Question sur les traductions françaises du Coran
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abdelbouddha
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Re: comprendre le coran: le sens véritable du coran
cette thèse de niveaux de lecture différents du coran selon la qualité de la personne est métaphysiquement intéressante mais surtout elle permettrait de rendre l'islam compatible avec la modernité
si si, je dis bien...
en effet si l'on considère que l'inteprétation littérale des interdits ne s'adresse, à l'origine, qu'à des bédoins aussi ignares que violents, constatant que les populations ont infiniment évolué depuis les mentalités archaïques de la colonisation musulmane, on peut penser que désormais ces interdits n'ont plus raison d'être.
seul le sens caché demeurerait, celui d'une fusion de chaque intellect avec l'intellect supérieur, ange, archange, sphère supérieure, etc., jusqu'à dieu
ainsi compris, l'islam renouerais avec la tradition de la gnose antique, d'une spiritualité pronfonde, étrangère au domaine politique.
si si, je dis bien...
en effet si l'on considère que l'inteprétation littérale des interdits ne s'adresse, à l'origine, qu'à des bédoins aussi ignares que violents, constatant que les populations ont infiniment évolué depuis les mentalités archaïques de la colonisation musulmane, on peut penser que désormais ces interdits n'ont plus raison d'être.
seul le sens caché demeurerait, celui d'une fusion de chaque intellect avec l'intellect supérieur, ange, archange, sphère supérieure, etc., jusqu'à dieu
ainsi compris, l'islam renouerais avec la tradition de la gnose antique, d'une spiritualité pronfonde, étrangère au domaine politique.
Abdelbouddha
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Re: comprendre le coran: le sens véritable du coran
Tu touches ici au principal problème de l'islam.
Soit on prend l'idée qu'il faut le remettre dans son contexte et alors il faut TOUT revoir, y compris l'idée même d'un Dieu créateur de tout, l'idée d'un au-delà, toutes les idées en réalité !
Ou alors on prend ces écrits comme de réels diktats divins et qu'ils sont donc intemporels et alors aucune interprétation "moderne" n'est acceptable...
Ceux qui parlent de remettre dans le contexte le font à moitié en général.
Soit on prend l'idée qu'il faut le remettre dans son contexte et alors il faut TOUT revoir, y compris l'idée même d'un Dieu créateur de tout, l'idée d'un au-delà, toutes les idées en réalité !
Ou alors on prend ces écrits comme de réels diktats divins et qu'ils sont donc intemporels et alors aucune interprétation "moderne" n'est acceptable...
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Re: comprendre le coran: le sens véritable du coran
Le Coran n'a aucun sens à mes yeux. Il n'est que l'expression d'un esprit psychotique et narcissique, caractéristique principale de tout gourou qui se respecte.
" Je n'ai rien contre l'islam, parce que cette religion se charge elle-même d'instruire les hommes, en leur promettant le ciel s'ils combattent avec courage et se font tuer sur le champ de bataille."
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Maried
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Re: comprendre le coran: le sens véritable du coran
Bienvenue sur ce site islamla vous avez tout à fait raisonMacbeth a écrit :Le Coran n'a aucun sens à mes yeux. Il n'est que l'expression d'un esprit psychotique et narcissique, caractéristique principale de tout gourou qui se respecte.
et tant que ce boulet servira d'enseignement aux enfants du primaire
et du secondaire hors de doute qu'il y aura beaucoup de gens qui vont mourir
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abdelbouddha
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Re: comprendre le coran: le sens véritable du coran
certes, certes...
nonobstant l'interprétation ésothérique d'avicenne, prolongée par ibn rushd et la gnose soufi, est intéressante.
nonobstant l'interprétation ésothérique d'avicenne, prolongée par ibn rushd et la gnose soufi, est intéressante.
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Re: comprendre le coran: le sens véritable du coran
Bonjour,
Je ne connais pas bien Ibn Sina (Avicenne), mais si sa pensée est tellement éloignée de l'interprétation la plus classique du Coran, pourquoi ne pas centrer sur lui et intituler ce fil : "Comprendre Avicenne, le sens véritable d'Avicenne" ?
L'Avicennisme me rebute personnellement beaucoup moins (a priori et sous réserve de plus ample examen) que l'Islam !
à+
Je ne connais pas bien Ibn Sina (Avicenne), mais si sa pensée est tellement éloignée de l'interprétation la plus classique du Coran, pourquoi ne pas centrer sur lui et intituler ce fil : "Comprendre Avicenne, le sens véritable d'Avicenne" ?
à+
De quel droit refuserions-nous de faire usage du plus grand don de Dieu ? N'est-ce pas un formidable blasphème que de croire contre la raison ? (Vivekananda)
https://daruc.fr/divers/islamp.htm
https://bouquinsblog.blog4ever.com/blog ... ique_.html
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abdelbouddha
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Re: comprendre le coran: le sens véritable du coran
salut spin
pourquoi ne pas centrer sur lui et intituler ce fil : "Comprendre Avicenne, le sens véritable d'Avicenne" ?
car avicenne constitue la base de la métaphysique d'averroès et de tous les plus grands penseurs de l'islam ensuite
pourquoi ne pas centrer sur lui et intituler ce fil : "Comprendre Avicenne, le sens véritable d'Avicenne" ?
car avicenne constitue la base de la métaphysique d'averroès et de tous les plus grands penseurs de l'islam ensuite
Abdelbouddha
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Maried
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Re: comprendre le coran: le sens véritable du coran
J'ai lu quelque part qu'Averroès a écrit contre Avicenne
sur la philosophie d'Aristote dans un livre qui refute un théologien anti-philosphe
nommé Al Ghazali
sur la philosophie d'Aristote dans un livre qui refute un théologien anti-philosphe
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abdelbouddha
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Re: comprendre le coran: le sens véritable du coran
non, Averroès s'est appuyé sur Avicenne et Aristote contre l'ouvrage de Al Ghazali "l'incohérence de philosophes"
Al Ghazali est la référence sunnite, philosphiquement très faible
j'ai ouvert un post sur lui:
http://islamla.com/forums/spiritualites ... t4980.html
Al Ghazali est la référence sunnite, philosphiquement très faible
j'ai ouvert un post sur lui:
http://islamla.com/forums/spiritualites ... t4980.html
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zoubida
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Re: comprendre le coran: le sens véritable du coran
abdelbouddha a écrit :le sens véritable sens du coran
salâm mes frères
afin d'entreprendre une discussion fructueuse avec ceux qui veulent réfléchir sur le coran je propose une analyse de l'interprétation ésothérique que donne Avicenne.
Illustrissime penseur, croyant sincère, profond érudit maîtrisant autant l'arabe littéraire que le grec ou le latin il démontre que l'enfer, le paradis ne sont qu'images pour la populace et n'existent pas en réalité, mais surtout que l'immortalité de l'âme n'est pas acquise renouant avec certaines spiritualités antiques d'une grande profondeur.
je propose au mécréant mais aussi à tout fidèle ouvert au dialogue, de discuter de manière agumentée à partir de cette annalyse que j'avais écrite il y a quelque temps sur la philosophie musulmane.
Cette philosophie est fort intéressante, elle tente de faire la synthèse entre l'existence d'un monde céleste (équivalent au monde des idées de Platon éternel, incréé, parfait) , l'emboîtement des sphères dans le monde physique (cosmogonie aristotélicienne), la notion de mektoub (reprise du destin stoïcien) ainsi que des éléments de la physique d'Empédocle(théorie des quatre éléments), d'Anaxagore (le "Nous", repris par Avicenne sous le concept d'intelligence agente), et d'autres encore...
Je m'appuierai aujourd'hui sur le Livre de la délivrance. Kitâb al-Najat, ed. PUF, 2002. de Ibn Sînâ (Avicenne), qui avec Sohrarvradî, constituera le fond de la philosophie islamique.
Au début était Dieu, acte pur (Aristote) en ce sens que touts les puissances sont actualisées en lui, seul, immobile parfait, éternel, incréé, concept repris de l'Etre parménidien rebaptisé Allah.
Puis, par émanation de sa propre pensée, dans ce que les néoplatoniciens nommaient une causalité immatérielle, apparaît la première intelligence, sorte de cogito divin (excusez l'anachronisme) de Dieu qui se pense lui même.
Cette première intelligence, se contemplant à son tour elle même, crée la matière de la sphère des sphères, lui imprime un mouvement éternel, puis, se pensant à nouveau elle même, crée la seconde intelligence, lieu des étoiles, correspondant à la sphère des fixes de la cosmologie aristotélicienne.
De progression en progression on compte dix intelligences (sphère des sphères, sphère des fixes, sept sphères planétaires, sphère sublunaire du mode terrestre), chacune de ces sphères, moins parfaite que la sphère supérieure, est animée d'un désir de s'en rapprocher qui produit le mouvement et l'harmonie des sphères.
La dixième intelligence, ou intelligence agente, est à l'origine de l'apparition des âmes humaines: trop éloignée de la perfection originelle, de sa propre contemplation ne naît pas une autre intelligence céleste mais nos âmes humaines, fragments de pensées divines, à l'image de ces âmes dans le Phèdre de Platon qui, ne pouvant suivre les âmes divines dans leur révolution au bord du monde céleste, se froissent les ailes et chutent sur terre dans un corps. Au sens strict si nous sommes là, dans ce corps, pour Platon c'est déjà que nous sommes déchus, nous avons chuté dans un corps, idée reprise par l'islam mais aussi avant lui par le christianisme au travers du thème de la "chute" d'Adam et Eve
Notre but sur terre doit donc être de retrouver en nous l'émanation de l'intelligence supérieure, qui correspond dans l'islam aux anges, je rappelle que la croyance aux anges est un dogme fondamental de l'islam. Lorsque nous pensons la vérité, nous sommes DANS la vérité, nous nous joignons en ce qui pense en nous, et , de sphère en sphère, chaque âme, chaque intelligence dans son aspiration tente de se rapprocher du divin. les prophètes et les imams sont bien sûr ceux qui y parviennent le mieux.
je suis obligé de faire vite, je passe sur la différence entre anges et archanges, sur l'opposition acte puissance pour en venir à un point particulèrement intéressant: pour qui comprend bien les plus grands penseurs musulmans, l'immortalité de l'âme n'est pas acquise!
en effet, l'âme humaine ne devient immortelle QUE SI elle parvient à se joindre à l'intelligence agente, sinon, elle meurt avec le corps et disparait!!!!!!
C'est en approfondissant encore cette idée que le plus grand philosophe musulman, Ibn Rushd, affirmera que l'enfer et le paradis ne sont que des fables pour les enfants, mais que l'immense majorité des croyants étant incapable de comprendre les concepts en jeux, il faut le lui cacher!!!
Essayez donc d'expliquer l'opposition acte puissance ou l'idée de création continuée à une populace ignare pour la mettre sur le chemin du bien, bon courage! Non, mieux vaut leur raconter un truc débile mais qui fait bien peur du genre "Dieu écorchera les fornicateurs et leur peau repoussera tous les jours pour un suplice éternel" ça, ils comprennent, au besoin une petite main coupée dans ce bas monde et l'ordre règne.
C'est extraordinaire, il n'y a pas d'enfer, pas de paradis avec des rivières de vin et 70 vierges qui nous attendent, non, il y a soit disparition dans le néant de notre âme, soit disparition toujours mais par fusion dans le divin.
ainsi compris (par des esprits éclairés) et encadré dans une stricte laïcité, l'islam pourrait cesser d'être utilisé comme une idéologie totalitaire
(je propose au mécréant mais aussi à tout fidèle ouvert au dialogue, de discuter de manière agumentée à partir de cette annalyse que j'avais écrite il y a quelque temps sur la philosophie musulmane )
Tout d’abord je n’ai pas envie de lire tout ce que tu as avancé comme argumentation . Le mensonge et la tokya sont des pratiques connues de l’islam afin de répandre l’islam dans le monde et duper les esprits faibles ce que le coran désigne comme : ‘’ ceux qui ont un doute sur leur foi المؤلفة قلوبهم ‘’ .
Ce qui m’a encore découragé de lire et essayer d’analyser ce que tu as écrit , c’est que tu appelles ‘’ les mécréants ‘’ à lire et à débattre avec toi sur ce sujet la .
Mais qui es –tu pour traiter des gens de ‘’ mécréants ‘’ qui sont nés dans d’autres croyances , religions ,fois qui ont hérité par leurs familles depuis des siècles ?
parce qu’on ne croit pas qu’Allah est un dieu et son coran est la vérité absolue ,qu’on nous taxe de kouffar ? c’est immonde ! Ignoble ! Qu’un ‘’ dieu’’ qui se permet lui-même d’insulter ses créatures dans le coran en les divisant : croyants et non croyants et appelle au ‘’ Kitel القتال la guerre ‘’ pour sa cause !
Un dieu que traitre ses propres créatures de porcs et de singes et ceux qui se sont égarés et mécru etc etc , pour moi , c’est clair et net : Il n’est pas du tout un dieu !
Le jour où l’islam se réformera ,les versets haineux appelant au meurtre ,éradications des peuples mécréants seront enlevés définitivement du coran,, c’est là qu’il y aura un vrai dialogue avec l’islam et les musulmans ne feront la une des journaux .
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Maried
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Re: comprendre le coran: le sens véritable du coran
C'est utopique c'est imposible ça n'arrivera jamais ils sont même en train de grignoter la France
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Re: comprendre le coran: le sens véritable du coran
Oui très dommage j'espère que finalement LKM reviendra sur sa décision
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Maried
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Re: Erreurs grammaticales dans le Coran
Le site Web est introuvable, Mira aurait dû faire des copier coller
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Re: Erreurs grammaticales dans le Coran
voilà le même texte traduit en français
Les Musulmans affirment que le Coran n'est pas simplement un chef d'œuvre littéraire humain, mais un miracle littéraire divin. Cette affirmation ne correspond pas aux faits. Car le Coran que nous avons entre nos mains contient des erreurs grammaticales flagrantes que tous ceux qui parlent l'arabe peuvent constater.
La première erreur
En 5:69
"Ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Sabéens, et les Chrétiens, ceux parmi eux qui croient en Allah, au Jour Dernier et qui accomplissent les bonnes oeuvres, pas de crainte sur eux, et ils ne seront point affligés."
"Innal-ladhîna 'âmanoû wal-ladhîna hâdoû was-Sâbi'oûna wan-Nasârâ man 'âmana bilâhi wal-Yaoumil-'âkhiri wa 'amila sâli-hanfalâ khaou-foun 'alaï-him wa lâ houm yah-zanoûn."
Il y a une erreur grammaticale dans le verset ci-dessus. Le mot 'Sâbi'oûna' n'a pas été décliné correctement. Dans deux autres versets, le même mot, dans exactement la même situation grammaticale, a été décliné correctement.
2:62 "Innal-ladhîna 'âmanoû wal-ladhîna hâdoû wan-Nasârâ was-Sâbi'îna ..."
22:17 Innal-ladhîna 'âmanoû wal-ladhîna hâdoû was-Sâbi'îna wan-Nasârâ ..."
Vous constaterez que le mot était écrit 'Sâbi'oûna' en 5:69 mais 'Sâbi'îna' en 2:62 et 22:17. Dans les deux derniers versets, il a été décliné correctement parce que le mot 'inna' au début de la phrase appelle une déclinaison appelée 'nasb' (comme dans le cas de l'accusatif ou du subjonctif) et le 'î' est la marque du 'nasb'. Mais dans le mot 'Sâbi'oûna' en 5:59, il porte le 'oû' qui est la marque du 'raf'a' (comme dans le cas du nominatif ou de l'indicatif). C'est une faute de grammaire flagrante.
Ce changement de cas est similaire aux changements de nombre, personne et temps. Tous sont utilisés dans le Coran pour des raisons de rhétorique dans leurs contextes. C'est une caractéristique appelée 'iltifât', dont les exemples sont nombreux en arabe. Comment ces mesures rhétoriques sont utilisées dans le Coran a été couvert en détail dans le plus grand livre de sciences du Coran intitulé Al-Burhan par Zarkashi.
La deuxième erreur
En 4:162
"Mais ceux d'entre eux qui sont enracinés dans la connaissance, ainsi que les croyants, tous ont foi à ce qu'on a fait descendre sur toi et à ce qu'on a fait descendre avant toi. Et quant à ceux qui accomplissent la ç alât, paient la Zakât et croient en Allah et au Jour Dernier, ceux-là Nous leur donnerons une énorme récompense."
"Lâkinir-Râsi-khoûna fil-'ilmi minhoum wal-Mou'-minoûna you'-minoûna bi-maâ 'ounzila 'ilaïka wa maâ 'ounzila min-qablika wal-mouqîmîn as-Salâta wal mou'-toûnaz-Zakâta wal-Mou'-mi-noûna billâhi wal-Yawmil-'âkhir: 'ulaâ 'ika sanu'-tî-him 'ajran 'adhîmâ."
Le mot "mouquîmîn" devrait être "mouquimoûn". Le mot aurait dû être décliné selon la marque "raf'a" comme les autres noms dans la phrase. En effet, les deux noms qui le précèdent ("râsikhoûn" et "mou'minoûn") et le nom qui le succède ("moui'toûn") sont déclinés correctement. Certains ont affirmés que ce mot était décliné différemment afin de distinguer et de glorifier l'acte de prier, mais le savant Ibn al-Khatib dit que c'est une façon de penser idiote. ("al-Fourqan" by Mohammad M. 'abd al-Latif Ibn al-Katib, Dar al-Koutoub al-'elmiyah, Beyrouth, p.43). Une telle manière de raisonner défie toute logique. Pourquoi faire une distinction sur le mot prière qui est un pilier de la religion et pas la foi qui est le fondement et la racine de la religion ? De plus, est-ce que cette logique est applicable à l'erreur de déclinaison du verset précédent ? Doit-on conclure que les "Sabi'în" sont plus distingués que ceux qui sont croyants et appartiennent aux Peuples du Livre ? Et pourquoi seraient-ils plus distingués dans un verse que dans un autre comme nous l'avons vu ? Dieu est bien plus grand que cette logique idiote. Voilà encore une faute de grammaire flagrante.
Ce cas est le même que celui expliqué dans ma réponse à la première prétendue erreur.
La troisième erreur
En 20:63
"Ils dirent : "Voici deux magiciens..."
"Qâloû in hâdhâni la-sâhirâni ..."
Le mot "sâhirâni" aurait dû être "sâhiraïn". Le mot "sâhirâni" a été décliné incorrectement, parce que le mot au début de la phrase appelle une déclinaison appelée "nasb" (nominatif) et le son "ya" est le signe du "nasb". C'est la troisième erreur grammaticale.
Ceci est une autre figure rhétorique qui a été analysée en détail par les linguistes arabes. Par exemple, T. Hasan dans son livre " Al-lugha Al-'arabiyyah".
La quatrième erreur
En 2:177
"La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour Dernier, [...] de donner son bien, [...] pour délier les jougs [des esclaves], d'accomplir la ç alât et d'acquitter la Zakât. Et ceux qui remplissent leurs engagements [...], ceux qui sont endurants dans la misère, ..."
"Laïsal-birra 'an-touwalloû woujoûhakoum qibalal-Machriqi wal-Maghrib wa lâkinnal-birra man 'âmana billâhi wal-Yawmil-'âkhiri wal-malaâ-'ikati wal-Kitâbi wan-nabiyyîn: wa 'âtal-mâla 'alâ houbbihî zawilqourbâ wal-yatâmâ wal-masâkîna wabnas-sabîli was-saâ-'ilîna wa fir-riqâb: wa'aqâmas-çalâta wa 'âtaz-Zakâta; wal-moûfoûna bi'ahdihim 'idhâ 'âhadoû was-çâbirîna fil-ba'-saâ'i wazzarraâ-'i ..."
Dans le verset ci-dessus, on peut constater cinq erreurs grammaticales. Dans quatre d'entre elles, le mauvais temps a été utilisé, car la phrase commence au présent avec le verbe "touwalloû" alors que les autres verbes sont écrits au passé :
'âman aurait dû être tou'minoû;
'âta aurait dû être tou'toû;
'aqâma aurait dû être touqimoû;
'âta aurait dû être tou'toû.
Le traducteur a gardé le présent et les verbes "croire", "donner", "accomplir" et "acquitter" sont tous [sous-entendus] au présent [(par le verbe "...est de...") qui les précède.]
La cinquième erreur est la fausse déclinaison du mot "çâbirîna", il aurait dû être décliné "çâbiroûna" comme le mot "moûfoûna" qui le précède.
Le premier cas doit être au présent (par exemple en français on a la règle suivante : après le verbe aller, on a un verbe à l'infinitif : on dit "je vais manger", et pas "je vais mangeras" ou "j'allais mangeai". C'est une règle claire en français. Des règles similaires mais différentes du français, s'appliquent en arabe. Si on traduisait du français à l'arabe en gardant toujours les mêmes temps, sans tenir compte des règles de l'arabe, ce serait grammatiquement incorrect. Cette prétendue erreur démontre une méconnaissance de la grammaire arabe de base. Pour ce qui est de "sâbioûna" voir ma réponse à la première prétendue erreur.
La cinquième erreur
En 3:59
"Pour Allah, Jésus est comme Adam qu'Il créa de poussière, puis Il lui dit : "Sois" et il fut."
"Inna massala 'Isâ 'indal-lâhi ka-masali 'Adam; khalaqahoû min-tourâbin-soum-ma qâla lahoû koun fa-yakoûn."
Le verset ci-dessus, s'il était traduit mot à mot de l'arabe, donnerait : La similitude de Jésus avec Allah est comme la similitude d'Adam. Il le créa de poussière, puis Il lui dit : "Sois" et il est."
Le mot "yakoûn" ("est" in français) aurait dû être "kâna" ("était") en arabe pour être consistent avec le passé du verbe précédent "dit", comme cela a été corrigé par le traducteur. C'est la cinquième erreur.
C'est une figure grammaticale qui est identifiée en arabe par "Al-Hikaya" qui consiste à prendre un bloc et à le présenter comme il est sans en changer une partie, comme vous ne changeriez pas une partie d'une expression idiomatique pour s'accorder avec un genre, un nombre ou un temps. Par exemple, je pousse quelqu'un à bout, on me répondra "Ne pousse pas Mémé dans les orties". Cette personne n'est ni ma grand-mère, et il n'y a pas d'orties autour. Est-ce une erreur grammaticale de sa part ? Non - et je ne pourrais même pas changer l'expression en "...dans l' ortie".
La sixième erreur
En 21:3
"...et les injustes tiennent des conversations secrètes..."
"Lâhiyatan - qouloûbouhoum. Wa 'asarroun-najwalladhîn dhalamoû..."
Le mot "'asarrou" devrait être "'asarra". C'est une phrase verbale, et la règle pour une telle phrase, où le verbe vient avant le sujet (masculin), est que le verbe doit être à la troisième personne (au masculin) du singulier, si le sujet actif de la phrase verbale est présent dans la phrase. (La même règle s'applique aussi au féminin). Cependant, le verbe dans le verset ci-dessus, est au pluriel. Voir des exemples de cette règle dans les versets suivants : 3:52, 10:2, 16:27, 16:35, 3:42, 49:14.
Il y a des réponses tout aussi valables à ça :
1, On peut comprendre que "alladhîn dhalamoû" est mis en apposition au nom pluriel pour les condamner pour leur malice et déclarer que c'est leur malice qui les a menés à l'acte.
2, C'est une variation dialectale acceptée et reconnue en arabe classique, connue dans les textes de grammaire sous le nom de "loughat akalouni al-baraghith", où nous avons le pronom pluriel (pas singulier) suivit du sujet comme dans le verset ci-dessus. C'est un usage parfaitement acceptable de l'arabe classique.
La septième erreur
En 22:19
"Voici des clans adverses qui disputaient au sujet de leur Seigneur."
"hâzâni Khismani 'ikhtasamoû fi rabbihim ..."
En arabe, comme en français, les mots sont déclinés ou conjugués en accord avec le nombre. En français nous avons le singulier et le pluriel. Par exemple, "deux hommes" sera considéré pluriel. Mais en arabe, il y a trois nombres : singulier, duel, et pluriel. Ainsi en arabe, les verbes s'accordent en fonction du singulier, du duel ou du pluriel. Le verbe dans ce verset a été conjugué comme si le sujet était plus que deux. Mais le verset ne parle que de deux. Donc la règle du duel devrait être suivie et le verbe "'ikhtsamoû" aurait dû être "'ikhtasamâ". Voilà encore une faute.
Le duel se réfère à deux entités : les croyants et les incroyants et le pluriel fait référence à la pluralité du nombre des individus dans chaque camp. En français, on pourrait dire par exemple "Le gouvernement allemand veut bannir le bœuf anglais. Ils disent qu'il est dangereux." Le mot "gouvernement" est singulier et donc, on a "veut", et pluriel car le gouvernement contient plusieurs personnes, et donc on a "ils disent".
La huitième erreur
En 49:9
"Et si deux groupes de croyants se combattent, faites la conciliation entre eux."
"wa 'in-taâ-'ifatâni mi-nal-Mou'-minîn aq-tatalu fa-'aslihoû baïnahoumâ."
L'erreur dans ce verset est la même que dans le verset précédent. Le nombre est encore une fois duel, mais le verbe est conjugué comme si le sujet était pluriel. Le verbe "aq'tatalou" devrait être "aq-tatalata".
Même réponse que pour la prétendue erreur précédente.
La neuvième erreur
En 63:10
"..."Seigneur ! Si seulement Tu m'accordais un court délai : je ferais l'aumône et serais parmi les gens de bien."
"... Rabbi law laâ 'akhartaniî 'ilaâ 'ajalin-qarîbin-fa-'assaddaqa wa 'akoum-minas-çalihîn."
Le verbe "'akoun' est conjugué incorrectement, il devrait être "'akouna", c-à-d la dernière consonne devrait avoir la voyelle "a", au lieu de n'avoir aucun voyelle, parce que le verbe "'akoun" est au subjonctif. En effet, le verbe précédent ("'assaddaqa") est conjugué correctement au subjonctif. La raison en est qu'en arabe, le présent devient un subjonctif, s'il est précédé par certains mots (hourouf nasebah), l'un de ces mots étant le causatif "fa".
Premièrement , selon l'une des manières valables de lecture du Coran (l'une des sept lectures standard), on lit "akouna".
On peut lire de la manière ci-dessus, car c'est en conjonction avec le "mahall" de "'assaddaqa" qui est "jazm" dans le sens de "si vous me retardez, je donnerai en charité, et serai parmi les gens de bien." "'atf 'ala al-mahall" est une figure grammaticale arabe bien connue.
La dixième erreur
En 91:5
"Et par le ciel et Celui qui l'a construit!"
"was-samaâ-'i wa mâ ba-nâhâ."
Le mot "mâ" en arabe est utilisé pour l'impersonnel. Mais le sujet du verset ci-dessus est Dieu. Le mot qui devrait donc être utilisé est le mot arabe "man" (signifiant "celui qui"). Le traducteur a corrigé cette erreur et transformé le "mâ" (ce qui) en "Celui qui". Il corrige aussi les deux versets qui suivent :
"Et par la terre et Celui qui l'a étendue !". Q. 91:6.
"Et par l'âme et Celui qui l'a harmonieusement façonnée !" Q. 91:7.
Dans les traductions en anglais du Coran on trouve différentes versions. Yusuf Ali, par exemple, pour contourner le problème traduit le verset en question par : "Par le firmament et sa structure merveilleuse". Le sujet "Dieu" n'est donc par présent du tout. Il donne la raison à sa traduction dans une note de bas de page : "Le "mâ masdariya" en arabe, dans ce verset et les deux suivants rend mieux en anglais par des noms." Mais le mot "bana" dans "banaha" n'est pas un nom mais un verbe au passé et donc a été traduit correctement par deux autres traducteurs (Pickthall et Arberry), comme par le traducteur français. Le mot "mâ" aurait dû être "man" (c-à-d "celui") et dans ce contexte, traduit par "Celui" avec majuscule.
"mâ " dans ce verset n'est pas un pronom se référant à Dieu mais il est "masdariyya" c-à-d qu'il signifie "l'acte de [construire]..." et non pas "celui qui [l'a construit]". Yusuf Ali, l'un des traducteurs anglais, ayant été éduqué selon la tradition des madrasa, maîtrise mieux l'arabe que les deux autres traducteurs anglais.
La onzième erreur
En 41:11
"Il s'est ensuite adressé au ciel qui était alors fumée et lui dit, ainsi qu'à la terre : "Venez tous deux, bon gré, mal gré". Tous deux dirent : "Nous venons obéissants."
"... faqal laha wa lel-Arad 'itiya taw'ân aw karha qalata ataïna ta'i'în."
Ciel est terre en arabe sont des mots féminins, le mot traduit par "tous deux dirent" est en arabe, féminin et duel ("qalata") comme il se doit, mais l'adjectif traduit par "obéissants" en arabe est au masculin pluriel ("ta'i'în"), en contradiction avec la règle selon laquelle les adjectifs doivent s'accorder avec les noms en nombre et genre, et donc "ta'i'în" aurait dû être "ta'i'ataïn", la forme du duel féminin.
Il y a plusieurs ciels et terres. En arabe classique, ils peuvent être au masculin ou au féminin. Ce que vous mentionnez ici est une transformation qui eut lieu en arabe moderne. Vous serez surpris de savoir, par exemple, qu'en arabe classique, il est correct de dire "qâla an-nisa'" [verbe au masculin singulier pour un sujet féminin singulier] et "qâlat ar-rijâl" [verbe au féminin pour un sujet au masculin pluriel], alors que tous deux sont faux en arabe moderne. Voir également ma réponse à la septième prétendue erreur.
La douzième erreur
En 7:56
"...la miséricorde d'Allah est proche des bienfaisants."
"... inna rahmata Allahi qariboun min al-mouhsinîn."
Le verset ci-dessus est une proposition nominale. Dans une telle proposition, le prédicat doit s'accorder avec le sujet (rahmata) en genre. Le mot "qariboun" (signifiant "proche") est le prédicat de "rahmata Allahi" (la miséricorde d'Allah), et ils devraient s'accorder en genre. Mais ce n'est pas le cas dans le texte arabe. "Rahmata" est un mot féminin en arabe et le mot "qariboun" (qui est ici au masculin) devrait être "qaribah" (sa forme féminine).
Cette règle est suivie correctement dans d'autres verset coraniques, par exemple en 9:40, on peut lire : "Kalimatoul-llah hiya al-'oulya." Ici, "kalimat" et "hiya" sont tous deux féminins". Dire en revanche "Kalimato ul-llah houwa al-'a'la." ne serait pas correct. Aussi faux que dans le verset ci-dessus.
Une telle structure est bien connue en arabe, et "qariboun" sert comme adverbe plutôt que comme adjectif. C'est une autre simplification de l'arabe moderne. Utiliser la grammaire moderne arabe comme base revient au même que critiquer Molière ou Rabelais parce que leur grammaire diffère du français moderne !
Treizième erreur
En 7:160
"Nous les répartîmes en douze tribus."
"wa qata'nahoum 'ithnata 'ashrata asbatan."
Au lieu de "asbatan", on devrait lire "sebtan".
Dans le texte arabe, il est littéralement dit "douze tribus". C'est correct en français mais pas en arabe. En arabe, on doit dire "douze tribu", parce que tout nom dont le nombre va au-delà de dix doit être au singulier. Cette règle est observée correctement dans d'autres versets tels que 7:142, 2:60, 5:12, 9:36, 12:4.
Si Allah avait dit "douze tribu", Il l'aurait laissé au singulier. Mais Il parle des nombreux "asbat" à l'intérieur de chaque tribu. "asbatan" signifie "petits-fils" et pas "tribus", dans chaque tribu. Pour plus d'information, voir le tafsir de Zamakhshari. Il mentionne cette objection et y répond.
Les Musulmans affirment que le Coran n'est pas simplement un chef d'œuvre littéraire humain, mais un miracle littéraire divin. Cette affirmation ne correspond pas aux faits. Car le Coran que nous avons entre nos mains contient des erreurs grammaticales flagrantes que tous ceux qui parlent l'arabe peuvent constater.
La première erreur
En 5:69
"Ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Sabéens, et les Chrétiens, ceux parmi eux qui croient en Allah, au Jour Dernier et qui accomplissent les bonnes oeuvres, pas de crainte sur eux, et ils ne seront point affligés."
"Innal-ladhîna 'âmanoû wal-ladhîna hâdoû was-Sâbi'oûna wan-Nasârâ man 'âmana bilâhi wal-Yaoumil-'âkhiri wa 'amila sâli-hanfalâ khaou-foun 'alaï-him wa lâ houm yah-zanoûn."
Il y a une erreur grammaticale dans le verset ci-dessus. Le mot 'Sâbi'oûna' n'a pas été décliné correctement. Dans deux autres versets, le même mot, dans exactement la même situation grammaticale, a été décliné correctement.
2:62 "Innal-ladhîna 'âmanoû wal-ladhîna hâdoû wan-Nasârâ was-Sâbi'îna ..."
22:17 Innal-ladhîna 'âmanoû wal-ladhîna hâdoû was-Sâbi'îna wan-Nasârâ ..."
Vous constaterez que le mot était écrit 'Sâbi'oûna' en 5:69 mais 'Sâbi'îna' en 2:62 et 22:17. Dans les deux derniers versets, il a été décliné correctement parce que le mot 'inna' au début de la phrase appelle une déclinaison appelée 'nasb' (comme dans le cas de l'accusatif ou du subjonctif) et le 'î' est la marque du 'nasb'. Mais dans le mot 'Sâbi'oûna' en 5:59, il porte le 'oû' qui est la marque du 'raf'a' (comme dans le cas du nominatif ou de l'indicatif). C'est une faute de grammaire flagrante.
Ce changement de cas est similaire aux changements de nombre, personne et temps. Tous sont utilisés dans le Coran pour des raisons de rhétorique dans leurs contextes. C'est une caractéristique appelée 'iltifât', dont les exemples sont nombreux en arabe. Comment ces mesures rhétoriques sont utilisées dans le Coran a été couvert en détail dans le plus grand livre de sciences du Coran intitulé Al-Burhan par Zarkashi.
La deuxième erreur
En 4:162
"Mais ceux d'entre eux qui sont enracinés dans la connaissance, ainsi que les croyants, tous ont foi à ce qu'on a fait descendre sur toi et à ce qu'on a fait descendre avant toi. Et quant à ceux qui accomplissent la ç alât, paient la Zakât et croient en Allah et au Jour Dernier, ceux-là Nous leur donnerons une énorme récompense."
"Lâkinir-Râsi-khoûna fil-'ilmi minhoum wal-Mou'-minoûna you'-minoûna bi-maâ 'ounzila 'ilaïka wa maâ 'ounzila min-qablika wal-mouqîmîn as-Salâta wal mou'-toûnaz-Zakâta wal-Mou'-mi-noûna billâhi wal-Yawmil-'âkhir: 'ulaâ 'ika sanu'-tî-him 'ajran 'adhîmâ."
Le mot "mouquîmîn" devrait être "mouquimoûn". Le mot aurait dû être décliné selon la marque "raf'a" comme les autres noms dans la phrase. En effet, les deux noms qui le précèdent ("râsikhoûn" et "mou'minoûn") et le nom qui le succède ("moui'toûn") sont déclinés correctement. Certains ont affirmés que ce mot était décliné différemment afin de distinguer et de glorifier l'acte de prier, mais le savant Ibn al-Khatib dit que c'est une façon de penser idiote. ("al-Fourqan" by Mohammad M. 'abd al-Latif Ibn al-Katib, Dar al-Koutoub al-'elmiyah, Beyrouth, p.43). Une telle manière de raisonner défie toute logique. Pourquoi faire une distinction sur le mot prière qui est un pilier de la religion et pas la foi qui est le fondement et la racine de la religion ? De plus, est-ce que cette logique est applicable à l'erreur de déclinaison du verset précédent ? Doit-on conclure que les "Sabi'în" sont plus distingués que ceux qui sont croyants et appartiennent aux Peuples du Livre ? Et pourquoi seraient-ils plus distingués dans un verse que dans un autre comme nous l'avons vu ? Dieu est bien plus grand que cette logique idiote. Voilà encore une faute de grammaire flagrante.
Ce cas est le même que celui expliqué dans ma réponse à la première prétendue erreur.
La troisième erreur
En 20:63
"Ils dirent : "Voici deux magiciens..."
"Qâloû in hâdhâni la-sâhirâni ..."
Le mot "sâhirâni" aurait dû être "sâhiraïn". Le mot "sâhirâni" a été décliné incorrectement, parce que le mot au début de la phrase appelle une déclinaison appelée "nasb" (nominatif) et le son "ya" est le signe du "nasb". C'est la troisième erreur grammaticale.
Ceci est une autre figure rhétorique qui a été analysée en détail par les linguistes arabes. Par exemple, T. Hasan dans son livre " Al-lugha Al-'arabiyyah".
La quatrième erreur
En 2:177
"La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour Dernier, [...] de donner son bien, [...] pour délier les jougs [des esclaves], d'accomplir la ç alât et d'acquitter la Zakât. Et ceux qui remplissent leurs engagements [...], ceux qui sont endurants dans la misère, ..."
"Laïsal-birra 'an-touwalloû woujoûhakoum qibalal-Machriqi wal-Maghrib wa lâkinnal-birra man 'âmana billâhi wal-Yawmil-'âkhiri wal-malaâ-'ikati wal-Kitâbi wan-nabiyyîn: wa 'âtal-mâla 'alâ houbbihî zawilqourbâ wal-yatâmâ wal-masâkîna wabnas-sabîli was-saâ-'ilîna wa fir-riqâb: wa'aqâmas-çalâta wa 'âtaz-Zakâta; wal-moûfoûna bi'ahdihim 'idhâ 'âhadoû was-çâbirîna fil-ba'-saâ'i wazzarraâ-'i ..."
Dans le verset ci-dessus, on peut constater cinq erreurs grammaticales. Dans quatre d'entre elles, le mauvais temps a été utilisé, car la phrase commence au présent avec le verbe "touwalloû" alors que les autres verbes sont écrits au passé :
'âman aurait dû être tou'minoû;
'âta aurait dû être tou'toû;
'aqâma aurait dû être touqimoû;
'âta aurait dû être tou'toû.
Le traducteur a gardé le présent et les verbes "croire", "donner", "accomplir" et "acquitter" sont tous [sous-entendus] au présent [(par le verbe "...est de...") qui les précède.]
La cinquième erreur est la fausse déclinaison du mot "çâbirîna", il aurait dû être décliné "çâbiroûna" comme le mot "moûfoûna" qui le précède.
Le premier cas doit être au présent (par exemple en français on a la règle suivante : après le verbe aller, on a un verbe à l'infinitif : on dit "je vais manger", et pas "je vais mangeras" ou "j'allais mangeai". C'est une règle claire en français. Des règles similaires mais différentes du français, s'appliquent en arabe. Si on traduisait du français à l'arabe en gardant toujours les mêmes temps, sans tenir compte des règles de l'arabe, ce serait grammatiquement incorrect. Cette prétendue erreur démontre une méconnaissance de la grammaire arabe de base. Pour ce qui est de "sâbioûna" voir ma réponse à la première prétendue erreur.
La cinquième erreur
En 3:59
"Pour Allah, Jésus est comme Adam qu'Il créa de poussière, puis Il lui dit : "Sois" et il fut."
"Inna massala 'Isâ 'indal-lâhi ka-masali 'Adam; khalaqahoû min-tourâbin-soum-ma qâla lahoû koun fa-yakoûn."
Le verset ci-dessus, s'il était traduit mot à mot de l'arabe, donnerait : La similitude de Jésus avec Allah est comme la similitude d'Adam. Il le créa de poussière, puis Il lui dit : "Sois" et il est."
Le mot "yakoûn" ("est" in français) aurait dû être "kâna" ("était") en arabe pour être consistent avec le passé du verbe précédent "dit", comme cela a été corrigé par le traducteur. C'est la cinquième erreur.
C'est une figure grammaticale qui est identifiée en arabe par "Al-Hikaya" qui consiste à prendre un bloc et à le présenter comme il est sans en changer une partie, comme vous ne changeriez pas une partie d'une expression idiomatique pour s'accorder avec un genre, un nombre ou un temps. Par exemple, je pousse quelqu'un à bout, on me répondra "Ne pousse pas Mémé dans les orties". Cette personne n'est ni ma grand-mère, et il n'y a pas d'orties autour. Est-ce une erreur grammaticale de sa part ? Non - et je ne pourrais même pas changer l'expression en "...dans l' ortie".
La sixième erreur
En 21:3
"...et les injustes tiennent des conversations secrètes..."
"Lâhiyatan - qouloûbouhoum. Wa 'asarroun-najwalladhîn dhalamoû..."
Le mot "'asarrou" devrait être "'asarra". C'est une phrase verbale, et la règle pour une telle phrase, où le verbe vient avant le sujet (masculin), est que le verbe doit être à la troisième personne (au masculin) du singulier, si le sujet actif de la phrase verbale est présent dans la phrase. (La même règle s'applique aussi au féminin). Cependant, le verbe dans le verset ci-dessus, est au pluriel. Voir des exemples de cette règle dans les versets suivants : 3:52, 10:2, 16:27, 16:35, 3:42, 49:14.
Il y a des réponses tout aussi valables à ça :
1, On peut comprendre que "alladhîn dhalamoû" est mis en apposition au nom pluriel pour les condamner pour leur malice et déclarer que c'est leur malice qui les a menés à l'acte.
2, C'est une variation dialectale acceptée et reconnue en arabe classique, connue dans les textes de grammaire sous le nom de "loughat akalouni al-baraghith", où nous avons le pronom pluriel (pas singulier) suivit du sujet comme dans le verset ci-dessus. C'est un usage parfaitement acceptable de l'arabe classique.
La septième erreur
En 22:19
"Voici des clans adverses qui disputaient au sujet de leur Seigneur."
"hâzâni Khismani 'ikhtasamoû fi rabbihim ..."
En arabe, comme en français, les mots sont déclinés ou conjugués en accord avec le nombre. En français nous avons le singulier et le pluriel. Par exemple, "deux hommes" sera considéré pluriel. Mais en arabe, il y a trois nombres : singulier, duel, et pluriel. Ainsi en arabe, les verbes s'accordent en fonction du singulier, du duel ou du pluriel. Le verbe dans ce verset a été conjugué comme si le sujet était plus que deux. Mais le verset ne parle que de deux. Donc la règle du duel devrait être suivie et le verbe "'ikhtsamoû" aurait dû être "'ikhtasamâ". Voilà encore une faute.
Le duel se réfère à deux entités : les croyants et les incroyants et le pluriel fait référence à la pluralité du nombre des individus dans chaque camp. En français, on pourrait dire par exemple "Le gouvernement allemand veut bannir le bœuf anglais. Ils disent qu'il est dangereux." Le mot "gouvernement" est singulier et donc, on a "veut", et pluriel car le gouvernement contient plusieurs personnes, et donc on a "ils disent".
La huitième erreur
En 49:9
"Et si deux groupes de croyants se combattent, faites la conciliation entre eux."
"wa 'in-taâ-'ifatâni mi-nal-Mou'-minîn aq-tatalu fa-'aslihoû baïnahoumâ."
L'erreur dans ce verset est la même que dans le verset précédent. Le nombre est encore une fois duel, mais le verbe est conjugué comme si le sujet était pluriel. Le verbe "aq'tatalou" devrait être "aq-tatalata".
Même réponse que pour la prétendue erreur précédente.
La neuvième erreur
En 63:10
"..."Seigneur ! Si seulement Tu m'accordais un court délai : je ferais l'aumône et serais parmi les gens de bien."
"... Rabbi law laâ 'akhartaniî 'ilaâ 'ajalin-qarîbin-fa-'assaddaqa wa 'akoum-minas-çalihîn."
Le verbe "'akoun' est conjugué incorrectement, il devrait être "'akouna", c-à-d la dernière consonne devrait avoir la voyelle "a", au lieu de n'avoir aucun voyelle, parce que le verbe "'akoun" est au subjonctif. En effet, le verbe précédent ("'assaddaqa") est conjugué correctement au subjonctif. La raison en est qu'en arabe, le présent devient un subjonctif, s'il est précédé par certains mots (hourouf nasebah), l'un de ces mots étant le causatif "fa".
Premièrement , selon l'une des manières valables de lecture du Coran (l'une des sept lectures standard), on lit "akouna".
On peut lire de la manière ci-dessus, car c'est en conjonction avec le "mahall" de "'assaddaqa" qui est "jazm" dans le sens de "si vous me retardez, je donnerai en charité, et serai parmi les gens de bien." "'atf 'ala al-mahall" est une figure grammaticale arabe bien connue.
La dixième erreur
En 91:5
"Et par le ciel et Celui qui l'a construit!"
"was-samaâ-'i wa mâ ba-nâhâ."
Le mot "mâ" en arabe est utilisé pour l'impersonnel. Mais le sujet du verset ci-dessus est Dieu. Le mot qui devrait donc être utilisé est le mot arabe "man" (signifiant "celui qui"). Le traducteur a corrigé cette erreur et transformé le "mâ" (ce qui) en "Celui qui". Il corrige aussi les deux versets qui suivent :
"Et par la terre et Celui qui l'a étendue !". Q. 91:6.
"Et par l'âme et Celui qui l'a harmonieusement façonnée !" Q. 91:7.
Dans les traductions en anglais du Coran on trouve différentes versions. Yusuf Ali, par exemple, pour contourner le problème traduit le verset en question par : "Par le firmament et sa structure merveilleuse". Le sujet "Dieu" n'est donc par présent du tout. Il donne la raison à sa traduction dans une note de bas de page : "Le "mâ masdariya" en arabe, dans ce verset et les deux suivants rend mieux en anglais par des noms." Mais le mot "bana" dans "banaha" n'est pas un nom mais un verbe au passé et donc a été traduit correctement par deux autres traducteurs (Pickthall et Arberry), comme par le traducteur français. Le mot "mâ" aurait dû être "man" (c-à-d "celui") et dans ce contexte, traduit par "Celui" avec majuscule.
"mâ " dans ce verset n'est pas un pronom se référant à Dieu mais il est "masdariyya" c-à-d qu'il signifie "l'acte de [construire]..." et non pas "celui qui [l'a construit]". Yusuf Ali, l'un des traducteurs anglais, ayant été éduqué selon la tradition des madrasa, maîtrise mieux l'arabe que les deux autres traducteurs anglais.
La onzième erreur
En 41:11
"Il s'est ensuite adressé au ciel qui était alors fumée et lui dit, ainsi qu'à la terre : "Venez tous deux, bon gré, mal gré". Tous deux dirent : "Nous venons obéissants."
"... faqal laha wa lel-Arad 'itiya taw'ân aw karha qalata ataïna ta'i'în."
Ciel est terre en arabe sont des mots féminins, le mot traduit par "tous deux dirent" est en arabe, féminin et duel ("qalata") comme il se doit, mais l'adjectif traduit par "obéissants" en arabe est au masculin pluriel ("ta'i'în"), en contradiction avec la règle selon laquelle les adjectifs doivent s'accorder avec les noms en nombre et genre, et donc "ta'i'în" aurait dû être "ta'i'ataïn", la forme du duel féminin.
Il y a plusieurs ciels et terres. En arabe classique, ils peuvent être au masculin ou au féminin. Ce que vous mentionnez ici est une transformation qui eut lieu en arabe moderne. Vous serez surpris de savoir, par exemple, qu'en arabe classique, il est correct de dire "qâla an-nisa'" [verbe au masculin singulier pour un sujet féminin singulier] et "qâlat ar-rijâl" [verbe au féminin pour un sujet au masculin pluriel], alors que tous deux sont faux en arabe moderne. Voir également ma réponse à la septième prétendue erreur.
La douzième erreur
En 7:56
"...la miséricorde d'Allah est proche des bienfaisants."
"... inna rahmata Allahi qariboun min al-mouhsinîn."
Le verset ci-dessus est une proposition nominale. Dans une telle proposition, le prédicat doit s'accorder avec le sujet (rahmata) en genre. Le mot "qariboun" (signifiant "proche") est le prédicat de "rahmata Allahi" (la miséricorde d'Allah), et ils devraient s'accorder en genre. Mais ce n'est pas le cas dans le texte arabe. "Rahmata" est un mot féminin en arabe et le mot "qariboun" (qui est ici au masculin) devrait être "qaribah" (sa forme féminine).
Cette règle est suivie correctement dans d'autres verset coraniques, par exemple en 9:40, on peut lire : "Kalimatoul-llah hiya al-'oulya." Ici, "kalimat" et "hiya" sont tous deux féminins". Dire en revanche "Kalimato ul-llah houwa al-'a'la." ne serait pas correct. Aussi faux que dans le verset ci-dessus.
Une telle structure est bien connue en arabe, et "qariboun" sert comme adverbe plutôt que comme adjectif. C'est une autre simplification de l'arabe moderne. Utiliser la grammaire moderne arabe comme base revient au même que critiquer Molière ou Rabelais parce que leur grammaire diffère du français moderne !
Treizième erreur
En 7:160
"Nous les répartîmes en douze tribus."
"wa qata'nahoum 'ithnata 'ashrata asbatan."
Au lieu de "asbatan", on devrait lire "sebtan".
Dans le texte arabe, il est littéralement dit "douze tribus". C'est correct en français mais pas en arabe. En arabe, on doit dire "douze tribu", parce que tout nom dont le nombre va au-delà de dix doit être au singulier. Cette règle est observée correctement dans d'autres versets tels que 7:142, 2:60, 5:12, 9:36, 12:4.
Si Allah avait dit "douze tribu", Il l'aurait laissé au singulier. Mais Il parle des nombreux "asbat" à l'intérieur de chaque tribu. "asbatan" signifie "petits-fils" et pas "tribus", dans chaque tribu. Pour plus d'information, voir le tafsir de Zamakhshari. Il mentionne cette objection et y répond.