A toi OumSeyf: pourquoi je ne suis plus musulmane
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Re : A toi OumSeyf: pourquoi je ne suis plus musulmane
Réponse à Moussa Youssouf sur "L'islam et l'excision" [Partie 2]
Ceci est la Partie 2 répondant à l'article de Moussa Youssouf (La Partie1*).
3. L'interdiction dans le Coran
Selon notre croyance, tout Hadîth qui contredit le Coran perd en crédibilité. Or, il se trouve que le texte coranique, s'y on analyse attentivement certains de ses passages prohibe, par ricochet, l'excision.
Dieu dit: "Et ne vous tuez pas vous-mêmes. Dieu est Miséricordieux envers vous. " (Coran, 4 :29)
Au sens littéral (lughawî), c'est le suicide qui est évoqué par ledit verset. Cependant, un certain nombre d'exégètes lui donnent une portée générale et le lisent de manière globale, ainsi :
Ne vous tuez pas vous-mêmes en commettant des péchés qui entraînent votre perte, dans cette vie et dans l'au-delà.
L'Imâm Ahmad Ibn Hanbal, rahimahullâh rapporte dans son Musnad, que Amr Ibn al As (radhia allâhou anhou), envoyé en mission par le Prophète, sallâllâhou alayhi wa salam, dirigea la prière sans faire les grandes ablutions à cause du froid intense dans cette région. Il en rendit compte au Prophète, sallâllâhou alayhi wa salam) qui lui dit: "Tu as dirigé l'office de la prière en étant impur ? " Amr rétorqua: « Il faisait très froid, j'ai craint pour ma vie et je lui ai cité ce verset "Et ne vous tuez pas vous-mêmes. Dieu est Miséricordieux envers vous. "J'ai eu recours au 'tayammoum ' (ablutions sèches) et j'ai fait la prière'. " Le Prophète (Sallallâhou alayhi wa Sallam) rit et n'a rien dit. "
Le Prophète, sallâllâhou alayhi wa Salam, a approuvé l'attitude d'un compagnon qui n'a pas fait ces ablutions comme il le devait pour préserver sa vie. Alors que dire des saignées sauvages de l'excision qui entraînent un nombre important d'accidents mortels en Afrique !
Un sens similaire à celui du verset 4 :29, est trouvé au passage coranique suivant :
Et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction. (Coran, 2 : 195)
L'ablation totale de l'organe sexuel pouvant provoquer une hémorragie mortelle, elle est forcément cause de "destruction", dans laquelle le musulman ne doit pas, par sagesse, se jetez.
Si l'excision ne peut être obligatoire, et qu'elle doit même être réprouvée, selon l'Islam, c'est parce que les sources de cette même religion, recommandent de prendre soin de son corps. Or, il se trouve que l'excision, encore plus si elle appliquée abusivement et dans de mauvaises condition hygiéniques, par des gens incompétents, peut causer on l'a déjà dit, des dégâts parfois mortel à l'organisme.
Le Prophète, sallâllâhou alayhi wa salam a en effet, dit un jour au compagnon Ibn Mazûn : "Certes, ton corps a sur toi un droit ". (Ahmad (6/106) et al-Haythamî (4/302), rapporté avec une bonne chaîne de transmission)
Anas Ibn Mâlik (radhia allâhou anhou) rapporte que le Prophète (sallâllâhou alayhi wa salam) vit un vieillard qui marchait en vacillant entre ses deux fils et demanda : « Quel est le but de celui-ci ? » Il a fait vœu d'aller à pied, répondit-on. " Allâh, reprit le Prophète (sallâllâhou alayhi wa salam), n'a nul besoin de la mortification que s'impose cet homme ". Puis, le Prophète, sallâllâhou alayhi wa salam, ordonna au vieillard de prendre une monture. (Rapporté conjointement par Al-Bukhârî, Muslim)
Le Prophète, sallâllâhou alayhi wa salam, apprit également aux gens de sa Oumma : "Demandez à Allâh le bien-être, la santé et la protection, car il n'y a pas plus grande faveur après la foi que cela" (Rapporté par At-Tirmidhî et Ibn Majah).
Est-ce en pratiquant l'excision, que l'on s'assure une bonne santé ? Non, pas vraiment ……
A la lumière de l'axiome de tout ce qui a été énoncé, et de l'importance attachée à la protection du corps et la préservation de la santé en Islam, il ne fait pas de doute que des « saignées » entraînant la mort ou de graves mutilations génitales ne peuvent être que réprouvées, bannies par la religion musulmane.
Ici, Moussa Youssouf répète essentiellement ce qu'il dit en la première partie de son article, à savoir que l'Islam prescrirait de prendre soin de sa santé physique, quand l'excision met en danger la santé physique. Nous avons déjà répondu à cet argument non réfléchi en la première partie de notre réponse, et avons démontré qu'il s'avère être non pertinent*.
4. L'excision et les juristes
Voici la substance d'une question que certaines personnes se posent concernant l'excision et le regard porté dessus par les fuqahâ (juristes musulmans) :
Question : "Les quatre écoles de Fiqh ont émis différentes Fatwa à propos de la circoncision féminine. On a dit qu'elle était regardée comme obligatoire pour les hommes et pour les femmes en fonction de l'Imâm Ash-Shafi`y, obligatoire pour les hommes et considérée comme un honneur pour les femmes selon l'Imâm Ahmad Ibn Hanbal, un acte de la sunna pour les hommes et un honneur pour les femmes selon De l'Imâm Abû Hanifa et l'Imam Mâlik. Par conséquent, aucun d'entre eux n'ont jugé prohibé la circoncision féminine. Pouvons-nous en conclure, en conséquence, que l'exercice de cette pratique (c'est-à-dire, l'excision) est admissible puisqu'il n'a pas été interdit par aucun quatre Imâms? "
Réponse :
Le Fiqh est la science de la jurisprudence islamique et elle s'appuie notamment sur les preuves tirées du Coran, la Sunna authentique et le Qiyâs.
En plus d'être familiarisé avec les connaissances liées au Fiqh et à la Sharî`ah, le Faqîh doit être conscient de la situation sociale dans laquelle il évolue et donc donne sa fatwa et ses enseignements, en prenant en considération les circonstances et les conditions de sa société.
Le Fiqh est une science humaine, à travers laquelle des juristes s'évertuent de déterminer, ce qui est satisfaisant et nocif pour les musulmans dans différents domaines. L'opinion d'un Faqîh ne doit pas être considérée comme une partie essentielle de la Sharî`ah ou d'une religion, et donc être utilisé comme une preuve légale. Au contraire, l'avis du Faqîh est simplement le produit d'une réflexion basée sur les textes. Il est donc affecté par les problèmes du monde qui entoure le Faqîh. Un pareil procédé est considéré comme une tentative d'atteindre une compréhension correcte des textes et de savoir comment les appliquer. Ainsi, le Faqîh n'est pas infaillible, car il peut avoir tort comme il peut avoir raison. Cependant, le Faqîh qualifié pour pratiquer l'Ijtihad reçoit une double récompense si il trouve la bonne conclusion et une récompense si il se trompe. À cet égard, Ash-Shafi`y a dit, "Mon opinion est correcte mais est probablement fausse et l'opinion des autres est fausse mais probablement correcte." De plus, tout ce qui n'est pas abordé dans les ouvrages de Fiqh ne concerne pas le domaine religieux, il existe de nombreux autres sujets abordés dans ces livres tels que les affaires qui attraient à la médecine, l'alimentation, l'habillement, etc…
Quand aux affaires mondaines, le Prophète, sallâllâhou alayhi wa salam, nous a montré un exemple, quand il a ordonné aux musulmans de ne pas polliniser des palmiers, ce qui nuit à leur production. En voyant le résultat de la baisse de la production de palmiers, le Prophète, sallâllâhou alayhi wa salam, a dit aux musulmans, "Vous êtes mieux informés de vos affaires mondaines." De cette façon, il nous montra la différence entre ses instructions relatives aux affaires religieuses, et celles liées aux affaires mondaines ou sociales. Par conséquent, le Faqîh, en énonçant une fatwa sur un certain domaine avec lequel il n'est pas familiarisé, doit suivre les avis de ceux qui ont plus de connaissances en le domaine concerné, compte tenu de l'intérêt public des gens, à moins que ces opinions ne contredisent à l'évidence des textes religieux. Les questions d'ordres médicales, abordées dans les livres de Fiqh et de Hadîth sont considérées comme de pures affaires mondaines pour lesquelles l'avis du Faqîh est demandé mais après avoir pris connaissance de ce qu'en dit la médecine et la science. Par conséquent, l'avis du Faqîh doit être construit sur celui du médecin et non pas inversement. Si l'on applique les critères mentionnés ci-dessus à la question de l'excision, nous pouvons arriver à la conclusion que celui qui s'attaque à un tel sujet et instruis les gens sur cette question grave, doit remplir les conditions du plein Faqîh, et non celui des exégètes, prêcheurs, prédicateurs ou Muhaddithun. Pour remplir ces conditions, le Faqîh doit être familiarisé avec les différentes sciences religieuses en particulier la science du Fiqh et de ses principes. En outre, il doit avoir une connaissance précise de cette coutume (c'est à dire, l'excision), par exemple, il faut étudier son origine historique, culturelle et les raisons sociale amenant certaines personnes à la pratiquer, et les implications scientifiques liées à l'ablation des organes, coupés à l'initiative de cette pratique. Aussi, il doit considérer le fait que cela entraînera la privation de la pleine jouissance sexuelle pour la femme.
Remplissant ces conditions, le Faqîh devient compétent pour donner un jugement fondé sur sa connaissance des faits scientifiques et non pas en se basant sur le savoir populaire et la culture.
Quant à la vision scientifique de l'excision, elle est claire, elle affirme que l'excision est "une suppression partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme". En conséquence, un tel acte est susceptible d'affecter négativement les fonctions naturelles de cet organe aussi bien que le plaisir sexuel. Donc, une telle pratique n'est rien d'autre qu'une pratique sociale qui vise à contrôler la femme et la priver de ses droits.
Ayant connaissance de tous ces faits scientifiques et sociaux modernes qui entourent cette vieille coutume, est-il raisonnable pour le Faqîh aujourd'hui de justifier et de défendre la pérennité d'une telle pratique !?
Il est vrai que les juristes peuvent commettent des erreurs, il est vrai que l'excision est une pratique barbare, mais Moussa Youssouf, ne peut rien changer au fait que l'Islam permet, comme nous l'avons observé, l'excision. Nous nous demandons ce qui prime à l'esprit de Moussa Youssouf, ce que dit l'Islam, ou ce que dit la science moderne ?
Ensuite, Abuhamza Ibn Mohammed répond à ces allégations de Moussa Youssouf:
* Et les juristes (fuqaha)..
Mohsen Ismaël a dit "La littérature juridique ancienne qui parle de cette pratique, sans la recommander formellement, l'évoque sous le vocable «khafdh» ou « khifâdh » qui signifie l'affaiblissement du plaisir sexuel. Cette signification est connotée d'un raisonnement qui confère à la femme un statut inférieur à celui de l'homme".
Si la littérature juridique ancienne évoque l'excision par le terme "Khafdh", comment elle est appelée par la littérature juridique récente ou moderne ? Une "pratique tribale" qui "est doublement condamnable tant au niveau de la religion que des lois civiles"!!.. (voir la réponse du théologien)
Est-ce vrai que la littérature juridique ancienne n'a pas recommandé l'excision? La réponse est évidemment: non! Les ouvrages du fiqh nous apprennent le contraire et ce chez les quatre écoles, les gens de hadiths (indépendants) et même les zahites (Daoud et Ibn Hazm)! Serait-il nécessaire de citer une seconde fois les avis, déjà mentionnés, des qautre imams?
- Malik et Abou Hanifa: c'est une sunna pour les deux.
- Ahmed Ibn Hanbal : Wajib (obligatoire) pour l'homme, et sunna (non obligatoire) pour la femme.
- Ach-Chafi'i: Wajib (obligatoire) pour les deux. (à ce propos, voir également, "'Awn ul ma'bouf, charh sunan Abi Daoud" de Al-Abadi, Kitab Al-Adab, chapitre 1884 Bab al-Khitan, hadith 5264)
- La majorité des auteurs des recueils de hadiths ont donnée à des chapitres entiers le titre: "De l'obligation de la lotion quand les deux parties circoncises se touchent", cela ne signifie qu'une seule chose, c'est que l'ensemble de ces traditionnistes ou traditionnalistes reconnaissent que le khifadh (l'excision) est une pratique approuvée par l'Islam.
- Imam Al-Haramayn Abou Al-Ma'alla Abdelmalik ibn abdellah (418-478) a dit: le minimum de l'excision [de la femme) est ce qui donnerai le sens au terme [excision]. (voir "fath ul Bari" d'Al-Hafiz, tome 10, kitab al-libass, chapitre "Qass uch charib")
- Le khitan est l'endroit du sexe masculain et fémenin où a été pratiquée l'ablation. ("Al-lubab fi charh al-kitab" du cheikh Abdelghani Al-Ghunaymi Al-Dimachqi Al-Maydani, tome 1, kitab al-tahara)
- Elle est sunna très conseillé pour l'homme et permis pour la femme. ("Fiqh al-'ibadat 'ala al-madhahabi al-maliki" de Al-Hajja Kawkab Ubayd, kitab alhajj, 6 ème chapitre, p.332).
- Le khifadh (l'excision) est obligatoire même [si on enlève qu'] un petit morceau. ("Mughni al-muhtaj" de Al-Khatib Al-Charbini, Kitab Al-Siyyal)
- Voir l'excellent commentaire et analyse de Chawkani. "Nayl Al-Awtar" de Al-Chawkani, tome 1, Kitab al-Tahara, Chapitres de "Al-siwak et sunan al-fitrah", p. 138-141)
- Voir les avis d'Abou Al-Barakat, d'Ibn Al-Sabbagh, d'Al-Khallal, de Salih ibn Ahmed, de l'Imam Ahmed et d'ibn Al-Qayyim dans "Tuhfat ul mawloudi" de l'imam Ibn Al-Qayyim, tome 1, 8 ème et 9 ème chapitre p.175-190).
- Voir également l'avis d'un muhaddith contemporain, le cheikh Al-Albani dans "Tamamu al-minna fi al-ta'liqi 'ala fiqhi al-sunna" du cheikh Al-Albani, p. 67, 3 ème édition, Editeur Al-maktaba al-Islamiyya)
La liste des juristes (anciens et contemporains) des différents écoles et courants du fiqh est longue, et dans chacune des références susmentionnées, les auteurs citent les avis des dizaines de juristes et savants qui soutiennent, au moins, la permission de pratiquer l'excision tout en considérant un acte de purification voire d'adoration (à ce propos, voir l'avis d'Al-Ghazali [m. 450]).
* Un peu d'exercice pour les fans du qiyyass (analogie)
Si on suit la logique d'Abou Al-Abbas ibn surayj qu'Al-Khattabi a rapportée ainsi que d'autres tel que Al-Nawawi, Abou Chama, Abou Hamid Al-Ghazali, Al-Qadhi Al-Hussayn, Abou Al-Faraj Al-Sarkhassi et le cheikh in "al-muhaddab", on aboutira à l'avis d'Ach-chafi'i lequel soutient que l'excision est wajib (obligatoire) pour (toutes!!) les femmes.
La logique dit que porter le regard sur la 'awra (partie intime) d'une personne est haram. Il est établie que l'excision a été approuvée par le prophète , du moins par ses silences et au plus par son conseil donnée à la femme qui circoncisait à Médine. Le dévoilement de la 'awra de la personne circoncise ou excisée ne serait autorisée que s'il s'agissait d'un wajib et non comme le dit M. Patel "qu'à ce moment, dans les conditions (!!) qui prévalaient au sein de la société arabe, celle-ci était considérée comme un acte honorable (?!) pour la femme", et non plus comme le prétendait le théologien "zitounien": "pratique tribale est doublement condamnable tant au niveau de la religion...". Croit-on que le prophète aurait toléré un geste haram rien que pour plaire aux arabes ou se conformer à leurs pratiques? Rappelons qu'une telle législation a été établie à Médine, c'est-à-dire quand le prophète était le gouverneur, et l'Islam était en état de force.
La seconde est ce qu'Abou Hamid et ses partisantes ont adopté: l'amputation d'un membre [ou partie du corps] du corps qui ne se régénère pas [exp. ongles..] comme étant un acte d'adoration ('Ibadah) ne serait qu'un wajib tel l'amputation de la main du voleur.
La troisième est celle développée par Al-Mawardi lequel a dit: La circoncision (de même que l'excision) cause un mal à la personne, en sachant qu'une telle chose n'est permise qu'en trois cas: une maslaha [intérêt] , une peine légale ou une obligation (wujoub). Les deux premiers cas ne concernent en rien la circoncision (et l'excision), et par conséquent il ne reste que le troisième.
Qu'est-ce que les partisantes et les adhérents de l'école de la rectification de la révélation (madrasat ul istidraki 'ala al-wahyi) ont pour répondre à ce que nous avons cité? Quels arguments ont-ils pour affirmer que l'excision ne fut jamais connue par les musulmans, si ce n'est que des paroles stériles? Nous attendons leur réponse!
http://www.lacitevirtuelle.com/islam/is ... r=excision
Moussa Youssouf continue et dit:
5. Le mot de la fin
Nous arrivons au terminal de cette étude. L'excision n'est résolument pas une partie de la religion musulmane. D'ailleurs, si l'excision était réellement une pratique cultuelle et rituelle musulmane, alors le Prophète Muhammad, sallâllâhou alayhi wa Salam, qui avait l'habitude de montrer l'exemple à sa Oumma, l'aurait lui-même appliquée à ses filles, à ses femmes ect … mais il ne nous ait jamais parvenu dans des récits de la Sirâ qu'il ne l'ait fait. Il n'y a pas de position réellement tranchée sur la question de l'excision du fait de l'absences de références sures à ce sujet et du fait que les juristes musulmans n'ont pas assez approfondi l'Ijtihad à la lumière des données de la médecine moderne. Cette pratique (circoncision des femmes) n'est en fait qu'une coutume hautement pratiquée à l'échelle mondiale et sur laquelle l'Islam n'a fait que passer, laissant au progrès médical, le soin de l'infirmer.
Nous avons pu constater que la conclusion de Moussa Youssouf que "l'excision n'est résolument pas une partie de la religion musulmane" n'a aucun fondement. Cela dit, Moussa Youssouf ajoute un argument additionnel, à savoir que Mohammed n'aurait jamais appliqué l'excision à ses filles, à ses femmes. Ce qui prouverait en soi que l'excision n'est pas permise en Islam. Le problème est ce sur quoi se fonde Moussa Youssouf pour arguer que les filles, les femmes de Mohammed n'ont pas été excisé. Comme le précise Moussa Youssouf, son argument est simplement un argument de silence "il ne nous ait jamais parvenu dans des récits de la Sirâ qu'il ne l'ait fait". Le fait qu'il ne soit pas enregistré dans les sources musulmanes, que les filles et femmes de Mohammed n'ont pas été excisé ne prouve pas qu'elles ne l'ont pas été, comme cela ne prouve pas qu'elles l'ont été. Ce n'est pas un argument pertinent. Ensuite, les filles, et les femmes de Mohammed ont pu ne pas avoir été excisé, cela ne signifie pas que l'excision n'est pas permise en Islam, une permission n'est pas une obligation. Et puis tout simplement, nous avons vu en la première partie de cet article, que Mohammed a permis l'excision, ce qui met fin à la discussion.
Supplément :
Il arrive parfois que certains polémistes non-musulmans qui veulent à tout prix que l'excision fasse partie de l'Islam et soit reconnue comme étant une pratique cultuelle ou rituelle musulmane, citent des ulémas favorables à l'application de cette coutume, dans le dessein d'impressionner le lecteur. Bien, ici nous rentrerons dans leur jeu et citerons brièvement quelques savants musulmans réfutant le bien fondé et la légalité de l'excision.
Sheikh Rashid Rida, 1904, sous le titre, « La circoncision féminine : obligation d'un acte de Sunna », écrit dans l'introduction du magazine Al-Manar : "Ibn Al-Munzir a dit : « Quant à la circoncision, il n'y a aucun récit auquel se référer, ni de Hadîth à suivre. » Ceux qui prétendent que la circoncision des femmes est un acte de Sunna appuient leur point de vue avec le hadîth rapporté par Al-Bayhaqi et Ahmad, d'Oussama, "la circoncision est un acte du Sunna pour les hommes et un acte honorable pour les femmes. " Cependant, Al-Hajjaj Ibn Arta'ah, à qui le récit de ce hadith remonte, est mudallis (connu pour sa malhonnêteté dans la narration du récit).
Cheik Makhluf était le Muftî égyptien de 1946 à 1950. Il a occupé beaucoup de positions importantes car il était un membre fondateur de la ligue musulmane mondiale (MWL). Il également a été choisi être un membre au haut Conseil judiciaire dans le royaume de l'Arabie Saoudite. À son actif, ses fameux ouvrages, "Kalimat Al-Qur'an Tafsîr wa Bayan", "Safwat Al-Bayan Li-Ma`ani Al-Qur'an", "Adab Tilawat Al-Qur'an Wa Sama`uh". Dans une de ses Fatwas, il statuait clairement que l'abandon de l'excision n'est nullement un péché.
Sheikh Sayyid Sabiq conclut dans son célèbre Fiqh us-sunna, qu'il a mis vingt ans à élaborer : " Les Hadîths énonçant la légalité de la circoncision des femmes sont da`if (faible) ; aucun d'eux n'est jugé Sahîh (authentique). " (p. 33, Vol. 1)
Sheikh Muhammad Ibn Lutfi As-Sabbagh, Professeur d'études islamiques à l'université de Riyad (Arabie Saoudite)
Le Prof. As-Sabbagh a mené une recherche sur le caractère légal de la circoncision féminine, s'appuyant sur les références du Coran et de Hadîths Sahîh. Il a conclu : "La circoncision des femmes n'est pas légalement acceptable, car il y a aucun un hadith Sahîh pour la soutenir en plus du tort et des dangers qu'elle peut causer. La parole du Prophète, sallâllâhou alayhi wa salam, "Aucun mal ne doit être fait ou être échangé." Un tel hadîth est l'un des principes universels de cette religion vraie. En tant que tels, la circoncision des femmes n'est pas nécessaire, obligatoire ou même acte du Sunna. C'est le point de vue de beaucoup de savants car ils n'ont trouvé aucun Hadîth rapporté du Prophète, sallâllâhou alayhi wa salam, appuyant une telle pratique.
Moussa Youssouf est correcte en soulignant le fait que ce n'est pas un simple appel à l'autorité qui permet de dire ce que l'Islam enseigne ou non sur tel sujet. Seulement, ici nous avons démontré que l'excision fait partie réellement de l'Islam. Les quatre Musulmans que cite Moussa Youssouf (et qui ne sont pas tous des savants de l'Islam) n'apportent aucun argument qui mine la réclamation que l'Islam permet l'excision.
Concernant, Rashid Rida, il présente tout simplement mal les sources musulmanes, il omet les hadiths authentiques qui rendent licite l'excision, de même il passe sous silence, les autres évidences qui montrent que l'excision est permise en Islam.
Hassanayn Makhluf, pour sa part, dit simplement que l'abandon de l'excision n'est pas un péché, ce qui ne nie pas que l'excision est permise. Au contraire, cela peut suggérer que l'excision est permise en Islam. Puisque le fait de dire que ce n'est pas un péché d'abandonner l'excision n'est pas un péché, suppose que l'excision est une pratique licite en Islam. Hassanayn Makhluf, semble donc réfuter le point que Moussa Youssouf essaye de prouver.
Quant à Sayid Sabeq, de même que Rashid Rida, il présente mal les données musulmanes au sujet de l'excision, il ne fait pas part des hadiths authentiques qui rendent licite l'excision, ainsi que des autres évidences qui rendent légale l'excision.
Moussa Youssouf cite également Lutfi Al-Sabbagh, mais sans précisé ce qu'il dit sur ce sujet. Cependant, d'après ce que nous savons, Lutfi Al-Sabbagh, ne dit rien de nouveau. Il dit également faussement, qu'il n'y a aucun hadith authentique qui permet l'excision, et argue du fait que puisque l'excision est néfaste d'un point de vue médicale, donc l'Islam ne permet pas l'excision, seulement ce raisonnement est fallacieux, comme nous l'avons vu.
Enfin, ici, nous citerons trois Musulmans dont deux savants, que Moussa Youssouf a cité ou a l'habitude de citer en ses articles:
Le savant Sheikh Ibn Baz que Moussa Youssouf cite au moins dans un des ses articles, dit à propos de l'excision:
L’EXCISION DES FILLES EST UNE TRADITION PROPHÉTIQUE
Q : Quel est le jugement sur l’excision ? Existe-t-il des règles (lois) précises à ce sujet ?
R : L’EXCISION EST UNE TRADITION PROPHETIQUE, si elle est correctement pratiquée par un médecin homme ou femme, d’après la parole du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) :
« Cinq choses proviennent de la pureté originelle : la circoncision, raser les poils du pubis, tailler la moustache, couper les ongles, et épiler ses aisselles »
(Authentifié par Boukhari et Mouslim).
Tout ceci est valable pour les hommes et les femmes excepté le taillage des moustaches qui est une caractéristique spécifique à l’homme.
Fatwa de cheikh Ibn Baz
Page 47 dans son livre « Majmouha fatawa ».
http://www.fatawaislam.com/purification ... ation4.htm
Sheikh al-Albani que cite Moussa Youssouf en cet article même où il nie que l'excision fasse partie de l'Islam, est le savant qui a authentifié le hadith où Mohammed a autorisé l'excision.
Anas Ahmed Lala, un Musulman modéré, que cite à plusieurs reprises Moussa Youssouf en ses articles, dit au sujet de l'excision:
Les sources musulmanes n'ont pas rendu obligatoire pour la femme la "circoncision" et ne lui ont pas non plus donné le caractère recommandé qui revient à la circoncision pour les hommes (même la "circoncision" féminine sous sa forme a citée plus haut). Une "forme de circoncision" pour les femmes était pratiquée chez certains Arabes avant la venue de l'islam, et le Prophète y a apporté comme restriction le fait que ne soit pas enlevé le clitoris. L'objectif est que la femme ne soit pas privée de ce qui lui revient de droit au moment des relations intimes avec son mari.
http://www.maison-islam.com/article.php?sid=122
Bien qu'Anas Ahmed Lala ait une retenue quant au caractère recommandé de la circoncision féminine, Anas Ahmed Lala regarde l'excision en tant que pratique permise par l'Islam:
Le Prophète a dit que cela devait rester dans le cadre de la forme a
[...]
Une "forme de circoncision" pour les femmes était pratiquée chez certains Arabes avant la venue de l'islam, et le Prophète y a apporté comme restriction le fait que ne soit pas enlevé le clitoris.
http://www.maison-islam.com/article.php?sid=122
Ainsi, Anas Ahmed Lala dont Moussa Youssouf a l'habitude de faire appel en ses articles, confirme que l'excision est licite en Islam.
Nous constatons donc, que même parmi les Musulmans auquel Moussa Youssouf fait appel, plusieurs confirment que l'excision est permise en Islam. Nous soulignons ceci, car Moussa Youssouf, laisse entendre, que ce sont "certains ennemis de l'Islam" qui affirment "que les sources de l'Islam autorisent ou font la promotion de l'excision", lorsque nous découvrons que c'est avant tout parmi les Musulmans eux-mêmes que nous trouvons l'affirmation "que les sources de l'Islam autorisent ou font la promotion de l'excision", dont plusieurs de ces Musulmans, sont des personnes que citent Moussa Youssouf.
Enfin, nous souhaitons terminer en précisant qu'il est facile de trouver des Musulmans, qui disent que l'excision n'est pas permise, seulement citer des Musulmans qui affirment que l'excision est interdite en Islam, n'est pas une preuve que l'Islam interdit réellement cette pratique. Il faut à coté des arguments qui soutiennent cette vue. S'il n'y a pas d'argument, les citations des Musulmans affirmant que l'excision est interdite en Islam, n'ont pas de valeurs. Il en est de la même manière du voile, nous pouvons trouver facilement des Musulmans dire que le voile n'est pas une obligation, ou n'est pas prescrit par l'Islam, seulement citer ces Musulmans ne constitue pas une démonstration suffisante que l'Islam ne prescrit pas le voile.
On peut également citer les arguments de ces Musulmans qui affirment que le voile n'est pas obligatoire, ou qu'il n'est pas prescrit par l'Islam, seulement un examen de ces arguments prouvent que ces arguments ne tiennent pas la route. Il en est de la même manière au sujet de l'excision, nous pouvons trouver des Musulmans dire que l'excision est interdite par l'Islam, et ce en s'appuyant sur certains arguments. Cependant, une fois les arguments examinés, nous nous rendons compte que ceux-ci ne tiennent pas, ils sont non pertinents.
En conclusion, nous pouvons raisonnablement affirmer que les arguments de Moussa Youssouf pour rejeter l'excision se sont avérés être non pertinents. Pour plus de lecture sur l'excision:
Ceci est la Partie 2 répondant à l'article de Moussa Youssouf (La Partie1*).
3. L'interdiction dans le Coran
Selon notre croyance, tout Hadîth qui contredit le Coran perd en crédibilité. Or, il se trouve que le texte coranique, s'y on analyse attentivement certains de ses passages prohibe, par ricochet, l'excision.
Dieu dit: "Et ne vous tuez pas vous-mêmes. Dieu est Miséricordieux envers vous. " (Coran, 4 :29)
Au sens littéral (lughawî), c'est le suicide qui est évoqué par ledit verset. Cependant, un certain nombre d'exégètes lui donnent une portée générale et le lisent de manière globale, ainsi :
Ne vous tuez pas vous-mêmes en commettant des péchés qui entraînent votre perte, dans cette vie et dans l'au-delà.
L'Imâm Ahmad Ibn Hanbal, rahimahullâh rapporte dans son Musnad, que Amr Ibn al As (radhia allâhou anhou), envoyé en mission par le Prophète, sallâllâhou alayhi wa salam, dirigea la prière sans faire les grandes ablutions à cause du froid intense dans cette région. Il en rendit compte au Prophète, sallâllâhou alayhi wa salam) qui lui dit: "Tu as dirigé l'office de la prière en étant impur ? " Amr rétorqua: « Il faisait très froid, j'ai craint pour ma vie et je lui ai cité ce verset "Et ne vous tuez pas vous-mêmes. Dieu est Miséricordieux envers vous. "J'ai eu recours au 'tayammoum ' (ablutions sèches) et j'ai fait la prière'. " Le Prophète (Sallallâhou alayhi wa Sallam) rit et n'a rien dit. "
Le Prophète, sallâllâhou alayhi wa Salam, a approuvé l'attitude d'un compagnon qui n'a pas fait ces ablutions comme il le devait pour préserver sa vie. Alors que dire des saignées sauvages de l'excision qui entraînent un nombre important d'accidents mortels en Afrique !
Un sens similaire à celui du verset 4 :29, est trouvé au passage coranique suivant :
Et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction. (Coran, 2 : 195)
L'ablation totale de l'organe sexuel pouvant provoquer une hémorragie mortelle, elle est forcément cause de "destruction", dans laquelle le musulman ne doit pas, par sagesse, se jetez.
Si l'excision ne peut être obligatoire, et qu'elle doit même être réprouvée, selon l'Islam, c'est parce que les sources de cette même religion, recommandent de prendre soin de son corps. Or, il se trouve que l'excision, encore plus si elle appliquée abusivement et dans de mauvaises condition hygiéniques, par des gens incompétents, peut causer on l'a déjà dit, des dégâts parfois mortel à l'organisme.
Le Prophète, sallâllâhou alayhi wa salam a en effet, dit un jour au compagnon Ibn Mazûn : "Certes, ton corps a sur toi un droit ". (Ahmad (6/106) et al-Haythamî (4/302), rapporté avec une bonne chaîne de transmission)
Anas Ibn Mâlik (radhia allâhou anhou) rapporte que le Prophète (sallâllâhou alayhi wa salam) vit un vieillard qui marchait en vacillant entre ses deux fils et demanda : « Quel est le but de celui-ci ? » Il a fait vœu d'aller à pied, répondit-on. " Allâh, reprit le Prophète (sallâllâhou alayhi wa salam), n'a nul besoin de la mortification que s'impose cet homme ". Puis, le Prophète, sallâllâhou alayhi wa salam, ordonna au vieillard de prendre une monture. (Rapporté conjointement par Al-Bukhârî, Muslim)
Le Prophète, sallâllâhou alayhi wa salam, apprit également aux gens de sa Oumma : "Demandez à Allâh le bien-être, la santé et la protection, car il n'y a pas plus grande faveur après la foi que cela" (Rapporté par At-Tirmidhî et Ibn Majah).
Est-ce en pratiquant l'excision, que l'on s'assure une bonne santé ? Non, pas vraiment ……
A la lumière de l'axiome de tout ce qui a été énoncé, et de l'importance attachée à la protection du corps et la préservation de la santé en Islam, il ne fait pas de doute que des « saignées » entraînant la mort ou de graves mutilations génitales ne peuvent être que réprouvées, bannies par la religion musulmane.
Ici, Moussa Youssouf répète essentiellement ce qu'il dit en la première partie de son article, à savoir que l'Islam prescrirait de prendre soin de sa santé physique, quand l'excision met en danger la santé physique. Nous avons déjà répondu à cet argument non réfléchi en la première partie de notre réponse, et avons démontré qu'il s'avère être non pertinent*.
4. L'excision et les juristes
Voici la substance d'une question que certaines personnes se posent concernant l'excision et le regard porté dessus par les fuqahâ (juristes musulmans) :
Question : "Les quatre écoles de Fiqh ont émis différentes Fatwa à propos de la circoncision féminine. On a dit qu'elle était regardée comme obligatoire pour les hommes et pour les femmes en fonction de l'Imâm Ash-Shafi`y, obligatoire pour les hommes et considérée comme un honneur pour les femmes selon l'Imâm Ahmad Ibn Hanbal, un acte de la sunna pour les hommes et un honneur pour les femmes selon De l'Imâm Abû Hanifa et l'Imam Mâlik. Par conséquent, aucun d'entre eux n'ont jugé prohibé la circoncision féminine. Pouvons-nous en conclure, en conséquence, que l'exercice de cette pratique (c'est-à-dire, l'excision) est admissible puisqu'il n'a pas été interdit par aucun quatre Imâms? "
Réponse :
Le Fiqh est la science de la jurisprudence islamique et elle s'appuie notamment sur les preuves tirées du Coran, la Sunna authentique et le Qiyâs.
En plus d'être familiarisé avec les connaissances liées au Fiqh et à la Sharî`ah, le Faqîh doit être conscient de la situation sociale dans laquelle il évolue et donc donne sa fatwa et ses enseignements, en prenant en considération les circonstances et les conditions de sa société.
Le Fiqh est une science humaine, à travers laquelle des juristes s'évertuent de déterminer, ce qui est satisfaisant et nocif pour les musulmans dans différents domaines. L'opinion d'un Faqîh ne doit pas être considérée comme une partie essentielle de la Sharî`ah ou d'une religion, et donc être utilisé comme une preuve légale. Au contraire, l'avis du Faqîh est simplement le produit d'une réflexion basée sur les textes. Il est donc affecté par les problèmes du monde qui entoure le Faqîh. Un pareil procédé est considéré comme une tentative d'atteindre une compréhension correcte des textes et de savoir comment les appliquer. Ainsi, le Faqîh n'est pas infaillible, car il peut avoir tort comme il peut avoir raison. Cependant, le Faqîh qualifié pour pratiquer l'Ijtihad reçoit une double récompense si il trouve la bonne conclusion et une récompense si il se trompe. À cet égard, Ash-Shafi`y a dit, "Mon opinion est correcte mais est probablement fausse et l'opinion des autres est fausse mais probablement correcte." De plus, tout ce qui n'est pas abordé dans les ouvrages de Fiqh ne concerne pas le domaine religieux, il existe de nombreux autres sujets abordés dans ces livres tels que les affaires qui attraient à la médecine, l'alimentation, l'habillement, etc…
Quand aux affaires mondaines, le Prophète, sallâllâhou alayhi wa salam, nous a montré un exemple, quand il a ordonné aux musulmans de ne pas polliniser des palmiers, ce qui nuit à leur production. En voyant le résultat de la baisse de la production de palmiers, le Prophète, sallâllâhou alayhi wa salam, a dit aux musulmans, "Vous êtes mieux informés de vos affaires mondaines." De cette façon, il nous montra la différence entre ses instructions relatives aux affaires religieuses, et celles liées aux affaires mondaines ou sociales. Par conséquent, le Faqîh, en énonçant une fatwa sur un certain domaine avec lequel il n'est pas familiarisé, doit suivre les avis de ceux qui ont plus de connaissances en le domaine concerné, compte tenu de l'intérêt public des gens, à moins que ces opinions ne contredisent à l'évidence des textes religieux. Les questions d'ordres médicales, abordées dans les livres de Fiqh et de Hadîth sont considérées comme de pures affaires mondaines pour lesquelles l'avis du Faqîh est demandé mais après avoir pris connaissance de ce qu'en dit la médecine et la science. Par conséquent, l'avis du Faqîh doit être construit sur celui du médecin et non pas inversement. Si l'on applique les critères mentionnés ci-dessus à la question de l'excision, nous pouvons arriver à la conclusion que celui qui s'attaque à un tel sujet et instruis les gens sur cette question grave, doit remplir les conditions du plein Faqîh, et non celui des exégètes, prêcheurs, prédicateurs ou Muhaddithun. Pour remplir ces conditions, le Faqîh doit être familiarisé avec les différentes sciences religieuses en particulier la science du Fiqh et de ses principes. En outre, il doit avoir une connaissance précise de cette coutume (c'est à dire, l'excision), par exemple, il faut étudier son origine historique, culturelle et les raisons sociale amenant certaines personnes à la pratiquer, et les implications scientifiques liées à l'ablation des organes, coupés à l'initiative de cette pratique. Aussi, il doit considérer le fait que cela entraînera la privation de la pleine jouissance sexuelle pour la femme.
Remplissant ces conditions, le Faqîh devient compétent pour donner un jugement fondé sur sa connaissance des faits scientifiques et non pas en se basant sur le savoir populaire et la culture.
Quant à la vision scientifique de l'excision, elle est claire, elle affirme que l'excision est "une suppression partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme". En conséquence, un tel acte est susceptible d'affecter négativement les fonctions naturelles de cet organe aussi bien que le plaisir sexuel. Donc, une telle pratique n'est rien d'autre qu'une pratique sociale qui vise à contrôler la femme et la priver de ses droits.
Ayant connaissance de tous ces faits scientifiques et sociaux modernes qui entourent cette vieille coutume, est-il raisonnable pour le Faqîh aujourd'hui de justifier et de défendre la pérennité d'une telle pratique !?
Il est vrai que les juristes peuvent commettent des erreurs, il est vrai que l'excision est une pratique barbare, mais Moussa Youssouf, ne peut rien changer au fait que l'Islam permet, comme nous l'avons observé, l'excision. Nous nous demandons ce qui prime à l'esprit de Moussa Youssouf, ce que dit l'Islam, ou ce que dit la science moderne ?
Ensuite, Abuhamza Ibn Mohammed répond à ces allégations de Moussa Youssouf:
* Et les juristes (fuqaha)..
Mohsen Ismaël a dit "La littérature juridique ancienne qui parle de cette pratique, sans la recommander formellement, l'évoque sous le vocable «khafdh» ou « khifâdh » qui signifie l'affaiblissement du plaisir sexuel. Cette signification est connotée d'un raisonnement qui confère à la femme un statut inférieur à celui de l'homme".
Si la littérature juridique ancienne évoque l'excision par le terme "Khafdh", comment elle est appelée par la littérature juridique récente ou moderne ? Une "pratique tribale" qui "est doublement condamnable tant au niveau de la religion que des lois civiles"!!.. (voir la réponse du théologien)
Est-ce vrai que la littérature juridique ancienne n'a pas recommandé l'excision? La réponse est évidemment: non! Les ouvrages du fiqh nous apprennent le contraire et ce chez les quatre écoles, les gens de hadiths (indépendants) et même les zahites (Daoud et Ibn Hazm)! Serait-il nécessaire de citer une seconde fois les avis, déjà mentionnés, des qautre imams?
- Malik et Abou Hanifa: c'est une sunna pour les deux.
- Ahmed Ibn Hanbal : Wajib (obligatoire) pour l'homme, et sunna (non obligatoire) pour la femme.
- Ach-Chafi'i: Wajib (obligatoire) pour les deux. (à ce propos, voir également, "'Awn ul ma'bouf, charh sunan Abi Daoud" de Al-Abadi, Kitab Al-Adab, chapitre 1884 Bab al-Khitan, hadith 5264)
- La majorité des auteurs des recueils de hadiths ont donnée à des chapitres entiers le titre: "De l'obligation de la lotion quand les deux parties circoncises se touchent", cela ne signifie qu'une seule chose, c'est que l'ensemble de ces traditionnistes ou traditionnalistes reconnaissent que le khifadh (l'excision) est une pratique approuvée par l'Islam.
- Imam Al-Haramayn Abou Al-Ma'alla Abdelmalik ibn abdellah (418-478) a dit: le minimum de l'excision [de la femme) est ce qui donnerai le sens au terme [excision]. (voir "fath ul Bari" d'Al-Hafiz, tome 10, kitab al-libass, chapitre "Qass uch charib")
- Le khitan est l'endroit du sexe masculain et fémenin où a été pratiquée l'ablation. ("Al-lubab fi charh al-kitab" du cheikh Abdelghani Al-Ghunaymi Al-Dimachqi Al-Maydani, tome 1, kitab al-tahara)
- Elle est sunna très conseillé pour l'homme et permis pour la femme. ("Fiqh al-'ibadat 'ala al-madhahabi al-maliki" de Al-Hajja Kawkab Ubayd, kitab alhajj, 6 ème chapitre, p.332).
- Le khifadh (l'excision) est obligatoire même [si on enlève qu'] un petit morceau. ("Mughni al-muhtaj" de Al-Khatib Al-Charbini, Kitab Al-Siyyal)
- Voir l'excellent commentaire et analyse de Chawkani. "Nayl Al-Awtar" de Al-Chawkani, tome 1, Kitab al-Tahara, Chapitres de "Al-siwak et sunan al-fitrah", p. 138-141)
- Voir les avis d'Abou Al-Barakat, d'Ibn Al-Sabbagh, d'Al-Khallal, de Salih ibn Ahmed, de l'Imam Ahmed et d'ibn Al-Qayyim dans "Tuhfat ul mawloudi" de l'imam Ibn Al-Qayyim, tome 1, 8 ème et 9 ème chapitre p.175-190).
- Voir également l'avis d'un muhaddith contemporain, le cheikh Al-Albani dans "Tamamu al-minna fi al-ta'liqi 'ala fiqhi al-sunna" du cheikh Al-Albani, p. 67, 3 ème édition, Editeur Al-maktaba al-Islamiyya)
La liste des juristes (anciens et contemporains) des différents écoles et courants du fiqh est longue, et dans chacune des références susmentionnées, les auteurs citent les avis des dizaines de juristes et savants qui soutiennent, au moins, la permission de pratiquer l'excision tout en considérant un acte de purification voire d'adoration (à ce propos, voir l'avis d'Al-Ghazali [m. 450]).
* Un peu d'exercice pour les fans du qiyyass (analogie)
Si on suit la logique d'Abou Al-Abbas ibn surayj qu'Al-Khattabi a rapportée ainsi que d'autres tel que Al-Nawawi, Abou Chama, Abou Hamid Al-Ghazali, Al-Qadhi Al-Hussayn, Abou Al-Faraj Al-Sarkhassi et le cheikh in "al-muhaddab", on aboutira à l'avis d'Ach-chafi'i lequel soutient que l'excision est wajib (obligatoire) pour (toutes!!) les femmes.
La logique dit que porter le regard sur la 'awra (partie intime) d'une personne est haram. Il est établie que l'excision a été approuvée par le prophète , du moins par ses silences et au plus par son conseil donnée à la femme qui circoncisait à Médine. Le dévoilement de la 'awra de la personne circoncise ou excisée ne serait autorisée que s'il s'agissait d'un wajib et non comme le dit M. Patel "qu'à ce moment, dans les conditions (!!) qui prévalaient au sein de la société arabe, celle-ci était considérée comme un acte honorable (?!) pour la femme", et non plus comme le prétendait le théologien "zitounien": "pratique tribale est doublement condamnable tant au niveau de la religion...". Croit-on que le prophète aurait toléré un geste haram rien que pour plaire aux arabes ou se conformer à leurs pratiques? Rappelons qu'une telle législation a été établie à Médine, c'est-à-dire quand le prophète était le gouverneur, et l'Islam était en état de force.
La seconde est ce qu'Abou Hamid et ses partisantes ont adopté: l'amputation d'un membre [ou partie du corps] du corps qui ne se régénère pas [exp. ongles..] comme étant un acte d'adoration ('Ibadah) ne serait qu'un wajib tel l'amputation de la main du voleur.
La troisième est celle développée par Al-Mawardi lequel a dit: La circoncision (de même que l'excision) cause un mal à la personne, en sachant qu'une telle chose n'est permise qu'en trois cas: une maslaha [intérêt] , une peine légale ou une obligation (wujoub). Les deux premiers cas ne concernent en rien la circoncision (et l'excision), et par conséquent il ne reste que le troisième.
Qu'est-ce que les partisantes et les adhérents de l'école de la rectification de la révélation (madrasat ul istidraki 'ala al-wahyi) ont pour répondre à ce que nous avons cité? Quels arguments ont-ils pour affirmer que l'excision ne fut jamais connue par les musulmans, si ce n'est que des paroles stériles? Nous attendons leur réponse!
http://www.lacitevirtuelle.com/islam/is ... r=excision
Moussa Youssouf continue et dit:
5. Le mot de la fin
Nous arrivons au terminal de cette étude. L'excision n'est résolument pas une partie de la religion musulmane. D'ailleurs, si l'excision était réellement une pratique cultuelle et rituelle musulmane, alors le Prophète Muhammad, sallâllâhou alayhi wa Salam, qui avait l'habitude de montrer l'exemple à sa Oumma, l'aurait lui-même appliquée à ses filles, à ses femmes ect … mais il ne nous ait jamais parvenu dans des récits de la Sirâ qu'il ne l'ait fait. Il n'y a pas de position réellement tranchée sur la question de l'excision du fait de l'absences de références sures à ce sujet et du fait que les juristes musulmans n'ont pas assez approfondi l'Ijtihad à la lumière des données de la médecine moderne. Cette pratique (circoncision des femmes) n'est en fait qu'une coutume hautement pratiquée à l'échelle mondiale et sur laquelle l'Islam n'a fait que passer, laissant au progrès médical, le soin de l'infirmer.
Nous avons pu constater que la conclusion de Moussa Youssouf que "l'excision n'est résolument pas une partie de la religion musulmane" n'a aucun fondement. Cela dit, Moussa Youssouf ajoute un argument additionnel, à savoir que Mohammed n'aurait jamais appliqué l'excision à ses filles, à ses femmes. Ce qui prouverait en soi que l'excision n'est pas permise en Islam. Le problème est ce sur quoi se fonde Moussa Youssouf pour arguer que les filles, les femmes de Mohammed n'ont pas été excisé. Comme le précise Moussa Youssouf, son argument est simplement un argument de silence "il ne nous ait jamais parvenu dans des récits de la Sirâ qu'il ne l'ait fait". Le fait qu'il ne soit pas enregistré dans les sources musulmanes, que les filles et femmes de Mohammed n'ont pas été excisé ne prouve pas qu'elles ne l'ont pas été, comme cela ne prouve pas qu'elles l'ont été. Ce n'est pas un argument pertinent. Ensuite, les filles, et les femmes de Mohammed ont pu ne pas avoir été excisé, cela ne signifie pas que l'excision n'est pas permise en Islam, une permission n'est pas une obligation. Et puis tout simplement, nous avons vu en la première partie de cet article, que Mohammed a permis l'excision, ce qui met fin à la discussion.
Supplément :
Il arrive parfois que certains polémistes non-musulmans qui veulent à tout prix que l'excision fasse partie de l'Islam et soit reconnue comme étant une pratique cultuelle ou rituelle musulmane, citent des ulémas favorables à l'application de cette coutume, dans le dessein d'impressionner le lecteur. Bien, ici nous rentrerons dans leur jeu et citerons brièvement quelques savants musulmans réfutant le bien fondé et la légalité de l'excision.
Sheikh Rashid Rida, 1904, sous le titre, « La circoncision féminine : obligation d'un acte de Sunna », écrit dans l'introduction du magazine Al-Manar : "Ibn Al-Munzir a dit : « Quant à la circoncision, il n'y a aucun récit auquel se référer, ni de Hadîth à suivre. » Ceux qui prétendent que la circoncision des femmes est un acte de Sunna appuient leur point de vue avec le hadîth rapporté par Al-Bayhaqi et Ahmad, d'Oussama, "la circoncision est un acte du Sunna pour les hommes et un acte honorable pour les femmes. " Cependant, Al-Hajjaj Ibn Arta'ah, à qui le récit de ce hadith remonte, est mudallis (connu pour sa malhonnêteté dans la narration du récit).
Cheik Makhluf était le Muftî égyptien de 1946 à 1950. Il a occupé beaucoup de positions importantes car il était un membre fondateur de la ligue musulmane mondiale (MWL). Il également a été choisi être un membre au haut Conseil judiciaire dans le royaume de l'Arabie Saoudite. À son actif, ses fameux ouvrages, "Kalimat Al-Qur'an Tafsîr wa Bayan", "Safwat Al-Bayan Li-Ma`ani Al-Qur'an", "Adab Tilawat Al-Qur'an Wa Sama`uh". Dans une de ses Fatwas, il statuait clairement que l'abandon de l'excision n'est nullement un péché.
Sheikh Sayyid Sabiq conclut dans son célèbre Fiqh us-sunna, qu'il a mis vingt ans à élaborer : " Les Hadîths énonçant la légalité de la circoncision des femmes sont da`if (faible) ; aucun d'eux n'est jugé Sahîh (authentique). " (p. 33, Vol. 1)
Sheikh Muhammad Ibn Lutfi As-Sabbagh, Professeur d'études islamiques à l'université de Riyad (Arabie Saoudite)
Le Prof. As-Sabbagh a mené une recherche sur le caractère légal de la circoncision féminine, s'appuyant sur les références du Coran et de Hadîths Sahîh. Il a conclu : "La circoncision des femmes n'est pas légalement acceptable, car il y a aucun un hadith Sahîh pour la soutenir en plus du tort et des dangers qu'elle peut causer. La parole du Prophète, sallâllâhou alayhi wa salam, "Aucun mal ne doit être fait ou être échangé." Un tel hadîth est l'un des principes universels de cette religion vraie. En tant que tels, la circoncision des femmes n'est pas nécessaire, obligatoire ou même acte du Sunna. C'est le point de vue de beaucoup de savants car ils n'ont trouvé aucun Hadîth rapporté du Prophète, sallâllâhou alayhi wa salam, appuyant une telle pratique.
Moussa Youssouf est correcte en soulignant le fait que ce n'est pas un simple appel à l'autorité qui permet de dire ce que l'Islam enseigne ou non sur tel sujet. Seulement, ici nous avons démontré que l'excision fait partie réellement de l'Islam. Les quatre Musulmans que cite Moussa Youssouf (et qui ne sont pas tous des savants de l'Islam) n'apportent aucun argument qui mine la réclamation que l'Islam permet l'excision.
Concernant, Rashid Rida, il présente tout simplement mal les sources musulmanes, il omet les hadiths authentiques qui rendent licite l'excision, de même il passe sous silence, les autres évidences qui montrent que l'excision est permise en Islam.
Hassanayn Makhluf, pour sa part, dit simplement que l'abandon de l'excision n'est pas un péché, ce qui ne nie pas que l'excision est permise. Au contraire, cela peut suggérer que l'excision est permise en Islam. Puisque le fait de dire que ce n'est pas un péché d'abandonner l'excision n'est pas un péché, suppose que l'excision est une pratique licite en Islam. Hassanayn Makhluf, semble donc réfuter le point que Moussa Youssouf essaye de prouver.
Quant à Sayid Sabeq, de même que Rashid Rida, il présente mal les données musulmanes au sujet de l'excision, il ne fait pas part des hadiths authentiques qui rendent licite l'excision, ainsi que des autres évidences qui rendent légale l'excision.
Moussa Youssouf cite également Lutfi Al-Sabbagh, mais sans précisé ce qu'il dit sur ce sujet. Cependant, d'après ce que nous savons, Lutfi Al-Sabbagh, ne dit rien de nouveau. Il dit également faussement, qu'il n'y a aucun hadith authentique qui permet l'excision, et argue du fait que puisque l'excision est néfaste d'un point de vue médicale, donc l'Islam ne permet pas l'excision, seulement ce raisonnement est fallacieux, comme nous l'avons vu.
Enfin, ici, nous citerons trois Musulmans dont deux savants, que Moussa Youssouf a cité ou a l'habitude de citer en ses articles:
Le savant Sheikh Ibn Baz que Moussa Youssouf cite au moins dans un des ses articles, dit à propos de l'excision:
L’EXCISION DES FILLES EST UNE TRADITION PROPHÉTIQUE
Q : Quel est le jugement sur l’excision ? Existe-t-il des règles (lois) précises à ce sujet ?
R : L’EXCISION EST UNE TRADITION PROPHETIQUE, si elle est correctement pratiquée par un médecin homme ou femme, d’après la parole du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) :
« Cinq choses proviennent de la pureté originelle : la circoncision, raser les poils du pubis, tailler la moustache, couper les ongles, et épiler ses aisselles »
(Authentifié par Boukhari et Mouslim).
Tout ceci est valable pour les hommes et les femmes excepté le taillage des moustaches qui est une caractéristique spécifique à l’homme.
Fatwa de cheikh Ibn Baz
Page 47 dans son livre « Majmouha fatawa ».
http://www.fatawaislam.com/purification ... ation4.htm
Sheikh al-Albani que cite Moussa Youssouf en cet article même où il nie que l'excision fasse partie de l'Islam, est le savant qui a authentifié le hadith où Mohammed a autorisé l'excision.
Anas Ahmed Lala, un Musulman modéré, que cite à plusieurs reprises Moussa Youssouf en ses articles, dit au sujet de l'excision:
Les sources musulmanes n'ont pas rendu obligatoire pour la femme la "circoncision" et ne lui ont pas non plus donné le caractère recommandé qui revient à la circoncision pour les hommes (même la "circoncision" féminine sous sa forme a citée plus haut). Une "forme de circoncision" pour les femmes était pratiquée chez certains Arabes avant la venue de l'islam, et le Prophète y a apporté comme restriction le fait que ne soit pas enlevé le clitoris. L'objectif est que la femme ne soit pas privée de ce qui lui revient de droit au moment des relations intimes avec son mari.
http://www.maison-islam.com/article.php?sid=122
Bien qu'Anas Ahmed Lala ait une retenue quant au caractère recommandé de la circoncision féminine, Anas Ahmed Lala regarde l'excision en tant que pratique permise par l'Islam:
Le Prophète a dit que cela devait rester dans le cadre de la forme a
[...]
Une "forme de circoncision" pour les femmes était pratiquée chez certains Arabes avant la venue de l'islam, et le Prophète y a apporté comme restriction le fait que ne soit pas enlevé le clitoris.
http://www.maison-islam.com/article.php?sid=122
Ainsi, Anas Ahmed Lala dont Moussa Youssouf a l'habitude de faire appel en ses articles, confirme que l'excision est licite en Islam.
Nous constatons donc, que même parmi les Musulmans auquel Moussa Youssouf fait appel, plusieurs confirment que l'excision est permise en Islam. Nous soulignons ceci, car Moussa Youssouf, laisse entendre, que ce sont "certains ennemis de l'Islam" qui affirment "que les sources de l'Islam autorisent ou font la promotion de l'excision", lorsque nous découvrons que c'est avant tout parmi les Musulmans eux-mêmes que nous trouvons l'affirmation "que les sources de l'Islam autorisent ou font la promotion de l'excision", dont plusieurs de ces Musulmans, sont des personnes que citent Moussa Youssouf.
Enfin, nous souhaitons terminer en précisant qu'il est facile de trouver des Musulmans, qui disent que l'excision n'est pas permise, seulement citer des Musulmans qui affirment que l'excision est interdite en Islam, n'est pas une preuve que l'Islam interdit réellement cette pratique. Il faut à coté des arguments qui soutiennent cette vue. S'il n'y a pas d'argument, les citations des Musulmans affirmant que l'excision est interdite en Islam, n'ont pas de valeurs. Il en est de la même manière du voile, nous pouvons trouver facilement des Musulmans dire que le voile n'est pas une obligation, ou n'est pas prescrit par l'Islam, seulement citer ces Musulmans ne constitue pas une démonstration suffisante que l'Islam ne prescrit pas le voile.
On peut également citer les arguments de ces Musulmans qui affirment que le voile n'est pas obligatoire, ou qu'il n'est pas prescrit par l'Islam, seulement un examen de ces arguments prouvent que ces arguments ne tiennent pas la route. Il en est de la même manière au sujet de l'excision, nous pouvons trouver des Musulmans dire que l'excision est interdite par l'Islam, et ce en s'appuyant sur certains arguments. Cependant, une fois les arguments examinés, nous nous rendons compte que ceux-ci ne tiennent pas, ils sont non pertinents.
En conclusion, nous pouvons raisonnablement affirmer que les arguments de Moussa Youssouf pour rejeter l'excision se sont avérés être non pertinents. Pour plus de lecture sur l'excision:

- victorien3
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Re: Re : A toi OumSeyf: pourquoi je ne suis plus musulmane
fatwa de l' erudit professuer yusuf al qaradawi
يجوز منع ختان الإناث اذا اجتمعت كلمة الاطباء على ضرره ، لافتا إلى " أن الأدلة الفقهية والطبية أجمعت على حتمية ختان الذكور فقط، بينما اختلف الفقهاء في ختان الإناث، ولم يجمعوا على استحبابه ولكنهم اختلفوا بين كونه واجبا أو مستحبا أو مكرمة".

يجوز منع ختان الإناث اذا اجتمعت كلمة الاطباء على ضرره ، لافتا إلى " أن الأدلة الفقهية والطبية أجمعت على حتمية ختان الذكور فقط، بينما اختلف الفقهاء في ختان الإناث، ولم يجمعوا على استحبابه ولكنهم اختلفوا بين كونه واجبا أو مستحبا أو مكرمة".
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IBAR
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Re : A toi OumSeyf: pourquoi je ne suis plus musulmane
cheikh el quaradaoui,oui ce vieux bouc puant,par ailleurs mari comble d'une jeune algerienne,ne peut que suivre le mouvement,sa jeune epouse est algerienne par consequent pas excisee,donc il peut dire ce qu'il veut,je pense qu'avoir des vieux cons comme ça comme reference-pourtant je suis eleve dans le culte du respect des anciens-ne peut vouloir dire qu'une chose:on a abdique sa raison.le seul souci de ce vieux crabe :bandera -t'il encore longtemps pour honnorer sa jeune epouse?
- Georges
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Re: Re : A toi OumSeyf: pourquoi je ne suis plus musulmane
Il est reçu comme un chef d' etat dans tous les pays où règne cette folie.IBAR a écrit :cheikh el quaradaoui,oui ce vieux bouc puant,par ailleurs mari comble d'une jeune algerienne,ne peut que suivre le mouvement,sa jeune epouse est algerienne par consequent pas excisee,donc il peut dire ce qu'il veut,je pense qu'avoir des vieux cons comme ça comme reference-pourtant je suis eleve dans le culte du respect des anciens-ne peut vouloir dire qu'une chose:on a abdique sa raison.le seul souci de ce vieux crabe :bandera -t'il encore longtemps pour honnorer sa jeune epouse?
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
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Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
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"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
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Re: Re : A toi OumSeyf: pourquoi je ne suis plus musulmane
C'ets vraiment etre de mauvaise foi ...Georges a écrit :c'est le dar el islam qui est obsédé de sexe.
La preuve.
escuse moi mais ceux qui sont le plus obsdé par cela le placarde dans tous les coin de rue pour vendre meme des yaourts,
les relations intimes sont naturelles chez tout etre humain,
ne jou pas l'homme pudique,
que tu sois muuslman, juif ou chretiens les relations charnelles sotn indispensable ,
l'islam vient reglementé celle ci pour que cela ne finisse par en carnage impudique comme las vegas et compagnie...
Pour le prophete il a epousé aicha jeune, et a consommer le mariage quand celle ci etait reglée donc mature au niveau de l'apareil reproductif,
ensuite ceci en s'agit nullement d'une regles etablies,
il s'agit egalement d'une autre epoque,
et il convient a certaines personnes,
aussi tu dosi savoir que la femme comme l'homme sont consentants,
les mariages forcé sont traditionels.
dans votre sociétée des jeunes fille de 13 ans tombent enceintes a la suite de relations avec leur petits amis, ce qui est tout a fait normale pour la pluspart...malheureusement.
ensuite jugé d'une epoque a une autre beaucoup plus eloignées sur les moeurs (non els rituels) est vraiment malhonnete.
La pédophilie est, en psychiatrie, l'attirance sexuelle d'un adulte envers les personnes impubères.
En général, il y a plusieurs victimes successives...
Les études psychiques et physiologiques de l'enfance et de l'adolescence montrent que le désir sexuel chez l'enfant existe.
Ces études montrent aussi que le passage du désir sexuel sous sa forme enfantine (charnel et global) à sa forme adulte (plus centré sur le génital) est progressif et dépend de la personnalité du mineur; chez certains il est très précoce, chez d'autres plus tardif. Les relations sexuelles chez les mineurs de moins de quinze ans (âge moyen de la majorité sexuelle) est aussi un phénomène avéré.
La médecine contribue au débat en répondant à la question de la maturité biologique par rapport à la sexualité. Elle apporte la notion de puberté, laquelle recouvre l'ensemble des modifications du corps humain qui le rendent apte à la reproduction. Ces modifications sont de l'ordre de l'anatomie (développement des organes et des caractères sexuels), et de la physiologie (existence d'hormones induisant l'appétence pour les activités sexuelles, apparition des règles).
L'âge d'apparition et de fin de la puberté est en fait très variable selon les individus, mais il y a consensus pour dire qu'elle commence rarement avant 10 ans, et qu'elle est généralement achevée à 15 ans, avec un âge médian vers 12-13 ans.
Au-delà de la simple maturité du corps envisagée par la médecine, se pose la question de la maturité psychologique de l'individu. C'est une notion assez vague, où l'on peut distinguer deux aspects :
la maturité sociale, c'est-à-dire la capacité de faire des choix, d'affirmer et défendre ses choix et son intégrité, in fine en dehors du cercle familial et des proches connus.
Elle peut exister tôt
Cet accomplissement se produit rarement avant 15 ans, mais il y a des enfants à la personnalité très affirmée dès 10 ans, voire avant ;
Il n'y a aucun âge qu'on puisse valablement fixer sur cette question, certains restent vierges au-delà de 25 ans, d'autres franchissent le pas à peine pubères voire avant.
Ce qu'on peut en tout cas affirmer sur les deux alinéas précédents, c'est qu'ils sont très dépendants de l'éducation et des circonstances de vie de chacun.
WAllahou a3lam wa sami3nou wa ata3ana.
Dernière modification par OumSeyf le dim. 27 juil. 2008 19:23, modifié 1 fois.
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Re : A toi OumSeyf: pourquoi je ne suis plus musulmane
desinformation des ennemis de l'islam sur l'excision.
Avant de répondre à votre question, nous voudrions rappeler qu'il existe de par le monde trois ou quatre formes de "circoncisions" féminines :
a) le fait d'enlever le demi-prépuce (c'est à dire le capuchon qui recouvre la partie antérieure du gland clitoridien) ;
b) la clitoridectomie, qui consiste à enlever le clitoris lui-même ;
c) la circoncision pharaonique, où sont enlevés : le demi-prépuce, le clitoris, les petites lèvres et les grandes lèvres ;
d) l'infibulation, qui consiste à placer un anneau (fibule) entre les grandes lèvres ou à coudre ces grandes lèvres.
vous pouvez retrouver les desseins sur wikipedia...
Voici ce que nous dirons maintenant par rapport à votre question :
1) Dans les sources musulmanes, la "circoncision" féminine (même sous sa forme a citée ci-dessus) ne fait pas l'objet d'une obligation. Les sources musulmanes ne lui ont pas non plus donné le caractère recommandé qui revient à la circoncision pour les hommes (voir Fat'h ul-bârî, tome 10 p. 419). Des Hadîths la recommandant, aucun n'est authentique (sahîh) ou bon (hassan) : Awn ul-ma'bûd, dernières lignes du commentaire du Hadîth n° 5271 ; Fiqh us-sunna, tome 1 p. 33, note de page ; Tahrîr ul-mar'a, tome 6 p. 150.
2) Dans certaines régions du monde, une certaine forme de circoncision féminine était pratiquée, et c'était le cas en Arabie à l'époque du Prophète (sur lui la paix). Le Prophète a dit que cela devait rester dans le cadre de la forme a et ne pas prendre la forme b (ne parlons pas de la forme c ou d). Il a dit ainsi à une femme de Médine : "N'enlève pas. Cela sera source de plaisir pour la femme et apprécié par le mari" (rapporté par Aboû Dâoûd, n° 5271, authentifié par al-Albânî).
Le savant al-Azîm-âbâdî écrit en commentaire des mots "apprécié par le mari", employés par le Prophète : "Ceci parce que lorsque le mari fait à sa femme des attouchements sur ses lèvres et son clitoris (…), la femme en ressent du plaisir au point d'atteindre parfois l'orgasme sans qu'il y ait pénétration. En effet, cette partie du corps est très innervée et donc très délicate. C'est pour cette raison que le Prophète a ordonné de ne pas l'enlever, afin que la femme ressente du plaisir. Son mari appréciera alors d'avoir des jeux amoureux faits avec elle (…). Et tout ceci sera la cause de plus d'amour et d'entente entre l'époux et l'épouse. Tout ce que j'ai écrit là est mentionné dans les ouvrages de médecine" ('Awn ul-ma'bûd sharh sunan Abî Dâoûd, commentaire du Hadîth sus-cité).
La limite fixée par le Prophète a donc justement comme objectif que l'épouse ne soit pas privée d'un droit qui lui était déjà reconnu par les sources musulmanes : la satisfaction sur le plan intime.
D'ailleurs le droit musulman reconnaît comme cause légitimant le divorce au profit de l'épouse le fait que son mari soit impuissant ou refuse d'avoir des relations intimes avec elle. Nous sommes donc ici exactement à l'opposé de l'objectif poursuivi dans d'autres cultures (priver la femme du plaisir qui lui revient au moment de l'acte intime).
J'avais pensé d'abord ne pas reproduire le texte de al-Azîm Abâdî cité ci-dessus, à cause de la multitude de détails anatomiques qui y figurent, mais j'ai ensuite réalisé que le faire était nécessaire par rapport à votre question, pour prouver au moins trois choses :
1) Nos savants musulmans (ulémas) n'ont pas hésité (bien sûr en restant dans le cadre éthique voulu) à aborder des sujets tels que celui-ci.
2) Ce commentaire nous permet de voir que l'islam n'a pas comme objectif que l'homme ait une sexualité épanouie et pas la femme.
3) Comme l'a dit ce savant en commentaire des mots du Hadîth, le mari est plus heureux lorsque son épouse vit avec lui une sexualité épanouie ; comment un homme pourrait-il vouloir une ablation du clitoris de la femme afin, au contraire, que celle-ci ne ressente presque plus rien tout au long de sa vie ?
Les sources musulmanes n'ont pas rendu obligatoire pour la femme la "circoncision" et ne lui ont pas non plus donné le caractère recommandé qui revient à la circoncision pour les hommes (même la "circoncision" féminine sous sa forme a citée plus haut)(sauf avis marginaux hors le musulman choisis l'ijma3). Une "forme de circoncision" pour les femmes était pratiquée chez certains Arabes avant la venue de l'islam, et le Prophète y a apporté comme restriction le fait que ne soit pas enlevé le clitoris. L'objectif est que la femme ne soit pas privée de ce qui lui revient de droit au moment des relations intimes avec son mari.
Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).
Avant de répondre à votre question, nous voudrions rappeler qu'il existe de par le monde trois ou quatre formes de "circoncisions" féminines :
a) le fait d'enlever le demi-prépuce (c'est à dire le capuchon qui recouvre la partie antérieure du gland clitoridien) ;
b) la clitoridectomie, qui consiste à enlever le clitoris lui-même ;
c) la circoncision pharaonique, où sont enlevés : le demi-prépuce, le clitoris, les petites lèvres et les grandes lèvres ;
d) l'infibulation, qui consiste à placer un anneau (fibule) entre les grandes lèvres ou à coudre ces grandes lèvres.
vous pouvez retrouver les desseins sur wikipedia...
Voici ce que nous dirons maintenant par rapport à votre question :
1) Dans les sources musulmanes, la "circoncision" féminine (même sous sa forme a citée ci-dessus) ne fait pas l'objet d'une obligation. Les sources musulmanes ne lui ont pas non plus donné le caractère recommandé qui revient à la circoncision pour les hommes (voir Fat'h ul-bârî, tome 10 p. 419). Des Hadîths la recommandant, aucun n'est authentique (sahîh) ou bon (hassan) : Awn ul-ma'bûd, dernières lignes du commentaire du Hadîth n° 5271 ; Fiqh us-sunna, tome 1 p. 33, note de page ; Tahrîr ul-mar'a, tome 6 p. 150.
2) Dans certaines régions du monde, une certaine forme de circoncision féminine était pratiquée, et c'était le cas en Arabie à l'époque du Prophète (sur lui la paix). Le Prophète a dit que cela devait rester dans le cadre de la forme a et ne pas prendre la forme b (ne parlons pas de la forme c ou d). Il a dit ainsi à une femme de Médine : "N'enlève pas. Cela sera source de plaisir pour la femme et apprécié par le mari" (rapporté par Aboû Dâoûd, n° 5271, authentifié par al-Albânî).
Le savant al-Azîm-âbâdî écrit en commentaire des mots "apprécié par le mari", employés par le Prophète : "Ceci parce que lorsque le mari fait à sa femme des attouchements sur ses lèvres et son clitoris (…), la femme en ressent du plaisir au point d'atteindre parfois l'orgasme sans qu'il y ait pénétration. En effet, cette partie du corps est très innervée et donc très délicate. C'est pour cette raison que le Prophète a ordonné de ne pas l'enlever, afin que la femme ressente du plaisir. Son mari appréciera alors d'avoir des jeux amoureux faits avec elle (…). Et tout ceci sera la cause de plus d'amour et d'entente entre l'époux et l'épouse. Tout ce que j'ai écrit là est mentionné dans les ouvrages de médecine" ('Awn ul-ma'bûd sharh sunan Abî Dâoûd, commentaire du Hadîth sus-cité).
La limite fixée par le Prophète a donc justement comme objectif que l'épouse ne soit pas privée d'un droit qui lui était déjà reconnu par les sources musulmanes : la satisfaction sur le plan intime.
D'ailleurs le droit musulman reconnaît comme cause légitimant le divorce au profit de l'épouse le fait que son mari soit impuissant ou refuse d'avoir des relations intimes avec elle. Nous sommes donc ici exactement à l'opposé de l'objectif poursuivi dans d'autres cultures (priver la femme du plaisir qui lui revient au moment de l'acte intime).
J'avais pensé d'abord ne pas reproduire le texte de al-Azîm Abâdî cité ci-dessus, à cause de la multitude de détails anatomiques qui y figurent, mais j'ai ensuite réalisé que le faire était nécessaire par rapport à votre question, pour prouver au moins trois choses :
1) Nos savants musulmans (ulémas) n'ont pas hésité (bien sûr en restant dans le cadre éthique voulu) à aborder des sujets tels que celui-ci.
2) Ce commentaire nous permet de voir que l'islam n'a pas comme objectif que l'homme ait une sexualité épanouie et pas la femme.
3) Comme l'a dit ce savant en commentaire des mots du Hadîth, le mari est plus heureux lorsque son épouse vit avec lui une sexualité épanouie ; comment un homme pourrait-il vouloir une ablation du clitoris de la femme afin, au contraire, que celle-ci ne ressente presque plus rien tout au long de sa vie ?
Les sources musulmanes n'ont pas rendu obligatoire pour la femme la "circoncision" et ne lui ont pas non plus donné le caractère recommandé qui revient à la circoncision pour les hommes (même la "circoncision" féminine sous sa forme a citée plus haut)(sauf avis marginaux hors le musulman choisis l'ijma3). Une "forme de circoncision" pour les femmes était pratiquée chez certains Arabes avant la venue de l'islam, et le Prophète y a apporté comme restriction le fait que ne soit pas enlevé le clitoris. L'objectif est que la femme ne soit pas privée de ce qui lui revient de droit au moment des relations intimes avec son mari.
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Re: Re : A toi OumSeyf: pourquoi je ne suis plus musulmane
Georges a écrit : Je suis le prohète du carnage, je suis le rieur sanglant.[/b][/color]
rapporté par Ibn Taymia
quand les anti islam n'ont plus de ressources contre nous...ils inventent!
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Re: Re : A toi OumSeyf: pourquoi je ne suis plus musulmane
le mariage n'est pas synonyme de relations sexuelle la preuve avec le mariage du prophete avec Aicha...maya un effort tu te contredit.maya a écrit :[enfin bref, ce qui est faux ,c'est que certaine personnes disent qu'il faut pour que le mariage soit valide que la jeune mariée soit pubère, ce qui est faux, la preuve dans le coran
un homme a le droit de coucher avec une petite fille impubère
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Re: Re : A toi OumSeyf: pourquoi je ne suis plus musulmane
hamdulillah m'etant convetie a l'age de 15-16 ans, de famille espagnole assez patriarcale et conservatrice, vivant a Nantes dans le passé plutot ces alentours (village) hamdulillah je n'ai pas connus de vie de debauche..histoire de combler tes waswas et prejugé sur la convertie intoxiquée qui veut changer de vie.maya a écrit :[toi qui est convertie, tu as surement des jeunes personnes qui ne sont pas des pervers, saoulard, méchant, squattant le x a tout va??? alors c grave
..
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Re: Re : A toi OumSeyf: pourquoi je ne suis plus musulmane
tu aurais trop peur de donner ton adresse,IBAR a écrit :oum seyf toi et moi on fait la paix,des que tu seras de passage en france tu me le dis et je viendrais teter tes seins et comme ça je serais ton frere de lait,tu diras a ton mari qu'il reste dans la voiture le temps que je me restaure,a moins qu'il soit occupe avec une autre de ses femmes.
car insulter derriere ton ecran est bien plus facile,
tu serais face a moi je peux te garantir que tu ne parlerais pas comme cela et pas besoin de mon mari pour te faire detaler en vitesse,
car nous aimons la mort comme vous aimez la vie, tu le sais pertinement c'ets bien pour cela que les mourtad vous n'etes pas nombreux a vous manifester clairement...
j'attend ton adresse en Mp ibar! si tu en as le courage...
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Re: Re : A toi OumSeyf: pourquoi je ne suis plus musulmane
c'est une grande misère que de ne pas avoir assez d'esprit pour bien parler, ni assez de jugement pour se taireIBAR a écrit :om seyf toi et moi on fait la paix,des que tu seras de passage en france tu me le dis et je viendrais teter tes seins et comme ça je serais ton frere de lait,tu diras a ton mari qu'il reste dans la voiture le temps que je me restaure,a moins qu'il soit occupe avec une autre de ses femmes.
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Re: Re : A toi OumSeyf: pourquoi je ne suis plus musulmane
oum seyf : aucun pseaudo athée d' islamla n' est intervenu pour condamner ces interrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrventions de bas etage
'est une grande misère que de ne pas avoir assez d'esprit pour bien parler, ni assez de jugement pour se taire[/size]
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dexter
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Re : A toi OumSeyf: pourquoi je ne suis plus musulmane
hahaha une pauvre convertie encore
une rybéry-like
tu sais c'est toujours marant de parler a des pauvres filles comme toi, en fait tu es une paumé, aller va aimer la mort ailleur pauvre tache et oublie pas de violer ta petite soeur au passage.
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Re: Re : A toi OumSeyf: pourquoi je ne suis plus musulmane
encore un lache qui prend un surnom et se cache derriere un ecran..héhé tu n'oserais meme pas parlé a 10m d'un musulman religieux ...c'ets vraiment navrant comme comportements.dexter a écrit :hahaha une pauvre convertie encore![]()
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une rybéry-like
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tu sais c'est toujours marant de parler a des pauvres filles comme toi, en fait tu es une paumé, aller va aimer la mort ailleur pauvre tache et oublie pas de violer ta petite soeur au passage.
Il faut voir a quel point toi et ibar vous etes demunis darguments et comme vous ne maitriser pas la situation, avec vos insultes faciles, les insultes se sont les parures des faibles.
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Re: Re : A toi OumSeyf: pourquoi je ne suis plus musulmane
le pauvre c' est celui qui croit que sa vie n' a pas d' objectif . alors que méme la pairs de chaussure a une raison d' étredexter a écrit :hahaha une pauvre convertie encore![]()
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une rybéry-like
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tu sais c'est toujours marant de parler a des pauvres filles comme toi, en fait tu es une paumé, aller va aimer la mort ailleur pauvre tache et oublie pas de violer ta petite soeur au passage.
1. Quand la terre tremblera d'un violent tremblement,
2. et que la terre fera sortir ses fardeaux,
3. et que l'homme dira : "Qu'a-t-elle ?"
4. ce jour-là, elle contera son histoire,
5. selon ce que ton Seigneur lui aura révélé [ordonné].
6. Ce jour-là, les gens sortiront séparément pour que leur soient montrées leurs oeuvres.
7. Quiconque fait un bien fût-ce du poids d'un atome, le verra,
8. et quiconque fait un mal fût-ce du poids d'un atome, le verra.
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