Je crois que la meilleur approche est d'avoir un peu les deux types discours par differentes personnes. Le rôle des rentre-dedans est de provoquer, attirer l'attention des masses sous opium islamique. Si les critiques sont trop "soft" ils resteront lettre morte. Wafa Sultan a réussi à focaliser une attention considérable avec juste 15min d'intervention sur Al jazeera. Elle a amené pas mal de débats au sein même de la communauté musulmane. Des personnes comme elles sont rares car il faut un courage fou pour oser critiquer l'islam.Je ne pense pas que pousser les musulmans dans leurs retranchements soit une bonne idée. Au contraire, ceci risque d'avoir un effet inverse, nombreux seront ceux qui vont rejoindre les rangs de l’intégrisme Avec ce genre de méthode.
En effet comme tu le démontres très bien à travers ton argumentation, tu confonds l'islam et les musulmans, association préféré des intégristes... Tu rentres dans leur jeu comme un bébé cherche a téter sa mère...
Il s'agit d'utiliser d’être dur avec le dogme et doux avec les croyants, ce afin de montrer que islam et musulmans sont dissociables, que critiquer la religion ne signifie pas insulter les croyants de cette religion.
Ça passe a mon sens par une totale liberté d'expression vis a vis de la religion mais vers un comportement ouvert et tolérant envers les musulmans. Toujours essayer d’être juste, et ne pas discriminer une personne simplement parce qu'elle est musulmane.
D'un autre cote, une fois l'electrochoc délivré et le débat ouvert, il faudra aussi des personnes qui ont un message plus consensuel qui pourront "parler" au musulmans modérés et leur dire qu'on veut les aider à sortir de la prison mentale dans laquelle ils vivent. Dans aucun cas on on les "hait".
AUTOCRITIQUE, un mot absent du dictionnaire de l'islam. C'est tout le drame d'une civilisation que ne se remet JAMAIS en question. Condamné à l'immobilisme ... non la paralysie.Alors les croyants s'apercevront que la croyance et le croyant sont deux entités différentes et alors cela les poussera a l'autocritique de leur propre dogme...
C'est surement un défi important que de faire cette distinction entre musulmans et islam. Personnelement mes parents sont musulmans, ma soeur, mon frère, la plupart de mes amis sont tous musulmans, je les aime énormement mais je deteste l'islam. Comment expliquer cela. C'est comme une maladie, un microbe ou un virus qui touche tout le monde. Tu desteste la maladie, mais tu adore les malades. Il faut pouvoir trouver les mots pour le dire.C'est que les arabo-musulmans se sentent "mal aimés", moi même quand j'étais pratiquante, et qu'on me faisait remarquer les appels à la violence de certains prêches ou les incidents survenus à la Mecque en plein pèlerinage, j'avais tellement honte et je ne comprenais pas pourquoi les gens ne voyaient de l'islam que ce côté là... donc, pour éviter aux musulmans de tomber dans l'intégrisme, je pense qu'il faut surtout leur montrer, et sincèrement, qu'ils ne sont pas détestés, qu'il ne s'agit pas d'islamophobie, mais bien de bataille contre l'idéologie islamiste.
D'un autre coté, il faudra pousser les musulmans à comprendre pourquoi ils ont autant de mal à vivre avec les "autres". Les juifs se sont propagés partout à la surface du globe depuis des millénaires, ils ont presque toujours vécu en bonne intelligence avec les peuples qui les accueillaient. Quand on contemple la carte du monde aujourd'hui, on voit des conflits sur toutes les zones de contact entre l'islam et les autres civilisations. La pseudo guerre du Kashmire entre Inde et Pakistan , en Chine les "Ouighours" se sont confronté au pouvoir central, en Russie on se rappelle de la guerre Tchetchène, en Europe les tensions dans les cités, aux états unis avec le 11 septembre, en Afrique ( Nigéria) entre musulmans et chrétiens.
Il faut pouvoir expliquer que ce n'est pas un hasard qu'ils sont plus ou moins détestés. il faut respecter les autres si on veut qu'ils nous respectent. L'autocritique et la remise en question encore une fois. ça sera un message difficile à faire avaler.



