T'habite dans les banlieux Dexter ????? ça va pas être facile de detester les musulmans et les arabes et vivre près de chez euxdexter a écrit :Ya bcp d'ignard en banlieu c'est tout.ho-parleur a écrit : tu as visionné l'enquête qui montre la progression fulgurante de la pratique de l'islam en France ?
Ayaan Hirsi Ali déchue de sa nationalité néerlandaise
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torabora
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Re: Re : Ayaan Hirsi Ali ....
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mystic
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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
Il a dû se faire défoncer la gueule par un arabe un jour c'est pour ça qu'il les déteste ou bien il a dû tourner dans une cave, je sais pas mais quelque chose à dû se passer pour avoir autant de haine
Mon site internet : http://zad-almouslim.org/
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dexter
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Re: Re : Ayaan Hirsi Ali ....
"chez eux" c'est en France si ils sont francais, les banlieux ca apartien encore au peuple francais, c'est pas un département de l'algérie.torabora a écrit :T'habite dans les banlieux Dexter ????? ça va pas être facile de detester les musulmans et les arabes et vivre près de chez euxdexter a écrit :Ya bcp d'ignard en banlieu c'est tout.ho-parleur a écrit : tu as visionné l'enquête qui montre la progression fulgurante de la pratique de l'islam en France ?![]()
!!!!
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torabora
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Re: Re : Ayaan Hirsi Ali ....
dexter a écrit :"chez eux" c'est en France si ils sont francais, les banlieux ca apartien encore au peuple francais, c'est pas un département de l'algérie.torabora a écrit :T'habite dans les banlieux Dexter ????? ça va pas être facile de detester les musulmans et les arabes et vivre près de chez euxdexter a écrit :Ya bcp d'ignard en banlieu c'est tout.ho-parleur a écrit : tu as visionné l'enquête qui montre la progression fulgurante de la pratique de l'islam en France ?![]()
!!!!
Loool ! encore une fois Dexter dérappe
Ok je sors
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dexter
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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
C'est toi qui a dit "pres de chez eux".
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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
L’Europe pour Ayaan (Caroline Fourest)
Des voix, dont je fais partie, réclament depuis un moment un geste symbolique de la France en faveur de Ayaan Hirsi Ali. Menacée de mort pour avoir écrit le scénario de Soumission, un court-métrage contre les violences sexistes imposées au nom de la religion musulmane réalisé par Theo Van Gogh, assassiné depuis, elle vit désormais aux USA, où le gouvernement hollandais refuse de continuer à payer pour sa protection.
Le 22 octobre, dans Libération, des intellectuels de droite comme de gauche ont demandé au président de lui accorder la citoyenneté honorifique*. L’Elysée n’a donné aucune suite officielle. D’après nos sources, Rama Yade, secrétaire aux droits de l’homme, aurait bien volontiers répondu à l’appel. Mais un conseiller haut placé aurait jugé que « ce n’était pas le moment ». Loi sur l’immigration limitant le droit d’asile (y compris pour des femmes comme Ayaan), affaire de l’Arche de Zoé et propos maladroit du président sur l’Afrique, ou simple réflexe de real politik ? Allez savoir...
Heureusement, la gauche n’est pas totalement morte et bouge encore. Benoît Hamon, député européen et ancien porte-parole du Parti Socialiste, a saisi ma proposition et vient de demander aux parlementaires européens de financer la protection de Ayaan Hirsi Ali. Au nom de l’article 6 de la Chartre des droits fondamentaux. Laquelle prévoit que «toute personne a droit à la liberté et à la sûreté ». Mais aussi d’une certaine conception de l’Europe, refuge des « valeurs de la démocratie et de l'État de droit », où « l'intégrisme religieux, dès lors qu'il menace de mort quiconque ose critiquer les symboles ou l’idéologie d’une religion, menace directement les libertés individuelles ».
Parrainée également par Harlem Désir (Socialiste, France), Véronique de Keyser (Socialiste, Belgique) et Ana Gomes (Socialiste, Portugal), cette question écrite a été déposée lundi 26 novembre. Ses partisans ont jusqu’au 15 mars pour convaincre la majorité des parlementaires européens (393 députés) de la signer, pour Ayaan, et pour l’Europe.
Caroline Fourest
Des voix, dont je fais partie, réclament depuis un moment un geste symbolique de la France en faveur de Ayaan Hirsi Ali. Menacée de mort pour avoir écrit le scénario de Soumission, un court-métrage contre les violences sexistes imposées au nom de la religion musulmane réalisé par Theo Van Gogh, assassiné depuis, elle vit désormais aux USA, où le gouvernement hollandais refuse de continuer à payer pour sa protection.
Le 22 octobre, dans Libération, des intellectuels de droite comme de gauche ont demandé au président de lui accorder la citoyenneté honorifique*. L’Elysée n’a donné aucune suite officielle. D’après nos sources, Rama Yade, secrétaire aux droits de l’homme, aurait bien volontiers répondu à l’appel. Mais un conseiller haut placé aurait jugé que « ce n’était pas le moment ». Loi sur l’immigration limitant le droit d’asile (y compris pour des femmes comme Ayaan), affaire de l’Arche de Zoé et propos maladroit du président sur l’Afrique, ou simple réflexe de real politik ? Allez savoir...
Heureusement, la gauche n’est pas totalement morte et bouge encore. Benoît Hamon, député européen et ancien porte-parole du Parti Socialiste, a saisi ma proposition et vient de demander aux parlementaires européens de financer la protection de Ayaan Hirsi Ali. Au nom de l’article 6 de la Chartre des droits fondamentaux. Laquelle prévoit que «toute personne a droit à la liberté et à la sûreté ». Mais aussi d’une certaine conception de l’Europe, refuge des « valeurs de la démocratie et de l'État de droit », où « l'intégrisme religieux, dès lors qu'il menace de mort quiconque ose critiquer les symboles ou l’idéologie d’une religion, menace directement les libertés individuelles ».
Parrainée également par Harlem Désir (Socialiste, France), Véronique de Keyser (Socialiste, Belgique) et Ana Gomes (Socialiste, Portugal), cette question écrite a été déposée lundi 26 novembre. Ses partisans ont jusqu’au 15 mars pour convaincre la majorité des parlementaires européens (393 députés) de la signer, pour Ayaan, et pour l’Europe.
Caroline Fourest

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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
Tous autour d'Ayaan Hirsi Ali le 10 février à Paris Avec Ayaan Hirsi Ali, Protégeons la liberté de penser Le 10 février, à Paris, se tiendra un grand meeting de soutien autour de Ayaan Hirsi Ali. Menacée de mort pour avoir écrit le scénario du film « Soumission », ayant côuté la vie au réalisateur Théo Van Gogh, cette ancienne députée des Pays-Bas d’origine somalienne n’est plus libre de ses mouvements. Les menaces, ajoutées aux insultes pour avoir osé « offenser » l’Islam, l’ont conduite à se réfugier aux Etats-Unis. En vertu de quoi, le gouvernement des Pays-Bas refuse de continuer à financer sa protection. L’Europe est en train de perdre l’une des plus courageuses dissidentes de l’islamisme. À l’initiative de Benoît Hamon et trois autres députés socialistes, près de soixante-dix députés européens ont signé une question écrite souhaitant que l’Union européenne finance la protection d’Ayaan, « considérant que l'UE est fondée sur les valeurs de la démocratie et de l'Etat de droit, et que l'intégrisme religieux, dés lors qu'il menace de mort quiconque ose critiquer les symboles ou l’idéologie d’une religion, menace directement les libertés individuelles fondamentales ». Il faudrait la majorité du parlement pour obtenir ce premier acte fort de l’Union européenne contre l’intégrisme. Le gouvernement français, qui prend la présidence de l’Union européenne en juillet, peut y contribuer de manière décisive. Il peut aussi choisir de lui accorder la nationalité française et donc la protéger. Tout dépend de notre mobilisation. POUR VOIR LA CAMPAGNE DE PROCHOIX "L'EUROPE POUR AYAAN" : http://www.prochoix.org/cgi/blog/index. ... -hirsi-ali Le Meeting aura lieu le 10 février à 20 H à l’Ecole normale supérieure (annexe, amphi Jules Ferry), 29 rue d’Ulm 75005 (venir dès 19h en raison du dispositif de sécurité) La soirée est organisée par : La Revue ProChoix, La Règle du Jeu, Libération, Sos Racisme et Charlie Hebdo En présence de Darina al-Joundi Pascal Bruckner Monique Canto-Sperber Caroline Fourest Benoît Hamon Laurent Joffrin Julia Kristeva Bernard-Henri Lévy Dominique Sopo Philippe Val Ségolène Royal Rama Yade Et bien sûr Ayaan Hirsi Ali

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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
En danger de mort, Ayaan Hirsi Ali réclame la nationalité française
Photo Reuters
Une réunion de soutien a été organisée dimanche en faveur de l'ancienne députée néerlandaise, d'origine somalienne et menacée pour ses critiques envers l'islamisme.
AFP
LIBERATION.FR : dimanche 10 février 2008
Symbole de la laïcité et de la liberté de pensée pour ses partisans, provocatrice selon ses détracteurs, l’ex-députée néerlandaise d’origine somalienne, Ayaan Hirsi Ali, a entamé à Paris une visite pour demander l’aide et la protection des Européens.
Des intellectuels français et plusieurs organes de presse ont organisé une réunion publique de solidarité dimanche pour attirer l’attention sur la situation de l’ex-députée d’origine somalienne, qui doit aussi se rendre à Bruxelles pour rencontrer des députés européens. «Je n’attendais rien. Mais avec le soutien que m’apportent, depuis des mois maintenant des intellectuels français, j’espère obtenir la naturalisation française parce que, sur le plan de la sécurité, ma situation personnelle est devenue de plus en plus périlleuse», a déclaré Ayaan Hirsi Ali au Journal du Dimanche.
Née en Somalie en 1969, excisée à 5 ans, exilée avec sa famille au Kenya, Ayaan Hirsi Ali, réfugiée aux Pays-Bas en 1992 pour fuir un mariage forcé, elle obtient l’asile politique puis la nationalité néerlandaise cinq ans plus tard, avant d’être élue députée du parti libéral (VVD, droite) en 2002.
Un parcours emblématique retracé par Libération dans son édition de jeudi. Edifiant.
Sauvons-la !
Par SABINE CESSOU
Libération
07 février 2008
EXTRAIT «Sa sécurité est une question politique aux Pays-Bas. En 2004, face à une agitation anti-islam sans précédent, les services secrets l’ont exfiltrée aux Etats-Unis, pendant deux mois. En 2006, ses voisins à La Haye ont remporté un procès qui l’a contrainte à déménager à cause des «nuisances» provoquées par sa présence. Accusée en avril 2006 d’avoir menti sur son statut pour mieux obtenir l’asile politique aux Pays-Bas, elle a été brusquement lâchée par sa famille politique. La ministre de l’Intégration Rita Verdonk a retiré son passeport à sa camarade du parti libéral»... > Lisez la suite
Les soutiens français de Ayaan Hirsi Ali, notamment le philosophe Bernard-Henri Lévy et l’écrivain d’origine iranienne Chahdortt Djavann, avaient stigmatisé en octobre «la lâcheté inacceptable» du gouvernement néerlandais, demandant à Paris d’accorder une citoyenneté honorifique à l’ex-députée.
Menacée de mort depuis sa participation à un film sur les femmes et l’islam dont le réalisateur, Theo Van Gogh, a été assassiné en 2004, Ayaan Hirsi Ali vit depuis plusieurs années sous protection policière. Elle est installée depuis mai 2006 aux Etats-Unis. Mais le gouvernement néerlandais a cessé en novembre de financer sa sécurité. «Pour le moment, Ayaan assure sa protection en levant des fonds privés, mais la protection des esprits libres relève des Etats, non du privé», estime la journaliste Caroline Fourest, l’une des organisatrices de la mobilisation.
http://www.liberation.fr/actualite/monde/309186.FR.php
© Libération
Photo Reuters
Une réunion de soutien a été organisée dimanche en faveur de l'ancienne députée néerlandaise, d'origine somalienne et menacée pour ses critiques envers l'islamisme.
AFP
LIBERATION.FR : dimanche 10 février 2008
Symbole de la laïcité et de la liberté de pensée pour ses partisans, provocatrice selon ses détracteurs, l’ex-députée néerlandaise d’origine somalienne, Ayaan Hirsi Ali, a entamé à Paris une visite pour demander l’aide et la protection des Européens.
Des intellectuels français et plusieurs organes de presse ont organisé une réunion publique de solidarité dimanche pour attirer l’attention sur la situation de l’ex-députée d’origine somalienne, qui doit aussi se rendre à Bruxelles pour rencontrer des députés européens. «Je n’attendais rien. Mais avec le soutien que m’apportent, depuis des mois maintenant des intellectuels français, j’espère obtenir la naturalisation française parce que, sur le plan de la sécurité, ma situation personnelle est devenue de plus en plus périlleuse», a déclaré Ayaan Hirsi Ali au Journal du Dimanche.
Née en Somalie en 1969, excisée à 5 ans, exilée avec sa famille au Kenya, Ayaan Hirsi Ali, réfugiée aux Pays-Bas en 1992 pour fuir un mariage forcé, elle obtient l’asile politique puis la nationalité néerlandaise cinq ans plus tard, avant d’être élue députée du parti libéral (VVD, droite) en 2002.
Un parcours emblématique retracé par Libération dans son édition de jeudi. Edifiant.
Sauvons-la !
Par SABINE CESSOU
Libération
07 février 2008
EXTRAIT «Sa sécurité est une question politique aux Pays-Bas. En 2004, face à une agitation anti-islam sans précédent, les services secrets l’ont exfiltrée aux Etats-Unis, pendant deux mois. En 2006, ses voisins à La Haye ont remporté un procès qui l’a contrainte à déménager à cause des «nuisances» provoquées par sa présence. Accusée en avril 2006 d’avoir menti sur son statut pour mieux obtenir l’asile politique aux Pays-Bas, elle a été brusquement lâchée par sa famille politique. La ministre de l’Intégration Rita Verdonk a retiré son passeport à sa camarade du parti libéral»... > Lisez la suite
Les soutiens français de Ayaan Hirsi Ali, notamment le philosophe Bernard-Henri Lévy et l’écrivain d’origine iranienne Chahdortt Djavann, avaient stigmatisé en octobre «la lâcheté inacceptable» du gouvernement néerlandais, demandant à Paris d’accorder une citoyenneté honorifique à l’ex-députée.
Menacée de mort depuis sa participation à un film sur les femmes et l’islam dont le réalisateur, Theo Van Gogh, a été assassiné en 2004, Ayaan Hirsi Ali vit depuis plusieurs années sous protection policière. Elle est installée depuis mai 2006 aux Etats-Unis. Mais le gouvernement néerlandais a cessé en novembre de financer sa sécurité. «Pour le moment, Ayaan assure sa protection en levant des fonds privés, mais la protection des esprits libres relève des Etats, non du privé», estime la journaliste Caroline Fourest, l’une des organisatrices de la mobilisation.
http://www.liberation.fr/actualite/monde/309186.FR.php
© Libération

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lorie
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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
Yacoub ... ton sujet est magnifique et en plus il colle à l'air du forum actuellement ... il faudrait qu'il soit lu et surtout compris par nos z'amis les muzzz de ce forum ...
Mais quand on connait la réalité des femmes dans l'islam je ne pense pas que les choses changeront encore ...
Mais quand on connait la réalité des femmes dans l'islam je ne pense pas que les choses changeront encore ...
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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
Merci, Lorie, je suis aussi pessimiste sur le sort des femmes.
BHL : "Sarkozy peut naturaliser Ayaan Hirsi Ali"
Le philosophe explique à nouvelobs.com pourquoi il organise un meeting, dimanche soir à Paris, pour Ayaan Hirsi Ali, cette ancienne députée des Pays-Bas sous le coup d'une fatwa pour avoir critiqué l'islam.
Pourquoi ce meeting (1) ?
- Parce je crois que nous avons un devoir de solidarité avec ceux qui se battent, face à l’islamisme radical, pour les valeurs de tolérance, de liberté et de laïcité. Souvenez-vous de ce que nous faisions, avec Sartre et Foucault, pour les dissidents soviétiques. Souvenez-vous des mobilisations, des chaînes de solidarité, en faveur de Sakharov et des autres. Eh bien Ayaan, c’est comme Sakharov. Il faut, autour d’elle et de celles et ceux qui mènent le même combat qu’elle, une chaîne de solidarité du type de celles que nous formions autour de Sakharov. Le combat commence ici. Aujourd'hui.
Ayaan Hirsi Ali est-elle toujours menacée de mort ?
- Oui. Plus que jamais. Et le scandale des scandales c’est que l’administration des Pays-Bas, qui n’en est pas à une vilénie près, vient de lui retirer sa protection rapprochée lorsqu’elle quitte le territoire hollandais. C’est cette décision qui, pour Philippe Val, Dominique Sopo, Caroline Fourest, moi-même, a été le vrai déclencheur: il faut protéger Ayaan; il est impensable qu’une femme condamnée à mort parce qu’elle défend nos valeurs (elle dit elle-même, explicitement, qu’elle défend les valeurs de la laïcité à la française) soit livrée, sans défense, à ceux qui veulent la tuer.
La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade, doit participer à la manifestation de dimanche. Qu'attendez-vous, qu'attendent les organisateurs du meeting, de l'Etat français ?
- La plupart d’entre nous n’avons pas voté pour Nicolas Sarkozy. Mais nous avons entendu la promesse qu’il a faite, pendant sa campagne, quand il a dit: "moi Président, plus une femme au monde ne sera persécutée, martyrisée, sans trouver en France asile, soutien et espoir". Non seulement nous avons entendu cet engagement, mais nous l’avons pris au sérieux. Et même au pied de la lettre. S’il veut, il peut. Il peut même agir très vite. Et sa ministre, Rama Yade, le lui a d’ailleurs rappelé dans un article récemment paru dans Le Monde. Il peut quoi, au juste ? Lui donner asile, d’abord. Mais surtout, et c’est ce que nous demandons, lui donner la nationalité française. Ne serait-il pas paradoxal que cette femme, cette grande dame, cette incarnation des valeurs de l’Europe et, je le répète, de la France, soit contrainte de s’exiler aux Etats-Unis ?
Interview de Bernard-Henri Lévy par Julie Coste
(le vendredi 8 février 2008)
(1) Le meeting a lieu dimanche 10 février à 20h00 à l’Ecole normale supérieure (annexe, amphi Jules Ferry), 29 rue d’Ulm 75005 (venir dès 19h en raison du dispositif de sécurité)
BHL : "Sarkozy peut naturaliser Ayaan Hirsi Ali"
Le philosophe explique à nouvelobs.com pourquoi il organise un meeting, dimanche soir à Paris, pour Ayaan Hirsi Ali, cette ancienne députée des Pays-Bas sous le coup d'une fatwa pour avoir critiqué l'islam.
Pourquoi ce meeting (1) ?
- Parce je crois que nous avons un devoir de solidarité avec ceux qui se battent, face à l’islamisme radical, pour les valeurs de tolérance, de liberté et de laïcité. Souvenez-vous de ce que nous faisions, avec Sartre et Foucault, pour les dissidents soviétiques. Souvenez-vous des mobilisations, des chaînes de solidarité, en faveur de Sakharov et des autres. Eh bien Ayaan, c’est comme Sakharov. Il faut, autour d’elle et de celles et ceux qui mènent le même combat qu’elle, une chaîne de solidarité du type de celles que nous formions autour de Sakharov. Le combat commence ici. Aujourd'hui.
Ayaan Hirsi Ali est-elle toujours menacée de mort ?
- Oui. Plus que jamais. Et le scandale des scandales c’est que l’administration des Pays-Bas, qui n’en est pas à une vilénie près, vient de lui retirer sa protection rapprochée lorsqu’elle quitte le territoire hollandais. C’est cette décision qui, pour Philippe Val, Dominique Sopo, Caroline Fourest, moi-même, a été le vrai déclencheur: il faut protéger Ayaan; il est impensable qu’une femme condamnée à mort parce qu’elle défend nos valeurs (elle dit elle-même, explicitement, qu’elle défend les valeurs de la laïcité à la française) soit livrée, sans défense, à ceux qui veulent la tuer.
La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade, doit participer à la manifestation de dimanche. Qu'attendez-vous, qu'attendent les organisateurs du meeting, de l'Etat français ?
- La plupart d’entre nous n’avons pas voté pour Nicolas Sarkozy. Mais nous avons entendu la promesse qu’il a faite, pendant sa campagne, quand il a dit: "moi Président, plus une femme au monde ne sera persécutée, martyrisée, sans trouver en France asile, soutien et espoir". Non seulement nous avons entendu cet engagement, mais nous l’avons pris au sérieux. Et même au pied de la lettre. S’il veut, il peut. Il peut même agir très vite. Et sa ministre, Rama Yade, le lui a d’ailleurs rappelé dans un article récemment paru dans Le Monde. Il peut quoi, au juste ? Lui donner asile, d’abord. Mais surtout, et c’est ce que nous demandons, lui donner la nationalité française. Ne serait-il pas paradoxal que cette femme, cette grande dame, cette incarnation des valeurs de l’Europe et, je le répète, de la France, soit contrainte de s’exiler aux Etats-Unis ?
Interview de Bernard-Henri Lévy par Julie Coste
(le vendredi 8 février 2008)
(1) Le meeting a lieu dimanche 10 février à 20h00 à l’Ecole normale supérieure (annexe, amphi Jules Ferry), 29 rue d’Ulm 75005 (venir dès 19h en raison du dispositif de sécurité)

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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
Elle a signé contre ce totalitarisme qui vient.
http://www.dailymotion.com/related/x54i ... s?from=rss
http://www.dailymotion.com/related/x54i ... s?from=rss
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
Peut-on applaudir Ayaan, tout en continuant à caresser les islamistes dans le sens du poil ?
mercredi 13 février 2008
Nous sommes dans une période extraordinairement confuse. Le Tout-Paris politico-médiatique est venu applaudir, ce dimanche, à Paris, une femme exceptionnelle, Ayaan Hirsi Ali. Sarkozy lui a délivré un message de soutien, quelques semaines après avoir loué les vertus du déisme et de l'islam devant les princes saoudiens. Pourtant, elle s'est distinguée, depuis plusieurs années, en tenant des propos sans aucune ambiguïté sur l'islam. Ce n'est pas elle qui va parler d'une religion de paix, pervertie par les méchants islamistes. Elle dit carrément, comme notre ami Pascal Hilout, que le problème de l'islam, c'est le Coran et le prophète ! Pour elle l'islam est une religion arriérée, totalitaire, violente et elle pense que le salut des pays musulmans viendra d'un combat émancipateur sans concession contre l'obscurantisme de cette religion (1).
En France, dire cela a été longtemps impossible, sous peine de se voir qualifier de raciste, à cause de l'amalgame « islamophobie = racisme », lancé par l'ayatollah Khomeiny, relayé par le Mrap et la LDH, puis par toute la bien-pensance de gauche et parfois de droite, par les gauchistes communautaristes « Indigènes de la République, et enfin par Nicolas Sarkozy lui-même, à Alger.
C'est ce tabou, souvent présent à gauche, que nous avons choisi de briser, à « Riposte Laïque ». Depuis toujours, nous avons de l'admiration pour le courage et la détermination de cette femme. Nous défendons le droit à la libre critique de tous les dogmes, donc de toutes les religions, donc de l'islam. Nous respectons les croyants, mais revendiquons ce droit au blasphème que beaucoup contestent quand il s'agit de la religion musulmane.
Nous disons, tout comme Ayaan, qu'aujourd'hui, c'est l'offensive de l'islam politique, en France, en Europe et dans le monde, qui est le premier problème pour la défense du droit des femmes, la liberté d'expression, et la laïcité en France. Cette offensive se mène pour le plus grand bonheur des autres Eglises, qui espèrent en récupérer les fruits. Quand l'archevêque de Canterbury ose dire, en Grande-Bretagne, qu'il faudra se résigner à l'application de la charia, loi religieuse qui se veut supérieure à la loi de tous, il ne fait qu'illustrer la connivence des Eglises contre la démocratie et les femmes.
Il pouvait y avoir la crainte de l'instrumentalisation du combat d'Ayaan Hirsi Ali, à des fins partisanes et politiciennes, ce qu'a exprimé notre ami Mohamed Sifaoui, pour expliquer qu'il ne viendrait pas à cette soirée (2). Mais le gouvernement français, notamment grâce à la présence de Rama Yade, au discours remarquable, a su couper l'herbe sous le pied de certains organisateurs récupérateurs. Pas de sectarisme, la défense d'Ayaan n'appartient pas à la seule gauche, elle doit être le fait de tous ceux qui, dans ce pays, refusent d'abandonner une femme menacée de mort parce qu'elle critique l'islam (3).
Nous devrions nous réjouir sans aucune retenue qu'en ce dimanche, sans qu'elle n'ait fait la moindre concession à son discours, Ayaan ait été ovationnée debout par le public parisien. Nous serons totalement rassurés quand ils mettront en cohérence leurs applaudissements de dimanche avec leur action et leurs discours, et donc tournent le dos, pour certains d'entre eux, à leurs pratiques passées.
Certes, il ne faut pas être sectaire avec certains combattants de la vingt-cinquième heure, et se féliciter qu'ils aient été là. Mais il ne faut pas non plus être candides. Des causes comme celle que défend Ayaan, ou la défense des principes laïques, méritent autre chose que l'opportunisme d'une soirée, et nécessitent l'approfondissement de son discours. Car le sommet de l'hypocrisie et du double discours est atteint quand Ségolène Royal, présente dimanche soir, se permet, à peine 48 heures après, de faire la leçon à Ayaan avec condescendance, à l'émission de Jean-Jacques Bourdin sur RMC (4).
Ayaan nous alerte sur la dangerosité de l'islam, beaucoup de ceux qui l'applaudissent soutiennent le financement des mosquées, voire y participent directement. Ils ont préparé le terrain à Sarkozy. Ayaan est sans concession sur le voile, beaucoup de ceux qui l'applaudissent sont incapables de s'opposer même à la présence de burkas sur le territoire français, sans parler du voile à l'université ou pour les mineures. Beaucoup de ceux qui se pâment, le temps d'un dimanche soir, devant le courage de cette femme ont sali Fanny Truchelut, propriétaire du Gîte des Vosges, qui, seule, a résisté à une provocation de militantes islamistes. Ils ont parfois participé à son lynchage, l'ont laissé seule, alors que Fanny et Ayaan sont le même type de résistantes, avec leur histoire, face au totalitarisme islamiste.
Ni sectaires, ni candides, nous allons dans les semaines qui viennent, dans l'unité la plus large, organiser la solidarité et le soutien avec Fanny Truchelut, lors de l'appel de son procès. Nous ferons tout pour que cela ne se passe pas comme la première fois, hors de question de laisser Tubiana l'insulter impunément. Nous espérons convaincre beaucoup de militants qui commencent, grâce à des femmes comme Ayaan, à ouvrir les yeux sur la réalité de l'offensive islamiste, d'être cette fois aux côtés de l'ancienne propriétaire du Gîtes des Vosges. Nous n'aurons qu'un seul objectif : Fanny Truchelut doit être acquittée, et ne pas avoir d'amende exorbitante à acquitter.
Dans le même esprit, nous nous réjouissons du succès de la pétition lancée « Sauvons la laïcité de la République », par la Ligue de l'Enseignement, relayée par des dizaines d'associations (5). Soyons sincères, nous n'aimons pas certains passages, certaines ambiguïtés du texte, notamment sur le multiculturalisme, ou le monde global. Nous avons des divergences importantes avec cette organisation, à qui nous reprochons le concept de « laïcité ouverte », qui a préparé le terrain à la « laïcité positive » de Sarkozy. Mais ce n'est pas l'essentiel, ce qui compte, c'est qu'elle existe, que plusieurs dizaines de milliers de signatures figurent déjà au bas de l'appel, et s'en saisissent comme le seul outil existant, aujourd'hui, pour montrer leur disponibilité pour l'action. Cela montre, s'il en était besoin, l'attente qui existe dans ce pays, face à l'offensive de Sarkozy et d'Alliot-Marie, et à la provocation de Boubakeur.
Pour autant, là encore, aucune instrumentalisation n'est possible, si nous voulons gagner. Il ne s'agit pas, comme l'espèrent certaines associations satellites du PS, d'instrumentaliser la laïcité, qu'ils ont bradée depuis longtemps, pour tailler des croupières au seul Sarkozy et à l'UMP. Il faut regrouper tous les citoyens de ce pays, au-delà de leur appartenance, qui demeurent viscéralement attachés à la spécificité laïque de notre pays, que rappelait Ayaan dimanche. Pas de manouvres politiciennes, unité sans préalable pour défendre la loi de 1905.
Une pétition peut être un bon moyen de préparer une mobilisation, à condition qu'elle ne soit pas une fin en soi. Chacun sait qu'il peut y avoir des dizaines de milliers de signataires, ce n'est pas seulement cela qui fera reculer Sarkozy. Les chauffeurs de taxi n'ont pas signé de texte, ils ont agi, avec leurs méthodes, contre le rapport Attali. Sarkozy, par ailleurs très affaibli en ce moment, ne reculera que s'il sent la montée d'une mobilisation, des premières manifestations, et qu'il craint un nouveau 16 janvier 1994. Ne pas envisager cela, en rester à une simple pétition sur la toile, c'est faire un baroud d'honneur médiatique, et se préparer à perdre sans livrer bataille.
Nous ne pouvons envisager que la loi de 1905 puisse passer ainsi à la trappe ainsi, cela ne ressemblerait pas au peuple français
mercredi 13 février 2008
Nous sommes dans une période extraordinairement confuse. Le Tout-Paris politico-médiatique est venu applaudir, ce dimanche, à Paris, une femme exceptionnelle, Ayaan Hirsi Ali. Sarkozy lui a délivré un message de soutien, quelques semaines après avoir loué les vertus du déisme et de l'islam devant les princes saoudiens. Pourtant, elle s'est distinguée, depuis plusieurs années, en tenant des propos sans aucune ambiguïté sur l'islam. Ce n'est pas elle qui va parler d'une religion de paix, pervertie par les méchants islamistes. Elle dit carrément, comme notre ami Pascal Hilout, que le problème de l'islam, c'est le Coran et le prophète ! Pour elle l'islam est une religion arriérée, totalitaire, violente et elle pense que le salut des pays musulmans viendra d'un combat émancipateur sans concession contre l'obscurantisme de cette religion (1).
En France, dire cela a été longtemps impossible, sous peine de se voir qualifier de raciste, à cause de l'amalgame « islamophobie = racisme », lancé par l'ayatollah Khomeiny, relayé par le Mrap et la LDH, puis par toute la bien-pensance de gauche et parfois de droite, par les gauchistes communautaristes « Indigènes de la République, et enfin par Nicolas Sarkozy lui-même, à Alger.
C'est ce tabou, souvent présent à gauche, que nous avons choisi de briser, à « Riposte Laïque ». Depuis toujours, nous avons de l'admiration pour le courage et la détermination de cette femme. Nous défendons le droit à la libre critique de tous les dogmes, donc de toutes les religions, donc de l'islam. Nous respectons les croyants, mais revendiquons ce droit au blasphème que beaucoup contestent quand il s'agit de la religion musulmane.
Nous disons, tout comme Ayaan, qu'aujourd'hui, c'est l'offensive de l'islam politique, en France, en Europe et dans le monde, qui est le premier problème pour la défense du droit des femmes, la liberté d'expression, et la laïcité en France. Cette offensive se mène pour le plus grand bonheur des autres Eglises, qui espèrent en récupérer les fruits. Quand l'archevêque de Canterbury ose dire, en Grande-Bretagne, qu'il faudra se résigner à l'application de la charia, loi religieuse qui se veut supérieure à la loi de tous, il ne fait qu'illustrer la connivence des Eglises contre la démocratie et les femmes.
Il pouvait y avoir la crainte de l'instrumentalisation du combat d'Ayaan Hirsi Ali, à des fins partisanes et politiciennes, ce qu'a exprimé notre ami Mohamed Sifaoui, pour expliquer qu'il ne viendrait pas à cette soirée (2). Mais le gouvernement français, notamment grâce à la présence de Rama Yade, au discours remarquable, a su couper l'herbe sous le pied de certains organisateurs récupérateurs. Pas de sectarisme, la défense d'Ayaan n'appartient pas à la seule gauche, elle doit être le fait de tous ceux qui, dans ce pays, refusent d'abandonner une femme menacée de mort parce qu'elle critique l'islam (3).
Nous devrions nous réjouir sans aucune retenue qu'en ce dimanche, sans qu'elle n'ait fait la moindre concession à son discours, Ayaan ait été ovationnée debout par le public parisien. Nous serons totalement rassurés quand ils mettront en cohérence leurs applaudissements de dimanche avec leur action et leurs discours, et donc tournent le dos, pour certains d'entre eux, à leurs pratiques passées.
Certes, il ne faut pas être sectaire avec certains combattants de la vingt-cinquième heure, et se féliciter qu'ils aient été là. Mais il ne faut pas non plus être candides. Des causes comme celle que défend Ayaan, ou la défense des principes laïques, méritent autre chose que l'opportunisme d'une soirée, et nécessitent l'approfondissement de son discours. Car le sommet de l'hypocrisie et du double discours est atteint quand Ségolène Royal, présente dimanche soir, se permet, à peine 48 heures après, de faire la leçon à Ayaan avec condescendance, à l'émission de Jean-Jacques Bourdin sur RMC (4).
Ayaan nous alerte sur la dangerosité de l'islam, beaucoup de ceux qui l'applaudissent soutiennent le financement des mosquées, voire y participent directement. Ils ont préparé le terrain à Sarkozy. Ayaan est sans concession sur le voile, beaucoup de ceux qui l'applaudissent sont incapables de s'opposer même à la présence de burkas sur le territoire français, sans parler du voile à l'université ou pour les mineures. Beaucoup de ceux qui se pâment, le temps d'un dimanche soir, devant le courage de cette femme ont sali Fanny Truchelut, propriétaire du Gîte des Vosges, qui, seule, a résisté à une provocation de militantes islamistes. Ils ont parfois participé à son lynchage, l'ont laissé seule, alors que Fanny et Ayaan sont le même type de résistantes, avec leur histoire, face au totalitarisme islamiste.
Ni sectaires, ni candides, nous allons dans les semaines qui viennent, dans l'unité la plus large, organiser la solidarité et le soutien avec Fanny Truchelut, lors de l'appel de son procès. Nous ferons tout pour que cela ne se passe pas comme la première fois, hors de question de laisser Tubiana l'insulter impunément. Nous espérons convaincre beaucoup de militants qui commencent, grâce à des femmes comme Ayaan, à ouvrir les yeux sur la réalité de l'offensive islamiste, d'être cette fois aux côtés de l'ancienne propriétaire du Gîtes des Vosges. Nous n'aurons qu'un seul objectif : Fanny Truchelut doit être acquittée, et ne pas avoir d'amende exorbitante à acquitter.
Dans le même esprit, nous nous réjouissons du succès de la pétition lancée « Sauvons la laïcité de la République », par la Ligue de l'Enseignement, relayée par des dizaines d'associations (5). Soyons sincères, nous n'aimons pas certains passages, certaines ambiguïtés du texte, notamment sur le multiculturalisme, ou le monde global. Nous avons des divergences importantes avec cette organisation, à qui nous reprochons le concept de « laïcité ouverte », qui a préparé le terrain à la « laïcité positive » de Sarkozy. Mais ce n'est pas l'essentiel, ce qui compte, c'est qu'elle existe, que plusieurs dizaines de milliers de signatures figurent déjà au bas de l'appel, et s'en saisissent comme le seul outil existant, aujourd'hui, pour montrer leur disponibilité pour l'action. Cela montre, s'il en était besoin, l'attente qui existe dans ce pays, face à l'offensive de Sarkozy et d'Alliot-Marie, et à la provocation de Boubakeur.
Pour autant, là encore, aucune instrumentalisation n'est possible, si nous voulons gagner. Il ne s'agit pas, comme l'espèrent certaines associations satellites du PS, d'instrumentaliser la laïcité, qu'ils ont bradée depuis longtemps, pour tailler des croupières au seul Sarkozy et à l'UMP. Il faut regrouper tous les citoyens de ce pays, au-delà de leur appartenance, qui demeurent viscéralement attachés à la spécificité laïque de notre pays, que rappelait Ayaan dimanche. Pas de manouvres politiciennes, unité sans préalable pour défendre la loi de 1905.
Une pétition peut être un bon moyen de préparer une mobilisation, à condition qu'elle ne soit pas une fin en soi. Chacun sait qu'il peut y avoir des dizaines de milliers de signataires, ce n'est pas seulement cela qui fera reculer Sarkozy. Les chauffeurs de taxi n'ont pas signé de texte, ils ont agi, avec leurs méthodes, contre le rapport Attali. Sarkozy, par ailleurs très affaibli en ce moment, ne reculera que s'il sent la montée d'une mobilisation, des premières manifestations, et qu'il craint un nouveau 16 janvier 1994. Ne pas envisager cela, en rester à une simple pétition sur la toile, c'est faire un baroud d'honneur médiatique, et se préparer à perdre sans livrer bataille.
Nous ne pouvons envisager que la loi de 1905 puisse passer ainsi à la trappe ainsi, cela ne ressemblerait pas au peuple français

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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
J'étais un symbole, Je suis devenue un problème»
Laure Mandeville
14/02/2008 | Mise à jour : 09:09 | Commentaires 15
Ayaan Hirsi Ali, ancienne figure de proue du parti libéral néerlandais VVD et à l'origine de vingt lois sur les droits des femmes musulmanes, a été lâchée par son pays après avoir été la coqueluche de la classe politique.
Menacée de mort en raison de son engagement contre l'islam radical, l'ex-députée néerlandaise Ayaan Hirsi Ali, d'origine somalienne, cherche auprès de Paris et Bruxelles aide et protection. Une demande qui embarasse certains politiques.
Cela fait des années que Ayaan Hirsi Ali, symbole voltairien de la lutte contre l'islam radical, ne connaît plus que les avions militaires, les appartements secrets, les gardes du corps et les menaces de mort des islamistes. Cette longue jeune femme noire n'en laisse presque rien paraître quand on la rencontre dans un hôtel parisien où elle est sous la garde discrète de policiers français, en raison de la fatwa lancée contre elle en 2004.
Depuis que les Pays-Bas lui ont retiré en octobre la protection policière dont elle bénéficiait aux États-Unis, où elle avait déménagé en raison d'une «trop forte pression», cet ex-député d'origine somalienne qui était une figure de proue du parti libéral VVD doit se rendre à l'évidence : elle est quasiment seule ; lâchée par son gouvernement après avoir été la coqueluche de la classe politique néerlandaise ; «forcée de chercher chaque mois des sponsors privés américains pour payer mes gardes du corps» puisqu'elle n'est pas citoyenne américaine. Elle qui avait pensé que son combat permettrait de marginaliser les islamistes est devenue une «patate chaude» que les pays occidentaux se renvoient avec embarras.
«J'étais un symbole. Mais aujourd'hui, je suis un problème», constate-t-elle avec une ironie amère. Dans cette traversée du désert, la main tendue de la France lui redonne «espoir». Invitée à Paris par des intellectuels français, Ayaan Hirsi Ali, qui ne jure que par «la laïcité à la française» , a reçu le soutien du garde des Sceaux Rachida Dati et des secrétaires d'État Rama Yade et Fadela Amara. «Elles disent que ce n'est pas seulement mon combat, mais le leur, et ont promis de plaider ma cause auprès du président» , dit Ayaan. Toutes trois sont partisanes «d'examiner» la possibilité d'accorder la nationalité française à Hirsi Ali afin de lui assurer la protection que les Pays-Bas ont fini par lui retirer au motif qu'elle ne vit plus en Hollande. Plus de 130 députés hollandais sur 150 avaient voté cette suppression.
«Une affaire délicate»
Le porte-parole de l'UMP Yves Jégo a émis le souhait qu'Ayaan Hirsi Ali soit naturalisée dans «de brefs délais» . Mais le président Sarkozy n'a pas tranché, même s'il s'est dit favorable au vote d'une loi européenne permettant d'assurer la protection des personnalités en danger. Il avait plaidé pour une protection de la France aux femmes menacées de par le monde, le 6 avril 2007, pendant sa campagne. «Les prudents vont appeler à ne pas créer de précédent et les islamistes expliquer qu'il ne faut pas insulter leur religion. C'est une affaire délicate, mais refuser de s'engager serait un signe de démission de l'Europe et de la France» , note un diplomate français.
Au départ, l'histoire d'Hirsi Ali est pourtant celle d'une réussite fulgurante. Celle d'une petite Somalienne qui a fui le carcan du conservatisme musulman pour s'intégrer brillamment aux Pays-Bas. Dans ce pays très tolérant, la jeune immigrée qui a connu l'excision à l'âge de 5 ans mène de brillantes études de droit, tout en faisant des ménages. Le 11 septembre 2001, elle découvre avec stupeur les cris de joie qui accueillent l'effondrement du World Trade Center dans certaines banlieues. Ayaan Hirsi Ali appelle alors les musulmans à prendre en main leur destin, «au lieu de se poser en victimes». Elle fustige l'islam qui maintient les musulmanes en «prison» .
Apostasie
Une fondation du parti travailliste PvdA l'accueille à bras ouverts. Mais «plus la société néerlandaise s'intéresse à elle, plus la communauté musulmane» la «hait». Dès 2002, elle doit fuir aux États-Unis, avant de revenir un mois plus tard à la demande du chef du parti libéral Gerrit Zalm qui l'invite sur sa liste électorale et lui promet «protection» . Ayaan devient député et fait passer vingt lois sur les droits des femmes musulmanes. Mais, le 2 novembre 2004, le cinéaste Theo Van Gogh, qui a tourné un film sur l'islam dont elle a écrit le script, est assassiné par un islamiste. Sous le couteau, une lettre traite Ayaan «d'apostat» et la condamne à mort. Les ennuis s'accroissent au fur et à mesure que faiblit le soutien des politiques. Elle se sent «gênante» . Après la remise en cause par la ministre libérale Verdonk de sa nationalité néerlandaise, vient le procès que déclenchent contre elle ses voisins, effrayés par la perspective d'un attentat. «Tous étaient soulagés de me voir partir aux États-Unis.» Des pourparlers interminables s'engagent entre Washington et la Hollande pour décider qui devra payer pour sa sécurité. En octobre, le verdict tombe : ce sera elle. À moins que l'Europe ou la France ne s'en chargent. Ayaan Hirsi Ali se rend aujourd'hui à Bruxelles, où 63 députés vont déposer un projet de création d'un fonds européen pour les personnalités en danger. «J'ai besoin d'aide» , dit Ayaan."
http://www.lefigaro.fr/international/20 ... bleme-.php
Laure Mandeville
14/02/2008 | Mise à jour : 09:09 | Commentaires 15
Ayaan Hirsi Ali, ancienne figure de proue du parti libéral néerlandais VVD et à l'origine de vingt lois sur les droits des femmes musulmanes, a été lâchée par son pays après avoir été la coqueluche de la classe politique.
Menacée de mort en raison de son engagement contre l'islam radical, l'ex-députée néerlandaise Ayaan Hirsi Ali, d'origine somalienne, cherche auprès de Paris et Bruxelles aide et protection. Une demande qui embarasse certains politiques.
Cela fait des années que Ayaan Hirsi Ali, symbole voltairien de la lutte contre l'islam radical, ne connaît plus que les avions militaires, les appartements secrets, les gardes du corps et les menaces de mort des islamistes. Cette longue jeune femme noire n'en laisse presque rien paraître quand on la rencontre dans un hôtel parisien où elle est sous la garde discrète de policiers français, en raison de la fatwa lancée contre elle en 2004.
Depuis que les Pays-Bas lui ont retiré en octobre la protection policière dont elle bénéficiait aux États-Unis, où elle avait déménagé en raison d'une «trop forte pression», cet ex-député d'origine somalienne qui était une figure de proue du parti libéral VVD doit se rendre à l'évidence : elle est quasiment seule ; lâchée par son gouvernement après avoir été la coqueluche de la classe politique néerlandaise ; «forcée de chercher chaque mois des sponsors privés américains pour payer mes gardes du corps» puisqu'elle n'est pas citoyenne américaine. Elle qui avait pensé que son combat permettrait de marginaliser les islamistes est devenue une «patate chaude» que les pays occidentaux se renvoient avec embarras.
«J'étais un symbole. Mais aujourd'hui, je suis un problème», constate-t-elle avec une ironie amère. Dans cette traversée du désert, la main tendue de la France lui redonne «espoir». Invitée à Paris par des intellectuels français, Ayaan Hirsi Ali, qui ne jure que par «la laïcité à la française» , a reçu le soutien du garde des Sceaux Rachida Dati et des secrétaires d'État Rama Yade et Fadela Amara. «Elles disent que ce n'est pas seulement mon combat, mais le leur, et ont promis de plaider ma cause auprès du président» , dit Ayaan. Toutes trois sont partisanes «d'examiner» la possibilité d'accorder la nationalité française à Hirsi Ali afin de lui assurer la protection que les Pays-Bas ont fini par lui retirer au motif qu'elle ne vit plus en Hollande. Plus de 130 députés hollandais sur 150 avaient voté cette suppression.
«Une affaire délicate»
Le porte-parole de l'UMP Yves Jégo a émis le souhait qu'Ayaan Hirsi Ali soit naturalisée dans «de brefs délais» . Mais le président Sarkozy n'a pas tranché, même s'il s'est dit favorable au vote d'une loi européenne permettant d'assurer la protection des personnalités en danger. Il avait plaidé pour une protection de la France aux femmes menacées de par le monde, le 6 avril 2007, pendant sa campagne. «Les prudents vont appeler à ne pas créer de précédent et les islamistes expliquer qu'il ne faut pas insulter leur religion. C'est une affaire délicate, mais refuser de s'engager serait un signe de démission de l'Europe et de la France» , note un diplomate français.
Au départ, l'histoire d'Hirsi Ali est pourtant celle d'une réussite fulgurante. Celle d'une petite Somalienne qui a fui le carcan du conservatisme musulman pour s'intégrer brillamment aux Pays-Bas. Dans ce pays très tolérant, la jeune immigrée qui a connu l'excision à l'âge de 5 ans mène de brillantes études de droit, tout en faisant des ménages. Le 11 septembre 2001, elle découvre avec stupeur les cris de joie qui accueillent l'effondrement du World Trade Center dans certaines banlieues. Ayaan Hirsi Ali appelle alors les musulmans à prendre en main leur destin, «au lieu de se poser en victimes». Elle fustige l'islam qui maintient les musulmanes en «prison» .
Apostasie
Une fondation du parti travailliste PvdA l'accueille à bras ouverts. Mais «plus la société néerlandaise s'intéresse à elle, plus la communauté musulmane» la «hait». Dès 2002, elle doit fuir aux États-Unis, avant de revenir un mois plus tard à la demande du chef du parti libéral Gerrit Zalm qui l'invite sur sa liste électorale et lui promet «protection» . Ayaan devient député et fait passer vingt lois sur les droits des femmes musulmanes. Mais, le 2 novembre 2004, le cinéaste Theo Van Gogh, qui a tourné un film sur l'islam dont elle a écrit le script, est assassiné par un islamiste. Sous le couteau, une lettre traite Ayaan «d'apostat» et la condamne à mort. Les ennuis s'accroissent au fur et à mesure que faiblit le soutien des politiques. Elle se sent «gênante» . Après la remise en cause par la ministre libérale Verdonk de sa nationalité néerlandaise, vient le procès que déclenchent contre elle ses voisins, effrayés par la perspective d'un attentat. «Tous étaient soulagés de me voir partir aux États-Unis.» Des pourparlers interminables s'engagent entre Washington et la Hollande pour décider qui devra payer pour sa sécurité. En octobre, le verdict tombe : ce sera elle. À moins que l'Europe ou la France ne s'en chargent. Ayaan Hirsi Ali se rend aujourd'hui à Bruxelles, où 63 députés vont déposer un projet de création d'un fonds européen pour les personnalités en danger. «J'ai besoin d'aide» , dit Ayaan."
http://www.lefigaro.fr/international/20 ... bleme-.php

- Georges
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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
Les dissidents de l'islamisme, par Caroline Fourest
LE MONDE | 14.02.08 | 13h16
es dissidents ne font pas dans la nuance. Ils résistent.
Quitte à préférer la simplification à la soumission. Soljenitsyne refusait de faire la distinction entre utopie marxiste et totalitarisme communiste. Etait-ce son rôle ? Il a servi un camp contre un autre. Pouvait-il en être autrement ? Fallait-il boycotter L'Archipel du goulag, ne pas entendre son cri sous prétexte de certains excès ? A l'inverse, fallait-il renoncer à souligner ces excès sous prétexte de l'union sacrée contre le totalitarisme ?
Les mêmes questions se posent, aujourd'hui, à propos des dissidents de l'islamisme. Certains sont sortis de l'islam au risque d'être assassinés ou d'être stigmatisés comme traîtres.
D'autres ont été forcées de se marier, de porter le voile, d'endurer les soupçons, les insultes, les calomnies. Elles ont résisté.
Pour préférer la rébellion à la soumission, il faut un tempérament d'acier. Un acier que l'on ne tord pas facilement pour faire des alliages. Certains refusent la distinction entre islam et islamisme.
Ils parlent même de nouveau fascisme à propos de l'idéologie au nom de laquelle on a voulu les soumettre de façon autoritaire, voire totalitaire. Comment leur demander de nuancer ?
Ceux-là n'ont souvent plus que l'Europe vers qui se tourner pour crier. Presque partout dans le monde, ils seraient bâillonnés. Pourtant, même en Europe, on leur demande de parler moins fort. Une certaine gauche craint d'attiser la haine et les amalgames, dans un contexte où toute parole contre l'islamisme peut effectivement servir de prétexte au racisme. Une certaine droite adore les entendre crier mais ne les écoute pas. Celle-là prétend lutter contre le fanatisme en durcissant les conditions d'accès au statut de réfugié politique, c'est-à-dire en fermant nos frontières à des hommes et à des femmes fuyant parfois les traditions ou la religion.
Fatigués de devoir résister aux démocrates de tous bords en plus des fanatiques, certains finissent par trouver refuge aux Etats-Unis.
Comme l'écrivain Salman Rushdie. Comme l'ancienne députée néerlandaise Ayaan Hirsi Ali, qui y travaille aujourd'hui. Le choix paraissait logique pour les dissidents du communisme. Il est plus troublant pour les dissidents de l'islamisme.
Paradis des anticommunistes, l'Amérique n'a aucune aptitude à devenir celui des mécréants.
Seule l'Europe peut incarner cette terre de refuge. Son sort dépend bien sûr de l'évolution de la Pologne ou de la Turquie, mais aussi de celle de la Grande-Bretagne, des Pays-Bas ou de la France en matière de laïcité. L'affaire Ayaan Hirsi Ali fait partie de ces tests permettant d'imaginer le destin qu'elle va choisir.
C'est l'enjeu de la question écrite déposée par Benoît Hamon et trois autres députés européens socialistes pour demander que l'Union européenne finance sa protection, où qu'elle se trouve. C'est l'espoir incarné par la proposition de la secrétaire d'Etat Rama Yade, qui souhaite profiter de la présidence française pour susciter un Fonds européen permettant de financer la protection des esprits libres menacés.
Cette union sacrée pour une Europe qui résiste au fanatisme doit-elle nous amener à abdiquer toute nuance ? Sûrement pas. Il existe plusieurs façons de se battre contre ce nouveau totalitarisme qu'est le fanatisme. Et toutes les postures ne se valent pas. Il y a d'un côté ceux qui se battent contre l'islamisme au nom d'une identité basée sur des "racines chrétiennes", censées former aujourd'hui encore le "ciment national".
Ceux-là ne défendent pas la laïcité, qu'ils voudraient en réalité assouplir au profit du religieux. Ils n'ont rien contre la religion en tant que telle, qu'ils voient même dans le coeur de chaque homme. Ils sont pour l'identité chrétienne et croient au choc "Islam contre Occident".
Leur combat est très différent, voire opposé, à celui que mènent les laïques authentiques, qu'ils soient religieux, athées ou gnostiques.
Ceux-là se battent contre toute ingérence du religieux, qu'elle soit juive, chrétienne, musulmane ou bouddhiste.
Seul le surcroît de danger de l'islamisme les oblige aujourd'hui à le mener surtout contre l'islamisme, et même parfois contre l'islam, puisque la religion sert de prétexte au fanatisme.
Ceux-là ne défendent pas l'identité chrétienne mais la laïcité, et même la laïcité à la française. Ils ne croient qu'au choc "fanatisme contre laïcité".
Entre ces deux postures, la frontière parfois se brouille. Notamment lorsqu'il faut serrer les rangs autour de ceux que l'ennemi commun menace de tuer. Les dissidents eux-mêmes naviguent entre les deux postures, voire en inventent d'autres, toujours plus radicales. Leur demander de se taire nous rendrait complices de ceux qui veulent les réduire au silence. Sacraliser leur parole, se refuser à toute critique, reviendrait à les exfiltrer du dialogue démocratique pour en faire des icônes. Que nous soyons d'accord ou non avec chacune de leurs virgules, nous devons les défendre contre ceux qui préfèrent le silence à la moindre faute de grammaire. Mais nous ne devons pas non plus simplifier notre grammaire. Le rôle des intellectuels est de se battre pour qu'ils puissent de nouveau penser hors de danger.
En suscitant l'union autour d'eux. Sans tuer l'esprit critique que l'on veut justement sauver.
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Caroline Fourest est essayiste et enseigne à Sciences Po.
LE MONDE | 14.02.08 | 13h16
es dissidents ne font pas dans la nuance. Ils résistent.
Quitte à préférer la simplification à la soumission. Soljenitsyne refusait de faire la distinction entre utopie marxiste et totalitarisme communiste. Etait-ce son rôle ? Il a servi un camp contre un autre. Pouvait-il en être autrement ? Fallait-il boycotter L'Archipel du goulag, ne pas entendre son cri sous prétexte de certains excès ? A l'inverse, fallait-il renoncer à souligner ces excès sous prétexte de l'union sacrée contre le totalitarisme ?
Les mêmes questions se posent, aujourd'hui, à propos des dissidents de l'islamisme. Certains sont sortis de l'islam au risque d'être assassinés ou d'être stigmatisés comme traîtres.
D'autres ont été forcées de se marier, de porter le voile, d'endurer les soupçons, les insultes, les calomnies. Elles ont résisté.
Pour préférer la rébellion à la soumission, il faut un tempérament d'acier. Un acier que l'on ne tord pas facilement pour faire des alliages. Certains refusent la distinction entre islam et islamisme.
Ils parlent même de nouveau fascisme à propos de l'idéologie au nom de laquelle on a voulu les soumettre de façon autoritaire, voire totalitaire. Comment leur demander de nuancer ?
Ceux-là n'ont souvent plus que l'Europe vers qui se tourner pour crier. Presque partout dans le monde, ils seraient bâillonnés. Pourtant, même en Europe, on leur demande de parler moins fort. Une certaine gauche craint d'attiser la haine et les amalgames, dans un contexte où toute parole contre l'islamisme peut effectivement servir de prétexte au racisme. Une certaine droite adore les entendre crier mais ne les écoute pas. Celle-là prétend lutter contre le fanatisme en durcissant les conditions d'accès au statut de réfugié politique, c'est-à-dire en fermant nos frontières à des hommes et à des femmes fuyant parfois les traditions ou la religion.
Fatigués de devoir résister aux démocrates de tous bords en plus des fanatiques, certains finissent par trouver refuge aux Etats-Unis.
Comme l'écrivain Salman Rushdie. Comme l'ancienne députée néerlandaise Ayaan Hirsi Ali, qui y travaille aujourd'hui. Le choix paraissait logique pour les dissidents du communisme. Il est plus troublant pour les dissidents de l'islamisme.
Paradis des anticommunistes, l'Amérique n'a aucune aptitude à devenir celui des mécréants.
Seule l'Europe peut incarner cette terre de refuge. Son sort dépend bien sûr de l'évolution de la Pologne ou de la Turquie, mais aussi de celle de la Grande-Bretagne, des Pays-Bas ou de la France en matière de laïcité. L'affaire Ayaan Hirsi Ali fait partie de ces tests permettant d'imaginer le destin qu'elle va choisir.
C'est l'enjeu de la question écrite déposée par Benoît Hamon et trois autres députés européens socialistes pour demander que l'Union européenne finance sa protection, où qu'elle se trouve. C'est l'espoir incarné par la proposition de la secrétaire d'Etat Rama Yade, qui souhaite profiter de la présidence française pour susciter un Fonds européen permettant de financer la protection des esprits libres menacés.
Cette union sacrée pour une Europe qui résiste au fanatisme doit-elle nous amener à abdiquer toute nuance ? Sûrement pas. Il existe plusieurs façons de se battre contre ce nouveau totalitarisme qu'est le fanatisme. Et toutes les postures ne se valent pas. Il y a d'un côté ceux qui se battent contre l'islamisme au nom d'une identité basée sur des "racines chrétiennes", censées former aujourd'hui encore le "ciment national".
Ceux-là ne défendent pas la laïcité, qu'ils voudraient en réalité assouplir au profit du religieux. Ils n'ont rien contre la religion en tant que telle, qu'ils voient même dans le coeur de chaque homme. Ils sont pour l'identité chrétienne et croient au choc "Islam contre Occident".
Leur combat est très différent, voire opposé, à celui que mènent les laïques authentiques, qu'ils soient religieux, athées ou gnostiques.
Ceux-là se battent contre toute ingérence du religieux, qu'elle soit juive, chrétienne, musulmane ou bouddhiste.
Seul le surcroît de danger de l'islamisme les oblige aujourd'hui à le mener surtout contre l'islamisme, et même parfois contre l'islam, puisque la religion sert de prétexte au fanatisme.
Ceux-là ne défendent pas l'identité chrétienne mais la laïcité, et même la laïcité à la française. Ils ne croient qu'au choc "fanatisme contre laïcité".
Entre ces deux postures, la frontière parfois se brouille. Notamment lorsqu'il faut serrer les rangs autour de ceux que l'ennemi commun menace de tuer. Les dissidents eux-mêmes naviguent entre les deux postures, voire en inventent d'autres, toujours plus radicales. Leur demander de se taire nous rendrait complices de ceux qui veulent les réduire au silence. Sacraliser leur parole, se refuser à toute critique, reviendrait à les exfiltrer du dialogue démocratique pour en faire des icônes. Que nous soyons d'accord ou non avec chacune de leurs virgules, nous devons les défendre contre ceux qui préfèrent le silence à la moindre faute de grammaire. Mais nous ne devons pas non plus simplifier notre grammaire. Le rôle des intellectuels est de se battre pour qu'ils puissent de nouveau penser hors de danger.
En suscitant l'union autour d'eux. Sans tuer l'esprit critique que l'on veut justement sauver.
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Caroline Fourest est essayiste et enseigne à Sciences Po.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
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Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
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- Georges
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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
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