Introduction au bouddhisme d’un point de vue islamique

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Re: Quatre Nobles Vérités (Re: Bouddhisme et Conscience)

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Alia d'Arrakis a écrit :J'étais assez occupée aujourd'hui, mais je vais répondre du mieux que je peux point par point à ton message.
Salut Alia,
Je sais que chacun peut être occupe donc je comprends très bien moi aussi des fois je suis occupe.
Alia d'Arrakis a écrit :En effet, sur ça nous sommes bien d'accord. Le bouddhisme aussi, même s'il a eu quelques accros dans son histoire.
La même chose dans le soufisme, il a été utilisé plusieurs fois pour mener des révolutions et des guerres et « el tarika» (chemin), ont été utilise pour soumettre des simples gens à des cheiks soufites.
Alia d'Arrakis a écrit :Je pense que la difficulté n'est pas seulement culturelle. Les croyances bouddhistes populaires ne sont pas d'une telle profondeur, et sont plutôt simples et directes, à la portée de personnes qui ont un grand besoin "religieux", mais j'ai eu connaissance du bouddhisme assez tôt dans mon enfance, et les conseils et explications de mon père, qui a appris le bouddhisme avant moi et qui est très profond spirituellement, m'ont beaucoup aidé à le comprendre. Déjà, la culture bouddhiste est surtout indienne à l'origine (même si j'en fait des rapprochements avec les philosophies chinoises), et moi je suis surtout de culture vietnamienne et occidentale (franco-belge). ;)

Donc, il n'y a pas à s'en soucier d'être confronté à la difficulté des notions bouddhiques.
L’extrême orient a vraiment une différence par rapport à l’ Afrique, c’est toute une autre culture, je peux bien comprendre les vaudous, l’animisme et sorcellerie ainsi que l’invocation du djinn plus facilement que comprendre le bouddhisme, mais cela n’est pas impossible, il faut juste que je fasse un plus d’effort :idea: .
Alia d'Arrakis a écrit :dukkha veut dire souffrance, insatisfaction, impermanence, insubstantialité, vide...il a beaucoup plus de sens qui rassemble l'état du monde tel que le voit bouddha

Il y a premièrement les souffrances physiques et mentaux : douleurs, lamentations, détresse, mais aussi la naissance, la vieillesse, la maladie, la mort, l'association avec des personnes désagréables, la dépendance de conditions déplaisantes la séparation avec des êtres aimés, la pertes de conditions plaisantes...
Ensuite, il y a aussi dukkha associé au changement, c'est-à-dire que des conditions heureuses, ou une vie heureuse ne sont jamais permanents, et qu'un changement interviendra tôt ou tard. Quand il survient, il y a douleur et souffrance. Cette vissicitude qui est aussi comprise dans dukkha.
Enfin, ce que j'ai détaillé plus haut, c'est la souffrance en tant qu'état conditionné, où notre conditionnement se fait à travers les Cinq Agrégats d'Attachement, qui sont eux-mêmes dukkha et que j'ai mentionné dans le post correspondant (premier post, que je peux redétailler si besoin est). Ces Cinq Agrégats sont impermaments, et Tout ce qui est impermanent est dukkha.
Je pense que l'insatisfaction est aussi lié à l'origine de dukkha dont la cause la plus évidente est le désir, en plus de la souffrance (dukkha) en état d'insatisfaction.
Jusqu'à maintenant, je n’arrive pas à sentir ce mot « dukkha » parce que pour moi un mot, ne doit pas avoir plusieurs significations, en plus l’un n’a rien avoir avec l’autre surtout que ce mot est à la base du bouddhisme. Peut-être avec le temps et des recherches à côté, je pourrais comprendre. En tout cas, si j’ai bien compris le mot, il veut dire plus souffrance surtout ses formes, et que insatisfaction est une sorte de souffrance morale comme la maladie est une souffrance physique, donc, et à mon avis, ce mot explique toute forme de souffrance que l’être humain rencontre depuis sa naissance jusqu’à sa mort !!!
Alia d'Arrakis a écrit :En effet, la conception soufie et la conception bouddhiste de "l'être" sont très différents et la première est bien que le bouddhisme ne conçoit pas l'existence d'une âme ou esprit qui soit immortel et hors matière dans le corps éthéré. D'ailleurs, le bouddhisme ne conçoit pas d'esprit s'opposant à la matière.

Le Premier Agrégat, l'Agrégat de la matière, comprend aussi l'organe mental qui constitue les pensées, les idées et les conceptions. Ainsi, sont compris dans l'Agrégat de la matière non seulement les organes des cinq sens que nous connaissons vue, ouïe, odorat, toucher, goût, mais aussi l'organe mental qui est le sixième sens selon le bouddhiste. Via ces organes, au contact avec notre environnement, nous éprouvons des sensation (Agrégat des Sensations), nous pouvons reconnaître des choses (Agrégats des Perceptions), agir de manière volitionnelle (Agrégats des Formations Mentales), et exercer un acte d'attention (Agrégat de la Conscience). Tout cela nait de conditions, en interaction avec notre environnement. Par exemple, une conscience ne peut pas naître de conditions, conditions liées à nos six sens et à notre environnement.

En résumé : Agrégat 1 : matière avec organes physiques et mental
Agrégat 2: sensations au contact de choses physiques et mentaux
Agrégat 3: perception, reconnaissance d'objets physique et mentaux
Agrégat 4 : actions volitionnelles en rapport avec les objets physiques et mentaux
Agrégat 5 : conscience, acte d'attention à l'égard d'objets physiques et mentaux

En fait les Cinq Agrégats d'Attachement du bouddhisme constituent surtout des processus qui décrivent comment l'illusion du "soi" naît et qui font de nous un "être conditionné, et ne constituent donc pas des entités distinctes. On peut dire pour simplifier qu'on a le corps (premier Agrégat) et tous les processus d'interaction avec l'environnement (les quatre autres Agrégats), mais ne jamais les considérer comme des entités distincts et permanents.

Ces Agrégats sont ce qui constitue un être, où le mot "être", "individu", "soi" est une étiquette commode que nous attachons à ces constituants, tout comme on nomme char pour désigner toutes les parties qui le constituent (roues, carrosserie, sièges etc.). Car il n'y a pas d'être ou de moi derrière ces agrégats. Ces Agrégats ne restent pas les mêmes à chaque instant, même s'ils ne sont pas tout à fait différents l'instant suivant. Ils sont de ce fait impermaments.

C'est le point du bouddhisme qui est un des plus importants : il n'y a pas de Soi immuable, permanent ou absolu dans le bouddhisme. Et c'est sur ce point que je pense que cela diffère du soufisme. (Je donnerai peut-être des détails sur la doctrine du non Soi (Anatta) bouddhiste plus tard.)
J’ai remarqué effectivement cette différence primordiale entre le soufisme et le bouddhisme dans l’apparence. Où plutôt le bouddhisme, est un stade très avancé du soufisme, je m’explique : le soufisme au début, faisait une division claire et il l’a, mais en comparaison avec ce qu’on connaît dans la vie. C’est le premier stade pour que l’être humain puisse comprendre ce qu’il n’a pas encore vécu, mais en avançant dans le soufisme, on passe ce qu’on appelle « elhoujoub » (les rideaux), on abandonne ses exemples et on rentre dans un stade de silence et de vide, puisque les mots ne pouvant plus être exprimés. Ce qu’on vit à ce stade de fusion avec le monde ou le moi n’existe plus, comme une étape pour une fusion totale avec ce qu’on appelle dieu et c’est là que le soufite arrive à l’éveil.

Bref, j’ai remarqué que le bouddhisme commence par le plus difficile à comprendre, et c’est pour cela qu’il n’est pas à la portée de tout le monde, mais j’ai remarqué aussi que les soufies et dans l’âge d’or musulman, approchaient le bouddhisme à travers le soufisme de l’extrême orient vers l’extrême occident, ce sujet est un grand sujet, on va rester dans le bouddhisme.
Alia d'Arrakis a écrit :Néanmoins, j'ai peu compris comment le soufisme décrit les constituant de l'être humain. C'est surtout la notion d'enveloppe et de sans enveloppe dont je n'ai pas vraiment compris. Ce serait intéressant que tu me détailles un peu plus afin que je voie mieux les différences avec le bouddhisme.
Je vais détailler cela dans un poste, un par un pour ne pas sortir du sujet sur le bouddhisme si cela ne te dérange pas, mais je le ferai ultérieurement.
Alia d'Arrakis a écrit :De rien, mais les notions bouddhiques sont assez complexes. C'est pas évident et j'ai moi-même un peu de mal parfois.
C’est vrai que c’est plus compliqué que ce que j’ai cru, mais le blocage pour moi se fait au niveau du vocabulaire utilisé, pour comprendre le sens de mots. Il me faut juste comprendre les mots et trouver leurs équivalents

J’attends le reste, mais prends tout ton temps, il n’y a pas le feu :) .
Merci
lkm
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Re: Quatre Nobles Vérités (Re: Bouddhisme et Conscience)

Message non lu par AliadArrakis »

Bonjour lkm,
Jusqu'à maintenant, je n’arrive pas à sentir ce mot « dukkha » parce que pour moi un mot, ne doit pas avoir plusieurs significations, en plus l’un n’a rien avoir avec l’autre surtout que ce mot est à la base du bouddhisme. Peut-être avec le temps et des recherches à côté, je pourrais comprendre. En tout cas, si j’ai bien compris le mot, il veut dire plus souffrance surtout ses formes, et que insatisfaction est une sorte de souffrance morale comme la maladie est une souffrance physique, donc, et à mon avis, ce mot explique toute forme de souffrance que l’être humain rencontre depuis sa naissance jusqu’à sa mort !!!
En fait pour j'ai utilisé le mot dukkha, simplement parce qu'il n'existe aucune traduction fidèle en français. De plus, dukkha est en pali, et cela ne fait partie d'aucune de mes langues, d'autant plus que je ne connais que quelque notions pali et sanskrit venant du bouddhisme (en vietnamien, on utilise aussi un mot courant qui signifie souffrance, mais aussi malheur).
Personnellement, cela ne me dérange pas du fait qu'un mot peut avoir plusieurs significations différentes, mais dans ce cas-ci c'est simplement difficile à traduire avec un seul mot (d'autant plus que traduire c'est trahir), c'est pourquoi j'ai beaucoup détaillé la signification de dukkha pour mettre en évidence la richesse de son sens. Le troisième aspect de dukkha (dukkha en tant qu'état conditionné, du à l'impermanence de toute chose) est le plus difficile à mettre en évidence.
Comme tu l'as bien compris, dukkha désigne la souffrance sous toutes ses formes, mais on pourrait aussi dire que la souffrance est une sorte d'insatisfaction. Et selon le bouddhisme, cela ne s'arrête pas qu'à la mort, puisque, même si tout est impermanence et que le Soi n'existe pas, le "désir" de vivre peut provoquer une continuité de cycle de vie après la mort (voir mon post sur la seconde noble vérité).

Ca semble pessimiste du premier coup, mais c'est ce que bouddha a constaté. A partir de cette première vérité, on doit surtout le comprendre ce qu'est dukkha (pas comprendre au sens raisonnement logique, mais au sens le comprendre du sens de la compréhension profonde bouddhiste (voir mon post sur la quatrième noble vérité)).
J’ai remarqué effectivement cette différence primordiale entre le soufisme et le bouddhisme dans l’apparence. Où plutôt le bouddhisme, est un stade très avancé du soufisme, je m’explique : le soufisme au début, faisait une division claire et il l’a, mais en comparaison avec ce qu’on connaît dans la vie. C’est le premier stade pour que l’être humain puisse comprendre ce qu’il n’a pas encore vécu, mais en avançant dans le soufisme, on passe ce qu’on appelle « elhoujoub » (les rideaux), on abandonne ses exemples et on rentre dans un stade de silence et de vide, puisque les mots ne pouvant plus être exprimés. Ce qu’on vit à ce stade de fusion avec le monde ou le moi n’existe plus, comme une étape pour une fusion totale avec ce qu’on appelle dieu et c’est là que le soufite arrive à l’éveil.

Bref, j’ai remarqué que le bouddhisme commence par le plus difficile à comprendre, et c’est pour cela qu’il n’est pas à la portée de tout le monde, mais j’ai remarqué aussi que les soufies et dans l’âge d’or musulman, approchaient le bouddhisme à travers le soufisme de l’extrême orient vers l’extrême occident, ce sujet est un grand sujet, on va rester dans le bouddhisme.
D'après ce que tu viens de me dire, je dirais plutôt que l'approche est différente. En effet, le bouddhisme simplifie aussi son enseignement, mais d'une autre manière (du bouddhisme populaire aux métaphores). D'ailleurs, la grande majorité des bouddhistes ne comprennent pas vraiment les enseignements de bouddha, mis à part ses principes éthiques, qui d'ailleurs constituent l'aspect primordial de l'enseignement bouddhiste. D'autre part, c'est vrai que la façon de penser asiatique est quand même bien ancré dans le bouddhisme
Je vais détailler cela dans un poste, un par un pour ne pas sortir du sujet sur le bouddhisme si cela ne te dérange pas, mais je le ferai ultérieurement.
D'accord, c'est vrai que le sujet ici est bien le bouddhisme ;)
C’est vrai que c’est plus compliqué que ce que j’ai cru, mais le blocage pour moi se fait au niveau du vocabulaire utilisé, pour comprendre le sens de mots. Il me faut juste comprendre les mots et trouver leurs équivalents

J’attends le reste, mais prends tout ton temps, il n’y a pas le feu :) .
Merci
lkm
Je ne parle pas pali non plus (donc, j'avais aussi besoin d'une traduction), mais ta définition de dukkha = souffrance, insatisfaction, peut convenir.

Bien à toi

Alia
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Re: Quatre Nobles Vérités (Re: Bouddhisme et Conscience)

Message non lu par AliadArrakis »

La plupart de mes posts sont principalement inspiré du livre Walpola Rahula, "L'enseignement de Bouddha. D'après les textes les plus anciens", Editions Seuil. Son livre, un des premier à parler du bouddhisme en Occident, est devenu une référence.

Petite biographie de l'auteur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Walpola_Rahula
J'adore le mot "enfance espiègle" :mrgreen: En plus il a été engagé politiquement.

Vous pouvez aussi ici avoir une esquisse de son point de vue du bouddhisme :
http://www.vipassana.fr/Textes/WalpolaR ... emoire.htm

Sinon, je vous donne une autre page qui parle d'une autre manière des notions du bouddhisme.

http://www.bouddha.ch/notions.htm

Histoire d'avoir d'autres points de vue que le mien :)
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Re: Quatre Nobles Vérités (Re: Bouddhisme et Conscience)

Message non lu par Kamsing »

Le bouddhisme est une invitation à la critique et c'est ce que j'admire dans cette philosophie :

Les religions révélées telles que le Christianisme ou l'Islam commencent toutes par exiger de leurs fidèles un ACTE DE FOI, c'est-à-dire qu'il faut croire aveuglément tout ce que des prophètes prétendent avoir entendu de leur Dieu…

Le fidèle lui, n'a rien vu, rien entendu mais il doit quand même croire sur parole tout ce que déclare le prophète…

Oui, croire aveuglément mais sans jamais chercher à vérifier car le prophète seul est reconnu détenteur de la vérité !!!!

DIEU S'EST ADRESSÉ AU PROPHÈTE ET VOUS, VOUS N'AVEZ QU'À LE CROIRE, VOUS DEVEZ LE CROIRE SUR PAROLE, QUE LE PROPHÈTE S'APPELLE JÉSUS OU MAHOMET !!!!

Cette apologie de la stupidité, de l'abrutissement et de la soumission se résume en une phrase tirée des évangiles : "Heureux ceux qui croient sans avoir vu" (Jean 20, 19-31)


À l'inverse, toute la différence entre le Bouddhisme et les religions révélées telles que le christianisme ou l'Islam se résume en une conversation que Bouddha tint à ceux qui étaient désireux de recevoir son enseignement :

- Ne croyez pas sur la foi des traditions, quoiqu'elles soient en honneur depuis de nombreuses générations et en beaucoup d'endroits;

- Ne croyez pas une chose du fait que l’opinion générale la tient pour vraie ou que les gens en parlent beaucoup.

- Ne croyez pas quelque chose simplement parce que vous pouvez la trouver dans les écrits. Quelquefois dans les livres il peut y avoir des choses correctes ou fausses, comment le savoir ?

- Ne croyez pas une chose sur le témoignage de l’un et de l’autre des sages de l’antiquité.

- Ne croyez pas aveuglément ce qu’un maître spirituel, votre gourou, vous enseigne, parce que lui aussi peut faire des erreurs de temps en temps.

- Ne croyez pas non plus par ce que vous entendez ici ou là par la rumeur.

- Ne croyez rien sur la seule autorité de vos maîtres ou des prêtres.

- Et, même ce que j’enseigne, ne le croyez pas.

- Quoi que vous entendiez, testez-le, essayez de l’expérimenter. Lorsque vous le testez, que vous l’expérimentez et que vous vous apercevez que cela est bénéfique, alors vous comprenez que cela est bon pour vous.

Bouddha



JE TIENS À PRÉCISER QUE JE NE SUIS PAS BOUDDHISTE !!!
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AliadArrakis
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Re: Quatre Nobles Vérités (Re: Bouddhisme et Conscience)

Message non lu par AliadArrakis »

Kamsing a écrit : JE TIENS À PRÉCISER QUE JE NE SUIS PAS BOUDDHISTE !!![/b]
Moi non plus. Un peu dur pour moi. :D
Mais le bouddhisme n'est pas qu'une philosophie. C'est une ligne de vie.
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Re: Quatre Nobles Vérités (Re: Bouddhisme et Conscience)

Message non lu par Invité »

Salut Alia,
Je comprends très bien qu’il y a des mots dans certaines langues et cultures dont ne peut trouver d’équivalence, cela m’arrive des fois en arabe, mais quand on connait la langue d’origine et la langue vers laquelle on veut trouver l’équivalence, ça devient plus facile. Finalement, un mot n’est pas un simple sens avec une graphie qu’on écrit phonation qu‘on prononce, mais plus, c‘est aussi un sentiment, et la méditation ne se fait qu’avec la langue d’origine, celle avec laquelle nous grandissons.

Le mot dukkha est un mot très riche comme j’ai bien remarqué, en fait, ce n’est pas un simple mot, mais tout un texte, lui seul, donc je vais me contenter de la signification qui dessine la souffrance sous toutes ses formes suite à l’insatisfaction.

Je vois que le bouddhisme est plus compliqué de ce que j’ai cru ; pour le soufisme aussi, il y d’abord, le soufisme populaire qui consiste en des traditions et des comportements soufites pour la masse populaire, et il suffit de les suivre et de donner l’importance à ce qu’on appelle « awlia » (homme sains », pour être soufite sans rentrer dans les détails, mais je crois que extrême Orient reste obscur et mal connu. Est-ce que c’est de notre faute ? De ne pas chercher à les comprendre ? Ou bien de leurs fautes à eux de s’enfermer sur eux-mêmes et refusent qu’ils soient connus ? Je pense que cela va disparaitre à l’avenir, parce que les cultures finiront par se rapprocher.

Après avoir compris en gros le mot dukkha, dans les 4 nobles vérités, je vais répondre sur chaque noble vérité, mais cela me prendra un peu plus de temps, car chaque vérité mériterait un poste seul, indépendamment l’un de l’autre. Et cela serait fait quand je trouverais un peu plus de temps.
Merci beaucoup

lkm
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Re: le bouddhisme tibétain

Message non lu par SevenDust »

@ Disciple du Christ et Hina,

Bonjour,

Je pense qu'avant de diffuser ce genre d'informations, ce qui est louable vu leur aspect alarmant, il serait bon d'aller consulter les sites qui diffusent principalement celles-ci :

- Info-sectes (http://www.info-sectes.org/), ou il est intéressant d'aller lire ce qui est aussi dit au sujet de l'Islam (http://www.info-sectes.org/islam/islam.htm).

- Sectes-infos (http://www.sectes-infos.net/), organe de communication du CICNS, voir à ce sujet l'article du CCMM (http://www.ccmm.asso.fr/article.php3?id_article=723).

Au regard de ceci, j'ai très envie de souligné que de chaque côté nous avons des gens qui démolissent les grands courants religieux afin de mieux servir leur propres chapelles. L'un vend la bible en rangeant l'Islam, le Bouddhisme, divers mouvements chrétiens dans le même sac que les jeux de cartes pokemon, Harry Potter et le satanisme. L'autre dit, d'une main, qu’il informe sur les sectes et leur danger, tandis que de l'autre main, desinforme sur les même grands courants en défendant de nombreuses sectes, prônant leur légitimité jusqu'au parlement Français...

Quant à Marianna et Herbert Roettgen (Victor et Victoria Trimondi), il semblent appartenir à alliance évangélique allemande, entre autre fortement opposée à l'entrée de la Turquie dans l'EU... On peut consulter cet article : http://www.buddhaline.net/forum.php3?id_forum=2244 à leur sujet.

Je pense qu'il est toujours bon de s'interroger sur ce genre de phénomènes particulièrement agressifs, on l'un des signe qui ne peut tromper n'est autres qu'aucune source valable, connues ou reconnue, n'est jamais citée, que les arguments classique consiste à affirmer que de "nombreux savants et spécialiste se valident nos dires" sans citer aucun nom. En bref que le fait de répéter cent fois un mensonge en fait une vérité.

Si nous partons du principe que chaque grande religions porte en son sein une volonté de bien-être et de salut pour tous les hommes, qu'elle contiennent toutes de manière implicite un message de paix universelle à leur source, je pense que lorsque nous voyons tel ou tel groupement attaquer sans relâche celui vu comme concurrent, nous savons que ceux qui agissent de la sorte sont bien loin des pas de les prophètes ou sages. Là, nous devons impérativement commencer à nous méfier, car il ne s'agit plus de message de foi destiner à élever la nature de l'homme, mais d'un message tendant à instaurer une vision unique. C'est dommageable si l'on médite sur le fait que le progrès social, politique, économique et bien entendu spirituel, n'est autre que le fruit de la diversité et de l'échange assujetti à une réelle volonté de compréhension et de compassion envers son prochain, quelque soit ses origine et sa culture.

Ce fut ma maigre contribution au débat, et je vous remercie d'avoir été jusque là! ;)

Fraternellement.
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Re: le bouddhisme tibétain

Message non lu par yacoub »

Bienvenue SevenDust sur islamla
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Re: le bouddhisme tibétain

Message non lu par AliadArrakis »

Bonjour SevenDust,

Bienvenue sur islamla :)

Tu as raison pour le site info-sectes. Il explique bien la problématique dans les autres sectes, mais concernant les autres courants religieux ou les Harry Potter, on a l'impression d'être dans un site catho intégriste :roll:
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Introduction au bouddhisme d’un point de vue islamique

Message non lu par MUSLIMAFRIQUE »

Suite à mes récentes petites recherches toutes tendances confondues sur le personnage de Bouddha, j'en suis arrivé à constater quelques similitudes entre son enseignement et celui de l'Islam mais aussi de grandes différences. Certains musulmans vont même jusqu'a dire que Bouddha serait un prophète de Dieu. En effet , le Coran ne recense pas la quantité de prophètes envoyés à l'humanité il seraient nombreux et envoyés à des peuples différents. Je me refuse de prétendre que Bouddha est un prophète d'Allah car il n'y a aucune réel preuve mais que des hypothèses. Néanmoins, je me demande si ce personnage a été bien compris des siens et si les écrits qu'on lui prête ne sont pas altérés comme ce fut le cas pour d'autres écrits saints. Vaste question, avis aux amateurs . Voici ci dessous une introduction au bouddhisme d'un point de vue Islamique, c'est assez intéressant.



Introduction au bouddhisme d’un point de vue islamique
Version remaniée en décembre 2006 de l’article original
publié dans Berzin, Alexander. Buddhism and Its Impact on Asia.
Asian Monographs, no. 8.
Cairo: Cairo University, Center for Asian Studies, June 1996.
Traduit par Véronique et Michel Zaregradsky
Bouddha n’est pas un Dieu omnipotent

Le fondateur du bouddhisme, Shakyamouni, était un prince de la petite ville-État de Kapilavastu située à la frontière actuelle entre l’Inde septentrionale et le Népal. C’était il y a deux mille cinq cents ans. Après avoir vu les souffrances mentales et physiques de ses sujets, Shakyamouni renonça à sa vie royale et passa de nombreuses années en méditation à rechercher le moyen qui permettrait à tous les êtres d’être libérés de leurs problèmes et d’atteindre un bonheur durable. En résultat de sa compassion intense pour les autres et de sa compréhension profonde des choses, il réussit à surmonter toutes ses insuffisances, limitations et problèmes et à réaliser tous ses potentiels. C’est ainsi qu’il devint un bouddha. Un bouddha n’est pas un dieu omnipotent, mais est littéralement quelqu’un qui est « complètement éveillé » de telle sorte qu’il ou elle puisse œuvrer à aider pleinement les autres. Le Bouddha Shakyamouni passa ensuite le reste de sa vie à enseigner les techniques d’éveil qu’il avait découvertes pour que les autres puissent devenir eux-mêmes des bouddhas pleinement illuminés.
Références au Bouddha dans le Coran

Au milieu du XXe siècle, l’érudit Hamid Abdul Qadir, dans son œuvre Bouddha le Grand : Sa vie et Sa philosophie (en arabe : Budha al-Akbar Hayatoh wa Falsaftoh) postule que le prophète Dhu’l-Kifl, signifiant « Celui de Kifl », dont il est fait mention deux fois dans le Coran (21.85 et 38.48) comme étant patient et bon, se réfère au Bouddha Shakyamouni. Bien que la plupart des érudits identifient Dhu’l-Kifl comme étant le prophète Ezéchiel, Qadir explique que « Kifl » est la forme arabisée de Kapila, Kapila étant la forme abrégée de Kapilavastu. Il suggère également que la mention coranique du figuier (96.1-5) se réfère aussi au Bouddha, car celui-ci atteignit l’illumination au pied d’un figuier. Certains érudits acceptent cette théorie et, pour étoffer cette position, attirent l’attention sur le fait qu’au onzième siècle, l’historien musulman indien, al-Biruni, se réfère au Bouddha comme à un prophète. D’autres, écartant ce dernier argument, expliquent qu’al-Biruni voulait tout simplement dire que les gens en Inde considéraient le Bouddha comme un prophète.

Certains érudits associent le futur Bouddha Maitreya, L’Aimant ou Le Miséricordieux dont la venue est prophétisée, avec le Prophète Mohamed (Mohammed) comme serviteur du Miséricordieux. Quoique les vérités dont le Bouddha a pris conscience sous le figuier ne soient pas décrites comme des révélations, de grands maîtres bouddhistes ont par la suite reçu des révélations de textes sacrés, comme ce fut le cas pour Asanga en Inde au IVe siècle, qui reçut des révélations directement de Maitreya, au Ciel de Tushita, le Ciel Empli de Joie.
Les bouddhistes en tant que peuple du Livre

Les accomplissements du Bouddha et ses enseignements de techniques permettant aux autres d’atteindre les mêmes accomplissements spirituels, sont connus sous le nom de dharma, ce qui signifie littéralement en sanskrit « mesures préventives ». Ce sont des mesures à prendre et des méthodes à suivre afin d’éviter de causer de la souffrance à soi-même et aux autres. À partir du IIe s. av. J.-C., les exposés du Bouddha sur ce sujet, qui avaient été transmis oralement jusqu’alors, ont été mis par écrit sous la forme de textes scripturaux. Dans l’actuel Ouzbékistan et au nord de l’Aghanistan, là où les Arabes rencontrèrent pour la première fois des bouddhistes, les versions de ces textes les plus largement diffusées étaient des traductions en turc ancien et en sogdien. Dans ces langues, le mot dharma était traduit par nom, un mot emprunté au grec et qui signifie « loi ».

Le Coran enseignait la tolérance des religions du « peuple du Livre » – ce qui se référait au christianisme et au judaïsme. Mais quand les Arabes rencontrèrent le bouddhisme, et quoique ses adeptes n’aient pas été à strictement parler un « peuple du Livre », ils leur octroyèrent le même statut et les mêmes droits qu’aux chrétiens et juifs qui étaient sous leur domination. Les adeptes du bouddhisme étaient autorisés à suivre leur religion du moment que ses membres laïcs s’acquittaient d’un impôt par tête. Ainsi, le concept juridique de « peuple du Livre » semble avoir été élargi à ceux qui suivaient un ensemble de principes éthiques d’une plus haute autorité.
Les fondamentaux de base du bouddhisme
Les Quatre Nobles Vérités

Le premier enseignement de base du Bouddha est connu sous le nom des « Quatre Nobles Vérités », les quatre faits reconnus comme étant vrais par des êtres hautement réalisés. Le Bouddha a reconnu que (1) tout le monde est confronté à de vrais problèmes. Même si les raisons de se réjouir sont nombreuses, on ne peut pas nier que la vie est difficile. La maladie, la vieillesse et la mort pour nous-mêmes et ceux qui nous sont chers, les frustrations de la vie, les déceptions dans nos relations avec les autres, etc. sont des situations suffisamment difficiles. Mais les gens les rendent encore plus douloureuses à cause de leurs attitudes basées sur la confusion.

(2) La vraie cause des problèmes est l’inconnaissance, ou ignorance de la réalité. Par exemple, chacun se prend pour le centre de l’univers. Lorsque les petits enfants ferment les yeux, il leur semble que tous les autres cessent d’exister. À cause de cette apparence trompeuse, les gens ont le sentiment d’être ce qu’il y a de plus important au monde et d’avoir le droit de faire tout ce qu’ils veulent. Une attitude aussi égocentrique et suffisante a pour résultat des disputes, des batailles et même des guerres. Mais si c’était vrai qu’ils étaient le centre de l’univers, alors tout le monde s’accorderait sur ce point. Mais personne n’est d’accord parce que tout le monde a le sentiment d’être aussi le centre de l’univers. Tout le monde ne peut pas avoir raison.

Pourtant il est possible d’atteindre (3) la vraie cessation de tous les problèmes de façon à ne plus jamais refaire l’expérience du malheur. Ceci arrivera si l’on adopte (4) une vraie voie mentale avec laquelle on comprend la réalité. En d’autres termes, si l’on obtient la complète prise de conscience que tout le monde est interconnecté et interdépendant et que personne n’est le centre de l’univers, alors il deviendra possible de trouver des solutions à ses problèmes de façon à pouvoir vivre tous ensemble dans la paix et l’harmonie. L’approche de base du bouddhisme est alors scientifique et rationnelle. Pour éliminer les problèmes, il faut identifier leurs causes et les enlever. Tout se passe selon la loi des causes et des effets.
Vacuité et interdépendance

Les principaux enseignements du Bouddha portent alors sur la reconnaissance de la réalité, c’est-à-dire la reconnaissance de l’interrelation de tout ce qui existe, et en conséquence sur l’amour et la compassion qu’il convient de cultiver envers tous les êtres. Le principe le plus élevé qui unifie tout ce qui existe s’appelle « vacuité », au-delà toute dénomination et de tout concept. La vacuité se réfère au fait que rien n’existe de façon impossible ou imaginée comme étant véritablement indépendant de tout le reste, mais que tous les êtres et toutes les choses surviennent de façon interdépendante. Parce que toutes les créatures vivantes et l’environnement sont interdépendants, il faut avoir de l’amour, de l’intérêt et de la compassion pour tous les autres et prendre la responsabilité de les aider activement. Pour rester centré sur ces deux aspects, la vacuité et la compassion – connues aussi sous les noms de sagesse et méthode – il faut une parfaite concentration et une base solide d’autodiscipline éthique. Le Bouddha a enseigné de nombreuses techniques pour s’entraîner à y parvenir.
Éthique et karma

Le Bouddha a tout particulièrement souligné l’importance d’avoir une éthique de vie ou de suivre des principes stricts de moralité. Il a dit qu’il faut essayer d’aider les autres et que, si ce n’est pas possible, il faut au moins essayer de ne pas leur faire de mal. Il a expliqué la base de l’éthique en termes de principes scientifiques de karma ou de causes et effets comportementaux. Le mot « karma » ne désigne pas le destin, mais se réfère aux impulsions qui motivent et accompagnent les actes physiques, verbaux et mentaux. Les impulsions d’agir positivement ou négativement surviennent à cause d’un conditionnement antérieur et conduisent à des situations où l’on fait l’expérience d’un certain niveau de bonheur ou de souffrance. Ces situations se manifesteront, soit dans cette vie, soit dans des vies futures.
Renaissance

Comme dans d’autres religions indiennes, le bouddhisme soutient la thèse de la renaissance, ou réincarnation. Le continuum mental d’un individu, avec ses instincts, talents et ainsi de suite, provient de vies passées et se poursuit dans des vies futures. Selon les actes et les propensions à agir de telle ou telle manière qui en résultent, un individu peut renaître dans un ciel ou dans un enfer, comme animal, comme être humain ou parmi une variété de fantômes ou d’esprits. Tous les êtres font l’expérience d’une renaissance incontrôlable due à la force de leurs attitudes perturbatrices, comme l’attachement, la colère et la naïveté qui déclenchent des impulsions karmiques poussant à agir compulsivement. Si l’on suit les impulsions karmiques négatives qui s’élèvent dans l’esprit à cause de schémas comportementaux issus du passé et que l’on agit de façon destructrice, l’expérience qui en résultera sera celle de la souffrance et du malheur. D’un autre côté, si l’on s’engage dans des actes constructifs, on fera l’expérience du bonheur. Il s’ensuit que le bonheur ou le malheur de chaque individu n’est pas une récompense ou une punition, mais est créé par les actes antérieurs de cette personne conformément aux causes et aux effets comportementaux.

Le fondement de l’éthique bouddhique consiste à se retenir de commettre les dix actes particulièrement destructeurs. Ce sont les actes physiques de tuer, voler et se comporter sexuellement de façon inappropriée ; les actes verbaux de mentir, tenir des propos qui sèment la discorde, utiliser un langage dur et cruel et s’adonner à des bavardages inutiles ; les actes mentaux d’entretenir des pensées cupides, malveillantes, déformées et antagonistes avec lesquelles est niée la valeur positive de toute chose. Le Bouddha n’a pas enseigné de code juridique comme la Sharia à partir duquel on pourrait déterminer des châtiments pour les actes négatifs qui ont été commis. Que l’on récompense ou que l’on punisse ceux qui commettent des actes destructeurs, ceux qui agissent négativement feront de toute façon l’expérience de la souffrance qui résulte de leurs actions.
La pratique de la dévotion et de la méditation

Le Bouddha reconnut que non seulement nous sommes tous égaux dans nos aptitudes à surmonter tous les problèmes et à devenir un bouddha, mais il reconnut aussi que nous sommes tous des individus dont les préférences, les intérêts et les talents diffèrent. Par respect de ces différences, il enseigna une grande variété de méthodes de travail sur soi pour surmonter nos limitations et réaliser nos potentiels. Ces méthodes comprennent l’étude, la pratique de dévotion, comme celle de se prosterner trois fois avant de prier, la pratique de faire des dons généreux à ceux qui sont dans le besoin et à ceux qui se consacrent à la vie spirituelle, la récitation répétée des noms du Bouddha et de syllabes sacrées (mantras) égrenées sur les perles d’un chapelet, le pèlerinage sur des lieux saints et la circonvolution autour de monuments sacrés, et tout spécialement la méditation. La méditation signifie que l’on prend une habitude bénéfique. Pour cela, on génère de façon répétée des attitudes positives comme l’amour, la patience, l’attention, la concentration et la reconnaissance de la réalité et l’on s’applique à voir les situations de sa vie personnelle à partir de ces attitudes positives.

Le Bouddha enseignait aussi de ne pas croire à ce qu’il disait par simple foi, mais de vérifier ses enseignements comme si l’on achetait de l’or. Si – et seulement si – les gens trouvaient, à travers leurs expériences personnelles, quelque chose de bon à ses enseignements, il leur conseillait de l’adapter à leur vie. Le Bouddha disait qu’il n’est pas nécessaire pour cela de changer de culture ou même de religion. Quiconque trouvait quoi que ce soit d’utile dans ses enseignements était invité à en profiter.

Dans le bouddhisme, il n’y a pas d’heure fixe pour prier, pas de service religieux pour les laïcs qui sont guidés par des ecclésiastiques et pas de sabbat. On peut prier à n’importe quel moment et en n’importe quel lieu, mais le plus souvent la prière et la méditation se font dans un temple bouddhique ou chez soi devant un autel. Souvent il y a des statues et des peintures de bouddhas et de bodhisattvas, ceux qui consacrent complètement leur vie à aider les aux autres et à devenir un bouddha. On n’adore pas ces statues et l’on ne formule pas de prières à leur endroit, mais on les utilise comme support pour fixer son attention sur les grands personnages qu’ils représentent. Et puisque les bouddhas et bodhisattvas ne sont pas des dieux omnipotents, le but de la prière est de recevoir de ces figures et de la force de leur exemple, une inspiration, afin d’accomplir par soi-même ses propres objectifs positifs. Cependant, les gens non instruits font simplement des requêtes pour que leurs vœux soient exaucés. En signe de respect de ce que les bouddhas ont accompli, les gens disposent des offrandes d’encens, de bougies, de bols emplis d’eau et de nourriture devant les statues et les images.
Règles alimentaires et régime sans alcool

Il n’y a pas de lois alimentaires édictées par le bouddhisme. Les bouddhistes sont encouragés à être végétariens autant que possible, mais même si l’on ne se nourrit que de plantes, il y a toujours, dans toute forme d’agriculture, des insectes qui sont inévitablement tués d’une façon ou d’une autre. On essaie alors de minimaliser le mal causé aux animaux et aux insectes du fait de notre besoin de nourriture. Quelquefois il peut être nécessaire de manger de la viande, comme pour des raisons médicales ou pour ne pas offenser ses hôtes, ou lorsqu’il n’y a pas d’autre source de nourriture. Dans de tels cas, on offre des remerciements à l’animal qui a laissé sa vie pour nous et l’on fait des prières pour qu’il ait une meilleure renaissance.

Le Bouddha a aussi donné l’instruction à ses disciples de ne pas boire même une goutte d’alcool. Les pratiques du bouddhisme visent à cultiver l’attention, la discipline et le contrôle de soi. Tout cela est perdu si l’on boit de l’alcool. Mais tous les bouddhistes ne suivent pas ce conseil du Bouddha.
La tradition monastique

Le bouddhisme connaît à la fois une tradition monastique et une tradition laïque. Il y a des moines et moniales qui observent des centaines de vœux, y compris celui de célibat complet. Ils se rasent la tête, portent des robes particulières et vivent dans des communautés monastiques. Ils consacrent leur vie à l’étude, la méditation, la prière et la conduite de cérémonies pour le bien-être de la communauté laïque. Les laïcs, à leur tour, soutiennent les moines et moniales en faisant des dons de nourriture, soit directement aux monastères, soit aux moines qui passent chez eux tous les matins en quête d’aumônes.
Égalité

Quoique la société hindoue au temps du Bouddha fût organisée en castes avec certains groupes dont le statut était si bas qu’ils étaient considérés comme intouchables par les autres, le Bouddha déclara que dans sa communauté monastique, tous et toutes étaient égaux. Ainsi, le Bouddha abolit les différences de castes pour ceux qui quittaient la vie en société afin de vivre dans les monastères et les couvents et de consacrer leur vie à la pratique spirituelle. La hiérarchie dans les institutions monastiques était basée sur le respect de ceux qui avaient été ordonnés et observaient leurs vœux depuis plus longtemps. Une personne jeune ordonnée avant une personne plus âgée était placée avant cette dernière dans les assemblées de prière et était servie en premier de nourriture et de thé. Pour rester fidèle à la tradition orientale, les hommes et les femmes s’asseyaient séparément lors des assemblées religieuses, avec les hommes assis devant.

sources:http://www.berzinarchives.com/web/fr/ar ... _view.html
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Re: Introduction au bouddhisme d’un point de vue islamique

Message non lu par jug »

Musliafrique,
Trés joli copier coller.
Tu veux dire que Boudha est le petit fils de Mohamed?T'es zvingué mon gars mais pourquoi pas.Mohamed ne savait pas combien d'enfants il avait.Il tirait sur tout ce qui bougeait.Il a du certainement se taper une grosse :lollol
Les pauvres gens deviennent souvent les plus grands salauds.
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Re: Introduction au bouddhisme d’un point de vue islamique

Message non lu par MUSLIMAFRIQUE »

C'est du grand art Jug , j'en attendais pas moins de toi ! Des réflexions très profondes ou profondément idiotes devrais-je dire.
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Re: Introduction au bouddhisme d’un point de vue islamique

Message non lu par spin »

Bonjour,

En tout cas, pour revenir au sujet, le Bouddhisme s'est vu refuser le statut de "religion du livre" et a conséquemment été éradiqué de l'Inde à coups de millions de morts (massacre systématique des moines à partir de 1193). Et aujourd'hui encore les rebelles musulmans du sud de la Thaïlande massacrent les moines bouddhistes dans les zones qu'ils contrôlent.

à+
De quel droit refuserions-nous de faire usage du plus grand don de Dieu ? N'est-ce pas un formidable blasphème que de croire contre la raison ? (Vivekananda)
https://daruc.fr/divers/islamp.htm
https://bouquinsblog.blog4ever.com/blog ... ique_.html
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Re: Introduction au bouddhisme d’un point de vue islamique

Message non lu par MUSLIMAFRIQUE »

spin a écrit :Bonjour,

En tout cas, pour revenir au sujet, le Bouddhisme s'est vu refuser le statut de "religion du livre" et a conséquemment été éradiqué de l'Inde à coups de millions de morts (massacre systématique des moines à partir de 1193). Et aujourd'hui encore les rebelles musulmans du sud de la Thaïlande massacrent les moines bouddhistes dans les zones qu'ils contrôlent.

à+

J'ai beaucoup de mal avec votre parti pris , dans le lien que j'ai posté on précise que le bouddhisme à une époque du moins à su bénéficier statut de "religion du livre" . C'est le cas pour les zoroastriens en perse il me semble qui n'ont au départ rien à avoir avec les religion du livre mais qui ont eu ce statut. A vous lire on croirait que les musulmans sont des massacreurs en séries mais lorsqu'ils se font massacrer ça laisse tous le monde indifférent. Biensur il y a eu des tensions religieuses en Inde.Il y a eu pas mal de musulmans massacrés aussi par extrémistes hindous et autre en Inde et celà récemment alors je te conseille de réactualiser ton historique des massacres.

Les rebelles du sud de la Thaïlande comme tu dis je te conseille de t'informer un peu sur eux et sur les exactions qu'ils subissent quotidiennement. Depuis l'excuse de la "lutte contre le terrorisme" tous les états militaires se font un plaisir de massacrer les musulmans et particulièrement en Thaïlande. D'ailleurs à propos de la Thaïlande , je suis étonné de voir comment les médias occidentaux ont couverts le conflit avec les chemises rouges. Ils était en train d'attaquer ouvertement l'armée mais étaient considérés comme des héros . J'aurais bien aimé savoir ce que cela allait donner si ils étaient à majorité musulmans , on aurait parlé d'Islamiste d'al qaida qui assiègent Bankok . C'est incroyable cette hypocrisie .

En tous cas , je vois que tu n'as pas pris la peine de lire l'article en entier. Je sais c'est long mais si c'est pour me sortir des bêtises comme Jug autant ne rien mettre. C'est un conseil hein et non un ordre. :cheesygrin:
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Re: Introduction au bouddhisme d’un point de vue islamique

Message non lu par spin »

MUSLIMAFRIQUE a écrit :J'ai beaucoup de mal avec votre parti pris , dans le lien que j'ai posté on précise que le bouddhisme à une époque du moins à su bénéficier statut de "religion du livre" .
Le résultat est pourtant là, et il est massif : le Bouddhisme a été éradiqué de l'Inde où il était majoritaire (la petite minorité actuelle est une réimplantation récente). Il a aussi été éradiqué d'Afghanistan (où il n'avait même pas de rivaux conséquents à part quelques polythéismes éradiqués de même), et d'Indonésie à quelques îles reculées près. Alors que l'Hindouisme et le Jaïnisme ont tiré (relativement !) leur épingle du jeu.

Pour la Thaïlande, une guérilla et une contre-guérilla ne sentent jamais bon quand on approche son nez, mais ces massacres sont en sus.

à+
De quel droit refuserions-nous de faire usage du plus grand don de Dieu ? N'est-ce pas un formidable blasphème que de croire contre la raison ? (Vivekananda)
https://daruc.fr/divers/islamp.htm
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