Hier soir sur ARTE

Critique du Coran et ses versets - Chronologie - Histoire - Versets abrogés, Critique constructive des hadiths - quel apport dans la vie d'un musulman ? La réalité de la charia et de ses horreurs un peu partout dans le monde. Comment l'islam règle la vie des gens - comment les religieux oppressent le peuple
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lorie
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Hier soir sur ARTE

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Une série d'émission sur l'impact de la religion dans notre république puis dans l'Europe ...

J'ai été estomaquée de voir que des juifs et des musulmans s'unissaient pour faire céder la laïcité en matière de cantine ...

Non mais c'est quoi ce bordel !!! ... on veut nous faire pleurer que les mômes ne mangeraient pas si on faisait des repas communs ???

Mais qu'ils aillent tous se faire foutre ces religieux .. rien à faire qu'ils seraient "obligés" par leur religion ..

La laïcité est un droit fondamental de notre république ... un droit qui nous protège tous contre le communautarisme et surtout comme le racisme ...

Je suis fondamentalement contre toutes formes d'agressions à ce beau principe de la laïcité et j'ai vraiment aimé qu'un homme de foi et de religion comme Bayroux soit malgré tout un défenseur de la laïcité

La France est RÉPUBLICAINE avant tout .. nos ancêtres sont morts pour que nous puissions profiter de cet état .. à nous de nous battre contre tous ces crétins religieux (juifs ... musulmans .. catho ou martiens)

Le reste du monde peut être ce qu'il veut mais nous resterons laïcs !!!!
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AliadArrakis
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Re: Hier soir sur ARTE

Message non lu par AliadArrakis »

C'est cette émission-là?

http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697 ... 09080.html

Il y a aussi l'émission suivante

http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697 ... 09082.html

Je vais les regarder ce soir.

Concernant les cantines. Avec tous ces genres de pressions, une solution radicale :

A LA CANTINE, AU TOUT VÉGÉTARIEN! :weedman:

Voilà, comme ça pas de problème de viande. :P :lol:

Ah ben non, il y en a qui ne mange pas d'oeufs, ni de fromage, ni de lait...
D'autres ne mangent ni d'oignons, ni d'ail...
Et il y a les macrobiotiques...

Raaahhh, et les tartines alors? Deux secondes vite fait (par l'enfant ou un de ses parents) et c'est parti!
De plus c'est souvent de meilleure qualité.

Il y a vraiment des gens qui se compliquent la vie. :roll:
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lorie
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Re: Hier soir sur ARTE

Message non lu par lorie »

Oui effectivement ...

Dans l'émission tu verras une cantine à Lyon propose du tout végétarien ... et bien cela râle quand même

C'est vraiment du n'importe quoi ... regardes et tu verras .. n'oublie pas de me donner tes impressions car j'ai eu des hauts le cœur en les voyant !!!!!!!
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Georges
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Re: Hier soir sur ARTE

Message non lu par Georges »

Un mariage annulé pour absence de virginité,
un musulman laïc enterré selon les rites islamiques à la demande de son ex-compagne… Alors qu'il voulait être incinéré.

La laïcité serait-elle en danger en France ? Enquête exclusive auprès d’organisations et d’élus qui s’arrangent avec un des grands principes de la République.

Selon un sondage IFOP, 64 % des Français pensent que la laïcité est aujourd’hui en danger. Et ils pourraient peut-être avoir raison. Pour évaluer la réalité du recul républicain, le réalisateur Ted Anspach lève le voile sur les pratiques illégales de certains élus locaux, de droite comme de gauche. Certains n’hésitent plus à distribuer les subventions aux organisations religieuses fondamentalistes afin d’acheter la paix sociale. Le maire de Roubaix, René Vandierendonck - interrogé ici - a même financé un bus pour que les jeunes des quartiers puissent participer à un rassemblement de musulmans radicaux en région parisienne. Et ceux qui se sont élevés contre ces pratiques sont menacés ! À Lille, un espace a été réservé aux femmes dans une piscine municipale. Une décision non confessionnelle, selon la maire Martine Aubry, qui pourtant s’empêtre dans les contradictions.
Et ces musulmanes voulaient la piscine uniquement pour des musulmanes. Aucune juive ou chretienne ou horreur
athée n'aurait été tolérée.

Le réalisateur a pu suivre en “caméra embarquée” des membres d’organisations religieuses lors de leurs tractations avec les élus locaux et des directeurs de divers équipements ou institutions.
Ces petits arrangements avec la laïcité peuvent paraître anodins ; cumulés, ils forment un tableau inquiétant. D’autant que certaines organisations disposent d’une machine de guerre redoutable, grâce à des associations mères londoniennes protégées par le système du Royaume-Uni.
Un pays dont le réalisateur pointe ici les dérives en s’introduisant dans un tribunal islamique obéissant à la Charia, installé officieusement en plein coeur de Londres, où une jeune femme attend le verdict d’un imam. Un avant-goût de ce qui attend la France ?

Source : ARTE
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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AliadArrakis
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Re: Hier soir sur ARTE

Message non lu par AliadArrakis »

Bon commentons cette émission :D

Il y avait énormément d'éléments que j'avais envie de commenter, alors j'avais pris des notes :mrgreen:

Tout d'abord une impression générale. Le débat de certains religieux contre la laïcité n'est pas nouveau pour moi, vu tout ce qui est relaté dans les médias. Sans compter la politique de laïcité "ouverte" de votre cher président qui croit dur comme fer que le curé donnerait de meilleures leçons de morale qu'un instituteur. (c'est un pas vers le communautarisme, je le crains)

Cette émission, cependant, m'a fait savoir beaucoup d'autres choses que j'ignorais. Et je trouve cette évolution inquiétante.

Néanmoins, comme toutes les émissions grand public, je suis consciente qu'il peut y avoir des trous dans l'info, et des agencements qui peut nous faire croire à une dérive statistiquement plus grande que ce ne l'est dans la réalité. De même, on ne parle quasi jamais des dérives des autres religions qui vont aussi dans ce sens (à part la nourriture kasher chez les Juifs). Je préfère de loin une estimations statitisques de ces genres de dérives, selon la confession et le pourcentages de pratiquants impliqués.

Malgré tout il y a de quoi s'inquiéter, comme la montée des créationnistes en Europe (sûrement du à la qualité de l'enseignement des sciences dans le secondaire :roll: ).

Je commente dans l'ordre chronologique sur chaque partie :

1. L'affaire Bergham, le laïc d'origine algérienne enterré dans un cimetière musulman.

Que dire...premièrement, je suis totalement révoltée, révoltée par le fait que la volonté d'une religion passe avant celui d'un mort. Je suis toujours révoltée par le fait qu'on n'enterre pas un mort selon ses souhaits à lui. Le malheur est de ne pas avoir écrit de testament.

De plus, une incinération, ce n'est pas si catastrophique que ça. Enfin, c'est vrai que dans ma famille, la plupart souhaite aussi être incinérés (mais pas tous). Cela me fait penser aussi aux cas de conversions de forces (ou plutôt par contrainte) de personnes rien que parce qu'on a peur pour sa vie au-delà (je pense ici à mon arrière-grand-mère, convertie de force à la religion catholique par son fils aîné (mon grand-oncle) et sa belle-fille, deux ans avant son décès). Et où est donc la liberté de choix? Vraiment, ça me révolte :mad:

Ce qui me fait rire c'est le décret du recteur de la mosquée, qui ne connaît même pas l'intéressé, où il affirme "défendre l'intérêt moral dans la dite affaire" (intérêt moral de qui, le procureur voit : celui de l'intéressé, la manière de présenter laisse croire au public que c'est plutôt l'intérêt de leur religion : l'islam) et où il précise qu'on doit vérifier "les causes de l'apostasie" de la personne concernée pour être sûr qu'il soit bien apostat (tiens, est-ce que tous les ex-musulmans affirment ouvertement leur apostasie?).

2. Annulation de mariage pour défaut de virginité

On a parlé peu de l'affaire dans l'émission (à part une manifestation de Ni Putes Ni Soumises de quelques centaines de personnes). Mais j'ai déjà entendu parler de cette affaire dans d'autres médias. Ce qui me révolte, c'est qu'il y a encore des gens qui considère un critère qui ne concerne que la personne concernée (la virginité ou la non-virginité de la femme) comme quelque chose de précieux. C'est quelque chose de totalement rétrograde.
La justification du tribunal est qu'il y a trahison de confiance. Mouais, j'ignore ce qu'il en est du code civil dans le mariage en France, mais c'est comme si on réduit le mariage à un contrat de commerce (le mariage est un contrat dans l'islam, mais cela implique-t-il une application de la Charia dans ce cas-ci?).
Quoi qu'il en soit, un mari qui ne jure que par la virginité n'a qu'à aller se faire voir. J'espère que la femme aura trouvé mieux ailleurs.

3. Piscine publique pour femmes

Je sais que certaines activités publiques ne sont réservées que pour les femmes (comme certains cours de fitness), et certaines femmes qui ne veulent pas être avec des hommes (pas forcément pour des raisons de pudeur) ont parfois envie de se retrouver entre filles. Je n'ai rien contre, si ce n'est que de temps en temps.

Mais là, il semble qu'il y ait beaucoup de restrictions pour favoriser les musulmanes. De là à demander que la piscine ne soit réservée qu'aux musulmanes (cela implique que ce sont elles les principales intéressées) c'est comme dire que les autres femmes sont des kouffars impures capables de leur transmettre l'immoralité :roll:

Sans compter l'interview qui montre les contradictions entre les propos de Martine Aubry et les faits. Cependant, je me demande à quel moment on a interviewé Mme Aubry, quelle est l'intervalle de temps entre la fermeture de la piscine pour le Ramadan et cet interview et le moment où on vérifie que la piscine est toujours ouverte. C'est toujours le problème avec le monde de la télé...

4. Sortie Tariq Ramadan subventionnée par la Ville (qui considère que comme c'est une sortie culturelle, elle permet ce financement...sans vérifier ce qu'elle fait de cet argent :| )

J'ai entendu plein de choses sur Tariq Ramadan, de bonnes et de pas bonnes (et j'ai vu le sujet que vous avez ouvert, mais comme j'ai envie de tout lire d'abord, ça risque d'être long avant que je n'intervienne :mrgreen:). J'ignore vraiment la manière dont il aborde l'islam, mais je sais qu'on l'accuse de double langage. Dans l'émission, ils prennent un extrait du rapport de l'organisation religieuse sur une justification de la lapidation de la femme adultère (pour préserver la famille...mouais et on a alors besoin de la tuer pour ça :evil: ).

Cela implique-t'il que tous les finances donnés aux organisations religieuses sont détournées dans des buts fondamentalistes? Je crois que non, mais si quelques-unes le sont pour cela, c'est déjà pas mal.

5. La nourriture kasher et halal à l'hôpital.

Je pense qu'un patient a le droit de manger une nourriture propre à sa conviction qu'elle soit religieuse ou non (mes parents sont végétariens, et cela me fera mal si, le jours où ma mère ou mon père serait à l'hôpital, qu'ils ne soient réduits à manger que de la salade ou que vu la situation, la nourriture que je vais leur apporter (car je ne voudrais pas qu'ils mangent mal) risquerait de leur donner, par exemple des maux de ventre. Ou pire, qu'ils soient alors forcés à manger de la viande. :|

Mais à dire qu'il y a une diététique kasher et halal :roll: mouais...

Par contre, ce qui me fait rire dans cette réunion sont les propos du rabbin :

"Les premières institutions hospitalières sont faites par les religieux, et c'est donc dans cet esprit-là (esprit religieux) qu'on devait guérir" (j'aime bien la façon dont ils ont filmé la tête du médecin, qui a tout d'un coup cessé de sourire (on joue avec l'émotionel))

Je ne sais pas si les première institutions hospitalières sont religieuses, mais le raisonnement est totalement incorrect, car sous-entend que c'est l'institution hospitalière qui soigne et pas le personnel soignant. De plus, ce n'est pas la qualité de religieux qui le rend soignant. Mais que le soignant est un rôle qu'on attribuait autrefois souvent au "religieux" (ou chamane). C'est la grande différence! Mais c'est le lapsus bateau de la plupart des religieux (comme l'Eglise a supporté la science (pauvre Giordano Bruno, pauvre Galilée) ou l'Eglise a permis de soigner les gens etc.).

6. Nourriture halal et kasher à la cantine

J'ai pas bien vu ce qu'il en est de l'expérience de cantine végétarienne, à moins que vous ne considériez la volaille comme faisant partie d'une nourriture végétarienne (attention : végétarien = qui ne mange pas de chair animale, pour éviter les confusions, confusions dont ont parfois souffert mes parents (ah, je croyais que les végétariens mangent du poisson :roll:). Mais si c'est le cas, il semble que cela ne marche pas (à cause probablement d'une mère accaparante qui dit à son enfant ne mange pas la viande dans la cantine car c'est haram etc. + effet de groupe avec les autres enfants). Se compliquent vraiment la vie ces musulmans.

Enfin, le débat qui suit entre différentes factions laïques montrent que ce n'est pas si évident. D'une part permettre de telles concessions sont des portes ouvertes au communautarisme, d'autre part certains pensent que cela poussent les enfants musulmans à aller dans des écoles religieuses et que donc ils seront aussi communautarisés. Moi je pense qu'ils doivent s'intégrer, mais que s'ils ne le veulent pas, que faire? Pénaliser? Pour une cantine, cela va un peu fort. Mais là si je dois trancher, je préfère être ferme et ne pas donner de telles concessions. Par contre si l'école a 100 % de musulmans, c'est cloche qu'ils ne mangent pas halal, mais le seul fait que l'école soit 100 % musulmane, alors que le pays ne l'est pas est un signe inquiétant de ghettoïsation.

7. Problèmes de docteurs dans les hôpitaux

Je pense qu'il est normal qu'on peut demander si on veut un docteur homme ou un docteur femme pour une consultation (surtout en gynécologie :mrgreen:) parce que parfois, pour certaines personnes, il est moins évident de pouvoir confier certaines choses à un docteur du sexe opposé (par exemple il y a des hommes qui seraient mal à l'aise de raconter leurs pannes sexuelles à des docteurs femmes :mrgreen:). Néanmoins, s'il n'y a pas le choix, pas de choix faire des crises histériques, comme ce mari fou furieux qu'un docteur homme aide à accoucher sa femme. Ou l'autre qui traite une femme de l'hôpital de pute (moi j'aurais bien envie de le traiter de p... e..... :mad: )

8. Mouvement d'opposition contre la laïcité

Cette partie est la meilleure. A mourir de rire si ce n'était pas inquiétant.

Premièrement accuser les laïques de militant intégriste. Personnellement, c'est une accusation en bloc, car je sais que certains pro-laïcs sont parfois "intégristes laïcistes", comme ceux qui veulent enlever les décorations de Noël dans le Palais de Justice de Bruxelles (c'est pas drôle, c'est quand même joli les décos de Noël, et ce n'est vraiment plus religieux). Par contre je ne souhaite pas l'opposé non plus.

Par contre dire que leur but c'est "d'athéiser", c'est qu'il ignore qu'il y a plein de religieux qui sont laïques aussi (pas laïcs) et qui s'y accomodent bien.

Et voici le bouquet, le propos de ce militant contre la laïcité, qui dit que la laïcité veut retirer la spiritualité de la sphère publique et qu'il souhaite redonner une "touche de spiritualité"! :shock:
MAIS QU'EST-CE QU'IL EN SAIT DE LA SPIRITUALITÉ?
Est-ce que c'est tout ce carnaval de rituel qu'on doit exhiber partout au public?
Qu'est-ce que la Charia a de spirituel?
Est-ce que le fait de croire en un Dieu qui propose le bâton et la carotte, et qui en plus est sadique (mais non rétorque-t-il, il est juste), voire injuste (réponse du croyant hé!) a quelque chose de spirituel?

Je plains ces gens qui n'arrivent pas à distinguer religion et spiritualité...:roll: Et qui ignore même que beaucoup de non religieux se tournent vers la spiritualité (si c'était vraiment le cas pour eux (musulmans), alors le soufisme aurait eu beaucoup plus de succès, même si c'est seulement le soufisme orthodoxe).

Et encore mieux "la maçonnerie est une secte satanique", "satan est leur maître" et leur but est de "réduire à néant toute spiritualité". Ca se voit qu'il ne sait vraiment pas ce que veut dire "anticlérical". :lol: [smilie=to funny.gif] :lol:

9. Epilogue : communautarisme au Royaume-Uni

Tribunal pour la Charia? Avec un imam en tant que juge? La Charia, qui n'a rien d'un système judiciaire (vu tous les trous qu'il a)?

Inquiétant...


Enfin, c'était vraiment long, mais cette émission donne quand même plus de questions que de réponses.

Une des questions est comment ce mouvement intégriste organisé a-t'il vu le jour? D'après ce que j'ai lu, selon certains internautes et selon un extrait de reportage que je n'ai pas pu retrouver, ce serait du en partie à des émission satellites données par des chaînes arabes qui expliquerait au gens le "vrai islam". Vue que l'Arabie Saoudite et wahhabiste et salafiste, cela peut expliquer des choses, mais pas tout. C'est une question à élucider, car il est important de connaître la source pour trouver le remède.

Voilà, c'est la fin de mes très très très long commentaire :mrgreen: :D
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lorie
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Re: Hier soir sur ARTE

Message non lu par lorie »

Tout d'abord merci pour ce long commentaire

Sans prendre de note j'ai eu les mêmes réflexions que toi .. j'ai eu les mêmes doutes et les mêmes inquiétudes

Tariq Ramadan est un danger que les gens n'arrivent pas encore à cerner

Il fait croire que le discours républicain peut s'allier à la charia (sous entendu "on vous b**** un peu plus tard)

Pour les hôpitaux .. pour avoir testé .. les repas dans la clinique juive de Strasbourg sont nettement de meilleure qualité que ceux de l'hôpital civil ... Énormément de personnes non juives ou non musulmane veulent être hospitalisé là bas pour le confort .. la propreté (sic) et pour la nourriture ..

Mais le discours du rabbin sur l'origine des hôpitaux m'a aussi fait bondir ..

J'en arrive à la conclusion qu'aucun religieux n'est meilleur qu'un autre .. ils prêchent tous pour leurs paroisses

Et ce qui m'a surprise c'est cette volonté du religieux à vouloir détruire notre laïcité ...

Et tu as raison de dire que notre président est le meilleur ambassadeur de ces gens là ..

Enfin pour conclure Marx disait que la religion c'est l'opium du peuple .. c'est aussi un tube de vaseline pour se faire mettre profond ...

Bayroux prouve que l'on peut être religieux et profondément laïc alors je ne comprends pas pourquoi tout le clergé pense que ce serait un danger pour l'homme .. à nous laïques de nous défendre et de refuser que l'on touche à ce précepte de vie qui laisse le religieux là où il ne fera pas le plus de dégâts .. à la maison ... et encore j'en doute
trainspotting
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Re: Hier soir sur ARTE

Message non lu par trainspotting »

j'ai trouvé que dans l'émission il y avait plus de constatations que d'analyse, on ne cherchait pas à voir ce que pensait le musulman moyen ou le laic moyen de ces attaques envers la laicité. on ne cherchait pas en plus à voir l'histoire chronologique comment ça a commencé suite à quels évènements (création d'un organisme religieux, problème mondial ou national ?)
On a l'impression de voir plus un "fais moi peur" qu'une vrai analyse de ce problème.

Ensuite ils ont fait une bourde ils ont pris gugenheim comme exemple, bien que je sois d'acccord : il y a un tabou sur l'apport de l'islam à la civillisation européenne (c'est pas le seul tabou ceci dit) mais j'ai lu une partie du bouquin et il contient vraiment pas mal d'appréciations floues et d'inexactitude, pas très sérieux
je vous conseille d'ailleurs cet article d'un blog qui en parle , très intéressant http://anglesdevue.canalblog.com/archiv ... 12491.html
La langue arabe « se prête magnifiquement à la poésie » (p. 136). Dotée d’un système « qui facilite la répétition de sons », « la langue arabe est une langue de religion, au sens étymologique du terme : elle relie, et ce d’autant plus que, au système des temps indo-européens (passé/présent/futur), elle oppose celui des aspects (accompli/inaccompli), qui facilite l’arrimage aux origines. En somme, les différences entre les deux systèmes défient presque toute traduction, tant le signifié risque de changer de sens en passant d’une langue à l’autre » (pp. 136-137).


Je veux pas être méchant, mais ça c’est digne des « bushismes » qui font rigoler la planète. Je commence par la dernière phrase : 1) cher Gouguenheim, le signifié ne peut pas changer de sens, car il est le sens ! c’est le signifiant qui change de sens ; 2) Quand on traduit, on traduit un signe, une phrase, voire un passage de la langue source, par un signe, une phrase ou un passage de la langue cible. On ne traduit pas un signifié insaisissable ; 3) En arabe, le temps n’existe pas parce que les modalités de son expression ne sont pas les mêmes qu’en grec ? C’est très intéressant ! Cela veut dire qu’un Arabe ne peut pas parler du futur, de l’avenir. Bravo, avec félicitations du jury ! 4) Encore une fois, l’indo-européen n’est pas un « système linguistique » mais une classe, une famille qui comportent d’innombrables systèmes linguistiques tous différents, qui demandent tous traduction pour passer de l’un à l’autre ! 5) La traduction présente toujours des difficultés mais passer du grec au latin présente les mêmes difficultés que passer du grec à l’arabe. 6) Ah, l’arrimage aux origines ! Vous comprenez pas ? Cela veut dire que la langue arabe présente un défaut temporel, elle est orientée vers le passé (accompli/inaccompli) et donc les origines !




· La langue arabe est « insuffisante » pour exprimer des « notions abstraites ». 1) Bien sûr, la colonisation a aussi avancé que les « langues indigènes » étaient incapables d’abstraction et de logique. Simple coïncidence ?!! Elle a ajouté que le cerveau des colonisés était peu évolué, ce qui a induit son « retard » etc. ça vous rappelle rien au XIXème siècle ? 2) D’après Gouguenheim, il y aurait des langues de l’abstraction et de la philosophie (de l’intellect) et des langues de la poésie (de l’affect). Deux autres familles de langues, à rajouter à son palmarès linguistique, désormais trop riche !




L’un des contresens de ce livre consiste en son anachronisme monstrueux. Grosso modo, Gouguenheim reproche aux savants musulmans de n’avoir pas été laïques, oubliant que la laïcité (qu’il projette sur le monde grec) est une invention récente. S’ils étaient de vrais savants ou philosophes, ils auraient dû s’élever contre le dogme, le fanatisme et la supercherie de Mahomet ! Cela est exactement l’inverse de l’attitude de nos salafistes, qui s’étonnent de ce qu’un grand savant européen admiré d’eux n’ait pas embrassé l’islam. Comment se peut-il qu’il puisse être aussi intelligent, sans pourtant voir que la « vraie religion », c’est l’islam ? Un théocentrisme d’un côté, un athéocentrisme de l’autre. On peut peut-être reprocher aux musulmans actuels de manquer de laïcité, mais là, bon sang, on est au VIII-Xème siècle ! C’est normal, les Grecs n’avaient pas de monothéisme mais une cosmologie et une mythologie éclatées en plusieurs dieux et croyances ! Mais ces croyances qui donnaient forme à leur sentiment religieux ne les empêchaient pas de raisonner, pas plus que l’islam n’empêchaient les Arabes de le faire. C’est pourtant ce qu’essaye de démontrer Gouguenheim, pour qui l’usage de la raison, « élaboré par les Grecs », est inconciliable avec la prophétie, telle qu’élaborée par Mahomet (p. 151).
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lorie
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Re: Hier soir sur ARTE

Message non lu par lorie »

Quelque soit le questionnement et même si la laïcité est une "idéologie" récente il n'en reste pas moins qu'elle permets de séparer l'état et le religieux

La critique ne se porte pas que sur l'islam mais aussi sur tout le clergé (toutes religions) qui prennent l'islam en exemple et qui cherche à détruire ce que nous français avons mis 2 siècles à conquérir ..

Des gens sont morts pour la laïcité ... des gens sont morts pour que soit enfin séparé le temporel du religieux

Cette spécificité française doit rester .. car elle nous permets d'être ce que nous sommes en majorité .. des laïques
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AliadArrakis
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Re: Hier soir sur ARTE

Message non lu par AliadArrakis »

trainspotting a écrit :j'ai trouvé que dans l'émission il y avait plus de constatations que d'analyse, on ne cherchait pas à voir ce que pensait le musulman moyen ou le laic moyen de ces attaques envers la laicité. on ne cherchait pas en plus à voir l'histoire chronologique comment ça a commencé suite à quels évènements (création d'un organisme religieux, problème mondial ou national ?)
On a l'impression de voir plus un "fais moi peur" qu'une vrai analyse de ce problème.
C'est vrai que c'est aussi mon impression. D'où le fait que ces genres d'émissions me laissent plus de questions que de réponses. Mais on sait, aujourd'hui, l'émotif remporte la palme. On s'émeut parfois plus d'un fait divers que d'un génocide.

Par exemple, les questions sur les causes, les statistiques...Rien. Mais c'est quand même révoltant.
Ensuite ils ont fait une bourde ils ont pris gugenheim comme exemple, bien que je sois d'acccord : il y a un tabou sur l'apport de l'islam à la civillisation européenne (c'est pas le seul tabou ceci dit) mais j'ai lu une partie du bouquin et il contient vraiment pas mal d'appréciations floues et d'inexactitude, pas très sérieux
je vous conseille d'ailleurs cet article d'un blog qui en parle , très intéressant http://anglesdevue.canalblog.com/archiv ... 12491.html
La langue arabe « se prête magnifiquement à la poésie » (p. 136). Dotée d’un système « qui facilite la répétition de sons », « la langue arabe est une langue de religion, au sens étymologique du terme : elle relie, et ce d’autant plus que, au système des temps indo-européens (passé/présent/futur), elle oppose celui des aspects (accompli/inaccompli), qui facilite l’arrimage aux origines. En somme, les différences entre les deux systèmes défient presque toute traduction, tant le signifié risque de changer de sens en passant d’une langue à l’autre » (pp. 136-137).


Je veux pas être méchant, mais ça c’est digne des « bushismes » qui font rigoler la planète. Je commence par la dernière phrase : 1) cher Gouguenheim, le signifié ne peut pas changer de sens, car il est le sens ! c’est le signifiant qui change de sens ; 2) Quand on traduit, on traduit un signe, une phrase, voire un passage de la langue source, par un signe, une phrase ou un passage de la langue cible. On ne traduit pas un signifié insaisissable ; 3) En arabe, le temps n’existe pas parce que les modalités de son expression ne sont pas les mêmes qu’en grec ? C’est très intéressant ! Cela veut dire qu’un Arabe ne peut pas parler du futur, de l’avenir. Bravo, avec félicitations du jury ! 4) Encore une fois, l’indo-européen n’est pas un « système linguistique » mais une classe, une famille qui comportent d’innombrables systèmes linguistiques tous différents, qui demandent tous traduction pour passer de l’un à l’autre ! 5) La traduction présente toujours des difficultés mais passer du grec au latin présente les mêmes difficultés que passer du grec à l’arabe. 6) Ah, l’arrimage aux origines ! Vous comprenez pas ? Cela veut dire que la langue arabe présente un défaut temporel, elle est orientée vers le passé (accompli/inaccompli) et donc les origines !




· La langue arabe est « insuffisante » pour exprimer des « notions abstraites ». 1) Bien sûr, la colonisation a aussi avancé que les « langues indigènes » étaient incapables d’abstraction et de logique. Simple coïncidence ?!! Elle a ajouté que le cerveau des colonisés était peu évolué, ce qui a induit son « retard » etc. ça vous rappelle rien au XIXème siècle ? 2) D’après Gouguenheim, il y aurait des langues de l’abstraction et de la philosophie (de l’intellect) et des langues de la poésie (de l’affect). Deux autres familles de langues, à rajouter à son palmarès linguistique, désormais trop riche !




L’un des contresens de ce livre consiste en son anachronisme monstrueux. Grosso modo, Gouguenheim reproche aux savants musulmans de n’avoir pas été laïques, oubliant que la laïcité (qu’il projette sur le monde grec) est une invention récente. S’ils étaient de vrais savants ou philosophes, ils auraient dû s’élever contre le dogme, le fanatisme et la supercherie de Mahomet ! Cela est exactement l’inverse de l’attitude de nos salafistes, qui s’étonnent de ce qu’un grand savant européen admiré d’eux n’ait pas embrassé l’islam. Comment se peut-il qu’il puisse être aussi intelligent, sans pourtant voir que la « vraie religion », c’est l’islam ? Un théocentrisme d’un côté, un athéocentrisme de l’autre. On peut peut-être reprocher aux musulmans actuels de manquer de laïcité, mais là, bon sang, on est au VIII-Xème siècle ! C’est normal, les Grecs n’avaient pas de monothéisme mais une cosmologie et une mythologie éclatées en plusieurs dieux et croyances ! Mais ces croyances qui donnaient forme à leur sentiment religieux ne les empêchaient pas de raisonner, pas plus que l’islam n’empêchaient les Arabes de le faire. C’est pourtant ce qu’essaye de démontrer Gouguenheim, pour qui l’usage de la raison, « élaboré par les Grecs », est inconciliable avec la prophétie, telle qu’élaborée par Mahomet (p. 151).
Euh, drôle d'analyse ce gougenheim. Pourtant, les Juifs sont aussi des Sémites. Et pourtant, pas mal d'entre eux ont fait évoluer les sciences.

Enfin, quand il dit que la langue influence la structure de pensée, il omet le fait que la structure de pensée influence aussi la langue. C'est kif-kaf et interaction. De plus il induit alors que c'est la raison du manque de progrès du monde musulman? C'est extrêmement, mais extrêmement réducteur.
"L'esprit est comme le bois et la pierre. C'est comme si quelqu'un peignait de sa propre main des dragons et des tigres, et s'effrayait à leur vue."
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Georges
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Pourtant, les Juifs sont aussi des Sémites. Et pourtant, pas mal d'entre eux ont fait évoluer les sciences.
Ce sont des juifs qui n'etaient pas des piliers de synagogue. Ils étaient cartésiens, rationalistes et se méfiaient
des religions.
Newton
Montaigne
Spinoza
Marx
Freud
Heine
Bergson
Proust
Einstein

appartiennent à la civilisation occidentale ils ne glorifient pas la thora. :axe:
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
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Georges a écrit :
Pourtant, les Juifs sont aussi des Sémites. Et pourtant, pas mal d'entre eux ont fait évoluer les sciences.
Ce sont des juifs qui n'etaient pas des piliers de synagogue. Ils étaient cartésiens, rationalistes et se méfiaient
des religions.
Newton
Montaigne
Spinoza
Marx
Freud
Heine
Bergson
Proust
Einstein

appartiennent à la civilisation occidentale ils ne glorifient pas la thora. :axe:
C'est vrai que peu d'entre eux savaient parler Hébreux.

J'aime particulièrement Einstein et Spinoza. Marx aussi, sans pour autant être marxiste (qui a peu à voir avec lui).

Il y a aussi C. Jung, psychanaliste à l'opposé de Freud (bien qu'ils aient travaillé ensemble un moment).

Moins gratifiant est Oppenheimer, le père de la bombe atomique.

Hannah Arendt, je n'ai pas lu de ses écrits, mais le peu de ses thèses que j'ai lu me séduisent.
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Hannah Arendt comme Chomsky sont très critiques des totalitarismes.
Ils savent aussi que celui ci est d'essence religieuse.
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"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
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Georges CORM, dans son livre "La question religieuse du XXIème siècle" s'était basé sur un ouvrage de Hannah Arendt ("Sur la révolution"). Rien que pour ça, je crois que je vais le lire bientôt.
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Re: Hier soir sur ARTE

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Un penseur tunisien réformateur : La laïcité est vitale pour l'avenir du monde arabe et musulman

Version revue et corrigée par Lafif Lakhdar

Résumé:

Sur plusieurs sites et tribunes progressistes de langue arabe, le penseur tunisien Lafif Lakhdar a publié une analyse sur la nécessité de réformes dans le monde arabo musulman, concluant que la laïcité est vitale pour l'avenir de ce dernier. Elle est la clé de voûte de toute réforme. [1] La laïcisation et la modernisation, assure-t-il, sont des étapes dans l'évolution du monde et ne pourront être évitées à la longue. Il estime en outre que la laïcité est la clé d'une citoyenneté à part entière pour les hommes, les femmes, les musulmans comme les non-musulmans, la clé d'une bonne entente de toutes les composantes d'une société.

Selon Lafif Lakhdar, la pensée islamiste, sommaire et primitive, est impuissante à donner la priorité à la raison humaine sur la raison divine. Il note que si le combat des islamistes est voué à l'échec, il peut toutefois s'avérer impossible pour certains pays de brûler les étapes, et les pays musulmans devront alors subir le pouvoir islamique avant de désespérer de ses promesses non tenues et d'adopter un régime laïque.

Lakhdar souligne que la laïcité n'est pas anti- religieuse: rien n'empêche un Etat arabo- musulman laïque d'autoriser l'enseignement religieux - à condition que ce dernier soit moderne et réformé. En exemple de pays ayant instauré des réformes de l'enseignement, il cite la Tunisie, où l'on enseigne dans la Zaytouna, université théologique, l'histoire des religions comparées, la sociologie et l'anthropologie religieuses, la linguistique et la psychologie, la philosophie moderne parallèlement à la philosophie islamique.

Par ailleurs, explique-t-il, la laïcité permettra aux pays musulmans de rompre avec les aspects négatifs de l'islam, tels que l'autocratie et la théocratie, et de s'approprier le legs positif, tel les courants de pensés rationaliste. A ce propos, Lafif Lakhdar évoque les éléments laïques de l'héritage culturel de l'islam, affirmant que pendant près de 1 400 ans d'histoire musulmane, les califes ont certes été investis du pouvoir temporel et spirituel, mais celui-ci était quasiment théorique et à titre honorifique. De fait, il était l'apanage des oulémas. Pour autant le pouvoir n'était pas laïc. La laïcité relevait alors du domaine de l'impensable.

Notant que dans la pratique, le processus de laïcisation s'adaptera à la situation des différents pays musulmans, Lafif Lakhdar estime toutefois que ce sont les femmes et les minorités qui constitueront le moteur de ce processus, vu qu'elles sont les principales victimes des théocraties musulmanes qui sévissent un peu partout.

Il appelle le monde à condamner l'enseignement et les médias à vocation islamistes, souhaitant une Résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sanctionnant l'intervention militaire dans les cas où les islamistes, une fois au pouvoir, recourent à la force contre les femmes, les minorités, ou refusent l'alternance démocratique. Il appelle les organisations mondiales et internationales à «considérer l'instruction religieuse dans la plupart des pays arabes et islamiques comme une sorte d'incitation au terrorisme, et les médias religieux actuels comme une incitation à la haine et à la discrimination religieuse».

La plupart des pays islamiques se laïcisent progressivement.

Lafif Lakhdar commence par définir le terme «laïque» comme la séparation du religieux et du politique. Il distingue trois sortes de pays: les théocraties, les Etats laïques et les Etats en voie de laïcisation. Les théocraties dominaient le Moyen-Age, note-il. De nos jours, le Vatican en est le seul vestige dans le monde chrétien. Dans le monde islamique toutefois, il reste un certain nombre de théocraties: la République islamique d'Iran, l'Arabie Saoudite, le Soudan et, jusqu'en 2002, l'Afghanistan des talibans. La plupart des autres pays islamiques, souligne-t-il, ont entamé à des degrés divers leur processus de laïcisation.

Il remarque aussi qu'aujourd'hui, neuf pays sur dix dans le monde limitent la religion au domaine privé et spirituel, laissant à l'Etat le soin de gérer les affaires politiques - l'Etat qui est régi par des institutions modernes et des lois positives. Il remarque qu' «une théocratie en voie de laïcisation dispose d'une constitution qui stipule que la charia [loi islamique] est la première source de législation. Elle n'accorde pas l'égalité des droits et des devoirs civiques aux femmes, aux musulmans d'autres confessions et aux non-musulmans.

Les femmes et les non-musulmans sont, dans cet Etat de transition vers la laïcité, des citoyens de seconde zone, et parfois même au degré zéro de la citoyenneté. Par exemple, les femmes n'ont pas le droit de briguer la magistrature suprême ou même des postes de moindre envergure; elles sont, dans de nombreux Etats musulmans, même privées de leur capacité juridique, voire de celle de conduire la voiture. Les citoyens non musulmans sont encore traités comme des dhimmis de fait [non musulmans appelés à vivre en terre d'islam dans une situation d'infériorité juridique et financière] (…) L'Etat hybride de transition applique la loi positive dans certains domaines et la charia dans d'autres.»

Les musulmans adopteront tôt ou tard la laïcité.

Les pays arabes et musulmans ne pourront se soustraire au processus de laïcisation, estime Lakhdar: « L'histoire nous apprend que la laïcité, très répandue dans le monde, ne s'arrêtera pas à la frontière du monde arabe et musulman, dont l'avenir ne saurait se distinguer de celui du reste de l'humanité. L'histoire ne connaît pas d'exception culturelle assez forte pour résister longtemps à une tendance historique de fond. C'est ainsi que les musulmans finiront, comme le reste de l'humanité, par adopter la modernité et donc, la laïcité.»

La séparation des domaines religieux et politique, explique Lakhdar, est le produit de la modernité. Il estime que les islamistes qui sont, par définition, traditionalistes, intégristes et anti-modernistes, ne peuvent pas concevoir cette séparation propre à la modernité:

«La contradiction entre la raison scientifique et la raison religieuse, entre les droits de l'homme et les droits d'Allah sur l'Homme (c'est-à-dire les obligations religieuses,) c'était ce qui a conduit d'abord l'Occident – et par la suite, le monde – à la laïcité, à séparer le religieux du temporel – séparation qui est une condition sine qua non du progrès et du vivre ensemble. (…)

La séparation entre le sacré et le profane est le produit de la modernité. Plus nous remontons le cours de l'histoire, plus les cas de séparation de ce type se font rares, la règle étant que le sacré et le profane étaient autrefois liés l'un à l'autre, notamment au sein des tribus primitives, pour lesquelles tout est sacré: l'histoire de la tribu, ses ancêtres, la grossesse, la naissance, l'accouplement, les rites de la chasse, le comportement quotidien des membres de la tribu (…), les violations étant punies de mort. Pourquoi en est-il ainsi? Parce que seul un esprit logique développé est capable de relativiserle concept de sacré (…) tandis que l'esprit primitif n'est pas suffisamment développé pour (…) accepter la priorité de la raison humaine sur la raison divine (…)

L'esclavage psychologique des islamistes à l'égard de leurs ancêtres (Le Prophète, ses Compagnons et les Compagnons de ses Compagnons et les compagnons de ces derniers) paralyse leur pensée critique autant que le culte des ancêtres celle des tribus primitives. La pensée divine héritée des ancêtres est tout, tandis que la pensée rationnelle produite par notre cerveau n'est rien (…)

En remontant le cours de l'histoire, nous nous apercevons que le sacré envahit tout (…) Tout est sacré, l'homme n'étant plus qu'un jouet du destin, des dieux, lesquels dirigent arbitrairement tous les aspects de la vie, des plus minimes aux plus importants. Pourquoi cela? Parce que la pensée rationnelle, qui se base sur la science et la technologie, en était encore à ses premiers balbutiements et n'était pas en mesure de comprendre, d'interpréter, voire de changer le monde (…)

Toutefois, l'histoire en progrès a toujours cherché à élargir le monde appréhendé par l'esprit humain (…) En limitant le règne absolu des rois, la raison humaine a également limité le règne – alors absolu - de la raison divine, la confinant aux affaires spirituelles (…)

Comment la pensée rationnelle a-t-elle pu introduire la laïcité dans notre monde moderne? Au moyen de la science et de la technologie, lesquelles ont aidé la pensée humaine à apporter une interprétation rationnelle à ce qui était jusqu'alors considéré comme un miracle (…)Descartes pensait que l'arc en ciel était un miracle divin (…)»

Contrairement au judaïsme et au christianisme, l'islam n'a pas encore connu sa réforme.

La laïcité comme système politique cohérent n'a jamais fait son apparition dans le monde arabe, souligne Lafif Lakhdar. La rencontre du monde arabe avec l'Europe, à travers le colonialisme, lui a apporté un certain degré de modernité, le poussant à abandonner certains aspects de l'Etat islamique théocratique, tels que châtiments corporels et tribut [ Jizyia] levé sur les non musulmans. En Arabie Saoudite, qui n'a jamais été colonisée, les châtiments corporels existent toujours.

Jusqu'à présent, la laïcité n'a pas réussi à pénétrer suffisamment le monde arabe parce que l'islam n'a pas encore connu la réforme religieuse nécessaire, contrairement au judaïsme et au christianisme en Europe. Une religion qui subit des réformes est une religion moderne qui reconnaît la séparation de la religion et de l'Etat et accepte de se limiter à la sphère spirituelle, cédant à l'Etat la gestion des affaires temporelles.

La deuxième raison pour laquelle la laïcité comme système politique n'a pas réussi à percer [le monde arabe] est l'absence du courage politique des élites au pouvoir et aux affaires. L'islam n'a pas été réformé en Turquie (…) et malgré cela, sous la direction du musulman Kamal Atatürk est venue la fin de la théocratie ottomane – le califat –, et sur ses ruines s'est érigé un Etat qui assume son identité laïque.»

La laïcité n'est pas anti-religieuse

Lafif Lakhdar refuse l'argument islamique selon lequel la laïcité est par essence anti-religieuse: «Pour affirmer que la laïcité est anti-religieuse, il faut être ignorant de la définition du terme, telle qu'elle figure dans tous les dictionnaires d'Europe – berceau de la laïcité – ou bien il faut être malintentionné, comme le sont en effet plusieurs dirigeants de l'islam politique.» Ainsi, remarque-t-il, la laïcité est désormais ouverte. La neutralité de l'Etat français vis-à-vis de la religion ne l'a pas empêché de construire, en 1920, la mosquée de Paris.De même, il prédit que la laïcité de l'Etat arabe à venir ne l'empêchera pas d'accorder une aide égale à tous ses citoyens, à l'instar de la Turquie laïque, dont la constitution autorise la création de lieux de culte pour ses citoyens de toutes les religions.

Rien n'empêche un Etat laïque en terre d'islam d'enseigner le fait religieux - s'il s'agit d'un enseignement religieux réformé. Dans le cadre d'un enseignement général moderne.La réforme de l'islam passe par l'enseignement du fait religieux, « à la lumière des sciences modernes: l'histoire comparée des religions, la sociologie des religions, la psychologie, l'anthropologie religieuse, l'herméneutique, la linguistique et la philosophie – susceptibles de développer la pensée critique des jeunes générations.»

«En Tunisie», souligne Lakhdar, «les étudiants de l'université religieuse la Zaytouna étudient la philosophie moderne et islamique pendant leurs quatre années d'études. Les étudiants des facultés scientifiques, ceux de la faculté de médecine compris, étudient la philosophie tout au long de leurs études. Rien de tel que la philosophie et les sciences humaines pour approfondir la réflexion face à la propagande politico-religieuse des islamistes. Ce type d'enseignement moderne religieux, réformé, n'est pas seulement souhaitable (…); il est indispensable pour immuniser la conscience musulmane traditionnelle et celle des générations montantes contre le fanatisme, le terrorisme et la discrimination religieuse (…)»

La laïcité permet de rompre avec les aspects négatifs de l'islam et de renouer avec ses meilleures valeurs humaines

La laïcité implique-t-elle une rupture avec l'islam? A cette question, Lakhdar répond qu'il s'agit en vérité «de rompre avec l'autocratie et la théocratie musulmanes, pour renouer, via la laïcité, avec nos meilleures valeurs culturelles comme la pensée mutazilite [rationaliste] et philosophique qui soumet à l'interprétation rationaliste notre texte fondateur (le Coran) ou l'islam druze et soufi, qui, au Moyen-Age, avait aboli la charia des peines corporelles et proclamé la séparation de la religion et du pouvoir.»

D'après Lafif Lakhdar, bien que l'Etat musulman était théocratique du fait qu'il appliquait la charia, la laïcité étant alors impensable, l'héritage musulman contient des traits laïques encore non explorés et non exploités. Il rapporte notamment l'histoire du Prophète Mahomet qui, apercevant des agriculteurs occupés à greffer leurs dattiers avec du pollen, leur suggéra de mettre fin à cette pratique. Ils l'écoutèrent, et les dattiers s'en trouvèrent endommagés. Ils allèrent s'en plaindre au Prophète, qui répondit: «Je suis votre prophète pour les affaires religieuses uniquement. Pour les affaires profanes, vous et moi sommes égaux.»Lakhdar explique que le Prophète a reconnu par là la séparation de la religion et de l'agriculture.

Il relate également l'histoire du Prophète demandant à son armée, lors de la Bataille de Badr [en l'an 624], de camper à un endroit donné, qu'il croyait fortifié. Un expert militaire parmi les Compagnons voulut savoir s'il s'agissait d'une révélation ou d'une ruse militaire. Le Prophète répondit qu'il s'agissait d'une ruse militaire. Alors, l'expert lui demanda de changer de campement afin d'interdire aux troupes ennemies l'accès à une source d'eau. Le Prophète suivit son conseil. En effet, l'armé de Quraysh vint à manquer d'eau, ce qui explique en partie sa défaite. Ainsi, conclut Lafif Lakhdar, le Prophète a aussi reconnu la nécessité de séparer le religieux du stratégique.

Depuis l'époque des premiers califes omeyyades, [661-680], poursuit Lakhdar, les califes n'officient plus, mais nomment des imams à cet effet – de nos jours, seulement en Iran théocratique, les présidents de la République islamique dirigent encore la prière. Lakhdar explique que pendant 1400 ans, une division du travail de fait s'est instaurée, en Orient notamment, entre les califes et les oulémas. Les califes s'arrogeaient la chose publique et les oulémas la chose religieuse. Cette séparation implicite fut abolie par l'islam wahhabite, et par l'islam politique, représenté par les Frères musulmans d'Egypte et leurs filiation dans les autres pays arabes, lesquels ont fondé des partis politico- religieux dont le but est la restauration du califat et l'établissement d'un gouvernement de théologiens pour la première fois dans l'histoire de l'islam sunnite.

Les islamistes pourraient devenir (à leur insu) les importateurs de la laïcité dans le monde arabe

Lafif Lakhdar affirme que les islamistes porteurs d'un projet de société théocratique, combattent la modernité et la laïcité vécues par eux comme une hérésie, comme une imitation, formellement interdite, du non musulman, comme l'obstacle majeur à l'instauration de leur Etat théocratique. D'après Lafif Lakhdar, leurs craintes sont justifiées car «aujourd'hui, la modernisation est une tendance historique irrésistible. Elle ne nous épargnerait probablement pas comme elle n'a pas épargné les eskimos.» Je risque dit Lakhdar, cette hypothèse: les islamistes pourraient être l'instrument inconscient de l'histoire pour introduire la laïcitédans le monde arabe notamment dans les pays qui appliquent l'islamisme sans les islamistes; A preuve en Iran après 25 ans de République islamique, 75% de la population et 86% des étudiants ne font plus la prière. Seuls 2% jeûnent pendant le Ramadan, alors qu'ils étaient bien plus nombreux à jeûner avant la Révolution islamique. Toutefois, Lakhdar croit que les pays musulmans qui craignent le changement et les réformes sont murs pour tomber entre les mains des islamistes. En effet, écrit-il, certain pays devrai réaliser l'islamisme pour le dépasser après avoir goûter à son fruit amer.

Seule la laïcité peut assurer la coexistence pacifiquede toutes les composantes d'unesociété

La laïcité est essentielle pour les sociétés arabes, écrit Lakhdar, car elle permet la coexistence pacifique de toutes leurs composantes: «La plupart des sociétés se composent d'un grand nombre de religions, de groupes ethniques et d'écoles de pensée religieuses contradictoires, qui parfois luttant les uns contre les autres. Si un pays adopte la religion d'une partie de ses citoyens au détriment des religions des autres citoyens, ces derniers se sentiront lésés, car ils ne se reconnaîtront pas dans la religion de l'Etat confessionnel.

L'issue de cette impasse lourde des guerres de religions, c'est la laïcité de l'Etat. Dans un pays laïc, le lien de citoyenneté ne se fonde pas sur l'appartenance religieuse ou autre, mais uniquement sur le contrat social. (…) Ainsi, l'Etat laïc tient sa légitimité uniquement du contrat social, et non de la religion, en organisant le vivre ensemble et en instaurant la paix entre ses différentes religions et cultures (…) La raison, c'est-à-dire l'intérêt commun, c'est ce qui peut constituer la base de la vie publique, aussi bien au sein de la société d'une nation que de la société des nations (…)

L'Etat laïque n'applique que la loi positive. Ainsi, il interdit l'excision, la lapidation pour adultère, et les autres châtiments barbares. L'application de la charia est d'ores et déjà obsolète.

De même, le choix d'une éducation islamique, voire djihadiste, représenterait une provocation pour les citoyens non-musulmans, ainsi que pour les musulmans laïcs et éclairés. Il n'y a pas d'alternative à l'enseignement moderne; persister à enseigner la charia et ses «sciences» relève de l'autopunition masochiste. C'est aller à contre - courant de l'esprit des temps.

De la nécessité d'une éducation moderne et de médias laïques

«La laïcité est la clé de la modernité politique (…) La foi du croyant ne concerne que lui-même et sa conscience, et n'affecte en rien ses droits et ses devoirs de citoyen. Le croyant pratique sa foi à la mosquée, à la synagogue ou à l'église, et le citoyen exerce ses droits et ses devoirs de citoyen dans tout le pays (…)

La question est de savoir comment parvenir à cette séparation vitale entre le croyant et le citoyen: comment parvenir à une citoyenneté moderne, qui ne connaît et ne reconnaît que l'appartenance à la nation? Comment faire en sorte que les pays arabo-musulmans n'appliquent que la loi positive? Avant tout, par l'introduction d'un enseignement moderne. La réforme de l'Islam passerait probablement par la modernisation de l'enseignement religieux (…) Deuxièmement, en acquerrant une chaîne satellite laïque qui sera en mesure de concurrencer la télévision islamique djihadiste Al-Jazira (…) En attendant d'en arriver là, il faut user abondamment de tous les médias et d'Internet (…)

La tâche centrale est de réformer l'islam à travers la réforme de l'enseignement et du discours religieux (…) La deuxième tâche consiste à se débarrasser du narcissisme religieux qui fait de l'islam la seule religion [vraie]. Le judaïsme et le christianisme ne seraient rien de plus que deux lois religieuses ayant préparé le terrain à l'avènement de la loi islamique, et l'islam les aurait abrogés et pris leur relève (…) Cette attitude de narcissisme religieux (…) explique en grande partie le terrorisme islamique et la résistance d'un nombre important de musulmans d'Occident à s'adapter aux valeurs des sociétés laïques de tradition chrétienne où ils vivent. (…) Le dialogue des religions est un antidote contre le narcissisme religieux, surtout en terre d'Islam. D'ou la nécessité impérieuse d'introduire le dialogue des cultures dans l'enseignement islamique. (…)

A cet effet, il fout engager le dialogue des religions avec le judaïsme et le christianisme au moyen de colloques et de débats médiatisés. Cela permettrait d'assurer la mise en place d'un discours interreligieux susceptible de faire comprendre aux musulmans que l'islam n'est qu'une religion parmi d'autres – et non la seule religion vraie, (…). Les traductions d'études portant sur d'autres religions (…) élargiront l'horizon des musulmans en leur permettant d'appréhender leur propre religion dans son contexte historique, où elle sera perçue – et relativisée - comme participant du phénomène religieux en général.»

Le processus de laïcisation sera adaptéà la situationdes différents pays musulmans

Dans son analyse de la laïcité, Lafif Lakhdar ne passe pas sous silence les différences qui existent entre pays islamiques, et explique que le processus de laïcisation tient compte de ces différences: tout Etat musulman peut adopter la laïcité à son expérience historique. A condition de respecterles principes les plus basiques de la laïcité:

- Le principe d'une citoyenneté pour tous, permettant aux femmes de gouverner les hommes, et aux non-musulmans de gouverner les musulmans.Ce droit sera sans doute inapplicable au début, mais au fur et à mesure que la laïcité infiltrera la conscience islamique, il prendra toute sa place (…)

- Le principe de reconnaissance du droit de tous les citoyens à pratiquer leur religion (…) et à construire des mosquées, des églises et des lieux de culte sans discrimination (…)

- Le principe de l'application exclusive de la loi positive dans tous les domaines de la société (…) A ce propos, je suggère que les intellectuels du monde arabe réclament l'intervention de la société civile mondiale, les Nations unies, les médias mondiaux et la diplomatie internationale pour incriminer l'application des châtiments corporels islamiques. C'est ce que j'avais déjà demandé en 2001, sur les antennes d' Al-Jazira; en conséquence, le prince Khaled Ben Sultan m'a interdit de plume dans le quotidien Al-Hayat, dont il est le propriétaire.

- Le principe du respect de la liberté de conscience et de religion. La liberté de religion et celle de pouvoir choisir librement sa religion; la liberté de conscience et celle d'avoir ou non une religion (…)

- Le principe de réforme de l'éducation religieuse qui de nos jours transforme le petit musulman en un terroriste en puissance. Pour familiariser la conscience collective musulmane avec les valeurs universelles modernes, il faut introduire à l'école l'étude des droits de l'Homme, comme c'est déjà le cas en Tunisie. (…)

La laïcité dans les pays islamique s'introduit et se consolide par l'application de ces cinq principes.»

Ceux qui sont menacés par la théocratie musulmane ont intérêt à propager la laïcité dans le monde arabe

La question, toute la question, est de savoir qui pourrait se charger de promouvoir la laïcité dans le monde arabe. Lafif Lakhdar estime que les régimes arabes discrédits ne sont pas à même de la faire. Seules, les forces qui auraient intérêt à voir la société se laïciser peuvent la faire. C'est par elles que le changement peut intervenir, estime Lakhdar. Il s'agit, affirme-t-il, «des minorités ethniques, des minorités religieuses et des femmes, que les théocraties en place ont toutes privés des droits d'une citoyenneté à part entière.»

A ces forces, il ajoute les écrivains, les scientifiques, les chercheurs, les artistes et leur public, qui constituent le secteur instruit et éclairé des sociétés arabo-musulmanes.

Lafif Lakhdar n'ignore pas que ces forces sont encore faibles dans les sociétés musulmanes et insiste donc sur la nécessité de créer «un front mondial pour la diffusion de la laïcité dans les pays islamiques.» Il souligne que le monde entier a en effet intérêt à la création d'un tel front, puisqu'il est de son intérêt «d'assécher les sources du terrorismeislamique ». Dont celles du discours religieux traditionaliste ou djihadiste qui sévit dans l'éducation, notamment religieuse.

Lakhdar appelle donc les organisations mondiales et internationales à «considérer l'instruction religieuse de la plupart des pays arabes et islamiques comme vivier du terrorisme, et beaucoup de medias religieux comme incitant à la haine et à la discrimination religieuse.» En outre, il estime que «le partenariat entre l'Europe et les pays arabes, entre ces dénies et les Etats-Unis, devraient comporter des clauses interdisant la discrimination religieuse à l'encontre des femmes et des non-musulmans.»

En cas d'avènement des islamistes au pouvoir, Lafif Lakhdar suggère que le Conseil de sécurité de l'ONU ou l'OTAN décident d'intervenir militairement dans les quatre cas
suivants:

a) si les islamistes entreprennent de lapider les femmes;
b) s'ils organisent des massacres des minorités religieuses ou ethniques;
c) s'ils démantèlent l'armée nationale pour la remplacer par des milices islamistes;
d) s'ils refusent l'alternance démocratique.

Alluma Dankowitz est directrice du projet de documentation sur la Réforme de MEMRI



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[1] http://www.elaph.com/ElaphWriter/2005/4/57653.htm, le 24 avril 2005

http://www.metransparent.com/texts/lafi ... enship.htm, le 25 avril 2005; Al-Ahdath Al-Maghribiyya (Maroc), le 25 avril 2005.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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Georges
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Re: Hier soir sur ARTE

Message non lu par Georges »

Ceux qui L’aiment peignent le bus
HistoireLancée à Londres, une bataille entre athées et croyants s’est étendue aux transports en commun espagnols.
4 réactions

MADRID, de notre correspondant FRANÇOIS MUSSEAU

De Barcelone à Madrid, les autobus servent de supports à une bataille médiatique enflammée entre croyants et athées. Qu’il s’agisse de le glorifier ou de nier son existence, Dieu est au cœur d’une partie de ping-pong visant, d’un côté, à mobiliser l’armée des fidèles ou, de l’autre, à conforter celle des incrédules. Cet affrontement inédit a pour origine une initiative de groupes athées, à Londres, consistant à coller ce slogan sur des bus : «Dieu n’existe probablement pas. Cesse de t’inquiéter et profite de la vie !»
L’idée, qui fait son chemin dans maints pays, est arrivée en force en Espagne. En Catalogne, l’Union des athées et des libres-penseurs, l’UAL, s’en est fait le principal relais. Et, après avoir réuni des fonds suffisants via Internet, s’est offert des encarts publicitaires sur deux lignes de bus qui, à partir de lundi - jusqu’à mars -, délivreront le message londonien, traduit bien sûr en castillan. Son alter ego à Madrid, l’Amal, parle de «couvrir»quatre trajets d’autobus dans la capitale d’ici la fin du mois. Et si les internautes se montrent généreux, ce slogan s’étendra sur d’autres lignes de bus madrilènes et barcelonaises, puis à Valence, Séville et Bilbao.
Etendard agnostique. Courroucés par ce prosélytisme impie, certains soldats de Dieu fourbissent leurs armes. Tout en disant «respecter la liberté d’expression», chrétiens, musulmans d’origine étrangère et Espagnols islamisés ont averti qu’ils répondraient à cet étendard agnostique par des campagnes défendant leur foi. L’un d’eux est passé à l’attaque en devançant les slogans athées. Depuis le 25 décembre (!), circule dans la banlieue sud de Madrid un autobus municipal vert qui porte ce slogan, en lettres rouges et noires : «Oui, Dieu existe bel et bien. Profite de la vie en Jésus-Christ !» Au bas du message, la page web d’une paroisse inconnue, «centro cristiano de reunion». Son auteur : Paco Rubiales, pasteur évangélique, à la tête, depuis quatre ans, d’une modeste église de 70 fidèles, à Fuenlabrada, une grosse agglomération à une demi-heure en voiture de la capitale. Une façon ingénieuse de s’offrir à peu de frais une publicité dans les médias nationaux. Journaux, radios et télés en font leurs choux gras.Paco Rubiales, sur YouTube : «Ce message lancé par les non-croyants est erroné. Dieu est avec nous, de façon permanente, dans sa miséricorde. Ecoutons-le, cheminons avec lui. C’est l’heure de le clamer et de l’afficher partout…»
Ce n’est sans doute pas un hasard si la contre-attaque est venue des rangs évangéliques. Le culte protestant affiche une belle santé en Espagne où, après avoir converti de nombreux gitans, il séduit de plus en plus d’immigrés roumains ou latino-américains - au moins 800 000. Les diverses congrégations n’ont de cesse de se faire connaître auprès d’étrangers déracinés et épris d’un besoin d’identification à un groupe. Dans la plupart des cas, ces communautés pentecôtistes, adventistes ou baptistes sont désargentées, mal acceptées dans les centres urbains et doivent se résoudre à célébrer leur culte dans des locaux loués en zone industrielle. D’où leur soif de reconnaissance.
Comme beaucoup de pasteurs, Rubiales ne perçoit aucun salaire en tant que prédicateur et ses autres revenus sont modestes. Fin novembre, il apprend qu’à Londres la jeune écrivaine Ariane Sherine récolte des fonds pour vanter l’athéisme en recourant à des autobus. Son sang ne fait qu’un tour : faisons de même en inversant le message, pense-t-il. Il organise une collecte laborieuse auprès de ses paroissiens, finissant par réunir le pécule. Par chance, cela ne coûte pas cher : 100 euros pour la réalisation de l’affiche et 200 euros par autobus. «Mon idée est d’étendre ce message de foi autant que possible. Je voudrais que Dieu illumine l’existence de mes semblables et communiquer au monde que le Christ existe, s’enthousiasme-t-il. Ce qui m’irrite le plus dans la première version, c’est qu’on laisse entendre que la foi en Dieu est incompatible avec le fait de profiter de la vie !»
«Gifle au fanatisme». C’est aussi le sentiment de plusieurs entités ou personnalités catholiques - dont l’archevêché de Barcelone - irritées par l’image que la campagne venue de Londres offre des croyants. Pour Antonio Alonso, de l’Observatoire d’antidiffamation religieuse, il s’agit «d’un manque de respect énorme envers ceux qui croient. Ils mettent en relation Dieu avec quelque chose de négatif. Ce n’est pas une démarche innocente et ça ne relève pas seulement de la liberté d’expression, car cela vise à ridiculiser la foi». Ce n’est pas neutre, en effet, dans un pays officiellement «aconfessionnel», mais où la religion catholique continue de peser lourdement - dans l’enseignement en particulier. Et où le gouvernement Zapatero, engagé depuis 2004 dans des réformes laïques (instruction civique, fin du catéchisme obligatoire…), a du mal à tenir tête à la toute-puissante Eglise, dont il a dû finir par améliorer le financement - de 0,5 % à 0,7 % du budget national. «La présence religieuse est fatigante, justifie Emili Vives, président d’un groupe d’athées et d’agnostiques. Notre campagne ne fait de mal à personne. C’est avant tout un bol d’air frais et une gifle au fanatisme.»
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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