LA FAMILLE ROYALE DE L’ISLAM
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caius
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Re : LA FAMILLE ROYALE DE L’ISLAM
EN RÉSUMÉ
Mahomet vient juste de mourir sans avoir pu formellement désigner un successeur. Alors que l’on prépare son corps en vue des obsèques, Omar et Abu Bakr apprennent qu’une partie des Ansars (musulmans de Médine) se réunit en vue de désigner un chef et ils se précipitent à la réunion. Il y a un profond désaccord quant à celui qui deviendra le nouveau chef. Les Muhajirs (émigrés) considèrent que le successeur ne peut être désigné que parmi eux en raison de leur antériorité dans l'Islam, de leur parenté avec le Prophète et de leur émigration à ses côtés. Les Ansars font valoir qu'ils ont autant de droit qu’eux vu qu'ils ont accueilli Mahomet lorsqu'il a fui La Mecque, qu'en fin de compte c’est grâce à leur aide qu’il a finalement pu triompher et qu’ils craignent des représailles de la part des Mecquois dont ils ont tué les parents si ce n’est pas un Ansar qui devient calife. Omar les convainc que le successeur doit être désigné parmi les émigrés. Plusieurs noms sont avancés dont celui d’Ali. La discussion s’envenime et menace de dégénérer en bataille rangée quand Omar joue d’audace et fait publiquement allégeance à Abu bakr.
Pari gagné ! Interloqués, les autres musulmans présents suivent le mouvement. Omar à-t-il voulu délibérément évincer Ali ? On peut le penser.
Quoi qu’il en soit, Ali est ensuite mis devant le fait accompli et sommé de prêter allégeance à son tour. Une torche à la main, Omar menace même les récalcitrants, lesquels commençaient à se regrouper chez d’Ali et de Fatima, de brûler la maison avec ses habitants si ces derniers refusent de sortir pour faire acte d’allégeance à Abou Bakr. L’effusion de sang est évitée in extremis alors que Zubayr a déjà sorti son épée de son fourreau (pour s’en servir contre Omar ?).
Quant à Abu Sufyan, profondément indigné qu'un homme issu d'un clan si modeste ait maintenant le pas sur lui et ceux de son clan, il propose à Ali de recourir à la force pour obliger Abu Bakr à renoncer au califat. Ali désire profondément le Califat mais il n’a aucune confiance en Abu Safyan et prèfère avaler la couleuvre.
Sufyan prédit que ces outrages seront un jour lavés dans un bain de sang.
Mahomet vient juste de mourir sans avoir pu formellement désigner un successeur. Alors que l’on prépare son corps en vue des obsèques, Omar et Abu Bakr apprennent qu’une partie des Ansars (musulmans de Médine) se réunit en vue de désigner un chef et ils se précipitent à la réunion. Il y a un profond désaccord quant à celui qui deviendra le nouveau chef. Les Muhajirs (émigrés) considèrent que le successeur ne peut être désigné que parmi eux en raison de leur antériorité dans l'Islam, de leur parenté avec le Prophète et de leur émigration à ses côtés. Les Ansars font valoir qu'ils ont autant de droit qu’eux vu qu'ils ont accueilli Mahomet lorsqu'il a fui La Mecque, qu'en fin de compte c’est grâce à leur aide qu’il a finalement pu triompher et qu’ils craignent des représailles de la part des Mecquois dont ils ont tué les parents si ce n’est pas un Ansar qui devient calife. Omar les convainc que le successeur doit être désigné parmi les émigrés. Plusieurs noms sont avancés dont celui d’Ali. La discussion s’envenime et menace de dégénérer en bataille rangée quand Omar joue d’audace et fait publiquement allégeance à Abu bakr.
Pari gagné ! Interloqués, les autres musulmans présents suivent le mouvement. Omar à-t-il voulu délibérément évincer Ali ? On peut le penser.
Quoi qu’il en soit, Ali est ensuite mis devant le fait accompli et sommé de prêter allégeance à son tour. Une torche à la main, Omar menace même les récalcitrants, lesquels commençaient à se regrouper chez d’Ali et de Fatima, de brûler la maison avec ses habitants si ces derniers refusent de sortir pour faire acte d’allégeance à Abou Bakr. L’effusion de sang est évitée in extremis alors que Zubayr a déjà sorti son épée de son fourreau (pour s’en servir contre Omar ?).
Quant à Abu Sufyan, profondément indigné qu'un homme issu d'un clan si modeste ait maintenant le pas sur lui et ceux de son clan, il propose à Ali de recourir à la force pour obliger Abu Bakr à renoncer au califat. Ali désire profondément le Califat mais il n’a aucune confiance en Abu Safyan et prèfère avaler la couleuvre.
Sufyan prédit que ces outrages seront un jour lavés dans un bain de sang.
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Re : LA FAMILLE ROYALE DE L’ISLAM
DISCUSSION
Rappelons-nous encore la sourate 8:63. Le moins que l’on puisse dire est que les cœurs ne sont pas vraiment unis ! Mais peut-être ce verset était-il limité dans le temps ou peut-être même a-t-il été abrogé ? En tout cas une chose est certaine : à la mort de Mahomet, la communauté musulmane n’était pas du tout unie, au contraire ils étaient déjà prêts à se sauter à la gorge !
Examinons certaines des émotions à l’œuvre :
1) ORGUEIL ET ARROGANCE
Dans le fond de son cœur, Sufyan est ulcéré que le Calife soit issu d’un clan moins prestigieux que le sien. Sufyan n’a que mépris pour Abu Bakr : ce n’est qu’un parvenu et pourtant, lui, Sufyan va être obligé d’accepter les ordres de ce moins que rien.
Sufyan a très bien compris que le putsch d’Omar et d’Abu Bakr finira un jour par causer un bain de sang. Sa religion est maintenant faite sur Ali. Contrairement à ce dernier, Sufyan est un politicien habile. Il saura renforcer la position de sa famille et ouvrira à ses fils la voie du pouvoir.
2) DUPLICITÉ ET REBELLION
Omar doit menacer Ali de mort pour qu’il fasse allégeance à Abu Bakr. Dans le fond de son cœur, Ali hait Abu Bakr – le meilleur ami de Mahomet, et considère que le califat lui revient de droit, mais pour l’instant il est obligé de s’accommoder de la situation.
De plus, aussitôt que Mahomet a passé l’arme à gauche, la communauté des musulmans se déchire. Sans la rapidité d’action d’Abu Bakr et d’Omar la guerre civile aurait éclaté parmi les musulmans (ceux qu’Allah a unis). Quelqu'un peut-il recommander une bonne marque de colle à Allah ?
Rappelons-nous encore la sourate 8:63. Le moins que l’on puisse dire est que les cœurs ne sont pas vraiment unis ! Mais peut-être ce verset était-il limité dans le temps ou peut-être même a-t-il été abrogé ? En tout cas une chose est certaine : à la mort de Mahomet, la communauté musulmane n’était pas du tout unie, au contraire ils étaient déjà prêts à se sauter à la gorge !
Examinons certaines des émotions à l’œuvre :
1) ORGUEIL ET ARROGANCE
Dans le fond de son cœur, Sufyan est ulcéré que le Calife soit issu d’un clan moins prestigieux que le sien. Sufyan n’a que mépris pour Abu Bakr : ce n’est qu’un parvenu et pourtant, lui, Sufyan va être obligé d’accepter les ordres de ce moins que rien.
Sufyan a très bien compris que le putsch d’Omar et d’Abu Bakr finira un jour par causer un bain de sang. Sa religion est maintenant faite sur Ali. Contrairement à ce dernier, Sufyan est un politicien habile. Il saura renforcer la position de sa famille et ouvrira à ses fils la voie du pouvoir.
2) DUPLICITÉ ET REBELLION
Omar doit menacer Ali de mort pour qu’il fasse allégeance à Abu Bakr. Dans le fond de son cœur, Ali hait Abu Bakr – le meilleur ami de Mahomet, et considère que le califat lui revient de droit, mais pour l’instant il est obligé de s’accommoder de la situation.
De plus, aussitôt que Mahomet a passé l’arme à gauche, la communauté des musulmans se déchire. Sans la rapidité d’action d’Abu Bakr et d’Omar la guerre civile aurait éclaté parmi les musulmans (ceux qu’Allah a unis). Quelqu'un peut-il recommander une bonne marque de colle à Allah ?
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Re : LA FAMILLE ROYALE DE L’ISLAM
COMMENTAIRES ET QUESTIONS
Nous assistons au prologue d’une tragédie digne de Shakespeare. Haine, jalousie, rancune, soupçon, méfiance, ambition et amertume sont profondément enracinées chez les chefs musulmans et certains prédisent déjà la guerre civile. La soif de richesses et de pouvoir allait effectivement avoir des conséquences tragiques pour la communauté islamique.
Ces évènements plus l’affaire de l’héritage… Faut-il s’étonner que Fatima n’ait survécu que six mois à son père ? Il semble bien, d’après les récits d'Ali et de ses fils qu’elle sombra dans la dépression nerveuse et ne s’en remit pas.
Ces meilleurs des musulmans n’auraient-ils pas dû être pleins d‘amour fraternel ? Pourquoi Abu Bakr et Omar n'ont-t-ils pas conseillé de différer l'élection ou la désignation du calife jusqu’à l'enterrement de Mahomet ? Pourquoi Abu Bakr, s’il ne voulait que protéger l’intérêt général, s'est-il satisfait d’une désignation obtenue dans des conditions pour le moins malhonnêtes puisque c'est en catimini, et en dehors de la présence des principaux muhajirs et surtout d’Ali qu'il a été "élu?”
S’il n’avait vraiment voulu qu’éviter la discorde, Abu Bakr n’aurait-il pas pu abdiquer une fois les esprits calmés ? Pourquoi Zubayr menaça-t-il de tuer tout musulman qui ne reconnaîtrait pas Ali Calife ? Pourquoi Ali a-t-il attendu six mois pour se soumettre à un homme qui était soi-disant si apprécié par Mahomet ? Omar n’aurait-il pas pu se conduire plus respectueusement envers la famille du prophète ?
Dans le monde entier, des groupes d’humains très divers se montrent capables de choisir leurs dirigeants dans la sérénité. Comment se fait-il que des systèmes laïques ou non islamiques s’en soient bien mieux tirés que les meilleurs musulmans de tous les temps ? Pourquoi le mode islamique de désignation du dirigeant fait-il si piètre figure en comparaison des démocraties laïques alors que les musulmans affirment qu’il n’y a pas de meilleur système de gouvernement au monde et prônent le retour à l’imitation des pieux ancêtres (al-salaf al-salih) pour résoudre tous leurs problèmes ! Au vu du comportement desdits pieux ancêtres, ils se préparent des lendemains qui déchantent…
Nous assistons au prologue d’une tragédie digne de Shakespeare. Haine, jalousie, rancune, soupçon, méfiance, ambition et amertume sont profondément enracinées chez les chefs musulmans et certains prédisent déjà la guerre civile. La soif de richesses et de pouvoir allait effectivement avoir des conséquences tragiques pour la communauté islamique.
Ces évènements plus l’affaire de l’héritage… Faut-il s’étonner que Fatima n’ait survécu que six mois à son père ? Il semble bien, d’après les récits d'Ali et de ses fils qu’elle sombra dans la dépression nerveuse et ne s’en remit pas.
Ces meilleurs des musulmans n’auraient-ils pas dû être pleins d‘amour fraternel ? Pourquoi Abu Bakr et Omar n'ont-t-ils pas conseillé de différer l'élection ou la désignation du calife jusqu’à l'enterrement de Mahomet ? Pourquoi Abu Bakr, s’il ne voulait que protéger l’intérêt général, s'est-il satisfait d’une désignation obtenue dans des conditions pour le moins malhonnêtes puisque c'est en catimini, et en dehors de la présence des principaux muhajirs et surtout d’Ali qu'il a été "élu?”
S’il n’avait vraiment voulu qu’éviter la discorde, Abu Bakr n’aurait-il pas pu abdiquer une fois les esprits calmés ? Pourquoi Zubayr menaça-t-il de tuer tout musulman qui ne reconnaîtrait pas Ali Calife ? Pourquoi Ali a-t-il attendu six mois pour se soumettre à un homme qui était soi-disant si apprécié par Mahomet ? Omar n’aurait-il pas pu se conduire plus respectueusement envers la famille du prophète ?
Dans le monde entier, des groupes d’humains très divers se montrent capables de choisir leurs dirigeants dans la sérénité. Comment se fait-il que des systèmes laïques ou non islamiques s’en soient bien mieux tirés que les meilleurs musulmans de tous les temps ? Pourquoi le mode islamique de désignation du dirigeant fait-il si piètre figure en comparaison des démocraties laïques alors que les musulmans affirment qu’il n’y a pas de meilleur système de gouvernement au monde et prônent le retour à l’imitation des pieux ancêtres (al-salaf al-salih) pour résoudre tous leurs problèmes ! Au vu du comportement desdits pieux ancêtres, ils se préparent des lendemains qui déchantent…
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Re : LA FAMILLE ROYALE DE L’ISLAM
TROISIEME PARTIE — DU SANG SUR LE CORAN !
OTHMAN ET LA FAMILLE ROYALE
Sahih Bukhari 5.47
Rapporté par Ibn 'Umar:
Du vivant du Prophète, nous considérions Abu Bakr sans pareil puis ensuite Omar et ensuite Othman (le suivaient) et ensuite nous ne faisions pas de différence entre les compagnons du Prophète.
Sahih Bukhari 5.50
Rapporté par 'Amr bin Maimun:
... J’ai vu 'Umar bin Al-Khattab quelques jours avant qu’il ne soit tué à Médine. ... A peine quatre jours s’étaient écoulés quand il fut frappé (à mort). Le jour où il fut frappé, j’étais debout et il n’y avait personne entre lui (Omar) et moi excepté Abdullah bin 'Abbas.
... Le peuple a dit (à Omar), "O commandeur des croyants ! Désigne un successeur." Omar a dit : "Je ne vois personne qui en soit plus digne que ce groupe dont l’Apôtre d’Allah était satisfait avant de mourir." Alors 'Omar a cité Ali, Othman, Az Zubair, Talha, Sad et 'Abdur-Rahman (bin Auf) et il a dit : "Abdullah bin 'Umar sera votre arbitre mais il ne participera pas au vote.
... Quand il fut mis en terre, le groupe (recommandé par Omar) s’est réuni. Abdur-Rahman a alors dit : " Réduisez le nombre de candidats au pouvoir à trois d’entre vous." Az-Zubair a dit : "je renonce à mon droit en faveur d’Ali." Talha a dit : " je renonce à mon droit en faveur d’Othman," Sad a dit : "je renonce à mon droit en faveur d’Abdur-Rahman bin 'Auf." 'Abdur-Rahman a alors dit (à Othman et Ali), "Et maintenant lequel d’entre vous renonce à son droit à la candidature et choisit le meilleur des deux (qui restent) sachant qu’Allah et l’Islam seront ses témoins." Les deux scheiks (Othman et Ali) restèrent silencieux. 'Abdur-Rahman a dit : "Confiez-moi cette affaire et je prends Allah pour témoin que je ne choisirai que le meilleur !" Ils ont dit "Oui."
Omar avait donc désigné un collège de six illustres compagnons qui devraient choisir entre eux son successeur.Comme quoi tous les musulmans étaient égaux mais certains plus que d’autres…
Ce collège se réunit : trois des membres se désistent immédiatement : restent donc en lice Abdur-Rahman Ibn Awf, Othmân et Ali. Habilement 'Abdul Rahmân Ibn 'Awf annonce immédiatement qu’il n’est pas candidat et que, puisque Ali et Othman ne peuvent se mettre d’accord, il se propose comme arbitre « neutre » qui tranchera entre-eux.
Sahih Bukhari n°7207
…Il se mit à consulter pendant trois jours les compagnons présents à Médine. La troisième nuit, il réveille al-Miswar ibn Makhrama, l'envoie appeler az-Zubayr et Sa'd, avec qui il s'entretient. Puis il envoie al-Miswar quérir 'Alî, avec qui il s'entretient longuement, puis 'Othmân avec qui il s'entretient longuement aussi.
Sahih Bukhari n°3700
…Il dit notamment à chacun de ces deux personnages : "Fais serment par Allâh que si tu es nommé dirigeant, tu seras juste et que si l'autre est nommé, tu obéiras".
Voici comment les choses se passèrent ensuite :
Les chefs de toutes les tribus, où la nouvelle de la mort d’Omar était parvenue, étaient arrivés à Médine pour voir qui serait nommé calife. Abd-er-Ra’hmân alla les trouver, chacun en particulier, et leur dit : « les débats s’étant prolongés, j’ai retiré ma candidature et j’ai amené Sa’d et Zobaïr à faire de même. La question est maintenant entre Ali et Othmân. Lequel des deux voulez-vous ? »
La plupart se déclarèrent pour Othmân. Abd-er-Ra’hmân lui-même penchait pour ce dernier. Parmi les chefs qu’Abd-er-Ra’hman avait interrogés étaient Abou-Sofyân et Amrou, fils d’Al-‘Aç. Pendant la nuit, Abou-Sofyân se rendit auprès d’Amrou et lui dit : « Abd-er-Ra’hmân est venu me trouver et m’a demandé qui je voulais pour calife. J’ai répondu que je voulais Othmân ». Amrou dit : « Il est venu aussi chez moi, et moi aussi je me suis prononcé pour Othmân ».. Abou-Sofyân reprit : « que faire alors ? Othmân est un homme doux, et je crains qu’il ne perde l’affaire, et qu’Ali ne l’emporte sur lui par sa détermination ». Amrou répliqua : « Ne t’inquiète pas de cela ; je verrai, cette nuit, l’un et l’autre, et je ferai en sorte qu’Othmân soit nommé. »
Il se rendit donc auprès d’Ali et lui parla ainsi : « Tu connais mon ancienne amitié et mon affection pour toi. Toi et Othmân, vous êtes maintenant seuls en présence. Les chefs qu’Abd-er-Ra’hmân a vus cette nuit se sont déclarés soit pour toi, soit pour Othmân. Maintenant, si tu veux suivre le conseil que je vais te donner, tu l’emporteras ».
Ali dit : « Je ferai ce que tu me conseilleras ». Amrou reprit : « Abd-er-Ra’hmân est un homme d’une parfaite probité. Demain, il t’appellera et te demandera si tu acceptes le pouvoir en promettant de suivre la loi de Dieu et de son Prophète et la voie des deux califes antérieurs. Si tu réponds affirmativement et qu’il te voie avide de saisir le pouvoir, il ne voudra pas de toi. Ne fais pas une réponse catégorique. Dis que tu feras tous tes efforts pour les exécuter ». – « Que Dieu te récompense ! s’écria ‘Ali. C’est ainsi que je dirai ! » Amrou se rendit ensuite chez Othmân et lui dit : « si tu veux suivre mon conseil, tu seras nommé demain ; sinon, Ali triomphera de toi ». – « Je suivrai ton conseil, répondit ‘Othmân, parle ». Amrou dit : « Abd-er-Ra’hmân est un homme droit et sans dissimulation. Lorsque, demain, il t’exposera [les devoirs du souverain], n’hésite pas à accepter les conditions qu’il te posera ».
Le lendemain, Abd-er-Ra’hmân fit appeler Zobaïr et Sa’d et leur dit : « Cette affaire traîne en longueur. Ali et ‘Othmân restent en présence. Il faut que vous renonciez en faveur d’une seule personne. Zobaïr dit : « Je renonce en faveur d’Ali ». Sa’d, à son tour, dit : « Moi aussi, je renonce en faveur d’Alî, et je renonce seulement à la condition que tu nommeras Ali, et non Othmân ». – « C’est bien », répliqua ‘Abd-er-Ra’hmân. Il se rendit ensuite dans la mosquée, et l’on commença la prière. Tous les Mohâdjir et Ançar et le peuple étaient présents. Alors ‘Abd-er-Ra’hmân monta en chaire, et après avoir payé un tribut de louanges à Dieu et de souvenirs au Prophète, il parla de la vie d’Abou-Bekr. Puis, parlant d’Omar, il dit : « Omar n’a pas voulu prendre sur lui de se nommer un successeur. Il a abandonné ce soin à un conseil de cinq hommes qui devaient choisir l’un d’entre eux. Or le choix est maintenant réduit à deux ; lequel des deux voulez-vous :‘Ali ou Othmân ? » Ammar, fils de Yâsir, prit la parole et dit : « Si tu veux qu’il n’y ait pas de discorde, proclame Ali ». Miqâd dit : « Ammar a raison. Si tu proclames Ali, il n’y aura pas de discorde ». Abdallah, fils de Sa’d, fils d'Abou-Sar’h, qui était le frère de lait de Othmân, et qui avait été autrefois secrétaire du Prophète, qui ensuite avait apostasié, et que le Prophète, le jour de la prise de la Mecque, avait voulu faire mettre à mort, mais qu’il avait gracié sur la demande d’Othmân, ce même Abdallah, qui avait de nouveau embrassé l’islamisme, se leva au milieu du peuple et dit à Abd-er-Ra’hmân : « Si tu veux qu’il n’y ait point de discorde, proclame Othmân ». Ammâr l’apostropha sévèrement en ces termes : « Toi, apostat, de quel droit parles-tu ici ? Comment oses-tu te mêler des affaires des musulmans ? » Un homme des Benî-Makhzoum injuria à son tour Ammâr. Alors tous les Beni-Hâschim présents dans l’assemblée insultèrent cet homme de la
tribu des Makhzoum et tous les Benî-Makhzoum. Il s’ensuivit un grand tumulte. Sa’d, fils d’Abou-Waqqâç, se leva et dit à Abd-er-Ra’hmân : « Termine l’affaire, avant qu’il s’élève une lutte ! » Abd-er-Ra’hmân lui dit : « Musulmans, faites silence, afin que je fasse connaître la décision que j’ai cru devoir prendre ».
Le silence s’étant rétabli. Abd-er-Ra’hmân invita Ali à s’approcher. Ali se leva et vint auprès d’Abd-er-Ra’hmân. Celui-ci prit la main droite d’Alî dans sa main gauche, et tint sa main droite levée de façon à la placer dans la main droite d’Alî dans sa main gauche, et tint sa main droite levée de façon à la placer dans la main droite d’Alî, pour lui prêter serment ; et dans cette attitude, il lui dit : « Prends-tu l’engagement, en face de Dieu, de diriger l’Etat musulman d’après le livre de Dieu, la tradition du Prophète et l’exemple des deux califes antérieurs ? »
Ali, se souvenant du conseil qui lui avait été donné la vieille par Amrou, fils d’Al-Âç, répondit : « Ce sera difficile, car qui connaît tout ce que prescrit le livre de Dieu et toute la tradition du Prophète ? Cependant, je ferais tous mes efforts, dans la mesure de mon savoir, pour les suivre, et je demanderai l’aide de Dieu ». Abd-er-Ra’hmân lâcha la main d’Alî et dit : « Je ne veux pas de cette hésitation ».. Puis, il appela Othmân. Othmân s’approcha rapidement. Abd-er-Ra’hmân, tenant sa main droite levée comme auparavant, lui proposa le même engagement qu’à Ali. Othmân dit aussitôt : « Je l’accepte ». Abd-er-Ra’hmân mit sa main droite dans la main droite d’Othmân, et lui dit : « Que Dieu te bénisse, lui qui t’a fait accepter ! »
Le peuple vint ensuite lui prêter le serment. Ali s’écria : « Vous m’avez trompé et bien trompé ! » Puis il s’éloigna. Abd-er-Ra’hmân lui dit : « Où vas-tu, ô Ali ? Ne prêteras-tu pas le serment ? N’est-il pas dit dans le Coran : « Celui qui se révolte se révolte contre lui-même ? » (Sourate XLVIII, 10). N’as-tu pas pris l’engagement de te soumettre à ma décision ? Et Omar n’a-t-il pas dit : Tuez celui qui ne se soumettra pas à la décision d’ Abd-er-Ra’hmân ? » En entendant ces paroles, Ali revint, mis sa main dans celle d’Othmân et lui prêta serment. Puis il rentra chez lui. Ensuite tout le peuple prêta serment à Othmân.
[Extrait de « Les chroniques de Tabari -Tome 3» (Abou Djafar Mo’hammed ben Djarir ben Yezid, Editions d’Art les heures claires) ; Quatrième Partie ; Chapitre LXXVIII
Eh oui ! Une fois de plus le califat échappe à ce pauvre étourneau d’Ali qui s’est fait rouler dans la farine par un « compagnon » en qui il croyait pouvoir faire confiance.
OTHMAN ET LA FAMILLE ROYALE
Sahih Bukhari 5.47
Rapporté par Ibn 'Umar:
Du vivant du Prophète, nous considérions Abu Bakr sans pareil puis ensuite Omar et ensuite Othman (le suivaient) et ensuite nous ne faisions pas de différence entre les compagnons du Prophète.
Sahih Bukhari 5.50
Rapporté par 'Amr bin Maimun:
... J’ai vu 'Umar bin Al-Khattab quelques jours avant qu’il ne soit tué à Médine. ... A peine quatre jours s’étaient écoulés quand il fut frappé (à mort). Le jour où il fut frappé, j’étais debout et il n’y avait personne entre lui (Omar) et moi excepté Abdullah bin 'Abbas.
... Le peuple a dit (à Omar), "O commandeur des croyants ! Désigne un successeur." Omar a dit : "Je ne vois personne qui en soit plus digne que ce groupe dont l’Apôtre d’Allah était satisfait avant de mourir." Alors 'Omar a cité Ali, Othman, Az Zubair, Talha, Sad et 'Abdur-Rahman (bin Auf) et il a dit : "Abdullah bin 'Umar sera votre arbitre mais il ne participera pas au vote.
... Quand il fut mis en terre, le groupe (recommandé par Omar) s’est réuni. Abdur-Rahman a alors dit : " Réduisez le nombre de candidats au pouvoir à trois d’entre vous." Az-Zubair a dit : "je renonce à mon droit en faveur d’Ali." Talha a dit : " je renonce à mon droit en faveur d’Othman," Sad a dit : "je renonce à mon droit en faveur d’Abdur-Rahman bin 'Auf." 'Abdur-Rahman a alors dit (à Othman et Ali), "Et maintenant lequel d’entre vous renonce à son droit à la candidature et choisit le meilleur des deux (qui restent) sachant qu’Allah et l’Islam seront ses témoins." Les deux scheiks (Othman et Ali) restèrent silencieux. 'Abdur-Rahman a dit : "Confiez-moi cette affaire et je prends Allah pour témoin que je ne choisirai que le meilleur !" Ils ont dit "Oui."
Omar avait donc désigné un collège de six illustres compagnons qui devraient choisir entre eux son successeur.Comme quoi tous les musulmans étaient égaux mais certains plus que d’autres…
Ce collège se réunit : trois des membres se désistent immédiatement : restent donc en lice Abdur-Rahman Ibn Awf, Othmân et Ali. Habilement 'Abdul Rahmân Ibn 'Awf annonce immédiatement qu’il n’est pas candidat et que, puisque Ali et Othman ne peuvent se mettre d’accord, il se propose comme arbitre « neutre » qui tranchera entre-eux.
Sahih Bukhari n°7207
…Il se mit à consulter pendant trois jours les compagnons présents à Médine. La troisième nuit, il réveille al-Miswar ibn Makhrama, l'envoie appeler az-Zubayr et Sa'd, avec qui il s'entretient. Puis il envoie al-Miswar quérir 'Alî, avec qui il s'entretient longuement, puis 'Othmân avec qui il s'entretient longuement aussi.
Sahih Bukhari n°3700
…Il dit notamment à chacun de ces deux personnages : "Fais serment par Allâh que si tu es nommé dirigeant, tu seras juste et que si l'autre est nommé, tu obéiras".
Voici comment les choses se passèrent ensuite :
Les chefs de toutes les tribus, où la nouvelle de la mort d’Omar était parvenue, étaient arrivés à Médine pour voir qui serait nommé calife. Abd-er-Ra’hmân alla les trouver, chacun en particulier, et leur dit : « les débats s’étant prolongés, j’ai retiré ma candidature et j’ai amené Sa’d et Zobaïr à faire de même. La question est maintenant entre Ali et Othmân. Lequel des deux voulez-vous ? »
La plupart se déclarèrent pour Othmân. Abd-er-Ra’hmân lui-même penchait pour ce dernier. Parmi les chefs qu’Abd-er-Ra’hman avait interrogés étaient Abou-Sofyân et Amrou, fils d’Al-‘Aç. Pendant la nuit, Abou-Sofyân se rendit auprès d’Amrou et lui dit : « Abd-er-Ra’hmân est venu me trouver et m’a demandé qui je voulais pour calife. J’ai répondu que je voulais Othmân ». Amrou dit : « Il est venu aussi chez moi, et moi aussi je me suis prononcé pour Othmân ».. Abou-Sofyân reprit : « que faire alors ? Othmân est un homme doux, et je crains qu’il ne perde l’affaire, et qu’Ali ne l’emporte sur lui par sa détermination ». Amrou répliqua : « Ne t’inquiète pas de cela ; je verrai, cette nuit, l’un et l’autre, et je ferai en sorte qu’Othmân soit nommé. »
Il se rendit donc auprès d’Ali et lui parla ainsi : « Tu connais mon ancienne amitié et mon affection pour toi. Toi et Othmân, vous êtes maintenant seuls en présence. Les chefs qu’Abd-er-Ra’hmân a vus cette nuit se sont déclarés soit pour toi, soit pour Othmân. Maintenant, si tu veux suivre le conseil que je vais te donner, tu l’emporteras ».
Ali dit : « Je ferai ce que tu me conseilleras ». Amrou reprit : « Abd-er-Ra’hmân est un homme d’une parfaite probité. Demain, il t’appellera et te demandera si tu acceptes le pouvoir en promettant de suivre la loi de Dieu et de son Prophète et la voie des deux califes antérieurs. Si tu réponds affirmativement et qu’il te voie avide de saisir le pouvoir, il ne voudra pas de toi. Ne fais pas une réponse catégorique. Dis que tu feras tous tes efforts pour les exécuter ». – « Que Dieu te récompense ! s’écria ‘Ali. C’est ainsi que je dirai ! » Amrou se rendit ensuite chez Othmân et lui dit : « si tu veux suivre mon conseil, tu seras nommé demain ; sinon, Ali triomphera de toi ». – « Je suivrai ton conseil, répondit ‘Othmân, parle ». Amrou dit : « Abd-er-Ra’hmân est un homme droit et sans dissimulation. Lorsque, demain, il t’exposera [les devoirs du souverain], n’hésite pas à accepter les conditions qu’il te posera ».
Le lendemain, Abd-er-Ra’hmân fit appeler Zobaïr et Sa’d et leur dit : « Cette affaire traîne en longueur. Ali et ‘Othmân restent en présence. Il faut que vous renonciez en faveur d’une seule personne. Zobaïr dit : « Je renonce en faveur d’Ali ». Sa’d, à son tour, dit : « Moi aussi, je renonce en faveur d’Alî, et je renonce seulement à la condition que tu nommeras Ali, et non Othmân ». – « C’est bien », répliqua ‘Abd-er-Ra’hmân. Il se rendit ensuite dans la mosquée, et l’on commença la prière. Tous les Mohâdjir et Ançar et le peuple étaient présents. Alors ‘Abd-er-Ra’hmân monta en chaire, et après avoir payé un tribut de louanges à Dieu et de souvenirs au Prophète, il parla de la vie d’Abou-Bekr. Puis, parlant d’Omar, il dit : « Omar n’a pas voulu prendre sur lui de se nommer un successeur. Il a abandonné ce soin à un conseil de cinq hommes qui devaient choisir l’un d’entre eux. Or le choix est maintenant réduit à deux ; lequel des deux voulez-vous :‘Ali ou Othmân ? » Ammar, fils de Yâsir, prit la parole et dit : « Si tu veux qu’il n’y ait pas de discorde, proclame Ali ». Miqâd dit : « Ammar a raison. Si tu proclames Ali, il n’y aura pas de discorde ». Abdallah, fils de Sa’d, fils d'Abou-Sar’h, qui était le frère de lait de Othmân, et qui avait été autrefois secrétaire du Prophète, qui ensuite avait apostasié, et que le Prophète, le jour de la prise de la Mecque, avait voulu faire mettre à mort, mais qu’il avait gracié sur la demande d’Othmân, ce même Abdallah, qui avait de nouveau embrassé l’islamisme, se leva au milieu du peuple et dit à Abd-er-Ra’hmân : « Si tu veux qu’il n’y ait point de discorde, proclame Othmân ». Ammâr l’apostropha sévèrement en ces termes : « Toi, apostat, de quel droit parles-tu ici ? Comment oses-tu te mêler des affaires des musulmans ? » Un homme des Benî-Makhzoum injuria à son tour Ammâr. Alors tous les Beni-Hâschim présents dans l’assemblée insultèrent cet homme de la
tribu des Makhzoum et tous les Benî-Makhzoum. Il s’ensuivit un grand tumulte. Sa’d, fils d’Abou-Waqqâç, se leva et dit à Abd-er-Ra’hmân : « Termine l’affaire, avant qu’il s’élève une lutte ! » Abd-er-Ra’hmân lui dit : « Musulmans, faites silence, afin que je fasse connaître la décision que j’ai cru devoir prendre ».
Le silence s’étant rétabli. Abd-er-Ra’hmân invita Ali à s’approcher. Ali se leva et vint auprès d’Abd-er-Ra’hmân. Celui-ci prit la main droite d’Alî dans sa main gauche, et tint sa main droite levée de façon à la placer dans la main droite d’Alî dans sa main gauche, et tint sa main droite levée de façon à la placer dans la main droite d’Alî, pour lui prêter serment ; et dans cette attitude, il lui dit : « Prends-tu l’engagement, en face de Dieu, de diriger l’Etat musulman d’après le livre de Dieu, la tradition du Prophète et l’exemple des deux califes antérieurs ? »
Ali, se souvenant du conseil qui lui avait été donné la vieille par Amrou, fils d’Al-Âç, répondit : « Ce sera difficile, car qui connaît tout ce que prescrit le livre de Dieu et toute la tradition du Prophète ? Cependant, je ferais tous mes efforts, dans la mesure de mon savoir, pour les suivre, et je demanderai l’aide de Dieu ». Abd-er-Ra’hmân lâcha la main d’Alî et dit : « Je ne veux pas de cette hésitation ».. Puis, il appela Othmân. Othmân s’approcha rapidement. Abd-er-Ra’hmân, tenant sa main droite levée comme auparavant, lui proposa le même engagement qu’à Ali. Othmân dit aussitôt : « Je l’accepte ». Abd-er-Ra’hmân mit sa main droite dans la main droite d’Othmân, et lui dit : « Que Dieu te bénisse, lui qui t’a fait accepter ! »
Le peuple vint ensuite lui prêter le serment. Ali s’écria : « Vous m’avez trompé et bien trompé ! » Puis il s’éloigna. Abd-er-Ra’hmân lui dit : « Où vas-tu, ô Ali ? Ne prêteras-tu pas le serment ? N’est-il pas dit dans le Coran : « Celui qui se révolte se révolte contre lui-même ? » (Sourate XLVIII, 10). N’as-tu pas pris l’engagement de te soumettre à ma décision ? Et Omar n’a-t-il pas dit : Tuez celui qui ne se soumettra pas à la décision d’ Abd-er-Ra’hmân ? » En entendant ces paroles, Ali revint, mis sa main dans celle d’Othmân et lui prêta serment. Puis il rentra chez lui. Ensuite tout le peuple prêta serment à Othmân.
[Extrait de « Les chroniques de Tabari -Tome 3» (Abou Djafar Mo’hammed ben Djarir ben Yezid, Editions d’Art les heures claires) ; Quatrième Partie ; Chapitre LXXVIII
Eh oui ! Une fois de plus le califat échappe à ce pauvre étourneau d’Ali qui s’est fait rouler dans la farine par un « compagnon » en qui il croyait pouvoir faire confiance.
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Re : LA FAMILLE ROYALE DE L’ISLAM
MATIÈRE À RÉFLEXION
Mathieu 5:21, 22 "Vous avez entendu qu'il a été dit aux anciens: Tu ne tueras point; celui qui tuera mérite d'être puni par les juges. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d'être puni par les juges;
Sourate 5:32 C'est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d'Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes.
Sahih Bukhari, 6.114
Rapporté par Said bin Jubair:
Les gens de Koufa étaient en désaccord sur ce Verset. Aussi suis-je allé trouver Ibn Abbas (NDLR : fils de Al-Abbas – nous reparlerons de lui plus loin) et je l’ai interrogé. Il a dit : "Ce Verset (concernant le meurtre prémédité ) : "Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l'Enfer (Coran 4:93) a été révélé en dernier et rien ne l’a abrogé."
Sahih Bukhari 5.358
Rapporté par Jubair bin Mut'im:
... Rapporté par Said bin Al-Musaiyab: Quand la première guerre civile (de l’Islam) éclata à cause du meurtre d’Othman, elle ne laissa en vie aucun des guerriers de Badr. Quand la seconde guerre civile, la bataille de Al-Harra, eut lieu, elle ne laissa aucun des compagnons du traité de Hudaibiya en vie. Quand la troisième guerre civile eut éclaté, elle ne se calma pas avant d’avoir épuisé toute la force du peuple.
Mathieu 5:21, 22 "Vous avez entendu qu'il a été dit aux anciens: Tu ne tueras point; celui qui tuera mérite d'être puni par les juges. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d'être puni par les juges;
Sourate 5:32 C'est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d'Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes.
Sahih Bukhari, 6.114
Rapporté par Said bin Jubair:
Les gens de Koufa étaient en désaccord sur ce Verset. Aussi suis-je allé trouver Ibn Abbas (NDLR : fils de Al-Abbas – nous reparlerons de lui plus loin) et je l’ai interrogé. Il a dit : "Ce Verset (concernant le meurtre prémédité ) : "Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l'Enfer (Coran 4:93) a été révélé en dernier et rien ne l’a abrogé."
Sahih Bukhari 5.358
Rapporté par Jubair bin Mut'im:
... Rapporté par Said bin Al-Musaiyab: Quand la première guerre civile (de l’Islam) éclata à cause du meurtre d’Othman, elle ne laissa en vie aucun des guerriers de Badr. Quand la seconde guerre civile, la bataille de Al-Harra, eut lieu, elle ne laissa aucun des compagnons du traité de Hudaibiya en vie. Quand la troisième guerre civile eut éclaté, elle ne se calma pas avant d’avoir épuisé toute la force du peuple.
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Re : LA FAMILLE ROYALE DE L’ISLAM
PROTAGONISTES
OTHMAN — Othman fut le quatrième converti à l’Islam. Proche de Mahomet, il était membre du très puissant clan des Omeyyades. Il fut le premier notable mecquois (et pendant longtemps le seul) à se convertir. Gendre de Mahomet puisqu'il épousa deux de ses filles, Ruqayya et Umm Kulthum. Il fut le troisième Calife “bien guidé”.
ALI — voir ci-avant.
ZUBAYR — voir ci-avant.
TALHA — Talha ben Ubayd Allah, proche parent d’Abu Bakr, fut l'un des premiers convertis à l’islam. Au début de la prédication de Mahomet, Talha était l'un des rares musulmans sachant lire et écrire. Au cours de la bataille de Uhud, il servit littéralement de bouclier humain à Mahomet : ce qui lui valu de Mahomet en personne le surnom de « martyr vivant ». Lui aussi fait partie des dix compagnons al`Ashara al Mubashshara auxquels Mahomet aurait garanti le Paradis de leur vivant.
MUAWIYAH — Fils de Abu Sufyan, (qui dans le passé avait été le principal adversaire de Mahomet), à l’époque où ces évènements eurent lieu, il était le gouverneur de la Syrie.
OTHMAN — Othman fut le quatrième converti à l’Islam. Proche de Mahomet, il était membre du très puissant clan des Omeyyades. Il fut le premier notable mecquois (et pendant longtemps le seul) à se convertir. Gendre de Mahomet puisqu'il épousa deux de ses filles, Ruqayya et Umm Kulthum. Il fut le troisième Calife “bien guidé”.
ALI — voir ci-avant.
ZUBAYR — voir ci-avant.
TALHA — Talha ben Ubayd Allah, proche parent d’Abu Bakr, fut l'un des premiers convertis à l’islam. Au début de la prédication de Mahomet, Talha était l'un des rares musulmans sachant lire et écrire. Au cours de la bataille de Uhud, il servit littéralement de bouclier humain à Mahomet : ce qui lui valu de Mahomet en personne le surnom de « martyr vivant ». Lui aussi fait partie des dix compagnons al`Ashara al Mubashshara auxquels Mahomet aurait garanti le Paradis de leur vivant.
MUAWIYAH — Fils de Abu Sufyan, (qui dans le passé avait été le principal adversaire de Mahomet), à l’époque où ces évènements eurent lieu, il était le gouverneur de la Syrie.
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Re : LA FAMILLE ROYALE DE L’ISLAM
LE CONTEXTE
Nous avons vu par quelles louches manœuvres Othman devint Calife. Cela commençait décidément sous de bons augures et la suite n’allait pas décevoir : le califat d’Othman ne serait qu’une longue crise.
En quelques années il réussit à se faire détester de la majorité des musulmans qui lui reprochaient pêle-mêle de favoriser outrageusement son clan pour l’octroi des postes importants, de détourner le butin au profit de ses parents et notamment ses gendres à qui il fit cadeau de sommes faramineuses détournées du trésor public, d’appliquer la charia avec indulgence pour les riches et dureté pour les pauvres et enfin d’avoir imposé sa propre recension du Coran et ordonné la destruction des autres versions en circulation.
«'Abdul-Rahmân B. 'Awf, qui n'avait pas oublié sa part de responsabilité dans l'élection de 'Othmân, était lui-même mécontent des agissements de ce dernier, et on lui attribue la première dénonciation de l'irrespect de la Loi affiché par le Calife. Un beau chameau faisant partie de la Zakât d'une tribu bédouine fut offert comme une rareté par le Calife à l'un de ses proches parents. 'Abdul-Rahmân, scandalisé par le détournement des biens religieux destinés aux pauvres, mit la main sur l'animal, l'égorgea et en distribua la viande entre les gens. La révérence personnelle attachée jadis au successeur du Prophète de Dieu laissa la place désormais au manque d'égards et à l'irrespect».
"Annals of the Early Caliphate" de W. Muir
On commença à entendre partout dans les provinces que l'épée serait bientôt plus nécessaire à l'intérieur des frontières de l’islam que dans les territoires étrangers. La facination de l’islam pour la force et de la violence n’allait pas tarder à se retourner contre son propre calife...
Nous avons vu par quelles louches manœuvres Othman devint Calife. Cela commençait décidément sous de bons augures et la suite n’allait pas décevoir : le califat d’Othman ne serait qu’une longue crise.
En quelques années il réussit à se faire détester de la majorité des musulmans qui lui reprochaient pêle-mêle de favoriser outrageusement son clan pour l’octroi des postes importants, de détourner le butin au profit de ses parents et notamment ses gendres à qui il fit cadeau de sommes faramineuses détournées du trésor public, d’appliquer la charia avec indulgence pour les riches et dureté pour les pauvres et enfin d’avoir imposé sa propre recension du Coran et ordonné la destruction des autres versions en circulation.
«'Abdul-Rahmân B. 'Awf, qui n'avait pas oublié sa part de responsabilité dans l'élection de 'Othmân, était lui-même mécontent des agissements de ce dernier, et on lui attribue la première dénonciation de l'irrespect de la Loi affiché par le Calife. Un beau chameau faisant partie de la Zakât d'une tribu bédouine fut offert comme une rareté par le Calife à l'un de ses proches parents. 'Abdul-Rahmân, scandalisé par le détournement des biens religieux destinés aux pauvres, mit la main sur l'animal, l'égorgea et en distribua la viande entre les gens. La révérence personnelle attachée jadis au successeur du Prophète de Dieu laissa la place désormais au manque d'égards et à l'irrespect».
"Annals of the Early Caliphate" de W. Muir
On commença à entendre partout dans les provinces que l'épée serait bientôt plus nécessaire à l'intérieur des frontières de l’islam que dans les territoires étrangers. La facination de l’islam pour la force et de la violence n’allait pas tarder à se retourner contre son propre calife...
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Re : LA FAMILLE ROYALE DE L’ISLAM
Extrait de l’ “Histoire” de Al-Tabari volume 15...
En cette année (654), ceux qui étaient mécontents d’Othman b. Affan s’écrivirent l’un à l’autre, convenant de se rassembler et de le confronter sur les points qui les mettaient en colère. (page 131).
Un groupe de musulmans se réunit pour passer en revue les paroles et les actes d’Othman. Ils décidèrent de lui envoyer un délégué pour lui parler et lui ouvrir les yeux sur ses blâmables innovations. (pages 135, 136).
De son côté, ému par les plaintes qui lui parvenaient de partout, Ali se rendit chez 'Othmân et dit :
Ali a dit : “Je te rappelle que celui qui était nommé par Omar était étroitement surveillé par lui. Qu’Omar entende un seul mot (de plainte) à son sujet et il le faisait fouetter et punir avec la plus grande sévérité ! Mais tu ne le fais pas. Tu as été faible et accommodant avec tes parents.” “Ce sont aussi tes parents” a répondu Othman. Ali a dit : “Par ma vie, ils me sont en effet étroitement apparentés mais le mérite se trouve chez d’autres personnes.” Othman a dit : “Tu sais qu’Omar a laissé Muawiyah en charge durant l’entièreté de son califat et que j’ai simplement fait de même,” Ali a répondu : “Je t’adjure par Dieu, sais-tu que Muawiyah avait encore plus peur d’Omar que Yarfa (l’esclave personnel de Omar) ? ” “Oui” a dit Othman. Ali a continué : “Muawiyah prend des decisions sur toutes sortes de sujets sans te consulter et tu le sais. Ensuite il dit : ‘C’est l’ordre d’Othman.’ Tu connais ces faits mais tu ne le sanctionne pas.” (pages 142, 143).
Selon les termes de Sir W. Muir :
«Etant donné que le message qu'avait apporté 'Alî provenait du peuple, 'Othmân se dirigea immédiatement vers la chaire où il appela la foule rassemblée là, à la prière à la mosquée. S'adressant aux gens, il leur reprocha de donner libre cours à leurs langues et de suivre des dirigeants méchants dont l'objectif était de noircir sa réputation, d'exagérer ses fautes et de taire ses vertus: "Vous me blâmez, s'écria-t-il, pour des choses que vous supportiez gentiment de 'Omar. Il vous piétinait, il vous battait avec son fouet et il abusait de vous. Et malgré cela vous acceptiez tout de lui avec patience : aussi bien ce que vous aimiez que ce que vous détestiez. J'ai été gentil avec vous, je vous ai tourné le dos, j'ai retenu ma langue de vous injurier et ma main de vous frapper. Et vous voilà qui vous soulevez contre moi". Puis après s'être appesanti sur la prospérité intérieure et extérieure de son règne, il conclut ainsi : "Abstenez-vous donc, je vous adjure, d'abuser de moi et de mes gouverneurs pour éviter d'allumer les flammes de la sédition et de la révolte à travers l'empire". Cet appel, dit-on, fut gâché par son cousin Marwân qui s'écria alors: "Si vous vous opposez au Calife, nous ferons appel à l'épée". "Silence!", cria 'Othmân à son visage. Marwân se tut et 'Othmân descendit de la chaire. La harangue n'eut pas un long effet. Le mécontentement s'étendit et les rassemblements contre le Calife se multiplièrent». ("Annals of the Early Caliphate" de W. Muir)
Les mécontents envoyèrent donc à Othman des représentants pour le mettre en garde et lui faire entendre raison.
Les délégations arrivèrent à Médine au mois de Rabî' I, 35 H. et présentèrent une longue liste de griefs, demandant la réparation des préjudices subis et, à défaut, l'abdication du Calife. Ils furent toutefois calmés par l'intercession d’Ali et des promesses de réparations et de dons généreux.
Pourtant dès le lendemain de leur départ, Othman prononça un sermon furieux du haut de la chaire, rejetant les revendications des délégations et dès leur retour les délégués égyptiens furent arrêtés par les gouverneurs qui tuèrent les meneurs et emprisonnèrent les autres.
En cette année (654), ceux qui étaient mécontents d’Othman b. Affan s’écrivirent l’un à l’autre, convenant de se rassembler et de le confronter sur les points qui les mettaient en colère. (page 131).
Un groupe de musulmans se réunit pour passer en revue les paroles et les actes d’Othman. Ils décidèrent de lui envoyer un délégué pour lui parler et lui ouvrir les yeux sur ses blâmables innovations. (pages 135, 136).
De son côté, ému par les plaintes qui lui parvenaient de partout, Ali se rendit chez 'Othmân et dit :
Ali a dit : “Je te rappelle que celui qui était nommé par Omar était étroitement surveillé par lui. Qu’Omar entende un seul mot (de plainte) à son sujet et il le faisait fouetter et punir avec la plus grande sévérité ! Mais tu ne le fais pas. Tu as été faible et accommodant avec tes parents.” “Ce sont aussi tes parents” a répondu Othman. Ali a dit : “Par ma vie, ils me sont en effet étroitement apparentés mais le mérite se trouve chez d’autres personnes.” Othman a dit : “Tu sais qu’Omar a laissé Muawiyah en charge durant l’entièreté de son califat et que j’ai simplement fait de même,” Ali a répondu : “Je t’adjure par Dieu, sais-tu que Muawiyah avait encore plus peur d’Omar que Yarfa (l’esclave personnel de Omar) ? ” “Oui” a dit Othman. Ali a continué : “Muawiyah prend des decisions sur toutes sortes de sujets sans te consulter et tu le sais. Ensuite il dit : ‘C’est l’ordre d’Othman.’ Tu connais ces faits mais tu ne le sanctionne pas.” (pages 142, 143).
Selon les termes de Sir W. Muir :
«Etant donné que le message qu'avait apporté 'Alî provenait du peuple, 'Othmân se dirigea immédiatement vers la chaire où il appela la foule rassemblée là, à la prière à la mosquée. S'adressant aux gens, il leur reprocha de donner libre cours à leurs langues et de suivre des dirigeants méchants dont l'objectif était de noircir sa réputation, d'exagérer ses fautes et de taire ses vertus: "Vous me blâmez, s'écria-t-il, pour des choses que vous supportiez gentiment de 'Omar. Il vous piétinait, il vous battait avec son fouet et il abusait de vous. Et malgré cela vous acceptiez tout de lui avec patience : aussi bien ce que vous aimiez que ce que vous détestiez. J'ai été gentil avec vous, je vous ai tourné le dos, j'ai retenu ma langue de vous injurier et ma main de vous frapper. Et vous voilà qui vous soulevez contre moi". Puis après s'être appesanti sur la prospérité intérieure et extérieure de son règne, il conclut ainsi : "Abstenez-vous donc, je vous adjure, d'abuser de moi et de mes gouverneurs pour éviter d'allumer les flammes de la sédition et de la révolte à travers l'empire". Cet appel, dit-on, fut gâché par son cousin Marwân qui s'écria alors: "Si vous vous opposez au Calife, nous ferons appel à l'épée". "Silence!", cria 'Othmân à son visage. Marwân se tut et 'Othmân descendit de la chaire. La harangue n'eut pas un long effet. Le mécontentement s'étendit et les rassemblements contre le Calife se multiplièrent». ("Annals of the Early Caliphate" de W. Muir)
Les mécontents envoyèrent donc à Othman des représentants pour le mettre en garde et lui faire entendre raison.
Les délégations arrivèrent à Médine au mois de Rabî' I, 35 H. et présentèrent une longue liste de griefs, demandant la réparation des préjudices subis et, à défaut, l'abdication du Calife. Ils furent toutefois calmés par l'intercession d’Ali et des promesses de réparations et de dons généreux.
Pourtant dès le lendemain de leur départ, Othman prononça un sermon furieux du haut de la chaire, rejetant les revendications des délégations et dès leur retour les délégués égyptiens furent arrêtés par les gouverneurs qui tuèrent les meneurs et emprisonnèrent les autres.
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Re : LA FAMILLE ROYALE DE L’ISLAM
Les opposants étaient enragés par cette perfidie : désormais ils allaient eux aussi employer la force. Sous prétexte du Pèlerinage à la Mecque, des troupes partirent d’Egypte, de Basra et de Koufa deux mois avant le Pèlerinage annuel et campèrent comme une armée dans des camps séparés, à une lieue de Médine.
Quant aux Egyptiens, ils voulaient Ali pour Calife alors que ceux de Basra voulaient Talhah et ceux de Koufa : Al-Zubayr. Ils agirent tous en même temps. Ces gens avaient des buts distincts et chaque parti était convaincu qu’il obtiendrait complète satisfaction au détriment des deux autres. (Tabari page 160)
Quand les dissidents atteingnirent leurs bivouacs, ils changèrent de direction pour attaquer les Médinois. Ils prirent par surprise ceux de Médine et tout d’un coup le cri “Dieu est le plus grand !” retentit dans toute la ville. Les dissidents occupèrent les sites des campements qu’Ali, Talhah et al-Zubayr avaient installés et encerclèrent Othman. Ils annoncèrent que “Quiconque retient ses mains et ne nous résiste pas sera en sécurité.” (Tabari page 162).
Epouvanté Othman supplia Ali d'aller calmer les rebelles. Ali consentit, à condition que Othman fasse l'aveu de ses erreurs et implore le pardon de Dieu du haut de la chaire. Pour pacifier les émeutiers, Othman dut également révoquer le gouverneur de l’Egypte et le remplacer par Mohammad B. Abî Bakr, le fils d’Abu Bakr, qui était l’un des meneurs. Un document fut rédigé, signé et scellé par le Calife, attesté par Alî, Talhah, Zubayr et 'Abdullâh Ibn 'Omar, puis remis aux mains des Egyptiens.
La délégation égyptienne rentrait satisfaite mais alors qu’ils étaient sur la route du retour vers l’Egypte, ils remarquèrent tout à coup un cavalier venir à leur hauteur puis les dépasser. Puis il revenait vers eux pour de nouveau les distancer, les observant attentivement. Ils lui dirent : “Qu’est-ce que tu fais ? Tu manigances certainement quelque chose”... Ils le fouillèrent et ont trouvé une lettre d’Othman, marquée de son sceau, adressée au gouverneur de l’Egypte. Elle disait qu’il devait les crucifier ou les exécuter ou leur faire couper alternativent les mains et les pieds. Les égyptiens firent demi-tour et retournèrent à Médine. (Tabari page 168, 169).
Il n’est pas difficile d'imaginer la fureur que devaient ressentir Mohammad B. Abî Bakr et ses compagnons après avoir lu cette lettre. Il était clair qu’ils venaient d’échapper à la mort et ils étaient bien décidés à faire payer très cher à Othman sa fourberie. Ils firent ainsi demi-tour vers Médine et dépêchèrent des messagers rapides aux délégations de Basrah et de Koufa qui étaient, elles aussi, sur le chemin du retour, afin de les informer de la trahison du Calife et de leur demander de leur prêter main forte.
Les Egyptiens retournèrent auprès d’Othman après l’avoir quitté parce qu’un de ses esclaves, montant un de ses chameaux, avait été intercepté par eux, porteur d’une lettre au gouverneur de l’Egypte qui ordonnait de tuer certains d’entre eux et de crucifier les autres. Quand ils sont revenus auprès d’Othman, ils ont dit : “C’est ton esclave.” Il a dit : “Mon esclave est parti à mon insu.” Ils ont dit : “C’est un de tes chameaux.” Il a répondu : “Il l’a pris sans mon ordre.” Ils ont dit : “C’est ton sceau.” “C’est un faux” a-t-il dit. (Tabari page 185).
Le palais d’Othman était encerclé par les insurgés, mais pendant plusieurs semaines le Calife put sortir pour conduire les prières habituelles dans la Mosquée. Les insurgés eux aussi assistaient aux prières, la tension était à son comble. Ainsi, Othman s'étant un jour risqué du haut de sa chaire à lancer à leur adresse : «Le Prophète a maudit les gens qui se rebellent contre le Calife (le Successeur) et le lieutenant du Prophète…».
Les dissidents se ruèrent tous ensembles et jetèrent des pierres sur les gens jusqu’à ce qu’ils les aient chassés de la mosquée. Ils lancérent des pierres à Othman jusqu’à ce qu’il tombe évanoui de la chaire. Il fut emporté et ramené chez lui. (Tabari pages 165, 166).
Othman finit donc par s'enfermer dans son palais, et un blocus s'ensuivit.
Quand Othman a vu ce qui lui arrivait et que ceux qui se dressaient contre lui étaient nombreux, il a écrit à Muawiyah b. Abi Sufyan en Syrie: ... ”Les Médinois sont devenus des incroyants ; ils ont abandonné l’obéissance et ont reniè leur serment d’allégeance. Aussi envoie-moi tous les soldats dont tu disposes en syrie sur tous tes chameaux qu’ils soient dociles ou entêtés.” Quand Muawiyah reçut la lettre, il fit trainer les choses car il ne voulait pas être ouvertement en désaccord avec les Compagnons du Messager de Dieu… (Tabari page 185).
Craignant pour sa vie Othman a consulté ses conseillers et les membres de sa famille et a dit : “Vous voyez ce que les dissidents ont fait. Quelle issue y a-t-il ?” Ils lui ont conseillé d’appeler Ali….”
Othman a appelé Ali et quand Ali est arrivé, il lui a dit : “Abu Hasan, tu vois ce que ces hommes ont fait et tu sais ce que j’ai fait. J’ai peur qu’ils me tuent. Eloigne-les de moi et je jure par Dieu que je leur offrirai réparation pour tout ce qu’ils détestent et que je leur rendrai justice contre moi ou n’importe qui même si mon propre sang doit être versé. ... Alors Ali est allé à la rencontre du peuple et a dit : “O peuple Vous avez demandé justice et maintenant elle vous est rendue ... Le peuple a répondu : “Nous acceptons.” (Tabari pages 187, 188)
... Othman a dit : “Obtiens d’eux un délai qui me donne le temps d’agir car je ne peux pas corriger les choses qu’ils réprouvent en un seul jour.” Ali respondit : “Il ne peut y avoir aucun délai pour ce qui concerne les affaires à Médine. Pour les affaires ailleurs, tu as comme délai le temps nécessaire à tes ordres pour y parvenir.” Uthman a dit : “Très bien mais obtiens-moi un délai de trois jours pour ce qui concerne Médine.” Ali accepta. Ensuite il est sorti et les (les rebelles) en a informé. Il rédigea un accord entre le peuple et Othman qui lui donnait une période de grâce de trois jours pour réparer chaques injustices et déposer tous les gouverneurs qu’ils détestaient. (Tabari page 188).
Mais Othman commencait à se préparer à la guerre et rassemblait des armes. Il avait déjà formé une forte armée avec les esclaves acquis en tant que part d’un cinquième (du butin) qui revenait au Calife. Quand les trois jours furent passés alors qu’il n’avait rien fait pour changer quoi que ce soit de ce qui était haïssable au peuple ou pour destituer un gouverneur, ils se révoltèrent contre lui. (Tabari page 189).
Quant aux Egyptiens, ils voulaient Ali pour Calife alors que ceux de Basra voulaient Talhah et ceux de Koufa : Al-Zubayr. Ils agirent tous en même temps. Ces gens avaient des buts distincts et chaque parti était convaincu qu’il obtiendrait complète satisfaction au détriment des deux autres. (Tabari page 160)
Quand les dissidents atteingnirent leurs bivouacs, ils changèrent de direction pour attaquer les Médinois. Ils prirent par surprise ceux de Médine et tout d’un coup le cri “Dieu est le plus grand !” retentit dans toute la ville. Les dissidents occupèrent les sites des campements qu’Ali, Talhah et al-Zubayr avaient installés et encerclèrent Othman. Ils annoncèrent que “Quiconque retient ses mains et ne nous résiste pas sera en sécurité.” (Tabari page 162).
Epouvanté Othman supplia Ali d'aller calmer les rebelles. Ali consentit, à condition que Othman fasse l'aveu de ses erreurs et implore le pardon de Dieu du haut de la chaire. Pour pacifier les émeutiers, Othman dut également révoquer le gouverneur de l’Egypte et le remplacer par Mohammad B. Abî Bakr, le fils d’Abu Bakr, qui était l’un des meneurs. Un document fut rédigé, signé et scellé par le Calife, attesté par Alî, Talhah, Zubayr et 'Abdullâh Ibn 'Omar, puis remis aux mains des Egyptiens.
La délégation égyptienne rentrait satisfaite mais alors qu’ils étaient sur la route du retour vers l’Egypte, ils remarquèrent tout à coup un cavalier venir à leur hauteur puis les dépasser. Puis il revenait vers eux pour de nouveau les distancer, les observant attentivement. Ils lui dirent : “Qu’est-ce que tu fais ? Tu manigances certainement quelque chose”... Ils le fouillèrent et ont trouvé une lettre d’Othman, marquée de son sceau, adressée au gouverneur de l’Egypte. Elle disait qu’il devait les crucifier ou les exécuter ou leur faire couper alternativent les mains et les pieds. Les égyptiens firent demi-tour et retournèrent à Médine. (Tabari page 168, 169).
Il n’est pas difficile d'imaginer la fureur que devaient ressentir Mohammad B. Abî Bakr et ses compagnons après avoir lu cette lettre. Il était clair qu’ils venaient d’échapper à la mort et ils étaient bien décidés à faire payer très cher à Othman sa fourberie. Ils firent ainsi demi-tour vers Médine et dépêchèrent des messagers rapides aux délégations de Basrah et de Koufa qui étaient, elles aussi, sur le chemin du retour, afin de les informer de la trahison du Calife et de leur demander de leur prêter main forte.
Les Egyptiens retournèrent auprès d’Othman après l’avoir quitté parce qu’un de ses esclaves, montant un de ses chameaux, avait été intercepté par eux, porteur d’une lettre au gouverneur de l’Egypte qui ordonnait de tuer certains d’entre eux et de crucifier les autres. Quand ils sont revenus auprès d’Othman, ils ont dit : “C’est ton esclave.” Il a dit : “Mon esclave est parti à mon insu.” Ils ont dit : “C’est un de tes chameaux.” Il a répondu : “Il l’a pris sans mon ordre.” Ils ont dit : “C’est ton sceau.” “C’est un faux” a-t-il dit. (Tabari page 185).
Le palais d’Othman était encerclé par les insurgés, mais pendant plusieurs semaines le Calife put sortir pour conduire les prières habituelles dans la Mosquée. Les insurgés eux aussi assistaient aux prières, la tension était à son comble. Ainsi, Othman s'étant un jour risqué du haut de sa chaire à lancer à leur adresse : «Le Prophète a maudit les gens qui se rebellent contre le Calife (le Successeur) et le lieutenant du Prophète…».
Les dissidents se ruèrent tous ensembles et jetèrent des pierres sur les gens jusqu’à ce qu’ils les aient chassés de la mosquée. Ils lancérent des pierres à Othman jusqu’à ce qu’il tombe évanoui de la chaire. Il fut emporté et ramené chez lui. (Tabari pages 165, 166).
Othman finit donc par s'enfermer dans son palais, et un blocus s'ensuivit.
Quand Othman a vu ce qui lui arrivait et que ceux qui se dressaient contre lui étaient nombreux, il a écrit à Muawiyah b. Abi Sufyan en Syrie: ... ”Les Médinois sont devenus des incroyants ; ils ont abandonné l’obéissance et ont reniè leur serment d’allégeance. Aussi envoie-moi tous les soldats dont tu disposes en syrie sur tous tes chameaux qu’ils soient dociles ou entêtés.” Quand Muawiyah reçut la lettre, il fit trainer les choses car il ne voulait pas être ouvertement en désaccord avec les Compagnons du Messager de Dieu… (Tabari page 185).
Craignant pour sa vie Othman a consulté ses conseillers et les membres de sa famille et a dit : “Vous voyez ce que les dissidents ont fait. Quelle issue y a-t-il ?” Ils lui ont conseillé d’appeler Ali….”
Othman a appelé Ali et quand Ali est arrivé, il lui a dit : “Abu Hasan, tu vois ce que ces hommes ont fait et tu sais ce que j’ai fait. J’ai peur qu’ils me tuent. Eloigne-les de moi et je jure par Dieu que je leur offrirai réparation pour tout ce qu’ils détestent et que je leur rendrai justice contre moi ou n’importe qui même si mon propre sang doit être versé. ... Alors Ali est allé à la rencontre du peuple et a dit : “O peuple Vous avez demandé justice et maintenant elle vous est rendue ... Le peuple a répondu : “Nous acceptons.” (Tabari pages 187, 188)
... Othman a dit : “Obtiens d’eux un délai qui me donne le temps d’agir car je ne peux pas corriger les choses qu’ils réprouvent en un seul jour.” Ali respondit : “Il ne peut y avoir aucun délai pour ce qui concerne les affaires à Médine. Pour les affaires ailleurs, tu as comme délai le temps nécessaire à tes ordres pour y parvenir.” Uthman a dit : “Très bien mais obtiens-moi un délai de trois jours pour ce qui concerne Médine.” Ali accepta. Ensuite il est sorti et les (les rebelles) en a informé. Il rédigea un accord entre le peuple et Othman qui lui donnait une période de grâce de trois jours pour réparer chaques injustices et déposer tous les gouverneurs qu’ils détestaient. (Tabari page 188).
Mais Othman commencait à se préparer à la guerre et rassemblait des armes. Il avait déjà formé une forte armée avec les esclaves acquis en tant que part d’un cinquième (du butin) qui revenait au Calife. Quand les trois jours furent passés alors qu’il n’avait rien fait pour changer quoi que ce soit de ce qui était haïssable au peuple ou pour destituer un gouverneur, ils se révoltèrent contre lui. (Tabari page 189).
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caius
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Re : LA FAMILLE ROYALE DE L’ISLAM
LE RÔLE D’AICHA
Nous l’avons vu, après l’accession d’Othman au Califat les postes les plus juteux étaient tous tombés entre les mains du clan Omeyyade. Cela n’avait pas plu aux autres clans dont celui d’Aicha qui contribua activement à exciter les mécontents, faisant campagne pour ses deux beaux-frères Talha et Zubayr.
Simon Ockley écrit dans "History of the Saracens": «'Âyechah, la veuve de Mohammad, était l'ennemi mortel de 'Othmân. Toutefois, il aurait certainement mieux valu à une personne qui prétendait être la femme d'un prophète inspiré de passer les jours de son veuvage dans la dévotion et les bonnes actions plutôt que dans la méchanceté et en infraction avec l'état. Mais elle était si engagée aux côtés de Talhah et du fils d'al-Zubayr, qu'elle voulait faire accéder au Califat, qu'aucune considération de vertu ou de décence ne pouvait la retenir de faire tout ce qui était en son pouvoir pour comploter en vue de la mort de 'Othmân».
Un historien Sunnite, al-Baladhuri, dans son histoire (Ansab al-Ashraf) raconte qu’alors que la situation devenait plus que périlleuse, Othman envoya Marwan Ibn al-Hakam et Abdurrahman Ibn Attab Ibn Usayd essayer de persuader Aicha de cesser ses incitations au meurtre. Ils la trouvèrent en train de se préparer à quitter Médine, sous prétexte d’accomplir le pèlerinage à La Mecque. Le moins que l’on puisse dire est que l’entrevue ne fut pas cordiale :
" Nous vous prions de rester à Médine, et alors Allah pourra sauver cet homme (Othman) à travers vous ". Aicha a dit : " J'ai préparé mes moyens de transport et j'ai l'intention d'exécuter le pèlerinage. Par Dieu, je n'honorerai pas votre demande. Je voudrais qu'il (Othman) soit dans un de mes sacs afin que je puisse l’emporter. Je pourrais alors le jeter à la mer ".
Ansab al-Ashraf, par al-Baladhuri, partie I, v4, p75.
La mère des croyants était vraiment une femme charmante…
Nous l’avons vu, après l’accession d’Othman au Califat les postes les plus juteux étaient tous tombés entre les mains du clan Omeyyade. Cela n’avait pas plu aux autres clans dont celui d’Aicha qui contribua activement à exciter les mécontents, faisant campagne pour ses deux beaux-frères Talha et Zubayr.
Simon Ockley écrit dans "History of the Saracens": «'Âyechah, la veuve de Mohammad, était l'ennemi mortel de 'Othmân. Toutefois, il aurait certainement mieux valu à une personne qui prétendait être la femme d'un prophète inspiré de passer les jours de son veuvage dans la dévotion et les bonnes actions plutôt que dans la méchanceté et en infraction avec l'état. Mais elle était si engagée aux côtés de Talhah et du fils d'al-Zubayr, qu'elle voulait faire accéder au Califat, qu'aucune considération de vertu ou de décence ne pouvait la retenir de faire tout ce qui était en son pouvoir pour comploter en vue de la mort de 'Othmân».
Un historien Sunnite, al-Baladhuri, dans son histoire (Ansab al-Ashraf) raconte qu’alors que la situation devenait plus que périlleuse, Othman envoya Marwan Ibn al-Hakam et Abdurrahman Ibn Attab Ibn Usayd essayer de persuader Aicha de cesser ses incitations au meurtre. Ils la trouvèrent en train de se préparer à quitter Médine, sous prétexte d’accomplir le pèlerinage à La Mecque. Le moins que l’on puisse dire est que l’entrevue ne fut pas cordiale :
" Nous vous prions de rester à Médine, et alors Allah pourra sauver cet homme (Othman) à travers vous ". Aicha a dit : " J'ai préparé mes moyens de transport et j'ai l'intention d'exécuter le pèlerinage. Par Dieu, je n'honorerai pas votre demande. Je voudrais qu'il (Othman) soit dans un de mes sacs afin que je puisse l’emporter. Je pourrais alors le jeter à la mer ".
Ansab al-Ashraf, par al-Baladhuri, partie I, v4, p75.
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Re : LA FAMILLE ROYALE DE L’ISLAM
Aîcha a des circonstances atténuantes,
elle a été abusé sexuellement à l' âge de 9 ans par un vieillard libidineux se prétendant prophète
alors qu'il n'était qu'un fou mégalomane et qui a laissé un héritage
assassin.

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Re: Re : LA FAMILLE ROYALE DE L’ISLAM
Yacoub a écrit :Aîcha a des circonstances atténuantes,
elle a été abusé sexuellement à l' âge de 9 ans par un vieillard libidineux se prétendant prophète
alors qu'il n'était qu'un fou mégalomane et qui a laissé un héritage
assassin.
N'importe qui aurait effectivement perdu tout sens moral après avoir subi ce qu'elle a enduré pendant des années !
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Re : LA FAMILLE ROYALE DE L’ISLAM
Bonsoir,
Je vous trouve bien indulgents pour Aïcha, une intriguante cupide et sans scrupules. Ce n'est pas parce qu'elle a été traumatisée pendant dix ans dans le harem de Mahomet que c'en fait une personne qui mérite notre compassion. Il y a ici dans le Bar des religions un fil qui narre ses exploits d'après des sources exclusivement musulmanes : Aïcha, mère des croyants.
Pour revenir à la synthèse de Caius, qui est bien faite et bienvenue en cette période pré-ramadanesque, Aïcha avait appelé au meutre du calife Othman. Je retrouverai le lien et vous le mettrai pour complément d'information.
Yacoub, est-ce parce que vous avez de l'humour que vous avez mis la couverture de ce bouquin sur Aïcha ? Les éditions Iqra appartiennet à une officine islamiste - mais je pense que vous le savez.
Victorien
Je vous trouve bien indulgents pour Aïcha, une intriguante cupide et sans scrupules. Ce n'est pas parce qu'elle a été traumatisée pendant dix ans dans le harem de Mahomet que c'en fait une personne qui mérite notre compassion. Il y a ici dans le Bar des religions un fil qui narre ses exploits d'après des sources exclusivement musulmanes : Aïcha, mère des croyants.
Pour revenir à la synthèse de Caius, qui est bien faite et bienvenue en cette période pré-ramadanesque, Aïcha avait appelé au meutre du calife Othman. Je retrouverai le lien et vous le mettrai pour complément d'information.
Yacoub, est-ce parce que vous avez de l'humour que vous avez mis la couverture de ce bouquin sur Aïcha ? Les éditions Iqra appartiennet à une officine islamiste - mais je pense que vous le savez.
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Re : LA FAMILLE ROYALE DE L’ISLAM
Aïcha fut également la première à désigner Othman par Naàthal, du nom d’un juif de Médine qui ressemblait au calife. C’est elle aussi qui a dit sans équivoque : « Tuez Naàthal parce qu’il a renié Dieu ! »
Tabari, Histoire, IV,477.
http://islamla.com/ftopicp-15902.html#15902
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Tabari, Histoire, IV,477.
http://islamla.com/ftopicp-15902.html#15902
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