Bonjour
Excuse-moi, je n’ai pas pu répondre aujourd’hui, j’ai été un peu occupé d’un côté, de l’autre, tu as mis dans la file de discussion trop d’informations, que ça devient impossible de suivre et de répondre.
À mon avis, il faut se concentrer ici que sur la conscience chez les bouddhistes, cela veut dire, je crois « l'Agrégat de la Conscience » et d’ouvrir d’autres files de discussions sur le Bouddhisme pour le reste ; et si tu veux je dis à l’admin d’organiser la file après ta permission bien sûr, et demain je poste ma réponse. J’ai reçu beaucoup d’émail dont la plupart sont perdus, n’oublie pas alia que tu parles à une autre culture et à une autre mentalité, j’espère ne pas prendre mes remarques du mauvais côté.
Merci beaucoup à toi pour ces informations
lkm
Introduction au bouddhisme d’un point de vue islamique
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Re: Bouddhisme et conscience
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Re: Bouddhisme et conscience
Maintenant je vais exposer la
Seconde Noble Vérité : Samudaya apparition de dukkha
Comme je l'ai déjà mentionné. Les Quatre Vérités, appellées aussi parabole du médecin, sont intimement liées entres elles. Quant on voit le mal, on voit la cause, et la solution pour annihiler le mal se trouve en lui-même. Dans dukkha on y trouve aussi bien la cause que le remède.
Ici je vais parler de la cause.
La définition la plus courante de la cause (et c'est ce que j'avais cru jusqu'il y a peu) est que cette cause est la "soif", le désir, l'avidité (tanha). Ce qui n'est pas faux, mais cette soif qui est désir avidité, n'est pas la cause première, ni l'unique cause de dukkha, mais la cause la plus immédiate et la plus palpable. Parce que rappelons que cette soif a pour centre l'idée erronée du "soi", existence qui provient de l'ignorance et des vues fausses (micca ditthi), et que l'anatta (le non-soi) est le concept central du bouddhisme. (il y a aussi dans samudaya d'autres souillures et impuretés, mais à mon niveau de connaissance je ne sais en dire plus)
La "soif" a trois formes :
- la soif des plaisirs des sens (la nourriture par exemple
);
- la soif de l'existence et du devenir;
- la soif de la non-existence (auto-annihilation);
Précisons aussi que cette soif comprend non seulement l'attachement aux plaisirs des sens, richesse, puissance, mais aussi l'attachement aux idées, idéaux, opinions, théories, conceptions et croyances (dans ce sens les dogmatiques sont totalement enfoncés dans cette soif intarissable. (Et c'est pourquoi une caractérisitique profonde du bouddhisme est le non-attachement, même à la Vérité, même aux enseignements de Bouddha)
De ce point de vue, c'est facile à comprendre (même un enfant peux le comprendre
et il le comprend parfois mieux que les adultes). Mais cette soif a aussi le pouvoir de produire la réexistence, le perpétuer le cycle des renaissances, et c'est là l'aspect le plus profond de samudaya : le karma.
J'avais mentionné dans divers posts précédents le concept de karma (actes volitionels). Je vais donc synthétiser ici en y ajoutant en même temps d'autres notions.
Il y a Quatre Aliments qui sont "cause" et "condition" nécessaire à l'existence et à la continuation des êtres :
1. La nourriture matérielle ordinaire
2. Le contact des sens (y compris l'organe mental)
3. la conscience
4. la volition mentale ou volonté : ce dernier englobe aussi la volonté de vivre, d'exister, d'exister de nouveau, de continuer. Cette volition mentale, c'est le karma.
Ainsi les termes "soif", "volition", "volition mentale" et "karma" ont tous le même sens dans le bouddhisme, et sont la cause de l'apparition de dukkha.
Cette volonté peut être relativement bonne ou mauvaise. Un bon karma (kusala) produit de bons effets, un mauvais karma (akusala) de mauvais effets. Mais bon ou mauvais, le karma reste le moteur qui continue ce cycle de renaissance. Un arahant lui continue à vivre, mais ne produit plus de karma, car il est libéré de la fausse notion du soi et de toutes les souillures et impuretés. Et donc pour lui, il n'y a plus de renaissance.
Ainsi, la théorie du karma, comme je l'avais mentionné précédemment, est une théorie de causes et d'effets sans aucune quelconque notion de récompense et de justice morale comme le présuppose l'hindouisme, et impliquerait l'idée d'un Être Suprême et législateur (devinez quel sorte d'Être c'est
) alors que le mot Justice est dangereux car le bien et le mal sont des notions relatives dans le bouddhisme (ce que la plupart des courants religieux n'acceptent pas).
Et comme je l'avais mentionné dans le post pour Omicron du 20 février à 1:05 (0:05 en réalité), les effets du karma conditionnent les renaissances (le "on meurt à chaque instant") et continuent après la mort. J'ai déjà dit que mon interprétation personnelle est plutôt matérialiste (un peu comme l'épicurisme où l'on a plus rien après la mort ou comme dans le livre "A la Croisée des Mondes" où l'on se fondrait dans le tout et dans le rien) et ne recoupe pas vraiment avec le bouddhisme, mais si l'inconscient collectif de C.Jung est un fait avéré, il se pourrait que le karma agirait sur cet inconscient (enfin, ce ne sont que des suppositions auxquelles je ne m'y attache pas vraiment
).
Tout ce cycle de renaissance n'est rien que du mouvement (analogie de la flamme), et ce cycle se poursuivra à jamais tant que la soif existe. (Perso, je ne sais pas si je veux vraiment sortir de ce cycle, mais c'est peut-être parce que je ne comprends pas en tout mon être la souffrance ou plutôt dukkha).
Seconde Noble Vérité : Samudaya apparition de dukkha
Comme je l'ai déjà mentionné. Les Quatre Vérités, appellées aussi parabole du médecin, sont intimement liées entres elles. Quant on voit le mal, on voit la cause, et la solution pour annihiler le mal se trouve en lui-même. Dans dukkha on y trouve aussi bien la cause que le remède.
Ici je vais parler de la cause.
La définition la plus courante de la cause (et c'est ce que j'avais cru jusqu'il y a peu) est que cette cause est la "soif", le désir, l'avidité (tanha). Ce qui n'est pas faux, mais cette soif qui est désir avidité, n'est pas la cause première, ni l'unique cause de dukkha, mais la cause la plus immédiate et la plus palpable. Parce que rappelons que cette soif a pour centre l'idée erronée du "soi", existence qui provient de l'ignorance et des vues fausses (micca ditthi), et que l'anatta (le non-soi) est le concept central du bouddhisme. (il y a aussi dans samudaya d'autres souillures et impuretés, mais à mon niveau de connaissance je ne sais en dire plus)
La "soif" a trois formes :
- la soif des plaisirs des sens (la nourriture par exemple
- la soif de l'existence et du devenir;
- la soif de la non-existence (auto-annihilation);
Précisons aussi que cette soif comprend non seulement l'attachement aux plaisirs des sens, richesse, puissance, mais aussi l'attachement aux idées, idéaux, opinions, théories, conceptions et croyances (dans ce sens les dogmatiques sont totalement enfoncés dans cette soif intarissable. (Et c'est pourquoi une caractérisitique profonde du bouddhisme est le non-attachement, même à la Vérité, même aux enseignements de Bouddha)
De ce point de vue, c'est facile à comprendre (même un enfant peux le comprendre
J'avais mentionné dans divers posts précédents le concept de karma (actes volitionels). Je vais donc synthétiser ici en y ajoutant en même temps d'autres notions.
Il y a Quatre Aliments qui sont "cause" et "condition" nécessaire à l'existence et à la continuation des êtres :
1. La nourriture matérielle ordinaire
2. Le contact des sens (y compris l'organe mental)
3. la conscience
4. la volition mentale ou volonté : ce dernier englobe aussi la volonté de vivre, d'exister, d'exister de nouveau, de continuer. Cette volition mentale, c'est le karma.
Ainsi les termes "soif", "volition", "volition mentale" et "karma" ont tous le même sens dans le bouddhisme, et sont la cause de l'apparition de dukkha.
Cette volonté peut être relativement bonne ou mauvaise. Un bon karma (kusala) produit de bons effets, un mauvais karma (akusala) de mauvais effets. Mais bon ou mauvais, le karma reste le moteur qui continue ce cycle de renaissance. Un arahant lui continue à vivre, mais ne produit plus de karma, car il est libéré de la fausse notion du soi et de toutes les souillures et impuretés. Et donc pour lui, il n'y a plus de renaissance.
Ainsi, la théorie du karma, comme je l'avais mentionné précédemment, est une théorie de causes et d'effets sans aucune quelconque notion de récompense et de justice morale comme le présuppose l'hindouisme, et impliquerait l'idée d'un Être Suprême et législateur (devinez quel sorte d'Être c'est
Et comme je l'avais mentionné dans le post pour Omicron du 20 février à 1:05 (0:05 en réalité), les effets du karma conditionnent les renaissances (le "on meurt à chaque instant") et continuent après la mort. J'ai déjà dit que mon interprétation personnelle est plutôt matérialiste (un peu comme l'épicurisme où l'on a plus rien après la mort ou comme dans le livre "A la Croisée des Mondes" où l'on se fondrait dans le tout et dans le rien) et ne recoupe pas vraiment avec le bouddhisme, mais si l'inconscient collectif de C.Jung est un fait avéré, il se pourrait que le karma agirait sur cet inconscient (enfin, ce ne sont que des suppositions auxquelles je ne m'y attache pas vraiment
Tout ce cycle de renaissance n'est rien que du mouvement (analogie de la flamme), et ce cycle se poursuivra à jamais tant que la soif existe. (Perso, je ne sais pas si je veux vraiment sortir de ce cycle, mais c'est peut-être parce que je ne comprends pas en tout mon être la souffrance ou plutôt dukkha).
"L'esprit est comme le bois et la pierre. C'est comme si quelqu'un peignait de sa propre main des dragons et des tigres, et s'effrayait à leur vue."
Traité de Bodhidharma, Mélanges I, L'esprit créateur
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Re: Bouddhisme et conscience
En effet (oupsislamla a écrit :Bonjour
Excuse-moi, je n’ai pas pu répondre aujourd’hui, j’ai été un peu occupé d’un côté, de l’autre, tu as mis dans la file de discussion trop d’informations, que ça devient impossible de suivre et de répondre.
À mon avis, il faut se concentrer ici que sur la conscience chez les bouddhistes, cela veut dire, je crois « l'Agrégat de la Conscience » et d’ouvrir d’autres files de discussions sur le Bouddhisme pour le reste ; et si tu veux je dis à l’admin d’organiser la file après ta permission bien sûr, et demain je poste ma réponse. J’ai reçu beaucoup d’émail dont la plupart sont perdus, n’oublie pas alia que tu parles à une autre culture et à une autre mentalité, j’espère ne pas prendre mes remarques du mauvais côté.
Merci beaucoup à toi pour ces informations
lkm
J'ai fait quelques déménagements. Mais je ne peux pas supprimer mes messages ici qui sont trop anciens. Est-ce que l'administration pourrait le faire? Sinon on s'en tient ainsi.
Pour ma part, je vais essayer d'être plus brève et concise. C'est un peu difficile d'expliquer en peu de mots des notions si complexes, mais je vais faire un effort.
"L'esprit est comme le bois et la pierre. C'est comme si quelqu'un peignait de sa propre main des dragons et des tigres, et s'effrayait à leur vue."
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Femmes et bouddhisme (Re: Bouddhisme et Conscience)
Comme promis, je vais ici traiter du cas des femmes dans le bouddhisme.
Il faut dire d'abord que dans le bouddhisme originel, on considère tout individu quelle que soit sa condition sociale, qu'il soit un honnête homme ou un criminel, un homme ou une femme, un mendiant ou un roi, tout individu est capable de devenir arahant (atteint le nirvana).
Cependant, il semblerait qu'il y avaient plusieurs points dans les nombreux textes bouddhistes qui font que les femmes ne soit pas toujours très bien considérées.
Premièrement partie, ces versets qu'on publie un peu partout sur le net, comme ce lien-ci
http://rakshasa.joueb.com/news/le-boudd ... st-sexiste
"Enfin à ceux qui verraient dans le bouddhisme une religion moins brutale et plus ouverte au sentiment d'émancipation, il n'est pas inutile de rappeler quelques préceptes de la Précieuse Guirlande des avis au roi, que le Dalaï Lama ne dédaigne pas de citer et d'approuver dans son ouvrage, Comme la lumière avec la flamme:
L'attirance pour une femme vient surtout
De la pensée que son corps est pur
Mais il n'y a rien de pur
Dans le corps d'une femme
De même qu'un vase décoré rempli d'ordures
Peut plaire aux idiots
De même l'ignorant, l'insensé
Et le mondain désirent les femmes
La cité abjecte du corps
Avec ses trous excrétant les éléments,
Est appelée par les stupides
Un objet de plaisir".
La plupart des défenseurs du bouddhisme arguent qu'à ce moment-là le bouddha enseignaient à ses disciples (qui sont masculins à ce moment) d'éviter le plus possible les femmes, car un moine bouddhiste (bhikkhu qui n'est donc pas un laïc) doit faire voeu d'abstinence sexuelle et de célibat (en passant, certains moines bouddhistes zen japonais ont le droit de se marier et même d'avoir des relations homosexuelles, juste pour mettre en évidence la diversité des écoles bouddhiques). Et ainsi pour qu'ils puissent en être dégoûté il leur a dit ces verset.
Mon interprétation personnelle est que bouddha n'aime pas le sexe, et qu'il rejette la faute du sexe à la femme (pour l'empêcher d'avoir des tentations
)
(d'un autre côté, il dit que ceux qui sont attirés par elle sont des idiots, mais bon
).
Et l'on cite souvent le fait que bouddha avait beaucoup hésité d'ordonner des femmes moines (bhikkhuni) dans la Sangha, malgré le fait que sa tante (qui l'a élevé) et sa femme, ainsi que quelques autres femmes, insistaient tellement qu'elles le suivent avec les autres bhikkhus partout où il vont.
Ce n'est que grâce à l'intervention de son disciple Ananda, qui lui dit y-a-t-il une raison quelconque pour que les femmes ne deviennent pas bhikkhunis. Bouddha, reconnaissant qu'il n'y a aucune raison valable accepta alors les femmes dans la Sangha (merci Ananda! comme ça ma grand-mère a pu devenir nonne
). Il faut aussi mentionner que c'est la première fois dans l'histoire des grandes religions que les femmes rentrent dans le clergé.
Néanmoins, cette entrée dans le clergé bouddhiste est soumise à des conditions émises par Bouddha. Ainsi, les femmes bouddhistes sont soumises à plus de devoirs que leurs confrères masculins. Mais certains spécialistes du bouddhiste, en comparant différentes versions du Tipitaka (3 livres qui regroupent entre autres l'enseignement du bouddha et les instructions pour la Sangha), concluent que des règles supplémentaires encore plus contraignant ont été ajouté bien après la mort de bouddha.
Ces règles, au nombre de huit, sont :
1. Une nonne, quand bien même elle serait ordonnée depuis cent ans, doit, devant tout moine, quand bien même il serait ordonné du jour même, le saluer respectueusement, se lever en sa présence, s’incliner devant lui et lui rendre tous les honneurs qui lui sont dus.
2. Une nonne ne doit pas passer la saison des pluies dans une region ou ne séjournent pas de moines.
3. A chaque demi-lune, une nonne doit s’adresser à l’ordre des moines en vue de deux choses : la date de la cérémonie uposatha, et le moment auquel les moines vont dire la prédication de l’Enseignement.
4. A la fin de la retraite de la saison des pluies, les nonnes doivent tenir pavarana devant les deux sanghas, celle des moines et celles des nonnes, pour savoir si aucune faute n’a été commise en fonction de ce qui a été vu, entendu ou suspecté à leur propos.
5. Une nonne qui s’est rendue coupable d’une faute grave doit se soumettre à la discipline marlatta devant les deux sanghas, celle des moines et celle des nonnes.
6. L’ordination majeure (l’initiation upasampada) ne peut être sollicitée devant les deux sanghas que lorsqu’une novice a observé pendant deux ans les six préceptes (les cinq premiers préceptes plus le précepte qui impose de ne prendre qu’un repas par jour avant midi).
7. En aucun cas il n’est permis à une nonne d’injurier ou d’insulter un moine.
8. Les nonnes n’ont pas le droit de réprimander les moines ; il n’est pas interdit aux moines de réprimander les nonnes.
Bref, comme Saint-Paul, Bouddha est confronté vis-à-vis de la condition féminines aux contradictions entre son enseignement et son habitus imprégné des traditions sociales de l'époque. (d'où le danger de la textolâtrie qui nous renverrait aux coutumes rétrogrades).
Et qu'en est-il des faits aujourd'hui?
En fait, l'attitude dépend fortement des écoles bouddhiques. Le bouddhisme n'imprègne la société laïque par 5 préceptes moraux (interprétables selon les contextes socials, géographiques et individuels), qui ne sont guère sexistes. Les moeurs qui codent les rapports de genre sont plutôt issus de coutumes locales des pays où le bouddhisme s'est implanté.
Le problème principal se trouve dans la situation des nonnes bouddhistes.
La situation varie selon les cultures. Ainsi les cultures les plus machistes, se trouvent dans le bouddhisme Theravada (doctrine des Anciens dit aussi Petit Véhicule, qui est la forme (point de vue enseignement) la plus proche du bouddhisme originel). En Thaïlande par exemple, où le bouddhisme pratiqué est du Theravada, il n'y a que très peu de nonnes bouddhistes, et s'il y en a, elles sont maltraités dans les monastères comme des servantes par leurs confrères masculins.
Dans le bouddhisme mahayana, les choses vont mieux. D'ailleurs, les nonnes du bouddhisme theravada se font ordonner par les bouddhistes mahayana, tellement les conditions pour l'ordination sont quasiment impossible dans leur courant. Mais l'égalité complète n'existe pas non plus. Du point de vue doctrinaire, il y a un sutra dans le courant Terre Pure où l'on mentionne que la femme doit d'abord se réincarner en homme avant de pouvoir atteindre le nirvana (c'est tellement sexiste que mon père l'évite à chaque fois qu'on les mentionne dans une prière). Et dire que les nonnes bouddhistes de ma pagode avalent cette énormité! De même, les maître bouddhistes masculins ont toujours plus de privilèges que les maîtres bouddhistes féminins. Mais il a existé des maîtres bouddhistes féminins qui sont même très respectées (comme des abesses chrétiennes qui ont accompli des choses (e.g. Hildegarde von Bingen)).
Pour résumer, les situations différentes des nonnes bouddhistes en Asie, je cite cet extrait du second lien :
Dans son ouvrage Rencontres avec des femmes remarquables, Martine Batchelor évoque le statut des nonnes dans le bouddhisme sous forme du résumé suivant : les nonnes coréennes sont les égales des moines à 90%, les nonnes japonaises à 60%, les Taïwanaises à 85%, les Thaïs à 15%, les Tibétaines à 45%.
Actuellement, les choses changent à ce niveau, et les femmes prennent de plus en plus conscience de leur droit et se battent alors pour avoir l'égalité de droit dans l'ordination. Et en Occident, les "nouveaux bouddhistes" oublient carrément les passages sexistes
qui sont liés selon eux aux institutions machistes de l'Asie. 
Notons aussi que les textes bouddhiques n'ont été écrits et réunis que très tardivement, au moins trois siècles après la mort de Bouddha. Et n'oublions pas l'extrait de liberté de pensée bouddhique que j'ai cité plus haut, qui reflète une partie importante de l'esprit bouddhiste .
Malgré tout l'essence du bouddhisme veut qu'on dépasse le texte et les Enseignement même de Bouddha (voir les extraits cités plus haut) (comme l'essence du christianisme est le "Sermon sur la Montagne", et celle de l'islam c'est ce qu'a cité Georges dans l'autre sujet...euh, enfin, hem, no comment
). "Pas d'Attachement, même à la Vérité". Ainsi, à moins qu'on souhaite vraiment une égalité homme-femme dans l'ordonnance monastique, on peut retirer ces textes sans perdre son essence (ou plutôt ON DOIT retirer ces textes pour préserver son essence, c'est une chirurgie nécessaire, comme on doit retirer le truc du voile des chrétiennes ou "femmes soyez soumises à vos maris" etc. dans les textes de Saint-Paul dans le christianisme).
Mais je ne dirai pas que l'essence bouddhiste en lui-même soit féministe ou antiféministe : il concerne tous les individus donc c'est plutôt universaliste ou humaniste (ce qui est plus fort), et pas un groupe spécifiquement. Le féminisme ne doit être orienté qu'avec la situation présente, avec les aspirations présentes des femmes et les études profondes des problématiques de genre.
Pour plus d'infos, voici quelques liens (dont un en anglais) :
http://buddhism.about.com/od/becomingab ... sexism.htm
http://bf.3theravada.free.fr/3nonnestheravada.htm
http://www.buddhaline.net/article.php3?id_article=205
Et pour conclure et pour montrer que Bouddha peut se tromper
ce dernier avait prévu ceci lors de l'entrée de femmes dans la Sangha :
" Ananda, si les femmes n’avaient pas obtenu (le droit) d’entrer dans la vie sans demeure selon ce Dhamma et cette discipline, la vie sainte aurait duré longtemps, le véritable Dhamma aurait duré mille ans. Mais maintenant que les femmes ont ce droit, la vie sainte ne durera pas longtemps, le véritable Dhamma ne durera que cinq cents ans.
Ce n'est ni mille, ni cinq cents.
Et aucune signification ésotérique dedans, comme l'a dit Bouddha.
Il faut dire d'abord que dans le bouddhisme originel, on considère tout individu quelle que soit sa condition sociale, qu'il soit un honnête homme ou un criminel, un homme ou une femme, un mendiant ou un roi, tout individu est capable de devenir arahant (atteint le nirvana).
Cependant, il semblerait qu'il y avaient plusieurs points dans les nombreux textes bouddhistes qui font que les femmes ne soit pas toujours très bien considérées.
Premièrement partie, ces versets qu'on publie un peu partout sur le net, comme ce lien-ci
http://rakshasa.joueb.com/news/le-boudd ... st-sexiste
"Enfin à ceux qui verraient dans le bouddhisme une religion moins brutale et plus ouverte au sentiment d'émancipation, il n'est pas inutile de rappeler quelques préceptes de la Précieuse Guirlande des avis au roi, que le Dalaï Lama ne dédaigne pas de citer et d'approuver dans son ouvrage, Comme la lumière avec la flamme:
L'attirance pour une femme vient surtout
De la pensée que son corps est pur
Mais il n'y a rien de pur
Dans le corps d'une femme
De même qu'un vase décoré rempli d'ordures
Peut plaire aux idiots
De même l'ignorant, l'insensé
Et le mondain désirent les femmes
La cité abjecte du corps
Avec ses trous excrétant les éléments,
Est appelée par les stupides
Un objet de plaisir".
La plupart des défenseurs du bouddhisme arguent qu'à ce moment-là le bouddha enseignaient à ses disciples (qui sont masculins à ce moment) d'éviter le plus possible les femmes, car un moine bouddhiste (bhikkhu qui n'est donc pas un laïc) doit faire voeu d'abstinence sexuelle et de célibat (en passant, certains moines bouddhistes zen japonais ont le droit de se marier et même d'avoir des relations homosexuelles, juste pour mettre en évidence la diversité des écoles bouddhiques). Et ainsi pour qu'ils puissent en être dégoûté il leur a dit ces verset.
Mon interprétation personnelle est que bouddha n'aime pas le sexe, et qu'il rejette la faute du sexe à la femme (pour l'empêcher d'avoir des tentations
Et l'on cite souvent le fait que bouddha avait beaucoup hésité d'ordonner des femmes moines (bhikkhuni) dans la Sangha, malgré le fait que sa tante (qui l'a élevé) et sa femme, ainsi que quelques autres femmes, insistaient tellement qu'elles le suivent avec les autres bhikkhus partout où il vont.
Ce n'est que grâce à l'intervention de son disciple Ananda, qui lui dit y-a-t-il une raison quelconque pour que les femmes ne deviennent pas bhikkhunis. Bouddha, reconnaissant qu'il n'y a aucune raison valable accepta alors les femmes dans la Sangha (merci Ananda! comme ça ma grand-mère a pu devenir nonne
Néanmoins, cette entrée dans le clergé bouddhiste est soumise à des conditions émises par Bouddha. Ainsi, les femmes bouddhistes sont soumises à plus de devoirs que leurs confrères masculins. Mais certains spécialistes du bouddhiste, en comparant différentes versions du Tipitaka (3 livres qui regroupent entre autres l'enseignement du bouddha et les instructions pour la Sangha), concluent que des règles supplémentaires encore plus contraignant ont été ajouté bien après la mort de bouddha.
Ces règles, au nombre de huit, sont :
1. Une nonne, quand bien même elle serait ordonnée depuis cent ans, doit, devant tout moine, quand bien même il serait ordonné du jour même, le saluer respectueusement, se lever en sa présence, s’incliner devant lui et lui rendre tous les honneurs qui lui sont dus.
2. Une nonne ne doit pas passer la saison des pluies dans une region ou ne séjournent pas de moines.
3. A chaque demi-lune, une nonne doit s’adresser à l’ordre des moines en vue de deux choses : la date de la cérémonie uposatha, et le moment auquel les moines vont dire la prédication de l’Enseignement.
4. A la fin de la retraite de la saison des pluies, les nonnes doivent tenir pavarana devant les deux sanghas, celle des moines et celles des nonnes, pour savoir si aucune faute n’a été commise en fonction de ce qui a été vu, entendu ou suspecté à leur propos.
5. Une nonne qui s’est rendue coupable d’une faute grave doit se soumettre à la discipline marlatta devant les deux sanghas, celle des moines et celle des nonnes.
6. L’ordination majeure (l’initiation upasampada) ne peut être sollicitée devant les deux sanghas que lorsqu’une novice a observé pendant deux ans les six préceptes (les cinq premiers préceptes plus le précepte qui impose de ne prendre qu’un repas par jour avant midi).
7. En aucun cas il n’est permis à une nonne d’injurier ou d’insulter un moine.
8. Les nonnes n’ont pas le droit de réprimander les moines ; il n’est pas interdit aux moines de réprimander les nonnes.
Bref, comme Saint-Paul, Bouddha est confronté vis-à-vis de la condition féminines aux contradictions entre son enseignement et son habitus imprégné des traditions sociales de l'époque. (d'où le danger de la textolâtrie qui nous renverrait aux coutumes rétrogrades).
Et qu'en est-il des faits aujourd'hui?
En fait, l'attitude dépend fortement des écoles bouddhiques. Le bouddhisme n'imprègne la société laïque par 5 préceptes moraux (interprétables selon les contextes socials, géographiques et individuels), qui ne sont guère sexistes. Les moeurs qui codent les rapports de genre sont plutôt issus de coutumes locales des pays où le bouddhisme s'est implanté.
Le problème principal se trouve dans la situation des nonnes bouddhistes.
La situation varie selon les cultures. Ainsi les cultures les plus machistes, se trouvent dans le bouddhisme Theravada (doctrine des Anciens dit aussi Petit Véhicule, qui est la forme (point de vue enseignement) la plus proche du bouddhisme originel). En Thaïlande par exemple, où le bouddhisme pratiqué est du Theravada, il n'y a que très peu de nonnes bouddhistes, et s'il y en a, elles sont maltraités dans les monastères comme des servantes par leurs confrères masculins.
Dans le bouddhisme mahayana, les choses vont mieux. D'ailleurs, les nonnes du bouddhisme theravada se font ordonner par les bouddhistes mahayana, tellement les conditions pour l'ordination sont quasiment impossible dans leur courant. Mais l'égalité complète n'existe pas non plus. Du point de vue doctrinaire, il y a un sutra dans le courant Terre Pure où l'on mentionne que la femme doit d'abord se réincarner en homme avant de pouvoir atteindre le nirvana (c'est tellement sexiste que mon père l'évite à chaque fois qu'on les mentionne dans une prière). Et dire que les nonnes bouddhistes de ma pagode avalent cette énormité! De même, les maître bouddhistes masculins ont toujours plus de privilèges que les maîtres bouddhistes féminins. Mais il a existé des maîtres bouddhistes féminins qui sont même très respectées (comme des abesses chrétiennes qui ont accompli des choses (e.g. Hildegarde von Bingen)).
Pour résumer, les situations différentes des nonnes bouddhistes en Asie, je cite cet extrait du second lien :
Dans son ouvrage Rencontres avec des femmes remarquables, Martine Batchelor évoque le statut des nonnes dans le bouddhisme sous forme du résumé suivant : les nonnes coréennes sont les égales des moines à 90%, les nonnes japonaises à 60%, les Taïwanaises à 85%, les Thaïs à 15%, les Tibétaines à 45%.
Actuellement, les choses changent à ce niveau, et les femmes prennent de plus en plus conscience de leur droit et se battent alors pour avoir l'égalité de droit dans l'ordination. Et en Occident, les "nouveaux bouddhistes" oublient carrément les passages sexistes
Notons aussi que les textes bouddhiques n'ont été écrits et réunis que très tardivement, au moins trois siècles après la mort de Bouddha. Et n'oublions pas l'extrait de liberté de pensée bouddhique que j'ai cité plus haut, qui reflète une partie importante de l'esprit bouddhiste .
Malgré tout l'essence du bouddhisme veut qu'on dépasse le texte et les Enseignement même de Bouddha (voir les extraits cités plus haut) (comme l'essence du christianisme est le "Sermon sur la Montagne", et celle de l'islam c'est ce qu'a cité Georges dans l'autre sujet...euh, enfin, hem, no comment
Mais je ne dirai pas que l'essence bouddhiste en lui-même soit féministe ou antiféministe : il concerne tous les individus donc c'est plutôt universaliste ou humaniste (ce qui est plus fort), et pas un groupe spécifiquement. Le féminisme ne doit être orienté qu'avec la situation présente, avec les aspirations présentes des femmes et les études profondes des problématiques de genre.
Pour plus d'infos, voici quelques liens (dont un en anglais) :
http://buddhism.about.com/od/becomingab ... sexism.htm
http://bf.3theravada.free.fr/3nonnestheravada.htm
http://www.buddhaline.net/article.php3?id_article=205
Et pour conclure et pour montrer que Bouddha peut se tromper
" Ananda, si les femmes n’avaient pas obtenu (le droit) d’entrer dans la vie sans demeure selon ce Dhamma et cette discipline, la vie sainte aurait duré longtemps, le véritable Dhamma aurait duré mille ans. Mais maintenant que les femmes ont ce droit, la vie sainte ne durera pas longtemps, le véritable Dhamma ne durera que cinq cents ans.
Ce n'est ni mille, ni cinq cents.
"L'esprit est comme le bois et la pierre. C'est comme si quelqu'un peignait de sa propre main des dragons et des tigres, et s'effrayait à leur vue."
Traité de Bodhidharma, Mélanges I, L'esprit créateur
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Quatre Nobles Vérités (Re: Bouddhisme et Conscience)
Ici je vais exposer en long et en large les Quatres Nobles Vérités dans le bouddhisme.
On appelle aussi les Quatres Vérités la parabole du médecin, dans le sens qu'on donne :
- le diagnostic de la maladie de ce monde (Vérité 1);
- son origine, la cause de sa maladie (Vérité 2);
- comment cesser, guérir cette maladie (Vérité 3);
- le traitement qu'on doit prendre pour guérir (Vérité 4);
C'est dans ce sens que les Quatres Vérités sont aussi appellées Parabole du Médecin (diagnostic, cause, possibilité de guérison, traitement)
Bouddha, dans son enseignement ne nous expose que quelques feuilles (même pas des graines) de l'immense forêt de connaissances qu'il a acquis en devenant Eveillé (en référence à une parabole bouddhiste).
On peut croire comprendre ces Quatre Vérités en théorie, mais on ne le comprend totalement que si on atteint cet Eveil. (ce qui veut dire que moi-même je ne peux comprendre tout à fait, il faut le faire pour le voir) Le chemin ne peut donc qu'être accompli que par soi-même. L'Enseignement de Bouddha ne constitue que des suggestions d'itinéraires qu'on est libre de suivre ou non.
Ces Quatres Vérités sont intimement liées entre elles. On ne peut comprendre une d'elles sans comprendre les trois autres. Mais ici, je les exposerai de manière séparée.
Et voici la Première des Quatres :
C'est première vérité est : "Tout est dukkha".
Il est habituel de traduire dukkha par souffrance, mais alors le sens est tronqué. En réalité, dukkha signifie souffrance, impermanence, insatisfaction, insubstantialité, et de là revêt trois points de vue différents :
- dukkha en tant que souffrance ordinaire (physique et mentale)
- dukkha causée par le changement (concept d'impermanence)
- dukkha en tant qu'état conditionné
C'est le troisième point que je vais traiter, car il revêt l'aspect philosophique le plus important de la Première Noble Vérité.
Selon la philosophie bouddhiste, l'"être", "l'individu" ou le "moi" est une combinaison de forces et d'énergie mentales en perpétuelle changement, combinaison qu'on divise en Cinq Agrégats, les Cinq Agrégats de l'attachement qui sont eux-mêmes dukkha.
Ces Cinq Agrégats sont :
- l'Agrégat de la Matière : qui constituent les éléments et tous ses dérivées, dont les organes des sens que nous connaissons (oeil (vue), oreille (ouïe), nez (odorat), langue (goût), corps (toucher)) mais également les pensées, idées, conceptions qui font partie des objets mentaux (l'organe mental est un sixième sens dans le bouddhisme).
- l'Agrégat des Sensations : ce sont toutes les sensations que l'on éprouve via contact physique (avec les organes des sens et avec l'organe mental dans le monde extérieur, qui constituent les six facultés). Ces Sensations, comme les Agrégats suivants, sont donc de six sortes, reliées avec les six facultés intérieures et les six sortes d'objets extérieurs (couleurs pour vue, sons pour ouïe, la saveur pour le goût, choses tangibles pour le toucher, odeurs pour odorat, et idées, et tout autres conceptions mentales pour objets mentaux).
- l'Agrégat des Perceptions : aussi de 6 sortes, reliées avec les 6ce sont les Perceptions qui reconnaissent les objets physiques et mentaux.
- l'Agrégat des Formations Mentales : comprend tous les actes volitionnels bons ou mauvais, connu sous le nom de karma. Cela veut dire que seules les actions volitionnelles sont karmiques, actions telles que l'attention, la volonté, la concentration, la confiance, la détermination, la sagesse, l'énergie, le désir, la répulsion ou la haine, l'ignorance, la vanité, l'idée de soi etc. (il y en a 52 activités mentales en tout)
- l'Agrégat de la Conscience : comme les trois Agrégats précédents, elle est une réaction, une réponse qui a pour base une des 6 facultés et qui a pour objet une des six sortes d'objets extérieurs. Ce qu'il faut comprendre c'est que la conscience ne reconnaît pas l'objet mais est un acte d'attention à l'objet. La conscience, selon Bouddha, c'est "ce qui exprime, sent, éprouve les résultats des actions bonnes et mauvaises ici et là."
Remarque :
- l'organe mental n'est pas l'esprit par opposition à la matière, mais est seulement une faculté commes les autres sens. Les idées et pensées qui font partie du monde où nous vivons sont donc produites et conditionnées par des sensations de nature physique.
Ce qu'il faut surtout retenir, c'est que, il n'y a pas d'esprit permanent immuable qui puisse être appelé soi et que la conscience ne doit pas être considérée comme esprit par opposition à la matière (en ce sens elles ne sont pas indépendantes l'une de l'autre).
Donc, même la conscience n'est pas permanente, et les Cinq Agrégats d'Attachement ne sont pas permanents non plus, et ainsi, ils sont dukkha, conditionnées, et la conscience elle-même naît de conditions (par exemple la conscience visuelle nait à cause de la vue). Et il n'y a pas autre chose derrière : c'est comme s'il n'y a pas de moteur derrière un mouvement, mais qu'il y a seulement le mouvement. Ou que les actes sont mais on ne trouve pas d'acteur.
Si on compare la conscience au feu, ce feu est nommé d'après le combustible qui l'alimente, il y a le feu de paille, le feu de bois, le feu de charbon etc. De même la conscience naît suivant les conditions qui l'alimentent. Et quand l'alimentation cesse, alors le feu (la conscience) disparaît.
Et je termine par une maxime venant de mon père, qui est lui aussi très spirituel à sa façon.
"On meurt et on renaît chaque jour"
Voilà, j'espère que ce n'est pas trop brouillon
On appelle aussi les Quatres Vérités la parabole du médecin, dans le sens qu'on donne :
- le diagnostic de la maladie de ce monde (Vérité 1);
- son origine, la cause de sa maladie (Vérité 2);
- comment cesser, guérir cette maladie (Vérité 3);
- le traitement qu'on doit prendre pour guérir (Vérité 4);
C'est dans ce sens que les Quatres Vérités sont aussi appellées Parabole du Médecin (diagnostic, cause, possibilité de guérison, traitement)
Bouddha, dans son enseignement ne nous expose que quelques feuilles (même pas des graines) de l'immense forêt de connaissances qu'il a acquis en devenant Eveillé (en référence à une parabole bouddhiste).
On peut croire comprendre ces Quatre Vérités en théorie, mais on ne le comprend totalement que si on atteint cet Eveil. (ce qui veut dire que moi-même je ne peux comprendre tout à fait, il faut le faire pour le voir) Le chemin ne peut donc qu'être accompli que par soi-même. L'Enseignement de Bouddha ne constitue que des suggestions d'itinéraires qu'on est libre de suivre ou non.
Ces Quatres Vérités sont intimement liées entre elles. On ne peut comprendre une d'elles sans comprendre les trois autres. Mais ici, je les exposerai de manière séparée.
Et voici la Première des Quatres :
C'est première vérité est : "Tout est dukkha".
Il est habituel de traduire dukkha par souffrance, mais alors le sens est tronqué. En réalité, dukkha signifie souffrance, impermanence, insatisfaction, insubstantialité, et de là revêt trois points de vue différents :
- dukkha en tant que souffrance ordinaire (physique et mentale)
- dukkha causée par le changement (concept d'impermanence)
- dukkha en tant qu'état conditionné
C'est le troisième point que je vais traiter, car il revêt l'aspect philosophique le plus important de la Première Noble Vérité.
Selon la philosophie bouddhiste, l'"être", "l'individu" ou le "moi" est une combinaison de forces et d'énergie mentales en perpétuelle changement, combinaison qu'on divise en Cinq Agrégats, les Cinq Agrégats de l'attachement qui sont eux-mêmes dukkha.
Ces Cinq Agrégats sont :
- l'Agrégat de la Matière : qui constituent les éléments et tous ses dérivées, dont les organes des sens que nous connaissons (oeil (vue), oreille (ouïe), nez (odorat), langue (goût), corps (toucher)) mais également les pensées, idées, conceptions qui font partie des objets mentaux (l'organe mental est un sixième sens dans le bouddhisme).
- l'Agrégat des Sensations : ce sont toutes les sensations que l'on éprouve via contact physique (avec les organes des sens et avec l'organe mental dans le monde extérieur, qui constituent les six facultés). Ces Sensations, comme les Agrégats suivants, sont donc de six sortes, reliées avec les six facultés intérieures et les six sortes d'objets extérieurs (couleurs pour vue, sons pour ouïe, la saveur pour le goût, choses tangibles pour le toucher, odeurs pour odorat, et idées, et tout autres conceptions mentales pour objets mentaux).
- l'Agrégat des Perceptions : aussi de 6 sortes, reliées avec les 6ce sont les Perceptions qui reconnaissent les objets physiques et mentaux.
- l'Agrégat des Formations Mentales : comprend tous les actes volitionnels bons ou mauvais, connu sous le nom de karma. Cela veut dire que seules les actions volitionnelles sont karmiques, actions telles que l'attention, la volonté, la concentration, la confiance, la détermination, la sagesse, l'énergie, le désir, la répulsion ou la haine, l'ignorance, la vanité, l'idée de soi etc. (il y en a 52 activités mentales en tout)
- l'Agrégat de la Conscience : comme les trois Agrégats précédents, elle est une réaction, une réponse qui a pour base une des 6 facultés et qui a pour objet une des six sortes d'objets extérieurs. Ce qu'il faut comprendre c'est que la conscience ne reconnaît pas l'objet mais est un acte d'attention à l'objet. La conscience, selon Bouddha, c'est "ce qui exprime, sent, éprouve les résultats des actions bonnes et mauvaises ici et là."
Remarque :
- l'organe mental n'est pas l'esprit par opposition à la matière, mais est seulement une faculté commes les autres sens. Les idées et pensées qui font partie du monde où nous vivons sont donc produites et conditionnées par des sensations de nature physique.
Ce qu'il faut surtout retenir, c'est que, il n'y a pas d'esprit permanent immuable qui puisse être appelé soi et que la conscience ne doit pas être considérée comme esprit par opposition à la matière (en ce sens elles ne sont pas indépendantes l'une de l'autre).
Donc, même la conscience n'est pas permanente, et les Cinq Agrégats d'Attachement ne sont pas permanents non plus, et ainsi, ils sont dukkha, conditionnées, et la conscience elle-même naît de conditions (par exemple la conscience visuelle nait à cause de la vue). Et il n'y a pas autre chose derrière : c'est comme s'il n'y a pas de moteur derrière un mouvement, mais qu'il y a seulement le mouvement. Ou que les actes sont mais on ne trouve pas d'acteur.
Si on compare la conscience au feu, ce feu est nommé d'après le combustible qui l'alimente, il y a le feu de paille, le feu de bois, le feu de charbon etc. De même la conscience naît suivant les conditions qui l'alimentent. Et quand l'alimentation cesse, alors le feu (la conscience) disparaît.
Et je termine par une maxime venant de mon père, qui est lui aussi très spirituel à sa façon.
"On meurt et on renaît chaque jour"
Voilà, j'espère que ce n'est pas trop brouillon
Dernière modification par AliadArrakis le ven. 20 févr. 2009 01:13, modifié 1 fois.
"L'esprit est comme le bois et la pierre. C'est comme si quelqu'un peignait de sa propre main des dragons et des tigres, et s'effrayait à leur vue."
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Re: Quatre Nobles Vérités
Voici
La Seconde Noble Vérité : Samudaya apparition de dukkha
Comme je l'ai déjà mentionné. Les Quatre Vérités, appellées aussi parabole du médecin, sont intimement liées entres elles. Quant on voit le mal, on voit la cause, et la solution pour annihiler le mal se trouve en lui-même. Dans dukkha on y trouve aussi bien la cause que le remède.
Ici je vais parler de la cause.
La définition la plus courante de la cause (et c'est ce que j'avais cru jusqu'il y a peu) est que cette cause est la "soif", le désir, l'avidité (tanha). Ce qui n'est pas faux, mais cette soif qui est désir avidité, n'est pas la cause première, ni l'unique cause de dukkha, mais la cause la plus immédiate et la plus palpable. Parce que rappelons que cette soif a pour centre l'idée erronée du "soi", existence qui provient de l'ignorance et des vues fausses (micca ditthi), et que l'anatta (le non-soi) est le concept central du bouddhisme. (il y a aussi dans samudaya d'autres souillures et impuretés, mais à mon niveau de connaissance je ne sais en dire plus)
La "soif" a trois formes :
- la soif des plaisirs des sens (la nourriture par exemple
);
- la soif de l'existence et du devenir;
- la soif de la non-existence (auto-annihilation);
Précisons aussi que cette soif comprend non seulement l'attachement aux plaisirs des sens, richesse, puissance, mais aussi l'attachement aux idées, idéaux, opinions, théories, conceptions et croyances (dans ce sens les dogmatiques sont totalement enfoncés dans cette soif intarissable. (Et c'est pourquoi une caractérisitique profonde du bouddhisme est le non-attachement, même à la Vérité, même aux enseignements de Bouddha)
De ce point de vue, c'est facile à comprendre (même un enfant peux le comprendre
et il le comprend parfois mieux que les adultes). Mais cette soif a aussi le pouvoir de produire la réexistence, le perpétuer le cycle des renaissances, et c'est là l'aspect le plus profond de samudaya : le karma.
J'avais mentionné dans divers posts précédents le concept de karma (actes volitionels). Je vais donc synthétiser ici en y ajoutant en même temps d'autres notions.
Il y a Quatre Aliments qui sont "cause" et "condition" nécessaire à l'existence et à la continuation des êtres :
1. La nourriture matérielle ordinaire
2. Le contact des sens (y compris l'organe mental)
3. la conscience
4. la volition mentale ou volonté : ce dernier englobe aussi la volonté de vivre, d'exister, d'exister de nouveau, de continuer. Cette volition mentale, c'est le karma.
Ainsi les termes "soif", "volition", "volition mentale" et "karma" ont tous le même sens dans le bouddhisme, et sont la cause de l'apparition de dukkha.
Cette volonté peut être relativement bonne ou mauvaise. Un bon karma (kusala) produit de bons effets, un mauvais karma (akusala) de mauvais effets. Mais bon ou mauvais, le karma reste le moteur qui continue ce cycle de renaissance. Un arahant lui continue à vivre, mais ne produit plus de karma, car il est libéré de la fausse notion du soi et de toutes les souillures et impuretés. Et donc pour lui, il n'y a plus de renaissance.
Ainsi, la théorie du karma, est une théorie de causes et d'effets sans aucune quelconque notion de récompense et de justice morale comme le présuppose l'hindouisme, et impliquerait l'idée d'un Être Suprême et législateur (devinez quel sorte d'Être c'est
) alors que le mot Justice est dangereux car le bien et le mal sont des notions relatives dans le bouddhisme (ce que la plupart des courants religieux n'acceptent pas).
En outre, les effets du karma conditionnent les renaissances (le "on meurt à chaque instant") et continuent après la mort. (Voir le post pour Omicron du 20 février à 1:05 (0:05 en réalité) dans le sujet Bouddhisme et Conscience)
Voici des liens pour trois interprétations différentes selon les écoles bouddhiques
- bouddhisme ancien : http://www.buddhaline.net/spip.php?article240
- bouddhisme mahayana vietnamien : http://www.buddhaline.net/spip.php?article162
- boudhisme général (une interprétation plutôt tibétaine) : http://www.centrebouddhique.fr/content/view/45/30/
J'ai déjà dit que mon interprétation personnelle est plutôt matérialiste (un peu comme l'épicurisme où l'on a plus rien après la mort ou comme dans le livre "A la Croisée des Mondes" où l'on se fondrait dans le tout et dans le rien) et ne recoupe pas vraiment avec le bouddhisme, mais si l'inconscient collectif de C.Jung est un fait avéré, il se pourrait que le karma agirait sur cet inconscient (enfin, ce ne sont que des suppositions auxquelles je ne m'y attache pas vraiment
).
Tout ce cycle de renaissance n'est rien que du mouvement (analogie de la flamme), et ce cycle se poursuivra à jamais tant que la soif existe. (Perso, je ne sais pas si je veux vraiment sortir de ce cycle, mais c'est peut-être parce que je ne comprends pas en tout mon être la souffrance ou plutôt dukkha).
La Seconde Noble Vérité : Samudaya apparition de dukkha
Comme je l'ai déjà mentionné. Les Quatre Vérités, appellées aussi parabole du médecin, sont intimement liées entres elles. Quant on voit le mal, on voit la cause, et la solution pour annihiler le mal se trouve en lui-même. Dans dukkha on y trouve aussi bien la cause que le remède.
Ici je vais parler de la cause.
La définition la plus courante de la cause (et c'est ce que j'avais cru jusqu'il y a peu) est que cette cause est la "soif", le désir, l'avidité (tanha). Ce qui n'est pas faux, mais cette soif qui est désir avidité, n'est pas la cause première, ni l'unique cause de dukkha, mais la cause la plus immédiate et la plus palpable. Parce que rappelons que cette soif a pour centre l'idée erronée du "soi", existence qui provient de l'ignorance et des vues fausses (micca ditthi), et que l'anatta (le non-soi) est le concept central du bouddhisme. (il y a aussi dans samudaya d'autres souillures et impuretés, mais à mon niveau de connaissance je ne sais en dire plus)
La "soif" a trois formes :
- la soif des plaisirs des sens (la nourriture par exemple
- la soif de l'existence et du devenir;
- la soif de la non-existence (auto-annihilation);
Précisons aussi que cette soif comprend non seulement l'attachement aux plaisirs des sens, richesse, puissance, mais aussi l'attachement aux idées, idéaux, opinions, théories, conceptions et croyances (dans ce sens les dogmatiques sont totalement enfoncés dans cette soif intarissable. (Et c'est pourquoi une caractérisitique profonde du bouddhisme est le non-attachement, même à la Vérité, même aux enseignements de Bouddha)
De ce point de vue, c'est facile à comprendre (même un enfant peux le comprendre
J'avais mentionné dans divers posts précédents le concept de karma (actes volitionels). Je vais donc synthétiser ici en y ajoutant en même temps d'autres notions.
Il y a Quatre Aliments qui sont "cause" et "condition" nécessaire à l'existence et à la continuation des êtres :
1. La nourriture matérielle ordinaire
2. Le contact des sens (y compris l'organe mental)
3. la conscience
4. la volition mentale ou volonté : ce dernier englobe aussi la volonté de vivre, d'exister, d'exister de nouveau, de continuer. Cette volition mentale, c'est le karma.
Ainsi les termes "soif", "volition", "volition mentale" et "karma" ont tous le même sens dans le bouddhisme, et sont la cause de l'apparition de dukkha.
Cette volonté peut être relativement bonne ou mauvaise. Un bon karma (kusala) produit de bons effets, un mauvais karma (akusala) de mauvais effets. Mais bon ou mauvais, le karma reste le moteur qui continue ce cycle de renaissance. Un arahant lui continue à vivre, mais ne produit plus de karma, car il est libéré de la fausse notion du soi et de toutes les souillures et impuretés. Et donc pour lui, il n'y a plus de renaissance.
Ainsi, la théorie du karma, est une théorie de causes et d'effets sans aucune quelconque notion de récompense et de justice morale comme le présuppose l'hindouisme, et impliquerait l'idée d'un Être Suprême et législateur (devinez quel sorte d'Être c'est
En outre, les effets du karma conditionnent les renaissances (le "on meurt à chaque instant") et continuent après la mort. (Voir le post pour Omicron du 20 février à 1:05 (0:05 en réalité) dans le sujet Bouddhisme et Conscience)
Voici des liens pour trois interprétations différentes selon les écoles bouddhiques
- bouddhisme ancien : http://www.buddhaline.net/spip.php?article240
- bouddhisme mahayana vietnamien : http://www.buddhaline.net/spip.php?article162
- boudhisme général (une interprétation plutôt tibétaine) : http://www.centrebouddhique.fr/content/view/45/30/
J'ai déjà dit que mon interprétation personnelle est plutôt matérialiste (un peu comme l'épicurisme où l'on a plus rien après la mort ou comme dans le livre "A la Croisée des Mondes" où l'on se fondrait dans le tout et dans le rien) et ne recoupe pas vraiment avec le bouddhisme, mais si l'inconscient collectif de C.Jung est un fait avéré, il se pourrait que le karma agirait sur cet inconscient (enfin, ce ne sont que des suppositions auxquelles je ne m'y attache pas vraiment
Tout ce cycle de renaissance n'est rien que du mouvement (analogie de la flamme), et ce cycle se poursuivra à jamais tant que la soif existe. (Perso, je ne sais pas si je veux vraiment sortir de ce cycle, mais c'est peut-être parce que je ne comprends pas en tout mon être la souffrance ou plutôt dukkha).
"L'esprit est comme le bois et la pierre. C'est comme si quelqu'un peignait de sa propre main des dragons et des tigres, et s'effrayait à leur vue."
Traité de Bodhidharma, Mélanges I, L'esprit créateur
Traité de Bodhidharma, Mélanges I, L'esprit créateur
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Re: Bouddhisme et conscience
Salut Alia
Merci, comme cela c’est plus clair ; je vais dire à Admin de bien organiser cela à sa façon pour que la discussion soit plus claire aussi pour ceux qui veulent comprendre le bouddhisme.
Merci à toi de ta compréhension, si on était des apostats du bouddhisme, on n’aurait pas à créer ce site.
lkm
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Re: Quatre Nobles Vérités (Re: Bouddhisme et Conscience)
Dans la série des post-it voici
La Troisième Noble Vérité : Nirhoda La Cessation de Dukkha
Selon cette troisième vérité, il existe une émancipation de la souffrance, de la continuité de dukkha. Cette Noble Vérité est le Nibbana, plus connu sous le nom sanskrit Nirvana. (Note : je donne tous les termes bouddhiques en pali).
Le Nibbana (Nirvana) signifie en gros "extinction de la soif", "extinction de l'illusion" et c'est le summum bonum bouddhiste, la Vérité Absolue, la Réalité Ultime, car Nibbana est équivalent à la Vérité et à la Réalité.
Il est très difficile de décrire le Nirvana avec des mots. Une grande littérature existe à ce sujet, mais on ne peut vraiment comprendre le Nirvana que si l'on y est, et pour cela on doit pouvoir s'y diriger de manière appliquée (ce sentier est l'objet de la Quatrième Noble Vérité).
En voici quelques descriptions dans les textes anciens bouddhiques (que j'ai tiré du livre de Walpola Rahula "L'enseignement du Bouddha, D'après les textes les plus anciens" ouvrage concis qu'on peut facilement se le procurer à la FNAC):
"C'est la cessation complète de cette "soif" (tanha), l'abandonner, y renoncer, s'en libérer, s'en détacher."
"C'est calmer tout ce qui est conditionné, abandonner toutes les souillures, l'extinction de la "soif", le détachement, la cessation, le Nibbana."
"Ô bhikkhus (moines bouddhiste), quelles que soient les choses conditionnées ou inconditionnées, parmi elles, le détachement (viraga) est le plus élevé. C'est-à-dire, la liberté de vanité, la destruction de la "soif", l'éradication de l'attachement, trancher la continuité, l'extinction de la "soif" (tanha), le détachement, la cessation, le Nibbana."
'La cessation de la Continuité et du Devenir (bhavanirodha) est Nibbana."
Lorsqu'on atteint le Nirvana on devient un Arahant (qui est libre de toute souillures, entraves et impuretés par l'atteinte du Nirvana).
Souvent, parce qu'on décrit le Nirvana avec des termes négatifs, on croit que le Nirvana est négatif et conduit à l'annihilation de soi. D'une part, le Nirvana n'est ni négatif, ni positif, ni bien, ni mal, car ces termes font partie du domaine de la dualité et le Nirvana est au-delà de la dualité, donc ces termes ne s'applique pas à lui. D'autre part, il n'y a pas d'annihilation du soi, puisqu'il n'y a pas de soi à annihiler. Ce qu'on annihile c'est l'illusion, la fausse idée du soi.
De même il est erroné de croire que le Nirvana est le résultat de l'extinction du désir. Le Nirvana n'est pas un résultat, car si c'était le cas, il serait le produit d'une cause et serait donc un produit conditionné. LA VÉRITÉ EST. LE NIRVANA EST. De même, il n'y a rien après le Nirvana puisque le Nirvana est la Vérité Ultime.
Attention aussi à l'expression populaire " Bouddha est entré dans le Nirvana après sa mort" qui est incorrecte car on aura tendance à prendre le nirvana pour un état ou un lieu (comme le paradis alors que ce n'est pas du tout ça). On ne rencontre nulle part cette expression populaire dans les textes originaux. Le seul mot qui est utilisé pour décrire un Arahant, un Eveillé qui a atteint le Nirvana à sa mort c'est parinibutto, qui veut dire "entièrement trépassé", i.e. les Cinq Agrégats sont définitivement désagrégés.
Qu'est-ce que cette vérité absolue? Selon le bouddhisme la vérité absolue est qu'il n'y a rien d'absolu en ce monde, tout est relatif, condtionné, impermanent, et qu'il n'y a pas de substance absolue qui ne change pas, qui est éternelle, comme le Soi, l'Ame en nous ou en-dehors de nous. Lorsque l'on comprend cette Vérité, c'est la cessation de dukkha (nirvana).
Et un point important : on peut réaliser le Nirvana dans cette vie même. Pas besoin d'attendre la mort pour y parvenir, comme le préconisent presque toutes les religions. Celui qui a réalisé le Nirvana est alors l'être le plus heureux du monde.
Personnellement, c'est le point des Quatres Nobles Vérités sur lequel je butte le plus. Non seulement parce que j'ai vraiment du mal à concevoir le Nirvana, mais peut-être que consciemment et qu'inconsciemment je suis trop attachée à la vie pour vraiment comprendre (pas comprendre par la tête, mais comprendre en tout mon être). C'est surtout sur ce point que j'ai des doutes.
Mais pour comprendre comment atteindre le Nibbana, il y a un Chemin à suivre. Je l'exposerai dans la Quatrième Noble Vérité.
La Troisième Noble Vérité : Nirhoda La Cessation de Dukkha
Selon cette troisième vérité, il existe une émancipation de la souffrance, de la continuité de dukkha. Cette Noble Vérité est le Nibbana, plus connu sous le nom sanskrit Nirvana. (Note : je donne tous les termes bouddhiques en pali).
Le Nibbana (Nirvana) signifie en gros "extinction de la soif", "extinction de l'illusion" et c'est le summum bonum bouddhiste, la Vérité Absolue, la Réalité Ultime, car Nibbana est équivalent à la Vérité et à la Réalité.
Il est très difficile de décrire le Nirvana avec des mots. Une grande littérature existe à ce sujet, mais on ne peut vraiment comprendre le Nirvana que si l'on y est, et pour cela on doit pouvoir s'y diriger de manière appliquée (ce sentier est l'objet de la Quatrième Noble Vérité).
En voici quelques descriptions dans les textes anciens bouddhiques (que j'ai tiré du livre de Walpola Rahula "L'enseignement du Bouddha, D'après les textes les plus anciens" ouvrage concis qu'on peut facilement se le procurer à la FNAC):
"C'est la cessation complète de cette "soif" (tanha), l'abandonner, y renoncer, s'en libérer, s'en détacher."
"C'est calmer tout ce qui est conditionné, abandonner toutes les souillures, l'extinction de la "soif", le détachement, la cessation, le Nibbana."
"Ô bhikkhus (moines bouddhiste), quelles que soient les choses conditionnées ou inconditionnées, parmi elles, le détachement (viraga) est le plus élevé. C'est-à-dire, la liberté de vanité, la destruction de la "soif", l'éradication de l'attachement, trancher la continuité, l'extinction de la "soif" (tanha), le détachement, la cessation, le Nibbana."
'La cessation de la Continuité et du Devenir (bhavanirodha) est Nibbana."
Lorsqu'on atteint le Nirvana on devient un Arahant (qui est libre de toute souillures, entraves et impuretés par l'atteinte du Nirvana).
Souvent, parce qu'on décrit le Nirvana avec des termes négatifs, on croit que le Nirvana est négatif et conduit à l'annihilation de soi. D'une part, le Nirvana n'est ni négatif, ni positif, ni bien, ni mal, car ces termes font partie du domaine de la dualité et le Nirvana est au-delà de la dualité, donc ces termes ne s'applique pas à lui. D'autre part, il n'y a pas d'annihilation du soi, puisqu'il n'y a pas de soi à annihiler. Ce qu'on annihile c'est l'illusion, la fausse idée du soi.
De même il est erroné de croire que le Nirvana est le résultat de l'extinction du désir. Le Nirvana n'est pas un résultat, car si c'était le cas, il serait le produit d'une cause et serait donc un produit conditionné. LA VÉRITÉ EST. LE NIRVANA EST. De même, il n'y a rien après le Nirvana puisque le Nirvana est la Vérité Ultime.
Attention aussi à l'expression populaire " Bouddha est entré dans le Nirvana après sa mort" qui est incorrecte car on aura tendance à prendre le nirvana pour un état ou un lieu (comme le paradis alors que ce n'est pas du tout ça). On ne rencontre nulle part cette expression populaire dans les textes originaux. Le seul mot qui est utilisé pour décrire un Arahant, un Eveillé qui a atteint le Nirvana à sa mort c'est parinibutto, qui veut dire "entièrement trépassé", i.e. les Cinq Agrégats sont définitivement désagrégés.
Qu'est-ce que cette vérité absolue? Selon le bouddhisme la vérité absolue est qu'il n'y a rien d'absolu en ce monde, tout est relatif, condtionné, impermanent, et qu'il n'y a pas de substance absolue qui ne change pas, qui est éternelle, comme le Soi, l'Ame en nous ou en-dehors de nous. Lorsque l'on comprend cette Vérité, c'est la cessation de dukkha (nirvana).
Et un point important : on peut réaliser le Nirvana dans cette vie même. Pas besoin d'attendre la mort pour y parvenir, comme le préconisent presque toutes les religions. Celui qui a réalisé le Nirvana est alors l'être le plus heureux du monde.
Personnellement, c'est le point des Quatres Nobles Vérités sur lequel je butte le plus. Non seulement parce que j'ai vraiment du mal à concevoir le Nirvana, mais peut-être que consciemment et qu'inconsciemment je suis trop attachée à la vie pour vraiment comprendre (pas comprendre par la tête, mais comprendre en tout mon être). C'est surtout sur ce point que j'ai des doutes.
Mais pour comprendre comment atteindre le Nibbana, il y a un Chemin à suivre. Je l'exposerai dans la Quatrième Noble Vérité.
"L'esprit est comme le bois et la pierre. C'est comme si quelqu'un peignait de sa propre main des dragons et des tigres, et s'effrayait à leur vue."
Traité de Bodhidharma, Mélanges I, L'esprit créateur
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Salut
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Re: Quatre Nobles Vérités (Re: Bouddhisme et Conscience)
Salut
Tiens je croyais qu'il était interdit de parler d'autres choses que d'islam... :rolleyes:
Bizzare, un intervenant a critiquer la religion de Lorie, et tout le monde s'est plains de cet intervenant ...
Apparemment quand il s'agit de faire de la "bonne pub" pour les autres religions personne ne parlent !
Hypocrisie quand tu nous tiens
Tiens je croyais qu'il était interdit de parler d'autres choses que d'islam... :rolleyes:
Bizzare, un intervenant a critiquer la religion de Lorie, et tout le monde s'est plains de cet intervenant ...
Apparemment quand il s'agit de faire de la "bonne pub" pour les autres religions personne ne parlent !
Hypocrisie quand tu nous tiens
Compte fermé !
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lorie
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Re: Quatre Nobles Vérités (Re: Bouddhisme et Conscience)
Salut a écrit :
Bizzare, un intervenant a critiquer la religion de Lorie, et tout le monde s'est plains de cet intervenant ...
Ma religion ??? pour cela il faudrait que je puisse en avoir une .....
Alia est une personne posée et c'est un plaisir de la lire ..
Elle a des choses à dire et elle le fait non seulement très bien mais dans le respect des autres .. Elle utilise les bons endroits pour mettre ses perles ..
Toi à part critiquer et relancer des histoires .. tu fais quoi dans la vie ???
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phil29
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Re: Femmes et bouddhisme (Re: Bouddhisme et Conscience)
Bonjour;
On dirait que la condtion féminine dans le bouddhisme ne soit pas meilleure que dans les religions abhramiques. Pourtant, dans les pays occidentaux, beaucoups de nos "bobos" post soixantes huitard croient encore que le bouddhisme est égalitaire.
La question que je me pose, est du fait de la mysoginie du bouddhisme, quelle place existe 'il pour le courant féministe dans les pays asiatiques et comment est vécu la révolution sexuelle ou celle de l'arrivée des femmes sur le marché du travail notamment par rapport aux coutumes religieuses.
Je ne sais que des choses assez fragmentaires comme le fait que la situation démographique désastreuse est en forte partie lié au fait qu'une femme ne pas pas être mère et avoir une carrière; lorsqu'une femme tombe enceinte, elle doit démissionner. Dès lors, les femmes ayant fait des études reculent ou renoncent purement ou simplement à la maternité. Les gouvernements successifs n'ont jamais réussi à inverser la tendance et de nombreux spécialistes estime que l'existence même du peuple japonais est en péril dans les cents à venir.
http://www.geopopulation.com/20090105/d ... n-en-2008/
Le Japon est le parfait exemple d'une adaptation raté de "l'habitus" aux exigences du monde moderne notamment du travail des femmes.
Bonne journée.
On dirait que la condtion féminine dans le bouddhisme ne soit pas meilleure que dans les religions abhramiques. Pourtant, dans les pays occidentaux, beaucoups de nos "bobos" post soixantes huitard croient encore que le bouddhisme est égalitaire.
La question que je me pose, est du fait de la mysoginie du bouddhisme, quelle place existe 'il pour le courant féministe dans les pays asiatiques et comment est vécu la révolution sexuelle ou celle de l'arrivée des femmes sur le marché du travail notamment par rapport aux coutumes religieuses.
Je ne sais que des choses assez fragmentaires comme le fait que la situation démographique désastreuse est en forte partie lié au fait qu'une femme ne pas pas être mère et avoir une carrière; lorsqu'une femme tombe enceinte, elle doit démissionner. Dès lors, les femmes ayant fait des études reculent ou renoncent purement ou simplement à la maternité. Les gouvernements successifs n'ont jamais réussi à inverser la tendance et de nombreux spécialistes estime que l'existence même du peuple japonais est en péril dans les cents à venir.
http://www.geopopulation.com/20090105/d ... n-en-2008/
Le Japon est le parfait exemple d'une adaptation raté de "l'habitus" aux exigences du monde moderne notamment du travail des femmes.
Bonne journée.
Tout ce qu'il y a d'atroce, de nauséabond, de fétide en l'homme se trouve résumé en un mot:DIEU. Fernando Arrabal
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lorie
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Re: Femmes et bouddhisme (Re: Bouddhisme et Conscience)
Salut phil
Je crois malheureusement que pour toutes les religions et/ou philosophies nous les femmes restons des "champ de labour" ...
Les japonais sont plus shintoïstes ou taoïstes .. même si la religion "d'état" reste le bouddhisme .. d'ailleurs il est dit que les japonais quelque soit leur religion meurent tous bouddhistes" ..
Je suis en train de m'intéresser au shintoïsme c'est une religion un peu plus épurée que les autres même si le dogme n'est pas évident ..
Il parait que c'est normal que je m'intéresse à cette philosophie / religion car j'ai une culture juive ..
Je crois malheureusement que pour toutes les religions et/ou philosophies nous les femmes restons des "champ de labour" ...
Les japonais sont plus shintoïstes ou taoïstes .. même si la religion "d'état" reste le bouddhisme .. d'ailleurs il est dit que les japonais quelque soit leur religion meurent tous bouddhistes" ..
Je suis en train de m'intéresser au shintoïsme c'est une religion un peu plus épurée que les autres même si le dogme n'est pas évident ..
Il parait que c'est normal que je m'intéresse à cette philosophie / religion car j'ai une culture juive ..
- Georges
- Général de division Virtuel

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Re: Femmes et bouddhisme (Re: Bouddhisme et Conscience)
Je connais un proverbe qui dit:
Le japonais nait shinto, se marie catholique et meurt boudhiste.
Le japonais nait shinto, se marie catholique et meurt boudhiste.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
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lorie
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Re: Femmes et bouddhisme (Re: Bouddhisme et Conscience)
Georges a écrit :Je connais un proverbe qui dit:
Le japonais nait shinto, se marie catholique et meurt boudhiste.
Merci mon copain ...
- Georges
- Général de division Virtuel

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Re: Femmes et bouddhisme (Re: Bouddhisme et Conscience)
Pas de quoi
C'est ce qui fait dire à un humouriste alors que les Japonais ne sont que 60 millions qu'il y en a 180 millions.
Il semble aussi qu'ils restent très réfractaires à l' islam et au judaîsme.
C'est ce qui fait dire à un humouriste alors que les Japonais ne sont que 60 millions qu'il y en a 180 millions.
Il semble aussi qu'ils restent très réfractaires à l' islam et au judaîsme.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
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"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
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"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
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