Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle
- Georges
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle
Ca reste d'actualité.
La révolution sioniste est morte
par Avraham Burg
in Le Monde du jeudi 11 septembre 2003
(Traduit de l'hébreu par Lucien Lazare)
Avraham Burg, député du Parti travailliste israélien, est ancien président de la Knesset (1999-2003), ancien président de l'Agence juive
Le sionisme est mort, et ses agresseurs sont installés dans les fauteuils du gouvernement à Jérusalem.
Ils ne ratent pas une occasion pour faire disparaître tout ce qu'il y avait de beau dans la renaissance nationale.
La révolution sioniste reposait sur deux piliers : la soif de justice et une équipe dirigeante soumise à la morale civique.
L'une et l'autre ont disparu.
La nation israélienne n'est plus aujourd'hui qu'un amas informe de corruption, d'oppression et d'injustice. La fin de l'aventure sioniste est déjà à notre porte. Oui, il est devenu probable que notre génération soit la dernière du sionisme. Après elle, il restera ici un Etat juif méconnaissable et haïssable. Qui de nous voudra en être le patriote ?
L'opposition s'est évanouie, la coalition reste muette, Ariel Sharon s'est retranché derrière un mur de silence. Cette société de bavards intarissables est devenue aphone. Il n'y a tout simplement plus rien à dire. Seuls nos échecs sont retentissants.
Sans doute avons-nous ressuscité la langue hébraïque, notre théâtre est excellent, notre monnaie résiste bien, les cerveaux juifs n'ont pas fini d'étonner, et nous sommes cotés au Nasdaq. Est-ce pour cela que nous avons créé un Etat ?
Non, ce n'est pas pour inventer des armes sophistiquées, des instruments d'irrigation au goutte-à-goutte, des programmes de sécurité informatique ou des missiles antimissile que le peuple juif a survécu. Notre vocation est de devenir un modèle, la "lumière des nations", et nous avons échoué.
La réalité, au terme de deux mille ans de combat pour la survie, est un Etat qui développe des colonies, sous la houlette d'une clique corrompue, qui se moque de la morale civique et du droit. Un Etat géré au mépris de la justice perd la force de survivre. Demandez à vos enfants lequel d'entre eux est sûr de vivre ici dans vingt-cinq ans. Les réponses les plus clairvoyantes risquent de vous choquer, parce que le compte à rebours de la société israélienne a commencé.
Rien n'est plus séduisant que d'être sioniste à Beth El ou Ofra. Le paysage biblique est enchanteur. Par la fenêtre égayée de géraniums et de bougainvilliers, on ne voit pas l'occupation. On circule vite et sans problème sur la nouvelle route qui longe Jérusalem du nord au sud, à 1 kilomètre seulement à l'ouest des barrages. Qui va se soucier de ce que subit l'Arabe humilié et méprisé, obligé de se traîner sur des routes défoncées et interrompues par des barrages pendant des heures ?
Une route pour l'occupant, une route pour l'occupé. Pour le sioniste, le temps est rapide, efficace et moderne. Pour l'Arabe "primitif", manœuvre sans permis en Israël, le temps est d'une lenteur éprouvante.
Mais cela ne peut pas durer.
Même si les Arabes courbaient la tête et avalaient leur humiliation, le moment viendra où plus rien ne marchera.
Tout édifice bâti sur l'insensibilité à la souffrance d'autrui est appelé à s'effondrer avec fracas.
Attention à vous ! Vous dansez sur un toit reposant sur des piliers qui chancellent !
Parce que nous restons indifférents à la souffrance des femmes arabes retenues aux barrages routiers, nous n'entendons plus la plainte des femmes battues derrière la porte voisine de notre demeure, ni celle des mères célibataires luttant pour leur dignité.
Nous avons cessé de dénombrer les cadavres des femmes assassinées par leur conjoint.
Indifférents au sort des enfants palestiniens, pourquoi sommes-nous surpris de les retrouver un rictus de haine à la bouche, se faisant exploser en martyrs d'Allah là où nous venons pour nos loisirs parce que leur vie est un tourment, dans nos centres commerciaux parce qu'ils n'ont même pas l'espoir de faire, comme nous, des emplettes.
Ils versent le sang dans nos restaurants pour nous couper l'appétit.
Chez eux à la maison, enfants et parents souffrent de la faim et de l'humiliation.
Même si on tuait 1 000 terroristes par jour, rien ne changerait.
Leurs leaders et leurs meneurs sont engendrés par la haine et la colère et par les mesures insensées que produisent nos infrastructures moralement corrompues.
Aussi longtemps qu'un Israël arrogant, terrorisé et insensible à soi-même et à autrui fera face à une Palestine humiliée et désespérée, nous ne pourrons pas nous maintenir.
Si tout cela était inévitable et infligé par une force surnaturelle, je me serais tu moi aussi. Mais il y a une autre option. C'est pourquoi il faut hurler.
Voici ce que le premier ministre doit dire au peuple : le temps des illusions est périmé. On ne peut plus différer les décisions.
Oui, nous aimons le pays de nos ancêtres dans sa totalité. Oui, nous aimerions bien y résider, nous tout seuls.
Mais cela ne marche pas, les Arabes eux aussi ont leurs rêves et leurs besoins. Entre le Jourdain et la mer, c'en est fini de la majorité juive. Tout garder, mes chers concitoyens, comme cela, gratuitement, sans en payer le prix, est chose impossible.
La majorité palestinienne soumise à la botte des militaires israéliens, cela aussi est impossible.
De même que croire que nous sommes la seule démocratie du Proche-Orient, parce que nous ne le sommes pas. Sans l'égalité complète pour les Arabes, il n'y a pas de démocratie.
Conserver à la fois les territoires et une majorité juive dans le seul Etat juif tout en respectant les valeurs de l'humanisme et de la morale juive est une équation insoluble.
Vous voulez la totalité du territoire d'Eretz Israël ?
Parfait.
Vous avez donc renoncé à la démocratie, et nous allons mettre en place un système efficace de ségrégation ethnique, de camps d'internement, de villes-prisons : le ghetto Kalkilya et le goulag Jénine.
Vous voulez une majorité juive ?
Parfait.
Ou bien nous entasserons tous les Arabes dans des wagons de chemin de fer, des autobus, sur des chameaux et des ânes pour les expulser. Ou bien nous allons nous séparer d'eux de manière radicale. Il n'y a pas de moyen terme. Cela implique le démantèlement de toutes - je dis bien : toutes - les implantations ainsi que la détermination d'une frontière internationale reconnue entre le foyer national juif et le foyer national palestinien.
La loi du retour juive sera applicable exclusivement à l'intérieur du foyer national juif. Le droit au retour arabe sera applicable exclusivement à l'intérieur du foyer national arabe.
Si c'est la démocratie que vous voulez, vous avez deux options : soit renoncer au rêve de l'Eretz Israël dans sa totalité, aux colonies et à leurs habitants, soit octroyer à tous la pleine citoyenneté avec droit de vote aux législatives, y compris aux Arabes.
Dans ce dernier cas, ceux qui ne voulaient pas les Arabes dans l'Etat palestinien voisin les auront aux urnes, chez eux-mêmes. La majorité, c'est eux ; nous, nous sommes la minorité.
Tel est le langage que doit tenir le premier ministre. A lui de présenter courageusement les alternatives. C'est soit la discrimination ethnique pratiquée par des juifs, soit la démocratie.
Ou bien les colonies, ou bien l'espérance pour deux peuples. Ou bien l'illusion d'un rempart de barbelés, des barrages routiers et des kamikazes, ou bien une frontière internationale consentie mutuellement, et Jérusalem capitale commune des deux Etats.
Il n'y a, hélas, pas de premier ministre à Jérusalem.
Le cancer qui ronge le corps du sionisme a déjà atteint la tête.
Les métastases fatales sont là-haut.
l est arrivé naguère que Ben Gourion commette une erreur, mais il est resté d'une droiture irréprochable. Quand Begin n'avait pas raison, nul ne mettait en cause sa bonne foi, et pareillement quand Shamir ne faisait rien. De nos jours, selon un sondage récent, les Israéliens dans leur majorité doutent de la droiture du premier ministre, tout en lui accordant leur confiance sur le plan politique. Autrement dit, la personnalité du premier ministre actuel symbolise les deux faces de notre infortune : un homme de moralité douteuse, jouisseur, faisant fi de la loi et modèle négatif d'identification, le tout combiné avec sa brutalité envers les occupés, laquelle oppose un barrage infranchissable à la paix.
D'où la conclusion imparable : la révolution sioniste est morte.
Et l'opposition ?
Pourquoi garde-t-elle le silence ? Parce que c'est l'été ? Parce qu'elle est lasse ? Parce qu'une partie de mes camarades souhaitent un gouvernement à tout prix, fût-ce celui de l'identification avec la maladie de préférence à la solidarité avec les victimes de la maladie ?
Les forces du Bien perdent l'espoir, font leurs valises et nous abandonnent ici, avec le sionisme tel qu'en lui-même : un Etat chauvin et cruel où sévit la discrimination, un Etat dont les nantis sont à l'étranger et où les pauvres déambulent dans les rues, un Etat où le pouvoir est corrompu et la politique est corruptrice, un Etat de pauvres et de généraux, un Etat de spoliateurs et de colons. Tel est en résumé le sionisme dans sa phase la plus critique de son histoire.
L'alternative, c'est une prise de position radicale : le blanc ou le noir - s'y dérober serait consentir à l'abject.
Voici les composantes de l'option sioniste authentique : une frontière incontestée au centimètre près, un plan social global pour guérir la société israélienne de son insensibilité et de son absence de solidarité - la mise au ban du personnel politique corrompu aujourd'hui au pouvoir.
Il n'est plus question de travaillistes face au Likoud, de droite contre la gauche.
A la place de tout cela, il faut opposer le permis au prohibé, la soumission à la loi contre la délinquance.
On ne peut plus se contenter d'une alternative politique au gouvernement de Sharon.
Il faut une alternative d'espérance à la mise en ruine du sionisme et de ses valeurs par ses démolisseurs muets, aveugles et démunis de toute sensibilité
La révolution sioniste est morte
par Avraham Burg
in Le Monde du jeudi 11 septembre 2003
(Traduit de l'hébreu par Lucien Lazare)
Avraham Burg, député du Parti travailliste israélien, est ancien président de la Knesset (1999-2003), ancien président de l'Agence juive
Le sionisme est mort, et ses agresseurs sont installés dans les fauteuils du gouvernement à Jérusalem.
Ils ne ratent pas une occasion pour faire disparaître tout ce qu'il y avait de beau dans la renaissance nationale.
La révolution sioniste reposait sur deux piliers : la soif de justice et une équipe dirigeante soumise à la morale civique.
L'une et l'autre ont disparu.
La nation israélienne n'est plus aujourd'hui qu'un amas informe de corruption, d'oppression et d'injustice. La fin de l'aventure sioniste est déjà à notre porte. Oui, il est devenu probable que notre génération soit la dernière du sionisme. Après elle, il restera ici un Etat juif méconnaissable et haïssable. Qui de nous voudra en être le patriote ?
L'opposition s'est évanouie, la coalition reste muette, Ariel Sharon s'est retranché derrière un mur de silence. Cette société de bavards intarissables est devenue aphone. Il n'y a tout simplement plus rien à dire. Seuls nos échecs sont retentissants.
Sans doute avons-nous ressuscité la langue hébraïque, notre théâtre est excellent, notre monnaie résiste bien, les cerveaux juifs n'ont pas fini d'étonner, et nous sommes cotés au Nasdaq. Est-ce pour cela que nous avons créé un Etat ?
Non, ce n'est pas pour inventer des armes sophistiquées, des instruments d'irrigation au goutte-à-goutte, des programmes de sécurité informatique ou des missiles antimissile que le peuple juif a survécu. Notre vocation est de devenir un modèle, la "lumière des nations", et nous avons échoué.
La réalité, au terme de deux mille ans de combat pour la survie, est un Etat qui développe des colonies, sous la houlette d'une clique corrompue, qui se moque de la morale civique et du droit. Un Etat géré au mépris de la justice perd la force de survivre. Demandez à vos enfants lequel d'entre eux est sûr de vivre ici dans vingt-cinq ans. Les réponses les plus clairvoyantes risquent de vous choquer, parce que le compte à rebours de la société israélienne a commencé.
Rien n'est plus séduisant que d'être sioniste à Beth El ou Ofra. Le paysage biblique est enchanteur. Par la fenêtre égayée de géraniums et de bougainvilliers, on ne voit pas l'occupation. On circule vite et sans problème sur la nouvelle route qui longe Jérusalem du nord au sud, à 1 kilomètre seulement à l'ouest des barrages. Qui va se soucier de ce que subit l'Arabe humilié et méprisé, obligé de se traîner sur des routes défoncées et interrompues par des barrages pendant des heures ?
Une route pour l'occupant, une route pour l'occupé. Pour le sioniste, le temps est rapide, efficace et moderne. Pour l'Arabe "primitif", manœuvre sans permis en Israël, le temps est d'une lenteur éprouvante.
Mais cela ne peut pas durer.
Même si les Arabes courbaient la tête et avalaient leur humiliation, le moment viendra où plus rien ne marchera.
Tout édifice bâti sur l'insensibilité à la souffrance d'autrui est appelé à s'effondrer avec fracas.
Attention à vous ! Vous dansez sur un toit reposant sur des piliers qui chancellent !
Parce que nous restons indifférents à la souffrance des femmes arabes retenues aux barrages routiers, nous n'entendons plus la plainte des femmes battues derrière la porte voisine de notre demeure, ni celle des mères célibataires luttant pour leur dignité.
Nous avons cessé de dénombrer les cadavres des femmes assassinées par leur conjoint.
Indifférents au sort des enfants palestiniens, pourquoi sommes-nous surpris de les retrouver un rictus de haine à la bouche, se faisant exploser en martyrs d'Allah là où nous venons pour nos loisirs parce que leur vie est un tourment, dans nos centres commerciaux parce qu'ils n'ont même pas l'espoir de faire, comme nous, des emplettes.
Ils versent le sang dans nos restaurants pour nous couper l'appétit.
Chez eux à la maison, enfants et parents souffrent de la faim et de l'humiliation.
Même si on tuait 1 000 terroristes par jour, rien ne changerait.
Leurs leaders et leurs meneurs sont engendrés par la haine et la colère et par les mesures insensées que produisent nos infrastructures moralement corrompues.
Aussi longtemps qu'un Israël arrogant, terrorisé et insensible à soi-même et à autrui fera face à une Palestine humiliée et désespérée, nous ne pourrons pas nous maintenir.
Si tout cela était inévitable et infligé par une force surnaturelle, je me serais tu moi aussi. Mais il y a une autre option. C'est pourquoi il faut hurler.
Voici ce que le premier ministre doit dire au peuple : le temps des illusions est périmé. On ne peut plus différer les décisions.
Oui, nous aimons le pays de nos ancêtres dans sa totalité. Oui, nous aimerions bien y résider, nous tout seuls.
Mais cela ne marche pas, les Arabes eux aussi ont leurs rêves et leurs besoins. Entre le Jourdain et la mer, c'en est fini de la majorité juive. Tout garder, mes chers concitoyens, comme cela, gratuitement, sans en payer le prix, est chose impossible.
La majorité palestinienne soumise à la botte des militaires israéliens, cela aussi est impossible.
De même que croire que nous sommes la seule démocratie du Proche-Orient, parce que nous ne le sommes pas. Sans l'égalité complète pour les Arabes, il n'y a pas de démocratie.
Conserver à la fois les territoires et une majorité juive dans le seul Etat juif tout en respectant les valeurs de l'humanisme et de la morale juive est une équation insoluble.
Vous voulez la totalité du territoire d'Eretz Israël ?
Parfait.
Vous avez donc renoncé à la démocratie, et nous allons mettre en place un système efficace de ségrégation ethnique, de camps d'internement, de villes-prisons : le ghetto Kalkilya et le goulag Jénine.
Vous voulez une majorité juive ?
Parfait.
Ou bien nous entasserons tous les Arabes dans des wagons de chemin de fer, des autobus, sur des chameaux et des ânes pour les expulser. Ou bien nous allons nous séparer d'eux de manière radicale. Il n'y a pas de moyen terme. Cela implique le démantèlement de toutes - je dis bien : toutes - les implantations ainsi que la détermination d'une frontière internationale reconnue entre le foyer national juif et le foyer national palestinien.
La loi du retour juive sera applicable exclusivement à l'intérieur du foyer national juif. Le droit au retour arabe sera applicable exclusivement à l'intérieur du foyer national arabe.
Si c'est la démocratie que vous voulez, vous avez deux options : soit renoncer au rêve de l'Eretz Israël dans sa totalité, aux colonies et à leurs habitants, soit octroyer à tous la pleine citoyenneté avec droit de vote aux législatives, y compris aux Arabes.
Dans ce dernier cas, ceux qui ne voulaient pas les Arabes dans l'Etat palestinien voisin les auront aux urnes, chez eux-mêmes. La majorité, c'est eux ; nous, nous sommes la minorité.
Tel est le langage que doit tenir le premier ministre. A lui de présenter courageusement les alternatives. C'est soit la discrimination ethnique pratiquée par des juifs, soit la démocratie.
Ou bien les colonies, ou bien l'espérance pour deux peuples. Ou bien l'illusion d'un rempart de barbelés, des barrages routiers et des kamikazes, ou bien une frontière internationale consentie mutuellement, et Jérusalem capitale commune des deux Etats.
Il n'y a, hélas, pas de premier ministre à Jérusalem.
Le cancer qui ronge le corps du sionisme a déjà atteint la tête.
Les métastases fatales sont là-haut.
l est arrivé naguère que Ben Gourion commette une erreur, mais il est resté d'une droiture irréprochable. Quand Begin n'avait pas raison, nul ne mettait en cause sa bonne foi, et pareillement quand Shamir ne faisait rien. De nos jours, selon un sondage récent, les Israéliens dans leur majorité doutent de la droiture du premier ministre, tout en lui accordant leur confiance sur le plan politique. Autrement dit, la personnalité du premier ministre actuel symbolise les deux faces de notre infortune : un homme de moralité douteuse, jouisseur, faisant fi de la loi et modèle négatif d'identification, le tout combiné avec sa brutalité envers les occupés, laquelle oppose un barrage infranchissable à la paix.
D'où la conclusion imparable : la révolution sioniste est morte.
Et l'opposition ?
Pourquoi garde-t-elle le silence ? Parce que c'est l'été ? Parce qu'elle est lasse ? Parce qu'une partie de mes camarades souhaitent un gouvernement à tout prix, fût-ce celui de l'identification avec la maladie de préférence à la solidarité avec les victimes de la maladie ?
Les forces du Bien perdent l'espoir, font leurs valises et nous abandonnent ici, avec le sionisme tel qu'en lui-même : un Etat chauvin et cruel où sévit la discrimination, un Etat dont les nantis sont à l'étranger et où les pauvres déambulent dans les rues, un Etat où le pouvoir est corrompu et la politique est corruptrice, un Etat de pauvres et de généraux, un Etat de spoliateurs et de colons. Tel est en résumé le sionisme dans sa phase la plus critique de son histoire.
L'alternative, c'est une prise de position radicale : le blanc ou le noir - s'y dérober serait consentir à l'abject.
Voici les composantes de l'option sioniste authentique : une frontière incontestée au centimètre près, un plan social global pour guérir la société israélienne de son insensibilité et de son absence de solidarité - la mise au ban du personnel politique corrompu aujourd'hui au pouvoir.
Il n'est plus question de travaillistes face au Likoud, de droite contre la gauche.
A la place de tout cela, il faut opposer le permis au prohibé, la soumission à la loi contre la délinquance.
On ne peut plus se contenter d'une alternative politique au gouvernement de Sharon.
Il faut une alternative d'espérance à la mise en ruine du sionisme et de ses valeurs par ses démolisseurs muets, aveugles et démunis de toute sensibilité
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle
Petit meurtre de nuit* : Comment les dirigeants israéliens tuent des gens pour gagner des voix
Pour saisir le sens de la dernière expédition israélienne dévastatrice et meurtrière à Gaza, il faut comprendre en profondeur l’identité israélienne et sa haine inhérente envers quiconque n’a pas réussi à être juif, et une haine contre les Arabes en particulier. Cette haine imprègne l’enseignement israélien, elle est prêchée par les dirigeants politiques et se manifeste dans leurs actions, elle est transmise par les personnalités culturelles, même dans la soi-disant « gauche israélienne ».
Par Gilad Atzmon
J’ai grandi en Israël dans les années 1970 et les gens de ma génération sont aujourd’hui les responsables de l’armée, de la politique, de l’économie, de l’université et des arts israéliens.
On nous a formé à croire qu’ « un bon Arabe est un Arabe mort ».
Au début des années 1980, quelques semaines avant que je rejoigne l’armée, le Général Rafael Eitan, Chef d’Etat Major à l’époque, a annoncé que « les Arabes étaient des cafards bourrés dans une bouteille ». Il s’en est tiré, comme il s’est tiré du massacre de plusieurs milliers de civils libanais pendant la Première Guerre du Liban.
En un mot, les Israéliens s’arrangent pour s’en tirer avec le meurtre.
Par chance, et pour des raisons qui continuent à m’échapper, à un certain moment, je me suis réveillé de ce rêve hébraïque mortel. Un jour j’ai quitté l’Etat juif, je me suis évadé de l’incitation juive à la haine, je suis devenu un opposant à l’Etat juif et à toute autre forme de politique juive. Cependant, je suis tout à fait persuadé qu’il est de mon devoir primordial d’informer quiconque veut écouter sur le pourquoi de cette opposition.
Si tant est que le sionisme devait transformer les Juifs et, en « leur donnant leur propre Etat », faire d’eux des gens comme les autres, il a misérablement échoué. La barbarie israélienne, comme nous l’avons vu cette semaine et trop souvent avant, va bien au-delà de la bestialité. C’est tuer pour tuer. Et de façon aveugle.
Bien peu en Occident sont conscients du fait dévastateur que tuer des Arabes et des Palestiniens en particulier est une recette politique israélienne très efficace. Les Israéliens sont à l’évidence des gens confus. Autant ils tiennent à se voir comme des « chercheurs de paix » [Shalom seeking**] , autant ils adorent être dirigés par des hommes politiques à l’étonnant palmarès d’activités meurtrières illégitimes. Que ce soit Sharon, Rabin, Begin, Shamir ou Ben Gourion, les Israéliens aiment que leurs « dirigeants démocratiquement élus » soient des faucons belliqueux aux griffes dégoulinantes de sang, et précédés de dossiers solides de crimes contre l’humanité.
Nous sommes à quelques semaines d’une élection en Israël et tant la candidate de Kadima, la Ministre des Affaires Etrangères Tzipi Livni que le candidat travailliste, le Ministre de la Défense Ehud Barak sont à la traîne, loin derrière le candidat du Likud, le faucon notoire Benjamin (Bibi) Netaniyahu. Livni et Barak ont besoin de leur petite guerre. Ils doivent prouver aux Israéliens qu’ils savent comment s’adonner au meurtre de masse.
Ils doivent, autant l’un que l’autre, présenter à l’électeur israélien quelque exposition réelle de carnage ravageur, pour que les Israéliens aient confiance en leur gouvernance. C’est leur seule chance contre Netanyahu. Livni et Barak larguent des tonnes de bombes sur les civils, les écoles et les hôpitaux palestiniens parce que c’est exactement ce que les Israéliens veulent voir.
Malheureusement, les Israéliens ne sont pas réputés pour leur clémence et leur grâce. Au contraire, ce sont les représailles et la vengeance qui les apaisent, et leur propre brutalité sans limite qui les réconforte. Quand on a demandé à un ex Commandant en Chef de l’Armée de l’Air israélienne, Dan Halutz, ce qu’il avait ressenti lors du largage d’une bombe sur un quartier densément peuplé de Gaza, sa réponse fut courte et précise : « J’ai ressenti une légère secousse à l’aile droite ». L’attitude mortellement glaciale de Dan Halutz a suffi à lui assurer une promotion au poste de Chef d’Etat Major de l’armée, peu de temps après. C’est le Général Dan Halutz qui a dirigé l’armée israélienne lors la Seconde Guerre au Liban, c’est cet homme qui a détruit l’infrastructure libanaise et de grandes parties de Beyrouth.
Dans la politique israélienne, le sang arabe est traduit en votes. Il serait à l’évidence très raisonnable d’accuser Livni, Barak et l’actuel Chef d’Etat Major de l’armée, Ashkenazi, de meurtre au premier degré, de crimes contre l’humanité et d’une violation flagrante de la Convention de Genève. Mais il serait bien plus intelligible de prendre en compte qu’Israël est une « démocratie ». Livni, Barak et Ashkenazi donnent au peuple israélien ce qu’il veut : cela s’appelle le sang arabe, et il doit y en avoir des flots.
Cette pratique meurtrière répétitive, conduite par les politiciens israéliens, rejaillit sur le peuple israélien tout entier et pas seulement sur quelques hommes politiques et quelques généraux. Nous avons affaire ici à une société barbare qui est conduite, d’un point de vue politique, par la soif du sang et les inclinaisons mortelles.
Il ne faut pas s’y tromper, il n’y a pas de place pour ces gens-là parmi les nations.
La raison pour laquelle les Israéliens sont des gens aussi éloignés de toute notion d’humanisme est une vaste question. Les humanistes généreux et naïfs parmi nous peuvent argumenter que la Shoah a laissé une énorme cicatrice sur l’âme israélienne. Cela peut expliquer pourquoi les Israéliens cultivent d’une façon aussi obsessionnelle cette même mémoire, avec le soutien de leurs frères et sœurs en diaspora. Les Israéliens disent « plus jamais », et ce qu’ils veulent dire, c’est qu’Auschwitz ne doit jamais se reproduire, ce qui leur permet de punir les Palestiniens pour les crimes commis par les nazis.
Les réalistes parmi nous n’avalent plus cet argument. Ils commencent maintenant à admettre qu’il est plus que probable que si les Israéliens sont aussi incroyablement brutaux, c’est seulement parce que qu’ils sont comme ça. Cela va bien au-delà de la rationalité ou des affirmations pseudo-analytiques. Ils disent « voici comment sont les Israéliens et il n’y a pas grand-chose qu’on puisse faire contre ça ». Les réalistes parmi nous en arrivent à admettre que tuer est la manière dont les Israéliens interprètent la signification d’être Juifs. Beaucoup d’entre nous en arrivent sérieusement à admettre qu’il n’y a pas de système de valeur alternatif humaniste laïque pour remplacer le système hébraïque meurtrier. L’Etat juif est là pour prouver que l’autonomie nationale juive est un concept inhumain.
J’ai grandi dans l’Israël post 1967. J’ai été élevé dans la glorification de la victoire israélienne mythique, nous avons été entraînés à vénérer « l’Israélien qui réagit au quart de tour », le commando qui tire en direction des Arabes avec son fusil automatique Uzi et s’arrange pour battre quatre armés en six jours seulement.
Il m’a peut-être fallu deux décennies de trop pour comprendre que l’Israélien qui « tire plus vite que son ombre » était en réalité le maître de la tuerie aveugle. Barak était un de ces héros de 1967, il fut un maître tueur aveugle. Apparemment, le gouvernement israélien vient d’approuver son plan de raid le plus important sur Gaza depuis 1967. Livni est à peu près du même âge que moi, et à lire les informations, elle a intériorisé le message. Elle accumule maintenant les références nécessaires au meurtrier aveugle. Tant Barak que Livni entraînent Israël et la Palestine dans une campagne électorale de massacre. Le sang palestinien et arabe est le carburant des politiques israéliennes.
Je voudrais juste suggérer à Livni et à Barak que ça peut ne pas les aider dans les sondages. Netaniyahu est un faucon véritable et authentique. Il n’a pas à faire semblant d’être un meurtrier, et autant je le méprise, il lui reste encore à entraîner Israël dans une guerre. Il comprend probablement mieux qu’eux ce que le pouvoir de la dissuasion a à voir dans tout ça.
Notes de lecture :
(*) “Eine Kleine Nacht Murder”, référence au titre d’une série télévisée américaine .
(**) Ne pas confondre "shalom” avec “paix” ou “salam”. Alors que paix et salam se réfèrent à la réconciliation et au compromis, shalom signifie la sécurité pour le peuple juif au dépens de son environnement
Source : Palestine Think Tank
Pour saisir le sens de la dernière expédition israélienne dévastatrice et meurtrière à Gaza, il faut comprendre en profondeur l’identité israélienne et sa haine inhérente envers quiconque n’a pas réussi à être juif, et une haine contre les Arabes en particulier. Cette haine imprègne l’enseignement israélien, elle est prêchée par les dirigeants politiques et se manifeste dans leurs actions, elle est transmise par les personnalités culturelles, même dans la soi-disant « gauche israélienne ».
Par Gilad Atzmon
J’ai grandi en Israël dans les années 1970 et les gens de ma génération sont aujourd’hui les responsables de l’armée, de la politique, de l’économie, de l’université et des arts israéliens.
On nous a formé à croire qu’ « un bon Arabe est un Arabe mort ».
Au début des années 1980, quelques semaines avant que je rejoigne l’armée, le Général Rafael Eitan, Chef d’Etat Major à l’époque, a annoncé que « les Arabes étaient des cafards bourrés dans une bouteille ». Il s’en est tiré, comme il s’est tiré du massacre de plusieurs milliers de civils libanais pendant la Première Guerre du Liban.
En un mot, les Israéliens s’arrangent pour s’en tirer avec le meurtre.
Par chance, et pour des raisons qui continuent à m’échapper, à un certain moment, je me suis réveillé de ce rêve hébraïque mortel. Un jour j’ai quitté l’Etat juif, je me suis évadé de l’incitation juive à la haine, je suis devenu un opposant à l’Etat juif et à toute autre forme de politique juive. Cependant, je suis tout à fait persuadé qu’il est de mon devoir primordial d’informer quiconque veut écouter sur le pourquoi de cette opposition.
Si tant est que le sionisme devait transformer les Juifs et, en « leur donnant leur propre Etat », faire d’eux des gens comme les autres, il a misérablement échoué. La barbarie israélienne, comme nous l’avons vu cette semaine et trop souvent avant, va bien au-delà de la bestialité. C’est tuer pour tuer. Et de façon aveugle.
Bien peu en Occident sont conscients du fait dévastateur que tuer des Arabes et des Palestiniens en particulier est une recette politique israélienne très efficace. Les Israéliens sont à l’évidence des gens confus. Autant ils tiennent à se voir comme des « chercheurs de paix » [Shalom seeking**] , autant ils adorent être dirigés par des hommes politiques à l’étonnant palmarès d’activités meurtrières illégitimes. Que ce soit Sharon, Rabin, Begin, Shamir ou Ben Gourion, les Israéliens aiment que leurs « dirigeants démocratiquement élus » soient des faucons belliqueux aux griffes dégoulinantes de sang, et précédés de dossiers solides de crimes contre l’humanité.
Nous sommes à quelques semaines d’une élection en Israël et tant la candidate de Kadima, la Ministre des Affaires Etrangères Tzipi Livni que le candidat travailliste, le Ministre de la Défense Ehud Barak sont à la traîne, loin derrière le candidat du Likud, le faucon notoire Benjamin (Bibi) Netaniyahu. Livni et Barak ont besoin de leur petite guerre. Ils doivent prouver aux Israéliens qu’ils savent comment s’adonner au meurtre de masse.
Ils doivent, autant l’un que l’autre, présenter à l’électeur israélien quelque exposition réelle de carnage ravageur, pour que les Israéliens aient confiance en leur gouvernance. C’est leur seule chance contre Netanyahu. Livni et Barak larguent des tonnes de bombes sur les civils, les écoles et les hôpitaux palestiniens parce que c’est exactement ce que les Israéliens veulent voir.
Malheureusement, les Israéliens ne sont pas réputés pour leur clémence et leur grâce. Au contraire, ce sont les représailles et la vengeance qui les apaisent, et leur propre brutalité sans limite qui les réconforte. Quand on a demandé à un ex Commandant en Chef de l’Armée de l’Air israélienne, Dan Halutz, ce qu’il avait ressenti lors du largage d’une bombe sur un quartier densément peuplé de Gaza, sa réponse fut courte et précise : « J’ai ressenti une légère secousse à l’aile droite ». L’attitude mortellement glaciale de Dan Halutz a suffi à lui assurer une promotion au poste de Chef d’Etat Major de l’armée, peu de temps après. C’est le Général Dan Halutz qui a dirigé l’armée israélienne lors la Seconde Guerre au Liban, c’est cet homme qui a détruit l’infrastructure libanaise et de grandes parties de Beyrouth.
Dans la politique israélienne, le sang arabe est traduit en votes. Il serait à l’évidence très raisonnable d’accuser Livni, Barak et l’actuel Chef d’Etat Major de l’armée, Ashkenazi, de meurtre au premier degré, de crimes contre l’humanité et d’une violation flagrante de la Convention de Genève. Mais il serait bien plus intelligible de prendre en compte qu’Israël est une « démocratie ». Livni, Barak et Ashkenazi donnent au peuple israélien ce qu’il veut : cela s’appelle le sang arabe, et il doit y en avoir des flots.
Cette pratique meurtrière répétitive, conduite par les politiciens israéliens, rejaillit sur le peuple israélien tout entier et pas seulement sur quelques hommes politiques et quelques généraux. Nous avons affaire ici à une société barbare qui est conduite, d’un point de vue politique, par la soif du sang et les inclinaisons mortelles.
Il ne faut pas s’y tromper, il n’y a pas de place pour ces gens-là parmi les nations.
La raison pour laquelle les Israéliens sont des gens aussi éloignés de toute notion d’humanisme est une vaste question. Les humanistes généreux et naïfs parmi nous peuvent argumenter que la Shoah a laissé une énorme cicatrice sur l’âme israélienne. Cela peut expliquer pourquoi les Israéliens cultivent d’une façon aussi obsessionnelle cette même mémoire, avec le soutien de leurs frères et sœurs en diaspora. Les Israéliens disent « plus jamais », et ce qu’ils veulent dire, c’est qu’Auschwitz ne doit jamais se reproduire, ce qui leur permet de punir les Palestiniens pour les crimes commis par les nazis.
Les réalistes parmi nous n’avalent plus cet argument. Ils commencent maintenant à admettre qu’il est plus que probable que si les Israéliens sont aussi incroyablement brutaux, c’est seulement parce que qu’ils sont comme ça. Cela va bien au-delà de la rationalité ou des affirmations pseudo-analytiques. Ils disent « voici comment sont les Israéliens et il n’y a pas grand-chose qu’on puisse faire contre ça ». Les réalistes parmi nous en arrivent à admettre que tuer est la manière dont les Israéliens interprètent la signification d’être Juifs. Beaucoup d’entre nous en arrivent sérieusement à admettre qu’il n’y a pas de système de valeur alternatif humaniste laïque pour remplacer le système hébraïque meurtrier. L’Etat juif est là pour prouver que l’autonomie nationale juive est un concept inhumain.
J’ai grandi dans l’Israël post 1967. J’ai été élevé dans la glorification de la victoire israélienne mythique, nous avons été entraînés à vénérer « l’Israélien qui réagit au quart de tour », le commando qui tire en direction des Arabes avec son fusil automatique Uzi et s’arrange pour battre quatre armés en six jours seulement.
Il m’a peut-être fallu deux décennies de trop pour comprendre que l’Israélien qui « tire plus vite que son ombre » était en réalité le maître de la tuerie aveugle. Barak était un de ces héros de 1967, il fut un maître tueur aveugle. Apparemment, le gouvernement israélien vient d’approuver son plan de raid le plus important sur Gaza depuis 1967. Livni est à peu près du même âge que moi, et à lire les informations, elle a intériorisé le message. Elle accumule maintenant les références nécessaires au meurtrier aveugle. Tant Barak que Livni entraînent Israël et la Palestine dans une campagne électorale de massacre. Le sang palestinien et arabe est le carburant des politiques israéliennes.
Je voudrais juste suggérer à Livni et à Barak que ça peut ne pas les aider dans les sondages. Netaniyahu est un faucon véritable et authentique. Il n’a pas à faire semblant d’être un meurtrier, et autant je le méprise, il lui reste encore à entraîner Israël dans une guerre. Il comprend probablement mieux qu’eux ce que le pouvoir de la dissuasion a à voir dans tout ça.
Notes de lecture :
(*) “Eine Kleine Nacht Murder”, référence au titre d’une série télévisée américaine .
(**) Ne pas confondre "shalom” avec “paix” ou “salam”. Alors que paix et salam se réfèrent à la réconciliation et au compromis, shalom signifie la sécurité pour le peuple juif au dépens de son environnement
Source : Palestine Think Tank
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
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mira
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle
Mon cher Georgies!
C'est bien la premiee fois que je lis un de tes copie colle (je dirai meme deux jusqu'au bout) au point d'en relever les passages qui m'ont marque. L'un est signe par le celebre musicien israelien Gilad Altzmon et l'autre par Avraham Burg deputé israelien. Les deux ont ete impitoyables et en premier lieu , je vais donner quelques extraits du texte produit par Avraham Burg, député du Parti travailliste israélien, ancien président de la Knesset (1999-2003), ancien président de l'Agence juive
Comment pouvons nous soutenir un pays dont meme les siens se désolidarisent?
Un pays sanguinaire?
Quant au texte signe par Gilad Atzmon le musicien , il est tout simplement implacable! Le verdict est sans appel !
Et ce n'ets pas seulement le gouvernement qui est mis sur la sellette mais carrement toute la nation israelienne qui se retrouve coupable et clouee au pilori.
Les israeliens sont non seulement insensibles au calvaire des arabes mais en plus ils elisent leur hommes politique en fonction de leur exploits criminels. Plus un homme a versé du sang arabe et plus il est digne de confiance aux yeux des israeliens. C'est terrible
C'est ce que dit Gilad Atzmon :
Il va encore plus loin:
Eh ben j'aurais tout vu en 36ans!
Merci Messieurs , de part votre honnêteté et votre integrite vous nous empechez de desesperer completement de l'humanité.
C'est bien la premiee fois que je lis un de tes copie colle (je dirai meme deux jusqu'au bout) au point d'en relever les passages qui m'ont marque. L'un est signe par le celebre musicien israelien Gilad Altzmon et l'autre par Avraham Burg deputé israelien. Les deux ont ete impitoyables et en premier lieu , je vais donner quelques extraits du texte produit par Avraham Burg, député du Parti travailliste israélien, ancien président de la Knesset (1999-2003), ancien président de l'Agence juive
On l'espere....La nation israélienne n'est plus aujourd'hui qu'un amas informe de corruption, d'oppression et d'injustice. La fin de l'aventure sioniste est déjà à notre porte. Oui, il est devenu probable que notre génération soit la dernière du sionisme. Après elle, il restera ici un Etat juif méconnaissable et haïssable. Qui de nous voudra en être le patriote ?
La réalité, au terme de deux mille ans de combat pour la survie, est un Etat qui développe des colonies, sous la houlette d'une clique corrompue, qui se moque de la morale civique et du droit. Un Etat géré au mépris de la justice perd la force de survivre. Demandez à vos enfants lequel d'entre eux est sûr de vivre ici dans vingt-cinq ans. Les réponses les plus clairvoyantes risquent de vous choquer, parce que le compte à rebours de la société israélienne a commencé.
Je ne lis presque jamais tes copie colle Georges mais je dois avouer que celui ci est excellent alors merci!Attention à vous ! Vous dansez sur un toit reposant sur des piliers qui chancellent !
Parce que nous restons indifférents à la souffrance des femmes arabes retenues aux barrages routiers, nous n'entendons plus la plainte des femmes battues derrière la porte voisine de notre demeure, ni celle des mères célibataires luttant pour leur dignité.
Nous avons cessé de dénombrer les cadavres des femmes assassinées par leur conjoint.
Indifférents au sort des enfants palestiniens, pourquoi sommes-nous surpris de les retrouver un rictus de haine à la bouche, se faisant exploser en martyrs d'Allah là où nous venons pour nos loisirs parce que leur vie est un tourment, dans nos centres commerciaux parce qu'ils n'ont même pas l'espoir de faire, comme nous, des emplettes.
Ils versent le sang dans nos restaurants pour nous couper l'appétit.
Chez eux à la maison, enfants et parents souffrent de la faim et de l'humiliation.
Même si on tuait 1 000 terroristes par jour, rien ne changerait.
Comment pouvons nous soutenir un pays dont meme les siens se désolidarisent?
Un pays sanguinaire?
Quant au texte signe par Gilad Atzmon le musicien , il est tout simplement implacable! Le verdict est sans appel !
Et ce n'ets pas seulement le gouvernement qui est mis sur la sellette mais carrement toute la nation israelienne qui se retrouve coupable et clouee au pilori.
Les israeliens sont non seulement insensibles au calvaire des arabes mais en plus ils elisent leur hommes politique en fonction de leur exploits criminels. Plus un homme a versé du sang arabe et plus il est digne de confiance aux yeux des israeliens. C'est terrible
C'est ce que dit Gilad Atzmon :
Dans la politique israélienne, le sang arabe est traduit en votes. Il serait à l’évidence très raisonnable d’accuser Livni, Barak et l’actuel Chef d’Etat Major de l’armée, Ashkenazi, de meurtre au premier degré, de crimes contre l’humanité et d’une violation flagrante de la Convention de Genève. Mais il serait bien plus intelligible de prendre en compte qu’Israël est une « démocratie ». Livni, Barak et Ashkenazi donnent au peuple israélien ce qu’il veut : cela s’appelle le sang arabe, et il doit y en avoir des flots.
Cette pratique meurtrière répétitive, conduite par les politiciens israéliens, rejaillit sur le peuple israélien tout entier et pas seulement sur quelques hommes politiques et quelques généraux. Nous avons affaire ici à une société barbare qui est conduite, d’un point de vue politique, par la soif du sang et les inclinaisons mortelles.
Bien peu en Occident sont conscients du fait dévastateur que tuer des Arabes et des Palestiniens en particulier est une recette politique israélienne très efficace. Les Israéliens sont à l’évidence des gens confus. Autant ils tiennent à se voir comme des « chercheurs de paix » [Shalom seeking**] , autant ils adorent être dirigés par des hommes politiques à l’étonnant palmarès d’activités meurtrières illégitimes. Que ce soit Sharon, Rabin, Begin, Shamir ou Ben Gourion, les Israéliens aiment que leurs « dirigeants démocratiquement élus » soient des faucons belliqueux aux griffes dégoulinantes de sang, et précédés de dossiers solides de crimes contre l’humanité.
Hallucinant!!!!!!!!!!!!Nous sommes à quelques semaines d’une élection en Israël et tant la candidate de Kadima, la Ministre des Affaires Etrangères Tzipi Livni que le candidat travailliste, le Ministre de la Défense Ehud Barak sont à la traîne, loin derrière le candidat du Likud, le faucon notoire Benjamin (Bibi) Netaniyahu. Livni et Barak ont besoin de leur petite guerre. Ils doivent prouver aux Israéliens qu’ils savent comment s’adonner au meurtre de masse.
Ils doivent, autant l’un que l’autre, présenter à l’électeur israélien quelque exposition réelle de carnage ravageur, pour que les Israéliens aient confiance en leur gouvernance. C’est leur seule chance contre Netanyahu. Livni et Barak larguent des tonnes de bombes sur les civils, les écoles et les hôpitaux palestiniens parce que c’est exactement ce que les Israéliens veulent voir.
Il va encore plus loin:
Et c'ets ce que semble confirmer Avraham Burg :La raison pour laquelle les Israéliens sont des gens aussi éloignés de toute notion d’humanisme est une vaste question. Les humanistes généreux et naïfs parmi nous peuvent argumenter que la Shoah a laissé une énorme cicatrice sur l’âme israélienne. Cela peut expliquer pourquoi les Israéliens cultivent d’une façon aussi obsessionnelle cette même mémoire, avec le soutien de leurs frères et sœurs en diaspora. Les Israéliens disent « plus jamais », et ce qu’ils veulent dire, c’est qu’Auschwitz ne doit jamais se reproduire, ce qui leur permet de punir les Palestiniens pour les crimes commis par les nazis.
Les réalistes parmi nous n’avalent plus cet argument. Ils commencent maintenant à admettre qu’il est plus que probable que si les Israéliens sont aussi incroyablement brutaux, c’est seulement parce que qu’ils sont comme ça. Cela va bien au-delà de la rationalité ou des affirmations pseudo-analytiques. Ils disent « voici comment sont les Israéliens et il n’y a pas grand-chose qu’on puisse faire contre ça ». Les réalistes parmi nous en arrivent à admettre que tuer est la manière dont les Israéliens interprètent la signification d’être Juifs.
est arrivé naguère que Ben Gourion commette une erreur, mais il est resté d'une droiture irréprochable. Quand Begin n'avait pas raison, nul ne mettait en cause sa bonne foi, et pareillement quand Shamir ne faisait rien. De nos jours, selon un sondage récent, les Israéliens dans leur majorité doutent de la droiture du premier ministre, tout en lui accordant leur confiance sur le plan politique. Autrement dit, la personnalité du premier ministre actuel symbolise les deux faces de notre infortune : un homme de moralité douteuse, jouisseur, faisant fi de la loi et modèle négatif d'identification, le tout combiné avec sa brutalité envers les occupés, laquelle oppose un barrage infranchissable à la paix
Eh ben j'aurais tout vu en 36ans!
Merci Messieurs , de part votre honnêteté et votre integrite vous nous empechez de desesperer completement de l'humanité.
- Raf
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle
- Et de suite, des copiés-collés sur le prophète pédophile auraient étré ajoutés par Yacoub... Une manière bien à lui d'exprimer l'unique idée que son neurone lui permet d'intégrer : Islam pas bô.
- De suite, Loriq aurait reproché à quiconmque de ne pas parler du Darfour. Ces victimes du Darfour dont la mort est doublement exploitée et utilisée par cette chienne pour justifier les atrocités ayant lieu ailleurs.
Tordant que ce soit Georges lui-même qui ait collé ces textes, et qu'il traite autrui d'antisémites sur d'autres posts. Je suppose que ce vieux débris de Georges n'a même pas lu ce qu'il a posté. Comme d'hab.
-
lorie
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle
Ce que tu ne peux pas comprendre mon pauvre raf .. tellement réduit du bulbe c'est que des gens comme georges ne donnent pas forcément raison à 100 % à Israël !!!
Et même des gens comme moi ne donnent pas raison à 100 % à Israël et parfois j'ai posté des articles très durs envers ce pays que j'aime tant !!
Mais ne pas être d'accord à 100 % ne veut pas dire que des gens comme georges ou même des gens comme moi voulont la destruction de ce pays !!!
Georges voudrait le voir laïque et moi je voudrais bien que cette guerre cesse .. qu'Israël se retire sur ses frontières de 67 et que Jérusalem puisse avoir un statut de ville ouverte .. ou de capitale de deux pays La Palestine ET Israël ...
Mais tu es tellement crétin et stupide que le simple fait de dire que je suis sioniste te fait faire des cauchemars .. et te fais sortir toute la haine que tu peux avoir pour les juifs ...
Parce qu'au contraire de gens comme georges ou même de moi .. toi ce que tu veux c'est que les juifs partent d'Israël .. laissent en place toutes les infrastructures (of course ..)et que tout cela soit offert aux muzzz les plus sanguinaires qu'ils soient !!!
Toi tu es pour la destruction des juifs .. et si possible de tous les juifs de la planète et pour l'instauration de la pire des charias .. moi je suis pour une paix juste pour ces deux pays ...
C'est la différence entre un "humaniste anti-juif" et une personne qui rêve de voir le pays qu'elle aime vivre en paix avec ses voisins !!!
Et maintenant tu peux m'insulter autant que tu veux .. si cela te soulage ...
Et même des gens comme moi ne donnent pas raison à 100 % à Israël et parfois j'ai posté des articles très durs envers ce pays que j'aime tant !!
Mais ne pas être d'accord à 100 % ne veut pas dire que des gens comme georges ou même des gens comme moi voulont la destruction de ce pays !!!
Georges voudrait le voir laïque et moi je voudrais bien que cette guerre cesse .. qu'Israël se retire sur ses frontières de 67 et que Jérusalem puisse avoir un statut de ville ouverte .. ou de capitale de deux pays La Palestine ET Israël ...
Mais tu es tellement crétin et stupide que le simple fait de dire que je suis sioniste te fait faire des cauchemars .. et te fais sortir toute la haine que tu peux avoir pour les juifs ...
Parce qu'au contraire de gens comme georges ou même de moi .. toi ce que tu veux c'est que les juifs partent d'Israël .. laissent en place toutes les infrastructures (of course ..)et que tout cela soit offert aux muzzz les plus sanguinaires qu'ils soient !!!
Toi tu es pour la destruction des juifs .. et si possible de tous les juifs de la planète et pour l'instauration de la pire des charias .. moi je suis pour une paix juste pour ces deux pays ...
C'est la différence entre un "humaniste anti-juif" et une personne qui rêve de voir le pays qu'elle aime vivre en paix avec ses voisins !!!
Et maintenant tu peux m'insulter autant que tu veux .. si cela te soulage ...
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle
cette hyene lubrique et spermophage ne sera satisfaite que quand elle verra
le dernier juif mort et enterrré
Heureusement que jamais l' occident n'acceptera une nouvelle shoah.
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le dernier juif mort et enterrré
Heureusement que jamais l' occident n'acceptera une nouvelle shoah.
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mira
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle
Raf a écrit :Et de suite, des copiés-collés sur le prophète pédophile auraient étré ajoutés par Yacoub... Une manière bien à lui d'exprimer l'unique idée que son neurone lui permet d'intégrer : Islam pas bô.
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lorie
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle
mira a écrit :
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Tiens mira qui nous montre à quel point elle est en admiration devant adocrétin ... c'est son côté smileys qui ressort !!!
- Georges
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle
Adorable petite menteuseMira a écrit :Mon cher Georgies!
C'est bien la premiee fois que je lis un de tes copie colle (je dirai meme deux jusqu'au bout) au point d'en relever les passages qui m'ont marque.
même si tu n'arrives pas à contracter tes textes.
Si tu feins de trouver mes copier/coller un peu longs parfois, tu n'es pas la seule à en redemander puisqu'ils sont pertinents et en accord avec le but de ce site qui est de combattre l' intolérance, le fanatisme, la violence de l' islam.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
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"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle
Raf a écrit :Tordant que ce soit Georges lui-même qui ait collé ces textes, et qu'il traite autrui d'antisémites sur d'autres posts. Je suppose que ce vieux débris de Georges n'a même pas lu ce qu'il a posté. Comme d'hab
Alors galopin, crois tu être le seul à savoir lire
Je l'ai dit à plusieures reprises, Israel est un fait colonial mais maintenant la solution est un état sans
apartheid, laïque, démocratique où toute discrimination sur la race, le sexe ou la religion seront interdites.
Le peuple juif est plus proche de la laïcité que tous les peuples musulmans et tu le sais.
On voit en Israel des juifs qui critiquent fortement le sionisme et qui soutiennent la Palestine
alors que les musulmans en majorité veumlent l'extermination d' Israel.
Il faut voir les débordements de haine nauséabonds de Mira,de Cretin3, de Diablotin et de toi sur ce site concernant
"l'entité sioniste"
Vous souhaitez faire disparaitre Israel et son peuple comme a disparu le peuple pied-noir.
Vous ne réussirez pas. Israel c'est la sentinelle de notre liberté
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle
Raf aussi est devenu son grand amourlorie a écrit :mira a écrit :
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Tiens mira qui nous montre à quel point elle est en admiration devant adocrétin ... c'est son côté smileys qui ressort !!!
Elle a oublié toutes les avanies qu'il lui a fait subir sur Aime
La très mignonne Mira n'a plus de mémoire
Elle croit que nous sommes le 5 janvier.
Mais peut être qu'elle a rendez vous avec son amoureux le 5 janvier et qu'elle veut hâter le temps.
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle
Depuis les cendres de Gaza
Source : Guardian "From the ashes of Gaza"
Traduit par Chris et Dine
Face au dernier massacre israélien, la seule option pour le nationalisme palestinien est d’adopter la solution d’un seul état.
Tariq Ali[1]
guardian.co.uk, Mardi 30 Décembre 2008
Tariq Ali est un historien, écrivain et commentateur politique britannique, d’origine pakistanaise. Il est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages, en particulier sur l’Asie du Sud, le Moyen Orient, l’histoire de l’Islam, l’empire américain et la résistance politique.
Il est membre du comité de rédaction de la New Left Rewiew et contribue régulièrement à The Guardian, CounterPunch et à la London Review of Books. Il est directeur éditorial de la maison d’édition londonienne Verso
L’attaque de Gaza, plannifiée depuis plus de six mois et exécutée au meilleur moment, visait largement, comme Neve Gordon l’a justement observé*[2], à aider les partis politiques israéliens pour gagner les prochaines élections. Les morts palestiniens ne sont guère plus que de la chair à élections dans une joute cynique entre la droite et l’extrême droite israélienne. Washington et ses alliés de l’Union Européenne, parfaitement informés que Gaza allait être attaquée, comme dans le cas du Liban en 2006, se sont installés pour assister au spectacle.
Washington accuse les palestiniens pro-Hamas, comme à son habitude ; Obama et Bush chantant le même hymne sur la partition de l’AIPAC [American Israeli Political Activity Committee]. Les politiciens de l’UE, ayant observé la mise en place du siège, la punition collective infligée à Gaza, les civils pris pour cibles, etc (pour tous les détails sanglants voir, dans London Review of Books, l’essai terrifiant de Sara Roy*[3], chercheuse à Harvard) furent d’avis que c’était les tirs de roquettes qui avaient ’provoqué" Israel, mais appelèrent les deux camps à mettre fin à la violence, sans effet.
La dictature bouffée aux mites de Mubarak en Egypte et les islamistes favoris de l’OTAN à Ankara n’ont même pas été capables d’une protestation symbolique comme le rappel de leurs ambassadeurs.
La Chine et la Russie n’ont pas demandé la réunion du conseil de sécurité de l’ONU pour discuter de la crise.
Résultant de cette apathie officielle, l’une des conséquences de cette dernière attaque sera d’enflammer les communautés musulmanes à travers le monde et grossir les rangs de ces organisations que l’Ouest se targue justement de combattre, dans la "guerre contre le terrorisme".
La bain de sang à Gaza soulève, pour les deux camps, de plus amples questions stratégiques, liées à l’histoire récente. Un fait que l’on se doit de reconnaitre est qu’il n’y a pas d’Autorité Palestinienne. Il n’y en a jamais eu.
Les accords d’Oslo furent un désastre complet pour les Palestiniens, créant un ensemble de ghettos déconnectés et minuscules, sous la surveillance permanente et brutale d’un garde chiourme. L’OLP, qui incarnait autrefois l’espoir palestinien, n’est guère plus qu’un quémandeur d’argent européen.
L’enthousiasme occidental pour la démocratie s’arrête lorsque sont élus ceux qui s’opposent à sa politique. L’Occident et Israël ont tout essayé pour assurer la victoire du Fatah ; les électeurs palestiniens ignorèrent menaces et promesses concertées de la "communauté internationale", au cours d’une campagne qui vit les membres du Hamas et autres opposants régulièrement arrêtés ou attaqués par l’armée israélienne, leurs affiches confisquées ou détruites, les fonds européens et états-uniens alimentant la campagne du Fatah et les membres du congrès US déclarant que le Hamas ne devrait pas être autorisés à se présenter.
Même la date des élections fut choisie pour influencer les résultats. Prévue à l’été 2005, elle fut reportée en janvier 2006, pour donner à Abbas le temps de distribuer des prébendes à Gaza - selon un officier de renseignement égyptien, "le public soutiendra alors l’Autorité contre le Hamas".
Le souhait populaire d’un grand coup de balai, après 10 années de corruption, intimidation et arrogance du Fatah, s’est révélé plus fort que tout cela. Le triomphe électoral du Hamas fut considéré comme un signe inquiétant de la montée du fondamentalisme, et un coup terrible pour les perspectives de paix avec Israel, par les gouvernants et journalistes de tout l’Occident. Des pressions diplomatiques et financières furent immédiatement appliquées pour forcer le Hamas à adopter les mêmes politiques que celles des partis qu’il avait vaincus dans les urnes. Sans compromission avec l’avidité et la dépendance combinées de l’Autorité Palestinienne, l’enrichissement personnel de ses porte-paroles et policiers serviles, et leur approbation d’un "processus de paix" qui n’a mené que plus d’expropriation et de misère à la population, le Hamas a offert l’alternative d’une simplicité exemplaire. Sans la moindre des ressources de son rival, il a mis en place des cliniques, des écoles et des hopitaux, des programmes de formations et de protection sociale pour les pauvres. Ses dirigeants et ses cadres vivaient frugalement, au niveau des gens ordinaires.
C’est cette réponse aux besoins de la vie courante qui a valu au Hamas un large soutien, et non pas la récitation quotidienne des versets du Coran. On ne peut dire à quel point sa conduite lors de la deuxième Intifida a accru son degré de crédibilité. Ses attaques armées contre Israel, comme celles de la Brigade des Martyres d’Al-Aqsa, issue du Fatah, ou du Jihad Islamique, étaient des représailles contre une occupation plus meurtrière que jamais. Comparés aux tueries de l’armée israélienne, les frappes palestiniennes ont été peu nombreuses et espacées dans le temps. La dissymétrie apparut clairement durant le cessez-le-feu unilatéral du Hamas, commencé en juin 2003, et maintenu durant tout l’été malgré des raids israéliens répétés et les arrestations en masses qui ont suivi, lors desquelles quelques 300 cadres du Hamas furent capturés en Cisjordanie.
Le 19 août 2003, à Hébron, une cellule auto-proclamée du Hamas, non-reconnue et dénoncée par la direction officielle, fit sauter un bus à Jérusalem ouest. Après quoi, Israel assassina promptement le négociateur du Hamas pour le cessez-le-feu, Ismail Abu Shanab. Hamas, à son tour répliqua. En retour, l’Autorité Palestinienne et les états arabes bloquèrent le financement de ses oeuvres de bienfaisance et, en septembre 2003, l’UE déclara organisation terroriste tout le mouvement du Hamas, comme Tel Aviv l’exigeait depuis longtemps.
Ce qui a réellement distingué le Hamas, dans ce combat désespérément inégal, ce ne sont pas les attentats suicides, auxquels ont eu recours différents groupes concurrents, mais sa discipline supérieure - démontrée par la capacité à maintenir un cessez-le-feu unilatéral contre Israel durant l’année passée. Toute mort de civil doit être condamnée, mais puisque Israel en est le principal responsable, le credo des euro-américains ne sert qu’à démasquer ceux qui le prononcent. Sans commune mesure, le meurtre est l’apanage de l’autre camp, qui agresse sauvagement la Palestine avec une armée moderne équipée d’avions, de tanks et de missiles, lors de l’oppression armée la plus longue de l’histoire moderne.
"Personne ne peut rejeter ou condamner la révolte d’un peuple qui a souffert sous l’occupation militaire pendant 45 ans", a dit en 1993, le général Shlomo Gazit, ancien chef du renseignement militaire israélien. Ce que l’UE et les US reprochent vraiment au Hamas, c’est d’avoir refusé d’accepter la capitulation des accords d’Oslo, et d’avoir rejeté tous les efforts qui ont suivi, de Taba à Genève, pour rendre responsables les Palestiniens de leurs propres malheurs. Depuis, la priorité de l’Occident a toujours été de briser cette résistance. Couper les fonds de l’Autorité Palestinienne est une arme évidente pour forcer le Hamas à se soumettre. Une autre a consisté à renforcer les pouvoirs présidentiels de Abbas - publiquement désigné par Washington, comme l’a été Karzai à Kaboul - aux dépends du conseil législatif.
Aucun effort sérieux n’a été fourni pour négocier avec la direction palestinienne élue. Je ne sais pas si le Hamas aurait pu être rapidement subordonné aux intérêts israéliens et occidentaux, mais cela n’aurait pas été sans précédent. L’héritage programmatique du Hamas reste hypothéqué par la faiblesse la plus fatale du nationalisme palestinien : la croyance que les choix politiques sont soit rejeter entièrement l’existence d’Israel, soit accepter les restes démembrés d’un cinquième du pays. Entre le maximalisme fantaisiste du premier et le minimalisme pathétique du second, l’écart est trop court, comme l’histoire du Fatah l’a montré.
Le test pour le Hamas n’est pas de savoir s’il peut être domestiqué pour satisfaire l’opinion occidentale, mais plutôt de savoir s’il peut rompre avec cette tradition handicapante. Peu après la victoire électorale du Hamas à Gaza, un Palestinien m’a demandé en public ce que je ferais à leur place. "Dissoudre l’Autorité Palestinienne" fut ma réponse, et en finir avec la mascarade. Faire ainsi ramènerait la cause nationale palestinienne sur ses propres bases, avec l’exigence que le pays et ses ressources soit partagés équitablement, en proportion des deux populations qui sont de taille égale - pas 80% à l’une et 20% à l’autre, une dépossession d’une injustice telle qu’aucun peuple se respectant ne s’y soumettra jamais sur le long terme. La seule solution acceptable est celle d’un seul état pour Juifs et Palestiniens, dans lequel les exactions du sionisme soient réparées. Il n’y a pas d’autre voie.
Et les citoyens israéliens pourraient méditer les mots de Shakespeare (dans Le Marchand de Venise), que j’ai légèrement modifiés :
"Je suis Palestinien... un Palestinien n’a-t-il pas d’yeux ? Un Palestinien n’a-t-il pas de mains ?... des organes, des proportions, des sens, des émotions, des passions ? N’est-il pas nourri de même nourriture, blessé des mêmes armes, sujet aux mêmes maladies, guéri par les mêmes moyens, réchauffé et refroidi par le même été, le même hiver, comme un Juif ? Si vaous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez, ne mourons-nous pas ? Si vous nous faites tort, ne nous vengerons-nous pas ? Si nous vous ressemblons dans le reste, nous vous ressemblerons aussi en cela... La vilenie que vous m’enseignez, je la pratiquerai et ce sera dur, mais je veux surpasser mes maîtres.”
[1] Tariq Ali a été une figure dominante de la gauche internationale depuis les années 60. Il écrit pour le Guardian (journal anglais) depuis les années 70. Il édite depuis longtemps New Left Review et est une commentateur pulitique publié partout dans le monde.
[2] http://www.guardian.co.uk/commentis...
[3] http://www.lrb.co.uk/v31/n01/roy_
Source : Guardian "From the ashes of Gaza"
Traduit par Chris et Dine
Face au dernier massacre israélien, la seule option pour le nationalisme palestinien est d’adopter la solution d’un seul état.
Tariq Ali[1]
guardian.co.uk, Mardi 30 Décembre 2008
Tariq Ali est un historien, écrivain et commentateur politique britannique, d’origine pakistanaise. Il est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages, en particulier sur l’Asie du Sud, le Moyen Orient, l’histoire de l’Islam, l’empire américain et la résistance politique.
Il est membre du comité de rédaction de la New Left Rewiew et contribue régulièrement à The Guardian, CounterPunch et à la London Review of Books. Il est directeur éditorial de la maison d’édition londonienne Verso
L’attaque de Gaza, plannifiée depuis plus de six mois et exécutée au meilleur moment, visait largement, comme Neve Gordon l’a justement observé*[2], à aider les partis politiques israéliens pour gagner les prochaines élections. Les morts palestiniens ne sont guère plus que de la chair à élections dans une joute cynique entre la droite et l’extrême droite israélienne. Washington et ses alliés de l’Union Européenne, parfaitement informés que Gaza allait être attaquée, comme dans le cas du Liban en 2006, se sont installés pour assister au spectacle.
Washington accuse les palestiniens pro-Hamas, comme à son habitude ; Obama et Bush chantant le même hymne sur la partition de l’AIPAC [American Israeli Political Activity Committee]. Les politiciens de l’UE, ayant observé la mise en place du siège, la punition collective infligée à Gaza, les civils pris pour cibles, etc (pour tous les détails sanglants voir, dans London Review of Books, l’essai terrifiant de Sara Roy*[3], chercheuse à Harvard) furent d’avis que c’était les tirs de roquettes qui avaient ’provoqué" Israel, mais appelèrent les deux camps à mettre fin à la violence, sans effet.
La dictature bouffée aux mites de Mubarak en Egypte et les islamistes favoris de l’OTAN à Ankara n’ont même pas été capables d’une protestation symbolique comme le rappel de leurs ambassadeurs.
La Chine et la Russie n’ont pas demandé la réunion du conseil de sécurité de l’ONU pour discuter de la crise.
Résultant de cette apathie officielle, l’une des conséquences de cette dernière attaque sera d’enflammer les communautés musulmanes à travers le monde et grossir les rangs de ces organisations que l’Ouest se targue justement de combattre, dans la "guerre contre le terrorisme".
La bain de sang à Gaza soulève, pour les deux camps, de plus amples questions stratégiques, liées à l’histoire récente. Un fait que l’on se doit de reconnaitre est qu’il n’y a pas d’Autorité Palestinienne. Il n’y en a jamais eu.
Les accords d’Oslo furent un désastre complet pour les Palestiniens, créant un ensemble de ghettos déconnectés et minuscules, sous la surveillance permanente et brutale d’un garde chiourme. L’OLP, qui incarnait autrefois l’espoir palestinien, n’est guère plus qu’un quémandeur d’argent européen.
L’enthousiasme occidental pour la démocratie s’arrête lorsque sont élus ceux qui s’opposent à sa politique. L’Occident et Israël ont tout essayé pour assurer la victoire du Fatah ; les électeurs palestiniens ignorèrent menaces et promesses concertées de la "communauté internationale", au cours d’une campagne qui vit les membres du Hamas et autres opposants régulièrement arrêtés ou attaqués par l’armée israélienne, leurs affiches confisquées ou détruites, les fonds européens et états-uniens alimentant la campagne du Fatah et les membres du congrès US déclarant que le Hamas ne devrait pas être autorisés à se présenter.
Même la date des élections fut choisie pour influencer les résultats. Prévue à l’été 2005, elle fut reportée en janvier 2006, pour donner à Abbas le temps de distribuer des prébendes à Gaza - selon un officier de renseignement égyptien, "le public soutiendra alors l’Autorité contre le Hamas".
Le souhait populaire d’un grand coup de balai, après 10 années de corruption, intimidation et arrogance du Fatah, s’est révélé plus fort que tout cela. Le triomphe électoral du Hamas fut considéré comme un signe inquiétant de la montée du fondamentalisme, et un coup terrible pour les perspectives de paix avec Israel, par les gouvernants et journalistes de tout l’Occident. Des pressions diplomatiques et financières furent immédiatement appliquées pour forcer le Hamas à adopter les mêmes politiques que celles des partis qu’il avait vaincus dans les urnes. Sans compromission avec l’avidité et la dépendance combinées de l’Autorité Palestinienne, l’enrichissement personnel de ses porte-paroles et policiers serviles, et leur approbation d’un "processus de paix" qui n’a mené que plus d’expropriation et de misère à la population, le Hamas a offert l’alternative d’une simplicité exemplaire. Sans la moindre des ressources de son rival, il a mis en place des cliniques, des écoles et des hopitaux, des programmes de formations et de protection sociale pour les pauvres. Ses dirigeants et ses cadres vivaient frugalement, au niveau des gens ordinaires.
C’est cette réponse aux besoins de la vie courante qui a valu au Hamas un large soutien, et non pas la récitation quotidienne des versets du Coran. On ne peut dire à quel point sa conduite lors de la deuxième Intifida a accru son degré de crédibilité. Ses attaques armées contre Israel, comme celles de la Brigade des Martyres d’Al-Aqsa, issue du Fatah, ou du Jihad Islamique, étaient des représailles contre une occupation plus meurtrière que jamais. Comparés aux tueries de l’armée israélienne, les frappes palestiniennes ont été peu nombreuses et espacées dans le temps. La dissymétrie apparut clairement durant le cessez-le-feu unilatéral du Hamas, commencé en juin 2003, et maintenu durant tout l’été malgré des raids israéliens répétés et les arrestations en masses qui ont suivi, lors desquelles quelques 300 cadres du Hamas furent capturés en Cisjordanie.
Le 19 août 2003, à Hébron, une cellule auto-proclamée du Hamas, non-reconnue et dénoncée par la direction officielle, fit sauter un bus à Jérusalem ouest. Après quoi, Israel assassina promptement le négociateur du Hamas pour le cessez-le-feu, Ismail Abu Shanab. Hamas, à son tour répliqua. En retour, l’Autorité Palestinienne et les états arabes bloquèrent le financement de ses oeuvres de bienfaisance et, en septembre 2003, l’UE déclara organisation terroriste tout le mouvement du Hamas, comme Tel Aviv l’exigeait depuis longtemps.
Ce qui a réellement distingué le Hamas, dans ce combat désespérément inégal, ce ne sont pas les attentats suicides, auxquels ont eu recours différents groupes concurrents, mais sa discipline supérieure - démontrée par la capacité à maintenir un cessez-le-feu unilatéral contre Israel durant l’année passée. Toute mort de civil doit être condamnée, mais puisque Israel en est le principal responsable, le credo des euro-américains ne sert qu’à démasquer ceux qui le prononcent. Sans commune mesure, le meurtre est l’apanage de l’autre camp, qui agresse sauvagement la Palestine avec une armée moderne équipée d’avions, de tanks et de missiles, lors de l’oppression armée la plus longue de l’histoire moderne.
"Personne ne peut rejeter ou condamner la révolte d’un peuple qui a souffert sous l’occupation militaire pendant 45 ans", a dit en 1993, le général Shlomo Gazit, ancien chef du renseignement militaire israélien. Ce que l’UE et les US reprochent vraiment au Hamas, c’est d’avoir refusé d’accepter la capitulation des accords d’Oslo, et d’avoir rejeté tous les efforts qui ont suivi, de Taba à Genève, pour rendre responsables les Palestiniens de leurs propres malheurs. Depuis, la priorité de l’Occident a toujours été de briser cette résistance. Couper les fonds de l’Autorité Palestinienne est une arme évidente pour forcer le Hamas à se soumettre. Une autre a consisté à renforcer les pouvoirs présidentiels de Abbas - publiquement désigné par Washington, comme l’a été Karzai à Kaboul - aux dépends du conseil législatif.
Aucun effort sérieux n’a été fourni pour négocier avec la direction palestinienne élue. Je ne sais pas si le Hamas aurait pu être rapidement subordonné aux intérêts israéliens et occidentaux, mais cela n’aurait pas été sans précédent. L’héritage programmatique du Hamas reste hypothéqué par la faiblesse la plus fatale du nationalisme palestinien : la croyance que les choix politiques sont soit rejeter entièrement l’existence d’Israel, soit accepter les restes démembrés d’un cinquième du pays. Entre le maximalisme fantaisiste du premier et le minimalisme pathétique du second, l’écart est trop court, comme l’histoire du Fatah l’a montré.
Le test pour le Hamas n’est pas de savoir s’il peut être domestiqué pour satisfaire l’opinion occidentale, mais plutôt de savoir s’il peut rompre avec cette tradition handicapante. Peu après la victoire électorale du Hamas à Gaza, un Palestinien m’a demandé en public ce que je ferais à leur place. "Dissoudre l’Autorité Palestinienne" fut ma réponse, et en finir avec la mascarade. Faire ainsi ramènerait la cause nationale palestinienne sur ses propres bases, avec l’exigence que le pays et ses ressources soit partagés équitablement, en proportion des deux populations qui sont de taille égale - pas 80% à l’une et 20% à l’autre, une dépossession d’une injustice telle qu’aucun peuple se respectant ne s’y soumettra jamais sur le long terme. La seule solution acceptable est celle d’un seul état pour Juifs et Palestiniens, dans lequel les exactions du sionisme soient réparées. Il n’y a pas d’autre voie.
Et les citoyens israéliens pourraient méditer les mots de Shakespeare (dans Le Marchand de Venise), que j’ai légèrement modifiés :
"Je suis Palestinien... un Palestinien n’a-t-il pas d’yeux ? Un Palestinien n’a-t-il pas de mains ?... des organes, des proportions, des sens, des émotions, des passions ? N’est-il pas nourri de même nourriture, blessé des mêmes armes, sujet aux mêmes maladies, guéri par les mêmes moyens, réchauffé et refroidi par le même été, le même hiver, comme un Juif ? Si vaous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez, ne mourons-nous pas ? Si vous nous faites tort, ne nous vengerons-nous pas ? Si nous vous ressemblons dans le reste, nous vous ressemblerons aussi en cela... La vilenie que vous m’enseignez, je la pratiquerai et ce sera dur, mais je veux surpasser mes maîtres.”
[1] Tariq Ali a été une figure dominante de la gauche internationale depuis les années 60. Il écrit pour le Guardian (journal anglais) depuis les années 70. Il édite depuis longtemps New Left Review et est une commentateur pulitique publié partout dans le monde.
[2] http://www.guardian.co.uk/commentis...
[3] http://www.lrb.co.uk/v31/n01/roy_
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
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-
mira
- Status : Hors-ligne
Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle
ah bon?Georges a écrit :Raf aussi est devenu son grand amourlorie a écrit :mira a écrit :
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Tiens mira qui nous montre à quel point elle est en admiration devant adocrétin ... c'est son côté smileys qui ressort !!!![]()
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Il est impossible de me faire mal mon cher goergies - personne sur le web ne detient ce pouvoir- voila pourquoi je ne cultive jamais de rancoeur contre quelqu'un qui se contente de me ridiculiser ou meme de m'insulter quand bien meme descendrai t il tres bas! Toi non plus je ne t'en veux et pour ma part on peut toujours copiner demain...Elle a oublié toutes les avanies qu'il lui a fait subir sur Aime![]()
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webmoncul :finga:
On peut faire ce qu'on veut de ma personne mais pas de mes principes d'ethique impliquant genralement un tiers.
Ah bah ca faut aller en parler à messieurs tes compatriotes . moi j'y suis pour rien.La très mignonne Mira n'a plus de mémoire![]()
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Comme elle croit que ses carottes qu'elle n'a jamais achetées font 3euros et quelques poussieres..mon pauvre goergies je ne savais que j'etais trop speed pour toi...j'oublie tres souvent que j'ai l'age d'etre ton enfant et que tu es un peu depassé ..Elle croit que nous sommes le 5 janvier.![]()
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yep! le 5 janvier mon frère rentre du Maroc! ca te dit de faire connaissance avec lui?Mais peut être qu'elle a rendez vous avec son amoureux le 5 janvier et qu'elle veut hâter le temps.
Mais tu sais mon frere bien que très gentil et ouvert reste un maghrebin dans l'ame d'autant plus que c'ets un bledard comme moi. En plus c'est un muzzzzz!
J'ai bien peur quand il te lira qu'il ne vienne t'écrabouiller le visage car pour un Maghrebin on ne manque pas de respect à sa soeur meme si elle est apostate...
Zinedine Zidane - tiens un Berbere lui aussi!- n'a pas hesite à donner l'exemple devant la planete entiere et malgré tous les enjeux!
En quoi monsieur reste tout de même un mâle ce qui nous change des petits vieux hommes sans honneur et sans saveur à qui je cause ici sur islamla. Le seul mérite de ces derniers c'est qu'ils sont de grand comiques.
Bon je vous laisse toi et ta lorie hurler à la vendetta!
Bonne "époumonnade" à tous les deux et si vous avez besoin de miel, Sainte Mira est là pour vous dépanner !
Plutot fiere de mon neologisme que je viens toute juste de me trouver!
Que serais je sans toi mon Georgie!
- Georges
- Général de division Virtuel

- Messages : 7078
- Inscription : lun. 1 mai 2006 08:00
- Status : Hors-ligne
Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle
Douce et tendre Mira, la venue de ton frère qui est muz ne t'empêchera pas je le sais de
courir le guilledou.
Quand à moi, je serai ravi de te rencontrer, je suis sûr que tu seras un rayon de soleil
dans ma vie ternie par le décés de mon épouse il y a 5 ans.
Pour les carottes à3€90 assure toi que ce n'est pas un juif qui essaye de t'arnaquer ma colombe.
courir le guilledou.
Quand à moi, je serai ravi de te rencontrer, je suis sûr que tu seras un rayon de soleil
dans ma vie ternie par le décés de mon épouse il y a 5 ans.
Pour les carottes à3€90 assure toi que ce n'est pas un juif qui essaye de t'arnaquer ma colombe.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
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mira
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle
C'ets que j'en ai l'age mon cher Georgies et effectivement t'as bien vu mon frere dont je suis l'ainee de surcroit ne me commande pas!Georges a écrit :Douce et tendre Mira, la venue de ton frère qui est muz ne t'empêchera pas je le sais de
courir le guilledou.![]()
Tous les "muzz" ne tabassent pas leur soeurs!Et ils sont parfaitement capables de respecter sa vie privée.
Je ne sais pas si c'ets une plaisanterie mais je prefere ne pas prendre ça à la legere et te presenter mes condoleances les plus sincères. Et comme je suis croyante , je dirais que Dieu ait son âme.Quand à moi, je serai ravi de te rencontrer, je suis sûr que tu seras un rayon de soleil
dans ma vie ternie par le décés de mon épouse il y a 5 ans.![]()
Ce qui se passe sur le web n'ets que du virtuel , ne le prend pas à coeur..
Ah bon? j'ai jamais vu le vendeur alors je serai pas en mesure de te dire s'il est juif musulman ou athee.Pour les carottes à3€90 assure toi que ce n'est pas un juif qui essaye de t'arnaquer ma colombe.
Mais de toute façon quelque soit sa confession , il pourra toujours surenchérir , avec moi il ne roulera que du vent et n'aura pas un rond: je n'aime pas les carottes !
Et je ne comprends pas en quoi je serais ta colombe ou encore ta douce et tendre Mira!
Franchement meme dans la plaisanterie faut etre un minimum credible!