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yacoub
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Re: MAROC ET ISLAM

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  • Maroc : les islamistes au pouvoir débordés par la crise sociale


    Le gouvernement marocain que dirige, depuis le mois de janvier dernier, Abdelilah Bekirane, le secrétaire général du Parti islamiste de la justice et du développement (PJD), n’aura bénéficié que d’un bref état de grâce. Arrivé au pouvoir après une victoire sans bavure aux élections législatives de novembre 2011, le PJD fait aujourd’hui face à une crise sociale aiguë à laquelle il peine à trouver des solutions.

    La crise est accentuée par la sécheresse et une baisse de plus de 30% des recettes du tourisme. Pour corser le tout, selon un rapport de la Banque mondiale (BM) rendu public le 14 mai à Rabat, près de 30% des jeunes âgés de 15 à 29 ans sont au chômage.
    Autant dire qu’il s’agit là d’un véritable casse-tête pour la formation islamiste qui avait pourtant promis, il y a quelques mois encore, d’améliorer le quotidien des Marocains et de faire régner la justice sociale. Mais en l’absence de rentrées suffisantes de devises et en raison du ralentissement du secteur agricole qui se trouve être un important moteur de croissance au Maroc, le parti islamiste aura visiblement bien du mal à tenir parole. Pis encore, il risque même de se voir piégé.

    Près de cinq mois après son arrivée au pouvoir (le gouvernement Benkirane a été installé le 3 janvier 2012), le PJD découvre en effet à ses dépens les difficultés liées à la gouvernance et, surtout, la complexité des problèmes auxquels est confrontée la société marocaine.
    Pour dénoncer justement son incapacité à atténuer les contrecoups de la cherté de la vie et à apporter des réponses à la crise, des milliers de personnes (50 000 selon les organisateurs) ont manifesté, hier, à Casablanca, la plus grande ville de Maroc, à l’appel de la Confédération démocratique du travail (CDT) et de la Fédération démocratique du travail (FDT). Les trois autres centrales syndicales que compte le monde du travail – l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM) et de l’Union marocaine du travail (UMT) – n’ont pas participé à cette journée de protestation du fait que certains de leurs membres ont été cooptés par le nouveau gouvernement Benkirane.

    Benkirane piégé par la crise

    Cette manifestation, qui a surpris par son ampleur, est la plus importante contre le gouvernement. En réussissant leur démonstration de force, la CDT et la FDT prennent en quelque sorte le relais du Mouvement du 20 février qui s’est quelque peu essoufflé et prouvent qu’elles sont des partenaires incontournables dans tout dialogue social. Un dialogue que le gouvernement Benkirane tarde justement à ouvrir, alors que le pouvoir d’achat ne cesse de baisser. La décision de ces deux centrales de recourir à la rue s’explique en partie par le refus du gouvernement de répondre à leur appel au dialogue à propos de la hausse des salaires et de l’amélioration des conditions sociales des salariés.

    C’est ainsi que du rond-point de Dakar à celui de Mers Sultan, au cœur de la capitale économique marocaine, des milliers de manifestants ont sillonné les grandes artères de la ville en scandant des slogans hostiles au gouvernement. «Benkirane et Fouad Ali El Himma (un très proche conseiller du roi Mohammed VI, ndlr) deux faces d’une même monnaie», ont notamment crié les contestataires. Dans le cas où Benkirane et ses ministres continuent à faire la sourde oreille, ces deux centrales, que l’on présente comme étant proches de l’Union socialiste des forces populaires (USFP, opposition parlementaire) montrent ainsi qu’elles ont les moyens de pourrir la vie aux islamistes, et cela bien que leur parti détient la majorité au Parlement.

    Il est certain aussi que l’opposition marocaine tentera profiter de cette situation de bouillonnement social pour tenter de reconquérir leur électorat et de mettre des bâtons dans les roues du PJD afin de discréditer durablement ses chefs, qui sont venus au pouvoir dans des habits de sauveurs du Maroc.Et au vu du niveau de mécontentement de la rue, il est à prévoir que Abdelilah Benkirane gouvernera sous pression durant les prochains mois. Eu égard à la difficulté de la crise, son gouvernement risque même de se voir débordé. Le tout est de savoir, justement, combien de temps il résistera avant que le roi Mohammed VI ne décide de redistribuer les cartes.
    Zine Cherfaoui
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Re: MAROC ET ISLAM

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  • Maroc, Sahara, Ceuta, Melilla et frontière avec l'Algérie : Le dessous des cartes

    Le coup de théâtre égyptien auquel les Marocains ont eu droit laisse encore perplexe. Un candidat aux élections présidentielles en Egypte a monté une carte du Maroc avec sa partie sud portant le drapeau du Polisario. Cet incident est répété lorsqu’à Doha, les organisateurs d’un forum présentent la carte du royaume sans la Sahara. Ce n’est pas une première et les incidents de ce genre se sont multipliés ces dernières années. Tout ceci fait naitre des interrogations telles, pourquoi trouve-t-on des cartes du Maroc coupées en deux ? Le royaume a toujours revendiqué le Sahara, mais pourquoi le flou subsiste-t-il sur la délimitation de sa frontière Est ? Eléments de réponses.

    Le jeune écolier ou collégien marocain apprend à l’école que son pays compte seize provinces, dont trois sont situées dans le sud, dans la partie dite Sahara marocain ou plus connu internationalement par Sahara occidental. Seulement, au contact de l’extérieur (médias internationaux, internet,…), il est outragé, puisque la carte du Maroc est souvent présentée avec treize provinces. Erreur ? En tout cas, c’est ainsi que le prennent la plupart de ceux qui se « trompent ». Décembre 2008, la filiale marocaine du géant américain du fast-food, McDonald’s, ouvre le bal des « erreurs » en distribuant des jouets avec la carte du Maroc sans le Sahara. L’Association Sahara Marocain [ASM] se plaint, la filiale chérifienne s’excuse et rectifie le tir. Mars 2010, l’ASM révèle la même maladresse chez Nokia. La célèbre marque finlandaise de téléphone dote ses derniers modèles d’un service GPS contenant une carte du Maroc amputée du Sahara. L’ASM monte au créneau et exige des excuses publiques. Mais ça ne s’arrête pas là. Entre 2010 et 2011, Free et SFR proposent des appels illimités vers les lignes fixes de plus de 100 pays. Constat : sur la carte géographie illustrative, l’offre à destination du Maroc n’inclue pas le Sahara, alors que de nombreux MRE ont leurs familles à Dakhla, Laâyoune et Smara [sud du pays]. Yabiladi contacte SFR qui, par la suite, corrige son « erreur ».

    Décembre 2011, Bouygues Telecom s’attire les foudres des Marocains de France en publiant dans un spot une carte du royaume sans le Sahara. Sur sa page Facebook, l’opérateur français se justifie, écrivant que l’acte était « involontaire ». Le dernier faux pas en date est celui de Doha, auquel le gouvernement Benkirane a réagi, en exigeant un rectificatif. Chose faite immédiatement, accompagnée des excuses des autorités qataries. Deux jours plus tard, Abdallah Bakkali, membre de l’Istiqlal, révèle qu’un candidat à la présidentielle égyptienne a monté une carte du Maroc avec sa partie sud, le Sahara, portant le drapeau du Polisario [vidéo publiée le 16 mai]. Joint par le ministre des Affaires étrangères, Saad Eddine El Othmani, ledit candidat égyptien présente ses excuses.

    En somme, depuis 2008, c’est le même scénario. Erreur-excuse, erreur-excuse. Jusqu’à quand cela va-t-il durer ? Plusieurs entreprises commettent l’erreur de présenter géographiquement le royaume chérifien sans le Sahara. Cependant sur la carte officielle de l’Organisation des Nations Unies (ONU), le Sahara occidental est qualifiée d’« annexion ou occupation non reconnue par l’ONU ».

    La problématique est donc beaucoup plus profonde que ce qui parait. En dehors du Maroc, il est assez rare que les cartes du monde inclues le Sahara occidental au territoire marocain. Tout simplement parce que l'origine de ces cartes viennent de celle de l'ONU. Et la position de cette dernière est d’ores et déjà connue. L’instance internationale est favorable à l’auto-détermination du Sahara et l’a déjà clairement fait savoir. Mais, chose curieuse, Yabiladi a interrogé sur le sujet le porte-parole adjoint de Ban Ki Moon, Eduardo del Buey, et au bout de presqu'une semaine, les responsables politiques onusiens n’ont toujours pas fait de déclarations à ce sujet. La raison pourrait en être la tension qui règne actuellement entre le Maroc et l’ONU après que Rabat ait demandé le départ de l’émissaire de Ban Ki Moon, Christopher Ross, ce qui pourrait avoir une incidence sur le processus de résolution du conflit du Sahara. Ce, même si un remplaçant à M. Ross est déjà pressenti, Colin Powell. A New York, l’Espagne a signifié son désir de voir les négociations aboutir, car ce différend a « trop duré ». Le Maroc espère que le plan d'autonomie qu'il a proposé et qui a reçu un soutien affirmé de la France et des Etats-Unis pourrait à terme résoudre cet épineux problème.

    La frontière Est, le flou total

    Néanmoins, à l'est du Maroc une autre difficulté subsiste : le flou demeure quant à la délimitation de la frontière Est du Maroc. D’ailleurs, le célèbre journaliste algérien Chawki Amari le rappelait encore l’an dernier dans une chronique, publiée par Arte, en écrivant : « …entre l'Algérie et le Maroc, où la frontière entre les deux pays, toujours pas ratifiée, suit une longue vallée naturelle encadrée par de hautes montagnes. Vous avez dit frontières ? », s’interrogeait-il.

    « Le Maroc cherche à maintenir le statu quo au sujet des frontières avec l’Algérie, parce qu’il évite de mettre des pierres d’achoppement dans les relations », répond Mohamed Darif, politologue et sociologue marocain. Pour lui, le problème remonte à l’époque coloniale. « Quand le Maroc a obtenu son indépendance en 1956, l’Algérie était encore une colonie française. Les Français ont proposé au Maroc de délimiter les frontières, mais les Marocains avaient refusé parce que ça aurait été, pour eux, comme une colonisation de la France », raconte-t-il, précisant que le royaume attendait l’autonomie de son voisin algérien. Mais lorsque l’Algérie obtient son indépendance, le tracé des frontières n’est pas clair. Le Maroc revendique alors les territoires qui dépendaient jadis de sa souveraineté, notamment Tindouf et Béchar, mais l’Algérie s’y oppose, puisque des gisements de pétrole y avaient été découverts. Après « la guerre des sables où l’Algérie a reçu le soutien de l’égyptien Jamel Abdnasser, un défenseur du nationalisme arabe se positionnant contre les monarchies arabes, raconte le politologue, le royaume a voulu renforcer ses liens avec son voisin, mais depuis toutes les tentatives de rapprochement ont été un échec ».

    « Des voix se sont élevées prônant la nécessité d’évoquer ce problème de frontière entre le Maroc et l’Algérie. Mais les forces politiques sérieuses et la monarchie ne font rien de concret pour cela », affirme M. Darif. Plusieurs ministres marocains se sont déplacés en Algérie et vice-versa. A l’occasion, chacun d’eux a souligné la volonté de faire un pas en avant dans les relations bilatérales. La semaine dernière encore, le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, s’est exprimé à ce sujet. Lors de sa visite en Espagne, le premier ministre a clairement fait comprendre qu’il est pour la réouverture des frontières et que tout dépend de l’Algérie. Mohamed Darif n’entend pas les choses de cette oreille. « Ce sont des déclarations qu’il ne faut pas prendre au sérieux. C’est ma conviction. La priorité est accordée au Sahara, clame-t-il ». « Il y a au Maroc une sorte de réalisme. Dans cette ‘real politic’, on évite de mettre des pierres d’achoppement dans les relations. On l’a constaté, le Maroc ne parle jamais de ce qu’on appelle les frontières de l’Est », déplore le politologue.

    Les présides, n’en parlons plus

    Des dossiers comme ceux de la frontière Est qui laissent dans l’incertitude, il y en a d’autres. Ce qui induit en erreur pas mal d’institutions et entreprises. C’est le cas des présides espagnols, Sebta et Melilla, situées au nord du Maroc. En 2010, Google Maps a éveillé la colère du gouvernement espagnol en attribuant ces terres au Maroc, ainsi que plusieurs autres îles ou presqu'îles étant sous l’autorité du royaume ibérique.

    Interrogé en Espagne sur l’évolution du dossier Sebta et Melilla, M. Benkirane a déclaré : « À ce sujet, nous devons réfléchir. Ce n'est pas un problème que nous allons résoudre du jour au lendemain ». Pour Mohamed Darif, « cette déclaration ne vaut rien », affirme-t-il d’un air choqué. Même là encore, « on ne veut pas se précipiter », s’offusque le politologue qui revient sur la notion de « real politic » du Maroc qui, selon lui, ne fait que renforcer le statu quo sur les questions cruciales.

    Si la carte du Maroc est devenue l'objet d’une succession « d’erreurs » de la part des entreprises, n'est-ce pas tout simplement parce qu'elles ne savent sur quel pied danser ? En revendiquant le respect de la représentation géographique du pays, le gouvernement ne devrait-il pas aussi apporter des éclaircissements au sujet de sa frontière Est, ne serait-ce que pour la fierté des Marocains ? Depuis, le royaume multiplie les coopérations économiques avec ses partenaires algériens et espagnols sans aborder de manière franche ces questions qui taraudent les esprits depuis plusieurs années. Les intérêts économiques sont-ils prioritaires ?
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Re: MAROC ET ISLAM

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Re: Elections au Maroc

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Maroc -Venue d'homosexuels, starlettes et mannequins font scandale dans les mosquées. :lollol :lollol


Selon le site d'information E-Marrakech, ce sont «2.100 gays et lesbiennes qui viendront dans le cadre d’un voyage maritime estival, fouler le sol du royaume et arpenter les allées de la mosquée Hassan II à Casablanca».

Les organisateurs de cette croisière touristique promettent à leurs passagers des instants magiques à la plage, au marché de la médina de Casablanca et à la grande mosquée Hassan II, le plus grand édifice religieux musulman, après ceux de La Mecque et Médine. Il leur est proposé un petit détour par Marrakech, avant de lever l’ancre pour Cadix en Espagne.

«L’arrivée de 2.100 touristes gays dans la capitale économique du royaume chérifien a déclenché une vive polémique au Maroc, pays musulman dirigé par un Commandeur des croyants», commente pour sa part Demain qui rappelle la saillie récente du ministre de la Justice et des Libertés, l’islamiste Mustapha Ramid, qui avait qualifié Marrakech de «ville de pêchés».

Le journal arabophone Al Khabar s’étonne que l’Etat ait accordé son feu vert «à ces touristes d’un genre particulier (…) alors que l’homosexualité est un délit puni par la prison».

Et d’ajouter, non sans malice:

«Bien que l’homosexualité soit interdite par l’Islam, le pays du Commandeur des croyants est l’un des rares pays arabes qui peut s’enorgueillir d’avoir une association et un magazine pour les gays.»

L’Etat et la société marocaine sont profondément homophobes, Abdallah Taïa, premier écrivain marocain à avoir fait son coming out en a récemment fait les frais. Le tabou du sexe associé à des lieux de culte a d’ailleurs récemment provoqué d’autres polémiques.

Une starlette libanaise de la chanson arabe avait tout aussi «suscité l’indignation des Marocains», après le tournage d’un de ses clips sur l’esplanade de la même mosquée Hassan II de Casablanca . La chanteuse avait dû faire amende honorable pour éviter la curée et faire taire les critiques.

Dans un autre registre, la marque italienne de prêt-à-porter Fornarina avait récemment provoqué le même tollé, lorsque celle-ci avait organisé une séance photos de mode et tourné une vidéo promotionnelle avec ses mannequins, pour sa collection de vêtements pour femmes, dans un édifice à caractère religieux de Fès.

La polémique avait atteint des sommets lorsque la presse locale avait accusé Fornarina de faire «déhancher des filles presque nues devant des versets du Saint Coran gravés sur les frises murales de la mosquée Ben Youssef de Fès».

Le ministère des Affaires religieuses avait alors tenté de désamorcer la grogne:

«Les faits précités n'ont pas eu lieu dans la mosquée Ben Youssef, car et il serait aberrant de s'imaginer qu'une mosquée puisse abriter de telles pratiques, mais ont eu lieu dans une ancienne medersa (école coranique) qui en est proche», avait-il indiqué.

La marque italienne a dû, au final, retirer sa campagne publicitaire et faire un communiqué réitérant «son respect aux Marocains et à leurs croyances».

http://www.slateafrique.com/89029/les-m ... mannequins
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Re: Elections au Maroc

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Sur la querelle des libertés individuelles au Maroc

Le Journaliste Mokhtar Laghzioui est, depuis quelques jours, sous le coup d’une fatwa qui appelle à son assassinat, pour avoir défendu la liberté individuelle de tout un chacun de disposer de son corps ; ce qui, d’une part, suppose le droit légitime au plaisir sexuel entre partenaires libres et consentants et, d’autre part, ne signifie aucunement ni adultère, ni pornographie, comme nombre d’obscurantistes, détracteurs des libertés individuelles au Maroc, considèrent le thème de la sexualité hors mariage. Quant à la fatwa en question, elle émane d’un ténébreux Fqih dénommé Abdallah Naharai, originaire de la province de l’oriental marocain (Oujda) où il semblerait qu’il gagne sa vie à prodiguer des leçons de religion à une clientèle conservatrice, acquise aux thèses de l’Islam rétrograde qui prospère, de nos jours, sur le lit de l’inculture et de l’analphabétisme.
Il convient de souligner que la dite fatwa constitue une première en soi, car si les Marocains ont l’habitude d’entendre des fatwas farfelues comme celles légalisant la pédophilie (Maghraoui) ou la nécrophilie (Zemzami) [ii] ou, encore, celle autorisant l’utilisation des pilons de mortier ou des carottes en guise de sextoys (Zemzami) [iii], c’est la première fois que l’on entend au Maroc une fatwa qui appelle à la haine et au meurtre au nom de l’Islam. Cette fatwa qui, dans le registre de la charia musulmane, relève des dispositions de sa loi pénale [القصاص], a été émise par ce ténébreux charlatan qu’est Abdallah Naharai, comme s’il s’agissait, pour lui, de s’ériger en garant autoproclamé de la charia au «Maghrib islamique», se substituant, au passage, à un cadre juridique, plus moins moderne, déjà en vigueur au Maroc. D’ailleurs, le journal Al-Ahdat Al-Maghribya où officie Mokhtar Laghzioui, n’a pas tardé à déposer une plainte pénale contre Abdallah Nahari pour son appel à la violence meurtrière. Une enquête été ouverte, à cet effet, par le parquet de la ville d’Oujda, à l’encontre du fqih obscurantiste, pour «incitation à la violence».
Pour précision, le principe défendu par le journaliste, Mokhtar Laghzioui, s’il n’est pas proclamé dans la loi marocaine, est pourtant vécu et assumé comme tel par une grande partie des jeunes célibataires marocains, quant ils en ont les moyens ou quand il peuvent se le permettre. D’où la grande hypocrisie qui entoure l’article 490 du code pénal marocain qui prévoit une peine privative de liberté d’un mois à un an de prison pour toute relation sexuelle en dehors du mariage entre deux personnes adultes. Récemment, l’association marocaine des droits humains (AMDH) est montée au créneau pour appeler à l’abrogation de cette loi rétrograde, qui pose un sérieux problème, en ce sens qu’elle criminalise les relations de couples et qu’à ce titre, elle constitue une atteinte intolérable à la vie privée des individus.
Signe d’un grand malaise pour une société placée sous une double tutelle, d’une lecture rétrograde de Islam, d’un coté, et d’un régime politique où ce même Islam est religion d’état, de l’autre coté, une société frustrée où nombre de pathologies (harcèlement, violence faites aux femmes, viols, pédophilie, mariages forcés, etc.) s’y expriment comme autant de retours du refoulé, admis et acceptés à condition de rester tapis dans l’ombre. Or dès qu’il s’agit d’appeler ouvertement à l’abrogation de l’article 490 à la dépénalisation des relations sexuelles entre célibataires consentants, au nom du respect des libertés individuelles, c’est la levée du bouclier. Entre autres réactions, celle emblématique d’un autre théologien des ténèbres dénommé Ahmed Rissouni, qui expliquait, il n’y a pas longtemps [iv], que les libertés individuelles en général et la liberté sexuelle en particulier seraient une incitation à l’adultère, aux déviances sexuelles, à la pornographie incestueuse, à l’homosexualité et pire encore, ajoutait-il, aux relations sexuelles pendant les récréations, dans les jardins publics, sur les routes et dans les trains !
Il serait aisé de répondre à l’argumentaire fallacieux de ce théologien rétrograde en rappelant qu’il n’existe rien de pareil dans aucune des sociétés réputées démocratiques et respectueuses des libertés individuelles de leurs citoyens. En tout cas, personnellement, je n’ai rien vu du délirium de ce théologien rétrograde dans aucun des pays européens ou nord américain que j’ai visité. Partout où les principes de démocratie, des droits de l’homme et des libertés fondamentales sont respectées, je n’y ai vu que des sociétés apaisées, équilibrées, épanouies, libres, prospères et avancées dans tous les domaines des cultures et des savoirs, des sociétés où les relations sociales sont codifiées par des valeurs séculières de respect, de civilité et de politesse. En revanche, je n’ai jamais constaté un taux aussi élevé de tensions, d’agressivité ou de harcèlement à l’encontre des femmes, au mètre carré que dans des sociétés où l’Islam est la règle. Partout où l’Islam existe, je n’ai constaté que des nations sous-développées, culturellement arriérées, humainement frustrées, socialement névrosées; des sociétés où le crime dit d’honneur passe pour un acte honorable, où viols et violences à l’encontre des femmes y sont souvent pratiquées au nom de l’Islam; des sociétés, comme la notre, où les femmes violées risquent de subir la peine infâme d’épouser leurs violeurs conformément à la loi 475 du code pénale marocain, par ailleurs défendue bec et ongle par les Islamistes au pouvoir.
De là, à laisser entendre qu’il existerait une corrélation logique entre l’Islam d’une part et le sous-développement, les violences et les archaïsmes des sociétés arabes d’autre part, c’est une lecture par trop simpliste que je refuse de faire mienne. Et pour cause, d’autres paradigmes entrent en jeu : celui, notamment, du despotisme qui, à son tour, tire sa raison d’être de l’Islam, mais aussi celui relatif à la proportion importante d’incultes et d’analphabètes, dont les valeurs et la vision du monde étriqués permettent à des bonimenteurs comme M. Fizazi, M. Maghraoui, A. Nahari, A. Rissouni, A. Yassine, A. Zemzami et d’autres d’exister et de vendre leurs élucubrations d’un autre âge. Cela dit, comme je suis résolument optimiste, je reste convaincu que le chemin du bonheur, de la prospérité et du développement intellectuel et scientifique pour le Maroc, comme pour d’autres nations de culture musulmane, passe inévitablement par la séparation nette entre religion et état et, donc, par le choix d’une société de citoyens libres de toute tutelle, adultes et responsables de leurs actes, une société où les lois civiles protègent autant les individus que leurs libertés fondamentales, dont celle, entre autres, de créer, d’innover et d’apporter, ainsi, la juste contribution que requiert son appartenance au destin de l’humanité.
Karim R’Bati
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Re: MAROC ET ISLAM

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Bruits de bottes espagnoles
  • Iles Zafarines : Rabat réagit au débarquement de la garde civile espagnole


    Dix ans après la crise de l’îlot Leila, l’Espagne et le Maroc sont sur le point de connaître un nouveau conflit territorial. Cette fois, c’est le déploiement de la garde civile espagnole sur les Iles Zafarines, au large de Nador, que le Maroc revendique timidement, qui en est la cause.
    Les îles Zaffarines ou Chafarinas, en espagnol.

    Est-ce la fin de l’embellie des relations entre Madrid et Rabat ? Le ministre marocain des Affaires étrangères, Saâd Dine El Otmani, a convoqué, mercredi 11 juillet, l’ambassadeur espagnol à Rabat, Alberto Navarro, « pour lui demander les clarifications nécessaires au sujet des déclarations du ministre espagnol de l'Intérieur, Jorge Fernandez Diaz, concernant la situation de membres de la garde civile dans certaines Iles Zafarines », a indiqué, jeudi, le porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi.

    L'ambassadeur espagnol a réitéré, mercredi, la décision prise par son gouvernement de déployer, de façon permanente, à partir du 1er août, des éléments de la guarde civile espagnole sur les Iles Zafarines, sous occupation espagnole depuis 1848, non loin de Nador.

    « Lutte contre l’immigration »

    Cette opération est motivée, selon la version de Jorge Diaz, par des impératifs de « lutte contre l’immigration » et « le trafic de drogue ». Initialement, cette annonce a été faite par le ministre de l’Intérieur le lundi 9 juin lors de sa visite à Mélilia au cours de laquelle il a rendu un hommage au régiment des Chasseurs de Alcantara qui avait essuyé une cuisante défaite, 91 ans auparavant, à la bataille d’Anoual (21 juillet 1921) face aux troupes d'Abdelkrim El Khattabi.

    C’est ce même régiment que Mariano Rajoy décorait, le 1er juin, à titre posthume, de la Croix San Fernando, la plus haute distinction militaire en Espagne, sans susciter la moindre réaction de la part du gouvernement d'Abelilah Benkirane. La convocation de l’ambassadeur espagnol à Rabat a permis, au moins, à Saâd Dine El Otmani de corriger cette erreur. Selon les dires de Mustapha El Khalfi, le chef de la diplomatie marocaine « a également demandé au diplomate espagnol des clarifications au sujet d'autres déclarations et démarches inacceptables du ministre espagnol de l'intérieur se rapportant à la bataille d'Anoual ».

    « Présence temporaire au Jafarines »

    Le quotidien espagnol de droite, La Razon, donne aujourd'hui, vendredi, plus de détail sur cette convocation que des sources diplomatiques espagnoles qualifient, plutôt, de « réunion habituelle ». Alberto Navarro aurait expliqué à Saâd Dine El Otmani, selon la Razon, que la présence de la garde civile espagnole aux Iles Zafarines est « temporaire », ne dépassant pas « les trois mois », alors que Jorge Diaz parle de « déploiement permanent ». Les mêmes sources soutiennent que le chef de la diplomatie marocaine aurait été « convaincu » par les « arguments » d'Alberto Navarro, précisant au passage que cet épisode « n’est nullement un cas de conflit » et que la discussion entre les deux homme s’est déroulée dans un « cadre cordial ».

    Sur cette question, la partie espagnole évite par tous les moyens l’escalade verbale avec le Maroc. Les informations rapportées par la Razon sont, en cela, parfaitement en phase avec les propos du ministre espagnol de l’Intérieur, Jorge Diaz, à Mélilia, le 9 juillet : « le Maroc est un pays voisin et ami. Nous sommes alliés face à ces menaces [immigration et trafic de drogue, ndlr]. La coopération entre nous est fondamentale. »

    Le ton modéré utilisé par les Espagnols tranche avec la position belligérante adoptée, 10 ans auparavant, par le gouvernement Aznar, sur la crise de l’île Leila. C’était le 11 juillet 2002. Le déploiement de six gendarmes marocains sur ce bout de terre avait failli provoquer un affrontement armé entre Madrid et Rabat. Il a fallu onze jours d’intenses négociations et surtout une intervention directe de Colin Powell, alors secrétaire d'Etat américain, pour que les esprits se calment.
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Re: MAROC ET ISLAM

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  • Maroc : polémique autour de la dépénalisation des relations sexuelles hors mariage

    Depuis plusieurs semaines, l’Association marocaine des droits humains créé la polémique. Soutenue par les laïcs, l’AMDH demande l’abolition d’un article du code pénal condamnant toute relation sexuelle en dehors du mariage entre deux personnes adultes d’un mois à un an de prison.

    Moustafa Ramid, Ministre de la Justice et des Libertés


    Depuis plusieurs semaines, l’Association marocaine des droits humains créé la polémique. Soutenue par les laïcs, l’AMDH demande l’abolition d’un article du code pénal condamnant toute relation sexuelle en dehors du mariage entre deux personnes adultes d’un mois à un an de prison.
    Ces associations qui souhaitent autoriser la fornication

    C’est lors d’une table ronde tenue le 9 juin à Rabbat sous le thème des libertés et du rôle du mouvement des droits humains au Maroc que l’association a lancé son appel. A sa tête, Khadija Ryadi souhaite la dépénalisation des relations sexuelles hors mariage et de l’avortement. Elle souhaite que la loi pénalisant d’un mois à un an les relations sexuelles hors mariage entre deux adultes soit abolie.

    Cet appel est soutenu par les socialistes marocains ainsi que des journalistes dont Elmokhtar Laghziou qui a récemment fait parler de lui. Selon le quotidien Au Fait Maroc, il aurait déclaré être « favorable aux libertés individuelles, notamment sexuelles, y compris lorsqu’il s’agit de sa mère et de sa sœur ». Des propos très largement contestés par l’Imam Abdullah Nahary officiant à Oujda.
    Fermeté du gouvernement

    Le gouvernement, plusieurs fois interpellé par les socialistes et l’association marocaine des droits humains reste ferme et attaché au principe de chasteté. Moukri Abouzeid ancien député aujourd’hui membre dirigeant du PJD a déclaré sur le sujet :

    “Tout acte sexuel en dehors du mariage est considéré comme un acte de débauche, un crime. (…) Ces philosophies permissives qui sont nées en Europe ont-elle amélioré les relations sociales et familiales dans ce continent? Je ne le pense pas.”

    Lundi à l’occasion de la session des questions orales à la Chambre des représentants, le ministre de la Justice et des Libertés Mustapha Ramid a rejeté l’appel lancé par les promoteurs de la fornication et a indiqué la volonté du gouvernement de maintenir l’article 490 du code pénal criminalisant toute relation sexuelle entre homme et femme en dehors du mariage. Il a indiqué :

    « Nous n’acceptons pas la dépénalisation des relations sexuelles consentantes hors mariage, pour les personnes majeures, du fait qu’il s’agit de débauche qui attente aux principes de l’ordre public marocain, dont la religion constitue l’un des fondements. »

    La polémique est donc close pour le gouvernement Benkirane, une décision qui irritera certainement les promoteurs de la liberté sexuelle, de la débauche et du vice.
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Papayou
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Re: MAROC ET ISLAM

Message non lu par Papayou »

Mais alors moi y a un truc que je ne comprends pas dans les mariages de 5 à 7, je ne sais pas comment ça s'appelle, mais vous savez ces faux mariages faits pour du hum hum et après salut tout le monde, c'est comment ça se combine avec la virginité ? Comment est-ce qu'on peut promouvoir ces mariages qui ne ressemblent à rien juste à un coup tiré et le culte de la virginité des filles, comment ça se justifie ?
et si Dieu était un sous-chef et qu'il n'ait rien dit à son patron ? Gustave Parking

la liberté de culte c'est le droit qu'a chacun de prendre des décisions pour lui-même mais ça ne lui donne pas le droit d'utiliser son dogme pour contrôler les autres. Barry Lynn

Offended you are ? A shit I don't give !

tu as peur de notre savoir avoue le. Titine. 2013
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Re: MAROC ET ISLAM

Message non lu par Maried »

Je ne crois pas dans les pays musulmans qu'il y ait des 5 à 7 puisque la société est cloisonnée et que même les couples mariés ne marchent pas ensemble dans les rues
mais come ils sont entassés sur des appartements exigus il est possible que des cas incestueux sont multiples
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nexus
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Re: Elections au Maroc

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Les islamistes marocains se livrent à la guerre des plages décidément ils n'ont rien d'autre a foutre, puisque on vous le dit que l'islam est tolérant. :ghee:
C'est certainement des signes d'encouragement au tourisme ce genre d'attitudes. :ghee:



Le conflit couve sur les plages marocaines, opposant des partisans de la ligne dure islamiste et les autorités du royaume.
Par Mohamed Saadouni pour Magharebia à Casablanca le€“ 18/07/12

[Mohamed Saadouni] Les autorités empêchent des islamistes d'installer un campement sur une plage du nord du Maroc.
Les autorités marocaines sont intervenues, le 8 juillet, pour empêcher plus de 60 étudiants appartenant au groupe islamiste interdit Al Adl Wal Ihsane (Justice et Charité) d'installer un campement sur la plage de Terga située à 40 kilomètres de la ville de Tétouan, au nord du pays.

Les dirigeants du Parti pour la justice et le développement (PJD) au pouvoir ont déclaré que l'objectif poursuivi par Al Adl Wal Ihsane, en installant ces campements, était, plus qu'une occasion de loisir, une opportunité offerte de provoquer le gouvernement.

"Je ne suis pas favorable à un camp estival organisé par un groupe de nature sectaire, parce que ce type de camp peut être considéré comme une démarche provoquante, plus que comme la quête réelle pour eux d'un divertissement au cours des vacances d'été", a déclaré El Ali Hami El Din, dirigeant du PJD en réaction.

S'adressant à ce groupe interdit, Hami El Din a ajouté : "Je suis contre les camps comprenant seulement les partisans d'une tendance ou d'un groupe particulier, parce qu'il s'agit alors d'un campement de factions. Mais je demanderai en retour aux autorités de mettre la pression afin de rendre les plages irréprochables, conformément aux voeux des familles conservatrices".

En réponse à Hami El Din, Hassan Bennajeh, membre du secrétariat général du bureau politique d'Al Adl Wal Ihsane, a confié à Magharebia qu'il espérait que ces déclarations étaient un "lapsus". Bennajeh a ajouté : "Je rejette l'utilisation du terme sectaire".

Bennajeh a expliqué à Magharebia : "Les autorités sont intervenues violemment et ont interdit à un groupe issu des étudiants d'Al Adl Wal Ihsane de continuer à monter le campement qu'ils étaient en train d'installer dans la zone de Terga".

"L'intervention a fait un certain nombre de blessés parmi les étudiants et a créé une atmosphère de terreur, après que les portes des habitations qu'ils avaient louées eurent été brisés, que les étudiants en eurent été expulsés par la force, et furent contraints de reprendre la direction de leurs villes", a-t-il indiqué.

Le porte-parole officiel du groupe interdit, Fathallah Arsalan, a défendu le droit de ses membres à organiser son propre campement clos.

"Nous nous en tenons encore à notre droit de camper comme nous le voulons, comme la loi des associations et des mouvements nous le permet", a-t-il dit.

Al Adl Wal Ihsane n'a plus le droit d'organiser des campements depuis l'année 2000. Avant cette interdiction, le groupe attirait plus de 40 000 visiteurs par an pendant l'été. La plage de Sidi Bou Alnaim alors était divisée en deux parties, l'une réservée aux hommes, l'autre aux femmes, avec impossibilité de seulement s'entre-apercevoir. Cette organisation rigoureuse avait débordé les autorités qui avaient décidé d'interdire de tels campements, dont le nombre de visiteurs ne cessait toutefois d'augmenter d'une année sur l'autre.

Hamid Buras, habitant de Salé et qui a participé au dernier campement organisé par Al Adl Wal Ihsane, a expliqué à Magharebia qu'il ne comprenait pas "pourquoi l'Etat interdit les camps du groupe, qui cherchent à créer un environnement respectueux des familles conservatrices au cours des vacances d'été".

"Les campements organisés par le groupe respectent notre société islamique conservatrice, et nous, ainsi que nos enfants, avons le droit de profiter de la plage à l'écart des visions de nudité, de débauche et d'immoralité qui caractérisent, de nos jours, nos côtes marocaines", ajoute Buras.
Autre son de cloche chez Khalid Amar, un employé, qui estime que le groupe conservateur n'a aucunement le droit de contrôler les plages marocaines, ni de les livrer à l'usage exclusif de ses partisans et de ses membres.

"Celui qui veut des loisirs, qu'il emmène donc sa famille à la plage et personne ne l'en empêchera, mais monopoliser les plages en portant la barbe pour afficher sa force, je suis, dans ce cas là, favorable à l'intervention de l'Etat", ajoute-t-il.

Pour sa part, l'intellectuel islamique Abdel Bari Zamzami explique : " Les membres et les partisans du groupe n'ont pas le droit de monopoliser des zones balnéaires à leur seul usage, excluant ainsi toutes les autres créatures de Dieu".

"Et si le groupe décide d'organiser son camp estival en se rendant de force sur les plages publiques, de la même manière qu'il a réussi à le faire pendant des années, les autorités l'empêcheront en l'interdisant légalement et sans conflit possible", ajoute-t-il.

Mohamed Saadouni pour Magharebia à Casablanca le 18/07/12
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Re: MAROC ET ISLAM

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Re: MAROC ET ISLAM

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Re: MAROC ET ISLAM

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Re: MAROC ET ISLAM

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  • Maroc - S'inspirer de Darwin pour dénigrer l'Islam mène en prison


    Selon des sources policières citées par le site Hespress reprenant des informations parues sur le quotidien arabophone Assabah, un jeune marocain de 22 ans aurait été arrêté à son domicile casablancais pour avoir publié sur son mur Facebook «des images offensantes pour le prophète Mahomet».

    Le jeune Facebooker d’extraction sociale modeste est accusé d’avoir posté «des photo-montages montrant le prophète de l’Islam sous les traits d’un singe, d’un bélier et d’un âne» rapporte Hespress.

    D’autres sources avancent que les images incriminées dont un Coran en flamme étaient retouchées sur le logiciel Photoshop puis mises en ligne à partir d’un cybercafé de Sidi Moumen un des quartiers les plus défavorisés de la capitale marocaine, célèbre pour avoir abrité dans ses bidonvilles les kamikazes islamistes auteurs des attentats suicides contre des lieux touristiques et de la communauté juive en 2003.

    Dans son rapport préliminaire, la police de Casablanca a conclu que le jeune homme avait commis son forfait parce qu’il «était fortement influencé par les écrits de Darwin (…) et qu’il avait reconnu son athéisme».

    Selon le site Achekayn, la police a saisi l’ordinateur portable de l’internaute après avoir découvert d’autres «pièces à conviction: des extraits tirés de Wikipedia d’écrits mettant en doute le message prophétique de Mahomet».

    Mustapha Ramid, le ministre islamiste de la Justice et des Libertés, connu pour ses positions ultra-conservatrices suit personnellement le cours de l’enquête. Il a ordonné au Parquet de Casablanca la mise en détention du prévenu et de compulser toutes ses messageries électroniques et ses pages ouvertes sur les réseaux sociaux.

    Dernière chose qui intrigue au plus haut point les autorités marocaines: la découverte d’échanges entre le ‘Facebooker darwiniste’ et des «groupes de personnes localisés dans des pays du Golfe qui l’ont encouragé et aidé financièrement en lui transférant d’importantes sommes d’argent».

    Selon le site régional Guercif 24, le prévenu aurait accompagné «les images attentatoires au prophète de commentaires offensants sur ce qu’il appelle la vérité sur l’islam».
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Re: MAROC ET ISLAM

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Islamisme. Yassine, vu par Ramadan

Tariq Ramadan a récemment publié, sur son site officiel, un texte à la mémoire de cheikh Abdeslam Yassine. L’islamologue suisse y célèbre le courage et la cohérence d’un homme “imposant le respect”, dont “l’appel à réformer le pays est toujours d’actualité”. Ramadan rappelle toutefois qu’il “était parfois difficile de composer avec certains de ses partisans qui versaient dans une idéalisation excessive (…) une attitude dangereuse et contraire à l’essence des enseignements spirituels”, conclut Ramadan.

http://www.tariqramadan.com/
Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice.
George Orwell.
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