abdelbouddha qui cite le Stigmatiseur a écrit :
Restons aux arguments ad rem, je cite « Moi j'ai pas honte de dire que nous européens … sommes moins intelligent que les asiatiques "
C'est surtout un argument
pseudo-scientifique, par le fait que le concept d'intelligence est déjà difficile à définir pour n'être réduit qu'au QI (qui ne reflète qu'un aspect très limité de l'intelligence). D'autre part, le rôle de la culture, et de l'instruction, ainsi que celui des facteurs psychologiques (comme "la menace du stéréotype") sont non négligeables (cela influence et biaise la valeur du QI). Non, les Asiatiques ne sont pas plus intelligents que les Européens, qui eux ne sont pas plus intelligents que les autres non plus.
En ce qui concerne la notion de race, déjà, dans le monde animal, elle est très mal définie.
Wikipédia a écrit :
Cet extrait du Code international de nomenclature botanique montre bien la complexité et la progressivité des catégorisations nécessaires en biologie. Si la plupart des spécialistes s'accordent au niveau des espèces, savoir si une population montrant des caractères particuliers doit être une sous-espèce, une variété ou une forme, fait souvent débat. Les individus d'une sous-espèce restant toujours interféconds, on observe souvent à l'intérieur d'une espèce des populations en cours d'isolement, présentant parfois des différences morphologiques, parfois des différences écologiques (écotypes) sans nécessaire corrélation avec leur état de différenciation génétique.
Ces subdivisions sont donc assez hasardeuses et complexes ; il n'est pas rare de les voir remises en cause en fonction de l'importance plus ou moins grande donnée à un caractère discriminant. De plus, l'interfécondité permettant la reproduction croisée entre deux sous-espèces, le choix de classer un individu dans tel ou tel groupe peut être totalement arbitraire. Elles ne peuvent donc être définies sans ambiguïté qu'en cas de parfait isolement des deux sous-espèces : géographiquement, par exemple. Cela explique les réticences des biologistes face à la définition de "races humaines" qui reste donc encore sujet à débat entre scientifiques.
Alors, en ce qui concerne les "races humaines", c'est encore pire. Surtout aujourd'hui, où l'isolation géographique n'est plus de mise (peut-être que cela serait possible un jour, si jamais l'être humains va coloniser des planètes).
On avait autrefois classé les êtres humains racialement à partir des caractères physiques externes. Aujourd'hui, on se sert de la génétique, mais ce genre de classification ne résout pas les problèmes.
Les études de génétiques de populations ont montré que le patrimoine génétique ne corrèle pas toujours avec le physique, et que les variations au sein d'une population (on peut dire que c'est équivalent à "race" dans ce cas) sont parfois plus grande que celles entre populations différentes. C'est comme si ce ne sont que de très petites variations de génotypes qui donnent lieu à des variations phénotypiques énormes (en fait, il semble que ça soit le cas, cfr
http://fr.wikipedia.org/wiki/Race_humai ... C3.A9tique ).
En gros, il y a une différence entre race selon les distinctions de caractères physiques, et "races" selon les variations génétiques (il n'y a pas de correspondance univoque entre génotype et phénotype, comme on le dirait en jargon biologiste).
Enfin, il y a une grosse différence entre race et culture (la culture semble même être un facteur de différenciation plus importante que la biologie), mais j'ai l'impression que Le Pen utilise le concept de race avec autant de désinvolture que les "érudits" du XIXe siècle. Une belle ambiguité dont se servent les démagogues avec plaisir...