Plus christique que le peuple hébreu, tu meurs !

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Innana
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Re: Plus christique que le peuple hébreu, tu meurs !

Message non lu par Innana »

Elementaire a écrit :Les juifs auraient mis a mort leur roi ? Allons allons, ça ne tient pas debout !

C'est de l'ironie !
C'est aussi en rapport avec le fait que Jésus est de la maison de DAVID!


INRI est l'acronyme, dit titulus crucis, de l'expression latine Iesvs Nazarenvs, Rex Ivdæorvm « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs ».
Sources évangéliques

Cet acronyme qui reprend le verset de l'Évangile selon Jean (cf plus bas) apparaît à une date indéterminée. Sa première trace archéologique date du IVe siècle avec l'inscription conservée à Rome, à la basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem. Le titulus crucis reprend pour l'Église catholique l'inscription qui se trouvait sur la croix de Jésus, dans sa formulation en Latin. Les Églises orthodoxes reprennent l'acronyme INBI pour les Grecs et INЦI pour ceux des Slaves qui écrivent en cyrillique. Elle figure sur quasiment toutes les représentations de la Crucifixion.

La phrase sur le titulus aurait été inscrite par les Romains sur la croix de Crucifixion de Jésus de Nazareth, condamné à mort par le préfet1 de Judée Ponce Pilate (voir Passion du Christ).

Ce titulus se base sur la version de l'Évangile selon Jean2 : « Pilate fit graver une inscription, qu'il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue : Jésus le Nazaréen, roi des Juifs ». Auparavant, elle était « Roi des Juifs » dans l'Évangile selon Marc3, puis « Jésus roi des Juifs » dans l'Évangile selon Matthieu4 et « Celui-ci est le roi des Juifs » dans l'Évangile selon Luc5. L’Évangile attribué à Jean précise que l'inscription était en trois langues : en hébreu, en grec et en latin. Les initiales INRI correspondent à la formule de l'évangile selon Jean écrite en Latin. Ce même évangile est le seul à mentionner que cette inscription fut critiquée : Les principaux sacrificateurs des Juifs dirent à Pilate : « N'écris pas : Roi des Juifs. Mais écris qu'il a dit : Je suis le roi des Juifs. » Pilate répondit : « Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit. »6

Cet écriteau ne représentait dès lors que le simple acte d'accusation ou motif de condamnation de Jésus, exécuté en tant que criminel politique, d'où sa sentence sur la croix.

Le texte raconte que, par cette phrase, les Romains voulaient railler celui qui se proclamait le Messie. Ils l'ont couronné à leur manière, avec une couronne d'épines.

Plusieurs écrits de Pères de l'Église ainsi que les évangiles synoptiques indiquent dans plusieurs passages que Jésus serait le descendant direct du roi David, et qu'ainsi l'expression « roi des juifs » désignerait sans ironie l'hérédité de Jésus. L'évangile selon Jean, dont une des premières couches de rédaction est probablement très proches des Samaritains [réf. nécessaire] insiste sur sa qualité de « fils de Joseph », en référence aux prédictions qui parlaient de la venue de deux Messies successifs, le premier « le Messie fils de Joseph qui serait vaincu à Jérusalem » et le second « fils de David » qui serait vainqueur. Plusieurs généalogies de Jésus que l'on retrouve dans les écrits de pères de l'église et dans les évangiles de l'enfance ajoutés [réf. nécessaire] au début des Évangiles de saint Matthieu7 et de saint Luc8 cherchent à démontrer que Joseph descendrait du roi David. Toutefois la plupart de ces généalogies semblent incompatibles entre-elles9 et tous les efforts pour les harmoniser ont échoué. Par ailleurs, Jésus tout comme son cousin Jean le Baptiste, aurait aussi été d'ascendance royale par sa mère.

Cet ensemble d'éléments semble montrer que Jésus a été considéré comme pouvant prétendre à la royauté par au moins certains mouvements juifs
"La liberté, c'est la liberté de dire que 2 et 2 font 4. Lorsque cela est accordé, le reste suit." George Orwell, 1984

DOM JUAN: Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.
TARTUFFE :Couvrez ce sein que je ne saurais voir:
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
DORINE:Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vos sens fait grande impression!
Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte:
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte,
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas
Toujours Molière ! :
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Angelotin
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Re: Plus christique que le peuple hébreu, tu meurs !

Message non lu par Angelotin »

Sa première trace archéologique date du IVe siècle avec l'inscription conservée à Rome
je suis d'accord avec toi. Le codex vaticanus et le codex sinaïticus datent du milieu du IVe siècle.

Le codex vaticanus est le plus ancien manuscrit complet conservé de l’Ancien et une grande partie du Nouveau Testament. Jalousement conservé par les autorités vaticanes et inaccessible même aux exégètes les plus éminents, il faut attendre 1809 pour qu’il soit exposé à Paris, au temps de Pie VII, et Pie IX.

Le Codex Sinaiticus est un manuscrit complet du Nouveau Testament datant du IVe siècle.
Cet ouvrage est l'un des deux plus anciens manuscrits reprenant l'ensemble du canon biblique tel que nous le connaissons actuellement.
Les paléographes sont unanimes pour dater ce manuscrit du IVe siècle. Il ne peut pas avoir été écrit avant 325 parce qu'il contient les canons de concordances. Il ne peut pas non plus avoir été écrit après 360 à cause de certaines références aux Pères de l'Église dans la marge.
Cet ensemble d'éléments semble montrer que Jésus a été considéré comme pouvant prétendre à la royauté par au moins certains mouvements juifs
Il est donc possible que les phrases sur l'écriteau (en hebreux, grec, et latin) et quelques textes annexes, furent rajouté au IV siècles pour nous faire croire que Jésus puisse être considéré comme roi rejeté des juifs de la maison de David et innocenter par la même occasion les romains pour l'acceptation de la foi chrétienne.

Je sais cela fait tomber bien des certitudes d’intégrités supposé des écrits évangéliques actuellement lut.
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Re: Plus christique que le peuple hébreu, tu meurs !

Message non lu par yacoub »

Dans le cadre des Amitiés Judéo-Chrétiennes, le rabbin Yeshaya Dalsace livre un très intéressante conférence sur ce que lui évoque en tant que juif la lecture des évangiles:

A écouter
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Re: Plus christique que le peuple hébreu, tu meurs !

Message non lu par yacoub »

  • Origine du terme " Hébreu" :

    Le nom "Hébreu" est donné pour la première fois à Abram afin de le distinguer de ses voisins, les Amorites (Gn 14:13). Ces textes (références: Gn 39:13,14,17; 41:12; Ex 1:16; 1Sam 4:6,9; Gn 40:15; Ex 1:19; 2:7; Yonas(Jonas) 1:9; Gn 43:32; Ex 1:15; 2:11-13; 1Sam 13:3-7.) soulignent que le terme "Hébreu" était déjà familier aux Égyptiens du XVIIIe siècle av. n.è. Cela semble indiquer qu'Abraham, Isaac et Jacob étaient déjà bien connus sur une grande étendue, de sorte que l'appellatif "Hébreu" était devenu facile à reconnaître. Quelque six siècles plus tard, les Philistins désignaient encore les Israélites par le nom" Hébreux ". À l'époque du roi Saül, "Hébreux" et "Israël" étaient des termes équivalents (1Sam 13:3-7; 14:11; 29:3). Le livre de Jérémie (VIIe siècle av. n. è.) montre que le terme "Hébreu" était à l'époque l'équivalent de "Juif" (Jr 34:8,9,13,14). Plus tard, les auteurs grecs et romains ignorèrent le mot "Israélites" et parlèrent plutôt d'"Hébreux" ou de "Juifs".
Source

HISTORIQUE DU TEXTE MASSORÉTIQUE HÉBREU

http://www.dailymotion.com/video/x43emy_les-manuscrits-de-la-mer-morte-1-su_tech
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