où la règle, bien que n'ayant été instituée qu'après plusieurs années de mission du Prophète, est désormais toujours applicable en terre musulmane –, mais d'un cas de liaison de la règle avec l'étape (marhala) de la vie du Prophète où elle a été instituée ? Si c'est le cas, cela impliquerait que quand le pays musulman se trouve dans une étape (marhala) semblable à celle qui prévalait quand la règle fut instituée, alors seulement celle-ci est applicable ; et mais quand il n'est plus dans une étape semblable à celle qui prévalait au moment de l'institution de la règle, cette dernière redevient inapplicable (et ce nonobstant les causes de maslaha mentionnées plus haut et qui pourraient, même lorsque la situation est semblable à celle qui prévalait lors de son institution, conduire à sa non-application concrète).
Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).
salut,
Voici un traité simplifé sur l'apostasie, c'est un peu long,
mais ca en vaut le detour pour ceux qui veulent un resumé assez complet sur les avis, causes, regles sur l'apostat.
Concentré vous bien et ouvrez grand les meninges inch Allah,
vous comprendrez pourquoi je vous dit souvent que c'ets ridicule de critiquer lorsque lon ne sait meme pas, car la question de l'apostasie est bien plus compliké que la simplification que vous en faite.
Voici donc ce qui ets caché par les mourtadine de l'islam aux lecteurs:
Il faut aborder cette question sous deux angles : l'angle moral et l'angle pénal.
Premièrement) Sur le plan de la morale musulmane :
Sur le plan moral, il est évident – mais il faut quand même le rappeler afin d'éviter tout malentendu – qu'on ne peut pas dire que demeurer musulman et apostasier de l'islam sont deux actes semblables, et que apostasier est donc autorisé au regard de Dieu. Le Coran dit : "Celui qui aura renié Dieu après avoir apporté foi en Lui – excepté celui qui y aura été contraint mais dont le cœur sera resté serein par rapport à la foi – mais celui qui aura ouvert son cœur à l'incroyance, sur eux sera un courroux de la part de Dieu ; et ils auront un châtiment énorme [dans l'au-delà]" (Coran 16/106). "Et celui d'entre vous qui apostasie de sa religion puis meurt en n'étant pas croyant, ceux-là leurs actions seront annulées dans ce monde et dans l'autre…" (Coran 2/217). Cliquez ici, ici et ici pour découvrir comment l'islam perçoit les autres religions.
Reste maintenant la question de savoir si l'apostasie est passible d'une sanction terrestre ou pas. C'est ce que nous allons voir ci-après…
Deuxièmement) Sur le plan pénal en terre musulmane :
Il faut d'emblée souligner quatre points…
Premier point : On ne déclare pas quelqu'un "apostat" parce qu'on a le sentiment qu'il l'est ou parce que sa petite pensée est qu'il l'est ; d'une part il n'y a pas à aller fouiller la vie des gens ; d'autre part, si une personne dit autour d'elle qu'elle a quitté l'islam ou tient des propos qui montrent clairement qu'elle est d'une autre religion que l'islam, il faut, pour la déclarer apostate, que cela soit établi par une preuve juridiquement valable ; c'est bien pourquoi les Munâfiqûn (Hypocrites) n'ont pas été classés "apostats" par le Prophète alors même qu'ils prononçaient des paroles de kufr : cela n'a pas pu être établi sur la base d'une preuve juridiquement valable. Et s'il s'agit d'un propos de kufr akbar par contradiction de la tashrî' ma'lûm min ad-dîn bi-dh-dharûra, alors il faut, en sus de la preuve juridique, qu'il y ait eu iqâmat ul-hujja pour que la personne précise soit déclarée apostate (cliquez ici pour en savoir plus). Tout ceci explique pourquoi on dit qu'effectuer une déclaration de ridda (apostasie) à propos de quelqu'un relève des prérogatives d'un qâdhî ou d'un mufti, et non du commun des musulmans (Jarîmat ur-ridda, p. 49).
Second point : La question d'une sanction pour cas avéré d'apostasie ne se pose absolument pas en terre non-musulmane, mais uniquement à propos d'une terre d'Islam, une Dâr al-islâm (comme c'est la règle pour toute sanction terrestre : cliquez ici pour en savoir plus).
Troisième point : La question de l'application d'une éventuelle sanction – quelle qu'elle soit – pour cas reconnu d'apostasie relève de la compétence de l'autorité publique et non du commun des musulmans (cf. Al-Mughnî 12/112).
Quatrième point : Même après qu'une personne auparavant musulmane ait été reconnue kâfir et donc murtadd (et donc après qu'il y ait eu iqâmat ul-hujja si le propos prononcé le nécessitait avant la reconnaissance du cas d'apostasie), avant la question d'une sanction, l'autorité a recours à la istitâba : il s'agit de tenter de convaincre la personne de revenir. D'après l'école hanafite, la istitâba n'est que recommandée (Al-Hidâya 1/580). Mais d'après d'autres ulémas, elle est obligatoire (wâjib) (cf. Al-Mughnî 12/105-107). Certains sont d'avis que la istitâba ne doit durer que trois jours avant l'application de la sanction, certains autres qu'elle durera un mois (Fat'h ul-bârî 12/327) ; il est un avis d'après lequel la istitâba se fera tant qu'on garde espoir que la personne revienne à l'islam ("Yu'ajjalu mâ rujiyat tawbatuh" : un des avis relatés de ath-Thawrî : As-Sârim, p. 321).
Al-Qardhâwî écrit ce qui peut être considéré comme un récapitulatif de ce qui précède : "Disposent de la prérogative de donner la fatwa de l'apostasie d'un homme (auparavant) musulman ceux qui sont profondément versés dans la science (de l'islam), parmi les gens de la spécialisation, qui savent distinguer entre le qat'î et le zannî, entre le muhkam et le mutashâbih, entre ce où une ta'wîl est acceptable et ce où elle ne l'est pas, et qui ne prononceront donc la takfîr que là où ils ne trouvent d'autre issue (...). Il est pas permis de laisser cela à ceux qui sont empressés, à ceux qui exagèrent ou à ceux qui n'ont que peu de connaissances ; ils diraient au sujet de Dieu ce dont ils n'ont pas connaissance" (Jarîmat ur-ridda, pp. 49-50). "De là nous disons : Donner au commun des individus le droit de rendre un avis d'apostasie sur une personne, puis de rendre à son sujet le jugement selon lequel il mérite la sanction – et restreindre celle-ci à la peine capitale –, puis d'appliquer ce (jugement) de façon implacable, cela porte (en lui) un grave danger pour la vie, les biens et la dignité des hommes. Car cela implique que l'homme commun – qui n'a ni la connaissance des muftis, ni la sagesse des juges, ni la responsabilité de l'exécutif – rassemblerait dans sa main trois pouvoirs : il donne la fatwa – ou en d'autres termes : il accuse –, il rend le jugement, et il applique la sentence ; il serait donc la jurisprudence, l'accusation, le tribunal et la police en même temps !" (Jarîmat ur-ridda, p. 52).
Les quatre points suscités une fois rappelés, on peut maintenant revenir à votre question concernant l'existence éventuelle, à propos de la sanction pour apostasie, d'un avis différent des avis les plus connus. Pour rappel, ces derniers sont comme suit :
– selon l'avis des trois écoles malikite, shafi'ite et hanbalite, il y a une sanction qui est la peine capitale pour l'homme et la femme qui apostasient ;
– selon l'un des avis relatés de an-Nakh'î ("Yustatâbu abadan" : Al-Mughnî 12/107) et l'un des avis relatés de ath-Thawrî ("Hâdha-lladhî na'khudhu bih" : Musannaf Abd ir-Razzâq), il y a une sanction qui est l'emprisonnement (Jarîmat ur-ridda p. 42 ; Ibn Hazm a simplement mentionné l'existence d'un tel avis sans en nommer les auteurs : Al-Muhallâ 12/109, 116) ;
– selon l'avis de l'école hanafite, il y a une sanction qui est la peine capitale pour l'homme qui apostasie et l'emprisonnement pour la femme qui apostasie.
Or il y a par ailleurs l'avis d'un contemporain, Muhammad Salîm al-'Awwâ, qui pourrait répondre à votre question.
Al-'Awwâ écrit qu'il y a certes le hadîth du Prophète (sur lui soit la paix) qui dit "Celui qui change de religion, tuez-le" (al-Bukhârî 6524, at-Tirmidhî 1458, an-Nassâ'ï 4059) ; d'après l'avis le plus connu (car d'autres avis existent : cf. Ash-Shar'h ul-kabîr 12/838-840), dans ce hadîth, le terme "religion" désigne "la religion musulmane" : le propos concerne non pas celui qui, en terre musulmane, auparavant par exemple juif, devient chrétien – ou vice-versa –, mais celui qui, auparavant musulman, adopte une autre religion que l'islam.
Il y a certes, dit al-'Awwâ, cette parole. Mais il y a aussi le fait que, durant son califat, Omar ibn ul-Khattâb (que Dieu l'agrée) a dit à propos de six apostats dont il a appris qu'ils avaient été exécutés que s'il avait été présent il n'aurait pas laissé qu'on les mette à mort ; il leur aurait proposé de revenir en islam ; s'ils avaient refusé, il les aurait emprisonnés ("kuntu 'âridhan 'alayhim ul-bâb alladhî kharajû minhu, an yad'khulû fîh ; fa in fa'alû dhalika qabiltu minhum ; wa illâ, istawda'tuhum us-sijn") (Musannaf Abd ir-Razzâq, Al-Muhallâ 12/112-113). Il y a aussi le fait que Omar ibn Abd il-'Azîz, calife du début du second siècle de l'hégire, ayant reçu de la part de Maymûn ibn Mihrân un écrit l'informant d'un cas d'apostasie de tout un groupe de personnes récemment converties à l'islam, lui répondit ceci : "Replace sur eux la jizya et laisse-les" ("Rudda 'alayhim ul-jizya wa da'hum")" (Musannaf Abd ir-Razzâq). Ce propos peut être interprété de deux façons différentes : soit Omar ibn 'Abd il-Azîz a considéré le hadîth "Celui qui change de religion, tuez-le" comme ne communiquant pas une règle générale (nous allons y revenir), soit il a considéré que ce hadîth est bien de portée générale, mais la situation était redevenue telle en terre d'Islam que cette peine n'était de nouveau plus applicable (comme il l'a dit à son fils à propos de l'application des règles : cliquez ici).
Ceci montre, écrit en substance al-'Awwâ, que ces califes (par rapport à Omar ibn 'Abd il-'Azîz c'est selon une des deux interprétations de sa parole) n'ont pas considéré le hadîth suscité du Prophète comme étant une règle d'ordre général, applicable de façon générale.
Deux objections :
A cela quelqu'un pourrait objecter qu'il y a un hadîth qui évoque de façon générale la peine capitale pour "at-târiku lidînihi-l-mufâriqu li-l-jamâ'a" ("celui qui délaisse sa religion et se sépare de la communauté") (Muslim 1676, Abû Dâoûd 4352) (il y a aussi ces termes : "al-mâriqu min ad-dîn at-târiku li-l-jamâ'a", rapportés par al-Bukhârî 6484, et qui signifient la même chose). Cependant, al-'Awwâ souligne que ces mots n'indiquent pas de façon univoque (sarîh) l'apostat, car, comme l'a écrit Ibn Taymiyya, ils peuvent désigner, ici précisément, "l'apostat qui combat" ("al-murtadd al-muhârib") conformément à ce que le Hadîth traitant du même thème mais relaté par Aïcha (que Dieu l'agrée) emploie comme termes à ce niveau : "wa rajulun kharaja muhâriban lillâhi wa rassûlih" ("et un homme qui est sorti combattant Dieu et Son Messager") (rapporté par Abû Dâoûd 4353) ; dans l'autre version, "tark ud-dîn" voudrait alors dire : "tarku mûjab id-dîn, wa huwa 'adam ul-muhâraba" (comme Ibn Taymiyya l'a écrit in As-Sârim, p. 319).
Quelqu'un d'autre pourrait objecter également qu'il y a un autre hadîth où l'on voit le Prophète faire exécuter six hommes de la tribu Banû 'Urayna : ils s'étaient convertis à l'islam à Médine mais ensuite, souffrants, avaient été envoyés à la demande du Prophète (sur lui soit la paix) passer quelque temps auprès d'un gardien de chameaux, pour profiter du climat désertique et des produits de ces animaux ; guéris, ils avaient tué le gardien et avaient apostasié. Cependant, al-'Awwâ écrit que, comme l'a souligné Ibn Taymiyya (As-Sârim, p. 325), ces hommes ont été exécutés non pas pour la seule apostasie mais parce que, après avoir apostasié, ils avaient tué le gardien de chameaux après l'avoir fait horriblement souffrir – ils lui avaient crevé les yeux et l'avaient laissé mourir de soif dans le désert.
Déduction de al-'Awwâ :
Le propos de Omar ibn ul-Khattâb et, d'après une des deux interprétations, celui de Omar ibn Abd-il-Azîz montrent qu'ils n'ont pas appréhendé le Hadîth "Celui qui change de religion, tuez-le" comme une norme fixe et atemporelle, mais comme une parole prononcée de façon circonstancielle (on ne peut pas dire que Omar ibn ul-Khattâb a prévu une peine d'emprisonnement parce que ce hadîth ne lui est pas parvenu, puisqu'il est également rapporté de lui par ailleurs que, apprenant qu'on avait fait exécuter un apostat, il déclara qu'on aurait dû lui faire la istitâba pendant trois jours [au préalable] : Mu'attâ Mâlik, Musannaf Abd ir-Razzâq).
En fait il faut savoir que, dans l'ensemble de ce que le Prophète a dit et fait, il est des paroles et des actes de portée générale, mais il est d'autres paroles et actes qui sont liés à un contexte particulier, même si leur formulation ne met pas celui-ci en exergue. C'est ainsi que l'école hanafite interprète la parole du Prophète "Celui qui a fait "revivre" une terre "morte", celle-ci lui appartient" d'après l'interprétation que l'école hanafite en a faite, il ne s'agit pas là d'une règle générale mais d'une décision prise de façon circonstancielle par le Prophète. (D'autres hadîths du même genre existent qui ont été interprétés de la sorte. Pour ce point précis, voir Jarîmat ur-ridda, al-Qardhâwî, note de bas de page sur pp. 41-42. Lire également notre article.)
Al-'Awwâ est donc d'avis que la sanction concernant l'apostasie est une ta'zîr et non une hadd.
Or, par rapport à une ta'zîr, il faut savoir, d'une part, que la nature de la sanction est laissée à l'appréciation de l'autorité (il peut s'agir d'une amende, d'un emprisonnement, ou d'autre chose : Majmû' ul-fatâwâ 28/107-118 ; d'après l'école hanafite, il peut aussi s'agir de la peine capitale : Radd ul-muhtâr 6/107, également cité in Majmû' ul-fatâwâ 35/406, 20/101) : c'est à l'autorité d'évaluer, dans le cas où une sanction est à appliquer, qu'est-ce qui correspond le plus à la fois à la gravité de la faute, à la personnalité de l'auteur, et aux réalités du contexte, etc.
Et il faut savoir, d'autre part, que d'après certains mujtahids, l'autorité peut ne pas appliquer du tout de sanction si celle-ci consiste en une ta'zîr et que l'autorité perçoit qu'il n'est pas de l'intérêt (maslaha) de l'Islam qu'une sanction soit appliquée dans ce cas précis (cf. Al-Mughnî 12/469-470). Ceci explique comment Omar ibn Abd-il-Azîz a pu, comme nous l'avons vu, écrire à Meymûn ibn Mihrân de n'appliquer aucune sanction à un groupe d'apostats.
J'attire votre attention sur deux points :
Le premier est que ceci ne constitue pas ma recherche mais celle de al-'Awwâ, que je n'ai fait que relater pour répondre à votre interrogation (qui est apparemment celle de nombre d'autres frères et sœurs) ; je souligne également que nulle part je n'ai dit approuver ou au contraire désapprouver cette recherche ; je me suis contenté de vous relater son avis et son argumentation.
Le second point à retenir ici est que si al-'Awwâ' a ainsi proposé une nouvelle synthèse entre différents textes, c'est probablement parce qu'il semble partager l'opinion des ulémas disant que, lorsque à propos d'une question donnée, divergence il y a eu entre les pieux prédécesseurs mais que seulement deux avis ont été formulés, il y a la possibilité qu'un nouvel avis – un troisième – voie le jour (cf. Ussûl al-fiqh al-islâmî, 1/492-494, Al-Ijtihâd al-mu'âssir, pp. 37-39).
L'épisode avec Dhu-l-Khuwayssira :
Cet événement, al-'Awwâ ne l'a mentionné que de façon très allusive, en note de bas de page, et, en tous cas, n'en a pas fait un argument. Ce sont nous qui le mentionnons ici…
Al-Bukhârî et Muslim ont rapporté le récit dit de Dhu-l-Khuwayssira, cet homme qui vint dire au Prophète (sur lui la paix) après que celui-ci ait partagé un bien entre des personnes : "Muhammad, crains Dieu" [al-Bukhârî 6995], "tu n'as pas fait preuve de justice" [al-Bukhârî 4390]. Le Prophète répondit : "Ne suis-je pas celui qui mérite le plus de craindre Dieu ?" [al-Bukhârî 4094] "Et qui ferait preuve de justice si je n'en fais pas ? Si je ne suis pas juste, tu es perdu [puisque tu me suis en croyant que je suis prophète]" [al-Bukhârî 3414].
Ce récit s'est passé lorsque Alî a envoyé de l'or depuis le Yémen ; c'est cet or que le Prophète avait partagé (al-Bukhârî 3166, 4094, 6995, Muslim 1064) ; Alî a été envoyé au Yémen en l'an 9 (Fat'h ul-bârî 12/363) ou en l'an 10 (As-Sârim, p. 230).
Il y a un autre récit où on lit les mêmes paroles être dites à propos d'un autre partage effectué par le Prophète : celui ayant eu lieu après Hunayn (Muslim 1063, al-Bukhârî 2969, Ahmad 14276) ; Hunayn a eu lieu en l'an 8. A Hunayn, soit il s'est agi d'un autre homme que Dhu-l-Khuwayssira, et c'est par erreur (wahm) qu'un rapporteur a donné à l'objecteur le même nom ; soit dans les deux cas il s'est agi du même homme, Dhu-l-Khuwayssira (Fat'h ul-bârî 12/364). En tous cas, un tel événement a eu lieu deux fois, une en l'an 8, l'autre en l'an 9 ou 10.
Ce que Dhu-l-Khuwayssira dit là fut une parole de kufr (As-Sârim, p. 199, p. 228, p. 233, p. 528) ; ce faisant, il devint apostat, puisque auparavant il avait professé son adhésion à l'islam. Nous avons donc là un cas d'apostasie. Or ces mêmes récits montrent que, face à la proposition d'un Compagnon de sanctionner l'homme, le Prophète refusa qu'une quelconque sanction soit appliquée en disant : "Je cherche la protection de Dieu contre le fait que les gens disent que je fais tuer ceux qui sont dans ma compagnie" (Muslim 1063).
Pourquoi le Prophète a-t-il, d'une part, dit "Celui qui change de religion, tuez-le", mais, d'autre part, refusé qu'on exécute un apostat et dit "Je cherche la protection de Dieu contre le fait que les gens disent que je fais tuer ceux qui sont dans ma compagnie" ?
Différentes explications ont été avancées :
A) Si on considère qu'il y a bien une sanction fixe (hadd) à propos de l'apostasie, alors :
Selon Ibn Hazm, si aucune sanction n'a été appliquée, c'est parce qu'au moment où cet événement avec Dhu-l-Khuwayssira eut lieu, la hadd concernant l'apostasie n'avait pas encore été instituée. Ce ne fut que plus tard que Dieu ordonna au Prophète d'édicter la sanction concernant l'apostasie (Al-Muhallâ, 12/162-163, 434-435).
Selon Ibn Taymiyya : [la hadd pour apostasie avait peut-être déjà alors déjà été instituée, mais] il y a apostasie et apostasie : le Prophète ne pouvait pas ne pas appliquer la sanction s'il y avait un cas d"apostasie pure" ("ridda mujarrada"), c'est-à-dire qu'un musulman de la Dâr al-islâm proclamait ouvertement qu'il a quitté l'islam et a embrassé telle autre religion, puisqu'il s'agit d'un pur haqqullâh ; par contre, en cas d'"apostasie due à un manque de respect à son encontre" ("ridda muqtarina bi sabb in-nabî"), c'est-à-dire le fait qu'un homme auparavant apparemment musulman prononce une parole de kufr par parole d'irrespect à son encontre, la dimension "haqq un-nâs" y dominait, au point qu'il pouvait ne pas appliquer la hadd ; et s'il n'appliqua pas la sanction ici, c'était, comme il l'a dit, à cause d'une maslaha précise, parce qu'il ne voulait pas que les gens disent que Muhammad fait tuer ceux qui sont en sa compagnie (As-Sârim, pp. 228-229, 292, p. 362, p. 366.
Le Prophète pouvait aussi ne pas appliquer de sanction pour ce genre d'irrespect même sans ce genre de maslaha, mais par pur pardon : c'est ce qu'il fit après la conquête de la Mecque vis-à-vis de Fartanâ (As-Sârim p. 129) et aussi, d'après une version, de Sârah al-mawlâh (Zâd ul-ma'âd 3/411). Ibn Taymiyya ajoute cependant que ce droit dont disposait le Prophète de ne pas appliquer la hadd pour "ridda muqtarina bi-s-sabb" est terminé avec sa mort (As-Sârim, p. 436, p. 443) ; Ibn Taymiyya semble vouloir dire que ce droit de choisir de ne pas sanctionner la "ridda muqtarina bi-s-sabb" par pur pardon ne revient pas à l'autorité musulmane après le décès du Prophète.
Par contre, même après la mort du Prophète, l'autorité a, toujours selon Ibn Taymiyya, la possibilité de n'appliquer aucune sanction si elle se trouve face à certaines maslaha précises. En effet, car il faut savoir qu'un événement voisin de celui de Dhu-l-Khuwayssira vit le jour avec Abdullâh ibn Ubayy : celui-ci dénigra le Prophète et les musulmans, et lorsque quelqu'un demanda de pouvoir lui appliquer une sanction, le Prophète dit une parole semblable : "Que les gens ne disent pas que Muhammad fait tuer ceux qui sont en sa compagnie" (al-Bukhârî). Par rapport à ce récit, dit Ibn Taymiyya, si le Prophète a refusé qu'une sanction soit appliquée à Ibn Ubayy, ce fut pour deux raisons :
– [a] parce que le propos de Ibn Ubayy n'était pas prouvé au niveau voulu sur le plan juridique et qu'une sanction ne peut être appliquée que sur la base d'une preuve juridiquement valable (le propos de Ibn Ubayy ne fut relaté que par Zayd ibn Arqam et confirmé par révélation, ce qui ne constitue pas une preuve valable pour l'application d'une sanction) ;
– parce que le Prophète craignait, comme il l'a dit, que suite à l'application de la sanction, les gens disent que Muhammad fait tuer ceux qui sont avec lui ; de même, il craignait, comme il l'a dit aussi, que cela provoque, chez certains clans de Médine, une émotion de solidarité avec Abdullâh ibn Ubayy, et qu'ils se mettent à combattre les musulmans (As-Sârim pp. 355-357).
Dans le récit de Abdullâh ibn Ubayy, ces deux raisons [a] et étaient réunies : le propos ne fut pas prouvé au niveau voulu juridiquement ([a]), et il y avait crainte qu'une sanction entraîne les effets suivants : "faire fuir des gens de l'islam, provoquer chez d'autres l'apostasie, et amener des gens à exprimer la guerre et la sédition" (). Dans le récit de Dhu-l-Khuwayssira, cependant, la raison [a] n'était pas présente, puisque le propos fut prouvé au niveau juridique voulu, et ce fut uniquement la raison qui entraîna la non-application d'une sanction par le Prophète (Ibn Taymiyya semble y avoir fait allusion en p. 179). Cette explication de Ibn Taymiyya a été écrite suite au récit de Abdullâh ibn Ubayy. Mais concernerait-elle également le récit de Dhu-l-Khuwayssira, où seule la raison fut présente ? C'est-à-dire que même après le décès du Prophète, l'autorité peut-elle ne pas appliquer une hadd pour cause de ridda muqtarina bi-s-sabb si cette maslaha est présente ? Il semble que oui, wallâhu a'lam, puisque Ibn Taymiyya a employé la conjonction "ou" ("aw") (p. 358) : il écrit : "Les nôtres [= les hanbalites] ont dit : "Maintenant (aussi), si nous craignons chose semblable, nous nous retiendrons d'exécuter". Le résumé est que la sanction n'a pas été appliquée sur l'un d'eux, [a] parce que (son propos) n'est pas apparu selon le (degré) de la preuve légale par laquelle les érudits et le commun le reconnaissent ; ou parce qu'il n'était possible d'appliquer (cette sanction) qu'avec [comme effets] de faire fuir des gens de l'islam, de provoquer chez d'autres l'apostasie, et d'(amener) des gens à exprimer la guerre et la sédition, choses dont le fassâd est plus grand que le fassâd de délaisser l'exécution d'un Hypocrite. Ces deux raisons [a et b] demeurent jusqu'à aujourd'hui" (As-Sârim, p. 358). Ibn Taymiyya poursuit : "Là où le Munâfiq dispose d'une puissance et que l'on craint, par l'application de la peine sur lui, un trouble (fitna) plus grand que (celui qu'il y a) dans le fait qu'il demeure (ainsi), nous agirons selon le verset : "Délaisse le tort qu'ils font" (…) Ceci montre que le fait de ne rien faire à celui qui a exprimé son Nifâq (s'est fait) sur la base du Coran à l'époque du Prophète (sur lui soit la paix). Car il n'y a pas d'abrogation après lui ; et nous n'avons pas prétendu que la règle a changé après lui pour cause de changement de maslaha sans [que ce conditionnement de la règle à cette maslaha] ait été fait sur la base d'une révélation descendue" (As-Sârim, pp. 359-360).
Ce propos montre que, d'après les hanbalites, même après le décès du Prophète, l'autorité musulmane a la possibilité de ne pas appliquer de sanction à un cas semblable à celui mentionné dans le récit de Abdullâh ibn Ubayy [et, d'après notre humble compréhension, également à un cas semblable à celui de Dhu-l-Khuwayssira]. Mais trois questions demeurent ici :
– ce qui est certain c'est que cet avis hanbalite concerne le cas de Zandaqa simple (c'est-à-dire de cas où il est établi, par un propos de kufr clair établi sur la base d'une preuve juridiquement valable, que telle personne, jusqu'alors musulmane, était en fait Munâfiq) ; mais cet avis hanbalite concerne-t-il également le cas de Zandaqa par manque de respect à la mémoire du Prophète (après le décès du Prophète) ? Je ne sais pas ;
– cette possibilité de non-application de la sanction pour cette raison est-elle restreinte aux cas de Zandaqa (c'est-à-dire de propos de Kufr sans qu'il y ait adoption d'une autre religion que l'islam) (puisque c'est justement quand il y a Kufr sans adoption d'une autre religion qu'il peut y avoir crainte que les gens disent que ceux qui sont musulmans sont exécutés), ou bien est-elle "extensible" également à la "ridda mujarrada" où la personne embrasse ouvertement une autre religion que l'islam (dans le cas où cela est susceptible d'engendrer les effets négatifs susmentionnés : faire fuir les gens de l'islam, etc.) ? Ou est-ce que, de façon plus large encore, cette possibilité concerne toute peine capitale ? ou toute sanction tout court ? Je ne sais pas ;
– les trois éléments susmentionnés ("faire fuir des gens de l'islam, provoquer chez d'autres l'apostasie, et amener des gens à exprimer la guerre et la sédition") doivent-ils être réunis pour constituer la raison , ou bien la présence de n'importe lequel des trois est-elle suffisante ? Je ne sais pas.
B) Et si on considère l'avis de al-'Awwâ, selon qui il y a une sanction laissée à l'appréciation de l'autorité, on peut également avancer une autre explication (bien que al-'Awwâ ne l'ait pas formulée) :
La sanction avait peut-être déjà été instituée au moment de l'affaire Dhu-l-Khuwayssira, mais il s'agissait d'une sanction de type ta'zîr et non d'une hadd (sanction fixe) ; or la ta'zîr est, d'après certains ulémas (cf. supra) par définition telle qu'il est possible de ne pas l'appliquer si l'intérêt (maslaha) de l'islam est de ne pas le faire ; c'est bien ce que le Prophète a mis ici en exergue : "Je cherche la protection de Dieu contre le fait que les gens disent que je fais tuer ceux qui sont dans ma compagnie".
Même à retenir l'avis de al-'Awwâ, pourrait questionner quelqu'un, pourquoi le principe d'une possible sanction face à l'apostasie a-t-il été institué ?
Les ulémas de l'école hanafite ont, dès les premiers siècles de l'islam, fait une interprétation par particularisation de ce Hadîth "Celui qui change de religion, tuez-le" : bien que ce propos soit en son apparence (zâhir) inconditionnel (mutlaq) et / ou général ('âmm), les hanafites l'ont compris comme étant à relativiser par une condition ("qayyadûhu") et / ou par une particularisation ("khassassûh"). Ils ont ainsi dit que la femme apostate n'est pas concernée par ce Hadîth "Celui qui change de religion, tuez-le", car la femme n'est pas une combattante (et c'est pourquoi le Prophète a interdit de tuer une femme harbiyya – ennemie – ; l'exception concerne les femmes qui, en acte, ont pris part aux combats). Par contre, poursuivent-ils, l'homme apostat est un combattant en puissance. Et, disent-ils, cette sanction cherche à prévenir le risque de formation de personnes combattant les musulmans de l'intérieur ("yajib ul-qatlu bi-r-ridda li daf'i sharr il-hirâba, lâ jazâ'an 'ala-l-kufr" : Al-Hidâya 1/581, note de bas de page n° 3).
Il ne faut pas oublier que la sanction pour apostasie a été instituée (nous allons y revenir) dans la dernière partie de la mission du Prophète (il a quitté ce monde au début de l'an 11 de l'hégire). Or, quel était alors le contexte ? En l'an 9 de l'hégire, Mussaylima était venu rencontrer le Prophète à Médine en compagnie de gens de sa tribu (Fat'h ul-bârî 8/109), et lui avait alors demandé de lui confier la direction des affaires des musulmans après son décès, et c'est suite à cela qu'il reconnaîtrait son caractère de Messager de Dieu ; il est évident qu'aucune suite ne pouvait être donnée à pareille demande (rapporté par al-Bukhârî) ; peu après, en l'an 10 de l'hégire – donc vers la fin de la vie du Prophète –, Mussaylima se proclama lui-même prophète (Fat'h ul-bârî 8/112). A la fin de cet an 10, il envoya même deux émissaires porter à Médine une lettre où il affirmait que Dieu l'avait associé à Muhammad dans le prophétat ; il y disait aussi au Prophète que la gestion de la moitié des terres d'Arabie lui revenait (Abû Dâoûd 2761, Zâd ul-ma'âd 3/611). Ce même Mussaylima n'hésita pas à mettre à mort des musulmans qui refusaient de le reconnaître comme prophète : deux Compagnons du Prophète tombèrent ainsi entre ses mains, et il les contraignit à reconnaître son caractère de prophète ; l'un le fit avec sa bouche, conformément à l'autorisation donnée par le Coran, et eut la vie sauve ; l'autre refusa et fut tué ; leur cas fut relaté au Prophète, et celui-ci était donc encore alors vivant (voir At-Talkhîs, cité dans Al-Fiqh ul-islâmî wa adillatuh, 1/113).
Ceci explique ce que nous avons relaté de savants hanafites des premiers siècles de l'Islam : "L'homme apostat est un combattant en puissance". C'est ce que Tareq Oubrou, commentant cet avis hanafite, a exprimé ainsi : "Ce qui renforce la logique des fuqahâ de l'époque, à savoir que l'apostasie était fréquemment liée aux troubles et à la menace physique qui pesaient sur la communauté" (Loi d'Allah, loi des hommes, Albin Michel, p. 45). Al-Qardhâwî a écrit chose très voisine à propos d'un cas récent (cf. Jarîmat ur-ridda, pp. 46-48, pp. 36-37).
Certes, l'avis de al-'Awwâ est différent de celui des hanafites, mais ce qui nous intéresse ici était seulement de montrer que depuis les premiers siècles il est des savants qui ont compris le Hadîth comme étant conditionnel (muqayyad) ou comme s'appliquant à une catégorie précise seulement (makhsûs minh ul-ba'dh).
D'autre part il faut relever que, selon l'avis de Ibn Hazm (cité plus haut), lorsque eut lieu l'affaire Dhu-l-Khuwayssira (en l'an 8, 9 ou 10 de l'hégire), aucune sanction n'avait encore été instituée ; ce fut donc vers la fin de la mission du Prophète (après l'an 8, ou après l'an 9, ou après l'an 10) que le principe d'une sanction fut énoncé.
Même si on ne retient pas cet avis de Ibn Hazm, on ne saurait ignorer qu'en l'an 6 de l'hégire, il semble bien que la sanction n'avait pas encore été instituée, puisque le Prophète accepta la condition des Mecquois selon laquelle le Mecquois musulman qui quitterait la Mecque pour partir auprès du Prophète à Médine serait retourné à la Mecque, alors que le Médinois qui apostasierait et quitterait Médine pour partir auprès des Mecquois ne serait pas retourné à Médine ; entendant cela, des Compagnons s'exclamèrent : "Messager de Dieu, nous écririons cela ?" Le Prophète expliqua ainsi son acceptation de la clause : "Oui. Celui qui nous aura quittés pour partir auprès d'eux, Dieu l'aura éloigné. Et celui qui aura cherché à nous rejoindre, Dieu créera pour lui une porte de sortie" (Muslim, n° 1784). Ainsi, en l'an 6 de l'hégire, le Prophète acceptait que des apostats de "ridda mujarrada" quittent tranquillement Médine. (Quelqu'un pourrait objecter à cela que l'on relate l'existence d'une sanction à un cas d'apostasie en l'an 3 de l'hégire. La réponse est que d'après ash-Shawkânî ce récit n'est pas authentique : cf. Nayl ul-awtâr 8/9.)
Dès lors, se pourrait-il que cette règle relève non d'un cas d'institution définitive – où la règle, bien que n'ayant été instituée qu'après plusieurs années de mission du Prophète, est désormais toujours applicable en terre musulmane –, mais d'un cas de liaison de la règle avec l'étape (marhala) de la vie du Prophète où elle a été instituée ? Si c'est le cas, cela impliquerait que quand le pays musulman se trouve dans une étape (marhala) semblable à celle qui prévalait quand la règle fut instituée, alors seulement celle-ci est applicable ; et mais quand il n'est plus dans une étape semblable à celle qui prévalait au moment de l'institution de la règle, cette dernière redevient inapplicable (et ce nonobstant les causes de maslaha mentionnées plus haut et qui pourraient, même lorsque la situation est semblable à celle qui prévalait lors de son institution, conduire à sa non-application concrète).
Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).
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IBAR
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Re : L'Apostasie en Islam selon les oulama...
tout ça pour juger quelqu'un,ou plutot juger sa conscience,pourquoi faudait il qu'on legifere,pourquoi un vieux con decidera qui je dois etre ,pourquoi faudrait il des savants pour legiferer sur moi,ou est elle cette liberte tant clamee dans cette religion, pourquoi une religion qui se targue d'etre la verite supreme,qui a le dernier prophete et le dernier livre a t'elle peur qu'un quidam la quitte?
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maya
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Re : L'Apostasie en Islam selon les oulama...
j'ai pas tenu désolée
j'ai lu jusque la
Quelqu'un d'autre pourrait objecter également qu'il y a un autre hadîth où l'on voit le Prophète faire exécuter six hommes de la tribu Banû 'Urayna : ils s'étaient convertis à l'islam à Médine mais ensuite, souffrants, avaient été envoyés à la demande du Prophète (sur lui soit la paix) passer quelque temps auprès d'un gardien de chameaux, pour profiter du climat désertique et des produits de ces animaux ; guéris, ils avaient tué le gardien et avaient apostasié. Cependant, al-'Awwâ écrit que, comme l'a souligné Ibn Taymiyya (As-Sârim, p. 325), ces hommes ont été exécutés non pas pour la seule apostasie mais parce que, après avoir apostasié, ils avaient tué le gardien de chameaux après l'avoir fait horriblement souffrir – ils lui avaient crevé les yeux et l'avaient laissé mourir de soif dans le désert.
quelle mauvaise foi, c le prophète qui a fait ses tortures a ces hommes, et pas l'inverse, tu veux le hadith??
les copiers collers , ca m'énerve, lis et dis nous ce que tu as compris, comme je le fais!! tu te fais manipuler c pas possible!!
l'apostat est puni de mort et pas besoin de paquet bonbon rose bonbon , comme je te l'ai déja dit, pour nous enjoliver tout ca
j'ai lu jusque la
Quelqu'un d'autre pourrait objecter également qu'il y a un autre hadîth où l'on voit le Prophète faire exécuter six hommes de la tribu Banû 'Urayna : ils s'étaient convertis à l'islam à Médine mais ensuite, souffrants, avaient été envoyés à la demande du Prophète (sur lui soit la paix) passer quelque temps auprès d'un gardien de chameaux, pour profiter du climat désertique et des produits de ces animaux ; guéris, ils avaient tué le gardien et avaient apostasié. Cependant, al-'Awwâ écrit que, comme l'a souligné Ibn Taymiyya (As-Sârim, p. 325), ces hommes ont été exécutés non pas pour la seule apostasie mais parce que, après avoir apostasié, ils avaient tué le gardien de chameaux après l'avoir fait horriblement souffrir – ils lui avaient crevé les yeux et l'avaient laissé mourir de soif dans le désert.
quelle mauvaise foi, c le prophète qui a fait ses tortures a ces hommes, et pas l'inverse, tu veux le hadith??
les copiers collers , ca m'énerve, lis et dis nous ce que tu as compris, comme je le fais!! tu te fais manipuler c pas possible!!
l'apostat est puni de mort et pas besoin de paquet bonbon rose bonbon , comme je te l'ai déja dit, pour nous enjoliver tout ca
- Curtis
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Re : L'Apostasie en Islam selon les oulama...
Bonjour
L'avis des savants contemporains on s'en fiche.
A Al-Azhar, on étudie Ibn Kathir, Tabari, Kortoby, Al-Jalalayn, etc...
L'islam a très clair concernant les apostats, il faut les tuer.
4:89
Ils aimeraient vous voir mécréants, comme ils ont mécru: alors vous seriez tous égaux! Ne prenez donc pas d'alliés parmi eux, jusqu'à ce qu'ils émigrent dans le sentier d'Allah. Mais s'ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur,
[Bukhari, Livre 83, Numéro 17]
L'apôtre d'Allah a dit :
- Le sang d'un musulman qui reconnaît que personne ne peut être vénéré à part Allah et que je suis son Prophète ne peut pas être versé, sauf dans trois cas : pour meurtre, pour un rapport sexuel illicite dans le cas d'une personne mariée et pour celui qui se détourne de l'islam et quitte les musulmans. (Récit d'Abdullah)
[Bukhari, Livre 84, Numéro 57]
Des Zanadiqa avaient été amenés à Ali et il les avait brûlés. La nouvelle de cet événement atteignit Ibn Abbas qui dit :
- Si j'avais été à sa place, je ne les aurais pas brûlés, parce que l'apôtre d'Allah l'a interdit en disant « Ne punissez personne avec la punition d'Allah (le feu) ». Je les aurais tués selon l'ordre de l'apôtre d'Allah « Celui qui quitte la religion de l'islam, tuez-le ». (Récit d'Ikrima)
[Bukhari, Livre 84, Numéro 64]
J'ai bien entendu l'apôtre d'Allah dire :
- Les derniers jours, il apparaîtra de jeunes fous qui diront de belles paroles mais dont la foi n'ira pas au-delà de leur gorge et qui quitteront leur religion comme la flèche sort du jeu. Alors, où que vous en trouviez, tuez-les car celui qui en tuera aura sa récompense le jour de la résurrection. (Récit d'Ali)
OumSeyf a écrit :Or il y a par ailleurs l'avis d'un contemporain, Muhammad Salîm al-'Awwâ, qui pourrait répondre à votre question.
L'avis des savants contemporains on s'en fiche.
A Al-Azhar, on étudie Ibn Kathir, Tabari, Kortoby, Al-Jalalayn, etc...
L'islam a très clair concernant les apostats, il faut les tuer.
4:89
Ils aimeraient vous voir mécréants, comme ils ont mécru: alors vous seriez tous égaux! Ne prenez donc pas d'alliés parmi eux, jusqu'à ce qu'ils émigrent dans le sentier d'Allah. Mais s'ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur,
[Bukhari, Livre 83, Numéro 17]
L'apôtre d'Allah a dit :
- Le sang d'un musulman qui reconnaît que personne ne peut être vénéré à part Allah et que je suis son Prophète ne peut pas être versé, sauf dans trois cas : pour meurtre, pour un rapport sexuel illicite dans le cas d'une personne mariée et pour celui qui se détourne de l'islam et quitte les musulmans. (Récit d'Abdullah)
[Bukhari, Livre 84, Numéro 57]
Des Zanadiqa avaient été amenés à Ali et il les avait brûlés. La nouvelle de cet événement atteignit Ibn Abbas qui dit :
- Si j'avais été à sa place, je ne les aurais pas brûlés, parce que l'apôtre d'Allah l'a interdit en disant « Ne punissez personne avec la punition d'Allah (le feu) ». Je les aurais tués selon l'ordre de l'apôtre d'Allah « Celui qui quitte la religion de l'islam, tuez-le ». (Récit d'Ikrima)
[Bukhari, Livre 84, Numéro 64]
J'ai bien entendu l'apôtre d'Allah dire :
- Les derniers jours, il apparaîtra de jeunes fous qui diront de belles paroles mais dont la foi n'ira pas au-delà de leur gorge et qui quitteront leur religion comme la flèche sort du jeu. Alors, où que vous en trouviez, tuez-les car celui qui en tuera aura sa récompense le jour de la résurrection. (Récit d'Ali)
Aimons nous les uns les autres